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Full text of "Grammaire françoise et italienne de Vénéroni, contenant tout ce qui est nécessaire pour apprendre facilement la langue italienne, augmentée d'un cours de thèmes"

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University of Ottawa 



littp://www.arcliive.org/details/grammairefranoOOzott 



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■nBs>aBiiBaaBBMB«MBiMeftab«afl|is 



GRAMMAIRE ITALIENNE. 



EOOKS PUBLISHED AXD SOLD 
BY R. ZOTTI, 

ïfO. lô, nnOAD STREET, GOLDEN SQUARE^ 



1. r.RAMMAinr. Françoise et Italienne avec un Tours de Themc^ 
Des Règles sur la Pronéneiation tt sur la Prosodie j avec diHércnla 
tnhUaux; par Mi: Zotti. Quatrième édition trés-augmcntée, 
ta deux volumes, 12nio. reliés eu un. Pilce lOs. Gd, 

Q.,\ «reneral TAni.T. of the Italian Verbs regiilai and inegular 
bywliidithe formation of any Tcnse or Persou rcv^uired mCy bft 
fnimediately found. Second Edition, «rreatly iinproVed. Priated 
ëa a large sheet of Iniptïial Paper. Priée 3S. 

9. CL«r de la Grammaire Franc, et Itîil.deR. Zotti, pour ceux 
qui désirent traduire d'»ux niâmes les Thèmes de sa Grammaire 
sans l'aide -du maître, li»io. rehè. Priée as. * 

€. NoL'TiTAu VoCABi'LAiRr: François, Anglois, et Italien, 
^ui paroit pour la première fois en trois laoguts, à Tusage de^. trois 
^Nations, l^^mo. relie. Price 6s. ' 

-6. GuicciARniHi. le Istorie, rklette in Compeedioda R. Zotti. 
I^mo. cartonné, 4s. 

6. LiBRo Di PRKC.niïr.RK, ossia Azioni ordinarie délia Vit» 
Cristiana, per udire la mi»«a, i?cc. IBmo bound, is. 

•* 

7. Dante, Diviim Commedia, illustrata di Note da rarj Comen- 
fatori scelte, ed al.breviate da R. Zotti: Head of Daute. fine 
paper. Four Vol. iSmo. £2. 2s. 

8. Teatro Italiano, o Scelta di Commedie c Tragédie de^rli Autori 
j)iù celebri- Seconda Ediz. ) js. ** 

Pktrarca, con note da varj rnmentatori frelte, ed ahLrevinte 
da R Rotti. H»ad of Petrarca, tine papcr. Two vols. SimiJar 
lo Uante, unt er th,- press. 

Pastor FIDO dd Gnariai^ CPn aote da H. Zotti. iUnder 4Jte 

■If.ren.J 



GRAMMAIiRE 

FRANÇOISE ET ITALIENNl^, 

DE VÉNÉRONI. 

\ CONTENANT 

"ïauT ci: Ql't E'^T NECESSAIRE POtTfl APPREND HE 
FACILEMENI LX LAKUL'E 1T.\ LI^N.N E. 

AUG:\ÏENTf:E 

D^TN COURS DE THÈMES, 

DES 

Règles sur la Prononciation, avec une Ilemarqye sur 
la Grammaire ,cle V. Peretti relativement à la 
prononciation de l'O fermé et ouvertjd'une 
Liste des Verbes Irréguliera rangés par 
ordre Alphabétique, avec un Ta- 
bleau des Verbes Ré;ïuliers, 



%cy^ Quatrième édition en deux Vol unies, 
t 



/ PAR ROMUALDO ZOTTI. 



TOME PREMIER, 



A LONDRES. 

CHEZ l'auteur, no. ]&, BROAD STREET 
GOLDEN SQUARE. 



181 E 



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noj 



Mntered ai Stationers* HalL 






t^J 



 HES ÊCOLÎEBS. 



J^lesdames et Messieurs. 



Voilà la quatrième édition de ma Grammaire que. 
^ai V honneur de vous présenter. Le succès des trois 
éditions précédentes, la célérité de son débit, et V 
approbation qui en a été fait en publique et en par** 
ticulier, me font espérer que cette quatrième édition 
aura le même accueil favorable que votre indulgence 
avoit accordé aux précédentes, La partie Gramma* 
ticale est un extrait, un résumé de ce quily a de plus 
clair et de plus intelligible dans les meilleures Gram' 
maires Italiennes, dont les principales sont celles 
de Buommattei, Cinonio, CorticelU, Gigîi, Dolce^ 
TsellifSoave, et surtout la Grammaire intitulée ^Gï^xW'^ 
matica ragionata délia lingua italiana, z;72/>nV?2ee d 
Parme en 1771, et réiinpriméa à Livourne en 177S. 



3"" aï tiré presque toif^s l^-xléfînitions du Dicffbnnairn 
delà Crusca^^t^é^cehif^.derAcadâme, Outre /es 
Grammaires Italieimesy fMi encore mis à contribution-^ 
dans la partie métaphysique, %fjnei/hurs Gram-^ 
"mairiens français, telsqu-e: Lanceim^ Du Marsais,. 
Panckoucke, Beauzée, SaJnvofi^'y-el^^umnit la Gram^ 
maire j)hilosophique et littéraire par 3/. L'Abbé de 
Lévizac, où fai ptiisé beaucoup d*abservationfqui. 
conviennent parfaitement à la syntaxe Italienne, e$ 
qui ne se trouvent dans aucune de nos Grammaires^ 
Pour épargner à V écolier h travail pénible des recher- 
ches toujours -embarrassantes, J'ai ajouté à cette 
édition une table alphabétique des matières, are» 
irois tableaux ; un ssr la prononciation italienne, un 
tOMtre 4;ur les verbes réguliers, et un nouveau sur 
les verbes irré^uliers, qui n^'est pus inséré dans ce 
^wlume,maii que Von vend séparémeniêtaîit trop épais, 

Relativement à cette quatrième édition, à laquelle 
Je donnerai le même titre de Grammaire de-Vénéroni, 
je ne m' arrêterai point à parler de son ai;ani(ège 
sur les autres précédentes, ni de son 77iéri^ iiattti^;^ 
culier. Le lecteur sage et impartial^^t les journaux 
Littéraires, s'ils daignent l'examiner, en seront les 
juges. Tout ce que je pourrais ajouter ici ne 
servirait qu'à allonger une préface que peu de 
personnes se donnent la p ne de lire. 

Enfin mon unique but a été de vous être utile ; e^ 
je me croirai assez récompensé ae toutes mes peines^ 



si je puis me flatter que cette Gratnmaîre obtienne 
votre approbation. 

Agréez doncy Mesdames, et Messieurs, cet kom- 
vna^e de ma reconnaissance, et croyez me?. 

Votre très-humble 
^ '€t très-obéissant serviteur^, 

M.ZOTTU 



..«ë<^»^^ 



GKAMMAIEE ITALIENNE^, 



OU 



L'ART DE PARLER ET D ÉCRIRE 
CORRECTEMENT 

LA LANGUE ITALIENNE. 



INTRODUCTION. 



Pour écrire et parler correctement la langue Ita- 
lienne, il faut connoître non-seulement les principes 
généraux qui lui sont communs avec les autres lan- 
gues, mais encore le méchanisme, et les principes 
particuliers qui la caractérisent. Ces principes 
sont susceptibles de développemens auxquels on 
pourroit donner une grande étendue, si, remontant 
à leur origine, on vouloit expliquer comment ils ont 
été posés, adoptés et fixés. Mais nous n'imiterons 
pas ces Grammairiens modernes qui, pour démon- 
trer les divers rapports des mots les plus simv les, se 
sont livrés à des raisonnemens métaphysiques, iau- 
tiles aux personnes qui savent une langue, et in- 
comprébensibles à celles qui commencent à l'ap- 
prendre, ^ous écrivons spécialement pour ja jeu- 



2 Irdroduction, 

nesse, et notre but est de proportionner nos instruc- 
tions aux facultés de cet âge. C'est pourquoi nou^ 
éviterons toute discussion hétérogène, et nous nous 
bornerons à des définitions et explications précises, 
claires, et à la portée des jeunes personnes les moins 
instruite?. Nous commencerons par définir ici les 
termes qui oont propres à la Grammaire Italienne; 
et dans la première partie de cette Grammaire, où 
nous définirons les ditiérentes parties du Discours, 
lions donnerons les explications que nous croyons 
devoir omettre dans cette Introduction. 



A'. JB. — Dans cette Grammaire, nous emploîrons 
Taccent aigu (') sur presque tous les mots Italiens 
qui ont plus de deux syllabes, afin d'en rendre la 
prononciation plus facile, et non pour que notre 
exemple soit imité. Dans la langue Italienne l'ac- 
cent aigu n'est usité que dans certains mots dont 
nous parlerons dans le traité de l'Orthographe ; 
mais l'accent grave (') au contraire est indispensa- 
ble pour régler la prononciation, et nous en ferons 
usage seulement sur la dernière voyelle de quelques 
mots, parce que c'est le seul emploi qu'on doive 
'€n faire. 



DÉFINITION 

E-E& ter:vies propres 

A LA GRAMMAIRE ITALIENNE, 

Grammaire, 

La Gvaromaire est Vart de varier et d'écrire cor^ 
rectement.et conformément à i'usage reçu et adopté 
par \e% meilleurs Ecrivains. 

La Grammaire a deux parties principales, l'Or- 
thographe, et la Syntaxe. 

Orthographe.. 
L'Orthoo'raphe est l'art d'écrire les mots correc- 
tement. 

Syntaxe, 
La Syntaxe règle l'arrangement des mots, et la 
construction des phrases, selon l'ordre prescrit par 
la Grammaire. 

Lettres, 
Une langue se compose de mots, et les mots de 
lettres ; on })eut donc considérer les lettres comme 
les élémens de toute langue. 

Selon Buommattei, Corticelli, Nelli, et autres 
Grammairiens, il n'y a que vingt lettres dans la 
langue Italienne, savoir: 

a, 6, c, d, e,/, g, h, i, /, m, n, o, p, fj, r, s, t, u, z, 

(Vovez le traité sur ia Prononciation.) 
On divise les lettres en voyelles et en consonnes. 

Voyelles, 
Les Voyelles sont a,eJ.,o,u. On les appelle ainsi, 
parce que chacune se prononce par la seule émis- 
sion de la voix, sans le secours d'aucune autre lettre. 

Consonnes. 
Les Consonnes sont è, c, d,f, g, h, /, ???, n,p, q, r, 

B 2 



4 Introduction 

Sy tf 2, Aucune de ces lettres ne peut se prononcer 
sans le secours «i'une voyelle, qui est entendue com- 
me si en etiet elle la précédoit ou lasuivoit immé- 
diatement ; c'est <ie cette union de sons que dérive 
le n\i)i(\e Co?isofi?ie, B, se prononce comme s'il y 
avoit Bi ; F comme, et, 6cc. 

Consonnes Liquides, 

Les lettres /, w?,«, r, sont appelées liquides parce 
qu'étant employées à la suite d'une autre consonne, 
dans une mcme syllabe, elles sont fort coulantes, 
et se prononcent plus aisément que d'autres conson- 
nes dans la même place. fDict, de L'Acc.J 

S y II abc, 

La syllabe se forme d'une voyelle seule ou jointe 
à d'autres lettres qu'on prononce par une seule 
émission de voix. Puisqu'il ne peut pas y avoir de 
son sans voyf lie, il faut qu'il y en ait au moins une 
dans chaque syllabe. 

Les. syllabes servent à composer les mots et à les 
diviser; dans ce mot A-mo-re, (amour,) il y a trois 
syllabes, et il y en a quatre dans^-mo-ro-^o, (amou- 
reux.) 

Monosyllabe, 

On appelle ainsi tout mot composé d'une seule 
syliable, comme Re, Roi ; tu, toi, t^c. 

On a formé ce nom en ajoutant le mot Grec 
monos, qui signifie un, au mot syllabe; et en ajoutant 
à ce niéUie mot celui de poly qui signilie plusieurs, 
on a con)])osé celui de polysyllabe, qui désigne le» 
mots qui renferment plusieurs syllabes. 

Diphtongues. 

Une Diphtongue est la réunion de plusieurs vo- 
yelles qui ne forment qu'une syllabe indivisible, 
comme iu, uo, dans ces mots più, plus ; cuore, 
cœur» Voyez le traité des Diphtongute'S. ^ 



à la Langue Italienrie. 5 

Mots. 

Les mots sont les signes de nos pensées, et sont 
composés d'une seule syllabe ou de plusieurs jointes 
ensemble. Tout mot' exprime seul, ou sert à ex- 
primer une idée. 

Discours. 

Comme les lettres servent à former les syllabes, 
et celles-ci à former les mots, de même les mots 
servent à composer les phrases, et les phrases à 
composer le discours. 

Parties du Discours, 

On entend par Parties du Discours les diverses 
espèces de mots dont il peut être composé. Ces 
parties ou mots sont au nombre de neuf, savoir : 
T Article, le Nom, le Pronom, le Verbe, le Participe, 
V Adverbe, 3a Préposition, la Conjonction et Vlnter" 
Jection. 

L'article, le nom, le pronom, le verbe et le par- 
ticipe varient dans leurs terminaisons ; mais l'ad- 
verbe, la préposition, la conjonction et l'interjec- 
tion sont invariables. 

Avant de donner la définitio.i de chacune de ces 
parties du Discours, nous allons expliquer ce qu'on 
entend par genre, nombre et cas. 

Genre. 
Il y a deux Genres, le masculin et le féminin. 
Cette distinciion a été établie dans Torigine, d'après 
la ditiérence des deux sexes, et le rapport des mots 
relatifs à l'un ou à f autre ; et ensuite, par imitation, 
elle a été app.iq iée à des mots qui n'ont de rapport 
ni à l'un wï à l'ac.tre.* 



* Si les noms, au îitu d'être arbitra"î-?meTît ou miisculins ou fé- 
TOinii:», suivo;er.t la iisinie des choses, et s'ils ctoieut masculins ou 
femiain.s Siuleiiicnt, selon leurstxe, notre langue seroit plus aisée, 
surtout pour ks Aiigiois. Il nous faudioit un s^eure neutre pour 
toutes les choses inauiaiécs, et notre langue aiors reraporteroit mêrae 

b3 



6 Introduction 

Dans In langue Italienne, ^article i! ou lo indique 
le masculin, il padre, le père; io statot i'état; et 
i'articie /a,(la,) iiKiique le féminin: la madre^X^ mère* 

}fo7nbre. 

Le Nombre expnifie une ou plusieurs choses. II y 
a deux nombres, le singulier et le pluriel. Le sin- 
gulier désigne une seule chose, ronime il libro, le 
livre ; le pluriel désigne plusieurs choses, comme i 
îibri, les livres. 

Cas, 

Les Cas sont les diverses terminaisons des noma, 
et ils expriment les divers rapports des choses. Ils 
«ont au nombre de six, savoir: le nominatifs le gé» 
nitif, le datif y V accusatif ^ le vocatif et Vablatif, 

1 Le Nominatif est le premier état d'un nom qui 
désigne simplement la chose ou la personne qui est 
le sujet de la propositiou; // maestro insegnay le 
maître enseigne; il maestro^ est au nominatif", et dé- 
•signe la personne qui est le sujet, c'est à dire qui 
agit, qui enseigne. 

9. Le Génitif exp/ime en général la possession, 
€t indique aussi le maître, le père, l'auteur. Ex: 
il libro del maestro le livre du maître ; del maestro 
est au génitif y et désigne celui à qui le livre appar- 
tient. 

S. Le Da^/ydésii^ne la chose ou la personne à la- 
quelle on donne, adresse ou applique ce dont on 
parle; comme rfûre ûî/jc-Pc^//, donner aux pauvres; 
scrieere alla madre^ écrire à la mère ; ai pôveri, alla 



«Hir la Latin« qni, quoique fournie d*au genre neutre, n*en tire pour- 
tant aucun avantagée; car parmi les <,hoses inauitAécs, quelque» 
oouiS b.(tnt neutres, quelques uns masculins, et quclqut-s autres fémi- 
•ïiinK •, par ex€m./>owr/ttç, munuv, aurum sont neutres, luhor^ orcio, crkor 
«\int masculins, testis, t ;Vï, domus féaiinins. Aiuëi la langu« Latine, 
U^tkssus, est pUi8em}>iuuillèe qiie la nôtr«. 



à la Langue Italienne. T 

madré, «ont au datif, et désignent à qui on donne,on 
écrit. 

4. U Accusatif est semblable au nominatif, et a 
le même article ; mais il exprime l'objet d'une 
action, et se distingue par le verbe actif dont il est 
le régime. Dans cette proposition, il Jiglio ama 
il padrCy le fils aime le père : il Jiglio est au nomi' 
natif, et désigne le sujet, celui qui aime; il padre 
est à Vaccusatify désigne l'objet aimé, et est Id 
régime du verbe actif omàre. 

5. Le Vocatif est souvent précédé de la particule 
0, et se met sans article entre deux virgules. Ce Cas 
exprime la personne ou la chose à laquelle ou 
adiesse ce qu'on dit. Ex : o miofiglio ! à mon fils ! 
SignorCy monsieur, sont au vocatif. 

(). U Ablatif exprime le rapport d'une chose ou 
d'une personne séparée,éloignée, ou provenaiit d'une 
autre. Ce Cas est toujours régi par une préposition 
ou par un verbe, et spécialement par les verbes ôter, 
recevoir, naître, provenir, séparer, éloigner, obtenir, 
apprendre, tenir, ^c. Ho imparato dat maestro, j'ai 
appris du maître ; dal maestro est à l'ablatif, et dé- 
Signe la personne de qui l'on a appris. 

Ces six cas sont tirés des Grammairiens Latins, et 
Ton a même adopté leurs dénominations: Nomi- 
natif, nominativus àe nominare \ Génitif, genitivus, 
de génère, gcnitus. Sec. datif, dativus, de dare, datus, 
&c. îiCQ\xi?Li\ï, accus ativ us, é'accusare, Sec, Vocatif, 
vocativus de vocare ; et Ablatif, ablativus, de auferre, 
ahlatus, Slc. 

Réciter les six cas d'un nom, c'est ce qu'on ap- 
pelle le décliner. 

Article. 

L'Article est une des parties du Discours qui sont 
soumises à la déclinaison. C'est un monosyllabe 
placé devant les noms ou pronoms, pour en déter- 
miner le sens, le genre, le nombre et le cas. 

Les Articles Italiens sont il, lo, la pour le singu- 
lier, et i, gli, /epour le pluriel. — Voyez le traité des 
Articles. 



8 Introduction .> 

Le nom est déclinable, et sert à exprimer tous les 
objets dont ou peut parler ; comme donna, femme ; 
virtù, vertu, &c. 

Il y a deux sortes de noms, le Substantif et l'Ad- 
jectif. 

Nom Substantif. 

Tout mot qui exprime l'idée d'une substance, 
d'un objet physique ou moral, considéré isolément 
et sans aucun rapport à ces qualités, est un noua 
substantif; comme c/e/o, ciel ; terra, terre; cavdlio, 
cheval ; anima, ame. 

Nom Adjectif. 

Dans toutes les langues, V Adjectif a la même 
fonction: il indique la qualité ou l'état de la chose, 
ou de la personne dont on parle. Seul, il ne pré- 
sente qu'une idée vague ; comme grande, grand ; et 
cette idée se iixe, lorsque ce mot est joint ou se 
rapporte à un substantif exprimé ou sous-entendu ; 
comme uomo grande, homme grand. 

Les Adjectifs ont trois degrés de signification, sa- 
Toir : le positif, le comparatif, et le superlatif. 

L'adjectif, est au positif, quand il exprime une 
qualité sans aucun autre rapport. 

Il e.-^t au Comparatif, lor^qu^il exprime une com- 
paraison soit d'égalité, soit de supériorité, soit d' 
infériorité entre deux objets. 

Eiiiin l'adjectif est au superlatif, 'orsqu'ii r x- 
rime une qualité dans un très-haut, ou dans le plus - 
aut degré. — Voyez le traité des Adjectifs. 

Pronom. 

Le pronom e&t un mot déclinable qui fc meta la 
plact. <iu liom ^ul;stantif; comme /o, tit, colui, &c. . 
moi, toi, lui, ^c. H y a sept sortes de |)roi)om3, 
savoir; les personnels, les- cunjonetfs, \ts possessfs, 
les démonstratifs, les leiatifs, les irUerrogatifs, et les 
indéterminés. 



l 



à la Langue Italienne, § 

1. Le pronom Personnel i\ès\gi\G les personnes. Il 
y a trois personnes au singulier comme au pluriel: 





81KGULTE1Î. 




PLURIEL. 




1. 


Jo, je ou moi. 


]. 


Noî, 


nous. 


3. 


Tif, tu ou toi. 


o 


Voi, 


vous. 


3. 


( Egii, il ou lui. 
( eHuy elle. 


3. 


f Eglino, 
\ elleno. 


ils. 
ailes. 



9. Les pronoms Conjonctifs sont ceux qui sont 
toujours joints à des verbes qui les régissent, et 
avec lesquels ils forment souvent un seul mot dans 
la langue Italienne. Les pronoms Conjonctifs sont : 
Mi, me ; Ci, ou Ne, nous ; Ti, te ; Vi, vous ; GJi ou 
Le, lui ; // ou Lo, le ; La, la ; Li ou G/i, et Le, les. 
Nous nous étendrons davantage ailleurs sur celte 
espèce de pronom. 

3. La dénomination seule des pronoms Po^^ewz/j? 
indique leur emploi ils marquent la possession ou 
la propriété d'une chose, et se déclinent comme les 
substantifs auxquels ils sont joints ou se rapportent: 

SINGULIER. PLURIEL. 

// Mio, mon, le mien, il Nostro, notre, le nôtre 
// Tuo, ton, le tien, il Vostro, votre, le vôtre, 
// Suo, son, le sien. // Loro, leur, le leur. 

4. Les pronoms Démonstratifs sont des mots qui 
désignent entre plusieurs objets celui dont on veut 
parler : Ex : qiiesto libro, ce livre ; questi signori, 
ces messieurs ; questo et questi sont des pronoms 
démonstratifs dont on se sert pour désigner ou mon- 
trer le livre et les messieurs dont on veut parler. 

5. Les pronoms Relatifs sont ceux qui ont rap- 
port ou relation à des noms ou pronoms exprimés 
uu sous entendus auparavant, que l'on nomme anté' 
<'édens. Les pronoms relatifs sont che, chi, il quale, 
qui, lequel. Dans cette phrase : j'aime les livres qui 
instruisent, io amo i lihri che istruiscono ; libri, 
livres, est Y antécédent ^ et che^ qui, est le pronom 
relatif 



10 Introduction 

6. Les pronoms Interrogatifs se rapportent aux 
'■choses comme aux personnes, et ne s'emploient 
que dans les phrases interrogatives ; comme : Cki f 
qui ? Che ? que ou quoi ? Qualef quel ? Che voIéte 9 
que voulez-vous? C/ii è egli? qui est-il? Quali 
affàrî arête voi ? quelles affaires avez-vous ? 

7. Les pronoms Indéterminés sont ceux qui ne 
présentent à l'esprit qu'une idée vague des personnes 
ou des choses auxquelles ils se rapportent. Ex : 
ciascûna cosa, chaque chose ; qualcke donna, quel- 
que femme : ciascuna ne détermine aucune chose, 
et qualche aucune femme. 

Verbe, 

Le Verbe est une partie variable du Discours^ 
qui seule renferme toujours ratfirmaticn,et qui ex- 
prime l'état ou la qualité du sujet et Taction qu'il 
fait ou subit. Si le sujet fait l'action, comme io 
battOy je bats, le verbe qui l'exprime est appelé 
verbe actif; et s'il la subit, s'il en est l'objet, con:mie 
io sono baltàto,je suis battu, alors le verbe s'appelle 
verbe passif. Il y a plusieurs espèces de Verbes; 
nous les détaillerons à leur place. 

Conjugaison» 

Conjuguer un verbe, c'est le réciter avec toutes^ 
ses différentes terminaisons ou variations. Ces 
terminaisons sont produites par la personne, le nom^ 
hre, le mode et le temps. 

Modes. 

Les Modes expriment les divers rapports sous 
lesquels le verbe peut s'employer. Il y a cinq 
Moîles dans la langue Italienne: Vindicatif, Vim-'-i 
pératify le Subjonctif V Optatif et Vhfnitif. 

1. U Indicatif ^^ït à marquer ou indiquer la per- 
sonne, le nombre, et le temps, énonce l'affirmation, 
et forme un sens })ar lui-même sans rapport à 
liucun antécédent; comme, io amo j'aime; egli 
legge, U lit. Ces veibeb amo, legge, éuQacent 



à la Langue Italienne. 11 

affirmativement l'action d'aimer et de lire, et for- 
ment un sens complet sans le secours de ce qui 
pouiToit avoir précédé. 

2. U Impératif exprime un commandement, une 
prière ou une exhortation. Ex. : va via, va-t-en ; 
proteggéteci, protégez-nous ; abhiâte il timôr di Dio, 
craignez Dieu. Les verbes va, proteggéte et abbiate, 
s o n t à r Imp é rat if» 

8. Le Subjonctif ou Conjonctif est ainsi appelé 
parce qu'il est toujours censé joint à une conjonc- 
tion qui le précède, et sans laquelle il ne formeroit 
plus de sens clair. Ex. : Bisogna che venghiate, il 
faut que vous veniez; venghiate, veniez, ne forme 
un sens complet qu'en le joignant ou rapportant au 
mot gue, qui le précède. 

4. U Optatif est un mode dans lequel le verbe 
exprime un souhait ou désir ; comme volesse Iddio 
cK iofossi ricco ; plût à Dieu que je fusse riche. 

5. L'/;2^/zi^?f exprime seulement la signification 
du verbe, sans marquer l'affirmation, ni indiquer 
les persoimes: Amcire Iddio, aimer Dieu ; leggere 
un libro, lire un livre. Les verbes amâre et lég^ 
gère marquent une action, mais d'une manière in- 
définie, et sans spécifier ni temps, ni personne, ni 
nombre. 

Te'mps, 

Les" Temps, en terme de Grammaire, sont les 
diverses terminaisons par lesquelles le verbe in- 
dique l'époque ou le temps auquel se rapporte 
l'action qu'il exprime. 

Il y a trois Temps dans les verbes, savoir, le Pré" 
^ent, \e Passé et le Futur, 

Le Présent marque qu'une chose est ou se fait 
actuellement ou habituellement ; comme, io canto, 
je chante ; voi cantate,, vous chantez. 

Ce temps est unique dans chaque mode, et ne 
varie pas au fond, parctque l'existence ou la pré- 
sence ne comportent pas de degrés. 

Le Passé exprime une action faite avant le temps 



12 Introduction 

où Ton parle, et qui n'est plus présente; comme 
io Gmarcfjj'aimois ; io amâi^ j'aimai ; ho amàto^ j'ai 
aimé ; aceto amato, j'avois aimé ; dopa che io 
tbbi amatOj après que j'eus aimé. 

Ces exemples marquent de cinq manières dif- 
férentes une chose passée. Pour l'exprimer sous 
ses divers rapports, on emploie ces cinq temps qui 
par la plupart des Grammairiens modernes sont 
appelés ainsi : 

1. Passé ou prétérit imparfait, io amâva. 
S. Passé parfait déterminé ou défini, io amâi 

3. Passé parfait indéterminé, io ho amàto* 

4. Passé plus-qu' imparfait, io avevo amato, 

5. Passé plus-que-parfait, io ebbi amato» 

Le Passé f ou prétérit imparfait exprime une 
action passée, mais comme présente au temps où 
une autre action a eu lieu ; comme io cantàva 
quando voi siete etitràto, je chantois quand vous 
êtes entré ; io cantava indique une action passée^ 
mais elle étoit/jr^^e^i^e, elle étoit imparfaite quand 
l'action d'entrer a eu lieu. Buommattei considé- 
rant ce temps sous son double rapport avec le passé 
et le présent, l'a nommé pendente, pendant. 

Le P as ^é parfait déterminé ou défini marque une 
action faite dans un temps dont il ne reste plus 
rien, et qu'on ne considère plus comme présent. 
Niccolà Cornacchini fu 7iostro cittadïno, ed ebbe 
una hella possessiàne (Boccace), Nicolo Cornac- 
chini fut notre compatriote, et il eut une belle 
terre ; egli mori Vanno scorso, il mourut Tannée 
passée. ^ Fu, ebbe et 7norï sont au Passé parfait 
déterminé. 



* Buommattti et Corticelli diffèrent de presque tous les Gram- 
mairiens étrangers sur la définition du passé parfait déterminé et 
indéterminé -, mais sans vouloir censurer ie« premiert, nous croyow 
devoir adopter La méthode des dcrnierg. 



à la Langue Italienne. 13 

Le Passé parfait indéterminé marque une cbo5e 
passée dans un temps indiqué d'une manière i:^^îé- 
terminée, ou dans un teni>)S qu'on ne considère 
pas comme écoulé. Og(^i ho par lato di roi, au- 
jourd'luii j'ai parié de vous : in questa settlinàna 
ko perdùto molto dancro, dans celle semaine j'ai 
perdu beaucoup d'argent ; in questo s écolo vi sono 
stati molti uôniini grandi^ dans ce siècle il y a eu 
beaucoup de grands hommes. Dans ces trois 
exemples, ho parlato, ho perduto, sono stati, on 
exprime des actions passées dans des temps qui ne 
«ont pas entièrement écoulés, oggi, questa settimana, 
questo sécolo. Et dans celui-ci : ho parlàto di roi ; 
ho parlato exprime une action passée mais duns un 
temps indéterminé. 

L'em.ploi du Fasse parfait déterminé seroit cho- 
quant dans les phrases précédentes. Ce seroit 
pécher à la fois contre l'oreille et contre le bon 
sens que de dire : og;gi io parlai, aujourd'hui je 
parlai ; in questa settimâna io perdéi, dans cette 
semaine je perdis; et in questo sécolo vi fûrono, 
dans ce siècle il y eut. 

Mais si l'action a eu lieu dans un temps qui est 
écoulé, mais récemment, alors on peut se servir 
inditiéremment du passé parfait déterminé ou du 
passé parfait indéterminé. On peut dire ; jm zo 
mangiai ou ho mangiato molto, hier je mangeai ou 
j'ai mangé beaucoup ; Valtro giorno io perdéi ou 
ho perduto molto danôro, l'autrejour j'ai perdu ou 
je perdis beaucoup d'argent. 

Le passé plus-qu'iinparfaît .marque une action 
faite dans un temps passé, mais avant qu'une 
autre action fût commencée ; comme io avéra 
cenàto quando roi siete entràto, j'avois soupe quand 
vous êtes entré. 

Le passé plus-que-parfait indique une action ab- 
solument passée, mais la représente comme ayant 
rapport avec une autre action sans laquelle le sens 
ne seroit pas complet. Ex : subito cKegli ebbe de^ 

G 



14 Introduction 

sinato, parti per Romay aussitôt qu'il eut dîné, il 
partit pour Rome. L'action de desinâre est abso- 
iumcRt passée, mais le sens ne serait pas parfait si 
Ton n'ajoutoit pas l'autre action part), parce que 
l'on veut expri nier que cette dernière n'a eu lieu 
que lorsque ia première a été consommée. Ce 
temps est toujours précédé des conjonctions /joir^è 
et quando, dès que ou lorsque ; subitochè, aussitôt 
que, &c. 

Le Futur marque qu'une chose sera ou se fera^ 
comme io haîlero domà?ii,je danserai demain 

Le Futur s'emploie de deux manières. 

Le Futur simple ou imparfait annonce qu'une 
chose se fera dans un temps à venir ; comme io 
c;.tero j'aimerai. 

Le Futur composé ou parfait annonce que lors- 
qu'une chose se fera, une autre aura été faite. Ex :' 
voi mi paf;heTt-te quando, o\\ tosto che avrdfinitOyVous 
me payerez quand, ou aussitôt que j'aurai tini. Voi 
mi pafiherete est au futur simple ou imparfait, et 
avroJinitOy au futur composé ou parfait. 

Personnes, 

Nous croyons devoir rappeler ici que les verbes 
ont trois pcrsoimes à chacun des deux nombres. 

SINGULIER. 

V\ pers. io/]e. ; (la personne qui parle.) 
2*. Tu, tu; ( à qui l'on parle.) 

3% F Ci H ou ella, ) f , . , . 

il ou elle. 1 ( ^°"' °" P"'^-) 

PLURIEL, 

1''. Noi, nous ; » ' 

2^ Voi, vous; 

3". Eg'lino ou clleno, ils ou elles. 

Participe. 

Quoique,selon beaucoup de Grammairiens, le Par- 
ticipe ne iorme pas une classe à part dans les partie» 



à la Langue Italienne, ' l'3 

du Discours, nous croj^ons devoir le traiter séparé- 
ment et comme une partie d'oraisou qui ne peut 
être comprise dans la classe d'aucui>e autre. En 
adoptant ce système, nous ne prétendons pas accu- 
ser d'erreur ceux qui y sont contraires. Mais nou5 
sommes autorisés à le suivre, par l'exemple des au- 
teurs Italiens, et principalement de Corticelii, 
Buomniattei, &c. Nous pourrions ajouter que ceux 
mêmes qui ne considèrent pas le Participe comme 
une espèce particulière de mots, en ont cependant 
fait un sujet particulier d'étude, et qu'il otire de 
grandesdilficuités, précisément à cause de ladouble 
propriété qjii le cajactérise et le dii^tingue des^ 
autre parties du Discours. 

Le Pariicipt f il Partlcipio J est un mot ainsi nom- 
mé parce qu'il participe de la nature du verbe et de 
celle de l'adjectif. Comme verbe, il exprime l'état 
ou l'action, et a un régime ; et comme adjectif, il 
exprime, la qualité. Ho amato una donna, j'ai aimé 
une femme ; ho scritto raolte létttre, j'ai écrit plu- 
sieurs lettres. Amato, scritto, sont deux participer 
verbes, qui dérivent des infinitifs, amare, aimer, et 
scrivere, écrire, et qui régissent à l'accusatif les sub- 
stantifs donna et Icttere, Mais si l'on dit simplement 
un uomo amâto, un homme aimé ; una fanciidla 
aniàta, une lille aimée, amato etamata sont de véri- 
tables adjectifs, quoique leur signification dérive 
aussi du verbe amàre. 

Comme les temps composés des verbes se for- 
ment en joignant au participe le verbe avère avoir, 
ou éssere être, lorsqu'on rencontre deux verbes dont 
le premier est un temps de l'un de ces deux verbes, 
le second est un participe. Ex: ho redùto, j'ai 
vu ; arête parldto, vous avez parlé ; sono amato, je 
suis aimé ; vedàto, parldto, amàto, sont des parti- 
cipes. Voyez la Syntaxe, où nous donnerons 1< s 
règles delà construction des Participes. 

Gérondif, 

heG érondi/f GeràndioJ est une inflexion du verbe, 

c 2 



par laquelle on marque que la signification n'est que 
pas^i^qère et subordonnée à celle d'un autre verbe. 
Aifisi, quand je dis: Qui jn empêche de dire la vérité 
enviant 9 Dire la vérité est le verbe principal auquel 
le gérondif en riant est subordonné, comme expri- 
mant un moyen dt; dire la vérité. 

Le Gérondif est indéclinable ; il se termine par 
ndo ; comme ; amando, aimant ; crede^do, croyant ; 
sentjrtdo, se .tant. 

Les Latins ont appelé ce temps gérondif, du verbe 
gerere, gerens, gerendiis, parce que, selon eux, il 
porte une double. siûfniHcation dans un seul mot; sub 
■u/uï voce actlvam et pas-sir am signifcationem gerens. 

Adverbe. 

U Adverbe ( AvvérbioJ est une partie indéclinable 
du Discours qui est appelée ainsi, parce que le 
plus souvent elle est jointe aux verbes. Mais ce 
mot se joint aussi aux adjectifs, et même à d'autres 
adverDes, et les modifie, en exprimant une circon- 
stance, un degré, une manière. Ex : egli parla di- 
stintamente, il parie distinctement ; Pietro è molto 
sâvio, Pierre est bien sage ; distintamente et molto 
sont des adverbes ; le premier modifie le verbe 
parla ; et ie second, l'adjectif ^âr/o. 

Il y a plusieurs sortes d'adverbes ; nous en don- 
lierons un traité particulier à sa place. 

Préposition. 
La Préposition (PreposizioneJ est une partie in- 
déclinable du Discours, qui précède nécessairement 
Je mot qu'elle régit, et sans lequel elle n'auroit pas 
de sens. C'est de la place qu'elle a dans le discours, 
que la préposition a tiré son nom. In casa, dans la 
maison ; con lui, avec lui ; dopo cena, après souper ; 
in, coi, dopo, sont des prépositions, qui n'ont de 
sens qu'avec les mots qu'elles précèdent et régissent. 

Voyez le traité des Prépositions, 



à la Langue Italienne^ " 17 

Conjonction, 

Les Conjo7ictions fConc^iunzîoniJ sont des mots 
în léclinables, qui servent à joindre les difîérentes 
piitiesda Discours. Pietro e Pâoh, Pierre et 
P>!ui ; hianco o nero^ blanc ou noir ; 7ion oggi ma 
domàni, pas aujourd'hui mais demain. Ces mots, 
e, o, Jua, sont des Conjc>nction^. Voyez le chapitre 
des Conjonctions. 

Interjection. 

Les Interjections flntcriezionij sont des mots in- 
déclimbles dont on se sert pour exprimer les di- 
verse^ atlbctions de l'ame, telles que la douleur, la 
joie, la cramte, la surprise ; conune, Hélas! Ha! 
Oh î Ah ! Voyez le chapitre des Interjections^ 



Manière de chercher les mots dans le Dictionnaire^ 

Pour faciliter l'étude de la langue Italienne à 
ceux qui veulent i'appiendre sans maîtres, nous 
allons indiquer la manière de trouver les mots Ita- 
liens dans le Dictionnaire. 

1. Il faut se rappeler que les Jdverhes, les Pré" 
positions, les Conjonctio^'s, et les Interjections, sont 
indéclinables, ainsi il faut chercher ces mr:ts comme 
ils sont écrits ; Ex : nobilmente, noblement ; sopra, 
sur ; o/>•(;^, aujourd'hui ; benchè, quoique : o/wè,bélas. 

2. Il faut chercher !e nominatif si ligidier dts noms 
substantif?, et non le pluriel ; Ex : cieli, deux ; 
cavdlii, chevaux ; dierchez, cielo, et eavalio, 

S. À l'égai-d des adjectifs, il faut chercher le mas- 
culin singulier, et non le féminin ; Ex : 5e/7a, belle ; 
djtta, savante ; <"herchez hclh, beau ; dotto, savant. 

4. îi y a dans la langue Italieime quelques mots 
du genre féminin, tels que ceux qji se terminent- en 
trico qu'on ne trouve p-as dans la plupart des Dic- 
tionnaires. Dans ce cas, il faut les chercher par la 
terminaison en tore ; comme consoîatrke, consola- 



IS De la Prononciation 

trice ; ammiratrice, admiratrice ; cherchez, consola" 
tàrey ammiratôre^ et ainsi des autres. 

5. Il faut chercher le Présent de riiifinitif pour 
trouver la signification de tous les autres temps ; 
Ex : amiamo, nous aimons; crecUamoy nous croyons ; 
sentiamo, nous sentons ; cherchez, amâre, crédere, 
sentirCy Sec, 

6. Il y a plusieurs mots en Italien qui commen- 
cent par une s suivie d'une autre consonne, maisqui 
après une de ces quatre particules in, con, non, per 
prennent un i pour en adoucir la prononciation ; 
comme dans les mots stato, scrïvere, strada, Spagna, 
qu'on écrit, in istato en ë'i^iUper iscrieere pour écrire, 
per istràda en chemin, in Ispacpia en Espagne, &c. 
Cherchez ces mots dans leDictionnaire sans r?",dans 
leur état primitif: stato , scrirere^ strada, Spagna^^e. 



PREMIÈRE PARTIE. 



De la Prononciation Italienne, 

Les Anglois aimant généralement à étudier Tlta- 
lien par le moyen de la langue Françoise, afin de 
se perfectionner en même-temps dans cette der- 
nière, nous avons essayé d'indiquer le son des let- 
tres et la prononciation par des sons analogues en 
Fran(,ois et en Anglois. 

1. Il y a vingt lettres dans la langue Italienne i 
elles se prononcent ainsi : 



En Italien, 
A a 
B b 6i * 



En François. 
a 
bi 



En Anglois, 
aa 
bee. 



• 



Les Toscans prononcenl a, Z/i, tchi^ dij «Sec. D'autres, n, èi?, (che^ 
«^c, &c. Les meilleurs Ecriyains adoptent l'usage des Toscans. 
Boecace dit ; voi non mparasU rabbicif vous n'av©z pas' appris l'A, 



En i 


Italien. 


C 


c 


ci 


D 


d 


di 


E 


e 




F 


f 


effe 


G 


g 


g^ 


H 


h 


acca 


I 


i 


* 


L 


1 


elle 


U 


m 


emme 


N 


n 


enne 


O 


o 




P 


P 


pi 


Q 


q 


eu 


R 


r 


erre 


S 


s 


esse 


T 


t 


ti 


U 


I^ 


t 


A' 


iv 


vu 


Z 


z 


zêta 



Italienne, 


1 


En François, 


En Anglois- 


tchi 
di 


ch.ee 
dee. 


e 
èffé 


ai. 

ailTai. 


dgi 
acca 


gee. 
acca. 


elle 


ee. 
aillai. 


èmmé 


aimmai. 


en né 


annai. 





0. 


pi 

cou 


pee. 

koo. 


erré 


aiiTal. 


èssé 


aissai. 


ti 


tee. 


ou 


oo. 


vou 

dzêta 


vor, 
dzaiîa. 



2. Les Italiens n'ont pas les Icctres K, X et Y des 
Latins ; mais ils y suppléent par d'autres lettres, 
ainsi que nous le verrons ci-après. 

3. Dans la langue Italienne les lettres doivent 
ordinairement se proiîoncer toutes comme elles sont 
écrites, et être écriies comme elles se prononcent ; 
excepté la lettre H, qui n'a pas de son, quand elle 
se rencontre au commencement de quelques mots, 
comme nous allons bientôt le démontrer. 

De la Prononciation des Voyelles. 

. 4. Les voyelles sont A, E, I, O, U ; elles ont le 
même son que daos la langue Françoise, excepté 



• /est tantôt roye'.le et tantôt consonne, et se prononce ton- 
jours I. 

t U et V sont coasidérés coir. me une seule lettre, tantôt royellt 
et tantôt coasoune, et ou les appeile_U vocaU et U consonanie.. 



fO De la Prononciation 

seulement U qui doit se prononcer comme on. Ex : 
puro proHOTicez pouro, àcc, 

A. 

5. Cette voyelle se prononce toujours comme en 
François ; ainsi il faut prononcer les a du mot casa, 
maison, comme ceux du mot parla- Les Anglois 
doivent les prononcer plus ouvertement que ceux 

du mot ah/ ou de Maria. Mais pour bien saisir le 
son de l'a, ils doivent l'entendre prononcer par un 
Italien, et se rappeler ce que dit Milton dans sou 
traité sur l'éducation.* 

E* 

6. E a deux sons dans la langue Italienne ; Tun 
ouvert, et l'autre fermé. 

1". L'e est ouvert dans legf^e, il lit; venti, les 
vents; il se pjononce comme celui du mot Fran- 
çois accès ; et ceux des mots Anglois let, set, 

S'*. L'e est fermé dans le^^v^e^ loi ; ventl^ vingt ; 
il a le même son que Ve dans le mot ¥Yîini;o\^ parlez 
et l'a dans les mots Anglois hakcr, ou ai dans pain^ 
Voyez cette lettre à la lin de la Grammaire, où 
rK)us donnerons des régies relativ^ement à la pjn- 
nonciation de Vc ouvert et de l'e fermé, ainsi que 
de l'o ouvert et de l'o i\ rmé. 

C 3'. Uemaîiqukz qu'il n'y a point d'e muet en 
Italien, et qu'ainui Ve ne se prononce jamais comme 
dans les mots Franc^oisj^e, 7ne, te, ^e, ni comme dans 
les mots Anglois love, mate. 

Ç 4°. L'e devant Vn et Vm ne change pas de son eu 
Italien, comme en Frant^ois; ainsi dans les mots 



♦ Milton dit, en parlant des enfans : Their speech is to be Jash- 
ioned ton, dearand distinct pronwnclation, as ne a as n:ay be to the 
Italien, e^pecallj in the voirels : for we, Englishmcn, being/arvorth- 
ly^ </.> not optn cur ^vouths In the lolrl air tcide enough to grâce a southern 
tondue, but are obsttced bu ail othtr nations to spcak exçeeding clone and 
imnards^ 



des Voyelle s» 51 

èt:ïito'^e sens, tempo temp«, meato menton, et sem- 
biabies Te se prononce toniours de mtme.i 

I. ^ 

7. Jee prononce comme dans le mot Franc^ois ou 
An:(Iois machine, ^t les mots Itcdie et Itabj. 

Cette voyelle s'emploie quelquefois comme con- 
sonne, et nous en parlerons lorsque nous traiterons 
de la prononciation des -consonnes. 

O. 

8. L'o a comme Te, deux sons différents; il est 
ouvert ou fermé. 

1°. Il est ouvert dans les mots volto^ tourné, 
(participe du verbe rôZ/^ere,^ ^orre, ôter; et se pro^ 
nonce comme celui du mot françois ressort, et com- 
me dans le mot Anglois/J-o. 

2" L'o est fermé dans volto, visage, torre, la 
tour, et [se prononce comme dans le mot françois 
apôtres, et les mots Anglois hone, hoîe, &c. — Voyez 
les règles sur l'o ouvert et l'o fermé à la fin de cette 
Grammaire. 

Remarque sur la Grammaire de V. Peretti, rela- 
ncement à la prononciation de V O fermé et ouvert. 

Ayant marqué la prononciation de l'o fermé tel 
qu'on le prononce chez les Toscans, les Romains, et 
dans toute l'Italie en général, si l'on en excepte les 
Piémontois les Siciliens et les Lazzaroni de Xaples, 
qui lui donnent le son de Vou françois, il est bon d'ob- 
server ici ce que l'on en dit dans une Grammaire 
publiée à Londres l'an 1798 par V. Peretti. L'Édi- 
teur ayant fait quelques justes remarques sur la 
Grammaire de Vénéroni, a tenté de détruire en- 
tièrement le fondement de la langue Italienne en y 
introduisant une nouvelle prononciation, bien 
étrange et tout-a-fait contraire à celle des Toscans 
et des Italiens en général. M. Peretti, ayant dès son 
enfance accoutumé ses oreilles à la prononciation 
Piémontoise & entendu prononcer ^fg^^oure, couwze, 
&c. pour s''gnore, corne, àc. a prétendu critiquer 



i.^ De la Prononciation 

Véntroni, et fixer comme règle générale, que f*o 
fermé dans les mots de la langue italienne, doit 
avoir le son de Vou des François, c'est-à-dire de Vu 
toscan, tel que colui des deux oo dans/ooides x^n- 
glois, (1) sans faire aucune dillérence entre Vo et 
Yu. *' Far conséquent, dit-il, dans sa Grammaire, 
•* vaèts prononcerez selon la règle f^énérale, amore, 
** unione, curioso, corne, fonte, mondo, &c. comme 
•* amowre, univ^/ne, curiot/so,coi«iie, fownte, mo^/ndo, 
^ &c. et vous direz par conséquent , signore, signora, 
•* comme signozzre, signowra, et l'usage contraire de 
*i quelques contrées d'Italie ne doit pas Hre imité, 
«C'est une chose incontestable que les Italiens écri- 
vent comme ils prononcent, et prononcent comme 
ils écrivent, ainsi, si le son de l'o fermé étoit le 
même que celui de Vu toscan, tel que dans uwo, 
ciaschedufio, &c. ils écriroient les mots par un u 
plutôt que par un o, ainsi au lieu de solo, padrone, 
monte, fonte, ponte, &c. on écriroit sulo, padrune, 
7nunte,funte, punte, &c. Je suis bien surpris que 
dans l'espace de dix ans que M^ Peretti dit avoir 
passés en Toscane, et sur tout à Florence, exprès 
pourTamour quil a porté dis son enfance à la langue 
italienne, je suis surpris qu'il n'ait pas trouvé que 
les Florentins et les autres Toscans ne donnent 
jamais à l'o fermé le son de Vou François ou de Vu 
toscan. Les Toscans prononcent l'o d' a?nore,unionc, 
curioso, fonte, mondo, ponte, solo, padrone, signcre, 
furioso, et semblables, comme celui des mots fran- 
çois parlons, harons^notre, àc. qui est bien ditîérent 
du son de Vu d'u«o, ou de celui des deux oo dans/bof 
des Anglois. 

Vénéroni dit que l'o final accentué est toujours 
ouvert dans amo, parla, Sec- aussi bien que celui dc5 



(l) Voyez son ouvraçe intitulé. Guida ail provvvzia, pag. 30, où 
)I Hit. rO ftreito ha vn xuono slrnilc aW\x Toicano, o ai due oo di Foot 
ta Inglcse, o cl ûitiongo ou Franccse. 



des Voyelles, ogf 

t-oufl les mots d'une seule syUabe, comme/o, ^o, ro, 
kc, et en cela il est parfaitement correcî: f mais M, 
Feretti, dans sa troisième remarque contre lui, dit: 
// Il y a aucun cas où Vo final soit fermée car il est 
toujours ouvert. A quoi donc peut servir la distinction 
de Vo final accentué et dans les monosyllabes^ si ce 
nest pour donner une idée équivoque ou fausse de Vo 
finaly qui nest pas compris dans ces deux classes. Je 
ne sais pas dans quelle partie de l'Italie 1^,1. P. a 
appris que Vo final des mots non accentués doit se 
prononcer ouvert. Si M. P. avoit étudié les maîtres 
de notre Langue, (2) qui donnent lâ-dessus des 
règles très-claires, plutôt que de suivre la pronon-^ 
ciation de son pays, il neseroitpas tombé dans cette 
erreur si manifeste. C'est une règle constante dans la 
prononciation Italienne que Vo ou Ve ouvert n'a liea 



(2) Les Auteurs les p!tis distingués qui (vit écrit sur cet article 
ëont Bemho. De la Lin s^ua Volgare, Lib. il. Salviati, Sopra al Deca~ 
merone. Tc\s's,\\Oy Délie Lettere nuovamente agsiv.nte nella livnuai- 
tc.liana. Claudio Toiomei, Lettere^ con brève dichiarazione ai tutto 
Vordine deWOrtografia dclla sua Opéra. Salrini, Traduzione di Op- 
planoddia Pesca e délia Caccia. Spadafora, Del varia suono àeWO e 
deWE Toscani. Girolamo Gigli, et enfin Celso Cittadini, Deli* 
Oricine delta volgar to^canafaiella. C dernier sur tout, en parlant 
de i'O ouvert ou fermé, confirme ce que je viens de démontrer ci- 
dessus. 11 dit : " Primieramei'.te, per «tilissima regola (perciocchè 
*' leva via la ma^^ior parte degi'intrighi intorno alla diversa proft- 
*' renza (prononciation) dei sopradetti due O,) dico : Che essendo 
*' senzajdubbio alcuno, mag^inre a?sai il numéro di quelle sillabe 
'* nelle quali si trova Taccento grave, che quel non è délie altre dove 
*' l'acuto si trova, chiaracosa è, cbe per mezzo di questa regola si 
*' viene a sapere, corne tutte le sillabe che hanno l'accento grave, 
*' hanno pariraente I'O chiuso, corne peresempio, confortato, conti- 
" noro, soverchio, e mille altri appresso, nei quali, tutti gli O si tro- 
*' vano in sillabe che bauno Taccento grave, e pero sempre si dcoa 
" proferire chiusamente. La ra:;ioue di taie efFetto è beliissima, ed 
*' è, perciocchè la lingua Toscana non puô aver mai PO aperto, se, 
*' non nelle sillabe, che hanno sopra se l'accento acuto ; intanto che 
" dove nella parola pura si trova O aperto con acrento acuto, se ella ' 
** poi si distende, e si muta l'accento di la, ove sedeva, in altra sillaba, ' 
*' rautaanco al'O aperto in O chiuso perpetuaniente, come appare, 
" fra l'altre voci, in /or/e, orto, bosco, portoy colgo, forboy e simi- 
♦* glianti j nei quali, mutandosi poi l'accento, e dicendosi fortezxa,- 



94 De la Prononciation 

que sur la syllabe qui porte Taccent, et que par 
conséquent un mot ne peut contenir qu'un seul o 
on un seul e ouvert, puisque c'est dans un endroit 
seulement qu'on appuyé en prononçant, mais il peut 
au cnntraire,( voyez ce que Cittadini en a dit dans la 
note au bas de cette paii'e,) avoir plusieurs o ou e 
fermés, comme on peut l'observer dans le mot pôpolo, 
dont le premier O est ouvert, car c'est celui qui 
porte l'accent, et où l'on appuyé en pronon(;anf, 
pendant i\ue les deux autres o sont fermés ; et dans 
îe mot popoiôso par exemple, tous leso sont fermés. 
C'est à cause de cette méprise que M'. Peretti en- 
seigne à prononcer ouverts les o de Méntorey Ettore, 
Anléuore,cànone,àncora (ancre) peVc/o«o (ils perdent), 
(3) quoique l'accent ne tombe pas sur l'o, mais 
sur la syllabe précédente ; ainsi les o de tous ces 
mots sont fermés, et jamais ouverts, et à mon avis 
on ne pouiroit les prononcer ouverts sans faire des 
contorsions de bouche. 



** orticelloy buschettoy porterei^ cof^diereiy forhirei, si muta altrcsi l'O 
«'■ apertoiu O chins(>,conie sensibilmente si iiconoEce,p€rcioccbè uom 
«* vi rimaneiidol'accento acuto, non puô per consequenza t'imanervi 
*' rOaperto, niaè forza ch' egli si trasformi in O chiuso. 

Il faut remarquer qn? Cittadini par arcent acuto veut entendre 
cette syllabe qui porte l'accent, sur la qvjclle on appuyé en pronon- 
çant, et par accent grave toutes les autres syllabes d'un mot où Ton 
B'appuye pas en le prononçant. 

^ Et si M' Peretti s'étoit avisé de consulter aumoins quelque au- 
teur moderne, c'est-à-dire, ristrnttor Giocondo par Mr. Montucci 
toscan, ou la Grammaire excellente de Mr. Tourner intitulée: New 
Introduction tothe Italian Laniçuage, imprimée à Edimbure:, l'an 
1794 où cet article a été bien démêlé ; il auroit pu se dispenser de 
passer dix ans eu Toscane pour apprendre tout le coutraiie de la 
prononciation de ce pays-là. 

(.3) Il faudroit conclure de là, que toutes les troisièmes person- 
nes du pluriel de tous les présents de l'Iudicatifterminés en ono, com- 
me crédonoy stntnno, dicono^ préndono, espr'-nwnoy et semblables, 
doivent d'après M' Peretti, se prononcer avec VO ouvert, ce qui n'est 
pas du tout naturel ou conforme à la prononciation de quelque Ita- 
Uca que ce soit. 



des Voyelles, 26 

Four prouver sa proposition M. P. a tàclié de 
flènioiitrer que les plus anciens Auteurs dans l'en- 
fance de la langue italienne ont attribué à TO 
fermé le même son de Von françois. Brunetto 
Latini, dit il, maître du Dante, a fait rimer dans 
so?i Tesoretto les mots luna avec persona; ca- 
gione ayec coniune ; motto avec tutto ; uso avec 
grazioso ; (ajoutez-y, sapere avec venire).....je crois^ 
continue-t-il, pouvoir en conclure que les terminai-^ 
9071S en one, oso, et bien d'autres se prononçoient 
fermées dès V enfance de la langue toscane, aussi bien 
que de nos jours, et par conséquent, comme Vom 
irançois selon la règle de M. Peretti. Mais toutes 
ces licences poétiques, outre qu'elles ont été blâ- 
mées, (4) et non pas suivies ou imitées par aucun 
autre Poëte depuis Pétrarque ju^qu' à nos jours, ne 
prouvent pas que l'o et Vu fussent considérés comme 
ayant tout-à-faitle même son, car de ce même pas- 
sage cité parM.P. on pourroit aussi conclure que Ve 
fermé étoil prononcé comme l'/, pui:<qieBi^u.\EïTa 
Latini fait rimer sapere avec venire. 

Par tout ce que je viens de démontrer on voit 
clairement Terreur de M^ P. quand il dit dans sa 
Guida,ç[[iii aura soin de marquer dans son ouvrage 
seulement les O fermés qu'il dit être bien moms 



(4) Bembo en condamnant Guido Cavalcauti et Dino Frescobaldi 
pour des libertés semblables, qu'il regarde comme de véritables 
fautes, dit. Posera eglino (les Anciens Foëtes Italiens) la uarticella 
poi e la seconda voce del verbo posso, (qui ont toutes les deux les o 
ouverts) in una medesima rima con tutle quiste voci cui, lui, costui, 
colui, altrni, fui •, siccouie si legge nelle Ca»zoni di Guido Cavaleanti 
€ di Diiio Frescubaldi, e di Daiite, las'^iando da nnrte le terze rime (de 
ce deraier,) che sono vie più che non si conriene, piene di lihertùe di 
ardire \ quantunque BrUiietto Litai'., che fu a Dante maesfroy pin roz- 
zament.e luna e peis<)na, cajçio.iv e com me, m.<tto e tiUto, uso e gra- 
rioso, sarpee e V v'a;r.% e deU'aUre in queita maniera ponesse exiandim 
per rirre ftl êuo Tesoretto. 



Ç8 De la Prononciation 

nombreux que les O ouverts (5), ce qui est tout-à- 
fait le contraire, comme je viens de le démontrer 
par l'autorité de Cittadini. Or je voudrois savoir de 
quelle manière il faut prononcer le mot do/oroso, 
dont tous les O sont fermés selon les Toscans et 
tous les Italiens en général, et dont il ne marque que 
le troisième comme tel ? Il faudra d'après lui pro- 
noncer ou douiourousou avec tous les O fermés, 
ou doloTOuso en prononc^ant ouverts les trois autres 
O, qu'il ne marque pas comme fermés : ainsi, selon 
lui il faudra prononcer avec la bouche ouverte les' 
deux premiers O, puis la resserrer et contracter les 
lèvres pour prononcer le troisième O comme un U 
toscan, et enfui ouvrir de nouveau la bouche pour 
donner au denùer O toute l'étendue nécessaire à la 
prononciation de Vo ouvert. Quant à moi j'en laisse 
volontiers l'essai à quiconque voudra s'amuser à 
faire de telles contorsions de bouche et à suivre de 
pareils préceptes. Je plains de tout mon cœur ceux 
qui auront le malheur de profiter d'une telle érudi- 
tion. Je suis sûr que ce ne sera pas un véritable 
Italien qui pourra penser à répandre de ces fautes 
parmi les x^nglois, aux quels nous devons tous la 
plus grande reconnoissance pour l'encouragement 
qu'ils donnent à notre Langue, et nous devrions em- 
pêcher de la faire tomber dans le Barbarisme, plus 
par l'ignorance des Ecrivains que par la révolution 
des temps calamiteux. 

Je viens de regarder une autre espèce de Gram- 
maire Angloise et Italienne qui m'est tombée par 
hazard entre les mains, et dans laquelle l'Editeur 
fait quelques observations sur les o fermés et ou- 
verts ; il règle la prononciation de l'O de conto, or^ 



(5) Voyez la note de sa Guida alla Pronunzia, pasT- 30. Noteré 
non già gli O aperti, corne alcuni fannn, ma gli O strettiy i quali per 
essere in minor numeroy formano natur aiment e l^eccerione degli O 



des Va 2,' elles. 



97 



dine, Sec. comme celle des mots Angloisroo/, cooper, 
cScc. c'est-à-dire, qu'il faut prononcer courito^ ourdine, 
mais c'est exactement le jargon du vulgaire des Na- 
politains, qui disent, Lo côunto de li cowntl d'un Ro- 
man ainsi nommé, écrit dans ce jargon-là, et ii pa- 
roît que l'Editeur a voulu suivre l'accent de son 
pays, comme M. Peretti celui du sien. 

J'ajouter.'ti ici quelques mots que j'ai rencontrés 
dans sa Guida alla Pronunzia, aux quels M^ Peretti 
donne un son à sa façon, tcut-à-fait contraire à la 
prononciation des Toscans, et à l'autorité de Sal- 
vini,Cittadini,Gigli, Spadafora, &c. 

Lhte 
de quelques mots marqués avec l'O ouvert par M', 
Peretti, et qui doivent se prononcer fermés. 



bisogno. 


besoin 


opposto, 


opposé 


corona. 


courojine 


pobto. 


mis 


dopo. 


après 


iettore. 


lecteur 


coi. 


avec le 


lo, 


le 


con, 


avec 


non. 


ne 


colla. 


avec la 


ogni. 


chaque 


colle. 


avec les 


molto, 


beaucoup 


composto 


composé 


sospensioi 


le^retarden 



£t au contraire il fait prononcer fermés les sui- 
vants : ^or/«, l'ôter; Ditto7igi, Trittongi; porse don- 
na., du verbe pôrgere ; pàvero, pauvre 6ic, dont i't) 
est prononcé ouvert en Italie., 

U. 

9. \Ju se prononce toujours comme ou en fran- 
çois, et comme 00 dans look, book, en Anglois ; Ex; 
virtù, vertu, prononcez virtou; fumo, fumée, pro- 
noncez /owmo; puro, pur, prononcez 7)02/ro. Voyez 
la récapitulation de la prononciation des lettres dan» 
la table générale après les Consonnes. 

Des Diphtongues, 

10. Oh appelle diphtongue la réunion de plu- 
sieurs voyelles qui s.ns rien perdre de la valeur qui 

d2 



28 Des Diphtongues, 

leur est propre, se prononcent cependaiit d*une 
seule et même émission de voix, comme pie-de, pied, 
pio-cére, plaisir : alors les s} ikibts ie et ici sont des 
diphtongues où chaque kitre conserve son propre 
son. On prononce à la vérité d'une seule et même 
impulsion de voix, mais on entend distinctement 
chaque voyeile : on appuie cependant toujours 
sur l'une de ces lettres plus que sur l'autre; ce qui 
produit de la ditlérence dans la prononciation des 
diphtongues qu'elles composent. Aussi les a-t-on 
partagées en dei:x classes, savoir; Diphtongues 
dûtesi et fiiphtongues raccolti. (Buommattei.) 

11. Les premières sont celles où chaejue voyelle 
est presqu'a'.ssi distinctement prononcée que si elle 
formoit une syllabe à part, com.me dans a-u-tôre, 
auteur; a-u-rc r a, nurore ; E-u-rôpa, Europe ;yV-z/-f/o 
fief, que l'on prononce en appuyant sur la première 
syllabe, et prononc^antla seconde eie manière e^u'elle 
s'unisse à la première, quoiqu'elles ne fassent qu'une 
syllabe. 

12. Dans les Diphtongues appelés raccoltiy les 
voyelles sont tellement rapprochées, que la première 
se fait à peine entendre, et se trouve étoutiée pres- 
qu'entièrement par celle qui la suit, et sur laquelle 
on appuie en prononçant, comme dans les mots 
pi-ano doucement ; ci-elo ciel ; tu-ono tonnerre ; 
qu-esto ceci ; qu-ello cela, &c. 

13. Les syllabes composées de trois voyelles, 
comme miei, tuoi, suoi, mes, tes, ses ; vuoi tu veux ; 
puoi tu peux, ^:c. sont rangées aussi dans la classe 
'ies diphtongues raccoltL 

14 Uu suivi Qfc I'^ ^^^* ordinairement avec lui 
une diphtongue de la même v^l^^e, comme dans les 
mots cuore, cœur ; fuoco, feu ; uo*.y^ nomme ; 
huono bon; JDZ^ il peut, &c. qu'il faut pronou^I ^** 



Des Consonnes, 29 

passant rapidement sur ^^^, et en appuyant la voix 
sur la voyelle qui suit faj. 

15. Il faut excepter de cette règle tous les mots 
où Vu et To font chacun une syllabe séparée, comme 
duo deux ; tuo^ suo, ton, son ; virtuoso, vertueux ; 
proJicuOi profitable, Sec. car ces mots ne contiennent 
pas de diphtongues, et par conséquent il faut pro- 
noncer les deux voyelles séparément,. 

16. Vu suivi d'une voyelle et précédé d'un g fait 
toujours une diphtongue de la seconde classe avec 
la voyelle qui suit; Ex: quer-ciciy chêne, que-sto, 
que^llo, qua-le, quan-do^ &c. 

17. Il en est de même quand il est précédé d'un />*, 
comme dans o-^/-c^^^guide ; ^o-^^ar-Jo, regard ; gua-da^ 
§'/zo, gain, &c. Mais dans co/zL'g-/io, contigu ; amhi- 
guo, ambigu ; cr^fiire, conclure, i'z^et la voyelle sui- 
vante faisant chacun une syllabe séparée, ces mots 
ne contiennent pas de diphtongue, et par conséquent 
il faut prononcer les deux voyelles séparément.-— 
Voyez la note (fj page 33. 

De la prononciation des Consonnes, 

Je ne parierai ici que des consonnes qui ne se pro- 
noncent pas comme en François,,ousur lesquelles il 
est essentiel de faire quelques observations parti- 
culières. 

C. 

18. 1°. C devant a, o, u, l, r, fca,co, eu, cl, cv,) 
a le son rotondo^àMX), et se prononce comme en Fran- 
çois et en Anglois ; Ex : cane, chien; corpo, corps; 
cura, soin; c/ma, climat; crec/ere, croire. 



(a) Les Toscans prononcent bnno, core, foeo, gioco, po, à.c. tout 
à-fait comme s'il n'y avoit pas d'M ; mais cette prononciation n'est 

"er. E 

d3 



permise que dans le style familier. En poésie on écrit souvent ces 
mots sans Vu. 



SO De la Prononciation 

2". Devant e, 2, fce^ ci,J il a le son wàrUdo 
(doux), et se prononce comme tchc, tchi en Franc^ois, 
ou comme ch en Anglois dans les mots r/</c/.-, chess, 
church. Ex. cece^ pois chiche, prononcez tchétché; 
Cb) cibo, aliment; prononcez tchibo ; mais lorsqu'il y 
a deux ce devant e, e, il faut leur donner un son plus 
fort, tel que celui de tch dans le mot Anglois match. 

3°. Cia, cie, cio, ciu, se prononcent de même, 
jnais plus rapidement, en un seul son syllabique, et 
sans presque faire entendre Vi. Ex : 

Frância, France; prononcez: Frantchia, 

Cieh, ciel tchièh. 

Bâcio, baiser batchio. 

Ciurma, chiourme tchiourma. 

Remarquez que deux ce devant une voj^eîle se 
prononcent en appuyant un peu plus sur la voyelle 
qui les précède, et qu'alors le son se partage égale- 
ment entre les deux ce. Exemple : 

eccesso, excès, prononcez etchesso. 
racGoltay récolte : rac-colta. 

4° Lorsqu'il y a une H entre le c et un <? ou un i, 
comme clic^ chi, le ch a le son rotondo (dur,) et on le 
prononce comme en François et en Anglois Ae, ki; 
Ex: 

chicchera, tasse, prononcez hikera. 

y. Si après la syllabe chi il y a une autre voyelle, 
cette voyelle s'unit tellement avec la précédente 
dans la prononciation, qu'il en résulte un autre son 
.q^ui en Italien s'appelle 5c/î/acc/a^o, (écrasé). Ex: 



(,ft) Nous devons avertir ici 'es Étrangers de bien se garder d'imiter 
Iffî T(jslîU!S, qui pri)t,;)uc{r.î Je c devant a, o, n, entre deux voyclleî=, 
oojîi!ue une // iisji!v»'e : au lien d.e arnico iie proiionceut aniiho, et pour 
firainhtca., granduLa, k<.c. Ils j-rononcent aussi le c devant e et i 
comme *c(?, sci : f/i'ee, à peu jircs comme disce -, pnce, dieci, comme 
^asce, diesc' ; imitant eii quelque sorle le sh Anglois : cette pronon- 
oiation est également vicieuse. 



ï 



Des Consonnes. SI 

CktodOy clou, prononcez: kioâo. 

Chiesa, église, hiesa, 

ChiusOy ftrmé, — kiuso. 

6*. Scîa^ sce, sci, scio, sciii, répondent parfaite- 
ment aux syllabes tVancoises cha^ che, chi, cho, chu, 
et au 5-/^ anglois clans les monosyllabes shall, sheU, 
shiftj short, shoot, àc. Ex : 

Sciac^âra, malheur, prononcez: chiaç^oura, 

Scelta, choix chelta. 

Scîmia, sin^e chiniia, 

Sciocco, Sût chiocco. 

Sciiigàre, essuyer chiougare, 

7°. Schl schc se prononcent comme ^çz^i sque, dans 
les mots esquiver et squelette, et comme skill, sketch^ 
des Anglois. Ex : 

Schifo, adj. sale, prononcez sklfo, 

Schiavo, esclave, skiavo. 

Scherzo, badinage, skertso, 

G. 

19. l^ G devant a, o, u. r, a le son roto?ido, (dur), 
et se prononce de même qu'en François. Ex : gàbbia 
cage; gobbo, bossu; gusto, gôut; grande, grand: 
—prononcez comme g dans les mots 

François. Anglois. 

gaiard, ' ' gang, 

gosier, go, 

govfre, gulf, 

grand, grant, 

Q^. G devant / se prononce de deux manières, 
La première, dans gia, gle, p;lo, glu, est la même 
qu'en François et en Anglois; comme, gldiidula, 
glande, gland : gleha, motte de terre glebt; glôria, 
gloire, glorif ; glutine, colle, glue. Dans la se- 
conde, gli a un son liquide; comme // du mot Fran- 
çois bouilli fcj. Ex : 



(c) 11 faut excepter les mots negUgere negl'.geniare, négligente, 



32 De la Prononciation 

se a glia, écaille; prononcez: scaillia 

fglia fille; JiUia, 

egli, i l ; eilli» 

moglie, femme; moi! le. 

Il n'y a pas de pareil son en Anglois, si ce n'est 
dans le mot million, ou SerragliO' 

3". G devant e et i fge, gi,J a un son morhido 
(doux), et se prononce comme dans le mot An- 
^\o\^ginger\ et en François, comme si le g étoit 
précédé d'un d, sur lequel il ne faut pas appuyer. 
Ex: 

gengîva, gensive; prononcez: dgendgiva, 

4". Gia, giOy giu se 'prononcent aussi comme s'il 
avoit un d devant le g, et en glissant légèrement 
sur Ti fd) ; comme en jack, job, juice, des An- 
glois. Ex : 

Giallol jaune; prononcez; dgiallo, 

giorno^ jour ; dgiorno, 

giûbilo, joie: ■ dgiubilo, 

6*. Deux gg devant une voyelle se prononcent en 
appuyant un peu plus sur la voyelle qui précède. 



Tiég:lig€r, néaligent, et leurs dérivés; ainsi que les mots tirés du 
ï>atin, et dont on se sert en poësie ; tels que Anglia, Angli, Avgii- 
eano, Angleterre, Angloiç. Anglican et autres semblables, où gli se 
prononce comme en François dans glisser, et en Anglois dans gliiter. 
Il y a quelques eudroîts en Italie où l'on prononce o^Z comme s'il y 
aroit Ig ; molge au lieu de ?noglie en faisant précéder la lettre l^èig. 
Cette prononciation est vicieuse. 

(^tlj II est bon d'observer qu'il y a plusieurs mots où il faut ap- 
pnyer sur Vi qui suit le g j et surtout lorsque gi forme une syllabe 
distincte du reste du mot: comme, gia il alloit; leggloy pupitre. 
Il en est à peu près de même dans les ire, et 2de personnes du plu- 
riel des verbes en ggere ou gere^ tels (\\\ffTCggimno, reggiate, du verbe 
réggerc régir ponriamo de jiorgere, présenter ; leggiamo de léggere, 
lire \ et de même, dans rcginnty legiojie, religione, et autres sembla- 
bles, dont l't et l'e forment deux syllabes séparées en poésie, ce qui 
n'est pas permis dans ragivne, magione, carnagioney et autres mots 
dérivés du Laliucn tic^, &;c. où il ne faut pas appuyer sur l'i, 



I 



Des Consonnes. 33 

et partageant également le son entre les deux g-g*. 
• Ex : 

ràg^io, rayon; prononcez; rad-doio. 

og(;-i, aujoLird'hui; oddj^r, 

og<:étto, olijet ; oddgetto, 

veg;:^o, je vois; ■ vegf^o 

agoTuppàre, uGaer; aggrouppare. 

6" Ghe, ghi, se prononcent comme gue, gui, en. 
François, et comme guest, guiît, en Anglois. Ex: 
Ghetto, juiverie; prononcez: guetto. 

ghigno, sourire; — ^ guignio. 

7°» Si la syllabe ghi est suivie d'une autre vo- 
yeUe, cette voyelle tj'unit tellement avec celle qui 
la précède, qu'il en résulte un autre son qui 
s'appelle schiacciato, (écrasé), a peu près comme 
Guinea en Angloi?. Ex : 

ghiotto, gourmand, prononcez: guiotto. 

g/iiaccioj glace, guiatchio, 

S'*. Gna, gne^gni^ gno,gnu se prononcent comme 
gnici, gnie, gui, gnio, gain, en un 5eul SCIi, et dC: 
même que la dernière syllabe des mots François 
gacsEr, EspaQ-SE, AllemaG^Ey et du mot Anglois, 

JOOiGNANT. Ex : 

vergugna, fej honte, prononcez : vergognia, 

agiielloy agneau, _ agniello. 

hisognoy besoin, hisognio^ 

ignudo, nu, — ignioudo. 

9°. Les sj-llabes gua, gue, gui, guo, se prononcent 
d'un seul son, sans presque faire sentir Vu (fj ; 



(ej S'il y a quelque mot qui se termine en gnici, on appuie sur H, 
comme s'il y avoit un accent-, et en deux syllabes séparées. Ex: 
compagnia, compagnie, prononcez campagni-a. 

(f) Il y a quelques mgts où il faut appuyer sur Tu et le détacher de 
]a voyelle qui le suit, et qui forme une syllabe séparée \ Ex : amhîgun, 
contigiio^ ^\\fi v^rba argiiire, profi ; iunbigou-Of çonti^u-o, argou-u-e^ 



54 De la Prononciation 

comme cvxdagno^ gain; g u Erra, guerre; guicTc?, 
guide; seg\jOy je suis; ces mots doivent se pronon- 
cer comme s'ils étoient écrits ainsi: GO\JA-dagnio^. 
couE-rra, Goui-c/a, .s<?ij"ouo,un peu plus fort que le 
îca, de wA^er, wEaMcr, vanther, wont/er des An- 
glois, et comme si tous ces mots étoient précédés 
d'un g, gica, gwea, gici, gico. 

H. 

20. 1\ Uh au commencement des mots Italiens 
ne se prononce pas. 

9°. Selon la manière la plus reçue et approuvée 
parle Dictionnaire de la Crusca, on ne met cette 
lettre qu'au commencement de ho hai, ha, hanno 
fgj\ (j'ai, tu as, il a, ils ont;) et seulement pour les 
distinguer de o, ai, a, anno, (ou, aux, à, année,) qui 
se prononcent de même : ou avec quelques inter- 
jections, comme ah ! deh ! 

3°. L'A /l'est jamais aspirée, excepté dans quel- 
ques interjections d'exclamation, admiration, &c» 
comme ahi! ohimè / et autres semblables. 

4°. En Italien, Vh est une lettre auxiliaire : on 
l'emploie pour changer le son des lettres c et ^ 
devant eet 2, quand la prononciation en doit être 
(rotundaj dure, comme celle de che, chi, ghe, ghi, 
qui se pronoi^cent comme que, gui, gue, gui. Voyex 
la lettre C, n» 4 et la lettre G, n^ 15. 

Et c'e^t pour cette raison que tous les mots, les 
iiom.s propres sur tout, qui sont écrits par une h en 
François et en Anglois, la perdent en Italien, 
ex: théâtre, thème thlologic, théorie, thyrse, ^c, é- 
crivez teatro, tema, teologia, teorïa, tirso, &c. 



CgJ Quelque fois ces mots se trouvent écrits avec un accent au 
lieu de i'.^, comme 6, àf, à, ànno, mais on ne suit plus cette manière 
là ; et piesque tous^lts Ecrivains KioJtrucs les^écriveut avec une h. 



r 

I Des Consonnes. 35 

5*. Uh s'emploie de même dans les temps des 
verbes en care et gare, où c et g pjécèdent e et i ; 
comme, cercare, cUercher; pagare, payer. Ex: 
cerco, je cherche; cerchi, tu cherches; et non pas 
cerci: pago, je paye; paghi, tu payes, et non pas 
pagi, 

J. 

21 Lej a le même son que Vi dans la langue Ita- 
lienne. Quand il précède une voyelle avec laquelle 
il forme une syllabe, il faut appuyer sur cette vo- 
yelle; comme jeri, hier ;aJuto,^\de; prononcez Je-rz, 
a-ju'to, et non pas i-e-ri, a-i-u-to. 

On emploie le j actuellement pour remplacer à 
la fin des mots les deux ii qu'on y mettoit ci-de- 
vant; comme, studj au lieu de siiidii, les études ; 
témpj au lieu de tempii; temples, &c. 

Voyez cette lettre à l'article des noms terminéi 
en 10, et dans le traité de TOrtographe. 

L. 

22. Cette consonne a deux sons différens en Ita- 
lien; l'un est le même que dans les mots François 
lac, les, gloire; l'autre est liquide, et semblabe aux 
// mouillées de ^okz7/z; telles sont les syllabes gii, 
gUa, glie, glio, giiu. Voyez la lettre G. n<* 2. 

M. 

23. UM se prononce en Italien de même qu'en 
François et en Anglois. 

Remarque. Quand Vm est précédée d'une 
voyelle avec laquelle elle forme une syllabe, et 
suivie d'une autre consonne, il faut alors la pro- 
noncer légèrement et sans la séparer de cette con- 
sonne. Ex: ambizione, ambiùou; émpio, impie; im-' 
joeio, impétuosité; ombra, ombre; umbilico, nom- 
bril: prononcez à peine l'/^i, etsans la séparer de la 
consonne suivante, de même qu'en François et en 
Anglois 



3^ De la Prononciation 

N. 

54. L'w se prononce aussi en Italien comme ea 
François et en Anglois. 

l^ Remarque. L'observation que nous avons 
faite sur la prononciation de r?7z, s'applique égale- 
ment à celle de Vn. Dans les mots andare, aller ; 
ew^rare, entrer; inde{(?io /indigne; onda^ onde; w/i- 
dici, onze, et semblables, il faut glisser légèrement 
sur l'/z, et ne pas la prononcer séparément du reste 
mot ; comme, an-dare, en-trare, in-degnOy on-da, uri" 
diciy d:c. 

Q". Vn, dans la même syllabe que le g, a le son 
liquide dont nous avons parlé à l'article de la lettre 
G, comme gna, gne, gni, àc. no 8, 

S**. Elle se prononce comme 7n quand elle est de- 
vant un mot qui commence par une des lettres la- 
biales, by m^p'y comme gras Bcstia, grande bête; 
scolpïre is isiarmOy sculpter en marbre; cas voca 
fatka, avec peu de peine; prononcez grayiBestia, 
tMMûrwo, coMPoca, écc. C'est par cette raison 
qu'on écrit Gia^iBatista, GiaMyiarmy Gia^siFietro^ 
au lieu de Gian, qui est une abréviation de G/o- 
zânni, Jean. 

Q. 

55. Cette lettre est toujours suivie d'un u et 
d'une autre voyelle, comme qua, que, qui, quo, sans 
quoi elle n'auroit-pas de son. 

Elle a la même valeur que la lettre c, puisque 
cuôcere, cuire ; cuôjo, cuir, se prononceroient de la 
même manière, quand même on écrnoit quôcere, 
quojo. 

Cependant cette lettre n'est pas tout à fait in- 
utile; car on doit se servir du q devant l'w, lorsque 
cette dernière lettre est suivie d'une autre voyelle 
faisant diphtongue; comme dans jwa/e, quel ; quanta. 



Des Consonnes. 3T 

combien: au contraire il faut se servir du c devant 
l'tt, lorsque Vu est suivi d'une autre voyelle îie 
faisant pas diphtongue, laquelle par conséquent se 
doit prononcer en deux syllabes, comme cw-ê, du- 
quel; circà'ito, circuit; tacai-ino, tablettes, &c. 

Le q avec deux voyelles doit donc se prononcer 
comme dans les mots Latins qua, que, qui, quoi 
c'est à dire, en un seul son syllabique, et sans ap- 
puj'er sur Vu fhj ; comme, koua, koué, koui, kuuo^ 
et comme qua, dans le mot Anglois quaker. Ainsi 
prononcez quale, quel; quello (i), cela; quinto^ 
cinquième; quota, contribution; comme qu dans 
îa seconde syllabe des mots quinquagésime et 
aquatique. 

Remarquez qu'en Italien le q n'est jamais dou- 
ble, et qu'on y supplée par un c; comme acqua^ 
eau; sciacquarc, rincer. Dans ces mots et autres 
semblables il faut appuyer un peu plus sur la vo« 
ye lie qui est avant le c, 

S. 

56. Cette lettre n deux sons difféfens; Tun fort 
f^agliardoj, dans rosa, rongée; et l'autre doux 
(rimessoj, dans rosa, rose. Le premier son ap- 
proche du sifflement, et se fait entendre comme 
dans les mots François, salut, sacre, secret, et dans 
les motà A-nglois sait, soft. Le second ressemble 



(hj Dans une Grammaifc publiée à Leurre par V. Peretti, on 
yïétend régler la pronunciatiou de ç-w eu disant qu'il faut le pro- 
ii«nrer comme c6u en François j mais c'est une mépris* de l'Editeur, 
puisque d'aiwès cette règ^le il ne dc^Toit pas y avoir de différence 
entre çudans qvinto,et eu dans cui. Mais ce qui en démontre l'absurdité 
«'•8t que dans cui, (du quel, ou au quel,) et daas taccui-noy tablettes, Vt$ 
«t r» sont dans deux syllabesdiffénentes, tandis que qua, qvt,qui, quo, 
■ont autant de «yllabei indiviiibles dans l'ortographe comme daui 
\% prononciation. 

(ij 11 y a en Italie quelques endroits où l*oa prononce <nuvest(t 
pour quisto-, ttcouvello pour quello. C'cit UB exemple qn'il faut 
i»i«n ce §;arder d'imiter. 

B 



S8 De la Prononciation 

à celui du 2 en François, et se prononce comme 
dans les mots François, baiser, raser et dans les 
mots Anglois, ease^pUasc. 

Il est très-difficile d'établir sur des règles posi- 
tives la ditîérence qui existe entre ces deux sons 
de Vs\ elles seroient sujettes à de trop nombreuses 
exceptions. Nous devons donc nous borner à 
donner quelques principes généraux, d'après les- 
quels on pourra ensuite étudier plus particulière- 
rnent l'usage. Ce n'est que la pratique qui pourra 
bien faire connoître cette diliérence. 

1°. En général i'^^ a le son fort (gagliardo) au 
commencement des mots; comme sole, soleil; 
servo, serviteur; sale, sel; siguore, monsieur, &c. 
de même que dans les mots François secret, verser; 
et dans les mots Anglois soft, si?t. 

Il faut excepter de cette règle les noms propres 
qui en Latin eî en François commencent par un X, 
et en Italien par un S; comme: Senôcrate, Xéno- 
crate; Senofônte, Xénophon ; Senôfane, Xéno- 
phane. Dans ces noms l'j a un son rimesso, moins 
îbrt que dans le mot sillaha, syllabe. 

2^. L'^ a le son gagliardo devant c, f, p, t; 
comme dans 5ca«-/2a, écaille; ^/era, sphère; spada, 
tpée; siûdio, étude. 

3^. L'^, entre deux voyelles, a le son plus doux 
f rimesso J, comme dans g-wi^a, guise; uso, usage; 
tesôrOy trésor; rosa, rose; sposo et sposa, époux et 
épouse; accw^û, accusation ; lésina, Siièue, ikc, 

Ç7. Exceptez de cette règle 1^. les deux ss 
entre deux voyelles, comme, fosso, fossé; rosso, 
rouge; po^.^o,jepuis, &;c. ^^. Co^i, ainsi; altresz, 
aussi, et tous les mots auxquels on ajoute si, tels 
que scrioesi, on écrit; dïcesi, on dit, au lieu de si 
scrive, si dice, &c. alors 1'^ a le son gagliardo, 
3®. Exceptez aussi cosa, chose; casa, maison; 
raso, satin; roso, rosa, rosi, rose, participes du 



Des Consonnes. 39 

verbe rôderCy ronger; et tous les mots qui se ter- 
minent en osa; comme amoroso^ glorioso, dans 
toutes leurs inflexions; riposo, repos; rispose, il 
répondit, àc. 4*^. La plupart des mots composés, 
comirm prosescu're, risôlvere, presàmere, risôrgere, où 
1*5 a le ^on gagliardo, mais mons fort que dans les 
mots qui commencent par une s ; ^tdisusare, où la 
première ^ a le sou gagiiardo, et la seconde le son 
rimes so. 

Il est indispensable d'entendre prononcer ces 
divers mots par les Italiens qui ont la bonne pro- 
nonciation, pour bien sentir les nuances diverses 
du scn de Vs, puisqu'en Italie même, il y a plu- 
sieurs endroits où ce son varie. 

Sce, sci, etschi se prononcent comme nous Tavons 
dit à l'article de la lettre C, (Xos. Q^, et 7^.) 

T. 

S8. Le t en Italien se prononce toujours fort, 
même devant i suivi d'une autre voyelie; comme 
tanto, tant; natio^ natif; sentiéro, sentier; por- 
/ifi/720, nous apportons; m al ai t ia, imln-dia ; où le t 
se prononce comme ceux des mots François tâter, 
te /lier, &c. 

Il y a cependant des mots dérivés du Latin? 
qu'on tiouve dans des éditions des anciens auteurs 
Italiens, où le t devant ïi suivi d'une autre voyelle 
doit se prononcer comme ts. Ex ; gratia, letione, 
letitiQy amicitiay &c. Aujourd'hui on écrit tous 
ces mots avec un z, grazia, Uzione, letizia^ amicizia. 
Sec. 

V. 

2D. Cette^cor^sonne a le mcme son qu'en Fran- 
çois et en Anglois, 

b2 



4# De fa Tronenciaîtdn 

Z. 

30. Le Z a, selon Buommattei, deux sons dif- 
férents en Italien. 

1^. Le \^\Qm\tv,\)\v\s,ïon fgagliardo on aspro) y 
semblable à celui de ts. Ex : zana. berceau; zujrpa, 
Boupe; sio, oncle; zappa, houe; prezzo, prix; eu- 
rezze, caresses; pazzo, fou; pozzo, puits. Pronon- 
cez comme s'il y ^wo\t tsana, tsappa, tsio, tsappa, 
kc. et comme Fits des Anglois. 

2^. L'autre son du z est plus doux frimesso.J 
€t semblable à celui de c/^-. Ex: mezzo, milieu; 
rczzOf ombre : rozzo, grossier; zanzàra, cousin 
(insecte.) Il faut prononcer comme s'il y avoit 
medso, redso, rodso, dzandzàra, ^c. et à peu près 
comme Windsor en Anglois. 

Remarque. Il v a un nombre immense de 
mots Italiens où le z se trouve, et la prononciation 
n'en est pas tellement fixée par les règles, qu'il n'y 
ait lieu à de nombreuses exceptions. 

31. J'ajouterai ici pourtant quelques règles géné- 
rales avec une liste des principaux mots ou le Z se 
rencontre, pour en faciliter la prononciation aux 
Étrangers. 

l*^'. Le Z a le son aspro, fort, dans tous les mots 
où il est suivi de deux voyelles, dont la première 
est un I, comme dans gràzia, grâce ; spàzio, espace; 
pazzia, follie ; azione, action, et dans tous les autres 
noms de cette terminaison. 

2°. Il a aussi le son aspro fort, quand il est 
précédé d'une de ces deux lettres L ou R, comme 
en sbalzo, saut; calze, les bas ; salza, sauce ; milza, 
rate ; pnlzéllay pucelle ;/or-2:a, force ; scorza^ écorce; 
scherzOf badinage; sj'erza, fouet; sforzo^ effort; 
terzo, troisième, &c. Excepté garzàne, garçon ; 
^Tzoy orge ; dont le z a le son moins fort que celui 
dts précédents. 



Des Consonnes, 



41 



3^^. Il faut prononcer fort le Z dans toutes les 
syllabes en anza, anze, enza^ enze, inza, onzay &c. 
comme innànzi, avant ; speranza^ espoir ; prudenza, 
prudence ; senza, sans ; grinza^ ride ; tenzône, com- 
bat ; fro/z^/^^, touiî'ii, t<c. JLxceptè go nzo, niais; 
manzo, hœuï ; Kanzàra, cousin, (insecte) ; zénzero, 
gingembie ; donzéllaj fiiie, où le Z a le son plus 
doux. 

4'^. Dans tous les noms terminés en ezza stussi 
bien que dans tous les diminutifs en uzzo^ uzza^ &c. 
les deux zz ont le son trù^--forf, comme dans bellezza, 
beauté ; asprezza, àpreiè ; destre^^a, adresse ; roz- 
^f.^<a, rusticité, ôcc. quoique les deux premiers zz 
de ce dernier mot aient le son doux ; pelir-'-o, menu 
poil ; pedantmzoy petit pédant ; feminusia, femme 
ordinaire, ^c. 

Mots qui commencent par un Z, dont h son est 
différent. 



Le Z est fort comme 
ts dans 

Zàmpa, patte 

Zampîllo, Je^ d'ea?i 

Zampogna, chalumeau 

Zann, berceau 

Zaucn y jambe 

Zanna, défense de san- 
glier 

Zappa, houe 

Zecca, monnaie, ou tique 

Zeccliino, sequin 

Zeppa, coin 

Zio, oncle 

Zimarra, simarre 

XïmhîcWo, appeau 

Zingaro, Egyptien 

Zinna, teton 

X'\tè.\\2i,puceUe . 

ZittOj silence 



Le Z e^t doux comme 



ds ( 



ians 



Zaccaria, Zacharie 
Zàcchera, crotte 
Zatlerùno, saffran 
Zaîtiro, saphir 
Zagàglia, 7«re/oi 
Zâino, gibecicre 
Z^um, buffon 
Zanzàra, cousin 
Zara, risque 
Zatt3, es^pèce de melon 
Zâttera, radeau 
Zéffira, z^phir 
Zelo, zèle 
Zendàdo^ espèce de taffe* 

t'IS 

Zénzero, gingembre 
Zerbino, petit-maîtn 
Zéro, %ero 
3 



42 



De la Prononciatioa 



Comme ts. 
Zoccolo, sandale 
Zofia, gamme 
Zol fo, soufre 
ZoUa, 7?îo^^e c?e terre 
Zoppo, boiteux 
Zucca, citrouille 
Zûcchero, sucre 
ZuiTa, dèmilé 
ZMolOjfute 
Zuppa, 5oz^p(î 
Zêta, ^a /ei^re z 



Comme ds. 
Zibibbo, raisin sec 
Zigrîno, chagrin 
Zigzyg, zigzag 
Zizzâiiia, ivroie 
Zodîaco, zodiaque 
Zona, so«e 
A zonzo, frt ci /i 
Zôtico, rustaud 
Zotti, rofre serviteur trèS' 
hum b le. 



35. Mots écrits avec deux zz dont le son est tantôt 

fort, tantôt doux. 

Les deux zz da?js les mots suivants se prononcent 
fortSf comme ts. 



abbôzzo. 


foresozzo 


paonazzo 


scbiamâzzo 


agûzzo. 


ghiôzzo fune\j<xzzo 


schizzo 


ariizzo 


gûuttej 


pezzo 


sergozzône 


attrézzo 


gozzo 


piazza 


sezzajo 


avvézzo 


guazzetto 


pizzicôre 


sezzo 


bacberôzzo 


guazzo 


pozzetta 


spruzzo 


baciôzzo 


guizzo 


pozzo 


stizza 


bâzzica 


imbarâzzo 


prezzo 


strapâzzo 


biscazza 


indirizzo 


puzzo 


stravizzo 


bôzzolo 


lazzo fàprejï^g^^zz^ 


strozza 


cagnàzzo 


iezzo 


ribiézzo 


stiuzzo 


carrôzza 


lizza 


siughiôzzo 


tazza 


capezzâle 


mazza 


solicizzo 


terràzza 


cavézza 


mazzo 


bOZZO 


tizzône 


cocûzzolo 


merlu zzo 


spâzzola 


tozzo 


corâzza 


mezzo(/V.'Oi\ 


?/)razza fract 


'Jvezzo 


dassèzzo 


mozzo ^^/-o/z-ribiézzo 


Zti^iZfera 


disprézzo 


nozze [<qué 


yrùzzoia 




fazzoletto 


palaz2X) 







Des Coisonres. 



45 



Prononcez forts aussl'comme ts les deux ZZ dans 
les verbes suivants. 



Abbozzâre 


azzLiffâre 


ingozzâre 


spazzâre 


accarezzâre 

accozzâre 

affazzonâre 


cozzâre 

diofuazzâre 

dirizzâre 


intirizzire 

prezzolàre 

scozzonâre 


spezzare 

strapazzâre 

stravizzâre 


ammazzàre 


disprezzâre 


sgozzâre 


strozzâre 


apprezzâre 


gavazzâre 


rintuzzare 


stuzzicâre 


uttizzâie 


guizzàre 


singhiozzare svolazzâre 


avvezzâre 


impazzàre 


sminuzzâre 


vezzeggiâre 


azzanuâie 


in,^allLizzâre 


solazzare . 





Les deux ZZ des mots suivants ont le so?î doux 
semblable à ds : 



Agozzîno 

ainâzzone 

âzzimo 

azzùrro 

bizzarro 

bizzarrîa 

bizzôco 

dczzina 



dozzinale lazzo fbadi-\)à\izzB. 
frizzo nagej razza fraie) 

gazza magazzino razzo (rais) 

oazzetta mezzo 7;îoî/e?2rezzo 
ghiôzzo (petiimezzâao ribrezxo 

poissoa) mozzofjnoi'-YOzzQ. 
ghiriblzzo ez/yJro'zo 

Lâzzaro orizzônte zizzâaia 



Prononcez doux comme ds les ZZ des verbes 
suivants. 



Agonizzâre dirozzâre organizzâre scandalizzâre 
autorizzâre esorcizzâre particolariz- sollennizzâre 
battezzàre gargarzzâre zâre tesaurizzâre 

canonizzâre latinizzâre polverizzâre tramezzâre 
caratterizzaremartirizzâre profetizzâre 
catechizzâre moralizzâre ruzzâre 
dimezzàre natomi^zâre sbizzarrire 



44 De la Projwnciatijn 



K. X. Y. 



33. Ces trois lettres de l'alphabet des Latins ne 
sont pas en usage dcins la langue Italienne ; on y 
suppiée par d'autre.*. 

1^. Au lieu du K on se sert de c ou ch. Ex: 
Kalendœ Kirie, on écrit Calende, chirie. 

2*^. L'X se remplace par s owss. Dans tous les 
mots François où r.r a un son doux, qui répond à 
gZy comme dans exemple, exaine??, il est supplée en 
Italien par une seule s ; csémpio, esàme. Dans 
ceux où Vx a un son plus fort, (]ui répond à es, com- 
me dans axe, axiome, il est supplée par deux ss ; 
asse, asslôma. Dans les mots où I't est suivi d'un 
c, comme dans exeellent, exets, exciter, &c. il se 
remplace en Italien par un c, cccellcnte,, ec cessa, ce- 
citdre, kc. quelquefois aussi par un z ; comme 
équinoxe, equinàzio. Cependant on conserve i'x 
dans quelques mots étrangers, tels que Xanto, 
(rivière), qui ett ainsi distingué de sanio, (saint) : 
on le conserve aussi dans certaines expressions 
Latines employées par les auteurs, telles qu'elles 
sont dans leur langue originale, comme exabrnpto, 
extempore, exproposito, exprof esso, &c. 

3^. L'F est remplacé en Italien par i ; comma 
gyrus, g/ro; physica, y/5zc«, &c. 

34. P/m'est pas usité dans la langue Italienne; 
on le remplace par/; comme pbilosophus, phan- 
tasma, phantasia ;'il faut ccrire Jiiôsofo, fa?}ta$ma, 
fantasia^ &c. Voyez le traité de l'Orthographe. 

Du genre des Lettres, 

35. Salviati, Manni et autres déterminent le genre 
des lettres de l'alphabet Italien, d'après les régler 
suivantes; 

1^. Les deux voyelles a, e, et toutes les con- 
so"nnes qui leur sont jointes, c'est à dire/, /i, /, w, 
71, r, Sj z, sont du genre féminin. 



3es Consonnes. 



45 



î^. Les autres Toyelles, e, <>* ^f et les autres 
consonnes c, d, g^p, fj^ty sont du genre masculia 
Ky (lettre étrangère) est aussi du genre masculin. 

L'exemple suivant peut servir d'exercice pour 
apprendre à lire; il contient presque toute la pro» 
nonciation Italienne. 

Il faut commencer par observer que l'accentgravc 
[) est employé dans cet exemple pour marquer la 
quantité des mots, et l'endroit où il faut appuyer 
plus fortement, et en même-temps pour distinguer 
î'e ouvert qui doit être prononcé comme celui du 
mot François après. L'accent aigu (') y est em- 
ployé pour distinguer l'e fermé, qui doit être pro- 
noncé comme celui du mol par lé. On a écrit l's en 
caractère italique pour la distinguer de Ts qui a un 
son plus doux. L'accent circonflexe () sur i'd, sert 
à le distinçjuer de Va fermé. 



Exercice sur la Prononciation Italienne^ 



Claschedàno sa che, 
corne non u'è casa che 
pià dispiaccia a Dio 
delV ingratitàdine ed 
inosservanza dei suoi 
precetti, cosi non v'é 
niente checagiôni mag- 
giormente la desola- 
ziône di questo uni- 
verso, che la cecità e 
sî/pérbia de^ili iiômini, 
che sprézzano la gran 
potenza di Dio, la paz- 
lia dei Gentil i ; Vigno- 
ranza e Vostinazione 
dei Giud-éi e degli sci- 
smàtici^ 



PRONONCEZ. 

Chia-^que-doù-no 6a que 
come non v'è cô-^ qu4 
piou di^-pià-tchia a Di-o 
défi' in-gru-ti-toù-di-né èd 
in-o5-5'er-vàn-tsadé-i souô-i 
pre-tchèt-ti, co-^i non v'è 
nièin-té que ca-dgiô-ni 
madg-dgior-méin-te la dé- 
so-la-tsi-6-né di koué-^to 
ou-ni-vèr-50 que la tché* 
tchi-tà è 50U- pèr-bia déilii 
ouô-mi-ni que ^prèts-tsano 
la gram-po-tèin-tsa di Di-o^ 
la pats-tsî-adé-idgéin-ti-li^ 
l'i-^wo-ràn-tsa è l'o-^ti-na- 
tsi-o-ne dé-i dgiou-dè-i è 
déiili chi-^mà-ti-tchiv 



4(5 De la Prononciation, 

Traduction Françoise, 

Chacun sait que, comme il n'y a point de chose 
qui déplaise tant à Dieu que l'ingratitude et le 
mépris de ses commandemeiits, de même il n'y a 
rien qui cause davantage la désolation de cet uni- 
vers, que raveuglement et l'orgueil des homme» 
qui méprisent la grande puissance de Dieu, la folie 
des Gentils, l'ignorance et l'obstination des Juifs 
et des schismaiiques. 

Par le Tableau suivant des différents éléments de 
Ja langue Italienne on pourra en un clind'œii con* 
noître aisément tous les sons des Lettres de cette 
Langue avec les exemples des sons correspondant» 
en Frani^ois et en Anglois. 



(tableau) 



TABLl 



Sîng. IT libro, (2) U hvye. 

Del libro, du In-re. 

Al libro, au livre. 

Dal libro, du livre. 

Plur, I bbri, les livres. 

Dei libri, des livres. 

Ai libri, aux livres, 

Dai libri, des livres, • 

Genre Féminin. 

Sing. La casa, (6), la maison. 

Délia casa, de la maison. 

Alla ca«a, « ^" maison.. 

Dalla casa, <^<î '« wiaiio^z. 

Plur. Le case, les maisons. 

Délie case, des maisons. 

Aile case,. «"J^ maisons. 

Dalle case, des maisons. 

(1) L'article défini est employé devant les r 

(2) C'est ainsi qu'il faut décliner tous les noi 

(3) Tous les noms communs masculins, qui 

Voyez p. 53. 

(4) Déclinez de même tous les noms commu 

(5) Gli ne doit être abrégé que devant les m; 
#crire gl'amori, gl'onori, mais g// «7/ioW, glionc 

(6) Tous les noms communs féminiîis qui coi 

(7) Déclinez de même tous les nom. commuj 

(8) Il vaut mieux ne pas abréger Farticle le i 

(9) Les Segnacasi di, a, da, servent tant pou 

(10) Pour éviter l'équivoque entre le géaitit t 
N. B. Tous les noms, soit masculins, so^tfém; 

madvi. 
Exceptez 1" Les féminins en a se termment 
2° Les noms terminés avec un accent, se ter 
S*» Il y ac^uelqtes noatf leriïkiftéi ea e (^ui om 



TABLEAU de la Déclinaison des NOMS. 



ARTICLE D:frFINI. (1] 



SIng. 



Ph 



Genre Blasculin, 



Sing. iTlibro, (2) 
Del libro. 
Al libro, 
Dal libro, 

Plux, Ilibri, 

Dei libri. 
Ai- libri, 
Dai libri, 



le livre, 
du livre, 
au livre, 
du livre. 

les. livres, 
des livres. 
aux livres, 
des livres. 



Sinff. 



Plur. 



Loscolâre, (3) 
Dello scolare. 
Allô scolare, 
Dallo scolare, 

Gli scolari, . 
Degli scolari, 
Agli scolari, 
Daglj scolari,.. 



l'écolier, 
de V écolier i 
d l'écolier, 
de l'écolier. 

les écoliers, 
des écoliers, 
aux écoliei's. 
des écoliers. 



Sèvant une VoijcUe. 

Sing. L'onôre, (t) 
Dell' onore. 
Air onor^e, 
Dali' onore, 

Plur. Gli onori, (5) 
Degti onori, 
Agli onori, 
Dagii onori. 



V îiorneur. 
de r honneur, 
à r honnevr.. 
de r honneur 

les honneurs., 
des honneurs, 
anxhonneurs 
des honneurs' 



Genre Féminin. 



La casa, (6). 
Della casa. 
Alla casa. 
Dalla casa. 

Le case. 
Délie case. 
Aile case,. 
Dalle case. 



la maison, 
de la maison, 
d la maison..: 
de la maison. 

les maisons, 
des maisons. 
aux maisons. 
des maisons. 



Devant une Voyelle. 

^ingi, L'anima, (7) V ame, 

Dfell' anima, de V ame, 

AU' anima, dl'avie, 

Dali' anima, . de V ame. 



PJur. 



Le anime, (8) 
Délie anime. 
Aile anime. 
Dalle anime. 



les amest 
des âmes, 
aux âmes, 
des aines. 



AUTICLE INDEFINI OU SEGNACASO. (9) 

Devant une consonne. Devant une Fâyellc* 

Antonio. 

D'Antonio. 
Ad Antonio. 
Da Antonio. (10) 




(1) L'article défini est employé devant les noms communs, le» pronoms possessifs, et le pronom relatif quale, lequel. 

(2) C'est amsi qu'il faut décliner tous les noms communs masculins qui commencent par une ou plusieurs consonnes. 

(3) Tous les nom« communs masculins, qui commencent par une s suive d'uiie autre consonne, ou par unz, reçoivent l'article lo 
Vbyez p. 53. - • 

(4) Déclinez de même tous les noms communs masculins qui commencent par une voyelle. 

(5) G/î ne doit être abrégé que devant les masculins qui commencent par un i, co.ntne: ^l' Ingleù, f^l' ingegni y eton nedoit pas 
écrire gl'amori, gVonori, mais gli ainori, gli onori, degli onori, &c. 

(0) Tous les noms communs féminins qui commencent par une ou plusieurs consonnes sont déclinés de même. - 

(7) Déclinez de même tous les noms communs féminins qui commencent par une voyelle. 

(8) Il vaut mieux ne pas abréger l'article le au pluriel à moins que le mot suivant ne commence par un e. Voyez p. 55. iV(» 2Î. 



mad, 



Exceptez!" Les féminins en «se terminent en eau pluriel, comme: Sorella, sorellc ; Borna, Donne, Sec. 

2° Les noms terminés avec un accent, se terminent de même au pluriel, comme: Lavirtù, levirtù; Lacittd, lecittd. 

3" Il y a (^uelqtesnoiïw terminé» eftgcjui ont kimème terminaison aQpluritl: La série, le saie i Laefi^ie, /e tf/i^^ic. Voyez p. 




TABLEAU des Éléments de la Lanmie Italienne. 



OU RECAPITULATION DE LA PRONONCIATION DES VOYELLES ET DES CONSONNES. 



Xettbes qui se prononcent 


1 








1 






comme dans les mots italiens. I 


FRANÇOIS. 


ANGLOIS. 


ITALIENS. 1 


FRANÇOIS. 


ANGLOM» 


A 


- casa, 


(maison) 


alla. 


Marirt. 


J consoRDe - - j&e\^ 


(hier) 


paj^ant. 


ytt. 


£ 


- - - bent, 


(Wen) 


hoiabe. 


^oJ'^ins. 


L - - - - #a/te//are. 


(sauter) 


lihs. 


l\ly. 


C rotondo (dur) • conculcare 


(fouler aux 


concave. 


concave. 


M • • • - mamma. 


(maman) 


mère. 


miwiic. 






pieds) 




^ 


N - - - - nome. 


(nom) 


noble. 


none. 


C 


môrhido (doux) céncio. 


(chiffon) 


tchentchio. 


cAurcA. 


ouvert - - opéra. 


(ouvrage) 


Rome. 


So. 


Ch 


rotondo (dur) - cAiccAera, 


(tasse) 


quelque. 


iticA. 


O fermé - - onore^ 


(honneur) 


Baron. 


note. 


Chi 


schiacctato (écrasé)cAiesa, 


(église) 


kièsa. 


key. 


P - - - - padre. 


(père) 


pompe. 


pompoui. 


D 


- d'iede. 


(il douaa) 


d'mdon. 


dtzd. 


Q.U .. - - - çijando. 


(quand) 


çuacre. 


gwality. 


X 


ouvert - . - erb». 


(herbe) 


après. 


Ict. 


R - - - • rosso. 


(rouge) 


rare. 


rough» 


£ 


fermé • - elemeïilOj 


(élément) 


pari ex. 


baker. 


S gagUarda (fort) roia. 


(rongée) 


verser. 


»oft. 


T 


- • - fine. 


(fin) 


/ou. 


/or/eit. 


S rimessa (doux) losn. 


(rose) 


baiser. 


ea*y. 


G 


rotondo (dur) - ^bbo. 


(bossu) 


gargote. 


gorgon. 


Sce, sci, - - - *ccna 


(scène) 


cAercAer. 


sAdtCi*. 


G 


morbido (doux) gengira. 


(gencire) 


dgendgiva. 


gjnger. 


T - - - • tutto. 


(tout) 


/en<er. 


/u^or. 


Gh 


rotondo (dur) - ^Aetto, 


(juiverie) 


guérir. 


guess. 


U voyelle - - uno. 


(un) 


fOtt. 


ML 


Ghi 


tchiacciato (écrasé) gAiotto, 


(gourmand) 


guichet. 


gutnea. 


V consonne- - vivere, 


(vivre) 


»icre. 


v'w&Cïif, 


Gl 


rotondo (dur) - g/6ria. 


(gloire) 


g/orie. 


g/ory. 


Z (ort Cgagliarda) patso 


(fou) 


patzo. 


U». 


Gli 


infranto (mouillé) figli. 


(fils) 


boui7/j. 


Sera^/io. 


2 doux (rimcssaj messo^ 


(milieu) 


medzo* 


Windior, 


Gn 
I 


infranto (mouillé) peg/jo. 


(gage) 


gagner. 


poignant. 










Toyeile - . /ddio. 


(Dieu) 


/tahe. 


stn. 











N.B. Il faut appuyer toujours sur les 



dernières voyelles accentuées, comme virtû, cccUà, amà, amcrd, credé, 
ÇTcdtrô, senti, ientirdf &c, 

[To/<KCpagci6.] 



TABLL 



ou RECAPITULATION I 



Xettbes qui se prononcent 
^ comme dans les mots italien.. ^LO 

^ ' * Cûso, (maisoiit. 

C ro/onrfo(dur) , conculcarc, (fouler |L. 

pi»ne. 
?/iOrigio (doux) céncio, 

ro/onrfo (dur) - cAiccAera, 

sckiacciato (écrasé)cA/esa, 

" " * dierfe. 



C 
Ch 
Chi 
D 

x 

£ 

G 
G 

Gh 

Ghi 

61 

Gli 

Gn 

1 



ouvert - 
fermé • 



erba, 
«•lemcnto, 

gohho, 

gengira, 

ghetto. 



rotOTtdo (dur) 
morbido (doux) 
rotondo (dur) 

tchiacciato (écrasé) ^/«otto, 
ro/ondo (dur) . gi^,;^^ 
infranto (mouillé) figU, 
infranto (mouillé) pe^«o, 
Tojeiie - . /jdio. 



(chiffoiD. 

(taise) jjte. 

(égIise>mpoui;j 

(il donJ^ality. 

(herbe))ugh^ 

(éléme^ft. 

(fin) B*y. 

(bossuJfltCi*. 

(genciiP^on 

(juiver)'"- 

(gournj'ï'acity. 
(gloipejit'. 
(fiJs) i^indfor, 
(gage) 
(Dieu) 



N.] 



11 faut appuyer toujours si 



fagc i6. 



47 

PREMIÈRE PARTIE 

DE LA GRAMMAIRE. 

DES PARTIES 

DU DlSCOrUS EN GÉNÉRAL. 

Les Grammairieîis ne s'accordent pas sur la di« 
vision des parties du Discours. Les Anciens, qui 
tâchoient de suivre de près les règles de la langue 
Latine oii l'on trouve constamment répété: Partes 
cratiofiis sunt octo, ont tous continué la même chan- 
son et n'en ont admis que liuit : comme, Gabbrielli, 
Corso, et en un mot la plupart des Anciens. Buom- 
mattei les partage en douze parties : Bembo n'en 
reconnoit que onze. Quelques uns en admettent 
dix, d'autres n'en reconnoissent que neuf ; il y en a 
qui n'en comptent que six ; d'autres n'en veulent 
que quatre; on en trouve enfin qui n'en voient 
que ti-Gis,que quelques uns même réduisent à deux. 
Mais comme ces divisions, qui dépendent absolu- 
ment d'idées métaphysiques plus ou moins sub- 
tiles, ne peuvent hâter en rien les progrès dans la 
connoisance (!e la langue Italienne, nous suivrons 
la méthode de nos meilleurs Grammairiens moder- 
nes qui ne distinguent que neuf espèces de mots, 
parce qu'il y en a neuf qui ont ou qui paroissent 
du moins avoir des fonctions différentes, et que 
nous appellerons ; 



1. Articoh article. - 

2. NomCj nom. 

3. Pronôtne, pronom. 

4. Verbo, verbe. 



5. Particïpio, participe. 9. Interiezione, interjec 



6, Avvérbio, adverbe. 



7. Preposizione, préposi' 
tion. 

S. CongiiinzionCy con- 
jonction. 



tion. 



4% Des Aftichsu 

Les cinq premières parties sont dcclinables, et 
les quatre dernières indéclinables. 

Le Nom &: le Verbe doivent être regardés comme 
les parties essentielle? & principales qui concou- 
rent à former le discours. Les Grammaires de la 
langue Angloise & de la langue Fran(^oise ont par- 
tagé le nom en substantif & adjectif, en en formant 
deux parties difttrentes du. discours; & vice versa, 
elles ont compris le verbe ^ le participe sous une 
«eule & même partie. 

Buommattei, Corticelli & presque tous les Gram- 
mairiens Italiens, en expliquant ces deux parties du 
discours, font tout-à-fait le contraire; mais comme 
cette division différente ne change nullement l'es- 
Fence de la cliose, chacun suivra là-dessus la mé- 
thode qu'il croira la meilleure pour parvenir au 
but que l'on se propose. 



CHAPITRE PREMIER. 



Des Articles en généraL 

1. L'Article est un petit mot qui se met àt- 
vant les noms pour annoncer h pour distinguer le 
sens dans lequel ils sont pris, 

2. L'Article ^ de grands avantages dans les lan- 
gues où il est en usage, puisqu'il sert à leur donner 
plus de précision dans l'expression. Dans la 
langue Latine, où il n'y a pas d'article, on apper- 
coit une dureté qui n'est pas danà l'Italienne ; car 
la Latine ne rend que d'une seule manière ce -qui 

Ï>eut être rendu de plusieurs dans l'Italienne par 
e moyen de l'article. Lorsque je dis, par exemple. 
lo non ho danârit je n'ai pas d'argent; cela veut 
dire que je n'en ai pas du tout ; mais si je dis ; lo 



l 



Des Articles, 49 

fis n ho i danAriy']Ç. n'ai pas l'argent, on entend que 
je n'ai pas la quantité d'argent nécessaire pour 
faire quelque dépense. Les Latins, faute d'article, 
ne pouvoient s'exprimer autrement qu'en disant 
nummos 7ion hahco, (Corticelli.) 

3. Dans presque toutes les Grammaires Fran- 
çoises et Angloises, on annonce trois espèces d'ar- 
ticles, savoir : Défini, le, la : Indéfini, de à, de ; et 
un, une: et Partitif, du, des. La langue Italienne, 
selon Buommattei, Corticelli, Dolce, &c. ne recon» 
noit qu'une espèce d'article, savoir: le délini il, lo, 
la, pour le singulier, et /, gli, le, pour le pluriel. 

4. Quant à l'article indéfini, de, à, de, et en Ita- 
lien, di, a, da, ce sont proprement des prépositions 
dont onge sert pour former les autres cas des noms 
conjointement avec 1' article il, lo, la; et c'est 
pour cette raison qu'elles sont appelées Segnacasi 
dans la langue Italienne, plutôt qu'articles indé- 
finij, comme noua le démontrerons dans la suite. 

5. A l'égard des mots un, une, (uno, una), c'est 
confondre toutes les notions que de les regarder 
comme des articles, puisque, s'ils en sont, on sera 
forcé de donner ce nom à presque tous les autres 
pronoms, tels que tutto, tout ; ogni, chaque ; niuno, 
nui ; alciino, aucun; qualche, quelque ; qucsto, quello, 
ce; mio, t^/o, ^mo, mon, ton, son; et uno, due, tre, 
un, deux, trois, &c. puisque ces derniers ont, ainsi 
qu'eux, une force modificative. 

0". L'article partitif n'est pas plus fondé en raison ; 
du, des, fdel, dello, délia ; dei, degli, délie) sont des 
mots composés de la préposition c/e fdij, et de l'ar- 
ticle défini, qui retiennent la double valeur des deux 
mots dont ils sont formés. 

7. Sans entrer dans aucune discussion sur cette 
division des articles, pour laquelle on pourra con- 
sulter les Grammaires raisonnées, et surtout celle 
de L'abbé de Lévizac, nous partageroas les articles 
de la langue Italienne en défini et indéfini, pour sui- 
vre toujours la méthode de Vénéroni. 



5^ Des Articles, 

§ ]. 

De r Article dèJinL 

S. L'Article défini marque le genfe, le nombre et 
îe cas des noms qu'il précède, de sorte qu'il sert à 
k-s distinguer et à déterminer le sens dans lequel ils 
eont pris. 

9. L'Article est indéclinable de sa nature; il n'a 
que trois terminaisons au singulier, savoir: il, lo, 
la, et trois au pluriel, e, ,iO[li, le, tant pour le nomi- 
natif que pour l'accusatif; mais en le joignant aux 
prépositions di, a, da, il devient déclinable, et gert 
a décliner et à former les autres cas du nom et du 
.pronom, de la manière suivante: 

1*^. Le Génitif est formé de la préposition c?/, 
et de l'artick du nominatif il, lo, bu la, lesquels, 
in<'orporés ensemble, forment l'article del, dello, 
dclla au lieu de di il, di lo, di la. 

2"^. L'Article du Datif a/, allô, alla^ se forme 
-aussi de la préposition a et du même article il,lo, la, 
au lieu de a il, a lo, a la, 

3^. Et celui de l'Ablatif dal, dnllo, dalla, est 
tbriiié de la préposition da, incorporée avec il. lo, la, 
au iieu de da il, da lo, et da la. 

4^. Des mêmes prépositions di, a, da, et des 
articles du pluriel i, gli, le, on forme le génitif plu- 
riel dei, degli, délie; le datif ai, agli, aile, et l'ablatif 
dai, dagli, dalle. 

Remarquez que les portes séparent ces articles, 
et écrivent de lo, de la ; a lo, a la ; da lo, da la ; au 
lieu de dello, dclla ; allô, alla ; et dallo, dalla. Et 
de même au pluriel, ils écrivent de i, de gli, de le; 
(i i, a gli, a le ; da i, da gli, da le, &;c. 

î)eVarticle il, lo, la. 

10. L^article zï doit précéder les noms masculins 
qui commencent par une ou plusieurs consommes, 
txcepté s suivie d'une autre consonne. Ex: 



Des Articles 51 



*/ ptidre, le père. 
il cristicino, le chrétien. 



il Signo7'f, le Seigneur. 
i/fratcl/o, le frcie. 



Au pluriel il se change en /, comme i padri,i i 
J'ratelli, Sic. 

1 1 . L'article h est employé aussi devant les nias- 
culins qui commencent par une s suivie d'une autre 
consonne fs impura)^ ou par un z. Ex : 

lo Stato, l'état. | lo ziœcaro, le sucre. 

Au pluriel lo se change en gli^ comme gli stati, 
gU zU, les oncles. 6ic. 

12. Lo sert au^si à décliner les masculins oui 
commencent par une voyelle, mais alors on re- 
tranche Yo de lo, et on l'écrit avec une apostrophe 
dans tous les cas du singulier, ex : Vamoref l'am.our ; 
deiTamore, alVamore^ ckc. Voyez sa déclinaison. 
Au pluriel il se change aussi en g//; mais il ne faut 
pas retrancher 1'/ de g//, à moins que le mot suivant 
ne commence par la même voyelle i ex : Les koTU' 
mes^ les honneurs, vous écrirez g/i uômini, gli onàri, 
et non pas gVuàmini, gVonori\ mais il faut écrire 
avec une apostrophe g^/'//ï.g/è^7, lesAngloio; gViid^ 
micij les ennemis, &c. 

13. L'article la sert à décliner tous les noms fé- 
minins, comme : 

la donna, la femme. I lastltua, la statue. 
ranima, l'ame. j dtW anima, (^Q,Y'dme,hv^ 



14. Déclinaison des Articles masculins il & lo. 

Je ne mets point ici l'accusatif, parce qu'il est le 
même que le nomînatîf ; jè n'y mets point non plur 
de vocatif, parce, qu'il s' exprime par o dang les 
detix langues, 

F 2 ' 



65 Des Artiçhs, 

S. Nom. //, ou Lo ; le. 

Géii. Del, Deih;du. 

Dat. Al, Allô; au. 

Abl. Dal, Dallo;du, ou par le 

P. Nom. / ou II, fa) Gli; les. 

Géc. Dei ou c?e'. De gli; des. 

Dat. ^2 ou a', u^^/i; aux, 

Abl. Dai o\xda\ Dagli;des, ou par les. 



15 Déclinaison de V article féminin la. 



S. Nom. 


La 


la. 


Gén. 


Délia 


delà. 


Dat. 


Alla 


à la. 


Abl. 


Dalla 


de la, ou par la. 


P. Nom. 


Le 


les. 


Gén. 


Délie 


des. 


Dat. 


Aile 


aux. 


Abl. 


Dalle 


des, ou par les. 



10. Déclinaison de r article il avec un nom mas- 
culin dont la première lettre est consonne, 

Sing. Nom. Il lihro le livre. 

Gén. del libro-— — du livre. 

Dat. al lihro au livre, 

Abl. dal lihro du ou par le livre. 

Flur, Nom. Ilihri les livres. 

Gén. deilibri des livres. 

Dat. ai lihri —aux livres. 

Abl. dai lihri des, ou par les livres 



fnj On ne se sert plus, en prose, de l'article pTuriol U,dellif 
cUif daiii, au lieu de i, dci, ai, dai, mais od s'en seit dans la 
poésie. 



Des Articles. 63 

17. Déclinaison de Varticle lo devant une S suivie 
d^une autre consonne, appcIéCy S impura fbj, 

S. Nom. lo scolàre l'écolier. 

Géii. ddlo scolàre de l'écolier. 

Dat. allô scolàre • à Técolier. 

Abl. dallo scolàre de Técolier. 

P. Nom. gli scolàri les écoliers. 

Gén. de^li scolàri des écoliers. 

Dat. o^li scolàri aux écoliers. 

Abl. diigli scolàri des écoliers. 

18. Déclinaison de V Article lo devant un Z. 

S. Nom. lo zio fcj l'oncle. 

Gén. dcllo zio de l'oncle. 

Dat. allô zio :i l'oncle. 

Abl. dallo zio de l'oncle,. 



{d) Les poètes ne sont pas exacts dans Tusage de l'article, 
/o, deilûf allô, dallo, devant S impuroy aussi bien que devant 
la consonne. Petrarca dit : tfisendo il spirto dal bel nodo 
sciolto'. et Ariosto: Chc délie licjuid'onde al 'jpecchio siede, et 
Dante: ho giorno se iiandava, c Vacre bruno. Mais les meil- 
leurs Ecrivains eu prose observent exactement cette règle ; ila 
ajoutent même un J au mot qui commence par une S impura^ 
pour en rendre la prononciation plus douce, quand ils ne peu- 
vent pas changer la consonne du mot qui précède TS impura : 
on dit par exem : lo sono stato in Ispairnay au lieu de Spcgna; 
Se non isbaglio, au lieu de^e ?ion sbaglio. 

(c) Buommattei est d'avis qu'on doit dire] il Zio au singu- 
lier, et gli Zii au pluriel. Je ne vois pas de raison pour cette 
irrégularité. A Florence, on dit toujours lo Zio, et jamais il 
Zio. Il est vrai qu'on voit cette irrégularité dans le mot Dio^ 
surtout en prose; car on dit il Dio de Cristiania.a singulier, 
et gli Dei de' Gcntili au pluriel: mais à mon avis, cette ir- 
régularité est plus raisonnable que îa prr m'ère, ayant l'usage 
pour son fondement. 3,uem pênes arbiirium esty et jus, et 
norma loquendi : je dis surtout en prose, car en vers on 
trouve plus souvent lo Dio, peut-être parce que lo Dio paroit 
plus sonore, plus noble et plus majestueux 3 mais au pluriel, 
même en prose, il faut dire gli Dei qui est le seul iiom ex- 
cepté de la règle générale touchant les articles, 

r 3 



. 54 



Des Articles, 



Xom. 
Gén. 
Dat. 
Abl. 



gli zii, 
degli zii 
agit zii 
da^li zii 



-les ORcles 
-des oncles 
-aux oacles. 
-des oncles. 



29. Déclinaison de V article lo devant une voyelle 



S. Nom. Voyiôre 
Cèn. delVonore 
Dat. aironore 
Abl. daironore 

P. Nom. gli fdj onorl- 
Gén. dcgii onori 
Dat. agli onori 
bl. dagli onori ■ 



.rhontieur. 
de l'honneur, 
■à riionneur. 
-de rhonneur. 



-les honneur 
-des honneurs, 
-aux honneurs, 
-des honneurs. 



10. Déclinaison de V article fé?ninin, la devant uns 
consonne. 



5. 



P. 



Nom. la casa 
G en. dclhicasa 
Dat. alla casa 
Abl. dalla casa 



la maison, 
-de la maison 
-à la maison, 
-de la maison. 



-les maisons. 



Nom. le case 

Gén. délie case 

Dat. aile case 

Abl. dalle case des maisons. 



— - — des maisons. 
-^- — aux maisons. 



{d) Remarquez que pour écrire correct fme«t, il ne faut 
poiut abréger l'article lo au pluriel, à moins que le nom sui- 
Tant uc coiiimcnce par un ?'. C'est pourquoi vous écrirez (tT 
imicyni, <sr inctjidjy avec Tapostrophe, et gli avwri, gli onori 
»at:s apostrophe, comme je vieus de le dire à la pag'. 51. N<v, 



Des Articles. 54 

^1. L'artidè la se met aussi devant les noms fé- 
minins qui commencent par une s suivie d'une con- 
sonne ; comme la ^i(i^:^a, la statue ; lastraddy la rue; 
le statue, le strade^ 6i.c. 

^2. Déclinaison de V article la devant les voyelles. 

S. Nom. ranima Famé. 

Gén. dsiranima de l'ame, 

Dat. alVanima à l'ame. , 

Abl. dairani?na le l'ame. 

F. Nom. le animé les âmes 

Gén. délie anime des âmes, 

Dat. aile anime aux âmes. 

Abl. dalle anime -des âmes. 

93. Observez qu'on retranche Va de la devant le» 
noms féminins qui commencent par une voyelle, 
^•t l'on y substitue une apostrophe, comme avec 
Tarticle lo. Ex : V anima, l'ame; Vôpera, l'ouvrage, 
&c. Mais il vaut mieux ne pas abréger l'article le 
au pluriel, à moins que le mot suivant ne com- 
mepce par un e ; ainsi vous écrirez : Le anime, le 
ultime, le înveniioni, le opère, sans retrancher Ve de 
le; et Veminenze, Vesperienze avec une apostrophe. 
Ecrivez cependant le effizie, les eifigies, au pluriel, 
pour le distinguer du singulier où il a la même ter- 
minaison : faites-en de même dans tous les mots qui 
ont au pluriel la même terminaison qu'au singulier. 

Hemarques sur les articles définis. 

24. Lorsque ces m.ots il, lo, la, le, gli, se trou- 
vent devant ou après les verbes, ce ne sont pas des 
articles, yiais des pronoms coiijonctifs. Voyez le 
chapitre des Pronoms. 

25. Remarquez que Ton trouve quelquefois Tar- 
ticle masculin devant un verbe, comme ; il passeg- 
^iàre, lo sîtire, il parlare, &c. Mais daiis ce cas il 



56 Des Articles. 

faut sous-entenrire un substantif entre Tarticle et le 
verbe; c'est-à-dire, Vatto, il inodo^ ou quelque chose 
de semblable ; comme Vatto di passeggiare, l'action 
de se promener; il modo di parlare, la manière 
de parler, &c. 

§ 9. 

De r Article indéfini, 

26. L'article indéfini ou segnacàso n*a que troig 
cas, et sert tant pour le singulier que pour le plu- 
riel, aux deux genres, savoir : 

Génitif, diy de. 

Datif, G ou adi (e) à. 

Ablatif, da^ de ou par. 

57. Le nominatif qui est le sujet de la sentence, 
et l'accusatif qui est le régime du verbe,ne sont dis- 
tingués par aucun de ces segnacàsi, mais on les dis- 
tingue parfaitement par la construction. Lorsqu'on 
dit, par exemple; Pitlro terne Dio, Pierre craint 
Dieu ; on voit clairemeut que Pietro est le sujet 
de la sentence, et Dio l'accusati^.' ou le réprime du 
Terbe temére craindre, 

28. Déclinaison de V article indéfini devant une 
consonne. 

Nom. Dio ou Iddîo, Dieu. 
Gén. di Dio, de Dieu. 

Dat. a Div, à Dieu. 

Abl, da DiOy de Dieu. 

Devant une voyelle. 

Nom. ognûnOy chacun. 

Gén. iognwio, de chacun. • 

Dat. a ou ad ognano yîi chacun. 
Abl; da (f) ognuno, de chacun. 



(e) On écrit ordinairement ad devant les mots qui commen- 
cent par une voyelle. 
{f) Pour éviter l'équivoque entre le génitif et l'ablatif, o» 



Des Articles. 67 

W. Déclinaison des noms avec les particules un, 

UNO et UN A. 

1". Devant les masculins. 

Nom. Un fgj signer e, un monsieur. 

Gén. d'un signore, d'un nnonsieur. 

DaU a ou ad un sig}îorc, à un monsieur. 

Abl. da un signore, d'un monsieur. 

— Un uomo, un homme. 

d'un uomo y d'un homme. 

a ou ad un uojno, à un homme. 

— da un uomo, d'un homme. 

2^ Devant les féminins. 

Nom. Una signer a^ une dame. 

Gèn. d'una signora, d'une dame. 

Dat. a ou ad una signora, à une dame. 

Abl. da una signora, d'une dame. 

r— Un aziône, une actiort. 

. d^un* azione, d'une action. 

^ — a ou ad un' azione, à une action. 

... da un, azione, d'une action. 

Remarques sur les articles indéfinis, 

SO. On se sert de l'article indéfini ou segnacdsQ, 



doit conserver Y a de da devant'une voyelle j ii faut donc tou- 
jouris écrire dû osnûno à l'ablatif, et non pas d'ognmiOi qui ne 
se dit qu'au i^enitif. Voyez à la page suivante les observations 
que nous ferons sur la manière de distinguer l'ablatif du 
génitif. 

f gj Uno est susceptible de retranchement devant tous lei 
masculins: aiiui on écrit un uomo, un libro, sans être oblige 
d'y substituer l'apostrophe: mais devant Y s suivie d'une autre 
consonne, et devant le s, on ne retranche pas la voyelle, et 
Ton écrit uno studio, uno sio, kc. Devant les féminins on 
écrit toujours una: mais avant les voyelles on retranche Ya 
à!u7ïe, et l'on y substitue uiie apostrophe, comme un anima ; 
un opéra ; un' azione ; &c. Voyez le traité sur le retranche* 
mêit, des mots daus la seconde Partie d«-cette Graaimâire» 



58 I>es Articles. 

pour ùécliner tous les noiiiSqui n'ont point d'artii^e 
au nominatif; c'est-à-rlire ceux qui ne sont pas 
susceptibles de l'aiticie ilylo^Ja, comme: Pietro, 
Pierre, et non pas ?/ Fictro ; ainsi au génitif il faut 
mettre le segnacaso r/?,au datif a, et à l'ablatif rfa, au 
iieu de del, al et dal. 

31. On se sert aussi du même article pour mar- 
quer tous les noms qui sont pris en général et d'une 
manière indéterminée: et c'est pour cette raison 
qu'il est appelé article indéfmi par les Grammai- 
riens, Par exemple, lorsque je dis : nn uomo di 
Corte^ un homme de Cour, je ne détermme pas de 
quelle Cour e>tcet homme là; le mot Cour e^t pris 
dans un sens général sans déterminer aucune Cour: 
mais si au contraire je dis: un uomo délia Corte d* 
Jnghilterra, un homm.e de la Cour d'Angleterre, 
alors le mot Corte est déterminé par l'article déliai 
délia, de la. Voyez la syntaxe des articles. 

Remarques pour connoître la différence qui existe 
entre le génitif et V ablatif. 

32. En François les particules du et de servent 
également au génitif et à l'ablatif ; il n'en est pas 
de même en Italien, où le signe caractéristique du 
génitif Cot c?i ou rfi?/, difiérent de celui de l'ablatif 
qui est da ou dal. Pour aider donc les étrangers 
à connoître cette diilérence, nous établirons iei 
règles suivantes. 

l''. Le Génitif, selon sa définition page 6, ex- 
prime en général la possession, et aussi le maître, 
le père et l'auteur d'une chose. L'article du génitif 
se place ordinairement entre deux substantifs. Ex: 
Les Errlises de Rome; L'or du Pérou. Dans ce cas 
<J.c et du, étant les signes du génitif, s'expriment en 
Italien par di et del ; ainsi {'on dira : Le Chiese di 
Roma ; Voro del Perîi. On voit par là que ie gé- 
■nitif doit être régi par un nom ; mais si ce nom 
marque expressément séparation, division ou pri-^ 
vation, comme dans cet exemple : à mon départ de 



fVes Articles. 5|| 

Ro?ne, ou du Pérou, dans ce cas, de et du ne sont 
pas les marques du génitif, ce sont celles de l'ab- 
latif, et on les exprime en Italien par da et dal^ 
etc.; ainsi l'on dira: alla mia partenza d^ Romay 
dal Pcrù, 

2^ Souvent encore le génitif désigne la qua* 
liié du substantif; une maison de briques, une boite 
d'argent ; en Italien, una casa di mattoniy una scà- 
tola d'avf^ento, 

3", Le génitif désigne aussi la qualité du sub- 
stantif, même après un verbe, ,et surtout après le 
verbe tire; comme dans la construction suivante; 
cette table est de pierre, où il est visible que le mot 
pierre n'a de rapport qu'à table dont il marque la 
qualité, et l'on dit en Italien, ciuesta tai^ola è di pic 
Ira, et comme si Ton diioit, questa è tavola dipictra, 
c'est une table de pierre. 

4". L'ablatif au contraire, étant à la suite de 
quelque nonî, mais plus souvent à la suite d'ua 
verbe ou d'un participe, marque toujours retran- 
chement, séparation ou privation. Ex : 

On a séparé le mari de la femm.e, 

Hanno sépara to il raarïto dalla 7noglie, 

Le mari est séparé de la femme. 

// marïto c separato dalla moglie. 

Il est parti de Rome ; 

EgU è pariïtu da Roma. 

5^. Mais si l'article (/e ou fZ« se trouve aprts 
les verbes qui ne marquent ni retranchement, ni 
privation, ni séparaiiou, comme : il a parlé du 
i'rtre et de moi aussi ; alors il se rend par celui du 
génitif; eg'i ha parlato de\ fratello ed anche di me, 

t)*^. Le signe de l'ablatif en Fran(^ois devient 
très-souvent synonime avec la préposition par, au 
lieu que le signe ou l'article du génitif ne peut ja- 
mais se changer de cette manière. Lorsque cette 
préposition est employée après quelque participe 
passif, elle se rend toujours en Italien par l'article 
de l'ablatif, et non pas par celui du génitif, ni par 



60 Des Articles,, 

la préposition per. Ex : La lettre a été écrite par 
îui^ ou par Monsieur^ etc. on le traduira ainsi : La 
léttera è stata scritta d'à lui, o dai signo)e\ et non 
pas di lui, del signore ; ni per lui, o per il signore, 
etc. 



De la liaison des articles avec les prépositions. 

33. Le? pépositions dans eieii ee disent er Italien 
par in, devant les noms et les pronoms qui re(joi- 
vent l'article indéfini , comme : en France, in Fraii" 
cia; dans cette chambre, ?;i cptesta càmcra, 

34. Mais quand elles se trouvent devant les noms 
et les pronoms qui rec^oivent l'article défini, il, h, 
la, i, gli, le, elles s'incorporent avec l'article, et se 
changent en nel, nello, nella, pour le singulier, et 
en ne ou nei, negli, nellt pour le pluriel. 

EXEMPLES. 

Sing.masc. Dans le livre, nellihro. 

Dans l'étude, Jtello studio. 

Dans Tanie, wt//' ànimo. 

fém. Dans la chambre, iidlacàmera. 

Dans l'antichambre, iielV anticàmera.» 

Plur. masc. Dans les temples, neitempj. 

Dans les Era^j, ncgli Stati. 

fém. Dans les maisons, 7ieile case, 

35. Les poëtes séparent ces mots et disent ne lo^ 
ne la, au lieu de nclto, nella, comme ils font de 
l'article c/e /o, a'e /a, etc. Ils écrivent même quel- 
quefois, mais rarement, in lo, in la pour weZ/o, 
nella- 

36. La préposition con (avec) suit à-peu-près la 
même régie devant les noms qui reçoivent l'article 
indéfini. On dit con Francesco, avec François ; 
çon 7716, avec moi; mais avant l'article il, lo, la ; i, 
gli, le, il faut écrire col, coW ou con lo, avec le, et 
'.con la^ avec :a, au sing. co' ou coi, con, gli, et con le, 



Des Articles avec les Prépositions. 61 

avec les, au plur. et non pas colla, colla, colli, 
colle, qui ne doivent jamais être usités, selon la 
meilleure orthographe moderne. Ex : 

Sing. masc. avec le temps, col tempo. 

avec r étude, con lo studio, 

avec r homme, colT nomo, 
fém. avec la femme, con la donna. 
avec r ame, colC anima. 

Plur. masc. avec les messieurs, coi ou œ signori, 
avec les stupides, con gli stàpidi. 
avec les hommes, con gii uômini, 
fém : avec les femmes, con le donne, 

^ 37. La préposition su, sur, fait un seul mot avec 
Tarticle il, lo, la, i, gli, le, et Ton dit : sul, sullo, 
sulla, sui, ou su*, sagîi, sulle ; on peut l'écrire aussi 
séparément, et dire, su lo, su la, etc. et non pas su 
il au lieu de sul. 

38. La préposition per, (pour) s*incorpore avec 
Tarticle il et i, et Ton dit pel, et encore njieux per 
lo, pour le, et pet, pour les ; mais non pas avec les 
articles lo, la, gli, le; ainsi vous ne direz jamais 
pello, pella, pegli, pelle, au lieu de per lo, per la, 
per gli, per le. 

39. On rencontre souvent dans les Auteurs, per il 
au lieu de pel, et collo, colla, colle, au lieu de con lo, 
<^on la, con le; mais cette manière n'est j)lus en 
usage, selon la bonne orthographe d'aujourd'hui. 

40. Il y a encore d'autres prépositions, comme 
fra et tra, (entre), que l'on écrit toujovus i^ép•:irées 
des articles devant lesquels on les rencontre ; ainsi 
l'on n'écrit pas tral, trallo, tra'la, irai, ni frai, 

f r allô, fr alla, frai, (entre le, et entre la ou les), au 
lieu de tra il, ou tra'U tra lo, tra la, tra i, elfru il, 
ou fra 7, fra lo, fra la, fra i, 

a 



CHAPITRE II. 

Des Noms, 

41. Les mots, selon M M. de Port-Royal, sont 
des sons distincts et articulés, dont les hommes se 
sont fait des signes pour signifier leurs pensées. 

42. Tout mot exprimant un objet qui a un être, 
une existence, ou, si l'on veut, une substance, ou 
matérielle, ou spirituelle, ou purement idéale, se 
nomme Substaufif. 

43. Mais les étres,soit réels, soit imaginaires, seuls 
objci^ de nos pensées, ont des qualités relatives à leur 
nature, qui s'identifient pour-ainsi-dire avec eux. 
Ils peuvent être animés ou inanimés, bons ou mau- 
vais, beaux ou laids, &c. Les mots qui expriment 
ces qualités se nomment Adjectifs; de là la distinc- 
tion des noms en nom substaut'f et nom adjectif, 
(Gram. de l'Abbé de Lévizac.) 

ARTICLE I. 

Des Siibstautifs, 

44. Tout nom qui signifie quelque substance, 
.quelque être, quelque chose que ce soit, et qui peut 
s'employer dans le discours sans le secours d'aucun 
•autre nom, s'appelle Substantif, (Dict. de l'Acad.} 

45. Il y a, selon Buommattei, deux classes de 
jèubstantifs, /es SubstantiJ's communs ou appel/atij^s, 
et les Substantifs propres. 

46. Les Substantifs communs ou appellatifs sont 
ceux qui conviennent à diUén nt€s personnes ou à 
différentes choses de la même es^pèce. Uomo, hom- 
me; cavallo, cheval; casa^ maison, S^c sontconmiuns, 
parce que le nom uomo convient à Pietro^ Pierre; à 
Giovanni, Jean; 'd Antonio, Antoine, iîcc. 

47. Parmi les substantifs communs on peut aussi 
classer les infinitifs des verbes Italiens, lorsqu'ils sont 
pris substantivement et précédés d'un article ; com- 
me Cudirc, il fare, îo stare, etc. l'action d'ouïr, de 
f^iire, de demeurer. tBuommatteij Trat. viii. Cap. 3.) 



Des Nojns Substantifs. 63 

48. Les substantifs propres ne conviennent qu'à 
ti ne seule personne ou à une seule chose ; tels sont ces 
noms : Ccsore, César ; Lvndra, Londres : Roma, 
Rome, etc. 

49. Parmi les substantifs communs on doit distin- 
guer les collectifs, par lesquels ou désigne plusieurs 
personnes ou plusieurs choses sous un nom singu- 
lier; tels sont ; pôpolo, peuple; nioltitàdine,\\n\\t\' 
tu de; csército, armée, etc. 

50. Les Grammairiens ont distingué aussi cesrol- 
lectfs eu généraux et en partitifs; les prem-ers, 
quand ils expriment une collection totale: comme, 
gregge, troupeau ; esército, armée, &;c. Et les der- 
niers, lorsqu'ils n'expriment qu'une collection par- 
tielle ; comme, infinità, infinité ; la maggiôr parte, 
la plupart; un huon numéro^ un bon nombre; una 

folla, une foule. 

51. Il y a deux choses à considérer dans les Subs- 
tantifs ; le genre et le nombre. Voyez-en l'explica- 
tion dans l'Introduction (page 5.) 

5^. La terminaison des noms dans la langue Ita- 
lienne, contribue beaucoup à la connoissance de 
leur genre et de leur nombre. Pour suivre donc la 
méthode de Vénéroni, que nous trouvons la plus 
aisée pour y parvenir, nous parlerons <les noms, sui- 
vant leurs diti'érentes terminaisons. 

§ 1. 

Terminaison des noms Italiens, 

53. Les noms Italiens ne finissent qu'en cinq ma- 
nières, savoir : par les voyelles A, e, i, o, u; com- 
me; donna, femme; padre, père; Luigi, Louis; 
4iomo, homme; virtà, vertu. Exceptez quelques noms 
étrangers qui se terminent par une consonne; com- 
me, yîlgiluf David, Saul, et semblables, quoique 
les deux derniers reçoivent l'inflexion Italienne; 
car on dit: Davïdde, Saùlle. 

à4. Les^ noms Italiens n'ont point de changement 

Cr2 



64 Des "Noms 

dans leurs cas, coipme les Latins; Tarticle seul les 

fait connoître. Ex: 

Nom. il Signore. \ Dat. al Signore 

Gén. del Signore. | Ab], dal Sigtiore. 

55. Tous les noms qui ont un accent sur leur der» 
ni ère voyelle, ne changent pas de terminaison au 
pluriel. Ex : la città, la ville ; il re, le roi ; la rirtù, 
la vertu; Vetà^ l'âge ; // di, le jour : ils font au plu- 
riel, le cittâ, i re, le virtà^ i dt fhj. 

56. Remarquez que les noms cl'arbres sont mascu» 
lins; comme; un pero, un poirier; un ?uelo, un 
pommier; excepté querciat chêne; elce, yeuse. 
Les fruits sont féminins, et se terminent en a : una 
ptra, une poire ; una mêla, une pomme ; excepté 
jico, figue; cedro, citron, qui sont toujours mas- 
culins. 

57. Souvenez-vous, comme d'une règle générale, 
que tous les noms masculins font le pluriel en i. Ex: 

SING. PLUR. 

il padre, le père, i padri. 

illibro, le livre, i lihri. 

il Papa y le Pape, i Papi. 

Excepté les noms, (X". 55.) qui ont un accent sur 
leur dernièie voyelle. 

58. Quant aux féminins, il faut observer que ceux 
qui au singulier finissent en «, ont le pluriel en e\ 
conmie donna, femme; donne, femmes; et ceux 
qui se terminent en e au singulier, changent pour 
l'ordinaire Vetni au pluriel ; comme madré, mère; 
■madriy mères. Voyez les noms terminés en e, § 3, 

§ 2. 
Des nojns terminés en a, 

59. Les noms terminés en a sont ordinairement 
féminins, et alors ils ont le pluriel en e, comme: casa 



(h ) Tons les noms terminés avec un accent sont ordinaire- 
ment des noms syncopés, car leur terminaison originairement 
éioït cif fade et (ittâtCf /•< o-r, virtûde et virtûte, etàc/e et etâte, 
et die ; mai»» il faut les laisser eutièremeut aux poëtei. 



Substantifs* 



6( 



maison, cTiiesa église, sposa épouse; et font au plu- 
riel, ca^e, c/iie^c, spose, etc. 

60. Exceptez de cette règle 1*. Quelques noma 
d'homme: comme: Batista, Andréa, Anassàgora^ 
Tohia, Catilina, et encore d'autres dérivés du Grec, 
comme, Bôreaj &c. 

2**. Les noms de titres et dé dignités. Exs 

SING. PLUR*. 



il Papa, 
il patriarca^ 
il monarca, 
il ducay 
il podestâf 
il prof é ta. 



le Pape, 
le patriarche, 
le monarque, 
le duc, 
le bailli, 
le prophète. 



3*. Les noms de profession, 



il poéta, 
%l moralista, 
Vartista, 
roculista, 
il copista, 
il geômetra, 
il leggista, S^c, 



i PapL 
i patriarchu 
i monarchi, 
i duchi, 
i podestat 
i profétit 

Ex: 

i poeti, 
i moraliste 
gli artistu 
gll oculistU. 
i copisti, 
igeômetrt, 
i leggisti, S^Cf 



e poète, 
le moraliste, 
l'artiste, 
l'oculiste, 
le copiste, 
le géomètre, 
l'avocat, 

4**. Ajoutez-y les noms suivans : 

Vassiàma, Tàxiome, gli assiômi^ 

il clima, le climat, i cllmi, 

il diadéma, le diadème, i diadémî, 

ilpoéma, le poëme, i poémi, 

reremita, l'hermite, gli eremitî, 

il piànéta^ . la planète, i pianéti, 

il sistéma^ le système, i sistémi» 

il tema, le thème, t terni. 

il teoréma, le théorème, i teorémL 

il fantasma, le fantôme, îfantasmî. 

Et encore bien d'autres qui finissent tous en i v^ 
pluriel. 

Ce dernier est des deux genres \ oû dit il fantasme 
«t la fantasma» 

«9 



§d JDes Noms 

(51. Quand les noms féminins fin-issent en ca etrraf 
ils prennent an pluriel un h entre le c ou g et la 
Toyelle e, comme che et i>hc. Ex : amica^ amie ; 
mônaca, religieuse; piaga, plaie; font au. pluriel, 
airikhCf mônache, piâghe, <Nt. 

62. Lorsque les noms féminins ont leur singulier 
en cia et glu (pourvu que l'accent ne tombe pas siur 
\'i de cia et gia), ils forment leur pluriel plus prcw 
prement eu ce et ge qu'en cie et gic ; ainsi caccia, 
chasse ; îancia^ lance ; pioggia, pluie; foggia, fa<;on, 
&c. font au pluriel caccc, lance, piogge^foggCy beau- 
coup mieux que caccie, lancie, pioggic, J'uggie, L*i 
dans cia et gia sert à lui donner une prononciation 
9chiacciata {ècrufièe) , dilférente de celle de ca et ga: 
«nais lorsque les consonnes c et g ont la même pro- 
nonciation srkiacciata devant l'e que devant l'/, il 
çst inutile d'ajouter un /, puisqu'il n'est alors d'au- 
cun usage. 

63. Nous aTons dit, potinn que Vaccent ne tomhe 
pas 9ur n de gta et cia ; car si l'accent y tombe, 
comme dans les mots apologla, ftpologie ; bugia^ 
mensonge; clegia, élégie, &c. il faut écrire au 
pluriel apologie, hngie, c/egie, kc. car leur termi» 
liaison en ia et ie est distinguée en deux syllabes. 

64. Les masculins terminés en ca prennent une 
A au pluriel, et se terminent en chi\ comme Duca, 
Duchi; Monarca, Monatchi; &c. Voye2 N^ 2» 
de la page précédente. 

66. Tous les noms terminés en ta, avec un accent, 
;iont féminins. Ex: la ciUà, la ville ; Iacaritd;l(r 
bontd; la putesià ou podesià, le pouvoir; (lorsque 
podestà signifie Bailli ou Juge, il est masculin); Veià 
i'fige; la colo/ità; &c. Excepté il taffcid,\e taffetas; 
et z7 baccalâ, la morue sèche, qui sont du genre 
masculin. Ils ne changent pas de terminaison au 
pluriel. Vo3^ez la note flij page 64» 

6<J. Les^loms de villes, de provinces et d'îleç- 
qui finisï^ent en a sont toujours féminins. Ex : Ro?na, 
jLondra, la LombardiUi Majôrica, Miuàricaj Malta, 



Substantifs» 



67- 



§ 3. 

Des noms terminés en e. 

67. Les noms terminés en e, soit maseulins soit 
féminins, substantifs ou adjectifs» font leur pluriel 
en/. Ex: ^adrCy padri\ madré, madri\ prudente^ 
prudentl ; &c. Voyez pag. G4. N'', 58. Excepté. 

p I. u 2 î . 
mille, ?«//(/ et miUe, 

bœuf, huoi et ôot;/» 

espèce, le specie, 

superticie, le superfcieé 

eï^igiQ, le effigie, 

suite, le série. 

cruauté, le harhnric, 

repos, le ré qui e. 

tempéra turc, le tempe rie. 

r intempérie, intempérie de rair,/^ i?itempériçi 

il re, roi, i re 

68, Remarqn?z que, quant au genre des noms 
terminés eu e, il ne peut pas être déterminé par 
celui des noms Latins ou François, à cause des ex- 
ceptions nombreuses que l'on rencontre à chaque 
règle, et parce que ces langues n'ont pas toujours 
les mêmes règles ni les mêmes principes; mais pour 
parler de quelques noms qui subissent moins d'ex- 
ceptions, je dirai ; 

1°. Les noms terminés en orc, et qui en Fran- 
•^ois se terminent en eur, sont tous masculins en 
ItaHen, comme : 



SING. 

mille, 
il bue, 
la spécie, 
la superficie, 
la effigie, 
la série, 
la barbarie, 
ta réquie, 
la tempérie, 



il calôre, 
il furore, 
il pallôre, 
il sudàre. 



la chaleur, 
la fureur, 
la pâleur, 
la sueur. 



il colore, la couleur. 
il dolôre, la douleur. 
losplendôre, la splendeur, 
il fore, la fleur. 



Il n'y a que fôlgore, foudre, qui est des deux 
^enre§, et qui a'est pas compris dans cette règle^ 



^t Des Nomf 

puisqu'il ne vient pas du François en eur\ mail 
fu/gôre, lueur, suit la règle générale, il est masculin. 
2*. Les noms terminés en ziô/ie, du Latin en 
tio, et du François en tiorty qui sont en très-grand 
nombre «n Italien, sont tous féminins, comme ; 

azîonCy action. 

considerazione, considération» 

intenzione, intention . 

proposizione, proposition, &c. 

3*. Les mots terminés en iône sans le z, tels que 
passionCy concessioney apprensioney conclus'ioney divi-* 
sionCy confusioney contagioney digressione, diinensione^ 
disunioney estensionCy illuvionCy impressioney infu" 
siojiCy legionCy magionc, occasionCy oLlivioney permis^ 
sionCy possessiojiCy pretcnsionCy processionCy profes* 
sionCy procvisiûriCy ragione, regloney religioney ucci- 
sione, et semblables, sont presque tous féminins. 

YjXCè^iityil settentrionCy le Nord; un ^nilione, un 
million ; torrionCy tour de forteresse; storioney estur-» 
geon ; scaglionCy degré; soffionCy soufflet; piccione, 

i)igeon ; scorpione, scorpion; padigfioney pavillon; 
ionCy lion; battaglioney bataillon; arcionSy arçon; 
alcîoney alcyon (osieau); dormiglione, dormeur; et 
quelques noms propres d'hommes; comme: Endi-^ 
mioney Deucalioney Gerione, Scipioney Pigmalione: 
et enfin tous les augmentatifs en ione formés des 
noms féminins terminés en ia ; comme; scimione, de 
scimiay singe; hestione de bestial bête; sabbione dQ 
iabbloy sablon, &c. qui sont tous masculins. 

4®. Les mots terminés en ûdine sont tous fémi» 
nins sans exception; comme: inoltitûdiney attitùdine^ 
incùdiney enclume ; ingratitûdinei inquietûdine, simi* 
litudiney et semblables. 

Pour les autres terminaisons, il faut consulter le 
Dictionnaire, 

69. Tous les adjectifs terminés en e sont communs 
les deux genres i comme nôbile^ prudente, grandsp 



Substantifs» (S9 

f^télehre. Ex: uomo Jiohile\ donna nohïle ; uomo pru- 
dente-, donna prudente, Sçc, 
Voyez l'article des adjectifs. 

70. Il y a plusieurs noms substantifs en e qui 
sont en usage dans l'un et l'autre genre. Les plus 
reçus, seloa Corticelli, sont les suivants : 

yiere, air; on dit âere fresco, et âere huona (Bocc.) 

Arbore, arbre, masc. et fém. mais plus usité au 
féminin. 

Fine, fin, il fine et lafi-ne. 

Fonte, fontaine, il fonte et la fonte. 
' Fronte, front, masc. et fém. maib plus usité au 
"féminin. 

Fwie, corde, masc. et fera, plus usité au fémi- 
nin. 

Ordine, ordre, signifiant disposition; et ôrdine 
signifiant ordre religieux, -sont de l'un et de l'autre 
genre, mais plus usités au masculin. 

Càrcere, prison, est de l'un et de l'autre genre; 
au pluriel il fait h carcert, et h carceri au iéminin 
seulement. 

Oste, armée, est féminin; dans Boccace on le 
trouve usité aussi au masculin. 

Oste, aubergiste, est masculin. 

Dimdne, demain, est masculin; quand il signifie 
le point du jour, il est féminin. 

Màrgine, ou estremità, le bord, est des deux 
genres. 

Màrgine, cicatrice, est du genre féuiinin. 

Cénere, cendre, est féminin ; en poésie on le fait 
înasculin, mais au singulier seulement, 

Fôlgore, la foudre; masc. et fém. 

Noce, noyer, (arbre) est masculin. 

Noce, noix, (fruit) est féminin. 

71. Il y a encore d'autres noms masculins en tore 
qui, en grande partie, changent leur terminaison 
en trice pour former le féminin, comme; attôre, ac- 
teur; imperatôre, empereur; motore, moteur; genitôre, 
père; dont le féminin est qttrkej impératrice^ mo^ 



70 



Des Koms 



tricCy génitrice^ (^-c. Excepté, dottôre, docteur, qui 
fait dottoressciy femme savante; et peut-être encore 
d'autres. 

72. On trouve dans des auteurs anciens quelques- 
uns de ces noms masculins en tore, signifiant quel- 
que emploi, appliqués à des femmes. Dans Matt. 
Villani on lit le mot gover?iatore appliqué à Reina, 
reine, et guidatore directeur, poui- guidatrice. Et 
dans la vie de Ste. Me. Magdelaine, on lit qu'elle 
étoit bell'isshna parlatore, orateur, au lieu de parlai 
trice ; mais on ne doit pas les imiter. 

§4. 
Des noms en i. 

73. La langue Italienne n'a pas beaucoup de 
noms terminés en i, et généralement ils ont le plu- 
riel de même que le singulier. On ne les distingue 
que par l'article. Les noms suivants sont masculin^» 



SING. 

Lunedï, 

Martedï, 

Mercoledï, 

Giovedîy 

Venerdïy 

Il brïndisi, 



jour, 

lundi, 

mardi, 

mercredi, 

jeudi, 

vendredi, 

une santé, 



Plus. 

i dî. 

i lunedi, 
i jiiartedï. 
i î?iercoIedl, 
i giovedî, 
i venerdL 
i brïndisi. 



.^^, Les suivants sont du genre féminin. 



TLUR, 

la crise, le crisi, 

métropole, le metrôpolL 

le diocèse, le diôcesL 

l'éclipsé, le eelissi, 

^°, Estasi, extase; énfasi, emphase; îpôtest 
bj'pothèse ; metamôrfosi, métamorphose ; peri^ 
frasif périphrase; sindéresi, syndérèse; paréntesi. 



SlNG. 

Jja crisi et crise, 
La metrôp<jliy 
ha diôcesi, 
U eelissi et eclissCy 



Substantifs. 71 

parenthèse; et d'autres dérivés du grec, sont tous 
lé;Tiinins. 

4^. Géncsi la Genèse, est des deux genres. 

6^. Les noms propres d'hommes, de villes, de 

Tamilles, comme Giovânm, Jean^, Lnigiy Louis; 

NàpoH, Naples; Parigi, Paris; A1amanm\ Bcrni\ 

Villàni; Guicciardini; MacchiavéUi, Sec. -suivent la 

tègle générale, (X*^. 1. pag. précédente.) 

6^. Les noms de nombre, comme i/ clieci, le dix^ 
Vùndici, le onze ; il venti, le vingt, &c. font de 
même au pluriel; idieci; gilundici; i venti, &c. 

7". Pari, quand il signifie digni4:é. Pair, est sub- 
stantif masculin ; comme : tin Pari del regno, un 
Pair ou Duc du royaume ; mais quand il est adjec- 
tif, il est des deux genres, et l'on dit ?m mio pari, un 
homme comme moi, et vna mia pari, une femme 
■comme moi: au pluriel il fait de même, i miel pari, 
ie mie pari, 

§ 5. 
Des 7ioms terminés en o. 

74. Tous les noms terminés eno, tant substantifs 
qu'adjectifs, sont du genre masculin; comme: 
amico, ami; huono, bon, &c. 

Excepté 1^ mano, main, qui est le seul nom 
commun en o du genre féminin ; il fait le mani au 
pluriel. 

2o. Quelques noms propres de femmes, comme 
Calipso, Atropo, Cloto, Aletto, Clh, Calisto, Ero, 
Erato, Saffo, Dido au lieu de Didône, Cartàgo 
pour Cartàgine, et quelques autres usités par les 
poètes, comme : imago image, au lieu ô!immà' 
gine, kc. 

75. Tous les noms tenninés en o, tant substantifs 
qu'adjectifs, changent Vo en i au pluriel. Ex. libro, 
libri ; btiono, buoni, &c. 

76\ Excepté 1°. uomo homnïe, q-ui fait gli uômïni 
au pluriel, et non pas uomi. 



7"^ Des Noms 

Q^. Mio, mon; tuo, ton; suo, son, font mieît 
luoi, suoi au pluriel. Les poètes se servent de tui, 
sui, au lieu de tuoi et suoi. Voyez les pronoms pos- 
sessifs. . 
"3^ Dio ou Ic/rfio, Dieu; fait au pluriel g/z De?, 
On trouve pourtant gl" Idclii, pluriel d' Iddio. 
Voyez la note" (cj pag. 53. 

4". Les noms masculins terminés en jo, chan- 
gent cette syllabe en J ou en i au pluriel. Ex •. /a- 
vatôj^y lavoir; èz/jo, obscur; mugnàjo, meunier 
on peut écrire au pluriel lavatoj et lavatoi, huj et 
buif mugnajet mugnai, Voy. pag. 83. No. 98. 

6<>. Tous les noms suivants qui au singulier 
sont masculins et terminés en o, au pluriel devien- 
nent féminins, et ne se terminent qu'en a. 

SING. PLUR. FÉM» 

un centindjo, une centaine, le centinaja. 

unmigliàjo, un millier, le mîgliaja. 

un miglio, un mille, le miglia, 

vu moggioy un muid, h moggia. 

nno stajoy un boisseau, le staja, 

un pajo, une paire, le paja, 

un uovo, un œuf, le uova, 

un cantàro, (poidsdel50liv.)/e cantàra. 

ilriso, le ris, le risa. 
Voyez la Gram. de Corticelli. 

Des noms terminés en o qui ont une double terminai-^ 
son au pluriel. 
77 11 y a quelques noms hétéroclites terminés en 
o qui ont le pluriel régulier en i du genre masculin, 
et encore une autre terminaison irréguhère en a du 
genre féminin, comme; 

SINGULIER. PLURIEL. 

masc masc. lèm. 

Anello,' bagne. gli anelli, le anella, 

Bisogno, besoin, ilnsogni^ le bisogna. 





Subsfsinlifc. 


73 


SîXGTCLIG 


iR. 


PLtJRlEL. 


rnasc. 




masc. 


fèm. 


Ikàcch, 


bras, 


i bracci, 


le hraccia. 


Budelloy 


boyau, 


i hudelli. 


le budella. 


Calcàgno, 


talon, 


i calcagni 


, le calca^^na. 


Carro, 


chariot. 


i carri. 


le carra. 


Caste llOf 


château, 


i castellif 


le castella. 


CigiiOf 


sourcil, 


i cigli. 


le ciglia. 


Coltéllo. 


couteau, 


i coltelliy 


le coltella. 


Comanda- 


( comman- ) 
( dément,) 


i coinan- ( 
damentiy \ 


\ le comanda- 


ménto. 


[ menta. 


Cor no y 


corne, 


i corni. 


le cornet, fij 


Demànio, 


diable. 


i demànj 


le demània. 


Dito, 


doigt. 


i diti 


le dita. 


Filo, 


iil. 


i fin, 


le fila. 


Fondaménto, fondement, 


ifondamenti, lefondixmenta 


Fuso, 


fuseau. 


i fusi. 


le fusa. 


GinôcchiOt 


, genou. 


i ginocchj 


, le ginvcchia. 


GridOy 


cri. 


i gridiy 


le y, rida. 


Labbro, 


lèvre, 


i labbri, 


le lahbra. 


Lenzuôlo, 


drap. 


i lenzuoH^ 


le lenzuola. 


ItettOy 


lit. 


i letti. 


le letta. 


Membre ^ 


membre. 


i memhri. 


le 7)iemhra. fkj 


Mulino, 


moulin. 


i mu H ni y 


le mulira. 


MurOy 


muraille, 


i mûri, 


le mura. 


Peccàto, 


péché. 


i peccaii. 


le peccatfi. 


Prato, 


pré 


i prati 


le prata (Salv.) 


Quadréllo 


, flèche. 


iquadrelli 


, le quadrella. 


SaccOy 


sac. 


i sacchi, 


le satva. 


Strido, 


cri perçant. 


gli stridi, 


le strida. 



Vestiménto, habillement, rt"e5^?me«f?,/^ restimenta, 
Urlo, hurlement, gli urli, le urla. 

Et peut-être encore d'autres. Voyez Corticelli, 



^ij On doit dire i corni et non pas le corna au plnr. en 
parlant des cors-de-chasse. 

fkJ LfOrsqu*on parle des membres d'une société quel- 
conque, il hui dire i membri et non pas le membres. 

U 



74 Des ISoms 

Rcvi, arquez que, de toutes les terrni raisons énon- 
ctes ci-devant, celles qui ^ont marquées en carac- 
ttre Halifjuc sont les plus usitées et les jius élégantes. 

7y. On peut y ajouter arssi d'auties noms usi- 
tés par nos bo;.s auteurs anciens, qui non-seulement 
ont le plur-el if^minin, mais ils raugfnentci)t même 
(i'nncsyllvklic; mais q li ne sont pas t:n usage au- 



jounl n 


ui; comme: 


rr.tjR. 






^/ro. 


aiguille, 


f;^i aghi. 


et 


le agora. 


Bo.-fio, 


bourg, 


i horuhi. 




k bôrgora. 


Corpo, 


corps. 


i COtpi^ 




le côrpora. 


LatOy 


coté. 


i Jatî, 




le lâtora. 


Falco, 


échafaud. 


i palchiy 




le pàicora. 


Tetto, 


toit, 


i tettij 




le téttora. 



auxquels on -peut ajouter aussi c/o;?o, don, qui fait 
au pluriel i dvni et le donora ; mais aujourd'hui on 
se sert <le ce dernier pour signifier le trousseau et 
tout ce que l'on donne, outre la dot, à une fille 
lorsqu'on la marie. 

TtjnpOy temps, fait i tempi et le témpora; mais 
ce dernier est pour dénoter le Quattro Tejnpora^ les 
Quatre-Tenips, ou les trois jours où l'Eglise or- 
donne de jeûner dans chacune des saisons de l'an- 
née, et que l'on appelle aujourd'hui le Digiûne. 

Il y a encore d'autres noms terminés en o, qui 
ont jusqu'à trois terminaisons au pluriel. 

§. 7. 
Noms terminés en o, qui ont trois terminaisons au 

pluriel, 
79. Il y a quelques noms qui prennent trois ter- 
îYiinaisons au pluriel, en i masculin, en € et en a 
féminin, £x. : 

SING. PLUR. 

Imasc, fém. 
i frutti, le frutte eifrutta,flj 

flj Oii se sert de fruit i, pour signifier les revenus d'une 
terre, d'un bénéfice, ou d'uae charge j mais on ^WJrutte et 



G esta, 

Legnoy 

Osso, 


exploit, 

bois, 

os, 


Porno, 
Vestigio, 


pomme, 
vestige. 



Substantifs^ 75- 

SIXG. PLUR. 

masc. fém. 
i gesti^ le geste et gesta.fmj 
i legni le lègue, legna.fnj 
gli ossi, Icosse, ossa. 

i pomi, le pom€, poma, 
i vestïgi, le vestïgie, vestigia. 
80. On peut y ajouter aussi lahhro, lèvre, qui 
fait au plurie/ labbri, labhraet lahbia ; m:iis ce der- 
nier est plutôt de ia poëhie que de la prose. 

Maruii (page SI) y ajoute 7;ze/«6ro, nienibre, qui a 
membrl, membra^ et membre. Cette dernière termi- 
naison se trouve dans le Dante Purg, Cant ô\ Mais 
comme le poëte s'en est bervi pour la rime, on ne 
doit pas i'imiter. 

§ s. 

Des noms en u. 
SI. En Italien nous avons peu de noms terminés 
en u\ ils sont toujours accentués, presque tous fé- 
minins, et au pluriel ils ne changent point de ter- 
minaison; car ce sont des noms syncopés, comme je 
viens de l'observer dans la note fhj pag. 64. Ex: 

SING. PLUil. 

ha g lovent à ^ la jeunesse, le gïoventà. 

Laschiavitù, Tesclavage, le schiavitù. 

La virtà, la vertu, ie virtà. 

La servità, la servitude, le servità. 

La gril ^ la grue, le ^ru. 

Ce dernier, co-nnie monosyllabe, doit s^écrire sans 



frutta, lorsque Ton veut dénotr-r la production des arbres eè 
des plantes» et aussi pour sig:nifter le dess*^rt, tout ce que l'on 
sert au dernier service de la table. On dit aussi utta Jrutta, 
au singulier, pour la production des arbres 

f^t?ij Gtsta est usité seulement au pluriel, lorsque roi*- 
parle de faits mémorable-^. 

f nj Legni sert à exprimer la substance <5ure et compacte 
ces arbres, et signifie aussi un vaisseau rt un carrosse i et* 
Lègue et Leg7i€if pour dénoter du bois £k brûler. 



7<y Des Noms 

accent, V^oyez TArticle des Accents dans le traité 
de l'Orthographe. 

On peut ajouter aussi H r agit, (masc.) le ragoût, 
qui fait i ragù au pluriel; et la tribu, tribu, qui fait 
le tnbù au pluriel; mais on dit mieux aujourd'hui 
il tribo et i tribi. 

Il y a aussi quelques nomi étrangers qui fe termi- 
nent en ?/, comme Hesù, Jé>\is ; Corfù, Tisle de 
Corfou ; // Péril j le Pérou ; et peut-être encore 
d'uuire?. 

§^. 

Des noms qui ont la même terminaison au slrtguUçT 
et au pluriel. 

82. Il y a des noms (^ui ne changent pas de ter- 
minaison au pluriel, comme, specie, &c. Voyez 
pag. 67, N^. 67, des noms terminét en e. 

§ 10. 

D'autres noms qui nont point de singulier. 

83 Les noms suivants ne sont usités qu'au pluriel 
seulement; savoir: Le molle itt le molli y les pincet- 
tes. Le nozze, les noces; Parecchi et parecchie 
(adj.) plusie-urs; Le rené et le rcni, les reins; L'esé- 
quie, les fuiiérailles; Le spezie et spezj, épiceries; 
i vanni (en poésie) ks ailes; Le froge, la souris 
cartilage des i.a^eaux du chevaî/j &c. Voyez Cor« 
licelli* 

§11. 
Des noms qui n ont pas de pluriel» 

84. Le« noms suivants ne sont pas susceptibles de 
pluriel, savoir; llmiéle ou 7»e/c, le miel; Laprole, 
les enfants; Laprjgénie, les descendants; La stirpe, 
la race; La mane (mattina) le matin; et tous les 
jronoms suivants; Uno, un, quand il est employé 



Stthstayftifs.. '7 If 

comme adjectif: Niioio et nessuno, personne; Fe^ 
râno, aucun; Q'ialche, quelque; Qualchedùno, et 
qualcunoy quelqu'un ; Qualsisïa, qualsivogiia, et 
qualunque, qui que ce soit, quoi que ce soit, et 
quiconque; Ctaschedûno et clascùno, chacun; 
Ognî, tout; oof/^?^A^o, chacun, &c. Us sont toujours 
joints à des substantifs singuliers, et l'on ne dira 
jamais nessiini itôminiy mais nessuno uomo^ kc, 
(Buommattei.) 

§ 12. 

De quelques noms qui ont une double terminaison 
tant au singulier qu'au pluriel. 

So» Il y a des noms qui ont plusieurs^ terminai- 
sons au singuJier. Les suivans, qui !:onttou3 fémi- 
nins, en ont deui au singulier et deux au pluriel; 
savoir : 

PLun. 

(aile) aie et ali^ 

(armes) arme armi.. 
;hanson) canzone canzonî,. 





SING» 


Ala 


et aie. 


Arma 


arme, 


Canzôn 


lI, conzône. 


Dota 


dote. 


Froda 


frode, 


Fronda 


fronde. 


Loda 


Iode, 


Mdcina 


mâcine 


Rédina 


redi/ie^ 


Scura 


scure. 


Sorta 


sorte. 


Tossa 


tasse. 


Vesta 


veste. 



' (dot) dote 

(fraude) frode 
(feuille) fronde 
(louange) Iode 

meule deî 

moulin) y, 
(rênes) redine 
(coignée) scure 



doti. 
frodi, 
frondi% 
lodi. 



mac in e macmi- 



rcdini, 

scuri. 

sorti» 

tossi» 

vesti. 



(espèce) sorte 
(toux) tosse 
(robe) veste 

A tous ces noms on peut sjouter gréggia féminin,, 
et il gregge masculin, le troupeau, mais il est tou- 
jours féminin au plurielj/e^reg-g-'e et legregqi. 

Remarquez que tous les noms ci-dessus écrits en 
caractères italiques sont les plus usité** 

a3 



w 



Des Noms 



§ 15. 

D'autres noms qui ont deux termina/sons au singu- 
lier, et une au pluriel. 

86. Les noms suivants ont deux terminaisons au 
singulier, mais ils n'en ont qu'une au pluriel. Ils 
sont tous masculins, savoir : 

SING. PLU. 

Cavalière et cavaliero, (chevalier) cavalierl, 

Cônaole consolOy (consul) consolî. 

Carrière corriero, (courrier) corricri\ 

Corsiére corsiero, (coursier) corsicri, 

Furiére furiero, (tbnrrier) furieru 

Palafremére palafre- (palefrenier) palafrenieri* 

niero, 

Pensiére pensiero, (pensée) pensieri, 

Scolàre scoldio, (écolier) scolari, 

Sentiére sentieroj (sentier) sentieri, 

% 14. 

Des noms qui ont trois terminaisons au singulier, et 
une seule au pluriel. 

87. Il y a aussi d'autres noms substantifs, et quel- 
ques adjectifs, qui au singulier finissent de trois 
manières différentes, mais qui n'ont qu'une termi- 
naison au pluriel. Les suivants, par exemple, sont 
tous masculins, et ils ont leur terminaison en i au 
pluriel, 

SINGULIER. 

Destrière, dtstriéro etdestrién, cheval. 

Mestiére, ynestièro mestiéri, métier. 

MuUittitre, mulattiéro mulattiéri, muletier. 

Lcfj^giére, leggiéro leggiéri, léger. 

Auxquels on peut aussi ajouter JBa/'i?*<^re, harhiero, 
harbleri, barbier ; et peut-être encore d'autres dont 
le^ deux premières manières seulement sont les plus 
usitées; excepté mestiére et m.îftiéro^ào'ài on se sert 



Substafitifs, 70 

pour indiquer quelque métier, et mestieri quand il 
est avec le verbe essere, être, ou le verbe farCf 
comme; è di mestieri, fa di mestieri, il faut, &c. et 
ou dit aussi di iegf;iéri, (adv.) aisément. 



§ lo. 



De la terminaison du pluriel des noms terminés eii 

co et GO. 

^%. Il y a plusieurs noms terminés en co et en g9 
qui dans la formation du pluriel, outre le chanoe- 
ment de \o en /, reçoivent une h avant l'i, et font 
chi et glii au phiriei, comme /«oco, feu ; luogo, lieu ; 
ils font fuochiet luoghi au pluriel, et non pa s /«oc? 
el; luogi. Pour coniîoître donc ceux qui fmis.-ent 
on cki et ghi, et les autre»* en ci et gi, il n'y a qu'à 
établir les règles suivantes. 



80. Les noms 
en go, soit subs 
une h au pluriel 

SING. 

u4go, 

Bianco, 

Bicco, 

Çuoco, 

Fico, (fruit) 

FuocOy 

Giuôco, 

Largo, 

Lungo, 

Luogo, 

PalcOy 

Poco, 

Ricco, 

Stracco^ 



de deux syllabes trrminés en co et 
tantifs soit adjectifs, prennent tous 



aiguille, 

blanc, 

louche, 

cuisinier, 

figue, 

feu, 

jeu, 

large, 

long, 

lieu, 

échafaud, 

peu, 

riche, 

fatigué, 



PLUR. 

aghi. 
hianchi. 
biechi, 
cuochi, 
Jichi. 
juochi. 
giuochi, 
larghi. 
lunghi. 
luoghi. 
palchi. 
pochi, 
ricchio 
stracchi. &c* 



sa 



Des Noms 



90. Excepté 1^. Greco, Grec, fait Greci au plu- 
riel ; mais il fait grechl quand c'est le nom d'un 
certain vin que l'on appelle vin greco. 

2o. Porco, cochon, fait porci au pluriel ; et 
Magl, pluriel de mago, magicien, quand il signifie 
les rois mages, i re magi. 

91. Quant aux noms masculins composés de plus 
de deux syllabes, il faut observer que ceux qui ont 
une consonne devant la dernière syllabe co et go, 
finissent tous au pluriel en chi et ghi, comme : 



SING. 

Âlhergo, 

Basilisco, 

liifôîco, 

Catafdlco, 

Diîtôngo, 

Fiammîago, 

Lamhiccù, 

Loinhardésco, 

Maniscàlco, 

Follàcco, 

HammgOy 

Siniscâlco, 

Solingo, 

Tedésco, 

Usbcrgo, 

Vigliâcco, 



auberge, 

basilic, 

laboureur, 

catafalque, 

diphtongue. 

Flamand, 

alambic. 

Lombard, 

maréchal» 

Polonois, 

errant, 

maître-d'tôtel, 

solitaire. 

Allemand, 

cuirasse. 



PLUR, 

alberghi. 

basilischi, 

hifolchi, 

catafalchi, 

dittonghi. 

FiamîninghL 

lamhicchi. 

Lombard escliL 

manïscalchi, 

Pollacchù 

raminghi, 

s'miscalchi, 

solinghi. 

Tedeschi. 

tisberghi, 

vigliacchi. 



lâche, 

92. Mais, quand devant co et go des mots de plu» 
de deux syllabes il y a une voyelle, je distinguerai 
premièrement ceux qui finissent en co : ils sont en 
grande partie terminés en ci au pluriel: Ex. : 

idéniicoy identique. 
idrôpico, hydropique. 
intrinseco, intime. 



amicoy ami. 

apostàlico, apostolique. 

Asiàtico, Asiatique. 

armonico^ harmonieux. 



tronico. 



ironique. 



(oj Dittungo fait aussi dittoiigi au pluriel j mais aujom'- 
d'iiui il n'est pas usité» 



I 



Substantifs, 



91 



^ harhdrico, 


barbare. 


itàlicOy 


italique. 


havdricoj 


bavarois. 


lacànicor, 


laconique. 


bé/lèCOf 


guerrier. 


letârgica. 


léthargiqiie.r 


henéjico. 


bienfaisant. 


lôgico. 


logicien. 


hisbético. 


fantasque. 


magnijico. 


Tnagnlfique. 


canànico. 


chanoine. 


MacedônicOy Macédonien . 


cànticOf 


cantique. 


maccherônico macaron ique 


causidlco, 


avocat. 


médico. 


médecin. 


càustlcoy 


caustique. 


mela?icônico, mël^ncoViqne 


cattàlicOy 


catholique. 


nemico. 


ennemi. 


clérico^ 


clerc. 


numéricOy 


numérique. 


cdmtco, 


comique. 


àttico. 


opticien. 


critico, 


critique. 


pacijico. 


pacifique. 


crànicoj 


chronique. 


patético. 


pathétique. 


diabô/ico, 


diabolique. 


platànico. 


platonique. 


diaiétticOyAe la dialectique 


poético. 


poétique. 


diédscàlko 


, didactique. 


profético. 


prophétique. 


empiricOf 


empirique. 


profiôstko, 


pronoitic. 


épicoy 


épique. 


pùbblko. 


public. 


epidémico, 


épidéiuique. 


fûstiso. 


rustique. 


equivocOj 


équivoque. 


tardàmcoy 


sardonique. 


eréticoy 


hérétique. 


iérico, 


de soie. 


errônico. 


erroné. 


<féricOy 


sphérique. 


ético. 


étique. 


wfistico. 


sophistique. 


estàticOy 


extasié. 


wllético. 


chatouillement. 


fantàstico, 


fantastique. 


ktôlcOy 


stoïcien. 


farnéticOy 


frénétique. 


teolôgico. 


théologique. 


fisico. 


ph\^sique. 


terr'ijico. 


terrible. 


fclosôfico. 


philosophique. 


tenté nico. 


teutonique. 


geaérUoy 


générique. 


tràgico. 


tragique. 


gluridicoy 


juridique. 


teridico. 


véridique. 


g)ttico. 


gothique. 


zàtico, 


grossier; 



et encore d'autres qui changent tous la sjdlabe co en 
ci au pluriel, et Ton dit amici, nemiciy cattôlîà, k,c. 

93. Exceptez les suivants qui se terminent en chi 
au pluriel, savoir : 



Abaco, 
antiîco. 



aoaque, 
anciea. 



crprico, exposé au so-lcil, 
bcccafco, bec figue. 



ô€ :Des 


Noms 


càricOf chargé. 
tlimcnticOf qui oublie. 
JcndacOy magasin. 
màràco, manche. 
opàco, sombre. 




pudicôy chaste.. 
rcnnmàrîco, regret. 
stitico, constipé. 
iràffico, trafic. 
ubbriàco, ivrogne, & 



qui font antichi, aprichi, beccqfichi, càrichi, &c. 

94. Les autres mots terminés en go qui ont une 
voyelle devant cette syllabe, prennent presque tous 
une h au pluriel. Ex.: 



cataloscue. 



(iécalogue. 

intrigue. 

obligation. 



p'esàgo, 
prôdigo, 
prô/ogo, 
ripiego. 



devin, 
prodigue» 
proioojue, 
expédient. 



Catàhgo, 

Decàlago, 

Intr'îçro, 

Ohhi'igo, 

Pcdagôgo, pédagogue. 

lis font au pluriel catàloghi, ôbblighi, ripieghi, &,c 

95. Exceptez Tcôlogo, théologien, et aspàrago, 
asperge, qui font au pluriel Teôlogi et aspàragi, 

06. Il y en a encore d^autres terminés en co et eu 
go, qui ont de même au pluriel une double termi- 
naison en ci et gi, et en chi et ghi. Ex. ; 

SING. 

MeudkOy 

Monaco, 

Chi r II r go, 

Pràtico, 

JDoméstico, 

Reciproco, 

Scilvàtico, 

Stôinaco, 

Apôlogo, 

Astrôlogo, 

Anàlogo, 

JJïàlo'^o, 



mendiant, 

moine, 

chirurgien, 

pratique, 

domestique, domesticl 

réciproque, recïproci 
salvàtici 
stomaci 
apùlogi 



rLUR. 

mendici et mendichi^ 

wônaci 

cliirnrgi 

pràtici 



sauvage, 

estomac, 

apologue, 

astrologue, 

analogue, 



astrùlogi 



dialogue. 



mônachi, 
chirùrohi^ 
prâtichi. 
doméstichi, 
reciprochi, 
sahàtichi, 
stôwachi^ 
apôloghi. 
astrô/oghi, 
anàloglii. 



diuloghL 



anàlogi 
diàlogi 

97. Les noms féminins en ca et ga, qu'ils soient 
précédés ou d'une voyelle ou d'une consonne, font 
toujouis che et ghe au pluriel, comme: arnica, 
amie; riccOf riche; mônaco. religieuse; &:c. font 



Substantifsr, S3 

tous au pHirieî thnlche, ricche, mônache^ &c. Voyez 
|)age OU N*^. ()1. 

§. 17. 

Terminaison chc pluriel des mots qui finissent au sln», 

gulier en 10, 

P8. Les noms masculins, tant substantifs qu'ad- 
jectifs, qui ont le singulier en io, prennent un j 
consoBne au pluriel, pourvu que Taccent ne tombe 
pas sur Vi d'^o. Ex. Tempio, temple ; terneràrio^ 
téméraire; necessàrio, nécessaire; principio, prin- 
cipe; occhio^ œ'û', orécchio, oreiUe; benefcio, bien- 
fait; FdbiOy Fabius; font au pluriel témpj ; terne- 
rdrj; necessàrj \ principj \ occhj ; benefcj \ orécchj ; 
i Fàhj, kc. en appuyant la prononciation sur la 
pénultième syllabe. 

99. Mais lorsque l'accent tombe sur Vi d'/o, ils 
prennent deux û' au pluriel. Ex. 5^ro/)/ccio, frotte- 
ment; calpestio, bruit des pieds; mormorïo, mur- 
mure; c^e^io, désir; pio, pieux; 220, oncle; au plu- 
riel il faut écrire stropiccii, calpestii, mormorii, cls- 
sii,piir, ziiy &c. que Ton prononce en appuyant sur 
le premier i, de sorte que les deux ii forment deux 
syllabes séparées, fpj 

100. Il y a cependant plusieurs noms qui, quoique 
terminés en io, sans que l'accent tombe sur Vi d'fo, 
premaent au pluriel un i plutôt qu'un j, comme: 

(pj On voilJ^ar là que c'est une faute d'écrire indiffé- 
reinment deux n à la place de 7, ou un j à la place de deux 
ii ; car lorsqu'on écrit un mot avec deux //, il faut les faire 
sentir distinctement, en appuyant sur le premier /, comme 
dan* les mots/?», zii^ &c. qni sont de deux syllabes; et lors- 
que le mot «"st écrit avec un /, il faut toujours appuyer, en 
prononçant, sur la syllabe précédente de l'y, comme on peut 
le voir dans les mots timpjy temples; principj^ principes, &e» 
de sorte que la différence d'écrire tempj, principj, et sem- 
blables par un 7 plutôt que par deux ii, n'est pas, comme on 
le voit dans quelques Grammaires, pour distinguer ces mots de 
tempi pluriel de tempo^ temps, et de prtncipi pluriel de prin' 
cip€f prince. 



84 Des Adjcelifi. 

bàciOj baiser; spàccio, débit; stràccio, c\i\ff on; yl" 
bràccio, embrassement ; malràgio, méchant ; pa* 
iàgio, palais ; naufràgio, naufrage ; pàggio, page ; 
ammirâglio^ amiral; serrâgiio, sérail: figlio, lils; 
foglio, feuille, &:c. qui changent tous Vio en i au 
pluriel, comme haci, stracci, paggi, malvagi, fogli^ 
figli, kc. L'i devant l'o ne sert dans tous ces mots 
qu'à en plier la prononciation; car sans cela, on 
seroit obligé de prononcer baco, Jigio, P^iggo, &c. 



ARTICLE lï. 

Des Adjectifs. 

101. Les noms adjectifs, comme je viens de le 
dire à la page 8 et 6% sont des mots qui, ajoutés 
à un substantif, servent à en exprimer la qualité, 
comme : bclla donna, belle femme ; tiomo sapiente, 
homme savant; colore hianco, couleur blanche. Ces 
mots hcllay sapiente, hiancOy sont des adjectifs, c\.\x 
ils expriment la qualité de donna, uomo, et colore. 

\0'2. On connoît aisément qu'un mot est un ad- 
jectif, toutes les fois qu'on peut le joindre avec le 
mot persàna, personne, ou cosa, chose ; ainsi àhile, 
habile ; piacévole, agréable ; sont des adjectifs, par- 
ce que l'on peut dire pcrsùna àbiley cosa piacévole, 
personne habile, chose agréable. 

103. Pour mieux exprimer la qualité d'une per- 
sonne ou d'une chose, les adjectifs prennent en Ita- 
lien, comme en François, le genre et le nombre du 
S'ubstantif auquel ils sont joints, comme uo?no ricco, 
homme riche ; donne ricche, femmes riches. 

On connoît généralement la ditlérence du nombre 
et du gendre par leur terminaison. 



'jbcs Noms Adjectifs^ 85 

§t 

De la terminaison des Adjectifs. 

104. Il y a deux sortes d'adjectifs dans la langue 
Italienne ; les uns terminés en o, et les autres ter- 
minés en €. 

105. Les adjectifs terminés en o ne servent que 
pour le masculin ; bello, beau ; dotto, savant; ricco, 
riche ;/)ôi'era, pauvre. Ces adjectifs et tous les autres 
terminés en o fontk pluriel en i, comme beHi,dottî, 
ricchif poveri^ Â:-c. 

106\ Pour rendre ces adjectifs du genre féminin, 
il faut changer To en a, comme belloy heUa\ dutto^ 
dotta ; riccoy ricca,\ pàvero, pavera; et au pluriel, 
pour le féminin, il faut changer l'a en e, comme 
bella, belle; dotta, dotte ; ricca, ricche; pavera^ 
pôvere. 

107. Les adjectifs terminés en e servent au genre 
masculin et au genre féminin, sans rien changer à la 
terminaison ; et ils font le pluriel en i taiït pour le 
masculin que pour le féminin. Ex : Sing. tin uorncy 
prudente, un homme prudent; una donna prudente^ 
une femme prudente. Plur. Gli uàmini prudentl ; 
Le donne prudetiti. 

108. Quant à la formation du pluriel des adjec- 
tifs terminés en co et ca, et en go et ga, voyez pag, 
79, et 82. N°.-97. 

IT 
Des différents degrés de Comparaison» 

109. Comme un adjectif, en exprimant la qua- 
lité d'un substantif, peut être susceptible de plu- 
-sieurs degrés d'élévation, les Grammairiens ont ap- 
pelé ces degrés du nom de positif, comparatif et 
superlatif, 

§3* 
Du Positif, 

110. Le POSITIF est l'adjectif mt;me sans aucun 

X 



85 î^es Comparatifs, 

rapport: il exprime la qualité d'un substantif saB^ 
aucune diminution ou augmentation, comme wow-o 
virtuôsoy homme vertueux; donna amâbile, femme 
aimable, &c. 

§4. 
Du Comparatif, 

111. Le COMPARATIF est l'adjectif avec compa- 
raison. Lorsque l'on compare deux choscB, on trouve 
que l'une est ou supérieure à l'autre, ou inférieure 
à Fautre, ou égale à l'autre. De là, trois espèces de 
comparaison. 

On forme la première espèce de comparaison en 
ajoutant pià plus, ou meglio mieux, au positifs 
comme : il fratello è più beilo fqj délia sorella, le 
érère est plus beau que la sœur. 

// mio libro è meglio scritto del vostrc, mon livre 
est mieux écrit que le vôtre. 

112- Pour la seconde espèce de comparaison, on 
se sert de meno moins, avant l'adjectif, comme : la 
sorella è meno cattîva del fratello, la sœur est moins 
méchante que le frère. 

113. Et pour la troisième espèce de comparaison 
cl^i^galité, ou se sert en Italien des mots tarito^quanto ; 
€osly corne, (aussi ou autant, que.) Ex : il fra* 
4cllo è cattivo qnanto la sorella, le frère est aussi 
méchant que la sœur. Voyez la construction du 
Comparatif dans la seconde partie de cette Gram- 
Jïkaire. 

114. Il y a quatre comparatifs Italiens qui se ter- 



fqj Remarquez qu'on ne peut faire aucune comparaisou 
8»ans le mot que, et que ce mot en Italien ne s'exprime pa« 
toajoun» par c/ie, mais par les articles du génitif r//, Je/, delio, 
délia i et dci, degliy dette, dont je parlerai daus la S^atajic 
nur U coiyitnictioa des Comparatifa^ 



Des Superlatifs, 8/ 

mînent en ore, qui dérivent du Latin, et qui soiib- 
Comparatifs sang l'aide de la particule /)/ù plus. Ex: 

l'OSITIF. COMPARATIF. 

firande gran<l, maç^ç;iàre, ii5"-.isc. et féni. 
Ficco/o petit, minore^ niasc. iJèui, > 

Huono bon, miii^liôre^ niasc. léni. 

Catth'o mauvais, pe<.ii^wre, raasc. férn. 

llô. On peut exprimer aussi les ëusdits conifiara- 
tifs par la particule />?« plus, et i'on peut diie/>/« 
grande, piii piccolo, p'm buono, più cattivo, au iiei^ 
de maQ;giore, minore^ migliore et peggjore. 

On peut y ajo-uter ^«/)er/()re, supérieur; et 2>i/V- 
riôre, inférieur. 

116. Pour renforcer la comparaison, le& Italiens 
font usage des adverbes assài, moUo, via ou vie (\Q' 
\iint più et 77ieno, conmie : assài più, asaai menoi 
molto più, molto meno ; via più^ vie meno, beaucoup 
plus et beaucoup moins. £x . assài più ou assài 
meJio ricco, bien plus ou bien moins ricfae ; molto 
più ow molto inenohello, bien plus ou bien moins 
beau ; vie ou via più, et vie merio brutto, bien pluB 
£t bien moins laid. 

§5. 
Du Superlatif, 

117. Le SUPERLATIF exprime la qualité d'un 
iubstantif dans le plus haut degré, ou dans un très- 
haut degré, ce qui forme deux sortes de Superla- 
tifs, l'un comparatif on relatif, et l'autre absolu. 

1^ Le Superlatif comparatif ou relatif expnmç 
une qualité au plui haut degré, comparée ou avev 
rapport à une autre chose. On le forme en mettant 
Fnrticle devant più et titem), plus et moins. Ex : 
Pietro è il più ricco, ma i-l meno libérale fra gli uomi' 
ni, Pierre est le plus riche, mais le moins libérai 
des hommes, frj 



( r ) Les Latins ne pouvoient pas marquer la différence da 
Superlatif cow^a/'d^y ou relatif dise<: la nièflie pré<;isiou et la, 

l2 



88 ^^s Superlatifs. 

2«^» Le Superlatif absolu exprime une^ qualité 
au suprême degré,, mais .-^ans aucun rapport à d'au- 
tres choses. On le forme en changeuut la dernière 
voyelle du Positif en issimo pour le masculin, et en 
îss'ima pour le féminin. Ex : Cicérone fu eloquen- 
tisshno, Cicéron fut trts-éloquent ; Pénélope fu una 
castiffsima donna, Pénélope fut une femme très- 
chaste. 

118. Voici des exemples des Superlatifs absolu 
et comparatif dans une même stntence, pour les 
rentlre plus clairs. Pietro è un iiomo ricchîssimo, ma 
non è il pià ricco deUuy owfra la, societâ. Pierre est 
im homme très-riche, mais il n'est pas le plus riche 
de la société. E.icch'issimo est le Superlatif absolu 
sans rapport à une autre persomie, et il pià ricco est 
le Swperld.ùï comparât f on relatif car P/e^ro, dans- 
cet exemple, est comparé avec les personnes de la 
société. 

119. Des positifs vous formerez les Superlatifs- 
de la manière suivante : 

SUPERLATIFS^ 

dott'issimo très-savant. 
hellissimo très-heau. 

hruttissimo très-laid, 
nobilïssinio très-noble. 
grandïssimo très-grand. 
cloquentissimo très-éloquerft 

120. Pour le féminin on changera l'o en a, commer 
hellissimo, beHissi?na; et de même pour le pluriel 
vous direz hellissimi masc. et bellissime fém. et 



îïième justesse que dans la langue Italienne ; car dans ce cas- 
là ils se servoienl du génitif pluriel après le superlatif aôsolti, 
et ils disoient Cicero fuit Jlomnnorum eloqueiitissimus, Ci- 
céron fut le plus éloquent des Romains } mais en Italien, à 
la place du génitif nous nous servons de l'acciisatif avec la pré- 
position tra ou fra (entre): Ciceranc/u il piH cloquante tra 
ou fra i Romani. 



POSITIFS. 


Botto 


savant^ 


Bello 


beau, 


Brutto 


laid. 


Nôbile 


noble. 


Grande 


grand. 


Eloquente 


éloquent. 



Des Superlatifs, S^ 

ainsi des autres, suivaat la même règle des Ad- 
jectifs terminés en o. 

1C?1. Quant à la formation des autres Superlatifs, 
il faut observer que tous ceux qui sont formés des 
positifs terminés en co et g >, dont le pluriel est en chi 
et glu, ont leur terminaison encliissimo et ghissimo, 
comme poco fait au pluriel pochi, et le superlatif 
pochîssimo ; Itingo, lunghi, lunghissimo ; e*-, ainsi des 
autres. 

122. Les quatre suivants que nous tenons des 
Latins ont deux Superlatifs absolus. 

OttimOf très-bon et buomsshno, 

Péssimo, très-mauvais cattitïssimo, 

MûssimOi très-grand grand'issimu, 

MinimOy très-petit, moindre piccolissimo, 

123. On peut y ajouter ^«/y^mwo suprême, infimole 
plus bas, et d'autres Superlatifs tirés du Latin, com- 
me ce/e6emmo très-célèbre, de célèbre , integérrimo 
très-intègre, de intégra ; saluhérrlmo très-sain, de 
salûbre ; acérrimo très-cruel, &;c. ils conservent ea 
Italien la même terminaison fsj. 

124. Nous avons une autre espèce de Superlatif 
qui se forme par la répétition du positif; comme 
piccïn piccïno très-petit . mort et diventô piccin pic* 
cïao, il mourut et devint très-petit. Allâto allato^ 
bien près ; buono buono, très-bon ; bello hello, très^ 
beau, bel bello, pian piano, très-doucement. 6cq, 



fsJ II faut observer que chez les Italiens, auss»! bien que chez 
les Latins, les Superlatifs ne sont pas usités avec tant de rii^ueur 
qu'ils ne soient pas susceptibles d'autre détermination ou auo-- 
mentation. On voit dans Cicéron: tnuUo jucundissimas, /on^e 
e'?v<i//Y/.$Â7"//2?^5,&c. et dans nos auteui*s anciens on trouve: omCra 
molto beUissima. Nov. ant. 43. et dans Boccace g. 6. Nov 10. si 
6\X\n\o parlât or e, et ailleurs: Narcissofu moLto bellisslmo, 
Narcisse fut extrêmement beau, ^uesta tua cos). santissitna 
donna ; ta femme extraordinairement pieuse. Et Fil. lib. 7. n. 
454. tanto bellissima, &c. mais aujourd'hui ces manières de 
parler ne sout ej> iisage que dans le discours faïuilier, 

x3 



90 Des Superlatifs. 

125. On peut ajouter au nombre des Superlatifs 
les positif j précédés des particules tra et stra^ et arci 
qui vient du grec : conwxietraricco etstrarîccOf, très- 
riche ; tragrande et stragrande, très-grand ; strahoc- 
€héëole, exorbitant; arcibrlcône, franc-coquin; arci 
«st le même qu'en François archi^ ainsi arcipazzo^ 
on dit en François «rc/i^^bw, kc, 

120\ On peut aussi mettre au nombre des Super- 
latifs les expressions suivantes : Dolente senza 
7/îOf/o, excessivement affligé. Lieto fuor di misûra, 
extrêmement content. Avventurato senza fine, heu- 
reux au plus haut degré. Auxquelles on peut 
ajouter tous les Positifs précédés des adverbes molto, 
bien, assaè^tvts^ estremamente^ extrêmement et sem- 
blables. £x ; son molto pôtero ; j« suis bien pauvre, 

197. On forme aussi les Superlatifs enjoignant 
quello à maggiôre et minore. Ex : tomate con quella 
maggiôr prestezza che potéte, retournez avec la plus 
grande vitesse possible. 

12S. Ogni 7naggiôre est aussi une manière super» 
îative. Kx ; con ogni maggiôr diligenza, avec la plus 
grande diligewce. 

129. Les Adverbes superlatifs se composent en 
Italien en ajoutant mente au superlatif absolu fémi* 
nin, ainsi defelicissima, on ionwe felicissimamente, 
très-heureusement; de elegantissiniay elegantissi- 
inanicnte très-élégamment; de riccJiissima, ricchissi* 
'mamente, très-richement, et ainsi des autres. 

130. (3n trouve aussi des Adverbes superlatif» 
formés par la répétition de l'adverbe positif; com- 
•jue: ben hene, très-bien. A^e ancôra spuntdvano i 
raggi del sole ben bene. Bocc. g. 7. Introd. Già, 
érano i raggi del sole ben bene scoperti. Buom. tratt. 
xvi. cap. 10, Voyez le Traité des Adverbes» 



Des Augmentatifs et des Diminutifs, 91 

ARTICLE IIL 

Des Augmentatifs et des Diminutifs. 

131. Dans la langue Italienne il y a cela de par- 
ticulier que l'on peut agrandir, déprimer ou dimi- 
nuer la signiiication des Noms substantifs et adjec- 
tifs, en ajoutant seulement quelques syllabes à la 
£\i\ des mots, et on les appelle alors Augmentatifs, 
et Diminutifs. 

§ 1. 

Des Augmentatifs, 

159. Les augmentatifs fgli aumentativi ou accre" 
s'citivij servent à augmenter ou à déprimer l'idée 
quMs repréisentent. 

133. Les noms deviennent premièrement aug- 
mentatifs en changeant leur dernière vovelle en 
one ftj pour le masculin, et en ona pour le* féminin. 
Ex : 



POSITIF. 

Alhero arbre, 
Casa maison, 
Donna femme. 
Maestro maître. 
Porta porte, 
Vecchio vieux, 



AUGMENTATIFS, 

alberône grand arbre. 

casône 

do7in6ne 

maestrÔJie 

portône 

vecchiône 



grande maison, 
grande femme. 
grand maître, 
porte cocuère. 
vieillard. 

134. /?emarç?/e:;qu'ilyaaussid'autresnomsenô«e 



f éj Les augmentatifs en one, quoique formés des noms férai- 
jttins en a, sont pourtant masculins, comme: un dounOue àe 
donna \ un casone^àecasa, Quelcjnes-unes de ces terminaisons 
deviennent aussi féminines en chauge^a-jt oiie en 07ia, comme de 
ilonnbne on forme domibna ; de caauru., casona, &.c. quoique 
• ette dernière terminaison «a i^na ne soit usitée que dans la 
discours familier» 



9'5 Des Augmentatifs, 

qu'il ne faut pas regarder comme augmentatifs. Ex : 
Prif^iône, prison ; bastône, bâton ; cantône, coin ; 
Settentriôn€y le Nord, &:c. 

135. Les noms terminés en o^^o et otta, ozzoeX 
ozza, ôccio et ôccia, servent aussi à donner une idée 
d'augmentation, mais en y ajoutant quelque chose 
ijoli. Ex .' 

Giotanotto, de giôvane, un beau jeune homme 

gurenx. 

l^ecchiotto, de reccA/o, un vieillard grand et bien 
portant. 

Gentilottoy de g€?itile, gentil-homme de grande 
autorité. 

Foresozzo^ joli paysan, deforcse villageois. 

Fore50s;:a, aussi de/ore^e jolie villageoise, 

Bru?iozza, brune tte, de bru fia brune. 

Frescôccitty lille de très-bonne mine ; de fresca, 
fraîche. 

13(5. Les terminaisons en àccio ou azzo pour le 
niasculin, et en àccia et azza pour le féminin, ser- 
rent aussi à donner une ioce d'augmentation, mais 
elles ajoutent au nom l'idée de vilain ou de méchant. 
Ex: 

Omaccio, un méchant homme. 

VecchiacciOy un vilain vieillard. 

Donnaccia, une hallebreda ou femme mal bâtie# . 

Popolazzo, populace. 

Casaccia, une grande et vieille maison. 

Ignorantâccîo, grand ignorant, de ignoraniCy &c. 

137. Remarquez l"^. que la signification de quel- 
ques-uns de ces derniers Augmentatifs est encxDre 
d'une plus grande étendue. Omaccio, par exemple, 
signifie aussi un homme de hautetaille et grossier en 
Tnéme temps, Donnaccia nous donne l'idée d'une 
femme impudente et d'une vraie salope : Casaccia, 
d'une maison ruineuse et mal-propre : Vecchiaccio, 
d'un vieillard méchant et effronté, kc, 

2^. Qu'à quelques-uns des susdits augmentatif» 



Des "Dimumtifa, OS 

on peut ajouter une autre terminaison en owe qui 
sert à augmeiTter la signification désavantageuse 
qu'ils ont, comme : Omacciône, Donnacciône, &c. 

3^. Quil y a plusieurs mots qui se terminent 
naturellement en àrcio, sans qu'ils soient augmen- 
tatifs, comme: èmmo, bras ; /âma, face ; Idccio, 
lien; a65raccio, embrassement, &c. 

138. Les augmentatifs en ame, urne, et aglia mar- 
quent une quantité de choses, mais généralement 
dans un sens de mépris. Ex : 

Carnàrnei quantité de chair corrompue» 
GentàmCy multitude de gueux. 
Ossdme, quantité d'os. 
Sudiciârney tas d'ordures. 
Vecchiume, vieux chiffons. 
Canàglia, canaille. 

Gentâglia^ gueusaille, la lie du peuple. 
Soldatâglia, troupe de mauvais soldats. 

139. Exceptez de cette dernière espèce d'augmen- 
tatifs ces substantifs qui ont dans leur état primitif 
les mêmes terminaisons, comme: stame jètdiïm ; Jiumep 
rivière ; battàgUa, bataille, &c. 

140. Il y a encore d'autres augmentatifs qui dépri* 
ment ordinairement la chose, comme ceux en astro. 
Ex: 

Poetastro, fort mauvais poëteou poëtereau. 
GtovinastrOy jeune éventé. 

Medicastro, médecin d'eau douce, ou médecia 
tïès-ignorant. 

Des Diminutifs» 

141. Les Diminutifs, dont la langue Italienne est 
tres-riche, servent âdiminuer la grandeur ou la gros- 
seur des mots dont ils sont formés. 

142. Il y en a de deux espèces. Diminuthn vez* 
zcggiatlci, ceux qui marquent diminution dans l'ob- 
jet avec une idée de flatterie et de caresse; et Dimi^ 



m 



Des Diminutifs, 



nutivi dispreç^iatïmy ceux qui servent à dimîmi^r la 
grandeur de Tob^et avec une idée de mépris ou dje 
compassion, 

143. Les premiers ( vezze^^iativi ) , tant substan- 
tifs qu'adjectifs, ontordinairementieur terminaison 
«n ino, ettOy ello. Ex :. 



POSITIF. 

Caro 
Casa 

^ontadino 

DonJia 
Donzélla 



FanciuUo 
Frate/lo 
Su relia 
Giôvine 



Pas tore 
Principe 



cner, 
maison, 

paysan, 

femme, 

fille 

enfant, 
frère 
sœur, 
jeune, 

berger. 



I>IMINUTIFS. 

carino mon cher petit 

casctta maisonnette 

icontadinéllo jeune pa3'san 
contadiîiel la jeune paysanne 
( dormétta petite jolie 
( donnîna femme 

idonzelletta -^ ^ ,-.| 
< s, 11- jeune m\& 
\ donzelinia '' 

fanciullmo petit enfant. 



petit frère 
petite sœur 
tout jeune 
jeune berger 
jeune bergère 
petit prince 



fratellino 

sorelllna 

giovinett.o 

{pastorelfo 
pastorella 
prince, principino 

Principessa princesse, pnwczjoe^^f/za petite princesse 

144. Observez 1^. que quelques diminutifs des 
susdites terminaisons peuvent être usités aussi en 
«eus de mépris et de compassion, selon le sujet du 
diK:oars,.ou le ton de voix avec lequel on les pro- 
nonce. 

S'^. Que de ces diminutifs on en peut encore 
former d'autres, comme : de donninay on fait donni^ 
cïna, très-petite jolie femme, è^Q. 

145.. Les derniers (l disprep-iatïm) se terminent 
généralement en àccio^ iizzo, oloy auxquels on- peut 
ajouter ipola, ûpola, &c. Ex: 

DIMINUTIFS. 

, , . f une femme or- 
donnuccta | dinairq,. 



Donna, femipe,, 



îyes Nombres» %)^ 

Ûcsppéilo cbapcaa, cappellùceio ( petit mkuvais 

( chapeau. 
Pédante pédant, ( pedantuzzo i un ignorant pe« 

\pedaMùcolG \ tit pédant. - 

C casùccia "> 
€asa maison, < casipoïa > mauTaise-pçtitV 

tcasûpo/a j maison. 

146. Remarquez, que les diminutifs dequelque> 
■Roms d'hommes et de femmes en ûccio et ûccia, sont 
de la première espèce des Diminutivi vezzeg^ativi 
comme : Meriicùccio, petit Dominique ; Petrùccio, 
petit Pierre ; Amiûccia, petite Anne ; Mariûcfia, 
petite Marie, &c. 

147. Outre ces diminutifs, il y en a encore d'autres 
qu'on ne peut pas réduire à une rè^le certaine a 
cause de Firrégularité de leurs terminaisons, comiKe 
on le voit par les suivantes : 

Acqua eau, acquerùggioh et acquoiina, 

Amâro amer, amarôgnolo, 

Bastône bâton, basUfncelio, bastoncino. 

Cane chien, cagnuàlo, cagnoîino. 

Ubro livre, Hbrkciuôlo, libércoîo. 

Uomo homme, omkciàtk), omicdàttolo, omicciuôh^ 

Et encore d'autres que l'on peut apprendre en coiv- 

versant avec les Italiens et en lisant les dillérents 

•auteurs. 



ARTICLE. IV, 

Des Noms de Nombre, 

148. Il y en a de trois espèces. Cardinàli, (a) 
cardinaux ; Ordinativi, ordinaux ; Distributhi, 
dis tribut ifs. 



{uj La dénomination de Cardinàli vient dt ccque, dsiu» la 
plupart deslangues, ils sont les racines principales et fondam^ir*. 
ail€«deâ autres jgtioU uurueraux. Cardo ea Latiu v«utdire,^oiidy 



93' 



Des Noûn)rùs, 



§ 1. 

Des Nojnbres Carduutnx, 

140. Les cardinaux indiquent un nombre absolir- 
Tnent, et sans aucun ordre : ils sont ordinairement 
adjectifs, comme 



Vno, m. un, tiua, f. une 



due fvj 

tre 

(juattro 

clnque 

set 

set te 

Otto 

710V e 

dieci 

iimlicl 

dôdici 

trédici 

quattôrdici 

quïndici 

sédiçi 



deux 
trois 
quatre 
cinq 
six 
sept 
huit 
neuf 
dix 
onze 
douze 
treize 
quatorze 
quinze 
seize 



diclassétte{w) dix-sept 
diciàtto dix-huit 



diciannôve 
Venti 
^e fi tu no 
xentidûe 
tefitttrè 



dix-neuf 

vingt 

vingt-un 



vingt-quatre 
vingt-cinq 
vingt- six 
vingt-sept 
vin^t-huit 
vingt-neuf 
trente 
trente-un 
trente-deux 
trente-huit 
trente-neuf 
quarante 
quarante-un 



vcnticjUaltro 

ve?}tichique 

centisci 

vcntisctte 

ventotto 

ventinôve 

Trenta 

trtntiuio 

trentadue, ^c. 

trcutoito 

trentanove 

Quaranta 

quarantùno 

quarantadûe quarante-deux 

Cinqiianta cinquante 



rinquantàno 

Sessanta 

sessantûno 

Settajita 

settantùno 

Ottanta 



cmquante-un 

soixante 

soixante-un 

soixante-dix 

soixante-onze 

quatre-vingt 



vin2t-deux!A^oi'a;ifû! {.r)quatre-vingt-dix 
iiotantuno quatre-vingt-onze 



vmgt-trojs 



pivot,sur le quel tourne une porte: de là> dans Ciccron, Cardo 
reu le point fondamental de Taffaire ; et du génitif Cardinis^ 
on a fait l'adjectif Cardinale^ Cardinal, pour àire principale^ 
radicale, fojidamcnt aie. 

(x) On dit due en prose et en vers: duoi n'est pas ap« 
prouvé : duo est frétiuent dans la poésie: dua est trop florentin, 

("jû ) Ou écrit diciassettCf diciotto^ diciannôve^ et pas antre* 
inent. 

(xj Nona?ît a pour novanta n'est pas Italieu» 



Des Noînbres» 97 



Ccnio fy) cent 
cc/ituno cent- un 

centoduc cent-deux 



Cinquecento cinq cents. 
Mi//e mille. 

Dumila deux mille. 

Un miliônefzjun million. 
Duemillonl deux millions. 
Quattrocento quatre cents [cS^c. 



J)ugento deux cents 
7'rcvcnto trois cents 



Remarques sur les Nombres Cardinaux, 

150. Observez 1°. que le premier nombre 7tn eu 
v.no m. ex. una t". subit les mêmes variations etlts 
mêmes règles que l'article indêiini devant les sub.itau- 
tifs. V^03ez-en les exemples N''. 2p. page 57. 

2*^. Que uno et una, comme adJectitV, n'ont pr.s 
de pluriel; mais comme substantifs ils peuvent 
s'emplox^er au pluriel, et Ton peut dire gii uni e 
^Ji altri, m. les uns et les auîres ; ic une c le altre, 
ï. les unes et les autres, Buommattei. Tratt. 8. 
cap. 22. 

3". Que, lorsque rentàno, treniàno, &c. sont 
suivis d'un substantif, le substantif est au singulier, 
comme: ventun mese^ trentàn anno, Le. Mais le 
substantif doit être aussi au pluriel quand il précède 
le nombre, comme ; Tenneml nmàre anni ventà/io 
ardendu. (Petr.) Et c'est la manière que je conseilla* 
aux étudians de suivre, et de dire comme Da- 
vanzati : Pisône visse anni trentùno, {Pi.-on vécut 
tiente-Lin ans). Le substantif doit être au pluriel, 
quoiqu'après Je nombre, quand il est précédé de l'ar* 
ticle ou d'un autre adjectif, comme: i ventùn auni 
che avete inutilniente ifnpiegati; les vingt-un ans quf^ 
vous avez employés en vain. Pagâtemi le cinquan^ 



( }f ) Ctnto, aussi bien que tous les nombres depuis due 
jusqu'à 7nille ne changent pas de terminaison ; c'est pourquoi 
on ne dira pas centi uoîuinif cenieptnone, mSiis ct7ito uornini, 
cent hommes ; cento personcy cent personnes. 

(z) On dit milioiK^ et jamais miilione; il est toujours 
■àubstantif. 



K 



V3 Des Nombres, 

tàna lire che mi dovéte; payez moi les cinquante et 
une livres que vous me devez. 

4°. Que les autres nombres cardinaux, depuis 
rf^^e jusqu'à mille, sont invariables, et servent égale- 
ment aux deux genres. On trouvef/e/o, r/^/o/ et r/?/i usités 
en poésie, comme adjectifs masculins; mais ce n'est 
que rarement et à cause de la rime. 37///e lait mila 
f^i mille au pluriel, mais le premier est plus usitéque 
ie dernier: ex. Due mila, tremila, quattro mila, ^c, 

b°. Que ces nombres, jusqu'à clieci, dix, sont 
usitésaussi comme substantifs,etavec rarticle,etron 
dit: il sette, Votto, il nove, 6-ic. tui due, 7in tre, un 
fjuattro, un cinque, un se'i, un dieci; due cinque, duc 
sttte\ tre otto, ire note, et non pas autrement. 

6^\ Qu'en Italien on ne «lit jamais undici cento, 
onze cents ; dudici cento. douze cents, et ainsi des 
rmtres; xivà\?- mille e cento; mille duge?ito; mille ci?!' 
^uetoito ; mille ottocento, &c. 

7^ Que cento, dugento, kc. perdent la dernière 
syllabe to devant (juaranta, cïnquanta, sessanta, &c. 
et l'on dit plus élégamment cenquaranta, dugenciti' 
fjuanta, ccfi.<essa?ita, censettanta, cennova7ita, &:c. au 
lieu de cento quaranta ; dugento cinquanta ; cento 
sessanta, Sic. 

8", Pour la date des années on dit mille ottocento 
tre, mil huit-cent trois, &:c. et non pas comme en 
Anglois un mille, one thousand, &c. et en mil huit- 
cent quatre, se dit nel mille ottocento quattro, ou 
nelTanno mille, Sec, et non pas in mille, ^c. 

9^. En parlant des heures, on emploie les nom- 
bres cardinaux. Ex : sono treorc ou son le tre, il est 
trois heures, c^c. Pour la date des mois dans les let- 
tres, on dit ; iQ, i 3, i 4, i 5, i 6, i 7, gH 8, i 9, ^ 10, gli 
11, di Gemiajo, &c. ou avec les mêmes articles au 
datif. Ex: ai^, ai S, ai 4, ai 5, ai 6, ail, ogH S, 
agli ûndici, di Gennajo, &c. 

Excepté le premier du mois qui s'exprime par le 
nombre ordinal, et l'on dit il primo di Gennajo, di 
Mario, 6i.c» 



Des Nombres, 



QO 



§2 
Des Nombres Ordinaux, 

151. Les ordinaux, ordinatît'l, sont adjectifs ; ils 
marquent un nombre avec ordre, comme : 

Primo, m : a, f : 

secondo 

terzo 

quarto 

quiïkto 

sesto 

séttimo 

ottàvo 

nono 

décimo 

undècimofa) 

duodécimo et dodicésimo 

tredicésimo - 

quattordicésimo 

quindicésimo 

sedlcésimo 

diciassettésimo 

diciottésimo 

diciannovésimo 

rentésimo et vigésimo 

ventcsimo primo (h) 

xentèsimo secondo 

ventésimo terzo 

rentésimo quarto - 

ventésimo quinto ■ - 



premier, première, 

second, ou deuxième, 

troisième. 

quatrième. 

cinquième. 

sixième. 

septième. 

huitième. 

neuvième, 

dixième. 

onzième. 

douzième. 

trezième. 

quatorzième. 

quinzième. 

seizième. 

dix-septième.' 

dix-huitième. 

dix-neuvième. 

vingtième. 

vingt-unième. 

vingt-deuxième. 

vingt-troisième, 

vingt-quatrième. 

vingt-cinquième. 



(a) Ou peut (hre aussi ^cci/«o;;/'/;«o; dicimosecondo; dccimo 
terzo ou terzo dcci/no: dichno quarto o\\(iuartod'ccimo; décimo 
guintoou quinto dccimo; dccimoseato, sedeci?}w,etsesto decimo ; 
dcciynoscttimo ; deamoftàvo ou ottodccimo; et décimo noi20. 

( b ) On dit aussi ventuncsimo, venfiduésimo, veutifréesimo, 
X en t iqiiatt rési m 0, au lieu de venfcsimo primo, ventcsimo se 
condOf SfC, mais c■e^t plutôt fiimilier qu'élégaut. 

H 2 



lOO 



Des Njmhres. 



vingt-sizième. 



tentésimo sesto 

venîésimo sêttimo ring^-septième. 

xerUesirnottâvoetventottcsimo vinot-huitième. 



ventèsimo nono 

trentésimo et trigésimo 

quaranttsimo fcj 

cinquanthimo ( cj 

sessantèsùno fcJ 

settantésimofcj - 

ottcrittsimo 

novantésinio 

centcsimo 

cedcsimo primo 

dug;entésimo 

d noient es iiiio p rlmo 

niillésiino 



vingt-neuvième, 

trentième. 

quarantième. 

cinquantième. 

soix-antième. 

soixante-dixième, 

quatre-vingtième. 

qua-tre-vingt-dixième. 

centième. 

cent-unième. 

deux-centième. 

deux-cent-unièma. 

niiilième. 



Remarques s?tr les Ordinauv. 

1:32. l''. Les 0/Y///?a?/r, comme adjectifs, en su- 
bissent toutes les variations, et ils reçoivent les deux 
nombres et les deux genres: Ex : il primo giorno^ 
le premier jour; la décima parte^ la dixième partie ; 
i primimesi, les premiers mois; le prime settimâne, 
les premières semaines. 

2\ Quelquefois ils sont substantifs, quand ils 
dénotent la partie d'un tout, comme un terzo, un 
tiers ; un quarto, un quart; un quinto, un cinquième, 
&c. 

3^. En parlant de princes, de papes, &c. on se 
sert des nombres ordinaux sans article, toutes les 
ici? que le nombre suit le sub-tantif. Ex: Girrgio 
serondo ; Carlo quinto \ Si^to quinto ; Bencdetto 
dévimoquarto, &c. 



(cJ On trouve aussi quelquefois quadragesivrOy quinquage. 
siifOy sessaiTtsimOy et';cttuagéf;if?ir), au liru de (juarav^csimOy cin. 
quant-^snrfOf st^S' ntc imot^tX tettjnthimj, mais très rarement. 



Des }^ ombres. 101 

4*'. On emploie les mômes nombres sansarticle, 
lorsque l'on parle d'un Livre, d'un Chapitre, d'un 
Article, d'un Parag:raphe, ou d'une Page. Ex: Lf- 
hro primo \ Capitol o scconlo; Articolo terzo; Para' 
graf'o quarto ; Pagina quinta^ &c. mais il faut em- 
ployer l'article, lorsque le nombre ordinal précède 
le substantif. Ex: il primo Lihro; le seconda Pâ- 
gina, &c. Voyez la syntaxe des iVrticles. 

5*^. En François tous les nombres ordinaux 
peuvent former des adverbes. Ex : de premier , on 
forme V^(\veïhepremièrement\Aeseco7td^secondemeni\ 
de troisième, troisièmement; de quatrième, quatrième^ 
ment; &c. mais en Italien nous n'avons que les deux 
premiers, c'est-à-dire, primieramente, et secondaria- 
taente; car pour les autres, nous disons iJi terzo 
luogo ; in quarto hiogo, &c. 
' § 3. 
Des Nombres Distrihutifs, 
153. Les distributifs indiquent une quantité 
n ombrée, comme: 
cAraho fdj 

^Ambedàe, amendue tous les deux. 
i^Eutratnbi 

ambe, f. - toutes les deux, 

un pajo - une couple, ou une paire 

una dectna - une dixaine. 

utm dozzina - une douzaine. 

una mezza dozzina une demi-douzaine. 

una ventina - une vingtaine. 

una trentïna - une trentaine. 

un centinâjo - une centaine. 

unmigliàjo - un millier. 

un miliône - un million. 



fdj Ambo, .4wi^ec?ue,^c.sonttoujourssuivisderarticIe/,^/i 
ou /f: toutes les fois qu'ils précèdent un Sub-stantif. Ex : ambo 
i libriles deux livres 5 ambo It mani; ambedue ijyatelli, ayn» 
beduele sorillc ; ambe le dojuic, 8fC ^4 /«3i ne se dit que dans 
ses composéi^ ambidue,entrambi, S)C. A 7ne)idiii/ii, emp\oyé quel- 
que fois au masculin; et amendUne au féminin, par les Anciens. 



102 Des Pronoms. 

On les appelle aussi ccAIectifs, parce qu'ils mar- 
quent une certaine ([uantitLcle choses. 

154. On y ajoute aussi les nombres proportionnels 
qiïi servent à marquer l'augmentation progressive 
ilu nombre des choses. Tels sont : il dôppio, iè 
double; il triplo, le triple; il quâdruplo le- qua- 
druple; il céntiiploy le centuple. 



CHAPITRE III. 



Des Pronoms, 

lo5. Les Pronoms tiennent la place des Xoms ; 
iv sont tout autant de substituts, quien font lesibuc- 
tvons ; non seulement ils évitent des répétitions qui 
scroient dures et insupportables, mais ils répandtnt 
sur tout le discours plus de clarté, d'énergie et d'éié- 
jrance. Aussi les Latins leur ont donné le nom de 
Prnuowc^i, mot composé (Se pro et de ;?ow/e/?, qui 
veut dire : à la place du nom. Les Italiens, d'après 
les Latins, rappellent aussi Pronôme ou Vicenomc, 
par la même raison. 

15G: Les Grammairiens ne s'accordent ni sur la 
manière de classer les Pronoms, ni sur le nombre 
«les classes que l'on en doit Ibrnier. Les uns les 
divisent selon leurs diverses manières de représenter, 
et les autres, selon le rapport sous lequel ils repré- 
sentent ; mais nous, suivant toujours la méthode 
de Vénéroni comme la plus claire, nous diviserons 
les pronoms en : 

In. Personnels ou primitifs. ( 5®. Relatifs, 

1'^, Conjonctifs ou dérivatifs. I 6^. ïnterrogatifs. 

>. Possessils. I 7®. Impropre?. 

4°. Démoniitratifs. 1 



Des Pronoms Fersonnds. , 103 

ARTICLE I. 
Des Pronoms Personnels. 

157. Les Pronoms personnels sont ceux qui tlési- 
gnent les personnes oa les choses. Il y a trois 
personnes. La première personne est celle qui 
parle; la seconde est celle à qui l'on parle; et ii 
troisième est celle de qui l'on parle. Ex : 

SING. PLUE. 

1. /o, je ou moi. j 1. Nol, nous. 

^2. Tu, tu ou toi. 1 2. Voi, fcj vous. 

3. Ec^ll, il ou lui. 1 3. Eglino, ils. 

158. Les pronoms personnels se déclinent avec 
l'article indéfini ou segnavaso di, a, da. 

Dans la Déclinaison des pronoms personnels je 
placerai aussi les pronoms conjonctits à côté des 
cas dont ils sont formés, pour en faciliter l'expli- 
cation dans l'article suivant. 



' (c ) Aujourd'hui la politesse cçigeqae Ton dise toi au lieu 
de ^?^,en s' adressant à une seule personne. Dans ce cas le vcrbe.se 
met îiu pluriel quoi'jne l'adjectiî'qui lesuit reste au singulier; et 
les pronoms posiersifs correspondants suivent la même règle : 
ainsi on doit se servir de vostro votre, quand on emploie le pro- 
nom voi. Ex : voi siete troppo applicato ni vostro Lavoro ; vous 
êtes trop appliqué dans votretravail. Lesltaliens,dans lascciété 
polie, font usage de la troi:?ième personne du singulieren parlant 
:l un seul, et de la troisième du pluriel en parlant à plusieurs, 
comme nous le verrons après. L'emploi de -coi est si général, 
qu'on ne se sert de tu^ et qu'on ne l'admet que dans le cas de la 
tolère ou du mépris, dans celui d'une extrême familiarité, ou 
dans celui du haut style, surtout en poésie, quand on veut don- 
ner plus d'énergie à ses pensées, et réveiller plus fortement 
ratteation,commedans les vers suivants duTasse Cant. vi. St. 7, 

Te gcnitor, te Figlio c^uâle al padre ; 
JL tcy che d'ambo uniti amando spiri ; 
E te, d'uomo e di Dio vcrgitie e înadre 
Jncôcano propizia ai ierdeslri. 



04 



Des Pronoms, 



§1. 
Déclinaison des Pronoms Personnels, 



Pronoms person^icls, 
1°. Première Personne, 

S. Nom. je ou moi io. 

Gén. de moi dîme» 

Dat. à moi a me. 

Ace. moi ?»e. 

Abl. de moi ou par moi da me, 

P. Nom. nous 

G en. de nous ■ 



Dat. 

Ace. 
Abl. 



u nous 
nous — 



— not. 

— di iwi, 
- a noi, 

— noi 



OO 



de nous ou par nous da noi. 
Seconde personne. 

Nom. tu ou toi tu, 

Gén. 



de toi 



di te. 



Dat. à toi a te. 

Ace. toi te. 

Abl. de toi ou par toi da te 
P. Noms, vous voi. 

Gèn. de vous di voi, 

à vous — a toi, 

vous • voi. 



Dar. 
A.CC. 
Abl. 



de vous ou par vous da voi 
3^. Troisième personne, maso. 
S. Nom. Il ou lui egli ou esso. ffj 



Pron,Conion, 



mi, 
7ni. 



Cl ou ne, 

ci ou ne. 



ti, 

ti. 



VI, 

vî. 



(f) I' y a quelque différence entre e^li et csio^ comme 
entre elia et e&sa au fém. On se sert (ïcsii pour marquer 
ordinairement ce qui est anime et raisonnable, et tsso^ ce qui 
«t animé €t ce qui ne l'est pas, ;B uqhj malt ei. Trait. xi.Cap. 8.) 



Persoîmch', 



Gén. 
Dut. 

Ace. 

Abl. 



(le lui- 
à lui. 
lui — 



d'iUd, 
a lui, 
lui. 



de lui ou par lui, da hn, 
P. Nom. Ils ou eux, églinoetcssi, 

Gén. d'eux di loro. 

à eux ' a loro. 

eu X loro. 



Dat. 

Ace, 
Abl. 



d'eux ou par,euXjC?a loro 

4"^. Troisième personne, fém. 

S. Xom. elle—. ellaetcs. 

d'elle di lei, 

à elle a lei. 

elle Ici. 



Gén. 
Dat. 
Ace. 
Abl. 



d'elle ou parellejd'û? lei. 

P. Nom. Elles elle no et ase, 

Gén. d'elles di loro. 

à elles — a loro. 

elles loro. 



Dat. 
Ace. 
Abl. 



105 

Pron.Conjon • 
^If, masc. 
lo, ou //. 



// ou gU. 



le. 
la. 



le. 



d'elles ou parelles,c?a loro. 

159. Ainsi, du datif et de l'accusatif des susdits 
pronoms personnels on forme les conjonctifs mi, me; 
ti, te; ci ou ne, nous; vi, vous; gli et le, lui; lo 
ou il, le; la, la; H ou gli elle, les; auxquels on 
ajoute si, se ; comme nous le verrons dans l'article 
des Conjonctifs. 

Remarques sur les Pronoms Personnels. 

1^. Jo, tu, egli et ella: noi, roi, ép;lino, et èlleno 
ou elle, >oat usités seulement lorsque le pronom est 
le sujet de la sentence, et qu'il régit le verbe, comme: 
io amo, tu ami, egli ama, noi amiàmo, toi amdte, 
églino àmano ; j'aime, tu aimes, &c. 

2o. Juui pour egli, lei pour clla, et loro pour 
églino ou élleno, n'ont jamais été employés par les 
bons auteurs ; et si l'on trouve des exemples du con- 
traire dansFzre/7ïwo/aaBMrc/i/e//oet autres auteurs pi us 



106 Des Pronoms 

ancicîis, on ne doit pas les imiter, selon le Voc : de 
la Crusca. 

3«. Aujourd'hui cependant, même parmi les 
personnes bien élevées, on emploie toujouis lui et 
hi au nominatif au lieu de egU et ella dans le dis- 
cours familier; et on le tolère aussi dans le style 
^pistolaire. 

4*^. Ella et cUe, quoiqu'appartenant au nomi- 
natif, ont été employés dans Its autres cas. Dante 
Can. 3 Voci alte ejioche, e suoi di man co7i elle. Et 
Ariosto, Orl. fur. Can. 1". Bajardo aiicôr avéa 
onemària d'ella; mais il faut luis^er cette liberté 
aux poètes seulement. 

0)2. La pour ella, et le pour êlleno. Ex : La 
mi dica, et le mi dicano, dites moi, sont des ma- 
nières de parler très-familières à Florence, mais 
qu'il ne faut pas imiter dans la composition, fgj 

Co. Au lieu de egli on peut écrire ei ou e\ sur- 
tout devant le pronom conjonctif g-^/, comme; ei 
gli disse, (il lui dit), mieux que egli gli disse. 

7°. En Toscane on entend souvent gli au lieu 
à' egli. Ex : gli era qui pur ara, il étoit ici tout-à- 
l'heure; mais ce n'est que dans le discours familier, 
et non pas à imiter. 

9°. En poésie et en prose, on trouve souvent 
egli et ei au pluriel au lieu de eglino. Ex : Dacui 
egli crédo?iOf son beffâti. (Bocc.) Se casa apjjûr 



( g ) On entend toujours à Florence, même parmi les per- 
sonnes chi bon ton, la miacusi^ signore, excusez moi, Monsieur: 
la mi dicûy dites moi, 6cc. au lieu de Ella mi scusi etclla rni 
dica^ &c. Le P. Bàrtoli, un de nos CIrammairiens, nous 
donne comme règle, qu'il faut écrire la et non pas ella après 
les mots qui se terminent en r, tels que ^c, chcy perché, &c. 
comme: se la mole, si vous voulez, au lieu de se ella t «o/r,&c. 
mais comu.e les bons écrivaiîis nont pas f.iit cas de cette règle 
jusqu'il présent, je crois qu'il vaut mieux écrire le mot précé- 
dant avec une élision, et dire scella viiole; s' ella vienc; desU 
dcro cil' ella 7ni scricn, au lieu de se la et chcla, qui ne sont 
que du discours familier. 



Personnels. 107 

ond' egli âhhian paùra. (Dante.) S'il paroît une 
chose, dont ils aient peur. Aboyez Bartoli art. xcv. 
9^ Lorsque me^ te, se^ suivent la préposition 
€on (avec), ils forment ensemble un seul mot; 
comme; 7?ieco, avec moi ; teco^ avec toi ; seco, avec 
soi ; on peut dire aussi con me et con jneco; con te 
et con teco ; il dérivent du Latin mecuirii tecum, se- 
cum\ on ne doit pourtant pas imiter les Anciens et 
dire nosco et vosco au lieu de con noi, avec nous ; 
con voiy avec vous; car ces mots ne sont aujourd'hui 
que rarement usités par les poètes. 

, J)u Pronom se. 

160. Le Pronom personnel Se (soi), est un pro- 
nom réciproque, toujours de la troisième personne : 
il sert indifféremment pour le masculin et pour le 
féminin, tant singulier que pluriel. Ex: 



Personnel. 
Il n*a pas de nominatif. 

Gén, dl se — de soi. 

X)at. a se à soi. 

Ace, se soi. 

Abl. dasè — 'de soi. 



ConJonctiJ\ 



su 
si. 



161. De ce pronom l'on forme le conjonctif 5/ qivi 
est masculin on féminin, singulier ou pluriel, selon 
qu'il se rapporte à un homme ou à une femme, à 
une ou à plusieurs personnes, comme : egli ou ella 
si pente, eglino ou elleno si péntono ; il ou elle se 
repent, ils ou elles se. repentent. 

162. On l'accompagne souvent du pronom stesso 
ou medésimo (même), et alors il a plus d'énergie ; 
comme ; per se stesso, per se stes-sa, pour soi-m^me. 



108 Des Pronoms CoJijonctifs, 

ARTICLE IL 

Des Pronoms Conjouctifs ou Dtrkatifs, 

163. Les Pronoms conjonctifs ont besucoiip de 
ni])poi't avec les pronoms personnels dont ils déri- 
vent : en les appelle conjonctifs, pnrce qu'ils sont 
toujours joints à àçs verbes qui les régissent et 
avec lesquels ils font souvent un seul mot. 

164. D'autres Grammairier.s les ont appelés vice 
proîiomi, c'est-â-dire qu'ils prennent la place dvs 
pronoms ; car ils ne sont pronoms qu'autant qu'ill 
représentent le nom qui seroit indiqué par le pro- 
nom. 13uommattei Trat. xi. cap. 3. 

165. Presque tous 1rs Grammairiens classent ce^ 
pronoms dans le même art^icle que les personnels 
dont ils sont formés; mais comme ils sont plus 
compliqués, et pour suivre la même méthode que 
Vénéroni, rous traiterons des Conjonctifs dans un 
article séparé, afin d'en rendre l'explication plus 
à la portée des commençants. 

166. Les pronom? conjonctifs de la langue Italienm 
sont mi.ti, si; me, te, se ; g/i (m.) le,[t) lui; 
ci ou «e, nous ; ri, vous ; lo, ou i/, le ; la, la ; 
li ou gli, les. Voyez page 104 et 105. Ils 
s*emploient à la place du datif et de l'accusatif 
dc& pronoms personnels, dont ils sont formés, mais 
sans la marque du cas. Les pronoms /o, /?', /a, le, ne, 
sont appelés aussi pronoiBs relatifs par quelques 
Grammairiens. 

Les exemples suivants serviront à indiquer la 
manière dont ils se forment, et in diiiérenc€ qui 
existe entre eux. 



Cotifonct/fs. 199 

î 1. 

Construction des Pronoms Conjonctifs» 

Pronoms Conjonctifs, 
Mi (datif.) Exemple: Darml, me donner, 
au lieu de, dure a me. 

Mi (ace.) Ainarmi, m'aimer, au îieude, ^marem'e. 

Ti (dat.) Parlarti, te parler, au lieu de, par lare a te 

Ti (acc.( Sciisarti, t'excuser, au lieu de, scusare te* 

Si (dat.) Darsï, se donner, au lieu de, dure a s'^ 

Si (ace.) Chiàdersi, s^enfemier, au 

lieu de, Chiùdertsè,. 

Cî (dat.) Parlarciy nous parler, au. 

lieu de. parjure a 7iou 

Ci (ace.) Jmarci, nous âiraer, ay lieu de, amare no'^ 

Vi (dat.) Dirvi^ vous dire, au lieu de, dire a vôL 

Vi (ace.) Sentirvi, vous entendre, au 
lieu de, sentïrevoU 

Gli (dat. masc».) Parlargïi, lui parler, 
au lieu de, parlaro. a hh 

Lk (datfém.) Manddrle, lui envoyer, 
au lieu de, mandarç a lei» 



110 Des Pronoms 

Lo (ace.) Vederla, le voir, au lieu de, vedére lui, 

Li (ace. masc.) Amarli, les aimer, au 

1^^" ^^' amar ïoro, 

La: Stimarla, restimer, au lieu de, stimâre lei. 

Le ; Lodarle, les louer, (fém.) au lieu 

<^^» ^ lad are loro. 



167. Dans la Grammaire de Vènéroni le pronom 
Loro, leur, est placé parmi les pronoms conjonctifs, 
parce qu'il s'emploie à la place de a loro, à eux! 
£x : je leur dis, io dko loro au lieu de a loro ; mais 
comme c'est un pronom naturel, dont on n'ôte que la 
marque du cas qui lui convient,nous,suivant Buom- 
înattei,Corticelli et tous nos Grammairiens,crovons 
inutile de le classer parmi les Conjonctifs. 

Pour savoir quand il faut placer ces conjonctifs 
avant le verbe, ou après en un seul mot avec le 
verbe, voyez la Syntaxe des Pronoms dans la seconde 
Partie de cette Cirammairc. 

§ 2* 

Remarques sur les Pronoms Conjonctifs, 

1^. Les particules mi, ti, vi, si, ne, s'écrivent 
aussi avec une apostrophe devant une autre 
voyelle, comme : 7nama et mi ama ; fascolto et ti 
ascolto ; vumo et vi amo ; s^ode et si ode-, n'offre et 
ne offre : 

9,"^, On ne retranche Vi de cl que quand le mot 
suivant commence pariin i ou un e,iiommQc'insegna, 
il nous enseignes c'csclude, il nous exclut ; encore 
dans ce dernier cas vaut-il mieux ne pas faire 
Télisiou de Vi, 

3^, Gli ne soufire de retranchement que devant 



Conjonciifs. îll 

la voyelle 7, comme gV insegna, il lui enseigne; 
grinducc, il les persuade; et non p^a gP ama^ gl* ono» 
ra ; car 9,li perdroit alors- le son mouillé, et l'on 
seroit obligé de prononcerg// comme on le prononce 
dans glande et dans gloire, 

4°. Il et lo se mettent à là place de lui accusatif 
singulier ; mais avec cette diflérence qu'on ne peut 
pkicer il que devant les mots qui comme«cent par 
une consonne, excepté 1'.^ suivie d'une autre con- 
sonne, comme : il vidi^ e il conosco, je le vis et je le 
connois ; encore n'est-il admis qiiVn poësie ou dans 
îa prose éîégante,car il y auroitde l'atlectation à s'en 
servir dans le discours familier. jLo s'emploie de- 
vant tous les mots qui commencent par une consonne 
ou par c suivie d'une autre con.-onne; et devant une 
voyelle on peut retrancher Vo et y substituer une 
apostrophe, <:omme lo vedo, lo stimo et ramvyje le 
vois, je l'estime et je l'aime. 

.5^. L?j aussi bien que ^//, sert au datif singylie.r 
masculin, et àl'accasatif pluriel aussi masculin. Ex: 
G\i venue a memoria un rïcco Giiidéo. (Bocc. n. 3) 
Dicendoli che informa di lebbroso li si era mostrato. 
(G. Vili. 1 4. cap. 18.) où gli et II sont également 
employés au datif singulier, quoique gli soit préfé- 
rable à l'autre ; car li au lieu de a lui y selon Buom-. 
mattei, Tratt. xi. cap. 3. appartient plutôt à la 
poësie qu'à la prose. Et dans Petr. son. 214.0 li cô/z- 
danni a sempiterno pianto. Où li est à l'accusatif 
pluriel devant une consonne : mais on emploie gli 
devant les voyelles. Ex : E gli onoro dï doni eletti^ 
Tasso c. 2. st. 92. 

G*'. Gli (lui), conjonctif du datif masculin singu- 
lier a été usité au pluriel par quelques bons auteurs 
anciens. Voyez Bartoli § 72. et Foi^entend tous les 
jours parmi le peuple. // capitàuo chamô i soldàti 
e îYi di^se. I servidôri fan çio che il padrône gli 
c^manda^ îkc. au lieu de disse loro et comanda loro ; 
RiaU cette façon de parler est vicieuse,et entièrement 

l2 



11$ Des Pronoms 

bannie de toutes les Grammaires, et surtout de la 
Grusca. Voyez Bartoii art. 72. 

70. G/i (lui), conjonctif du datif niascuîirf 
hingulier, a été employé au féminin au lieu de /e, par 
plusieurs auteurs anciens, et surtout par Boccace; et 
ie peuple dit conitinueilement aujourd'hui : Il padre 
'redùto piâ.'igere la figficL gii do7)ia?idd âel perche, 
au lieu de h domando: et d-ms cet aufra excuipie : 
<Vii vuui bcne airantma sua, gli procura r^micizia 
di Dio, &c. au lieu de le procura; mais c'est une 
faute que l'on ne doit pas imiter. Aboyez Bartoii 
art. 7*2. • 

i?p. ^^2 (en), s'emploie aussi en Italien au lieu de 
di lui, di leiy di loro, dl quello, di qiiella^, àc- Il est 
des deux genres et des deux nombres, et se dit des 
perronne.'; aursi bien que des choses. Ex : /o jioJi ne 
poFso'^arlàrt, je n'en puis pa* parler. Ne, dans 
cette phraFe, peut s'entendre, selon les circonstances, 
d'une ou de plusieurs personnes, de cette chose ou 
de ces choses. 

yp. Ciow r/, qui répond à y des François, s'em- 

floie pour à lui, à elle,' en elle, &c. et pour à cela, 
l ne se dit que des choses, comme: fuggUe le liti 
4'og?(ï sorîa, perché la eoscienza vi 7nctte sovêîite 
del suo, la sulute ne patisce, e vi si getta via il 
danuro ; son tut te idée sciocche, non vi ci fidâte^ 
3'\iyez les procès sur toute chose, souvent la cons- 
lience s'?,' intéresse, la ganté s'z/ altère et les biens 
is'?/ dissipent : ce sont des idées folles, ne vous ^ 
.liez pas. 

\0^. On emploie aussi vi et c/ comme adverbes 
dclieu,etdans cette acception ils répondent àTî/des 
i'rançois : ci plus proprement pour cet endroit-ci^ 
ox vi pour cet endroit-là: Ex : Lascerô questa casa, 
c non ci entrera piîi, je quitterai cette maison, et je 
/j.-kij entrerai pbi?. Quand' cro in Itàlia, vi moriva 
di caldo, quand j'étois en Italie, j'y mou rois de 
t-haleur. On ])eut pourtant employer indiftérem- 
îîient l'un pour l'autre sanç faire de faute. Ex: in 



Conjonctifs. 113 

casa vostro padre 9 Non, Sic^nore, non ci è, ou non 
ri è, voire père est il à Ici maison ? Xou Monsieur, 
il ii*y est pas; comme nous le verrons dans la suite. 

Construction des Pronoms Conjonctifs, lorsqu'ils 
changent Fi en e devant une autre particule, 

168. Les particules mi, ti, si, ci, vi gli, changent 
la dernière voyelle i en e toutes les fois qu'elles se 
rencontrent devant une autre particule d'une seule 
syllabe qui commence par une de ces consomies, 
L, N, ou devant gli, et l'on écrit : 

'me lo ou mel, me la, me li, me le ; me le, me la. 



^me lo ou mel, m 
,j me les. 
^'^me ne ou mea ; m'en. 

\^7ne gli ; me lui. 



ou me les. Ex : 
Me lo mostrô, mel diede, ed io me ne andai; il me 
le montra, me le donna et je m'en allai ; on peut dire 
aussi mostrômmelo^diédemelo, &c. Voyez la syntaxe 
des pronoms. 

fteloon tel, te la, te li, te le ; te le, te la, te les, 
ti ^ te ne ou ten ; t'en. . 

{^te gli ; .te lui, ou te les. Ex : 
Te lî mostrô, te ne diede, e tu ten andasti ; il te les 
montra, t'en donna, et tu t'en allas. 

Cse lo ou sel, se la, seli, se le ; se le, se la, se les: 
si <s€ ne ou sen-, s'en; 

tse gli; se lui, ou se les. Ex: '* 

Se li riprese, e sen andà, ma se ne penti poi : il les 
reprit, et s'en alla ; mais il s'en repentit après. 
Ma se gli accosta a un tratto e la man stende, 
E senz' altro rispetto se le prende. 

(Ariosto, Cant. 18.) 

ice lo ou cel, ce la, ce li, ce le ; nous le, nous la, 
nous les. 
ce ne ou cen; nous en. 
ce gli, nous les. Ex; 



114 Des Pronoms Conjonctifs, 

Ce ne parla, ce H fece vedcre, e pol cen andàmmo ; 
il nous en parla, il nous les fit voir, et ensuite nous 
nous en allâmes. 

ire lo ou vcl, re la, ve H, ve le ; vous le, vous la, 
vous les. 
ve ne ou ven ; vous en. 
re gli ; vous les. Ex : 
Ve l ko clctto, ve 7ie ho avvertito, e non ven dira pià 
tiiente : je vous l'ai dit, je vous en ai averti, et je ne 
vous en dirai plus rien. 

Gli subit les mêmes variations que lesautres parti* 
cules mi, ti, si, ci, vi ; mais ne pouvant changer sa 
dernière voyelle t en e, comme les autres, pour ne 
pis perdre le son mouillé, il prend un e après Vi, 
l'on écrit g lie, comme : 

Çgliclo ou gliel, gliela, glieli (masc.) gîiele 
1 (fèm.) ; le lui, la lui, les lui. 
^j gliene ou glien \ lui en. 
(.jamais o-Zieg/i; pour les lui. 
On dit gliel et glien plus élégamment que glieh 
et gliene. Ex : Glien diede ou gliene diede unapor^ 
%iône; il lui en donna une portion, c'est-à-dire, CD 
ëonna à lui et non pas à elle. 

Gliel mando a dire, il le lui envoya dire. 
Glielo 5cm.çe, il le lui écrivit. 
Glieli (mariC.) gliele [ïkm,)fccexienirey il les lui fit 
venir. 

1()9. Remarquez que Ton peut aussi écrire gli, en 
le séparant des particules suivantes, comme gli w« 
diede, gli la diede, &c. 

I70. Gliele (les lui) a été usité par les anciens au- 
teurs, avec une étrange liberté, au lieu de gliel^ 
glielo, gliela; glieli et j^//e/e indifféremment; mais 
les auteur» modernes ont rejeté cette licence coname 
contraire aux règles du bon style, et aujourd'hui ort 
ne se sert de gliele qu'à l'accusatif féminin pluriel, 
ks lui.Ex: Comprai délie père €§\Mq d?edi; j'achetai 
dics poites^ et jt; ks lui donnai. 



Des Pronoms Possessifs, 11 j 

171. Quoique jf^//, lui, ne soitemployé que pour le 
datit" singulier masculin a lui, on peut s'en servir 
aus^i pour le dai if t'éniiniRa leiy au lieu de /c,quai»d 
il e!5t joint aux accusatifs du même pronom /o, la, 
/e, H\ ainsi au lieu de le lo, le la, le li, h le, qui se- 
roit très-dèsagréable à l'oreille, on dira mieux î,'7/e/r>, 
glichy glieli, gliele, pour le masculin aussi bien que 
pour le féminin, comme: ho vedùto la Si'j;nôra egliel 
ho detto; j'ai vu Madame, et je le lui aidit.S'e incoa^ 
tro suofratello, glielo diro senz* altro ; si je rencontre 
son frère, je le lui dirai sans doute : mais lorsque gli 
forme un mot avec la particule ne, on se servira 
mieux de gliene pour le datif masculin, et de le ne 
pour le datif féminin. Ex: vidi la Sig?îora N. in 
campagna e le ne parlai ; je vis ?>Iadame X. à la cam- 
pagne, et je lui en parlai. Voyez Cin. cap. 120 et 
121. 



ARTICLE lir. 
Des Pronoms Possessifs» 

172. Les Pronoms possessifs marquent la posse^?- 
sion ou la propriété d'une chose. Lorsque je dis il 
mio libro, mon livrer la tua ca^a, ta maison; c'est 
comme si je disois : le livre de moi ; la maison de 
toi. 

173. On les appelle pronoms copulatifs, lorsqu'ils 
sont joints à quelquesubstantif, comme: il mio libro, 
mon livre. Dans ce cas ils sont de vrais adjectifs ; 
ils en ont la nature et en suivent les lois. 

174. Ils sont pronoms absolus, quand le substantif 
est sous-entendu. Ex : Pietro ha consumàto tutto il 
suo, sous-entendu avère, Pierre a dilapidé tout son 
l)ien. Voleté (juesto libro 9 No ; voglio il mio, e non 
il Tostro ; voulez vous ce livre-ci ? Non ; je veux le 
mien et pas le vôtre. On voit par ces exemples que 
mio, suo^ vçHro sont de véritables pronoms ; car ib 



ne 



Des Pronoms 



soit d*une manière absolue employés à la place d'un 
autre nom. 

175. Ils sont au nombre de six, susceptibles des 
deux genres et des deux nombres. On les décline 
ordinairement avec l'article ?7et/apour le singulier» 
et i et le pour le pluriel. Ex : 

MASCULIN. 



SING. 






PtUR. . 


Il mio 


mon, ou le mien. 


imiéi 


mes, les miens 


Il tuo 


ton. 


le tien. 


i tuôi 


tes, les tiens 


Il sua 


son. 


le sien. 


isuài 


ses, les siens 


Il nostro 


notre, 


le nôtre.. 


i nostri 


nos, les nôtres 


II vostro 


votre. 


le vôtre. 


ivostri 


vos, les vôtres 


Il loro 


leur, 
srxG. 


le leur. 

FÉMIN] 


i loro 

LN. 


leurs,les leurs 

PLUR. 


La ml a 


ma, ou 


la mienne. 


le mie mes, les miennes. 


La tua 


ta. 


la tienne. 


le tue 


tes, les tiennes. 


La sua 


sa. 


la sienne. 


le sue 


ses, les siennes. 


La nostra notre. 


la nôtre. 


le nostre \ïos,\es nôtres. 


La vostra votre, 


la vôtre. 


le t"06trevos,les vôtres, . 


La loro 


leur. 


la leur. 


/e loro 


leursjles leur^. 



Remarques sur les Pronoms Possessifs, 

1°. Les Proumis possessifs sont toujours du 
même genre et du même nombre que les substan- 
tifs qu'ils accompagnent ou qu'ils représentent, et 
l'on peut les placer inditiéremment avant ou après 
les substantifs. Ex; il mio libre ou il lihro mioi 
mon livre. 

12^. Loro, leur, ne change jamais de terminai- 
son, et diiière en cela du pronom François leur qui 
prend une s au pluriel ; l'article seul fait connoître 
de quel genre et de quel nombre il est. Ex : 

// loro padrôney leur maître. 

I loro servi, leurs domestiques, 

La loro padràna^ leur maîtresse. 

Lq loro casCf leurs maisom;* 



Possessifs, 117 

3«. Devant les substantifs, ils reçoivent ordinaire- 
ment l'article; commeiè mio cappciio^mon chapeau; 
la tua casa, ta maison; i suai amici, ses amis; la 
vostre serve, vos i^ervantes. 

4®. Devant padre et madré, (père et mère) ces 
pronoms ne reçoivent pas d'article, et Ton dtt ttùo 
padre, mon {>ère; sua madré, sa mère ; et non pas 
il mio padre, la sua madré. Excepté pourtant le 
pronom loro qu'on emploie avvec l'article, comme : 
?/ loro padre, la loro madré. On trouve, dans les 
anciens auteurs, bien des exemples contraires à 
cette manière de parler; mais ils ne doivent pas être 
îfnités par ceux qui ne savent point parfaitement 
ritalieUj et qui n'ont pas acquis le goût de cette 
langue. , 

5c. Mais lorsque ces pronoms sont après les 
mots padre et madré, il faut employer l'article. Ex: 
il padre mio, la madré nostra, kc. 

6o. Au pluriel^ les pronoms possessifs devant 
padri et madri, (pères et mères) reçoivent l'aiticle; 
l'on dit / nostri padri, le madri castre, cic. 

To.Lorsqu'entre les pronoms possessifs riiio,tuo, 
suo, &c. et les mots padre et inadre, il y a quelque 
adjectif ou quelque autre pronom, on ne peut passe 
passer de l'article, et il faut dire, il mio caro padr^y 
mon cher père ; (pourvu que ce ne soit pas au vo- 
catif) ; la sua Sigiwra Madré, Madame sa mère, &c. 
8o. Quand les pronoms possessifs mio, tuo,suo, 
&c. s€ rencontrent devant les noms de choses intime- 
ment unies à celui qui les possède, comme : marito, 
mari ; moglie, épouse \fratello, frère ; sorella, sœur; 
zio, oncle; nipôte, neveu et nièce ; cognâto, beau- 
frère : ^g/i^ô/o, fils; ils peuvent s'employer avec 
ou sans article, et l'on dira bien, il mio marito, et 
?nio marito, rnon mari, &c. Buommattei Tratt. x. 
cap. 6. 

9^. Onsupprimeaussi l'article devantles posses- 
sifs, quand ils précèdentles titres d'honneur,tels que, 
Maestàj Majesté ; cccellenza, excellence ; altezza» 



'*^ JDes Pronoms 

altesse; Signoria, Seigneurie; l'on dit rostnz. 
Maesta; sua altezza reà/e ; vostra Signoria ou và^. 
s,gnor,a; di tostra Maestà; di sua attezza di Vos 

Maesta, la Vossignoria, &c. ^osira^ 

loo. Lorsque les possessifs suivent les titTP« 
d honneur, il faut employer l'article et dir^î! 
Maestà vostra, deW ecccLïa vostra.tc 
■ ^ ,; -^V Plunel, ces noms de titre reçoivent ton 
joursl art,c!e,soit qu'ils précèdent ou ou°ils "uivenr 
les prononis possessifs, etVon .litégalen eut /.X-e 

7^:C!^X^f''^'^ '''' -'^--^-. ou 

«es^ifs^'i^o^vT'i' '"'' '"*'"'f observations sur les pos- . 
cor^ ?pL?if '" -'^'"'^'^^ ''^ ^^^ K.f°"oms dans iLe- 



ARTICLE IV,. 

Des Pronoms Démonstratifs. 

176. On appelle Pronoms démonstratifs ceux nui 
servent a montrer ou à indiquer une personne ou une 
cetTe'femme"!'^ 9"e.«a ^.i.o, ce Hyre; guesta donna. 

««.■"'li ly ^' '^'^ ^ '^^ '''°'^ ""^rt^s «lans la langue Itali- 
enne d.flérente en cela de toutes les langues%ivantes 
qui n en reconnoissent que deux espèces 

fir- .*!" ir P''*^'?',^.''^ espèce de pronoms démonstra- 
Uh est celle qui désigne la personne ou la chose qui 
est près de celui qui parle, comme ^ 

{ 



C(,.«i|«^elui.ci. 



Qucsto ce et ceci. 

FÉM. 

Cwi« I celle-ci. 



Questi 

et ^ ceux-ci. 



Costôro 

FÉM. 

Quesfe 

et ^ celles-ci, 
Costoro (^^ 



Démonstratifs, > Uo 

, 2«. La seconde espèce de démonstratifs dé- 
signe un objet éloigné, sans aucun rapport le 
proximité m avec la personne qui parle ni avec 
celle qui écoute, comme : 

SING. MASC. 



Quegli OU quel C , . ,, 
Colûi X celui la 

Quelo\xqueUo ce et cela. 

Quel! a 
Coléi 



FEM, 



{ celle-là. 



Pr^UR. MASC, 

Qnciou Que' 
QueJH ou Qucg'l 



Colàro 
Quelle 



jceuxw 

\ là. 



FEjr. 



Quelle i „ 

Colôro \ celles-là. 



3^ La troisième espèce de démoristratifï A'. 
sig;ne l'objet ou la personne qui est pré de celle à 
qui 1 on parle. £x : * ^^^^ ^ 



SING. 

Cotesii ou 
Cotcsto et 

FÉM. 

Cotes ta ou 
Codesta 



MASC, 

celui-là. 



{ 



i 



celle-là. 



PLUR. MASC. 

Cotesti ou ( 
Co^/e^^i \ ceux-là. 



FÉM. 



Coteste ( „ ^ 
Coc/e^iîc "(celles-là. 



^e. e^ et C(>^e.^oro au l.eu de Cotesto, Cotesta et 
iuotcsti; le pronom neutre clo, ceci ou cela- 'e Pro- 
nom desso et ^e..«, lui mê^e et elle même -e 
medesimo, stesso ou istesso, même, &c. ' 

Remarques sur les Pronoms Démonstratifs. 
A^.J^{ H^ Pronoms démonstratifs n'ont pas 

Nom, questo, quello, costài, colâi, cotesto, 
cote^tT!' ^'''^^''' "^^ ^"'^^''* '^' '''''^"'' '^'* ^^^"^'' ^^° 



11^0 Des Pronoms 

Au pluriel et au féminin, ils sont déc'ints avec 

les mêmes sc^nacasi, dî^a, da, 

2^. Questi désigne la personne et d'autres choses 
animées (^/i y"; il ne s'emploie qu'au nominatif, etja- 
mais à la manière des adjectils, mais toujours sub- 
stantivement comme le pronom François celui-ci, et 
îl répond au pronom hic des Latrns. Ex: Questi è il 
7nio signôrcj cet homme est mon Seigneur. Bocc. g. 

10. n. 9. 

Questi or Macône adora efu Cristiano, (Tasso.) 
Cet homme adore à présent Mahomet, et il étoit 

autrefois Chrétien. 

o^. Dans les autres cas il faut se servir de questo 

Ex : U padre di questo ou di costài mi domanda, le 

père de cet homme me demande. 

4^. Questa, pronom féminin, n'a pas de vocatif, 
il est adjectif lorsqu'il est joint à un substantif, com- 
me 7«e5/acZo/i/2a, </«e5^e (/o«/ie; pris substantivement 
il signitie celle-ci. Ex; dâtemi questa e non quella, 
donne» moi celle-ci et non pas celle-là : son pluriel 
est queste ; il sert à tous les cas. Ce pronom s'em- 
ploie plusordinairement comme adjectif. lE,x'.qu€sta 
donna; questa casa, &c. 

5®. Qz^e^^opris substantivement,eans appui d'un 
autre nom, est neutre, en Lat. Hoc ou istud. Ex : 
non manco per questo di far le sue cendette, il ne 
manqua pas pour cela d'exercer sa vengeance. 

ô*'. Costui,e\\ Latinw^e, pourlemasculinsigni- 
fie cet homme, et costei pour le féminin signifie 



(h) Questi di été aussi employé quelquefois pour désigner 
ks choses. Dat. Inf, c. 1. 

Que<^ti parea chc contro a me venesse^ celui-ci (en parlant 
d'un liou) paâ-oissoit venir vers moi. 

Et Boccuce g. 4, n. 1. DalV una parte mitra'e Vamoref e 
dalV altra mi trae giusttssimo sdegno : quegli viiolc eà'io ti 
perdo/ii ; e questi vuqU che in te incrudclisca» 



Démonstratifs. 121 

'Cettefemme(f;)ilsne?ontemployésquesubstantive- 
îiient et n'ont pas dQ vocatif. Le pluriel de l'un et de 
l'autre est costôro, et il s'emploie à tous les cas de 
môme que coloro pour désigner les choses ainsi que 
les personnes. Bocc. g. 1. Chefarém noi di costùi? 
que ferons nous de cet homme ? Et g. 7, n. 4, Tô- 
J'ano udendo costei, si tenne scor?iato;Tof'dno yen écou- 
tant cette femm€, resta couvert de honte. No7i dico 
nulla di costôro; je ne dis rien de ces gens-là. Costui 
et costei ne changent pas leur terminaison aux difl'é- 
Tents cas du singulier, et ils se déclinent avec le 
^egnacaso, di, a, da, fkj comme à la pag. 119. 

7°. Costui, costei et costôro, aussi bien que colui^ 
colei et coloro, dans le style familier, sont générale* 
ment usités en sens de mépris envers la personne* ou 
les personnes qu'ils représentent. 

8o. Quegli et quei ou (jue\ Lat. ilîc, suivent la 
même règle que qttesti ; ils ne s'emploient qu'au no- 
minatif, flj On se sert de qtiellofmj pour les autre» 



fi) On trouve aussi employés costui et costei pour désigner 
xles choses inanimées, ou des animaux: Bocc. Filoc lib. 2. La 
virtù di costui,(d'utie bague). Et Jib. 7. A seguitàr oostui (mi 
perroquet) : et Dante Purg. c. 6. 

O Alberto Tedtsco, che ahhandbni 

Costti (l'Italia) ciClfatta indumita e selvaggia. . 

fkJ On emploie quelquefois ces pronoms au génitif sans au- 
cune marque : Gio. Vil], lib. 2. cap. l6. Al costui ttmpofec^ 
rifâr la Càiesa, au lieu de al tc?npo di costui, du temps de cet 
liomme, il fit rebâtir l'Eglise. Et Bocc. g. 8. n. 10. Lteto 
y uscî di casa costei, au lieu de di costei i content il sortit de 
la maison de cette femme. 

/IJ 2uegli et çuei ont aussi été employés par pîusieuns 
auteurs dans les autres cas. Bocc. n. 97. a quegli càe mi tien 
tanto affanîiâta, au lieu de a colui j et Dante Purg. c. S. 

lo mi rendu» 

Piangendo a quei e/ie volentiér perddna ; c'est-à'dire, a 
colui che. 
Voyez Cinonio cap. 214- et Bartoli c 104. 
(mj Ou trouve dans de bons auteurs deacxemples de q^H 



1^ Des Pronoms 

cas. Au pluriel ils font quelli, que^Ii et quei fn^. 
Quegli est aussi employé pour désigner les 
choses.de même que questl.V oyez la note.(h) Tasso, 
C. 18. st. 50. en parlant d'un façon : 

Quegli d'alto volundo al padiglionc. 
9®. Que lia, h-dt.il la, suit la m^uie règle que questa. 
Au pluriel ilfait quelle, sans changer de terminaison 
dans les autres cas. 

lOo. Qwe/et quello, pris substantivement, sans 
aucune dé^'endance des noms, est neutre : Lat. id, 
illud, QuestG è quello cfiio dico, c'est ce que je dis. 
Et Petr. Canz. 10. 

Lasso che desmndo 
Va' quel caresser non pnote in alcun modo. 

Les poètes ont employé çwe/ et quello indifférem- 
ment pour quei et quegli, Tasso c. 19. st. 12. dans 
la personne de Tancredi : 

Quel tefita aditi novi in ogni istante: 
QuesU gli ha il ferro al volto ognor conversa. 
Et St. 24. dans la personne d'Argante; 

Quel doppia il colpo orribih, 8cc, 
Au pluriel il fait que' ou quei, quelli * et quegli. 
Voyez la note fnj. 

11°. Colui le même que quegli, cet homme-l^, ^ 
^et colei, cette femme-là, se déclinent dé même dans ' 
'tous les autres cas du singulier avec les segnacasi, 
di, a, da, sans changer de terminaison. Ex: 

lo son colei che ti die tanta guerra, Petr. p. 2» 
Je suis celle qui t'a causé tant de guerres. 



craployé au nominatif pour désigner la personne au lieu de 
colui on quegli; VcXr. Q.\ie\ che infinita providtnza ed arte 
^lostro, êcc. au lieu de quesli ou colui cht, Sfc. Corficelli. 

(nj On emploie qucllict ^wenndiiféremment, mais quelli 
à la tin d'une phrase, comme dàte?ni quelli, donnez-moi 
ceux-là. 2,uegli est employé devant une voyelle ou devant 
une s suivie d'une autre consonne, comme quello stato, quegli 
itaiipQ^ état&-là, quegli uomini,ces hoaimes'iù» ^c. 



Démonstratifs: 1S3 

, Al! pluriel colôro sert aux deux genres. Ces pro- 
noms ont été employés pour désigner non seulement 
des personnes idéales, mai.s aussi des choses inani- 
mées. Dant.lnf. can. 1?0\ en parlant du soleil dit: ISel 
tempo che coLui che ihnondo schiara.V oyez Corticelli' 
et Cinonio. 

IQ^. Coliii, colél et colôro, de même que costU{\- 
custéi et Ci)Stùro, ont été par élégance employés au 
génitif sans la marque du cas. Lx: in colui scdmhio 
N. ant. c*est-à-dire^2/ï scàmbio di colui, au lieu de 
celui-là; et Boccace dit, per lo colui cojmf^lio,^\x 
lieu de per lo consiglïo di colui, Sec. Voyez Cinonio, 
Corticellijècc. 

13^. CoUsto ou codesto pour le masculin et co* 
testa pour le féminin, qui font au pluriel cotesti et 
coiei.7e, indiquent une chose près de celui qui écoute, 
et répondent au pronom iste, ii>ta, istud des Latins, 
Ex ; daterai codëstô vostro iibro, dounez-moi ce 
livre qui vous appartient, c'est-à-dire, ce livre qui 
est près de vous, oh que vous avez entre les mains, 
&c. 

1 1^. Cotesti pris substantivement suit la même 
règle que questi et qiiegli ; il n'est employé qu'au 
nominatif, et seulement pour désigner les personnes. , 
Dant. Purg. c. 11. Cotesti c/^e ancor vive e non si 
Ttoma, &c. Voyez N^. 2"^. pag. 120. 

15°. Cotestui est le même que cotesti. Au 
pluriel il fait cotestôro. 

Cotestui, cotestéi, employés à la place de co?e5^« 
U9mo etcotesta donna, et cotestôro au pluriel, ne sent 
plus en usa2;e. 

lf5o. Cio (ce), pronom neutre, ne se dit jamais- 
des personnes, il est le même q-ie qvesto, cotesto, 
quel ou quello, ^-c. pris substantivement, sans an- 
noncer ni éioignement ni rapprochement, et il ne 
s'emploie qu'au singulier sans changer de termi- 
naison. Ex : Non fate cio ou no^ fate questo ou 
quello, ne faites pas cela: non fate niente di quQl che, 

M 3 



^^^ I>es Pronf>ms 

ou di cio chc ti âico, ne faites rien de ce que je vous 

17^ E,i^li ou mo, il ou lui, ella, ou f^..^, elle, 
«ont aussi au nombre des pronoms démonstratifs • 
Tnais comme nous en avons déjà parlé à l'article des 
pronoms personnels, nous croyons inutile d^en rien 
Ofredeplus. 

18^. nesso,\m même et dessa.eWe niême,5ont 
des demonstnitiis de personne et quelquefois de 
chose, sans aucun rapport au lieu. Ils ne sont em- 
plovesqu au nominatif et à i'accusatif.et proprement 
aprcs les verbes ;.«me paroitre, et é.sere être. Ex- 
lu non mi par dcssoJiocc, g. 3. n. 2. tu ne me parois 
V^ lui même, El/a è ben dessa, Petr. .oi^ qq. 
c est bien elle même. Au pluriel ihfontdessi etdesse. 
Corticelii. 

x9y Medésimo {m^me],m^sc\x\m,viGdésimaïém. 
au pluriel meaésimi^mcdéslme, se trouvent toujours 
avec un nom ou un pronom avec lequel ils s'accor- 
^dent en genre et en nombre. Ex : quella medésima 
persona, cette même personne ; noi medésimi, nous 
mêmes. On 1 ajoute quelquefois aux mots meco avec 
nioi;^eco, avec toi; seco, avec soi, mais sans aucun 
besoin ; meco medésimo, en moi-même ou avec 
3U01 même, &c. Medesmo est un mot poétique 
€t medémo, au heu de 7nedésimo, n'est pas ao- 
prouvé. ^ ^ 

, 20^. Stesso ou istesso, même, suit la même 
legle; il se trouve très-souvent joint ou pronom 
personnel: te stesso, eg fi stesso, toi même, lui-même. 



Relatifs, 125 

ARTICLE V. 
Des Pronoms Relatifs, 

179. Les Pronoms Relatifs sont ceux qui ont 
rapporta des noms ou pronoms exprimés ou sous- 
entendus auparavant, que l'on nomme antécédents, 
et qui les lient avec les parties du discours qui les 
suivent: selon Salviati vol. 1. lib. 1. cap. 5. ils sont 
au nombre de quatre, savoir : 

Quale, che, cui, clii, 

180. QuALE, le queU fait au ïèmmm la qiiah 
laquelle, et quali au pluriel pour les deux genres. Il 
prend l'article défini. Ex : Dionéo il quale era, &c, 
Dion qui étoit &c. Filoméla la quale, &c. Philomèle 
q^ui, &c. Bocc. 

181. Che, que ou 9z«,relatif,ne change point de 
terminaison dans les deux genres ni dans les deux 
nombres ; il s'emploie indifféremment au lieu de il 
quale, la quale, i quali, le quali. Ex : La persona 
che ou la quale, le persone chQ on le quali voi cono- 
scete, la personne ou les personnes que vous connois- 
sez. Uuomo che ou il quale vi parla, l'homme qui 
vous parle, Gli uomini c\ie. ou i quali vi pàrîano, 
les hommes qui vous parlent, et en ce cas le che ne 
reçoit pas d'article. 

182. Cui, dont, de qui, du quel, de laquelle, ne 
cliange ni dans les deux nombres, ni dans les deux 
genres, ne s' emploie jamais au nominatif, et se dé-» 
cline avec le segnacaso di, a, da. Ex : La donna ou 
le donne di cui vi parlo, la femme ou les femmes 
dont je \ous parle, au lieu de délia quale et delîe 
quali. Il désigne aussi les choses inanimées. Voyez 
la construction de ce pronom dans la Syntaxe, suj 
les Projionis relatifs, 

M 3 



IQ6 



Des Pronoms 



DécUna'son des Pronoms Relatifs Quale, 
CHE et cui. 



SING. M ASC. 

Nom. Il quale ou che* 
Gén. del quale, di cui. 
Dat. al quale, a cui 
Ace. il quale, che, cui. 
Abl. dal quale, da cui 

PLUK. MASC. 

Nom. / quali ou che. 
Gén. dei quali, di cui, 
Dat. ai quali, a cui 
Ace. i quali, che, cui, 
Abl. dai quali, da cui. 



SIS G. FEM. 

La quale ou che 
Délia quale, di oui.. 
Alla quale, a cui. 
La quale, che, cui. 
Dalla quale, da eut, 

PLUR FEM. 

Le quali ou che. 
Dclle quali, di cui. 
Aile quali, a cui. 
Le quali, che, cuii 
Dalle quali, da cui. 



183. Chi signifie colui ou colei che, celui ou celle 
^ui. Il sert pour les deux genres, soit au singulier, 
soit au pluriel, et on le décline avec le segnacaso di, 
a, da. Ex : Chi studia, direnterà dotto, celui qur 
étudie, deviendra savant, Gémiti di chi langue e di 
chi spira. Tasso. Géras, cant. 10. Date il libro o- 
chi appartiefie ; et Petr. p. 71. 

Ne mai stato giojoso 

Amôr la volûbilefortùna, 

Diéder a chi piùfurnel mondo amici^ 

Déclinaison du Relatif cuu 

fING. etPLUR. MASC. et FÉM, 

Nom. chi, celui ou celle qui. 

Gén. di chi, de celui ou de celle qui, 

Dat. a chi, à celui ou à celle qui. 

Ace. chi, celui ou celle qui. 

Abl. da chi, de celui ou de celle qui. 

Remarques sur les Pronoms Relatifs, 

Vi Le Pronom Relatif quaU est quelquefoit 



Relatifs, 1^ 

remplacé par la particule ondc^ qui répondu la par- 
ticule Françoise dont. Ex. 

Di quel sospiri ond' io nutriva il core, Petr. 
de ces soupirs dont je nourrissois mon cœur. Onde 
dans ce passage est pris pour deiquali. Cvjrticelli. 

2°. Quate doit toujoursêtre employé avec l'ar- 
ticle défini, selon sa déclinaison pag. 12(3. Ex: La 
personu la quale era con voi, la personne qui étoit 
avec vous-; et non pas la persona quale era con voi, 

3^. Quelquefois quale se met sans article. Ex : 
Gomincio a pensùre quai far volesse piuttosto, ^c, 
Bocc.gl. n. 4. Il commença è penser lequel des 
deux il feroit plutôt; Voyez la construction des 
pronoms relatifs dans la syntaxe. 

4*^. Che, comme je viens de le dire N<^. 181, 
s'emploie au lieu de il quale ou la quale; i quali ou 
le qualiy. so'it au nominatif, soit à raccusatif,tant sin- 
gulier que pluriel, mais toujours sans article, et il 
diffère du pronom relatif 92^ François qui au nomi- 
natif fait qui et à l'accusatif fait que. Ex : 

La donna che vi ama è quella che voi conoscete; 
La femme qui vous aime est celle que vous con- 
noissez. 

5"^. Che est quelquefois synonime de cosa. Ex: 
E un gran che, c'est-à-dire, è U7ia gran cosa, c'est 
une grande chose. 

6a. C/n', (qui), employé dans un sens distributif 
signifie alcuni, comme : Chi tenéa colV uno e chi 
eolValtro, Qui tenoit pour les uns et qui tenoitpour 
les autres. Chi oggi e chi domani. A chi lœspeme 
a chi manca il timôre. Il signifie aussi aucun ou 
personne qui. Ex : Quivi non era, chi sapesse, &c. 
Il n'y avoit là personne qui sût, &c. 

7**. Cui n'a pas de nominatif, on s'en sert pour 
désigner les personnes, ainsi que les choses. Ex : 
La persana di cui vi parlo, La co^a di cui roi mi 
parlak* Voyez la syntaxe des pronoms relatifs. 



î^^ DesPronoms Interrogattfs^' 

ARTICLE VI. 

Des Pronoms Interrogatif s,. 

184. Les pronoms Interrogatifs, ainsi nommés 
parce qu'ils sen-ent à interroger, sont les suivants: 
Chi ? qui? Chef que, quel et quoi ? Quale f quel? 
On les décline avec le segnacaso di, a, da ; et ils 
servent pour les deux genres. 

185. Chï ? ne s'emploie qu'en parlant des per» 
sonnes soit au masculin, soit au féminin, tant singu-* 
lier que pluriel. Ex: 

Chi è là? qui est là? 
. Di chi è qiiesto f à qui est cela ? 

A chi appartiene ? à qui est il ? 

J)a chi Vavete ricevuto ? de qui l'avez vous reçu ? 

Qhison qnei Signôri, ou quelle Signàre? 

Qui sont ces ]\Iessieurs, ou ces Dames-là? 

]S6. C/iz est quelquefois employé à la place de 
aîcûnOy quelqu'un. Ex. 

Non credi tu trovàr qui chi il hattesmo ti dia ? 
Bocc. n. 2. ne crois tu pas trouver ici quelqu' un 
qui te donnera le Baptême? 

187. Che ? peut être employé pour les personnes 
et pour les choses. Ex. 

Che uomo è questo ? quel homme est celui-ci ? 
Chedanàri atetef quelle monnoie avez-vous ? 

188. Quale? fait au pluriel quali; il sert pour le» 
deux genres tant pour les personnes que pour les 
choses ; il n'a pas d'article. Ex, 

Quai è il vo&tro libro ? 

Quai è la sua casa ^ 

Quallsono le sue sorélle, e i suàifratèllif 

189. Dans les exemples ci-dessus et semblables, 
on ne peut pas se servir de che au lieu de quale^ 
mais on se sert souvent de che au lieu de quale, tant 
au suigulier qu'au pluriel; quand i'ijiterrogatif quaU 



Des Pronoms Indéterminé, 12^ 

est joint immécHatement à un substantif. Ex: 
quai ou che hisôgno avete ? quel besoin avez vous ? 
iinali ou che offdri acetef quelles atîaires avez 
vous ? 



ARTICLE VIL 

Des Pronoms Indéterminés. 

190. Ces pronoms sont aussi appelés indéfinis ou 
impropres, parce qu'ils ne présentent à l'esprit 
qu*une idée vague des personnes ou des cho?es aux 
quelles ils se rapportent, comme quelque femme, 
qualche donna ; chaque personne, ciascûna persona^ 
&c. 




sei 

gardés comme pronoms. 

192. Nous partagerons ces pronoms, suivant Cor- 
ticelli, en pronoms de qualité, pronoms de diversité, 
pronoms de généralité, et pronoms de quantité in- 
déterminée. 

Dans l'explication de ces pronoms je suivrai la 
même méthode que Corticelli. 

§1. 

Des Pronovis de Qualité, 

1D3, Ils sont appelés ainsi à cause qu'ils maïquent 
la qualité du sujet dont on parle: ils sont au 
nombre da quatre, savoir : Taie, cotdh, altretiale et 
quale. 

\°, Taie signifie tel, et fait tali au pluriel, il 
sert pour le« deux genres, et on le décline avec le 
segnacaso di., a, du» Le plus souvent il a pour 



ÎSO Des Pro7ioms. ' 

corrélatif qnale ou che. E tnlnel viso <//i'ew«e,qiiale itr 
su ravrcrason le vermigUe rose.Y oyez la syntaxe de 
ces pronoms. 

^^ Cotûle a la même signification que tale^ et 
suit la même règle; on l'emploie comme adjectif 
et comme substantif. Ex. 

Filàstrato in cotiil guisa comiucid a parîare. Bocc. 

Philostrate commença de telle manière à parler..-. 

JB questo çoVd\(i ôrdi ni e disponga, Booc. 

Que celui-ci ordonne et dispose. 
So, Altrettàle signifie altro taie; on ne s'en sert" 
qu*au pluriel. Ex. 

1 buoni praticando. î cattivi ditenteranno altret-^ 
tàli. 

Les bonSjCn fréquentantles méchants,deviendront^ 
tels qu'eux. 

4*^. Quale, employé sans article et sans la, 
marque interrogalive est un pronom de qualité qui . 
signifie ce que, comme, ou tel que; au pluriel il fait- 
quali. Ex: 

Immaginate un po* qiml io divenni, , 

Imaginez un peu ce que je devins. 

Pidcemi ahnén che i inieisospir sien quali 

Spera il Térere e VArno. Petr. Canz. 29 
Je veux au moins que mes soupirs soient tels qi^e. 
l'espèrent Rome et Fiorenceé 

§ 9 ' 

Des Pronoms de Diversité, 

194, Ils marquent la diversité d*\ine chose à 
Vautre, et sont au nombre de trois; altri, Mltrài, 
altro. 

1^. Altriy pris substantivement, signifie un" 
autre homme ou une autre personne. Ex: 

Aè voi ne altri potrà più dirCj &c. Bocc. 
Nj vous ni aucune autre personne pourra dire, &c. 

Et dans ce cas,ce seroit une faule d'employera/?ro 
(qui veut d'ire altra cosa,2iu\ct choiC),au lieu (ï altri.' 



Indéterminés. îSi 

Tlem. Aîiri employé dans tous les autres cas du 
singulier au lieu (Valtràiy est regardé comme une 
faute par plusieurs Grammairiens; mais il n'y a 
rien à craindre, si l'on veut suivre Boccace qui l'a 
employé dans tous les cas du singulier. Voyez 
Bartoli, Cinonio, P, Rog^cci qui nous autorisent à 
nous en servir sans craindre de violer les règles» 
Ex: 
Acciocchè voi non intendeste d'aîtri. Bocc. n. b(}^ 
Per non Jid arme ne ad altri. d. Nov. 'î2. 
•£ che ad altri non restava a dire, d. n. 59. 
Non da lui ma da altri senti, d. n. 80. 

2o. Altrui, autrui, n'est jacftiis «mployé au 
nominatif; il se décline avec le segnacaso di^ a, da^ 
savoir. 

Nom. altrî 

Gén. d'altrûiy d'autrui, 
Dat. ad altrài, à autrui. 
Ace. altrùi, autrui. 

Abl. da altrài, d'autrui» 
•Il ne se dit que des personnes. Ex: 
Non dite mal d'altrûi. 
Ne dites pas du mal d'autrui. 
On place souvent par élégance le pronom altrài 
entre l'article et le nom; mais sans la marque da 

cas. Ex: 

Più l'altrui/aZ/o ch'il mio mal 7ni dole, Petr. au 
lieu de il fallo d'altrûi, 

. Je suis plus lâché de la faute d'autrui, que de 
mon mal. 

3"^. Altro, altra-y altri et a/^re, (autre), se dé- 
cline avec l'article ou sai.s article, et peut être con- 
sidéré comme un adjectif; il se dit des choses et 
des personnes. Ex : 

Un altro uo?no ; w.V aitra donna ; un' altra cosa ; 

Un autre homme j uue autre femme ; une autrô 
chose. 



I3a Des Pronoms 

Al fin deir 'diltro canto ; 
à la fin de l'autre chant. 
Xo« mi par/atepiù d'altri ma/i ne d'altre s^uerre ; 
Ne me racontez plus ni d'auties malheurs, ni 
d'autres guerres. 

Aitro pris substantivement est neutre, et signifie 
autre chose. Ex: 

Non 7ni parlate d'altro; 

Ne me parlez pas d'autre chose, 

Des Pronoms de Généralité, 

195. Ils sont appelés ainsi à cause de leur signifi- 
cation générale ; ce sont: Og7ii, ognuno, ciascuno 
ou ciaschedunoy tutto, nikno ou nessuno^veràno, nulio, 
niente ou nulla, 

1^. Ogni signifie tout en général, il ne s'emploie 
qu'au singulier tant pour le mascalin, que pour le 
féminin, et il répond à Vomnis des Latins. Il se dé- 
cline avec le segnacaso di, a, c?a, et il est toujours 
adjectif. Ex : 

Ogni uomo ; ogni donna ; ogni cosa. 
Tout homme ; toute femme ; toute chose. 
Il n*a pas de pluriel, mais alors on se sert de tutti 
et tutte. Ex: 

Tutti gli uomini ; tutte le donne, &c. 
Les Anciens se ^ont servis d'ogui pour le pluriel ; 
mais c*est une manière de parler qui a vieilli et qu'il 
ne faut pas imiter. 

On fait usage à Florence du mot ognissantijCom" 
posé de ogni etsanti, pour dénoter la Toussaint, ou 
ime espèce de gogaille que Ton y fait ce jour-là ; 
Boccace l'a employ^^ dans le même sens ; mais c'est 
UD idiotisme ancien. Ex: 

2°. Ognuno ou ogni uno, et non pas ogniuno ou 



Indéterminés^ MS 

^rrriuno, est formé de ogni et de ytio, qui signifie 
ciascùno ou ciaschedu/io, chacun. Ex: 

Ognùn per se e Dioper tutti. 
Chacun pour soi, et Dieu pour tous. 
Htm, La ditïérence qu'il y a entre ciascuno^t o^ 
\gnunOy c% st que liascuno peut être employé aui^si 
comme adjectif. Ex: ciasdin uomo^et ciascuna donna*, 
et ogfiuno est toujours employé subdtantivemeqj^ 
sans pouv(?tr être joint à un autre noni : ainsi on ne 
dira pas ognûn uoni^g ou ognuna donnoy ognuna cos<r, 
mais ciascun uomo ou ogni tiomo, &c. 

Ognuno et cioscuno n'ont pas de pluriel ; on 
trouve pourtant des exemples de ciascùno et cias-;^ 
cheduno usités au pluriel; mais il ne faut pas leè 
imiter. 

3ti. TuttOi tout, signifie une quantité discrète, 
différemment de ogni qui signifie tout pris gôuérale- 
îiient. Employé comme adjectif il recroît après lui 
l'article et doit s'accorder avec le nom substantif^ 
selon la nature de tous les adjectifs. Ex: 

Tutto il mondo — tout le monde. 

Ditutta la terra — - de toute la terre. 

Tutti gli uojuin^ — tous les hommes. 

Di tutte le donne -^ de toutes les femmeg> 

Tutto, pris substantivement, u'a qlie le pluriel 
Hitti masc. et tutte fém. Ex : 

Tutti se ne anddrono ; 
Ils s'en allèrent tous. 
Pregôllo per parte di tutte. 
Il le pria de la part de toutes. 

On remploie aussi souvent sans l'article après 
lui, surtout quand il est précédé des particules 4 
et con, Ex. 

Rispose Gon tutta dolcezza. 
Il répondit avec toute douceur» 
Parti con tiitttx fretta ; 
Il partit tout à la hâte. 



134 Des Pronoms 

Uomo di tutto i;arho ; 

Homme extrêmement poli. " 

l)i tutta soddisfazionc \ 

De toute satisfaction. 

Avec les noms de nombre Ton met la conjoncti'oii 
e après tntto. Ex: 

Che andatevoi cercando tutti e tre ? Bocc. 

Que cherchez vous tous lès trois ? 
On peut dire aus>i tutti tre, et tutti a tre, au lieu 
de tutti e tre; (Corticelli.) 

Tutto pris neutralement et substantivement si- 
pjnifie ognï casa, on l'emploie avec Tarticle et sans 
l'artir le. Ex : 

Voi non sapete ancora il tutto, ou ogni cosa ; 
Vous ne savez pas encore tout. 
Iddio tutto rec/e, ou il tutto vede\ 
Dieu voit tout. 
Tutto quanto signifie, tout entièrement. Ex: 
Tutti quanti perirono; Bocc. g. 2, n. 7. 
Ils périrent tous. 
4^. Isessâno, masc, vessùna, fém. nittno, mr?c. 
ftiùna, fém. signifient, personne. Ces prononis se 
"âéclinent avec le scgnacaso di, a, da ; et l'on peut 
les employer adjectivement et substantivement 
clans le discours.. On les trouve très-rarement 
i^iuployés au pluriel. Ex : 

Nessûn uomo,n€ssîina donna; 
Pas un bon mie, pas une femme* 
hessûno ou ?iià?7o mi parla ; 
Personne ne me parle. 
Dans le discours familier on emploie nessnno 
îïiieux que muno ou veràno. 

On emploie ces pronoms avec la négation ; et 
«ans la négation ; mais il faut observer que, f-ans la 
iîégation,iis se placent ordinairement avant le verbe^ 
«t avec la négation, ils se placent après, £x : 
Jsessuno ou niuno mi cliiama ; 
Bersonne né ei'appelie. 



Indéterminés» 134 

Et avec la négation. Ex : 
y on conosco ?iessnno ; 
Je ne coniiois personnoi 
Non v'è nessuno ; 
Il n'y a personiiCi 

Rcjn. Lorsque ces pronoms sont précédés de la 
néi^ation ?îon, de hi condition se, du comparatif 
pià, de la préposition senza, ou du rerbe avec in- 
tenogation, ils signident ulcuuo^ qu^ répond au 
(juiv'Sy qiiisqîiam, aliquis et idlus des Latins. Ex : 
Non il era nessuno, c'est-à-dire, ahuno, aucun. 
Se verra nessuno, s'il vient. quelqu'un. 
Più bel (H ncssân aI<ro,j)] us beau qu'aucun autre, 
Senza verùn ou nh'ui duhbio, ^aus aucun doute. 
Conosci tu. nessuno y connois ta quelqu'un ? 
ô^. Veruno siguitie la même chose que nessunc^ 
et niuno, et suit la même règle. 

6^. Nullo est le même que nessuno; on le trouve 
employé substantivement et adjectivement. Ex : 
Nulla compassione di lui mostrd ; il ne montra au-i 
Ciine compassion pour lui. XuUù Vavria raffî^ 
gurato : personne ne l'auroit reconnu. Dans cette 
signiticatioB il n'a pas de pluriel; mais aujourd'hui 
il est plus ordinairement employé au lieu de vano 
et inutile, que de nessuno. Ex: Ogai a/uto 
fu nullo; toute assistance fut inutile. Tutti 
i suoï sforzi éran nulli ; tous ies eiïbrts étoient 
vaii;8. 

7 o. Niente ou nulla sont des particules néga-* 
tives. Ex: nulla ne intcndo; js n'en comprends 
rien. Tu nient ef ai di buono,tu ne tais rien de bon. 
Tutto pareva nulla, tout ne paroissoit rien. La crea-^ 
tura da se è 7iulla, la créature n*est rien d'elle même. 
Ces particules ont place parmi les pronoms, parco 
qu'elles admettent rarticle, le segnacaso di, a, da, et 
les autres prépositions, comme : esser ridotto al 
niente. Non curarsi di nulla. Aver pcr niente, &c. 
Eilod admettent avec elles la nâgTiiion, mais alois 



33^ Des Pronoms 

«lies se placent apr^s le verbe. Ex: iTunonliùl 
njente disenno, ta n'as pas le moindrs bon sens. Non 
161 dico niente ou nuUa di do, je ne vous dis rien de 
cela. 

Rem, Dans les deux exemples ci-dessus, aussi 
hien que dans les phrases interï*ogative5 et après là 
condition se, les particules n>ente ou /?«//« signifient 
yuakhe cosa.et répondent aux mots Latins quldquam 
©u aliquid. £x : Vuoi tfi nuUa ? veux tu quelque 
ch<^.se ? se nie?2te avessi di eortesïa ; si tu avois un peu 
xW politesse. Kt Tas^o c. l'-'. 

A £ui, se nulla manca, è il nome regio^ 

Au quel, s'il manque quelque chose, c'est îe nom 
de roi. 

Ces pa^icules ne sont jamais employées au plu« 
ïiel. 



|4, 
Des Pronoms de Quantité Indéterminés, 

19Ô. Ces Pronorns qui marquent une quantjtè in* 
déterminée sont les suivants : 

Uno ; alcàno ; quahhe ; qualcùno et qualclieduno\ 
s^îascûnt) ou ciaschedàno ; chiunque ou chicchessîa ; 
iih-"cchessia; qiuilunque, qitabisîu et qualsivoglia\ 
^fanto ou cotanto ; qiianto \ alquanto \ aîtrettanto; 
pureccïià' 

1^. U^'io m. (un) ; una f. [une) ; se décline avec le» 
segnacaso di, a, da^ et n'a pas de pluriel. Ex : 
Un uomo, un homme; una cosa, une chose. 
Di ou d'un uomo, d'un homme ; d'una cosa, &??. 

r .. ,.^ ^. 

parth 
to autres s' eu allèrent. 



Indéterminée, 137 

5^. Alciino m. alcuna f. sing. Alcuni m, alcune f, 
plur. signifie quelque. Ex : 

yi/c?^/« uomo; quelqu* homme. 
Alcuna cosa ; quelque chose. 
Di alcûii uomo ; rf/ alcuna cosa^ ^c. 
Alcuno pris substantivement signifie quelqu'un. 
Ex : 

Quando alcuno vuole; quand quelqu'un veuf. 
Avec une particule négative, il signifie nessuno^ 
aucun, personne. 

3°. Qualche, quelque: sert pour les deux genres; 
il n'a pas de pluriel, mais alors on se sert de alcuni m, 
et alcune f. Ex: qualche ?/o;??o, quelqu' homme ; 
qualche cosa. Plur. Alcuni icomini, quelques hommes; 
alcune persane, quelques personnes, &c. 

4". Qif alcuno et qualchcduno, quelqu'un, n'ont 
pas de pluriel, et on les emploie presque toujours 
substantivement. Ex: Qualcuno mi parla di vm^ 
quelqu'un me parla de vous. Incontrâi qw^Acheàiwio 
pcr istrada, che, &c. je rencontrai sur mon chemia 
quelqu'un, qui, &c. 

Les poètes s'en servent quelquefois comme d'ad- • 
jectifs ; Fetr. canz. 25. L'arco tno saldo, e quai- 
cuna saetta ; Ton arc ferme, et quelqu'une de tes 
flèches. 

5^. Ciàscuno ou ciaschedunOy chaque, chacun, 
signifie tous les individus d'une espèce pris les uns 
après les autres. Voyez ognuno pag. 13^, N'^'. 2®. 

6°. Chiunqiie, quiQowqwe, ou ch\cchessia,q\x'\ que 
ce soit, ne se disent que des personnes, sont des 
deux genreset n'ont point de pluriel; ilss'empioient"- 
toujours substantivement avec le scgnavaso di, a, dao 
Ex : chiunque nasce, quiconque nait. Chiunque ella 
è, quelle qu'elle soit. Di chiunque, a chiunque,&ic. 

7^. Chccchessia, quoique ce soit, n'a pas de plu- 
riel, et suit la même régie que chicchessia, 

8°. Qualunque, qualsisïa, qualsivôglia, qu'icotlm 
que, quelconque, quel que ce soit^et qui que ce {ï&it| 

?f3 



138 Des Pfânoms Indéterminés, 

se disent des personnes et cîe.^ choses, pour les deui 
genres, mais sans pluriel, et on les emploie presque 
toujours adjectivement. Ex : QunAunquc persona, 
qui que ce soit ; cil quahisia persona, de qui que ce 
suit. Quahivàglla cosa, quoi que ce soit ; di qiiaU 
sicôglia cosa, &c. 

9^. Tantu ou cotanto m. tanta ou cctanta f. sing. 
ta7îti ou cotanti m. tante ou cotante f. plur. (tant), 
sont toujours adjectits sans article. P^x : tauta om 
cotanta fi:ente, tant de monde ; di tanta ^ente, de tant 
de monde ; tanti iiomini, tant d'hommes, &c. On lea 
décline souvent avec les articles. Ex: ai tanti onôri, 
e aile tante cortes'ie che mi usate : et alors ils s'em- 
ploient dans le sens de si grand. Ex: Tanto e sifatto 
Te Varmi ragàna. (Tasso.) 

Tanto est employé quelquefois subsfnntivement 
Tlx : Non sapréi dirvi ta/ito, je ne saurois vous dire 
tout cela. 

lO'^. Quanta, quanta, quanti, quante, suit les 
n^èmes règles que son corrélatif tanto. 

li'^, Alquanto signifie un peu,\\%e décline de 
ïnéme que tanto, mais toujours sans article. Ex : 
Dupa akjuanto spazio comincio a dire. Bocc. f,^ 
4. n. 8. après quelques moments, il commença à 
parler. 

1^2'^. Altrettanto, autant, se décline comme 
tanto ; c'est un nom corrélatif qui marque égalité de 
nombre ou de mesure, et s'emploie tantôt comme 
adjectif et tantôt comme substantif. Ex: Cinquanta 
uômini e altrettante donne, cïnqudiute hommes et au- 
tant de femmes. lo gli dissi délie ingiàrie, ed ei me 
oie disse altrettante-, ]Q, lui dis des injures, et il m'en 
dit autant. 

Remarquez que tanto, quanto, al quanto, altrettanto, 
Font quelquefois adverbes, comme nous le verrons 
en son lieu. 

13". Parecchi m. parecchie f. plur. plusieurs, 
lî'a pas de singulier, il se décline avec le segnacaso 
iii, a, daj tt se dit des personnes ainsi que des chose». 



Du Verhe. I3t}^ 

Ex: Parecck* uominij plusieurs liomincs ; pirccchie 
cose plusieurs choses; di ptrecchi, a parachi, da 
parecc/u\ &c. Dans quelques auteurs anc eus ou 
trouve parccrhi employé pour les deux genres^ 
comme: parerchî c«^^e//rf, ])lu«ieurs châteaux ; au 
iieu de parecchky mais non pas à imiter. 



CHAPITRE IV. 



Du Verhe^ 

197. Le verbe est le mot par excelIeiiGe : seîofi 
M. M. de Port-Roral, c'est un mot^dont le principal 
nsage est de signifier V affirmation. Quoique d'après 
sou étymolo2:ie ce soit la même chose que mot O'i 
parole, on a cependant appelé ainsi, l'expression 
■3rincipale de nos pensées, qui occupe la première 
Dlace dans le discours, et qui en est pour ainsi dire, 

! 'ame. Il est facile de le recounoitre, parce qu'il 
est le seul mot du langage qui exprime Je présent, 
le passé, le futur; comme: io 07??o, j'aime ; io amai^ 
j'aimai ; io «me/'o, j'aimerai. Son essence principale 
est de signitier des action,?, des passions ou des 
situations, 

ARTICLE I, 
Des différentes classes de Vertes, 

198. Nous distinguerons, selon la pluralité dei 
Grammairiens, cinq classes de rerbes, savoir: le 
verbe actif-, le vtïhe passif \ le verbe neutre i 
le verbe réfléchi ou réciproque, et le verbe imper-* 
sonneh 

1*^, Le verbe actif est celui dont le régime esl 



140 M>u Verbe. 

direct, ou celui après le quel on peut înettre ç?/e/- 
qu^ un y quelque chose, Amarey. aimer, est un verbe 
actif, parce qu'on peut dire io amo h studio, ymme 
l'étude ; io amo 7nio fratelloy j'aime mon frère, 
studio et fratello sont le régime du verbe amare, 
aimer. On l'appelle aussi tranûtif, du mot Latin 
transira, passer, parceque l'action patse hors du 
sujet, comme-: la madré ama il fiqlio, la mère aime 
le fils. 

2*^. On appelle verbe passif celui qui se forme 
de l'actif en prenant son régime direct pour en faire 
le sujet du verbe passif, c'est-à-dire, en changeant 
le nominatif en ablatif, et l'accusatif en nominatif, 
et en ajoutant le verbe auxiliairee^^^ere, être, avec le 
participe. Ex: I Jîgliuôli sofio aïiiati dalla madré, 
les enfants sont aimés de la mère. 

3^ Nous appelons verbe neutre celui après le 
quel on ne peut pas mettre quelqu'un, quelqtie choseï 
uscire sortir, camm'cnàre marcher, sont des verbes 
neutres, parceque l'on ne peut pas dire sortir quel" 
quun, marcher quelque chose. On les appelle aussi 
intransitifs, parceque l'action de sortir, de marcher, 
ne sort point de son principe. 

4^. Le verbe rîjlérhi est celui dont le sujet et le 
régime sont la même personne, et se conjugue dans 
tous ses temps avec deux pronoms de la même per- 
sonne. Fentirsiy se repentir, est un verbe réfléchi, 
parceque, pour le conjuguer, on doit employer les 
pronoms conjonctifs mi, ti, si pour le singulier, et 
C7, uf, ^i pour le pluriel. Ex: Io mi pento; tu ti 
penti; eg/i si pente ; noi cipentiamo; voi ti pentïte % 
eglino si péntono, je me repens, tu te repens, il se 
repent, &c. 

Rem, Ces verbes s'appellent tantôt réfléchis, tan- 
tôt réciproques. Réfléchis, lorsque l'action qu'ils 
expriment retombe sur le sujet qui la produit. Ex: 
mlo fratello siferïsce, mon frère se blesse. Et réci" 
proq.ues, quand ils expriment l'action de plusieurs 
sujets qui agissent ks uns sur ks autres. Ex : 



Du Verhe, VU 

Èlsogna chc due fraielli si âmino, il faut que deux 
frères s'aiment. 

Remarquez que tous les verbes actifs deviennent 
r<?/?eWiz>parradclitiondespronomsconjonctif6,toutes 
les fois que l'action retombe sur l'agent, comme : 
amarsi, s'aimer; crédersi^ se croire; scntirsi,se sentir. 
Il y a pourtant des verbes qui sont naturellement 
réfléchis ou intransitifsy comme : ricordarsi, «r 
souvenir; pentirsi, se repentir, &c. (oj 

ô^ On appelle enlin verbe impersonnel^ celui 
qui n*a que la troisième personne du singulier dans 
tous les tenops ; comme: Bisogna, il faut ; bisognâva, 
il falloit; biso^iiOy il fallut; pioi-e-y il pleut; tuo/iUp, 
ii tonne ; névica^ il neige, &c. 



ARTICLE Ho 

'Des Conjugaisons des V^rhe^^ 

lôD. Conjuguer un verbe, c*est le réciter atec 
toutes les ditl'érentes terminaisons dont il est sus- 
-ceptible. 

On considère dans lee verbes, \3i personnelle nom* 
Ire, le temps et le mode. Voyez«en la définitioi\ 
dans l'Introduction, 

De la Personne, 

900. Il faut qu'un verbe s'accorde arec le nomi*» 
natif,c'est-à-dire,que le verbe,ayant une terminaison 



^oj II esta propos d'avei-lir ici que pour connoUre la con? 
jugaison de ces verbes rcfit'-hh ou rccipronues, i4 faut ôter îe 
^/ de l'infinitif, en y iu'bslituint l'f j et par ce moyen l'on 
<:oiMioit que rinfinidf de ricordarsi est ricordarty et que ce 
verbe est delà première conjugaîsonj et que/'f'n//r5Z fait /^tw/Zrï';, 
et qu'il doit se conjuguer comme îc/z^/rf, de la troisième. 



U9 Du Verde. 

propre à chaq'je personne,. p^rend la terminaison qui 
convient au cas nominatif avec lequel il se trouve. 
Ex: lo awo, j'aime ; tuami,\.\\ ain^es ; e^U ama, 
il aime. Xoiis ne pouvons pas dire io ama au lieu de 
io amo^ parce que le verbe s'accorde en personne 
avec le iiominatif, et que ce seroit confondre la 
troisième personne du verbe avec le nominatif de la 
première personne. 

'201. Remarquez que les pronoms personnels fo, 
l«, e'yb", 6ic. qui en François sont inséparables des 
verbes, sont en Italien le plus souvent supprimés 
par élégauce, surtout quand la clarté et la force du 
discours ne les rendent pas nécessaires. 

Du Nombre. 

202. Il faut que le verbe s'accorde aussi en. 
nombre avec le nominatif; comme : 

SING. PLUB. 

Io amo j*aime. 1 Sol amiàmo nous aimons. 

Tuami tu aimes. | Voi amâte vous aimez, 

JEgli ama il aime. I Eglino âmano ils aiment. 

On ne peut pas dire io amiàmo au lieu de noi 
amiàmo f parceque ce seroit joindre le nominatif du 
nombre singulier au verbe pris au pluriel ; et pat 
conscquentjle nominatif et le verbe ne s'accorderoient 
pas en nombre. 

Des Temps, 

203. En exprimant une action ou un état d'être, 
le verbe fait aussi connoitre le temps dans lequel 
l'action ou l'état d'être a lieu; et pour cela il change 
ses terminaisons. Il y a trois temps da,ns Icjs verbeak, 
tu voir : 

TEMPS PRÉSENT. PASSF. 

la amo> j'aime. Io a^wâro, j'aimois, 

FL'TUTl. 

lo amcrùy j'aimerai,. 



Du Verbe. 1^3 

Lcpmçtfwiest unique dans chaque action. 

hepa<isé exprime unt. action qui n'est plus pré- 
sente ; on peut remanier cette action comme passée 
de cinq manières ditTérentes, qui sont appeiécà 

ainsi : 

\ Passàto imperfeito, Pa?sé imparfait, ioamavcu 

T^ 7 /- <. ( Passé défini ou ) ; • 

2 Passato definito, | dét^ rminè, ] ^"*^' * 

^ Pa^^atoiJide/inUo \ ^^^-f '"^^^^'") j /lo rtWft^o, 
j rassaio inatjinuu, ^ ^^^ mdéttrminé, 3 

4 Passato piucchè S Passé plusqu* | atévoamato:^ 
inipcrfetto. \ i m pariait, 3 

5 Passato piucchè i Passé pîusque l ebbi amato, 
perfetto, ^ partait. ) 

Voyez-en l'explication dans rintrodnction page 

19. 

Le futur a été aussi expliqué dans l'introductionj 

page I4. 

Des Modes, 

204. On exprirne une action ou un état d'être, soit 
pô-^itivement, soit conditionnellement, soit enfin in- 
déterminément. Ces ditîérentcs manières de se servir 
du verbe sont appelées modes; et le verbe change 
encore une fois ses terminaisons pour les distinguer. 
IJ y a cinq modes: l'indicatif, l'impératif, le subjon- 
ctif, l'optatif et l'iiifinitit^ Vqyez-eu la définition 
dans l'mtroduclion^ 

Des Temps du Subjonctif, 

905.Les temps du Subjonctif ou Conjonctifexpri- 
ment, comme ceux de l'Indicatif, ie présent,le passé 
et le futur. 

1*^. Le présent et \e futur se présentent, au sub- 
jonctif, sous la même forme : ils n'y difièrent point, 
comme à l'indicatif, par la terminai-rn; c'est par le 
sjeas qu'on les distingi^e. Quand on dit,- Bisogna ché 



tu làtt Verhé. 

adcssv io vi dica il tutto; il faut qu*à présent jè Vbàs 
dise lout: il est évident que les mots ch'iô vi dica ex- 
priment un présent; mais si Tondit; diibito çhe 
venp^a, je doute qu'il vienne; il n'est pas moins 
rlair que ces mots che venga expriment un futur: 
c'e<t comme si l'on disoit : dàbito se verra, ^e doute 
•s'il viendra. 

2°. L'imparfait exprime plus généralement une 
action future,mais il est aussi susceptible d'une signi- 
fication passée. Ex: Per arrivàre in tempo^ hisognC" 
rebbc che partissi immediatamente, pour être arrivé 
à temps, il faudroit que je partisse sur le champ; ici 
le verbe partissi expriiiie une action future; mais si 
à ces mots egli è parti to,\\ est parti, on répond : non 
credévo che ei partisse cosî presto, je ne cro} ois pas 
qu'il partit sitôt ; voilà un temps pasté dans le 
verbe partisse. 

3<^ Le coiiditlonnel est la manière d'exprimer 
l'afTirmation avec dépendance d'une condition, 
comme: /o mangeréi se avessidel pane,je mangerois 
si j'avois du pain. Saréi andato aW Opéra, se avessi 
avuto compagnia, j'aurois été à l'opéra, si j'avois eu 
de la compagnie. 



Du partie' pe et du Gérondif, 

SOG.Outres les changements ci-dessus indiqués,les 
verbes en ont encore deux dans leurs terminaisons; 
éavoir: \e. participe, et le gérondif, comme:. 

PARTICIPE. GÉRONDIF. 

Amato, aimé. Amando, aimant. 

Voyez en l'explication dans l'Introduction. 

2 )/. 1) y a dans les verbes Italiens trois conjugai- 
sons que l'on reconnoit par la termiuaison de l'inli* 
int:t ; savoir: 

1^'". en are, comme : a^nùre, aimer, 
î?-". en ère, comme: crédere, croire, 
l'o en ire, comme ; scrUîre, sentir, ouir» 



Des Verbes Auxitictii^i 



145 



"2(18. Mais avant de conjuguer un verl)€, i! est né- 
"GGssuire de remarquer que queiq'ies-uns sont régu^ 
iier.9, et d'autres irréguliers ou défectueux. 

209. Ou appelle verbes réguliers ceux dont les 
terminaisons sont exacitement conformes à celles du 
verbe qui leur sert de modèle. On appelle irrégU" 
liers ceux dont les terminaiso;;T n'ont pas cette con- 
formité ; et Ton nomme verbes défectueux, ceux qui 
manquent de quelque temps. 

210. Avant de donner ces trois conjugaisons déir 
verbes réguliers, il fautfaireconnoitrelesdeux verbes 
Essere, è\re ; €t Avère, avoir, que Ton appelle verbes 
auxiliaires, parceque les autres verbes ne se con- 
juguent en partie qu'avec leur secours. 

Mais au keu de multiplier le nombre des notes et 
des observations sur ces deux verbes, et sur les 
autres verbes réguliers, je suivrai la méthode que 
Gigli,un de nos Grammairiens, a adoptée, et la mé- 
thode d'un autre ouvrage intitulé . Prospetto det, 
verbi Toseani, par Gio. Batista Pistolesi, qui indi- 
quent par colonnes la manière correcte, vieillie^ 
poétique et vulgaire de conjuguer ces verbes* 



ARTICLE IIL 

Conjugaison du Verbe Auxiliaire és3£re, 
être, 

INDICATiF PRÉSENT. 



Correcte 
Je suis, io sono 

Tu es, tu séi 

1 1 est, egli è 

Elle est, ella è 

Nous sommes, noi sidmo 
Vous êtes, voi siéte 
Ils sont, églinosono 

Elles sont, élUnosono, 



Vieil. 

sôe 

se* 



semo 



en, enno 

— ^i 



Poëtiq. 


Vul-. 

SO, 




ène, èc» 






siemo. 


setc 


siate. 
so. 







etsonn9% 



146 



Des Ferles 



IMPARTAIT. 

Correcte Vieil. 

J'étois, io éra, fpj 
Tu étois, tu eri, 
II étoit, egll era. 
NousétiGns,/?oz eratàmo, saràmo 
Vous étiez, roi eravàîe, savate 
Ils éLoient, églino érano. 

PASSÉ DÉFINI. 

Correcte 1 Vieil. 

j€ fus, io fui, I — 

Tu fuSj tu fosti, fostu 

Il fut egli fUf 

Nous fûmes, noi fàmmo 
Vous fûtes, toi foste. 
Ils furent, églino fur- fuoro 
rotio, 
211. Dans les temps composés il prend en Fran- 
çois le verbe axére pour auxiliaire, mais en Italien 
il se conjugue par lui-même, et on diti 

Passé indéfini. 

Sing, Plur. 

Nous avons été, noi siàmo 
stati. 



Poëtiq. 



eramo, 
erdte, 



Poëtiq. 



fue. 



furo, fur 
furnOyforo: fuma. 



Vuîg, 



eravassi* 
eri, [jn9 
èrono 

Vulg. 

fusti, 

fussimo, 
fosti, et 
fuste. 



J'ai été io i>ono stato.fqj 
Tu as été, iu sei stuto» 
Il a été, egli è stato. 



Vous avez été, voi siete 
stalï. 

Ils ont été, églino sono 
stati. 



(p) La première personne 4es imparfaits de tous les verbes 
peut aussi se terminer en o, comme : io ero, j'étois, io avèro^ 
j'avois, io awàvo, j'amois ; mais avec cette différence, que la 
terminaison en o e^t fort usitée daun le discours familier, et 
très-peu dans la composition. 

f(j) Remarquez que ^i'(7/o,participe du verbe éssere êtrc.doit 

toujours s'accoider a\eclenoniinatiftjui gouverne le verbe,(ce 

qui arrive aussi avec tous les participes précédés du verbe 

iisercj comme : Putro è stato. Maria è stata, Eglino sono 

êtati. Eileno sono siaiCf Sfc, Voyez la syntaxe des participes. 



*iuxîéiaire9. 



117 



PASSE PLUSQU IMPARFAIT. 

Sing, Plur, 

J''avois été, io cra stato. Xous avions été, noi era- 



Tu avois été, tu eri stato- 
Il avoit été, egli era stato. 



vàmo stati. 
Vous aviez été, xoi cra- 
vate statl. 
Ils avoient été, égUno 

érano stjti. 



PASSE PLUSQUE-PARFAIT. 

212. Ce temps est toujours précédé des conjonc- 
tions /jo/c/iè, f/ojao che, dès que; qua.ndo, lorsque; 
subito che, aussitôt que,. &c. 



J*eus été, io fui stato. 



Plur, 

Xous eûmes été, fu-nimo 

stati. 
Tu eus été.tufusti stato, Vous eûtes été foste stati. 
Il eut éttc,giifu stato, ' Ils eurent été /âro/ïo stati^ 



Correcte 
Je serai, sard 

Tu seY<)S, sur ai 
Usera, sara. 

Nous serons, sarémo 
Vous serez, saréte 
lis seront, sarànno 



FUTUR. 

Vieil. 
saroe 



sarae 



Poëtiq. 

s crû 



fe, jîa 



fienojiano 



IMPERATIF. 



Correcte 
èfi\% sii ou sïa ta 

Qu'il soit, sïa egli, 

Soyons, siàrno noi 

Soyez, ' siàte vol 

Qu'ils soient, siéno églino 



Vieil. 
sie 



o 2 



Vulgaire. 

sera 

serai 

sera 

sarèno 

seréte 

seranno. 



Vulgaire. 



siaiiQ^ 



148 



De& Verhea 



Quejc sois, 
.... tu sois, 
.... il soit, 
*... nous soyons, 
.... vous soyez, 
*... ils soieiit. 



CONJONCTIF PRESENT» 

Correcte. 

cKia sia 
che tu s'il ou 



ïla 



cftcgli sïa. 
che ?ioi siâmo 
che vol siclte 
ch\'g!ino siéno cisîano. 



Correcte 
Quc-je fuisCj chSio fossi 

tu iussls — foisi 

..... il fût — fosse 

».... nous fussions — fèsslmo 



IMPARFAIT. 

Vieil. 



fuisi 
fussi 
fus 

fàssimo 

fuste 



Vulgaire. 
fossCf fusse 
fosse, fusse 
fossi fiissi 
fôssatnOy et 

fàssemo 
fosiiy fiiSti 



^.... von? fussiez — faste 

..... ils fussent — fessera Jusscro, et| fôssino, et 

fussono I fûssitH)* 



OPTATIF TLMPS INCERTAIN. 



Correcte 
,1e Ferois saici 
Tu seroia sarcstl 
Il seroit sarclhe 

Nous serions sarénimo 
Vous seriez saréste 
Ils seroieat surébhcro, ou 
sarêbhonj 



Poëtiq. 



sariOy far a 
sanamo 



Vulgaire 
sarebbi 

sa rave 

sarchbamo 

saréssimo 

sarcsti 

sarieno 



sarieno 
sarïano et 
forano i 

213. On forme les autres temps composés en 
ajoutant le participe stato au temps simple,comme; 
che io sia stato, que j'aie été; ch'io fossi stato, qu^ 
j'eusse été; io saréi .yfc^o, j'aurois été, &c. 



INFIMTIF. 



Correcte 
être. ésscrc. 



Vulgaire, 
essc\ cssufe^ 



Auxiliaires, 



149 



Eté, statOf a, t, €, 



PARTICIPE. 

Correcte 1 Vieillie. [ Poêt, 

essûto, issûtoi suto. 



GERONDIF. 

Correcte 
Etant, essendo 

En étant, coiré^sere, nelVessere, con 

essere. 



PoëU 
sendo. 



Conjugaison du Verbe Auxiliaire atére, avoin 



INDICATIF PRESENT* 



Correcte 
J'ai 20 ho 

Tu as tu hai 

Il a egli ha 

Nous avons noi ab- 
biàmo 
Vous avez voi avete 
Ils ont églino hannu 



Vieillie 
abho, ao 
abbi 
abbcy ae 
aggïdmo 


Poëtiq. 
aggio 


ave 
avémo 


àbbono 



Vulg. 
hoe 



abbidnOf et 

atiàmo 
aéte, ate 



Correcte 
pavois, aveta et avéDo 
Tu avois avevi 

Il a voit avéïia et avéa 
Nous avions avevdmo 
Vous aviez avevdte 



IMPARFAIT. 

Vieillie. 
avàva 
avei 
ri vie 
avavdmo 
vardte 



Ils avoient avévam et 
avéam 



ananano 



Poët. 



avia 



avieriQ 



o9 



Vulg. 

aéco 

aevî 

ava 

avèmîo 

acéti et 

avi 

dvcfno 



i 



uo 



Des Verheff 



Correcte 
J'eus ebhi 

Tu eus avesti 
Il eut ebbe. 

Nous eûmes avemmo 

Vous eûtes aveste 
Ils eurent ébbero. 



PASSE DEFINI, 

Vieil. 



aveftu 



Vulgaire, 



aémo, ébbaïno, et 

avéssimo. 
avesti, aesti^aeste, 
ébbano. 



J'ai eu ho avùto fr) 



Tu as eu 
IX a eu 



ébbono 

PASSÉ INDÉFINI. 

1 Nous avons eu^ abbiàmo 

acùto, 
I Vous pivexeuavete avùto^ 
j Ils ont eu^ hanno aviUo* 

PASSÉ PLUSQUE IMPARFAIT. 



hai avûta 
ha avàto 



J*avois eu y 
Tu avois eu. 
Il avoit eu. 
Nous avions eu. 
Vous aviez eu,. 
Ils avoieiit eu. 



io avéva avcto., 
tu avéviat to. 
egH acéva avuto, 
noi uvevœmo avuto^ 
voi averâte atuto, 
eglino avévano avu^o. 



PASSE PLUSQITE PARFAIT. 

^Poîchèy çtopo cke, après que ; subito che, aussi tôt 

io ebbi avtttth 
tu avesti avuto,. 



J'eus eu. 
Tu eus e\iy 
Il eut eu. 
Nous €Ûmes eu. 
Vous eûtes eu. 
Ils eurent eu, 



egli ebbe avuto. 
noi avémmo avuto» 
voi aveste avnto, 
églino ébbero avuto. 



(r ) le participe du verbe avère (avuto), aiasi que celui 
ée tous les verbes actifs, ne change pas, à moins qu'on ne 
l'accorde avec l'accusatif, qui le précède. Ex: ^^ 

iîignorygran cost in picciol tempo Aai Ja.iX%, TasMr-* 
Voyez U eousti^c^Qu de9partipp«i4aP9 la nyntaxe» 



^uxiliairesc 



a;5î 



FUTUR, 



Correcte. 
J'aurai avrd 



Tu auras 
II aura 

Nous aurons^ 
Vous aurez 
Ils auront 



avrai 
avrd 

avrémo 

avréte 

avrànno 



Viellie 
avarà, et 

avràe, 
avarài 
avarà^et 

avràe 
avarémo 
avaréte 
avarànno 



IMPERATIF.. 



Aie 
Qu'il ait 
Ayons 
Ayez 
Qu'Us aient 



Correcte 

abbi tu 



âbbia egli 
abbiâmo ?ioi 
abbidte voi 
àbbiano e- 
glino 



Poëtiq. 



• • • 



aggiâte 



Vulgaire. 
averd, arà* 

arai, 
arà» 



arête, 
arànnoé. 



Vulgaire, 
• • » 

abbi, 
amàmo» 
avmte. 
âbbinom 



CONJONÇTJF PRESENT. 



Correcte 


Poëtiq. 




Vulgaire. 


Que j*aie- ck'io âbbia 


aggia 




abbi. 


-—tu aies abbi ou âbbia 


(^gg^ 




» * . 


—il ait âbbia 


• • ». 




abbi. 


—nous ayons abbiâmo 


•■ • ». 




amdmoi 


—vous ayez ahbiâte 


• • # 




apiâte. 


«p*iii9 aient âbbiam 


». » *.. 




oMino* 


JMPA] 


EIFÀIT 






Vulgaire. 


Que j'eusse ch^îo^véssi 


aesse, awsse» 


—tu eusses avessi 


avesti. 




—il eût avesse* 


avessi. 




«*»#iou« eussions au^î^imo 


aéssemo, 


, avéssemoo ' 


«»— vou8€Us«iez avest^ 


aessi^ am^ti, avessf^ 


m^ euiseQt G^émt^ 


, aésmQf 


01 


\4ssmQ» 



-L^* 



Des VerBes 



Correcte 
J'aurois avrei 



OPTATIF TEMPS INCERTAIK. 

Poëtiq. Vulgaire. 
avre' averéi, arét^ 

avrebbi. 



Tuaurois av^resti 
Il auroit avrebbe 

Nous aurions avrémmo 

Vous auriez avreste 
lu auroient avréhhero 
et avrébboiio 



avna 
avrïamo. 



avnano 



Correcte 
Avoir avère 



INFINITIF. 

Vieillie, 
abbiâre 



avrébbiamo, 
avrebhhno* 
avresti, 
iano^ et 
arébb'ero» 

Vulgaire 
aère. 



Vulgaire 
aûtOy a» 



PARTICIPE.. 

Correcte | Vieillie 

Eu, eue amtto, a. \ abbiùto 

GÉRONDIF,. 

Correcte Vieillie Vulgaire 

Ayant ave^ido abbiendo aendo 

En ayant con avère 
, . ; . coiTavére 
• y , , in arére 
, . . • neir avère 

214. Le verbe ar^re est quelquefois impersonnel 
à la place du verbe èssere, comme : Lo vidi, non kd 
gran tempo. Je i'ai vu, il n'y a pas long temps; 
au lieu de non è gran tempo, 

216. Ce verbe devant les infinitifs avec la pré- 
position a ou da signifie, c?orére, devoir, ex ; Ha 
da dirti una cosa, j'ai quelque chose à te dire. Hq 
4a scrivere,^e dois écrire. 

S16. Pour exprimer, ^e n'en ai pas, tu n'en as 
pas &c« dit«S; n^n nt ha^ non n« hui, &c, £t pour 



Réguliers» ] 55 

Arc nen al-jepas f uen as-tu pas f kc^ on dit, non 
ne h(j 10 ? non nt hai tu 9 &c. 



ARTICLE IV. 

Des Conjvgalsons des verbes réguliers» 

S17. Les verbes italierrs ne se termrnentà rinfini- 
tif qu'en trois manières, et c'est pourquoi je ne^ 
mettrai que trois conjugaison:^, savoir; 

En are : comine : amàre, ca?itàr£, sultàre. 
En ère : ccnime : temére, crédere, godére. 
En ire: comme : seîitire, dormzre, mentire,. 

218. Povir apprendre à conjuguer les verbes j*ai 
réduit tous ies temps à huit ; quatre généraux, qui' 
ont leur terminaison semblable dans tous les verbes, 
et quatre autres dans lesquels il. n'y a que quelque 
lettre à changer pour les rendre généraux, et pour 
réduire toutes les conjugaisons à une. 

219. Les temps généraux sont le passé impar^ 
faity le futur, limparfait du subjonctif, et le temps 
incertain, 

1°. Le passé imparfait est terminé dans tous 
les verbes en va,viyva, vamo,vate,va?io. Voyez le 
l'ableau suivant. 

2o. Le futur de l'indicatif est terminé en rd,rai^ 
rà, remo, Jate, ranno» 

3o. L'imparfait du subjonctif, e\\ ssi,. ssi, sse^ 
$simo,_stt,ssero, 

4o. Le temps incertaiH, en rei, resti^rebbe, rem*^ 
ma, reste, rebbero, 

2^0 Changez le re, des verbes ajyiare, crédere, sen^' 
tire, et généralenient de tous les autres verbes, en 
va^ en rô, en ssi, et en rei, et vous trouverez' 
Hmparfait, le futur, de rindicatif, Vimparfait du. 



154 Des Verbes 

subjonctif, et le temps incertain de tous les autres 
verbes. 

121. Remarquez que le futur et le temps incertain 
desverbes^en ar6',prisen général, se terminent enerà 
et erei, et non pas en arÔQtarei', ainsi dans ces 
temps il faut faire changement de la voyelle qui pré- 
cède ro et rei, et dire ainerà, amcreif et non pas 
amarù ainarei, 

225. Le présent de l'indicatif, le passé défini, le- 
temps de l'impératif et le présent du sul)jonctif,sont 
les seuls temps qu'il y ait à apprendre dans les 
verbes. 

228. Pour former ces temps, il faut toujours o ter 
la dernière syllabe de l'infinitif, et changer la der- 
nière voyelle qui reste, savoir: 

l^. Pour le présent de l'indicatif, on la change 
en o dans toutes les conjugaisons ; ainsi de araàre 
çrédereySentîrCfOu forme amo, credo, sento, 

2o Pour le passé défini de Tindicatif, on changs 
lu dernière syllabe en ai, dans les verbes de la 
première conjugaison, et de amare on forme ainai ; 
pour les verbes de la seconde on la change en ei, 
et de crédere on fait credéi; pour ceux de la troi- 
sième on la change en ii, et de sentire on forme 
sentïi. 

3o Pour Timpératif on change VarCy en a pour 
la seconde personne,dans les verbes de la première 
conjugaison ; et en i pour les autres conjugaisons; 
arna tu, credi, senti, 

4o Pour le présent du subjonctif, on change la 
voyelle qui reste,en i, pour la première conjugaison^ 
et eh a pour les autres ; on dit a?.:i, creda, senta, 
&c. 

Par la Table suivante on pourra en un clia 
d'œil former la conjugaison de tous les verbes régu* 
Uers. 




OUT 



llés:uliers. 



155 



Preynure Conjugaison des Verbes en are. 

INDICATIF PRÉSENT. 

Correcte Poët. [ Vulgaire. 

Je parle, io pdrh . . 

Tu parles, tu parli ' . . 

Il parle, egli parla parle 

Nous parlons, noi parliâmo I . . | parldmo. 

Vous parlez, voi parlaîe • • î • • 

lis parlent, églino pdrlano\ . , pàrlono, 

IMPARFAIT. 

Correcte ( Vulgaire. 

Je parlois, io parlàva {*] 
Tu parloiji, tu parlàvi 
Il parloit, €gU parlât a 

Nous parlions, noiparlavdmo {s 



Vous pariez, voi parlavàte 
Ils parloient, églino parlât ano 



parlâvomo, €t par» 

lâ?nio. 
parlàvi, 
parldvono. 



PASSE DEFINI OU DETERMINE. 



Ct)rrecte 
Je parlai, parlai 
Tu parlas, parlasti 
Il paria, parla 
Nous pariâmes, joa ?*- 
lammo 
Vous parlâtes, par- 
lâste 
Ils parlèrent, par- 
Idrono. 



Vieil. 

parlastu 
parlée 



Poëticf. 



parla ro 



Vulgaire, 

• • 
parlaste, 

•* • 

parldssi* 
mo, 
parlastî. 

parlorno, 
parlàrono» 



•Voyez la note 'p) page 146. 

(sj Les premières personnes da pluriel de l'imparfait de 
Vindicatif se prononcent avec l'accent sur la pénultième syllabe, 
comme: eravàmo, acttâjno^parlavàmOf credevâmo, sentivàmo. 
Les Toscans les prononcent avec l'accent sur l'antépénultième 
syllabe.comme : a-ccvamOy éramot parlavamoy credivamOySeyiti- 
vumo ; mais on ne doit les imiter que dans le discours familier. 



IMÎ 



* Des Vôfbêê 



PASSÉ INDÉFINI OU INDÉTERMINÉ, 

Nous avoTi«5 parl4, ah^ 
biamo par lato. 

Vous avez parlé, avete 
parlàto. 

Ils ont parlé, hanno par^ 
idto. 



J'ai parlé, ho parlàto. 
Tu as pari*;, hai parlàto. 
Il 2 r.^ï\i, ha pcrhito. 



PASSÉ PLUSQU IMPARFAIT. 



J'avnÎ3 parié 
Tu .Vy ois parié 
Il avoit parie 
Nous avioDs parlé 
Vous aviez parlé 
lis avoitiît carié 



ax'iévo parlàto, 
Qtém parlàto, 
avéca parlàto. 
ovevàmo parlàto, 
avevàte parlàto. 
avévano parlàto. 



PASSÉ PLUSQUE-PARFAIT. 

Poichè, dopo che, après que ; sàhito che^ aussitôt 



que; 



J*eu3 parlé 
Tu eus parlé 
11 eut parlé 
Nous eûmes parlé 
Vous eûtes parlé 
Ils eurent parié 



io ehhl parlàto. 
tu avesti parlàto, 
egli ehbe parlàto. 
noi avermno parlàto: 
voi aveste parlàto. 
églino éhbero parlàto, 

FUTUR. 

Vieillie 
parleràggio 
parlarai 



Correcte 
Je parlerai p:irle7d 
Tu parleras parlerai 
Il parlera parlera 

Nous parlerons parier émo parlarémo 
Vous parlerez parieréte parlaréte 
Ils parieront parLeTàn>co\ - - - 

IMPÉRATIF. 

Parle ' parla tu* 

Qu'il piilê pdrli egli, 

Far>cr.s ' parliûmo noi. 



Vulg. 

parlarù 

— — • 
parlard 

^ m m 

parUiranuQ 



Réguliers, 

Parlez parla te toi 

Qu'iiS parlent pârlino égiino. 

CONJONCTIF PRÉSENT. 



157 



Vulgaire. 



Correcte Poëtiq. 

Que je parIe,cAeou cK ioparli parle 

— Tu parles tu parli parle 

— 11 parle egli parli parle 

— Nous parlions parliùmo . . 

— Vous parliez parliate . , 

— ils parient pârlino . . pàrliano. 

IMPAUFAIT. 

Correcte I Vulgaire. 

Que je parlase,cAe on cK io p^^irlussi \ parlasse 

— lu parlasses tu parlassi . . 

— Il parlât egli parlasse parlassi 

— Nous parlassions noiparlâssimo \ parldssemo 
--- Vous parlassiez voi parlaste \ parlasti 

— Ils parlassent tglino parlàssero \ parlàssino, 

TEMPS INCERTAIN. 



Correcte 
Je parierois, parler éi 
Tu parierois parle-- 
resti 
Il parleroit parle- 
rebhe 
Nous parlerions par- 
ler ém??io 
Vous parleriez par- 
ler este 
Ils parleroient par- 
leréhbero 



Vieil. 
parlaréi 

• • 

parlarïa 



Poëtiq. 



parleria 



[Vulgaire, 

parlarcsti 

parlareh" 
ht 



mo 



parleria- parlarés" 



parleria- 
no 



simo 
et parle" 
rébbamo 
parlarébm 
bono. 



(t) L'Arioste Cant. xvii. st. 124, a employé cette terminai- 
ion eu ia même à la première personne du singulier <iu te/pps 
incertain : 

■ Alto Signory dir 7ion sapria 
Chi sia costùi, cfiio Vho trosato a casOf 

Vcmndo d'Ântikhia in su la »«'«» 



158 Des Verbes 

INFINITIF. 

Prés, Parler, parjure. \ Passé, Avoir parlé, avért 
parlato. Part. Parlé, parlàto. 

Gérondif. Pariant ou en parlant paridndo, eût 
parlare, ntl parlare, în parlando. 

Remarques sur hs Verbe f e?t are. 

?24. Tous les verbes terminés à l'infinitif en are 
se conjuguent comme, parlare: il n'y en a que 
quatre qui s'éloignent de cette règle en quelques uns 
de leurs temps, savoir: Andâre^ aller; Dare^ donner; 
¥are, faire; 67a re, demeurer : dont nous parlerons 
après les verbes réguliers. 

225. Les verbes terminés à l'infinitif ex\care et'en 
gare, conwwQ: peccàrc, \iitc\\QX : pregàre, prier; t'^c, 
prennent une h dans les temps où le c et le 5 se ren* 
contrent devant les voyelles e ou ù Ex : ^^ 

Peccare, pécher. 

Présent. Peeco, pecchi, pecca ; pecckiàmo, peccàte, 

péccano. Je pêche, tu pèches, il pèche, &c. 
Futur. Peccherd, peccheràiy peecherd, peccherémo, 

peccheréte, peccherànnOf Je pécherai, tu pécheras, 

kc. 
Impératif. Pecca, pecchi, pecch/'amo, peccate^ péc^ 

chino. Pèche, qu'il pèche, cScc. 
Conjonctif, CKio pecchi, tu pecchi, egli pecchi, 

pecchiamu, pecchiate, pécchino. Que je pèche, que 

tu pèches, &c. 
Temps incertain. Peccheréi, peccheresti, &c. Je 

pécherois, iicc. 

Pr égare, prier. 

Présent. Prego, preghi,pr'i^a\ preghiamo, pregate, 

prégano. Je prie, tu pries, il prie, ,^c. 
Futur, Prcgherô, pregherai, «Sec» Je prierai, &c. 



Passifs, 159' 

îrnpérntif. Prcc;n^ prcghi; preghiamo, pregate, 
prcghino. Prie, qu'il prie, &:c, 

Conjonctif, Cliio preghi, preghi, preghi ; prc* 

ghiamoj preghiate, préghino. Que je prie, 6tC. 
Temps incertain. Pregkeréi, preglicresti, &c. 
Les autres temps sont eo-njugues comme par l cire. ^ . 

Conjugaison des Verbes Passifs, 

Q26. Avant de passer à la secoride Conjugaison, 
il est nèscessn.ire de savoir que ks verbes ,)assifs ne 
sont autre chose que les participes des verbes actifs 
conjugués avec le verbe éssere. Ex ; 

Conjugaison du verbe passif Essq-e amdto ; 

Prés. Je suis aimé sono amâto. 

Tu es aimé sel amato. 

Il est aimé. è amato. 

Nous sommes aimés, siàmo amati. 
Vous étts aimés siete amati. 
Ils sont aimés, sono amati, 

laiPAii. J'étois aimé ero ou era amàto. 
Tu étois aimé eri amato, 

11 étoit aimé. era amato, kc. 

Jq n'étendrai pas davantage cette Conjugaison, 
parce que cène seroit qu'une répétition du verbe, 
accompagné du participe amato, 

557. Remarquez que les participes et les noms 
ûdjectifs changent selon le genre et iê nombre,après 
les temps du verbe éssere. Ex ; 

Je suis aimé sono a^naiOj, pour le masc.7 pour le 
Je suis aimée 5o;zo amata, pour le fém. 3 singulier. 
I\ous sommes nimîis s iamo amati^ pour le masculin 

et pour le pluriel. 
Nous sommes aimées siamo amatc, pour le féminin- 

p2 



im 



Des Verbes 



1228. Dans îa construction du passif nous nous 
servons de du ou dal et de ptr, ce qui correspond à 
du et par, que les François emploient; mais avec 
cette ditlérence, qu'ils se servent plus souvent de 
par que de du, taudis qu'au contraire nous em- 
ployons presque toujours da; ainsi nous disons 
Fietro e amato dal Principe et non per il Principe. 
Les étrangers manquent souvent en cela. Voyez 
]Vo. 6, page 59. 



Seconde Conju liaison en ère. 




INDICATIF PRÉSENT. 




Correcte 


Vieille. 1 


Poëtiq. 


Vulgaire, 


Je crois, credo 


creo 1 


cre' 


crég'gio 


Tu crois, crcdi 


» • 


cre' 


• • 


Il croit, crede 


« • 


, , 


• * 


* Nous croyons, creai- 


c redémo 


• • 


credémo 


âmo 








Vous croyez, credéte 


• * 


. « 


• • 


Ils croient, crédouo 


crédeno 


• • 


créde?io 


IMPARFAIT. 




Correcte fuj 


Vieil. e. 


Poëtiq. 


Vulgaire. 


Je croyi is credéva 


• • 


credia 


• • 


'Pu croyois credévi 


. , 


9 • 


• • 


11 croyoit credéva 


, , 


• • 


• • 


Nous croyions credé- 


credacd- 


credé amo 


credéco' 


vànîo 


mu 




mo 


Voua croyiez crede- 


credavate 


• • 


credévi 


vâte 








Ils croy oient crcdé- 


credieno 


• • 


credévono 


vano 









{u) Tous les verbs de cette conjug:iisou peuvent rei:evoir à 
la Ire, et à la 3me personne rîii iing-. et à la 3nie du Plur. de 
rimrjarfait de l'indicatif la terminaison eii tva et en er/, evano 
ti èano. Credcutt, credccQi crcdccino, q\. crtdcxano. 



Réguliers, 



IGV 



PASSÉ DÉFINI OU DÉTERMInÉ. 



Correcte 

Je crus, credéi 

Tu crus, credésti 

Il crut, credè 

Nous crûmes, cre- 
dêmmo 
Vous crûtes, credéste 
Ils crurent, crec?ero/?o 



Vieillie. 


Poet. 


Vulgaire^ 




crctti 


cresi 


• • 


crette 


• • 

crese 


• • - 


• . • - 


credôtia?f:o 




• • 


credéssimo 


crodcttono, 


créttero 


• • 


crédetteno. 




crésera • 



PASSE PARFAIT INDETERMINE. 

J*ai cru, ho V 

Tu as cru, . liai > creduto» 

Il a cru, ha j 

Nous avons cru,- ahbiamo ^ 

Vous avez cru, avete > credùto» 

Ils ont cru, hanno y 



PASSE PLUS-QU IMPARFAIT. 

J'avois cru, . avéca 
Tu avois cru, avévi 
Il avoit cru, aiéva 

Nous avions cru, avevâmo 
Vous aviez cru, avevâte 
Ils avoient cru, avévano 



} 
} 



credûUè, 



credùto. 



PASSE PLUSQ-Q^^UE PARFAIT, . 

J'eus cru, ehhi 1 

Tu eus cru, avesti > credàtoi 

Il eut cru, ebbe j 

N©U3 eûmes cru, avémmo "j 
Vous eûtes cru, avieste v cndûto^ 
Ua«urei)it cru, ébbero j 
p 3 



IGS 



Des Verbes 



FUTUR, 

Correcte Vieillie 

Je croirai, credero crederôe 
'lu croiras, credcrâi 
li croira, crederd crederàe 
Nous croirons, crede- 
rémo 
Vous croirez, crede- 
rcte 
Ils rroiFOnt, crederânno 



Poctiq. .Vulgaire. 

crcdrù ^rederaggio 



credrà 



credranno 



crederreie 



Vulgaire. 



IMPÉRATIF. 

Correcte \ ieillie 

Crois, crédi 

Qu'il croie, crcda 
Croyons, crediàmo credéyno 

Croyez, credéte 

Qu'ilb croient crédano » . crédino 

COKJONCTIF PRÉSENT, 

Que je croie, cK io créda Vulgaire. 

— tu croies, tu credi ou ereda credi 

— il croie, egli creda . . 
nous croyions, ctediàmcy credi 

— vous croyiez, crediàte . . 
^— ils croient, crtéanQ- [ cvédino^ 

IMPARFAIT. 

Que J€crusse,c/i'focr(?(i<^.^52 [ . • \credesse 

— tu crusses, credessi 
-— il crût, credesse . • credessi 

— noiiscrussionsc/'e/ie^^z/wo 

— vous crussiez, credeste 

— ils crussent, credéssero [credéssono credessino 

TEMPS INCERTAIN, 

Je croirois, erederéi 

Tu croirois, crederesti 

il croiroit, çredcrehhel , , \refUria 



Ré 


gtiliers^ 




1G$ 


Correcte Vieil. 
Nous croirions, crcdé- \ 


Poët. 


Vulg. 
crederés^ 


réimno . • ' 
Vous croiriez, crede- 


• 


si ma 
crederessi 


reste 

Ils croiroient, crederéb- 

bero 


credereh^ 
bono. 


credc- 
riano 


cvedè^réb" 
ha no 



INFINITIF. 

Présent. Croire crédere. ( Passé. Avoir cru avér 

credàto^ 

Participe, Cïm credùto-, \ Crue credûta 

Gér, Croyant, credénda, col crédere^ iiel crédere, 
in eredéndo. 

229. Remarquez que plusieurs des verbes régu- 
liers en ère ont ainsi que Crédere deux terminai- 
sons au passé défini, savoir i ei etti, è ette, érono 
éttero. 

Les verbes suivants ont les uns le passé défini 
en ei et en etti^tt les autres seulement en ei: 



Assôlvere fvj 

Risôlvere 

Batte re 

Bévere (vs J 

Cédere 

Concéder e 

Precédere 

Procédera 

Succédera 

Einpiere 

Riémpiere 



absoudre^ 

résoudre, 

battre, 

boire, 

céder, 

concéder, 

précéder, 

procéder, 

succéder^ 



J remplir. 



éS, 


uto 


ei, etti 


uto 


ei. 


iito 


..., etti 


uto 


ei, etti 


uto 


ei, eti 


uto[x] 


ei, eti 


uto 


ei, etti 


uto 


ei, etti 


uto 


ei. 


uto 


ei. 


uto 



(^) he participe d'assolvere fait assoluto et non pas <7^- 
sohuio ; il fah aussi assoHo. Orl. Fur. 52. 42, Di questo io 
xo'^he tu ne vada assolto, 

f%3) Bivere est régulier, mais èere est irrégulier. Voyez sa 
conjugaison dans les verbes irréguliers en ère bref. 

(x) Le participe fait aussi concessç, Dante lut, S9. Lu 
ttmjHt èpocê omài çh€ n'i couceieo. 



1041 


Des rerbh 






Fénderefy)-, 


fendre. 


ei 


*, etti 


nio 


Erémere 


frémir. 


ei 


', etti 


Ut9 


G é mère 


gémir, 


Cl 


, etût 


uto 


Codére 


jouir, 


€1 


, eiti 


uto- 


Miétere 


moissonner. 


ei 


» 


uto 


Fàscere 


paître, . 


et 


> 


nto 


Péndtre fzj 


pondre, 


€1 


» 


vto 


JJipéndere 


dépendre,. 


€1 


» 


UtO' 


Pérdere 


perdre, 


ei 


, ettifaj 


ûto 


y réméré (h) 


presser, . 


ei 


, etti 


vtù 


Sprémere 


exprimer. 


ei, etlifcj 


uto 


Ré.Jidere fdj 


rendre, 


ei, ctti 


uto 


Rie év ère 


recevoir. 


ely ctti 


uto 


Ripé ter e 


répéter. 


ei. 


uto 


Spléfidere 


re uire. 


eii 


— 


Terne re 


craiiidre. 


ei, etti 


uto 


Téssere 


tisser, 


ei. 


uto> 


Véndere 


vendre. 


ei, etti 


uto 



{y) L'es compesés do fendcre, tels que offcndere, &c. font- 
oj/csi, offc.so, iicQ. Lep:irticipefle/Vrt.'/c?^e fait aussi /t-i^o, înai* 
plutôt en poésie. Dante a dit /li-^e au passé défini. luf. C, Vi^ 

■cohd ft-sse in gremho a D/» 



LiO cuor chè'n sul Tamigi ancor si cola, 

' (2) Les composés de péndcre tels que appindci^eysosjitndere^ 
et spcndercy sont irréguliers, et font tipiiây sospisi, et spesi^ii 
passé défini j et'appeso, sospeso et speso au participe. 




au 

Brrni un. 5, 4S. j^a go 

composé dispérdere est irrégulier. 

I^è) Les poëtes ont dit aussi /)r^j5e au passé .défini. Tassoj 

ed egli presse 



IjC memhra a Ici con le suemembra stesst. t 

(c)Au passé déf. il fait aussi spressi, et spresso au Participa^ 

{d) Rtndere s'emploie aussi comme irrégulier, et lait rêsi 
rf^(?. ^rrf«<^fr^« suit la naêûie règle* 



RêguUer^, 



1()5 



Troisième conjugaison en ère. 



INDICATIF PRESENT. 

Correcte 

Je sens, sénto 

Tu sens, senti 

11 sent, sente 

Nous sentons, sentidmo 
Vous sentez, sentïte 
Ils sentent, séntono 

IMPARFAIT. 

Correcte 

Je sentois, sentïva 

Tu sentois, sentiti 

Il .'sentoit, scntka 

Nous sentions, sentivâmo 

Vous sentiez, senticdte 

Ils sentoient, sentioano 



Vukaire. 



sentimo 
séntano 



Poëtiq. 
sentia 

• . 
seniïa 



senttano 

PA.SËÉ DÉFINI. 

Je sentis, sentïi 

Tu sentis, sentlsti 

Il sentit, sent^ sent':no 

Nous sentîmes, sentimmo 

Vous sentîtes, sentiste 

Ils sentirent, sentïrono senîîro 



Vulgaire» 



senti m io 

sepAïvi 

sentïoono 



sentiste 

seutelte 

sent'îssimo 

sentiste 

sentinna 



PASSE PARFAlTo 

J'ai senti, tu as senti, il a henti. 

ho sentito, hai sentito, ha sentito. 
Nous avons senti, vous avez senti, ils ont senti. 
Abbiamo sentito, acete sentito, hanno sentito, 

PASSÉ PLUS-QU' IMPARFAIT. 

Tavois senti, tu avois senti, il avoit senti. 

io avécut tu aveci, egU avéva sentito. 
Nous avions, vous aviez, ils avoient senti. 

noiruvetdmo, vol avevate, églino avévano sentHd, 



lea 



JDiss Verhes, 



PASSE PLUSQUE-PARFAIT, 

J'eus î»enti, tu eus senti, il eut senti; 
io él)biy tu avesti, eçrli ehbe sentito. 

Nous eûmes, vous eûtes, ils eurent senti. 
noi a>:émmOy voi aveste, églino êhhero sentiiQ^. 



FUTUR. 

Correcte 



Je sentirai, 
Tu sentiras. 
Il sentira, 

Nous sentirons, 
Vous sentirez. 
Ils sentiront, 



Près. Sent, 

Qu'il sente, 
Sentons, 
Sentez, 
Qu'ils sentent. 



sentira 

sentirai 

sentira 

senti ré m 

sentiréte 

sentirânno 

IMPÉRATIF. 

senti tu 
sentit ecçli 
sentiamo noi 
sentitc voi 



Vulcjaire 
seaiirùc 

9 • 

sentir à e 



séntano égUno 



séniin^ 



SUBJONCTIF PRESENT. 

Que je sente, cli io senta 

— tu sentes, tu senta 

— il sente, egli senta 

< — nous sentions, nm sentiamo 

— - vous sentiez,. voi scntiàte 

— ils sentent, églifw sèntano 

IMPARFAIT. 

Que je sentisse, cKio sentïssi 

— tu sentisses, sentïssi 

— il sentît, sentisse 

— nous sentissions, sentissimo 
— - vous sentissiez, sentiste 
■— ils sentissent, sentïssero 



séntino^ 



sentisse: 

sentisti 

sentïssi 

senthsemoi- 

sentïsti 

sentîssonoo^ 



Réguliers. 



m 



Poctiq. I Vulgaire, 
\scntire hbi 



OPTATIF TEMPS INCERTAIN. 

Correcte 
Jeeentirois, sentiréi. 
Tu sentirois seiitirésti 
Il senti roit, senVrébbc 

Nous senti rionSj^fTîù're'wwo 



senti ria 



.sentireste, 
Isentf'ràve, 
\sentiré<:simo. 



\seritirébbamo* 
•sentiressi. 



Vous sentiriez, sentlrîste 

ils sentiroient, sentiréhbero sentirïano Isentirébhono. 

Infinitif. Senti re. Sentir ou Ouir 
Correcte Vulgaire 

Partie. Senti, sentito. sentûto. 

Gér. Sentant, senténdo, in ou nel sentïre con ou 
col sentire. 

Risentire, ressentir. Consentïre, consentir. JD/.ç- 
sentire, n'erre pas d'accord, &c. sont conjugués de 
même. Ajoutez y les verbes suivants. 
Avvertlre, {e)ai'erlir, avverto, avvertîij avvertito. 
BoUire, boui/lir, bollo, bollîi, boilito. 
Convertire,co,^L'^ri/r, converto converti!, convcrtito 



Cucire, 
Dormire, 
Fuggire, 
M en tire, 
Part ire, 
Pentirsi, 



coudre, 
dormir, 
Juir, 
mentir, 
partir. 



eue 10, 

dormo, 



CUCll,. 

dormi i, 

mentii, 
partîi. 



cuclto. 
dormi to. 

fuggito. 



mentito. 
partito. 



mento, 

parto, 
se repentir, \vÀ pento,mi pentîi,pentitosi. 
suixre, seguo, (/)seguii, seguito. 

servo, ^ervîi, servîto. 

sorto, sortii, sort:to. 

vesto, vestii vestito. 

autres verbes en ire, sont 
irréguliers et plusieurs font au présent isco, comnr.e 
vous verrez au chapitre des irréguliers en ire. 



"Segulre, 
Servire, 
Sortîre, 
Vestire, 



sertir, 
élire, 
habiUer^ 
Presque tous les 



fe) Remarquez que le verbe avvertire ne doit pas 
avoir lieu panui les verbes en isco. (Prospelto de' verb : Tosc .} 

(f) Les composés de segutre, tels que cscgulre, con- 
seguire; proseguire, &c. ne suivent pus leur primitif, mais iis 
appartiennent aux vérités eu iscç. 



1^ 



Des Verbes îrréguiieTS, 



ARTICLE V. 

1)€S nerhes irriguUers de In premitre Conjugaison eii AtiE. 

Il y a quatre verbes dans la première conjugaison 
qui en quelques-uns de leuis temps ne suivent pas 
la règle des verbes réguliers en are qui sont ; 

Andàre, aller. \ Fare, faire. 
Dar€f donner. | Stare, demeurer, être^ ScCé 

231. Voyez Tob nervation sur Tirrégularité des 
verbes dans le Tableau des Verbes réguliers, p. 154. 

Du verbe akdAre. 

INDICATIF PRÉSENT. 

Je vas ou je vais, vado ou vo. Nous allons, andiamo% 
Tu vas, v«i. Vous allez, andàte. 

Il va, ta. Ils vont, vanno. 

IMPARTAIT. 

Nous allions, andavàmo. 
Vous alliez, andav^ite. 
Us ailoient, andàvano, 

YAH^É DÉFINI. 

Nous allâmes, andàinmo. 
Vous allâtes, andaste. 
Ils allèrent, andàrono, 

PA'SÉ COMPOSÉ. 

Je suis allé, | io sono andàtOf Sec, 

PLUSQU* IMPARFAIT. 

îl*étois allé, j era andato, &c. 

PLUSQUE-PARFAIT. 



J'alloi?, andava. 
Tu allois, andùei. 
Il alloit, andàva. 

J'allai, andài. 
Tu allas, undastL 
Il alla, ando. 



Je fus allé. 



J'irai, 
Tu iras, 
Il ira. 



andrè. 

andrai, 

audrà. 



Va, va. 

Qu'il aille, vàda* 



io fui audatOi &c, 

FUTUR. 

Nous irons, andrémo» 

Vous irez, andréte. 

Ils iront, andrànno, 

IMPÉRATIF. 

Allons, andiâmo. 

Allez, andàte. 

Qu'ils aillent, vddano. 



De lu premUr'e Conjugaison, 



l(x> 



SUBJONCTIF PRESENT, 



Que j'aille, cA'io vdda. 



, tu ailles, 
. il aille. 



vada. 



allions, andldmo, 
alliez, andiàte» 
aillent, vdda no m, 



vdda. 

IMPARTAIT. 

Que j'allasse-, ch' io ar?dd.ssi,tu andàssi, cgli anddsse^ 
anddssimoy anddàt€y anddsseru. 

TEMPS INCERTAIN. 

J'irois, &c. andréi, andresti, andrébhe^ 
andrémmo, andrestc, andréhbero. 

J7ifin. Aller, andâre. Part. Allé, anddto, 
Çér. Allant, a'idàndo* ..-■" 

1232. Mettez toujours les prépositions a ou dif^ 
après le verbe andarc^ et tous les autres verbes dus 
mouvement, lorsqu'ils sont devant un infinitif. Ex r 
Allons voir, andiamo a vedére; allez souper, andàtç 
a cendre^ &c. Voyez la Syntaxe sur la Construc-» 
tion particulière à quelques verbes. 

233. Les verbes ricrwaV/re, examiner, et trasatu 
ddre, outre passer, dérivés du verbe anddre, ne doi- 
vent pas suivre leur primitif. Bârtoii, n. 197. 
Mais lorsque rianddrc signiiie andar di rmovo, aller, 
de nouveau, il peut suivre son primitif. Ainsi 
l'on trouve rivdda usité par D-ante Inf. Can. 28. et 
irasvanno, (Coiiv.) 



Je donne, 
Tu donnes, 
Il donne. 

Je donnois. 
Tu donnois, 
Il-donaoit, 



Du verbe Dare. 

INDICATIF PRÉSENT, 

io do I No u s d onîi cm ?, diamo 
tu dai I Vows donnez, date 
lis donnent, da?i/iQ 

IMPARFAIT, 



egli dd 



dava 
davi 
dava 



Nous donnions, davàn:c 
Vous donniez, davàte 
Ils donnoieot, ddvano 



170 



Des Verbes Irregitlicrs 



PASSE DEFINI. 



Je donnai, dettifgj 
Tu donnas, desti 
Il donna., dette 



Nous donnâmes, 
Vous donnâtes, 
11b donnèrent. 



COMPOSE, 

io ho dato, &c 



PASSE 

J*ai donné, 

PLUSQu'lMPARFAIT. 

J'avois donné, io aveva dato, hc» 



demmo 

deste 

déttero 



Je donnerai, dcrô 
Tu donneras, darài 
Il donnera, darà 



FUTUR. 

Nous donnerons, darémo 
Vous donnerez, darétt 
Us donneront, dcrànno* 



Donne, 
Qu*il donne, 



dd 
dia 



IMPERATIF. 

Donnons, 
Donnez, 
Qu'ils donnent, 



SUBJONCTIF PRESENT. 



Que je donne, cK io dia 
— — tu donne, dia 



il donne. 



ma 



— Donnions, 
— Donniez, 
— Donnent, 



diàmo 

date] 

diano* 

didm9 

diâte 

diano. 



IMPARFAIT. 

Que je donnasse, &c. ch' io dessi, tu dessi, egli desse, 
Noi déssimo, vol deste j^ églino déssero, 

TEMPS INCERTAIN. 

Je donnerois, &c. Daréi, daresti, daréhhe» Darém» 

moy dareste, darébhero^ 

Infinitif, Donner, dure. Participe. Donné, dato* 
Gér, En donnant, dando, 

234. Le verbe ridàre, redonner, doit se conju- 
guer selon (f are; iM^ïs circondàre^ entourer; ridon- 
ddre, rédonder, sont réguliers de la première Con- 
jugaison. 

{g) Di's fait aussi di^di, destin diedt ou dit : demmo, de* 
stct dicdero, dtttono et diédono ; dicronOf dietf et diiro BOût 
"hors d'usage j iicnno et ùenrio en poésie. 



De la première Conjugaison, 



ITl 



Du Verbe Fare, 

INDICATIF PRÉSENT. 



Jfe fais, 
Ta fais, 
Il fait, 

Je faisois, 
Tu fiiisoirf, 
II fais oit. 



fai 

fac^va 

, facévi 

facéoa 



Nous faisons, 
Vous faites. 
Ils fout, 



facciàmo 

fate 

fânno. 



IMPARFAIT, 



Nous faisions, faceiàmo 
Vous faisiez, facevàte 
Ils faisoient, facévano 



PASSE DEFINI. 

Je fis, feci 1 Nous fîmes, facémmo 

Tu fis, facesti Vous fîtes, facéstt 

Il fit, Jece Ils firent, fécero 

PASSÉ PARFAIT INDETERMINE, 

J'ai fait, &c. ho fatto, hai fatto, ha fattOi Sec* 

PASSÉ PLU6QU*1MPARFAIT. 

J'avois fait, &c. avevuy avevi, aveva fatto, &c« 

PASSÉ PLUSQUE-PARFAIT. 

J*eus fait, &c. ebbi, avesti, ebbe fatto, &c 

FUTUR. 



Je ferai, faro 
Tu feras, farài 
il fera, far à 



Fais, fa 

Qu'il fasse, fdccia 



Nous ferons, farémo 

Vous ferez, f arête 

Ils feront, farànno* 

IMPÉRATIF. 

Faisons, facciàmo 

Faites, fate 

Q u' il s fassent, fdccîano. 



{k) Les poètes disent aussi facciot faci^ face et fane. A 
l'Imparfait, /rr/, et /tû/io. Au passe f\kî\v\y feit ftstiy ft et 
fco; femrno, feitCf feronOf ftro, fer, finno. A l'Imparfait 
âa subjonctif, fesse; et au temps incertain, faria et fariano. 



vt^ 



l^es Verbes Trregiiîicrs^. 



SUBJONCTIF PRESENT. 



Que je fasse, cKiofàccia 

— tu fasses, faccia 

— il fasse, faccia 



N o u s fa ss i o 11 s , fa cciamo 
Vous fassiez, facciâte 
lis fiiSocnt, fucciano,_ 

IMPARTAIT. 



Que je fisse, pif.éssi 
• — ' tu fisses, facéssi 
»-— il fît, Jaccsse 



lis fissent, 

TEMPS INCERTAIN. 

Je ferois, faréi j Nous ferions. 
Tu ferois, faresti \ Vous feriez. 
Il fer oit, fcircbhe \ Ils fcroient. 



N ou s f i ss i o n s , /(7 céssim o 
Vous fissiez, facesie 



j 



raccssero» 



farémmo 
far este 
farébbero» 

Gér. Fai- 



fcircbhe j 

lifln. Faire, '/hre. Part, Fait, fatto. 
sant, faccndo. 

235. Les dérivés de fare^ tels que disfàre, dé- 
faire, rlfàre, refaire, soddisfàre, sàiïai'iÙYe^contraff'dre, 
centrefaire, lirjuefàre, liquéfier, Sec. suivent les 
mêmes irrégularités de leur primitif. 



Du Verbe Stare. ^ 

230. Stare, signifie être, demeurer, s'arrêter, se 
j>orttr. Son irrégularité est au présent et au passé 
défini. 11 se conjugue comme le verbe darcy en 
changeant seulement d en st: sto, do; stava, c/ara,&;c» 

INDICATIF PRÉSENT. 



Je demeure, io sto 
Tu demeures, tu stâi 
îi demeure, egli sta 

IMPARFAIT. 

Je demeurois, stâva 
'lu derneurois, stavi 
Il demeuroit, stava | 



7iGi stlâmo 
voi stàte 
eglino stànno, 

stacâmo 

stavàte 

stàvano» 



De la première Conjugaison, 



17^- 



PASSE DEFINI. 

Je demeurai, stéttl | stémmo 
Tu demeuras, stestl j steste 
Il demeura,&c. stétte j stéttero\ 

PASSÉ COMPOSÉ. 

Je suis demeuré, sono stato, &c. 
J'étois demeuré, era stato, &c.. 
Je fus demeuré, fui stato, &c, 

FUTUR. 



Je demeurerai, Szc.starô 
star ai 
stard 



starémo 

s taré te 
stardnnOé 



Demeure, &i- sta 
stia 



IMPERATIF. 

stidmo 

state 

stîanOj et stiéno, 

SUBJONCTIF PRÉSENT. . 



Quejedêmeure,&c.c/de stia 

stia 
stia 



stidmo 

stidte 

stiéno et stïano. 



IMPARFAIT. 

Que je demeurasse, &c. stéssi 

stessi 
stesse 



stéssi mo 

steste 

stéssero. 



TEMPS INCERTAIN. 

JedemeureroiSj&c.^toreï starémrao 

staresti stjreste 

starébhe starébbero 

Infin. Demeurer, stare. Part, Demeuré, stato. 
Gér. Demeurant, stando. 

337. Ristdre ou ristarsiy cesser, s'arrêter, se 
conjugue de même. Mais contrastare, disputer, sa- 
prastare ou sovrastare, être au dessus, sont réguliers 
comme pariare, 

q3 



174 



Irrêi^uliers de la Seconde Conjugaison^ 



ARTICLE VI. 

D€S verbes ir réguliers de la seconde Conjugaison 

en ERE. 

Il y a deux: sortes de verbes en ère, dont les uns 
ont ia péiiultième syllabe longue; coinme, 

CadérCy Dovére, Saper e, Volére, ■ 

Les autres oat la pénultième syllabe brève ;, 
comme, 

CréderCy Léggere, Scrïvere, Pérdere. 

Les irréguliers en ère long sont les suivants et 
leurs composés. 

Çadére. tomber, cado, caddi, cadùto. 

Dovére, dcvo'r, devo, dovetti, dovûto. 

Dolérsi, seplaindre, dolgo, dolsi, dolûto. 

Giacére, étrecouché, giâccio, gia<:qui, giaciûto». 

Parère, paraître, pajo, parvi, parûto. 

Piacére, plaire^ piaccio, piacqui, piaciûto.. 

Perguadére, persuader,, persuâdo yjersuâsi, persuâso». 

Potére, poîxioiry posso, potéi, potûto. 



i-i.ima,ner( 


s, rester. 


rimangOj 


, rmiasi. 


rniiaso. 


Sapére, 


saioir. 


so, 


séppi. 


sapîito. 


Sedére, 


s'asseoir. 


séggo, 


sedéi. 


sediito. 


Soltre, 


acoir cou- 










tume. 


sôglio. 


soîéi, 


eôlito. 


Tacére, 


taire. 


tâccio, 


tacqui. 


taciùto* 


Tenére, 


tenir. 


tengo, 


tenni, 


tenùto. 


Valère, 


valoir. 


valgo. 


valsi. 


valûto. 


Vedére, 


voir, 


vedo. 


vidi. 


vedùto. 


Volére, 


vouloir, 


vôglio, 


volli. 


volûto. 



Ajoutez calére (importer), verbe impersonnel* 
Capére (aujourd'hui cap'ire, contenir) et licére ou 
Ucere, être permis, qui ne sont guère eu U'sage* 
comme nous verrous à sa place. 



CWERE lon^* 



175 



Il n*y a que trois verbes eu ère ion^ qui soient 
in'éa;uliers au participe: persuadére, persitàso-, 
rimanére, rimâso ; solérc, sôlito ; tous les autres 
soat ^w.uto». 



Conjugaison des Verbes irrcgtdiers en ère long. 

Je commencerai par Sapére, Potére, Volére, car 
ils viennent le plus souvent dans le discours. 

Sapé RE, savoir. 



Je sais, 

Tu sais. 
Il sait. 

Je savois. 
Tu savois. 
Il savoit. 

Je sus. 
Tu sus, 
Il sut. 



INDICATIF PRESENT. 

sofij Nous savons» sappiâmo 

sài Vous savez, sapéie 

sa Ils savent, sdnno. 

IMPARTAIT. 



Nous savions, sapevâmo 
Vous saviez, sapevàte 
Ils savoient, sapévano. 



sapeva 
sapévi 
sapée a 

PASSE DEFINI. 

s€ppl Nous sii mes, sapémmo 

£apesti Vous sûtes, supeste 

seppe Ils surent, séppero. 



PASSE COMPOSE. 

J'ai su. Sec, ho sapûto, liai sapûto, ha sapûto, 
abbiâmo saputo, aiéte saputo, hamio saputo, 

PLUS-QU' IMPARFAIT. 

J'avois SU, Sic, avéva, aveiu, aveva sapûto, &c. 



(i) On dit sont abrégé de Hitnno. Les poètes disent aussi 
sape et sapémo pour sa et sappiamo. On trouve sappo et sat- 
çio usités par Jçs acciens écrivains^ mais non pas à imiter. 



116 Trrèguliers de la Seconde Conjugaison 



PLUS-QUE PARFAIT. 

J'eus su, &c. ebbi, avestiy ebbe saputo, &c. 



Je saurai. 
Tu sauras. 
Il saura. 



FUTUR. 

Nous saurons. 
Vous saurez, 
Ils sauront. 



sapro 

taprài 

saprd 

IMPÉRATIF. 

Sachons, 
Sachez, 



Sache, sàppi 

Qu'il sache, sàppia 

SUBJONCTIF 

Que je sache, sàppia 
• — tu saches, 
— il sache, 



sapremo 
sapréte 
soprénno 

sappiàme 
sappiàte 



Qu'ils sachent, sàppia?io» 

PRÉSENT. 

— sachions, sappiàmo 

— sachiez, sappiàte 

— sachent, sàppiano. 



Que je susse, 

— tu su^ses, 

— il sût. 



Je sa u roi?, sapréi 
Tu sa u rois, saprésti 
Il sauroit, saprMe 

Injin. Savoir, Sapére, 
Gér, Sachant, Sapendo, 



sappia 
sàppia 

IMPARFAIT. 

sapcssi — sussions, sapéssi?no 
sapéssi [ — sussiez, sapeste 
sapésse — sussent, sapéssero* 

TEMPS INCERTAIN. 

Nous saurions, saprémino 
Vous sauriez, sap reste 
Ils sauroient, saprébbero 

Part» Su, Sapùto, 



Je puis. 
Tu peux, 
Il peut. 



PoTÉRE, pouvoir, 

INDICATIF PRÉSENT. 

pôsso 



puoi 

pUÔflxJ 



Nous pouvons. 
Vous pouvez. 
Us peuvent. 



possiamo 

potéte 

pôssono. 



{k} Les Poètes disent aussi puote et poic7no. On entend 
soxixout puoli, puolcy pùtiamo, éçc. mais c'est vulgaire, A l'iin- 
parfuit on à\t potïtno ; au passé ^éf. pot,ÇQ-^ îm temps -inc» 
j^orïa Qtpotriaf mais en poésie» 



J^ pouvoir, 
'j'u pouvois, 
Il pouvoit, 



en ERE hngt. l/T 

IMPÉRATIF. 

potéca Nous pouvio'ùs, potevdmo 
putcvi Vous pouviez, potevdîe 
putéva lis pouvoient. 



PASSÉ IhDEFINI. 



Je pus, 
Tu pus, 
Il put. 



potéi 

potéiti 

potè 



Nous pûmes, 
Vous pûtes, 
lis purent. 



potévojio, 

pGtémTiO 
jjo teste 
potéronO: 



PASSÉ PARFAIT COMPOSE. 

J*ai pu, <fcc. Ho potàto, hai potûto, ha potùto, 
Abbiàmo potutOj avéte potuto, hànno potûîo» 

PLUS-QU* IMPARFAIT. 

J'avois pu, &c. Avéva, avévi, avéra potùio» 
Avevàmo, acei'âte, avévano potàto» 

PLUSQU'"PAHFAIT» 

J'eus pu, &c. Ebbi, avesti, 
AvemmOf aveste, 

FUTUR. 

Je pourrai, poîrô {!). Nous pourrons, potrémo 

Tu pourras, potrài^ "^^ ■ "" --«*- v« 

T 1 « \ 



ehhe potûto, 
ébbero poîuio» 



Vous pourrez, potreie. 
Ils pourront, potraniKf 



Il pourra, pt'^^^^'- 

Il n'y a point d'Impératif. 

SUBJONCTIF PRÉSENT. 

passa Pui>sions, possiâm^ 



Que je puisse, 
... .. tu puisses, 
il puisse. 

Que je pusse, 
....... tu pusses, 

..... il pût. 



passa Fuissiez, 

possa Puissent, 

IMPARFAIT. 

pote.îsî . . pussions, 
potessi . . pussiez, 
pjtesse . . pussent, 



possiàte 
pôssanOr 

prAéssimo 
pote s te 
potéssero. 



, (/) Au futur on ne dit pas votera, ^-c. : ni poterci &c. qTii 
sont du verbe potâre qui signifie tailler la vgne. 



t78 IrréguUers de la Seco?ide Conjugai^n 



TEMPS INCERTAIN. 



Je pourrois, potrét 
Tu pourrois, potresti 
Il pOLirroit, potrebbe. 

Infin. pouvoir, potére. Fart, pu, potuto» 
04n pouvant, potendo*. 



Nous pournowB, potremm» 
Vous pourriez, potreste 
îl» pourroient, potrehhero* 



Voler E, vouloir, 

INDICATIF PRÉSENT.. 



Je veux, mglio {m) 
Tu veux, vuôi 
Il veut, vuôle 

Je voulois. 

Tu voulois, volevi 

Il vouloit, voleva 



Nous voulons, 
Vous voulez. 
Ils veulent, 

IMPARFAIT. 

voiéva , Nous voulions. 
Vous vouliez. 
Us vouioient. 



PASSE DEFINI. 



Je voulus, tolli {n) 
Tu voulus, volesti 
Il voulut, voile 



Nous voulûmes. 
Vous voulûtes. 
Ils voulurent, 

PASSÉ PARFAIT. 

Hovoluto, j'ai voulu, ^'c. 



PLUSQU IMPARFAIT. 

Aveva volute, j'avois voulu, &c« 

PLUSQU'PARFAIT, 

Ebhi voluto, j*eus voulu, &c^. 



vogliàmo 

vuléte 

vôglionO" 

volevAmo 

volevàte 

volévano. 

volemmo 

voleste 

vàlkro^ 



(m) Au présent on peut <lire aussi vo' au lieu de toglio. 
Tu, tuolit e^li volCf et noi voUrno sout usités par les Poètes. 

{n) Vulsi et volse au lieu de volli et volle^ sont plutôt du 
verbe vvl^ere. Mais tous les meilleurs poètes fc'en sout seif «^ 
ainsi que les bous auteur» en proses 



e« ERE hng* 



FUTUR. 



^e voudrai, vorrd [o] 
Tu voudras, vorrdi 
Il voudra, vorrà 

Il n'y a point d'Impératif. 

SUBJONCTIF PRÉSENT. 



Nous voudrons, torrimo 
V^ous voudrez, rorrete 
Ils voudront, vorranno. 



Que je veuille, vôglia 
tu veuilles, vôgîia 



Nous voulions, togliàmo 
Vous vouiies, xogdâte 



*.,^, il veuille, voglia 1 Ib veuillent, vàgliano» 

IMPAIITAIT, 

Que je voulusse, volessi ( ...Voulussions,ro/6^55t*mo 
• »... tu voulus&es, volessi j ...Voulussiez,i7o/c5^e 
..... il voulût, tolesse ' . ..Voulussent^ voiéssero» 

TSMPS INCERTAIN. 



Jç Toudrois, vorret 
Tu voudrois, vorresti 
Il voudroît, vorrebbe. 



Nous voudrionSjCorrewmo 
V us vo u d r i e z , v or reste 
Ils voudroient, vorrebberOt 

Infin, Vouloir, tolère. Part, Voulu, voluto, 
Gér. Voulant, votendo. 

Remarque, On substitue quelque fois fart élégam- 
ment le verbe to/er€ au verbe dotére. On dit, par 
«xemple, ma cià non si tuol con altri ragionurt, au 
liCu de non si deve, on ne doit pas. 



Cadére, tomber. 

Indicatif, 

Présent, (p) Càdo, càdi, câde; cadiàmo, cadéïe, 
câdono: je tombe, tu tombes, il tombe ; nouBtom* 
bons, vous tombez, ils tombent> 



(o) On ne dit pas volero, volerai, &c. ni zoUrei^ voleresii^ 
kc. Futur, et Temps incertaiu du v-erbe volarcy voler 

(p) On trouve en poésie càggto, caggi, caisge , caggiamo, 
et câggiono pouîr le pr«jsent. Cadéo et cadiro peur le pauc 
déf. Caggiay taggia, <^c poark subjoBctif prfcs€tt, et c^^^- 
gendo pour le gérondif. 



ISO Irréguliers de 'îa Seconde Conjugaison 

Imparfait. Cadcva, cadeviy cadcva ; cadevdmo ; 
cadevute, cadécaîio: je tombois, tu tombcis, &c. .^ 

Passé Défini. Cûddi, cadvsti, cadde] cademmoy 
cadestc, câddcro: je tombai, tu tombas, il tomba, 
Szc, 

Passé composé. Surrocadfdo, je suis tombé, &g. 

Plusque-Parfait. Ero cadàto, j'étois tombé, &c. 

Futur. Caderd ou cadra, cadrai, cadra; cadré*- 
mo, cadréte^ Ci:ic?ra^/2o; je tomberai, &c. 

impératif. Cadi^ tombe; càda, qu'il tombe; 
cadidmo, tombons ; cadéte, tom^bez ; càdano, qu'ils 
tombent. 

Subjonctif Présent. C^ecac?^j cada cada-, cadiamo, 
cadiate, càdano: que je tombe, etc. 

Imparfait. Cadessi, cadessi, cadesse; cadéssimo, 
cadcste, cadessero: que je tombasse, ^c. 

Terr^ps inc. Caderéi ou cadrei^ cadresti, cd- 
drehhe \ cadremmo, cadreste^ cadrébhero; je tom- 
berois, &c. 

iTîfm. Cadére, Gér. Cadendo, Part. Caduto. 

•CALtRE, importer, 

Caîére, importer, n'a que les troisièrs:e,« person- 
nes du singulier, savoir: Cale. Cahva. Catse, 
Calera ou Carra, Caglia» Calesse^ Cal-erebbe on 
Carrebbe. Partie. Calàto, 

Capére, contenir-^ 
Capcre* (plu? Communément capirej n'a que 
cape, capeva et capea ; ex : Mio ben non cape in 
intelietto umâno. Petr. et en Boccace n. 56. Seconda 
che neir ânimo gli capéa. Voyez Capire, 

Do V ÈRE, devoir. 
Présent. Devo, devi, devc {q). DobbiàmOj (fo- 
vète^ débbono. Je dois, &;c. 

(g) Le présent fait aussi io debbo ou dcggio, tu dehhi ou deif 
egli dcbbe on dee ; iglino dcggiono, et denno ; ce dernier ert 
de la poésie, et dcojio û'e$t plus en usage, 



ert ERE long, \^Y 

Imparfait Dovéva, dovévi, &c. je de\'ois, &c. 

Pasfcié Délini. Dovetti, dovesti, dovctte; dovetn- 
')ho, dovcste, dotéUero : je dus^ &c. 

Passé Comp. Ho docûto, hai dovuto, ha dovuto. 

Futur. Dovrô, doirài, <iovrd; dovrémo, dorréte^ 
c?wi/Tân«o: je devrai, &c. 

Impératif» 

Dcvf, déhba; dohhiâmo, dovéte, déobano: dois 
qu'il doive; devons, devez, qu'ils doivent. 

Subjonctif, 

Présent. Che déhba, debba, debba; dobbiâ'mo^ 
dobbiàte, dtbhano; que je doive, tu doives, il 
doive, &c. 

Imparfait, Dovessi, &c. que je dusge, kc. 
Temps Incertain. Dovrei, dovresti, dovrebbe; dê^ 
vremme, dovreste, dovrébbero: je devrois, &;c. 

Infi?u Dovére. Gtr. Dovendo. Part. Dovut^ 

ï)oLÈRE ou îyOîjERSi, plaindra ou se plaindre, 

Dolère^ est un verbe réfléchi qui se conju2:t'!e 
^vec les pronoms conjonctifs mi, ti, si, au singu^ 
lier; et ci, vi, si, au pluriel. On conjugue aiusî 
tous les verbes qui prennent la particule si après 
riiifmitif: comme pentir^i, se repentir. 

Indicatif, 
Près: Je me plains, io mi dolgo (r) 
Tu te plains, tu ti duoii 
Il se plaint, egîi si duole. 

Nous nous plaignons, noi ci dogUamo 

Vous vous plaignez, voi vi doléte 

Ils se plaignent, eglino sidôlgono» 



(r ) Au présent on peut dife aussi mi dogliQtX si doglionox 
Dante a employé doUe pour dolse : Inf. 2. 

îscl primo punto che di te mi dglve. 



185 Irrcguliers de la Seconde Co/ijugcison 



IMPARFAIT. 

Je me plaignoit, nn doléva 

Tu te plai^nois, ti dolevi 

I! se plaignoit, &c. si doleva 



ci dolevàmo 
vi dol évite 
si dolécano. 



PASfe'É DÉFINI. 

Je me plaignis, mi doisi 

tu te plaignis, ti dolesti 

il se plaignit, sidulse, 

-Nous nous plaignîmes, ci dolemmo 
vous vous plaignîtes, vi dolente 
ils se plaignirent, si dàlsero. 

Passé Comp. Mi sono doUdo, je rue suis plaint, 
Piusque-Parfait. Mi eradohtto, je m'étois plaint. 
Vutur. Mi dorro, ti dorrai, si dorrà\ ci dorrémo, m 
dorréte, si dorTànno: je me plaindrai, &c. 

IMPÉRATIF. 

. :..,.. Plaignons-nons, dogliàmoci 
Plains-toi, duôliîi Plaignez-vous, do/étevi 
Qu'il se plai- Qu il.-seplaignent,(/{)/g^a;i52. 

gne, dôlgasi. 

Subjonctifs 

Présent. Che mi do/ga, ti dolga, si dolgai ci 
dogliamo,vi dogliùte.si dolgano: que je me plaigne, 
tu te plaigne, il se plaigne, etc. 

Imp. Cke mi doJessi, que je me plaignisse, &c. 

Temps Incertain. Mi dorréi, ti dorresti, si dor-^ 
rehbe; ci dorremmo, vi dorreste, si dorrebberoijeme 
plaindrois, etc. 

Infin. Dolersi, se plaindre. Gér. UoUndosi^ se 
]>laignant. Part. Dolàtosl, s'étant plaint. 

Le verbe dolére signifie aussi avoir mal. Alors il 
est iniperspnnel, et n'a que la troisième perso une 
du singulier, comme: 



en ERE long, 183 

J'ai mal à tète, mi duole la testaowU capQ 

Tu as mal à !a tète, ti cl noie la testa 

Il a mal à la tète, gli duole la testa 

Elle a mal à la tète, le duole la testa 

Nous avons mal à la tète ci duole la testa 

Vous avez mal à la tète, vi duole la testa 

Ils ont mal à la tète, duole îoro la testa. 



. GlACERE, PlACERE, TaCÉRE, 

Etre couché, plaire, taire, . 

Ces trois verbes se conjuguent de même. Il faut 
redoubler le c dans la première personne du sing. 
et dans la première ek troisième plur: du Prés, de 
l'indicatif; dans toutes les personnes du Prés, sub- 
joQCtif; et dans la troisième sing: et dans la pre« 
mière et troisième plur: de rimpératif. 

Présent, 
Giaccio, giâci, giâce\ giaccidrno, giacéte, giàc^ 
ciono: je suis couché, etc. 

Imparfait. 
Giacéva, ^t. J'étois couché, Scct 

Passé Défini, 
Giacquî, giacesti, giacque; giacemmo^ gîaceste-, 
giâcquero: je fus couché, etc. 

Futur, 
Giacerà, S^c, je serai couché, etc, . 
Impératif, 

Giaci, giâccia', giacciàmo^ giacéîe, gidccianoî 
sois couché, qu'il soit couché, etc. 

Subjonctif, 

Présent. Che giàccià, giaccia, giaccia; giaccia^ 
ino^, giacciate, glacciano: que jç sois couché, etc. 



184 Irréguliers de la Seconde Conjugaison 

Imparfait. Che giacessi, que je fusse couché. 
1 emps incertain. Giaceréi, je serois couché, etc. 
Inlin. Qiacére, Gérondif, Giaccndo. Part. Gia- 
•^iûtOy ou mieux stato a giacére, ' 

LicÉRE ou Lecére, être permis. 

Ce verbe est plutôt impersonnel que défectif. 
La seule inflexion de ce verbe est lice ou lece troi- 
sième personne singulière du prés, de l'indicatif; 
-fisitée seulement par les poètes, Ormai ti lece 
Per te stesso parlar con chi ti piace. (Potr.) Per 
^ua'ito lice Al destin de' mortali csser felice. 
(Met'is.) 



Pi ACERE, plaire* 

Indicatif, 

Présent. Piàccio, pidciy pidce ; piaccidmo, pia* 
céte, pidcciono : je plais, tu plais, il plait, plaisons, 
TOUS plaisez, ils plaisent. 

Imparfait. 

Piaré-vay vi, va ; î)«wo, vâte, vano : je plai-sois, 
sois, soit, sions, siez, soient. 

Passé Défini. 
Piacqui, piacesti, piacque; piacernmOy piaccst^^ 
pidcquero : je plus, tu plus, etc. 

Passé Comp. Ho piaciUto, j*ai plus, etc. 
Futur. Piacero, je plairai, etc. 

ImpératAf, 
Pidci, piàccia; piaccidmo, piacéte, piâcciano» 
Snhjonctif. 

Présent. Pincc-ia,ia, ia\ idîiio, iûte, iano. 
Imparfait. Piacéssi. 
Temps Incertain. Piacerei, 

Infin. Piacére. Gér. Piaccndo» Part. Piaciàt0f 



e?i ERE long, 184 

Tac ERE, taire, ^ 

Indicatif. 

Présent. Tàca'o, tact, tace; tacciàmo, tacétè,. 
tâcciono: je tais, tu tais, il tait, etc. 

Imparfait. Tacé-va, viy va; vàmo, vàte, vano : 
je taisois, tu taisois, il taisoit, etc. 

Passé défini. Tàcqui, (t) tacésti, tacque\.ta*- 
cémmo, tacéste, tàcquero^ etc. Je tus, etc. 

Pasj?é composé. Ho taciûto, j'ai tu. 

Futur. Tacerôy tacerâi, iacerd ; tacerémoi tace^ 
réte, tacerd?ino; je tairai, &c. 

Impératif. 

Taciy tdccia ; ticçiâmo, tacéte, tàcczàno, tais toi» 
&c. 

Subjonctif, 

Présent. Tdccia, tâecia, tâccia ; tacciàmo, tac^ 
ciâiCy tâcciano^ qu'il taise, &c. 

Imparfait. Tacéssi, tacessi, tacesse ; tacéssimo, 
tacéstCj tacéssero, que je tu«se, etc. 

Temps incertain. Taceréi, taceresti, tacerehbe: 
taceremmo, tacerestey.tacerébbero, je tairois, &c. 

Infin. Tacére, Gér. Tacendo, Part. Taciûto^ 

Parère, paroître» 

Indicatif ~ ■ 

Présent. Pajo, pari, pare ; pajâmo, parêie, pâ-^ 
jono: je parois, tu parois, il paroît ; &c. 

Imparfait. Paréva, J€ paroissois, &c. 

Passé délini. Parvi, paresti, parue; parémmo^ 
paréste, pdrvero : je parus, tu parus, il parut, fu/^ 

(t) Tacetti et taccttono a été usité par les poètes, et même 
en Ip rose, Bocc. g. 4. n. 10. ' E per paura tacettono. 

(u) Au passé défini les poètes ont ditparsijparse ; etpar- 
T4a et parrtaiiQ au tepips incertain. 

b3 



ÎSo Ir réguliers de la Seconde Conjugaison 

Passé Composé. îo sono parUto et parso^ etc. 

Futur. Parrô, parrdiy parrâ, cvc. Je paroîtrai-, 
etc. 

Impér. Pariy paja; pajàuio-, paréte, pàjano: 
parois, qu'il paroisse, paroissons, paroissez, qu'ils- 
paroiiîseut. 

Subjonctif. 

Présent. Che paja, paja, paja ; pajàino^pajatc, 
pàjano: que je paroisse, tu paroisses, il paroisse, etc. 

Impartait. Chepai\ •* si,-ssi,-sse;-ssimOj-ste^r'Ssero: 
queje parusse, parusses, parût, etc. 

Temps incertain. Parréi, parresti, parréhbei 
parrémmo, parreste, parrébhero : je paroîtrois, etc. 

Injin. paroître, Parère, Gér. paroissant, Parendoo 
Part, paru, Paruto, et poët. parso. 

Parère, quand ir signifie sembler, devient un 
verbe impersonnel, et n'a que la troisième personne 
<lu singulier, savoir: 

Il me semble, 7ni pare. 

Il te semble, ti pare. 

Il lui semble, gli pare m. le pare fém. 

Il nous semble, cl pare. 
Il vous semble, vipare. 
Il leur semble, pare loro. 

Il en est de même dans tous les temps. Il me 
ztmbioû y mi par ev a; il me sembla, ini parve, etc. ^ 

Peksuadére, persuader. 
Indicatif, 
Présent. Persuada, persuàdi, persuade^ persua* 
dtàmo, persuadéte, persuàdono : je persuade, &c. 
Imparfait. Persuadé-va, vi, va; vamo, etc. 
Passé défini. Persuasif perstiadesti, persuase ; 
persuademmo, persuadeste, persuàsero : je persua- 
dai, etc. 
i^'utur, Pcrsuade-TQ, rûi, rà'rrémoj rète, rànn<h- 



«/2> ERE lon^^ 18.7 

Impératif. 

Persuadai f. a: iàmo, ete, ano: persuade, etc. 

Subjonctif. 
Présent. Persuad^a, a, a; iàmo^ iate, ano: que 
je persuade, etc. 

Imparfait. Persuadessi^ pêrsuadessi^ &c. 
Temps incertain. Persuadcrei^ persuader esti,kc\ 

Infinitif, persuader, Persuadére. Gérondif, per- 
suadant, Persuadendo». Participe, persuadé, Per.5Mâ5o. 

Ri M A N É R E , rester^ 
Indicatif 

Présent. Uimango^ rimâni, rimàne; rimaniàmo, 
riînanéte, rimdfigono : ^QC^^J je reste, tu restes, etc. 

Imparfait. Rimanéva, je restois, &:c. 

Passé défini. Rimàsi, rimanesti, rimàse; rima* 
nenuno, rimaneste, rimàsero : je restai, tu restas, &c. 

Passé comp. Sono rimdso. 

Futur. Riniarro, rimarrai, rimarra\ rimarrémo, 
rimarréte, rimarrànno : je resterai, &c. 

bnpératif 
Rimànif rima?7ga; rimaniamo ou rimanghiamOy 
nmanéte, rimângano : reste, qu'il reste, &c. 

Subjonctif 

Présent. Ch^io rimànga, rimanga, rimanga ; 
nmaniàmo ou rimanghiamo, rimaniàte ou ri?nan* 
ghiate, rimângano : que je reste, &c. 

Imparfait. Rimanessi, que je restasse, &c. 

Temps incertain. Rimarréi, rimarrestit rimarm 
rébbe, &c. Je resterois, &c. 

ïnfin. Rimanére, rester. Gér. Rimanendo, restant, 
Part. Rimdso i resté. 

- - - — ^ -1 -— ^ - - - 

(x) RimagnOf rimagnafno et rimatighiamoy rimagnoiio 
sont des manières vulgaires. Rimagjia pour i-ima7iga est de 
la poésie, rimasto est plutôt vuIgairei(Prosp. dei verbiTbsc; 



IR8 î^rêguilers de la Secêndt Conjugaison, 



Sedére, s'asseoir. 
Indicatif, 

Présent. Seggo, fyj siedi, siede \ sediàmûy sedèie^ 
séggoim: je m'ass-ieds, ieds, ied; assey-ons, ez, ent. 

Imparfait. Sedéva, sedéii, s ôdéva, èccassey-ois, 
ois, oit. 

Passé défini. Sedéiy sedesti, ^e(/è,,&c..ass-is^ is, it. 

Futur. Sedero, sederdi, sederâ, &;c. assiérai, &c. 

Impératif,. 

Siedi tu, segga e^Ii ; sediamo, sedéte, séggano : 
assieds toi, qu'il. s'asseye, &c. 

Sttbjonetif ■ 

Présent. Ch'io segga, segga,, segga i sediàmo, 
sediâte, séggano : queje m'asseye, etc. 

Imparfait. Sedessi, sedessi, sedesse, etc. queje 
in*assisse, &c. 

Temps incertain. Scderéi, sederestl, sederehhe, 
etc. je m'assiérois, &c. 

Infm. Sedcre. Part. Seduto, Gér. Sedendo, ■ 

Conjuguez de même ses dérivés possedére, possé- 
der: risedére, résider : presedére, présider. 

Assidére, s'asseoir à coté, ïîi\X.assisi au passé dé- 
fini, et assisQ diW participe. 



SoLÉRE, avoir coutume. 

Indicatif * 

Présent. Sogïio, suôli, suàle ; sogïiàmo, soîéte, 
5og//(>«o.' j'ai coutume. àLC. 



(y ) Les poètes ont dit sèggio, sié, seggionOt et seggia au 
préient du subjonctif Au pasîjé défi jl fait ^w^i.sçdcttii S€^ 
dette, itdctterêi 



en ERE long, 189 

Ou sono sôlito, j'ai coutume ; sei sôlito, è sôlito, 
Siayno sàliti, siete sdliti, sono sôiiti. 

Il en est de même dans tous les temps ; comme, 
era sôlito^ j'avois coutume : etc. 

Imparfait. Soléva, j'avois coutume; 

Il n'y a point de passé défini, ni de futur, ni 
d'impératif. 

Subjonctif. 

Présent, Che sogliay soglia, so^lia', sogliàmo, 
sogliùte, sôgliano: (jue j'aie coutume, &c. 

Il n'est usité dans les autres temps, qu'avec le 
verbe éssere et le participe sôîito, Fossi ou saréi 
sô/ito, 

Infin. Solére, avoir coutume. Gér. Solendo, ou 
essefido solito, ayant coutume. Part. Sdiito, ac« 
coutume. 



Te N ERE, tenir. 

Indicatif, 

Présent. Tengo, tieni (zj tiene; tenidmo, tenéie, 
téngono: je tiens, tu tiens, il tient; nous tenons, 
vous tenez, ils tiennent. 

Imparfait. Tenéva, &c. je tenois, ^c. 

Passé défini. Ténni, tenesti, tenne; tenémmOt te^^ 
ne-'^te, ténnero: je tins, tu tins, il tint, &c. 

Passé composé. Ho tenuto, ^c» j'ai tenu, &c. 

Futur. Terrôj terrai, terra, terrémoy terréte, ter=* 
ràno: je tiendrai, tu tiendras, il tiendra, etc, 

Lnpératif 

Tieni, tenga\ teniaino, tenete, téngano: tiens, etc. 



(zJ TegnOf tegnif et tegiia sont de la poésie. 



ÎOO IrrèguUers de- lu Seconde Conjugaison 

Subjonctif. 
^Présent. Chetenga, te:ic{a, tenga\ teniâmo, tcnidte,. 
téngano: que je tienne, icc. 

Imparfait. Che tenc-ssi, ssiy ssc; 'Ssimo, 'St'\ 
ssero: que je tin-sse,-sf%es, tint, &c. 

Temps incertain. Tcrrei, terresti,icrrebbe, ^c, je 
tien-drois, drois, droit, &c. 

Infin. Tenére, tenir. Gér. Teie?2do, tenant». 
Part. Tenùto, tenu. 

Tous ses dérivés sont conjugués de même. 



Val EUE, valoir: 

Indicatif, 

Présent: Vaglio ou valgo, vali, vale; tagUamo^ 
valéte, vàgliono ou. vàlgono: je vaux, tu vaux, il 
vaut, etc. 

Imparfait. Valévay vaiéci, valéva, etc. je va- 
lois, etc. 

Passé défini. Falsi, valesti^ valse; valémmo,..vu-' 
leste^vâUero: je valus, tu valus, il valut, etc. 

Passé composé. Ho valàto^ et sono vaiûto. 

Futur. Varro, varrâi, varrà, tjc. je vaudrai; Sec, 

Impératif 
Vali, valga; vagliâmo, valéte, vàgliano: vaux^ 
qu'il vaille; valons, valez, qu'Us vaillent.. 

Subjonctif Présent. 

Che vaglia, vaglia, vaglia; vagliàmoy vagUàtCt, 
vàgliano: que je vai-lle, lies, lie, &c» 

Imparfait. Valessi, &-c. val-usse, sses, ùt. 

Temps ine. Varr-ei^esti^ Me, Âc. je vaudroiSr 

Infin. Valére, valoir. Gér. Valendo, valant. 
Part. ValutOy valu. 

Prevalcre prévaloir, suit la même règle; mais au 
présent on dit prevalgo, et prei'àlgono mieux que 
prevag/io et precàgliono. 



en ERE bref, 191 



VEDÉjiE, voir, 
Indicalif, 
Présent. Vedo, ve^rgo et Vf.g,n.w, vedi, fa) vede- 
tediamo, vcdete, i^édono.iCiit^ouo tivé^rgivnoAi, voi-' 
t\i vots, il voit, voyons, voyez, voient. 

Imparfait. Ve-lè-va, tV, rr.; vamo, mite, vano, 
^ liasse défini. Vidi, tedesti, vide-, vedémmo, le- 
aeste, tidero: je vis, tu vis, il vit. 

^^ Passé conip. Ho veduto, mieux que, visto, S<c. 
j ai vu. > j • 

Futur. Ved-rô, rai, rd; rémo, rete, rdnno: je 
verrai, &;c. ^ 

hnplratif. 
Vedi, veggaoM veda; cediamo, vedete, térrrrano- 
on^edano: vois, vu:e, voyons, voyez, \'omfC 

Subjonctif, 
-Présent. Veg^^a, vegi^a, ve^rga^ vedid?no, vediàte 
veggano- que je vow, que n.i voies, qu'il voie, &c/ 
liïiparfait. Vedessi, que je visse, &c. 
lemps incertain. Fedrei, ieverrois, &c. 

V.rtr/f''''- ^'^^'- Gér/re(fe;itiQ, voyant, 
rart. Veduto, mieux que visto, vu, V 



ARTICLE VI. 

Des Verbes irréguiiers en ère bref. 

238. L'irrégularité dans la plupart des verbps en 
ère bref ne tombe que sur le passé défini et sur le 
participe. ^ 



J^àlLu^lïr- v1^ '"^ ".!''' P"r ^'^^^'- ^^^^''^ P«nr 



l9â îtréguliers de la Seconde Conjugaison 

Dans le passé défini, l'irrégularité ne tombe que 
sur tiois personne.-i, savoir; sur la première et la 
troisième du singulier, et sur la troisième du plu- 
riel, et les trois autres sont régulières. En voici 
des exemples; 

Rispos-i, de rispàiid-ere, répondre, rispondesti^ 
Rispos-E, rispondcmmo, rispondeste^ lusrôs-ERO. 

ScRiss-i de w^criu-ere, écrire, ^cme^ii, scriss-e, 
scrkemmo, scriveste, scriss»ero. 

Ainsi quand on counoit la première per- 
sonne, ou peut connoître les autres ; car en chan- 
geant Vi de la première personne en e on forme la 
troisième du singulier, et en ajoutant ro à celle-ci, 
on formera la ti'oisième du pluriel, comme on peut 
voir dans les susdits exemples. 

Je donnerai une liste de tous les verbes irrégu- 
liers par ordre alphabétique, conjugués ordinaire- 
ment dans tous les temps où ils ont leurs irrégu- 
larités* 

A 

AccÉNDFRF, allumer. Indic. Prés. Accéndo^ 
&c. Imparf. Accendéva. Passé déf. Accési^ ac* 
t:endesti, accése; accendémmoj accendeste, accéstrOé 
FarticipCj accéso (b), . 

ACCHIÛDERE, V^O^œZ CHIUDERE. 

AcciNGERSi OU accignersij se préparer.' V, 

Cingere, 

AccÔGLiERE, accueillir. V. Côgliere, 

AccÔRGERE ou AccoRGERSi,s'appercevoir. înd. 

Prés. Accorgo, accorgi. &c. Imparfi. Accorgé» 

va, &c. Passé Déf» Accôrsi fcj, accorgesti, aC" 



{b) Accensi et accense au passé déf. etaccenso au|>articipe, 
sont des expressions poétiques. 

E spesso Vun contrario aW altro accense. (Petr.) 

Pcr no)i trovarvi i due bei lumi accensi. (idera.) 

(c) Prononcez ouverts les o de accorsi, accorse, accorscroj 

car les mêmes mots prononcés ave€ 1' o fermé forment le» 

mêmes personne» du passé Uéfmi du mbe aççQvreref accourir, 



T>e la 2'- Conjugaison en ère bref. l^J 

cbrse, accorgemmOf accorgcsfe^ acccrsero. Parti»»- 
cipe. Acccito, Ce verbe prend le verbe essere 
pour auxiliaire, et il est toujours réiîéchi. 
AccÔRKERE, accourir. V^. Càrrtre. 
AccRÉî<cERE, accroître. V, Créscere. 
Addûcere, (hors (i*usagf). V. Addurre, 
Addurre, apporter, alléguer. Indic. Prés. 
Addùco, adduciy Âc. PâSî^é déf. Addûssi, addu- 
cesti, addusse, cddueewmo, adduceste^ oddûssero. 
Fut. Addur-rd, rai, rà; reino, retc, ranno. Impé- 
ratif. AddU'Ci, ra\ ciajno, céte, caito. Temps 
incert: Addur-réi, resti, rehbe; rcmmoy reste, 
rébhero, IiTiparfait. Adducessi, etc. Participe, 
Addotto, Geroruiit', Adducendo, V. Conduire. 
Affîgere, afficher. Part. AfHso, V. Aff ingère, 
Affîggere, fixer, fait Affissi au Passé déf. et 
Affisso au Part. V. Ajliggcre, 

AfflIggere, aflliger. ludic. Prés, -^ffliggo, 
^ffi^gg^y ^ffligg^'^ affliggiàmo, offiiggéte, qfffiggouo. 
Imparf, Affiiggeva, etc. Passé déf. Afflisd, affli^^ 
^esti, ojiisse^ ajiiggemnw, affiiggeste, ajpissero^ 
Participe. Affiitto, 

Aggiûngere, ajouter. V. Giûngere, 
Algere, se geler, n'a que alge à la troisfème 
personne du présent, et aÎM et aUe à la première 
et troisième personne <i« passé défini, et q^i ne 
6ont usités que par les poëtef. 

Allûdere, faire allusion. Passé déf. AUékL 
Participe. AUûso. 
Amméttere, admettre. V. Méttere, 
Ancîdbre, fdj tuer. V. Uccidere^ 
Angere, affliger. Il ne 8*einplcie qu'en poësie 
et à la troisième personne du prêtent fej. 

Antepônere ou ANTEPORRE> donner la préfé- 
rence. V. Poire. 
■■ — ' ' ■ ' ■ ■ ■ ■ ^ — 

(d) ^Kc<:<icre e»t plutôt une expressiou poétique, ex. 
E se un tempo Vancide, alfine il sana, (Fastorôild}, 
U) F^trU^ 'l/uoc* aiieniir ekê''l ctr triiî9 a&je. 

S 



ioi Df^ Verbes Irréguliers 

Appjkndere, attacher. îndic. Pr(^s. Apjftndo, 
Tmparf. Appendéva, Passé dtf. Appési^ appen- 
destiy appése; appendemnio, appendeate, appéscro. 
Participe. Appéso. -Ce verbe diflère au passé et 
au participe de son ^ùmiixî pend ère qui €^t régulier. 
Voyez pag. 164. 

Apprend ERE, apprendre. V. Préndcre. 

Ardere, biûler. Indic. Prés. Ardo. Passé 
déf. Arsii ardesti, arse\ ardcmmo, ardestc, arsero. 
Participe. Arso. 

Arréndersi, se rendre. V. Uéndere, 

Arrîdere, être favorable. V. Rïdere. 

Arrôgere, ajouter. C'est un verbe défectif et 
poétique ffj. Il a été aussi employé à l'imparf. 
arrogera: au passé déf. arrosi; au participe arrôto, 
et au gérondif arrogendo. Voyez le Dict. de la 
Crusca. 

Ascténdere, monter, v. Scéndere. 

AscoNDERE, cacher, v. Nascondere, 

Ascrîvere, attribuer, v. Scrlvere. 

Asperge RE, asperger. Ind. Prés. Aspergo\ 
aspcTgi, &c. Impart'. Aspergéva. Passé c\ëï: 
Asper si, gesti, se; gemtno, geste, sero. Partie. 
Asperso. 

AssisTEKE, assibter, il n'a que le participe irré- 
gul er, qui fait asslstlto. V. Credere, 

Assôlvere, absoudre. Indic. Prés. Assoleo, 
Vni-sé wéf. Assois ij vesti, se: ve7nma\ veste, sera, 
Paiticipe. A:iSoltito et assulto. Ce verbe est aussi 
ïégulier. Voyez p. IdS. 

AssÔRBERE et AssoRBiRE, absorbcF. Ce pre- 
jn « r n'est remarquable que par son participe 
as •.rto\ car on se ^ert régulièrement du dernier, 
qui est verbe en isco, 

AssÙMERE, entreprendre ou élever. Présent. 



(/) £ duclmi ch' ègni giorno arroge al donna. (Petr.) 



De la 9* Conjugaison en ère hrff, 195 

Assit Tio, Imparf. Àssuméva. Passé dé f. Assun.n, 
assièmesti^ a^siinse, assumemmoy assumeste, assànser»», 
Partie» Assunto. 

AsTRiNGEKK OU ASTRiftNERB, contraiudre, V. 
Strî^if^ere. 

Atténdere^ attendre. v# Téndere* 

Attîngere ou ATTÎGXERii, puïscr dc l*eau,V» 
Cin^ere, 

Àttorc ERE, entortiller, v. Tôrcere» 

Attrarke, attirer, v. Trarre» 

B. 

Fere, boire, se dit aussi ^^cer^. Cederniercst 
régulier, voyez page 1G3. Bere fait au prés. Beo; 
béi, bée; bejâmo, beétCf béono, Imparf. Beéva, 
beévi, &c. Passé déf. Bevci, heesti, bevve; beem» 
mo, beestûf bévi'cro,['*) Fut, Berô,berài,berà, Sct^ 
Impér. Bei, bea; bejàmo, bevcte^ béano, Subj. 
Prés. Cke bea, bea ou bel^ bea; bejamo, bejate, 
héano, Imparf. Becssiy beéssi, &c. Temps, incert. 
Beréi heresti, bcrebbe, &c* Participe. Beàto, Gé- 
roadif. Beendo» 

OépEKE, V. Co^CEDKRB. Les poëtes ont dit 
re?^/, cedtsti, cesse^ au passé défini*. Tasso Ger. 
C. vij. St. v:i. 

• • • E la vlttoria cesse. 

Etc. XX. st. ^d. 

Cède chi rincaho ; chi cesse or pre?ne, 

Chérere et CHiÉRERE, rcquérif. C'est un verbe 
détiectif, et o'a que chère daus la poésie f^J, 
CaiÉDERE, demander. Prts. Chicdo, chiedi, 

f*") l.esVcèle''' ont à\\ ievi-on Y^onrl^cviero. ;^Oiî iiiu 3.XLIL) 
pX t'uia poîir bcrtùLe. (ideui. XlV^^) 

ig) SGCcorsQ a suoi jJer't^li aliro non chère. (Ta^so.) 



ii'&Ô Des Verbes Irréguliers 

chiede (h), &c. Passé àiiL Chie^si^ destl, fe; 
demmoy deste, sera. Partie. Chiesto. 

Chiûdere, fermer. Prés. Chiudo. Irnparf. 
Chiudt^va. Passé dèi. Ckiu-siy dssti, se; demmo, 
deste, sera. Partie, Chîuso. 

CÎNGEHE €t cÎGNERB, ftj Ceindre. îndic. 
présent. Cingo, cinf^>, cinge: cingiamv, cin^éte^ 
^ingono, Impar. Cin^éua, îcc. Passé, déf. Cinsîf 
cingesti, cinsc; cingémmoy ciugeste, cinsero. Partie. 
dntu. 
CincoNcÎDERE, circoncire, v, Dividere, 
CiPwCOScRivERE, circonscrire, v. Scrivere, 
CÔGLiERE ou coRRE (kj^ cuciliir. Indic. prés. 
CoIgOi cogli, coglie; cog/iamo ou co/ghiafnu, co^ 
glieCe, £nlgono. Iicpar. Cogliéva, &c. Passé déf. 
Cohi, cogliestiy colse; cogliemmo, coglieste, cèhero, 
Pasié corrjposé. Hj culto. Sec, Avcim colto, &c. 
Fui; CjrrOy carrai, corrà\ corrémOy corréte^ cor- 
ranno, îuipér. Cogli tu, colga egll ; cogliàmo, ou 
coighiàmo, cog'iéte, colgaria. Subj. Prés. Che ia, 
tUy egli colga\ cogliàmo ou colghiàmo, coglidte ou 
CiflghidlCy côlgano, Impjnî. Che cogliessî. T. Incer, 
Correi, &c. Partie. Côlto. Géron. Cogliendo, 

CôLERE, révérer; c'est un verbe défectif, et 
hors d'usage. On ae s'en sert que rarement dans 



{/t) iiCs poëtos se servent aussi de chiere an lic\i de 
cftiéde, Ti chier mercè da tutti set te i colli. (Petr.) 

(i) Les verbes, qui ont la terminaison en n^ere ti en gnere 
à Vinfinitif, n'ont que la terminaison en wgo à Japren»ière per- 
sonne du Prés, de riiidic. o« l'on dira cingo et non cigno'y 
mais on peut terminer la troisième personne singulière du 
Blême temps eu gnc elen ngct et roa dit : ciage éteigne. 

(k) Obst^rvez que Vo de eorre se proHonte ouvert, pour le 
distinguer de carj-c, il court, du verb*; courir. qui se prononce 
fermé. Prononcez au5>si Vo ouvert dans co^li cotrlit, et duns 
<:r'>ifo participe, pour le distinguer de cotio, cultivé, q>à se 
pronouce avec ïo fermé. 



De la 2* Conjugaison en ère bref. 197 

la poésie, où l'on trouve quelque fois colo et co/e; 

ex: I Al loco torno 

Che per te consacrato onùro e colo. (Petr.) 
CoLLÎDERE, froisser, choquer, v. Dividere» 
CoMMÉTTERE, Commettre, v. Méttere. 
CoMMuôvERE, et non pas cowwôl'eTd; toucher» 
attendrir, v. Muôvere. 

CÔMPiERE, accomplir: c*est un verbe régulier. 
Voyez Empiere, pag. 10^3. Ce verbe fait aussi 
compire, et alors il appartient à la troisième conju- 
gaison des verbes en isco, 

CoMPORRE, composer, v. Porre, 
CoMPRÉNDERE, comprendre, v. Prèndere. 
CoMPRiMERE, comprimer. Indic. Prés. Cdm- 
prî-fiio, miy me; tnidiuo, méte, mono. Imparfait. 
Compriméva, &c. Passé déf. Co7npressi^ compris 
mesti, compresse ; ■comprimcm?no, compriméste, com^ 
présiero. Fut. Compriinero. Participe. Corn- 
pressa. Ce verbe ne se conjugua pas cor^me 
Fremere qui est régulier de la sec<?nde conjugaison, 
pag. 104. 

CoMPROMÉTTERE, compromcttre. v. Promet- 
tere, 

C 'MPÛXGERE ou coMPÛGNERE, verbc actif, 
chagriner. Essere compunto, être touché de com- 
ponction. Voyez Pungere. 

CoNcÉDERE, concéder, c'est un verbe régulier. 
Voyez pag. 163. Au participe il fait aussi concesso, 
CoNcÉP£RE, concevoir, v. Conceplre dans la 
liste des verbes irréguliers terminés en isco de la 
troisième conjugaison. 
CoNCHiÛDERE, conclurc. V. Chiùdcrey 
CoNCORRERE, coucouxir^ V. Côrrere, 
CoNDuscÉNDERE condesccndre. v. Scender^, 
CoNDURRE, anciennement coNDÛcERE, conduire, 
ïnd. Prés. Comiu'Co, -ci, çe\ -<:iamOy -cete^ -cono, 
Imparf. Conduceva; &c. Passé déf. Condu-ssi, 
'Cestij-sse; -cemmo, ceste, -ssero. Passé composé. Ho 
€ond^ttQ^^Aiieva c^ndotto. Futur, Qondu-rro^ 'Trai, 

s3 



1^8 Des Verbes Ir réguliers 

-r7'i; -rrtmo, -rréte^ •r/ànno. In:pér. Conditci^ 
'Ca; 'Ciamu, -cete, -cano. Subj. Pré?. Çhe io, 
tu, cgli condù-ca-, -aamoy -date, -cano. Temps 
inccr. Condu-rréi,-rresti, 'rrehbe;~rremmo, -rreste, 
rrebbero. Impartait. Conducessi, &c. Partie. 
Condotto (/). Gérondif. Conducenân, 

CoNFÎGGERE, et coxfîgere, cloucr. V. Jfflig' 

Confond ERE, confondre, v. Fonder e, 

CoNGiÛNGERE et GONG lÙGXERE, unir. V. Giun^ 
gère et K note [i] qui tst sons le mot Cingcre. 

CoNNÉTTERE, uulr, lier ensemble; ce verbe 
«"emploie proprement en parlant de la liaison d'un 
discours. Indic. Pré^. C9nnétto,connéiti,connctte, 
etc. Passé {\itï. Connc-ssi, -ttestl, -sse, -ttemmo, 
'ttests, 'ssero. Part. Connesso. 

Co.NÔscERE, connoître. Ind. Prés. Conos-co, 
'Cij -ce; -ciâmo, -cete, -cono. Imparf. Couosceiia, 
etc. Passé déf. Cono-hhi, -scesti, -hhe-, -sccjnmoy 
-sceste, -hhero. Passé composé. Ho com>sciùto, 
^•iveva conosGlîdo, Fut. Conoscerô, etc. Impér. 
Conosci tu, conosca egli; cowf-sciaîuo, -scete, -scano, 
Subj. Prés. Ch'io cvno-sca, -sca, -sca, -sciâmoy 
'Sciute, -scano, Imparf. Conoscessi, etc. Temps 
mccrt. Conoscerei, etc. Part. (Jonosciuio, Gtr. 
Conoscendo, 

CoNQuÎDERE, accabler, r. Dividere, 

CoNsîsTLRE, consister, v. Assistere. 

CoNSÛ3ïERE, c\st un mot plutôt latin, aujourd'- 
hui consumare, qui est régulier de Ja première con* 
jui^aiscn. Cependant de cojisàmere on a consîtn.n, 
conaunse, consû?iscro au Paî>sé Défini; et comiinto 
au Participe, v. Assûmere, 

CoN'iÉNDERE, contestcr. V Préndcre, 



^^) Les poètes se sont servis de conduite pour la rime: 

Ed hammi a tal condutlo, 

CV;-t gVi ecchi miei hqïi lassan ioço asciuitOf (Petr.) 



I 



De la^^ Cortjugaison eu ère bref, 100 

CoNTÔRCERE, toumer, diriger contre soi. v, 
Tôrcere. 

CoNTRAPPORRE, opposer. V. Porre. 

CoxTRARRB, Contracter, v. Trarre, 

CoxyiNCERE, convaincre, v. Vincere, 

Cor RE, V, Cùgliere, 

CoRRÉGGERE, Corriger, v. Léggcre. 

CÔRRERE, courir. Ind. Prés. Cor-ro, ri, re,[m] 
&c. Imparf. Corréva, etc. Passé déf. Cor-si\ 
-resti, ^se; -remmo, -reste, -sero. Fut. Correrà, 
etc. Participe, Corso avec Va fermé pour le dis- 
tinguer de Corso natif de file de Corse qui se pro- 
nonce avec ie premier o ouveït. 

CoRRispoNDERE, corrcspoudrc. V* Rîspôridere, 

Corrode RE, ronger, v. Roder e. 

CoRRÔMPERE, corrompre, v. Rèmpere» 

Cospérgere, asperger, v. Aspergere, 

CosTRiNGERE ct cosTRiGNERE, contralndrc* 
Voyez Strifhgere et la note {i) au mot Cïngere, 

Créscere, croître. Ind. Prés, Cre-sco, -sci, 
-sce-, -sciàmo, -scéte, -scono. Imparf, Crescéva, 
etc. Passé def. Cre-hbi, -scesti, bbe; scemmo, 
'SceHe, -hbero. Pa^sé composé. Sono cresciùto, — 
Era cresciùto. Fut. Crescero. Impér. CrC'Sci 
tu, cre-sca egli; -sciàmo, -scéte, 'Sca?io. Subj, 
Prés. Che cre-sca, -sca, 'Sca; -scidmo, -sciate,-scatio, 
Imparf. Crescessi, &c. Temps incert. Cresceréi, 
Partie. Cresciùto. Gér. Cresc-Sfido, 

Crocifîggere, crucifier, v. Affliggere. Au 
participe il fait crocifisso et non pas crocijitto, 

CuôcEREet COGERES cuirc. Ind. Prés. Cuoco^ 
cuoci, cuoce ; cociàmo, cuocéte, cuôcono. Imparf. 
Cocéca. Passé déf. Cossi, cuocesti, cosse; cuo* 
eemmo, coccste, côssero. Ho, aveva et Mi cotto. 



(m) Vo àecorrot aorrif çtrre^SiC* *c prononce fermé.Vôyez 
la uote (A-) pag, 196. 



500 Des verbes Ir réguliers 

Fut. Cuocerô. Impér. Cuocif cuôca; cocidjnê, 
cuocétCf cuôcano, Subj. Prés. Cuoca, cuocay cuoca ; 
cocidmo, cuociàte, cucrcano. Im^arf. Cuocessi et 
cocessi. Temps incert. Citoceréi et coceréi. Par- 
ticipe. Cutto, Gérondif. Cuocendo, 

D. 

Decîdere, décider, v. Dividere, 
Dedurre, déduire, v. Condurre. 
Delûdere, frustrer, v. Chiàdere. 
Deporre, quitter, déposer, v. Porre, 
DeprI-mere, déprimer, v. Comprïmere, 
Derîdere, se moquer, v. Dividere, 
Descrîvere, décrire, v. Scrïvere. 
Detrarre, déduire, v. Trarre, 

Die ERE, hors d'usage. Voyez Dire parini les 
verbes irrèo^uliersde la troisième coniuEraison. 
DiFKNDERF, défendre, v. Prend ère. 
DiFFÔNDERE, épaudrc, épancher, v. Fôndere. 

Dipîngerr et DiPÎGNERS, peindre. Voyez 
Ci n gère, 

DirIg-ere, diriger. Ind. Prés. Diri-go, -gi, 
-gc; 'gidjno, -géte, gono, Imparf. Dirigera, 
Passé déf, Diressi, dirigesti, diresse ; dirigémmoy 
dirigésH, diréssero. Futur. Dirigera. Xmpér. 
Dirï-gi, 'ga ; -giàmo, -géte, 'gano. Subj. Prés. 
J)irî-ga, 'ga, -ga; -giàmo, -giàte, -gano. imparf, 
Dirigessi. Temps incert. Dirigeréi, Participe. 
Diretto, Gérondif. Dirigendo. 

Discendere, descendra, v. Scéndere, 

DisciÔGLiERE ouDisciORRE, délier. V. 5c/ci- 
gîiere, 

DiscÔRRERE, discourir, v. Côrrere, 

DisGiÛNGERE et DisGiÛGNERE, séparer. V. 
G là ng ère, 

DisiiÉTTERE, abandonner, omettfe, y. Mét^ 
tere* 



De la S' Conjugaison en ère hrej\ ^01 

DispÉRDERE, disperser, dissiper. Ind. Prés. 
Disperdo. Passé déf. Disper-si, -destiy -se ; •dem- 
7no, 'deste^ -s^np. Participe. Dispersa, Son pri- 
mitif PeVrfcre est régulier; voyez pag. 164. 

DispÉRGERE, disperser, répandre, v. Aspér" 
gère. 

- DispoRRE, disposer. Voyez Porre, 
. DissQL-vpjRE, dissoudre, verbe régulier, v. Ri-- 
sôlvere, pag. 163. 

DisTÉXDERF, étendre, v. Prendere, 

DiSTiNGUERE, distinguer. Ind. Prés. Dhtin' 
'^uo, ^gui,-gu£; 'guiâmo, ^guéte, -guono. Passé 
déf, Distifi'Si, -guestif'se; guémmo, -guéste, 'Ser9, 
Participe. Distinto, 

DisTÔGLiERE et DisTORRE, détoumcr. V. 

DisTRARRE, distraire, v. Trarre, 
DisTRUGGERE, détruire, v. Stràggere, 
DisvÔLGERE, développer, v. Vôlgere» 
DivÉLLERE, arracher, v. Soellere, 
DivioERE, diviser. In4. Prés. Diei-do, -di, 

'de, &c. Passé déf. Dini-si, 'desti, 'Se ; ^dernnw, 

*ckste,'Sero. Participe. Divïso. 

DucERE et DURRE, conduirc, tous les deux 

hors d'usage, au lieu desquels ob se sert du verbe 

condurre, 

E. 

Eléggere^ élire, Voytz Léggcre^ 
Elîcere, tirer. Verbe défeciif. On rie trouve 
que la troisiènne personne singulière du Présent de 
rindicatif usitée très-éiégauimeat par les poètes; 
ex ; 

Questo finto doîôr da molti elîce 
Làgriine vert y &c. (Tasso.) 
Cost ragiona ai sordi tronchi ; e due 
Fonti di pianto da hegll occhi elice. (idcïh.) 
Elude RE, éluder, v. Chiûderc, 



S02 Des Ferles Ir réguliers 

Empiere, remplir, il est régulier, pag. 163. 
Mais empire et tous ces composés adtmp'ire, corri' 
pire, ricmpire^ appartiennent aux verbes en isco 
de la troisième conjugaisotii quand iis ont leurtermi- 
liûison en ire, 

Ergere, ériger. Ind. Prés. Ergo, ergl.erge; 
erg'cûwo^ ergétc, érgonOi Imparf. Efg-^ra^ Passé 
déi". Er-si, 'gesti, 'se'r 'ge?n}nv, .-geste, ^sero. Fut. 
Errera, Participe. Erto, 

Ërîgere, élever, ériger. Prés. Er'i^go, -gi, g^; 
'gidmo, 'géte, -gono. Passé déf. Eressi, erigésti, 
tresse \ erigémmo, crïgcste, eressero, . Partie. Eretto, 

EscLÙDERE, exclure, v. Chiudere, 

EsÎGERE, exiger, c'est un verbe régulier de la 
aeconde conjugaison ; il n*a d*irrégulier que le par- 
ticipe Esatto, 

EsisTERE, exiiter, v. Assïstere. 

E8PÉLi.ERE,chas8er,expul3er, mot -latin, qui n*êst 
usité qu'au pansé défini, És^pulsi, mais plus souvent 
au participe Espulso, 

EsprImehe, exprimer, v. Comprimerê, 

EsTÉNDERE, étendre, v. Scéndere. 

Estînguere, éteindre» ▼. Distinguerez 

Est il AR RE, extraire, v. Trarre,. 

F. 

Facere, faire, hors- d^'usage^ Voyez Fore, 
pag. 171. 

Fend ERE, fendre. C*est un verbe régulier, 

voyez pag. 164. Cependant on trouve aussi fcssi, 

fesse, fessono, au passé détini, et fesso au participe, 

usités en prose et. en poésie. Voyez le Dict. de la 

Crusca. 

FcRERE, blesser^ (poét.) il n^aqu^ fere et fera. v. 
Fer ire parmi les verbes en isco de la 3- conjugaison, 

FjÉDiijiE, blesser, (expression poétique) ex: 
Ecco iochino lehraccla e V appresento 
Se/iza difesail petto, or.che.îio'l lieù'i} (Tassis.) 



De la^'Coyijugaisonen çr^ href, £-03 

FiGGGRE, ficher. Ind. Prés. Fig-go, gi, gc\ 
giàmoygcte, gono. Passé dé T. Fissiy figgc si \, fisse; 
fig^emmo.figgesteyfsscTO. Participe Fisso tiftto. 

FîN G ERE, "feindre. Fingo; Finsl; Finto, v. 
Cingere, 

• Fond ERE, fondre. Ind. Pré?. Fonda, Passé 
déf. Fusi, fondestiy fuse; fondèmmo, fomestc, 
fusero. Participe. F'uso. 

Re^iarquez que tous les dérivés de fôndcre: 
savoir: profônderey trasfàndere, rifondere, confon^ 
dercy diffondere, sont cor^juguès de même, et ils 
changent î'o en u comme l«ur primitif dans les trois 
personnes irréguiières du pa^sé défini, et dans le 
participe. CvJifusi, Confuso. Diffusi, Diffuso. 

Fkangere et FRAGNERE, rompre, Wriser. Ind. 
Prés. Fran-go, gi^ ge, &c. Passé déf. Fran-si, 
'gesti, 'Se; gemmo, 'geste, -sero. Partie. Franto, 

Frîggere, frire. Ind. Près. Frig-go, gi^ ge, 
&c. Passé déf. Fri-ssi, -ggesti, -sS^e; -ggcnimu, 
-ggeste, 'Ssero» Participe. Fritto, 

G. 

GiÛNGEKE et GiUGNERE, arriver. Ind. Pré^ 
Giango, gi, ge, &c. Passé déf. Giuri'Si, 'gesti, 
-oe; 'gemmo, -geste, 'Sero, Participe. Giunto» 
Voyez Cîngere, 

l 

Immïrgere, plonger. Ind, Prés. Immer'go^ 
gi, ge, &c. Passé déf. Immer-si, 'gcstî, 'se ; 
^gemmo, -geste, 'Sero, Participe. Immerso, 

Impéller£, pousser: mot latin, qui n'a que 
2Wjow/.se au pa^sé déiini ; ex: 

JE nel ciel veloclssimo w' impulse. (Dante.) 

Imporre, ordonner» v, Porre, 






S04 Des Verbes Irréguliens 

Imprîmere, imprimer, v. Opprimcj^e. 

Incîdere, graver, v. Dkidere. 

Inclûdere, enfermer. Ind. Fris. Inclût 
Passé déf. Inrlu-si, -desti, ^se; -demmo, ^desL 
'Séro. Participe. Incluse, 

Indùrre, anciennement indûcere, induire, v. 
Condurre. 

Inténdere, entendre, /^i^ew'^o. Passédéf, Intési, 
mtendesti, intese, &c. Pârtici|,»e. Inteso, v. 
Préndere, 

Intercèdere, intercéder, v. Conctdere, 
Interporre, insérer, v. Porre. 
Interrômpere, interrompre, v. Rômpere. 
Intîngere, et iNTÎGKERE, tremper, v. Cïn» 



gère. 



Intraprendere, entreprendre, v. Préndere, 
Intrîdere, détremper, v. Bividere. 
Introdurre, introdnire. v. Condurre» 

^ Intromméttere, introcKiire. Intramettersi, 

s'ingérer, v. Mettere, 

lNTRÛDERE,introduireillégalenient.l2*TRÛDERsi 
s*ingérer. v. Chiudere, 

Invadere, envahir. Indic. Près. Intàdo^ 

Imparf. Imadéca, hc. Passé déf. Inm^si^-desti, 

-se; 'demmo, -deste, -sero. Participe, Jnvàso» 

Voyez Persuaderez p. 18(5. 

Invôlgere, envelopper, v. Vôlf^ere, 

Invôlvere, envelopper, (expression poétique), 

Ecco il nemîco è gui, mira iapohe, 
Chesotto ôrrida nube ilcielo involve. (Tasso.) 
Il n'a que le participe î/zïo/^o qui soit usité. 

L. 

LÉGÈRE, être permis ou convenable. Verbe dé^ 
fcotif et impersonnel. Les seules expressions de ce 
verbe sont lece ywn la troisième pexsgnae du «jlfig: 



De la 5= Conjugaison en ère 5rf/. 20* 

tîel*Iiidic. présent, qui n'est guère d'usage qu*en 
})oësie. Le participe lecito est très-usité en prose 
ainsi qu'en poésie. Voyez Licére, pag. 184, 

LÉGGERE, lire. Indic. Prés. Leggo, leggi^ 
legge: leggiàmo, leggéte, léggono. Imparf. Ltg- 
géva, &c. Passé déf. Lessi, leggc.^ti, lesse; leg^ 
gcmmo, Icggeste, Ussero. Pas^é composé* ho 
letto — Aveva letto. Fut. Lagcrù, rai, rà, écc. 
Impér. Lcggi tu, iegga egit; leggiàmo, leggete^ 
léggano. bubj. prés. Œ io legga, legga^ ^^g^ax 
leggiàmo, leggiàte, léggano. Impart'. Leg:;essiy 
&c. Temps incert. Leggeréi, ô:c. Participe. 
Lietto. Gér. Leggefido, 

I\L 

MÉSGERE, mê!er, ou verser à boire ; verbe ré^u- 
]ier. Ind. prés. Mesco, mesciy mcsce\ mescidmoy 
mescéte, méscono. Imparf. ^lescéva et mescéa, &c. 
Passé déf. Mescéi, &c. Participe. Mesciuto. 
Géi'ondif. Mescendo, 

MÉTTERE, mettre. Iridic. prés. Meito, mettiy 
mette; mettiàm.o^ meiléte, méttono. Imparf. Met- 
téva. Passé déf. Misi ou 7nessi, mettesti, mise ou 
7nesse\ mettémmo, mettestc, mïsero ou méssero. 
Passé corn p. Ho messo — Avévo inesco. Fut. Met- 
terô. Impér. Metti tu, metta egli ; mettiamo, 
viettéte, méttano. Imparf. Mettessi, &c. Temps 
incert. Metteréi, &c. Participe, Messo, Gé- 
rondif. Mettendo, 

MÔRDERE. mordre. Ind. Prés. Mordo, ccc. 
Imparf. Mordéva. Passé déf. Mor-si, -desciy-se ; 
'demmo, -deste, -sero. Partie. Morso. 

MÛNGERE et MÛCNERE, traire. lud. Prés. 
Mun-go, -gi, -ge; -giamo, -géte, -gono. Im.parf. 
Mungéva, &c. Passé déf. Mun-si, -r^esti^ se ; 
-ge?nmo, -geste, -sero. Passé composé. Ho munto. 
Aveva munto. Fut, MungerOj &c, Impér; Mua- 



206 'Des Verbes Irréguliers 

'gi, 'ga; 'giàmo, gèle, -gano. Subj. prés. Mun- 
ga, -ga, -ga\ giàmoy -giàle, -gano. Imparf. 
Mufige-^si, Temps incert. Mungcréi, Participe. 
Munto, Gérondif. Mungendo, 

MuôvERE, mieux que môveue, mouvoir. Ind. 
Prés. Muôvo, muovi, muove, muoviàmo,et moviàmo, 
7novéte, muôvono, Imparf. Movéva, movévi, mo- 
rêva, &c. Passé déf. Mossi, moiesti, mosse ; mo- 
vémmo, movéste, môssero. Passé comp. Ho mosso, 
Avéca mosso. Fut. Mucverô, Impér. Muovi, 
muota; muocidmo et motiàmo, movéte, muôcano, 
Subj. prés. Muova, va, va; mueviâmo etmoviàmo^ 
muuvidte, muàvano, Imparf. Movcssi et muovessi. 
Temps incert. Moverei et muovtréi. Participe. 
Mosso» Gér. Muovendo et movendo, 

N. 

Nascere naître. Ind. prés. Na-sco, -sci, -sce\ 
-sciamo, -scete, -scono, Impail. Nascéva. Passé 
déf. Nacqui, na-cesti, nacque; nascetnmo, nascestey 
nàcquero. Passé comp. Sono nato — Era nato, 
Fut^ Nasfcro. Impér. Na-sci, -sca; -scieimOf 
'Scéte, 'Scano. Subj, prés. Na-sca, -sca, -sca ; 
'Sciàmo, sciàte, -scano, Imparf. Nascessi. Temps 
incert. Nasccréi, Participe. Nato, Gérondif. 
Nascendo, 

Nascôndere, cacher. Passé déf Nascôsi, na- 
scondesti, îiascose; nascondemnw, nascondeste, na^ 
scôsero. Participe. Nascosto et nascoso. 

Neglîgere, négliger. Ind. prés. Ncgligo, gi, 
g€, &.C. Passé déf. Neglessi, negligesti, neglesse; 
negligemmo, negUgeste, neglésscro. Ce verbe n'est 
guère d'usage qu'au participe negletto. 

Nuôcere, nuire. Ind. prés. Nuoco, nuoci, 
7i'io(e; nociamo, nôcete, nuôcono. Imparf. No^ 
céva. Passé déf. Nocqui, nocesti, nocque ; nocemmo, 
noceste, nàcquero. Passé composé. Ho nociuto — 
A\)e\:a nociuto* Fut. Ntiocerà, Impér. Nuoci 



De la 2' Conjugaison en ère bref, 207 

niioca: nocianio, nocéte, nitôcano. Subj. prés. 
Nnoca, ca^ ca\ nocidmo, nociàte, nuôcano Imparf, 
Nocessi, Temps incert. Noceréi. Partie. Nociuto, 
Gér. Nocendo, 

O. 

OccÔRRERE, aller au devant. Voyez Côrrere-, 
Offéndere, offenser, v. Préndere, 
Omettere, omettre, v. Méttere, 
Oppokre, opposer, v. Porre. 

Opprîmere, opprimer. Ind. prés. Opprima, 
ml, me. Sec. Passé déf. Oppressif opprimesU, op- 
presse : 'jpprimemmo, opprimeste, oppressera. Par. 
Oppressa. Son primitif Prémere est régulier. 
Voyez pag. 104. 

P. 

P A se ERE, paître, régulier comme Credere. Voyes 
pag. 160. 

Përcuôtere, frapper, v. Scuôtere» 

Pérdere, perdre, verbe régulier Voyez pag. 
1()4. Au participe il fait perduto et perso, mais ce 
dernier n'est pas approuvé. Voyez Prospetto de* 
Ver. Tosc. pag. 219. 

Per méttere, permettre, v, Méttere. 

Pianqere et piAGNERE, plcurcr. Ind, prés. 
Pian-go, 'gi, -ge; -giamo, -géte, -gono. Passé 
déf. Pian-si, -gesti, ^se-, gemma, -geste, ^sero^ 
Partie. Pianto, 

PîNGERE, peindre. Ind. prés. Pin-go, -gi^-gei 
^gicuno, 'géte, gono. Passé déf. Pin-si, -gesti, -se ; 
-gemma, -geste, -sera. Partie. Pinîo. 

PiôvERE, pleuvoir. Verbe impersonnel. Passé 
dêf. Piovve. Le reste de la conjui^aison est ré- 
gulier. Partie. Piovuto. Gér. Piovendo, 



"y 

T 2 



208 Des Verbes Irréguliers 

PÔRGERE, apporter. Ind. pré?. Porgo, gi.gc; 
•'giâmo, -géte, -go no. Passé dél", Por-si, -gesti^ 
-se; -gemmo, -geste, -sero. Partie. Porto. 

PoKRE, autrefois pônere, mettre. Ind. prés. 
Pongo, poni, pone; poaiàmo ou po?igJiidmo, ponéte, 
pôagono. Impart'. Puntva. Passé àéf. Posi, 
ponesti, pose; ponérhmo, poneste, pôsero. Passé 
comp. Hoposto — Aneva posto. Fut. Por-rà^ -rai, 
-ra; -rénio, -réte, -rànno, Impér. Poni, ponga; 
poniamo ou ponghidmo, ponéte, pongano^ Subj, 
prés. Che ponga, tu ponghi et ponga, egH ponga; 
poniamo et ponghiamo, poniàte et ponghiate, pôn- 
gano. Imparf. Ponessi, &c. Temps incertain. 
Por-Téi, -resti, rehbe; -reinmo, -reste, -rébbero. 
Partie. Posto. Gér. Ponendo, 

PospoRRE, mettre après, v. Porre. 

Precîdere, couper. Prés. Precido. Passé 
déf. Precï-si, desti ; -se; -demmo, -deste, 'Sero. 
Participe. Précise. 

Premetïere, poser avant, v, Méttere. 

Prén^dere, prendre. Indic. prés. Prendo, 
&c. Passé déf. Presi, prendesti, prese; prendém- 
mo, prendésie, présero; Partie. Preso, 

Preporre, préposer, v: Porre: 

Prescrîvere, prescrire, v. Scrivere. 

Presûmere, présumer. Indic. prés. Presûmo, 
Passé déf. Presunsi, presiimesti, presiinse ; presu- 
mémmo, presuméste, présunsero. Partie. Presunto, 
et Presuïnito. Voyez Assûmere. 

Produrre, produire, v. Condurre. 

pRO MÉTTERE, promettre, v. Méttere, 

Pro.muôvere, promouvoir, v. Muôvere, 

Proporre, proposer, v. Porre. 

Prorompere, sortir avec violence, v. Rômpere, 

pROTÉGGERE, protéger. Ind, prés. Protég-go, 
gï, ge; gldmo, géte, guno. Passé déf. Prote-ssi, 
-gi(ckti, -sse; -ggémmo, -ggeste, 'Ssero, Participe. 
Prucetto. 



De la 2* Conjugaison en ère bref, 209 

Protrarre, retarder, délayer, v. Trorre, 
PÛNGERii et puoNERE, piqucF. Ind. pré?. 

Pàngo, -^i, -o-e; -giàmOf géte, -gono. Passé déf. 

Pn/i'Siy -gesti, -se; -gemmo, -^este, 'sero. Futur.. 

Pungcro. Partie. Punto. Voyez Cingere, 

R. 

Raccendere, allumer de nouveau, v. Ac^ 
céndere, 

Radere, raser. Ind. Prés, Rado. Passé déf, 
lîa-si, -destiy -se ; -demmoy -deste, -serOf Participe. 
Rasa. 

Racchiùdere, renfermer, contenir, v. Chiu- 
dcre. 

Raccôgliere et raccorre, recueillir, r. 
Cogliere. 

Raggiu^gere et RAGGIÛGNERE, rejoindre, v.- 
Giungere, 

Ravvôlgere, envelopper, v. Vôlgere, 

Recîdere, couper. Paseé déf. Reci-siy -dcstï, . 
'Se; -démmo, -deste, -sero. Partie. Reciso. v. 
Dicidcre, 

Redîmere, racheter. Prés. Redimo, &ç. Passé- 
déf. Redens^, redimesti, redense; redhnémmo, re- 
dimeste, redénsero. Partie. Redento, 

Rlggere, régir. Ind, prés. Reg-go, gï, gel 
giamo, géte, gono, Imparf. Reggéva, Passé 
déf. Re-ssi, -ggesti, -3se; 'ggém?no,'ggéste,'SS€ro* 
Partie. Retto. v, Léggere. 

Réndere, rendre. Rendo — Resi — Reso. v. 
Préndere. Ce verbe est aussi régulier de la seconde 
conjugaison, et fait au passé déf. Rendei, rendestl, 
rende: rendemmo, rendestc, rendérono, et au parti-^ 
cipe renduto et reso, 

Reprîmere, réprimer. Ind. prés. Reprimo, 
Passé déf. Repressi, reprimesti, represse, repris 
memmo, reprimeste, représsero. Dans les trois 
personQess irrégulières de ce temps on peut aussi 

ï3 



^10 "Des Verbes înégiiUers 

écrire ripressi, ripresse et ripréssero. Au participe 
il fait represso mieux que ripresso. Ce verbe est 
aussi régulier de la seconde conjugaison, et fait au 
passé défini, Repriméiy 6ic. et reprimuto au par-* 
ticipe est hors d'usage. Voyez P;'é;?zere, pag. Iô4. 

Resîstere, résister, v. Assistere. ' 

RespIngere et respîgnere, repousser, v. 
Spîngere. 

Restrîngere et restrîgnere, restreindre, v. 
Si ri)/ gère. 

' RicHiÉDERc, redemander ou demander, v. 
Chiédere. 

Riconoscere, reconnoltre. v. Conôscere, 

Kicôrrere, recourir, v. Côrrere, 

RiDERE, rire. Indic. prés. Rido, Passé déf. 
Ri-si, -déstii -se; -d^mmo; -deste, -sero. Partie. 
Riso, 

Ridurre, réduire. Riduco. RidussL Ridotto» 
; V, Condurre. 

•RiLÛCERE, reluire. înd. prés. Rilûco, riluci, 
rjluce ; ri/uciamo, rilucéte, rilàcono^ Passé déf. 
RilU'Ssi, "Cesti, -sse; -cemrnOy -^este^ -sscro. Fut. 
Rilucero. lîiipér. Rilu-ci tu, -ca egli; 'Ciàmo^ 
-cétey -cano. Subj. prés. Rihc-ca, -ca, -ca; -ciàmOy 
'Ciàie, -cann. Imparf. Rilucessi, &c. Temps 
incertain. RiluceréL Gér. Rilucendo, Il n'a pas 
de participe. 

. RiÉDERE, retourner, est un verbe défectif, et 
tOQt-à-fait poétique, et il n'a que r/et/o, riedi, rlede; 
ex : E già il sole a mezza terza riede. (Dante.) Già 
ùede Primavéra Col suojiorito aspetto. (Metast.) 

RiMÉTTERE, rem.ettre. v. Mettre. 

RiMuôvERB, éloigner, écarter, v. Muôvere, 

RiNASCERE, renaître, v. Nascere. 

RiNCRÉscERE, déplaire, ou être fâché, v. Cré" 
Àcere. 

RipORRE, replacer, v. Porre. 

RiscuÔTERE retirer de l'argent, v. Scuôtere. 

RisôLVER£, résoudre, est régulier. Voyez 
pag. 163. 



De la 2' Conjtigaison en ère hr(f, 211 

RrsÔRGERE, se relever, ou ressusciter. Ind. 
prés. Risor-go, -gi, ^ge; -gidtno, -géte, -gnno^ 
Passé déf. Risor-si, 'gesti, -se ; -gemmo, -geste 
'Sero, Part. Risorto, Gér Rlàorgcndo. 

Rtspôxderi:, répondre. Ind. près. Rispondo, 
Passé déf. Risposi, rispondesti, rispose ; rispon- 
demmOy rispondeste, rispôsero. Participe. Ris- 
posto, 

RiTRARRE, rétirer, v. Trarre, 

RivÔLGERE, retourner, v. Vàlgcre. 

RÔDERE, ronger. Ind. prés. Rodo. Passé déf. 
Ro-si, destiy -se ; démrao, -deste, -sero. Participe. 
Roso. 

Remarquez que i'c de rodere est fermé dans toute 
sa conjugaison, comme To en parlons, 

RÔMPERE, rompre. Ind. prés. Rompo. Passé 
déf. Ruppi, rompestiy riippe ; rompemmo, rompe" 
ste, rùppero. Participe. Rutto, 

S, 

Sgégliere ou scerhe, choisir. Indic. prés, 
Scel^Oy scegli; scîglie, scegliàmo^scegliéte^scélgono. 
Imparf. Sceglkva. Passé déf. Sce/siy scegiiesti, 
scelse; scegliémmo, scegliéste^ scélsero. Passé comp« 
Ho scelto — A'ceva scelto. Fut. Sceglîero, Impér. 
Scegli tu, scelga egli ; scegliàmo, scegliete, scélgano, 
Subj. prés. Scelga, ga, g a : sceglidmo, sce- 
gliàte, scélgano. Imparf. Scegliessi. Temps 
incert. Sceglieréi, Participe. Scelto. Gérondif. 
Sceglie?îdo. 

Scéndere, descendre» Passé déf. See-si, -ndesti, 
-se ; -ndemmo, -ndeste, -sero. Part. Sceso, 

Scérnere, discerner, verbe défectif. Indic, 
prés. Scerno, scerni, scerne &c. Les Poëte^ ont 
employé scerse pour le passé défini, ex : 

— — - — Entro uno speglio ei scerse. 

Cloche lassûso è veramente in dis* (Tasse.) 

' ^ In tal ^uisa s apersQ 



212 Des Verbes Irrêguliers 

Quel pietoso pensicr cK altri non scerse. (Petr.) 
SciÔGLiERE et scioRRE, délier. Ind. près, 
SciolgOy scioglif scivglie ; sciogliàmo^ sciogliétc, 
sciôlgono. Passé def Sciôlsiy sciogliesti, sciolse; 
sciogliemmo, scioglieste^ sciôlsero. Fut. Sciorrd, 
&c. Impér. Scioqli tu, scioLga egli ; sciogliâmo 
noi, sciogUéte^ sriô/gano, Subj.^ PréSi Sciol-gûygaf 
ga ; scioglia-moy -gliàte, scièlgano. Imparf. Scio- 
o'//e^5i, &c. Temps incert. Scîor-réi, resti, rcbhe ; 
remmo, reste, rébbero. Participe. Scio/to, Gér- 
Sciogliendo, 

ScoMMÉTTERE, parier, v. Méttere, 
ScoNvÔLGERE, déranger, v, Vôlgcre, 
ScÔRGERE, appercevoir. Ind. prés. Scor-go, 
gi, ge, giàmo, géte, gono: Passé déf. Scor-si, 
'gestf, -se ; -geinmo., -geste, -sero. Partie, Scorto. 
V. Accôrgere, 

ScÔRRERE, parcourir, v. Côrrere, 
ScRÎvERE, écrire. Ind. prés. Scri-vo, v?\ ve; 
viàîïiOy vête, vono. Passé déf. Scrisni, scrivesti, 
scrisse; scrivém?no, scrivéste, scrissero. Participe, 
Scritto. Gérondif, Scritendo, 

ScuÔTERE, secouer. Ind. prés. Scuoto, scuoti, 
scuote ; scuotiàmo, scotéte, scuôtono. Passé déf. 
Scossî, scuotésti, scosse ; scuotémmo, scuoteste, scôs* 
sero. Partie. Scosso, Ger. Scuotendo, 
Sedurre^ séduire, v. Condurre. 
Smuovere, remuer, v. Muôvere, 
' Soc COR r ERE, secourir, v. Côrrere, 

SoGGiÙNGERE et soGGiÛGNERE, ajoutei 611 par- 
lant. V. Giûngere, 

SoMMÉRGERE, submcrger. Indic. prés. Som- 
mér-go. gî, ge; giamo, géte, gono. Passé déf. 
Sommer-si, gesti, se: gemnhOy geste, sero. Partie. 
Sommerso, V. Aspérgere. 

SopRAVvivERE, survivrc, v. Vivere, 
SoppRiMERE, supprimer. Sopprimç, Soppressû 
Soppresso, Voyez Opprimerez 



De la 2' Conjugaison en ei*e href, 213 

SoRGERE, se lever. Indic. Prés. Sor-go, gi, ge ; 
giàmOy gete, go?io. Passé déf. Sor-si, geàti, 'Se \ 
gemmo, geste^ sera. Part. Sorto. 

SoRPRÉN'DERE, surpreudrc; v. Préndere, 
SoRRiDERE, sourire, v. Rïdere. 
SoscRivERE, so" scrirc. v. Scricere. 
SospÉNDERE, suspendre. Ind. prés. Sospendo. 
Passé déf. Sospé-si, ndeati, se ; ndemmo, ndeste, 
sera. Partie. Sospéso. Géroii. Sospendendo. Ce 
verbe ne s'accorde point avec son primitif Pé/zdere 
qui est régulier. Voyez page 164. 

SospIngere, pousser avant, v. Spingere, 
SoTTOMÉTTERE, soumettrc. V. Méttere 
Sottoscrîvere, souscrire, v. Scrïvere, 
SoTTRARRE, soustraire. v. Trarre, 
SpANDERE, étendre. Passé déf. Spasi, Partie^ 
SpasOf e Spanto, Nov. An t. 

Ha per gli occhi sua potenza spauta. 

Spargere, répandre. Ind. prés. Spar-go, gi, 
ge ; giàmo, géte, gono. Passé déf. Spar-si, gesti, 
se ; gem?7io, geste, sera. Participe. Sparso, et 
sparto en poésie. 

Spéngere et spEGNERE, éteindre. Ind. prés. 
Spengo, spegni, spegne ; spegnlàmo, spegnéte, spéu- 
gono. Imparf. Spegnéca, àcc. Passé déf. Spensi^ 
spegnestfy spense ; spegnemmOy spegneste, spénsero. 
Participe. Spento. Gérondif. Spegnendo. 

Spéndere, dépenser. Ind. prés. Spendo, Passé 
déf. Spe-si, ndesti, se ; ndemmo, ndeste, sero. 
Participe. Speso, 

Spérdere, dissiper. Passé déf. Sper-si, desti, 
se ; demmo, deste, sero. Participe. Sperduto, 

Spérgere, dissiper, v. Aspergere. 

Spîngere et spîgxere, pousser. Ind. prés. 
Spin-gOy gi, ge; gïamo^ gétc, gono. Passé dé£, 
Spin-siy gesti, se; gemmo, geste, sero. Participe. 
Spinto, Gér. Spingendo. v. Cingere. 

Spôrg ERE, avancer, v. Forgere et Scôrgereu, 



214 Des Verbes Ir réguliers 

Sténdere, étendre, v. Préndere, 

Sthingere et «trîgnebe, serrer. Ind. prés. 
Strin-go, gi, ge: giàmo, géte, gono» Pa^sé déf. 
Strîn-si, gesii^ se; gemmo, geste, sera. Participe. 
Stretto, Gérondif. Stringendo, 

Strûggere, fondre. Ind. prés. Strug-go, gt, 
ge: giàmo j gete, go no. Passé déf. StrU'Ssi, 
ggesti, sse; ggemmo, ggeste, ssero. Partie. Strutto* 
Gér. Struggendo, 

Suc CED ERE, succéder, c*est un verbe régulier. 
Voyez pag. 163. Au participe il fait aussi Suc» 
cesso. 

SvELLERE OU svERRE, déraciner. Ind. prés. 
Sve/go, svelli, svelie ; svelliàino^ svelléte, sviélgono, 
Pa«sé déf. Svel'Si, lesti, se: lemmo, leste^ sero» 
Participe. Svelto, Géroudif, Svellendo» 

T. 

Téndere, tendre. Passé déf. Test, tendesti, 
tese; tendemmo, tendeste, tésero. Partie. J'eso, 
V. Préndere, 

Térgere, essuyer. Ind* prés. Ter^go, gi, ge; 
gidmOf géte, gono. Passé déf. Ter-si, geàti, se; 
gemmo, geste, sera. Part. Terso. Gér. Tergendo, 

Tîngere et tîgnere, teindre, v. Cingere, 

TôGLiERE ou TORRE, ôtcr. Ind. prés, Tolgo, 
togli, toglie; togliâmo, togliéte, tôlgono. Passé 
déf. Tolsi, togliesti, toise', togliemmo, toglieste, 
tàlsero. Fut, Tor-ro, râi, rà; rémo, réte, ranno^ 
Impér. Togli tu, tolga egli; togliâmo, togliéte^ 
tàlgano» Subj. prêt;. Tol-ga, ga, ga; togliâmo^ 
toglïâte, tùJgano, Imparfait, Togliessi, Temps 
incert. Torréi, &c. Participe, Tolto^ Gérondif, 
Togliendo. 

TÔRc ERE, tordre, Indic. prés. Tor-co, ci, ce; 
ciàmo, céte, cono. Passé déf. Tor-si, cesti, se; 
cemmo, ceste, sero. Participe, Torto, GécondiCr 
Torcendo, 



De la 9* Conjugaison en ère bref, 2i3 

Tradurre, traduire, v. Condurre, 

Trafîggere, percer, v. Affli^^gere. 

Trarre, ajiciennement tkaere, tirer. Ind. 
prés. Traggo, traiy trae; (n) tragghiâmo ou traju^ 
7no, traéteytràggono. Imparf. Fraévay traévi^ ^c\ 
Passé déf. Trassiy traesti, trasse; traérnmo, traéste, 
trâssero. Fut. Trar-ro, rài, rà; remOy rete, 
ranno. Impér. Trai tu, tragga egli, tragghiâmo^ 
traéte, tràggano. Subj. prés. Ch'io tragga^ tragga , 
vagga ; tragghiâmo, ou trajàmoy tragghiate, tràg- 
gano. Impar. Traessi, traessi, &c. Temps incert. 
Trar-réiy resti, rehbe; remmo, reste, rébbero. Partie. 
Tratto, Gér. Traétnlo. 

Tr AScÉGLi ERE, choisir une cliose parmi plusieurs 
autres. Voyez Scégliere. 

Trascôrrere, outre-passer. v. Côrrere. 

TRASCRivERE, copicr, transcrire, v, Scrivere, 

Trasfôndere, transfuser, v. Fàiidere. 

Trasmettere, transmettre, v. Méttere, 

T.rasporre, transposer, v. Porre. 

Trayôlgehe, tourner, v, Vôlgere, 

U. 

UccÎDERE, tuer. Indic, prés. Uccî-do, di, de, 
ko. Passé déf. Ucci-si, desti, se; demmo, deste, 
sera. Participe. Ucciso. Gér. Uccidendo, 

VÎNCERE, vaincre, gagner. Ind. prés. Vin-co^ 
ci, ce-, ciâmo, céte, cono. Passé déf. Vin-si, césti, 
se; cémmo, céste, sero. Partie. Vinto, 

VîvERE, vivre. Indic. prés. Vi\j0, &c. Passé 
déf. Vi-ssi, -vesti, "sse; -vemmo, 'teste, 'Ssero, 
Partie. Vivûto et vissûto. 

Un GERE, oindre, v. Màngere. 

Vôlgere, tourner. Indic. prés, VoUgo, -gi, 
-gc; 'gid7no, -géte, -gono. Passé déf. Vol-si^ 
gesti, se; gemma, geste, sero. Fut. Volgero, &c, 

(w) Les poètes se servent souvent de tragge au lieu de 
trae, Fortuna chc noi tragge, c luiçonduce (Taseo.) 



(^IQ Des Verbes Ir réguliers 

Impér. Volgi.'ga; giâmo, géte, gano. Sulj. pt'és, 
Vol-ga, s;(i, ga; giâiiw, giàte, gano, luiparf. 
Volgessi. Temps incert. Volgeréi. Participe, 
Volto, qu'on prononce avec Vo ouvert, pour le dis- 
tinguer de volto, visage. Gérondif, Volgcnde. 



ARTICLE VII. 

Pes verbes irréguliers de la troisième conjugaison 

e« IRE. 

Aprîre, ouvrir. Coprîre, couvrir. 

RicoprIre, récouvrir. Scoprire, découvrir. 

Offrîre, offrir. Soffrîre, souffrir. 

Ces verbes, outre la terminaison régulière du pas?é 
défini en ïi, ont encore une autre terminaison irrégu- 
lière en si, savoir: 

Passé défini. Apr'ii ou apersi, apristi, apri ou 
aperse: apr'vnmo, aprLste, aprîrotw ou apérsero. 

Dans tous les autres temps ils sont réguliers 
comme le verbe sentïre. Excepté le participe, qui 
est en erto, et non en ito: Aperto, coperto, rlco- 
pertOf scoperto, offerte, et non pas aprito, coprito, kc. 

Dire, dire. 

Dire, syncopé de i>?cere, appartient aux verbes 
de la seconde conjugaison en ère bref. Je le mets 
cependant au rang des verbes irréguliers de la troi- 
sième pour suivre Texemple de Vénéroni et des 
autres Grammairiens. 

Indic. Prés. Dico, dici, dice; diciâmo, dite, 
dicoïio. Je dis, tu dis, il dit, &c. 

Imparfait. Dice-va, vi, va; vâmo, vàte, vano. 
Je disois, tu disois, &c. 

Passé défini. Dissi, dicesti, disse; dicemmo, 
diceste, dissero. Jadis, tu dis, àc. 



De la o'^ Conjugaison ct ire. 5IÎ 

Passé composé. Ho dettOy Sec, J'ai dit. Sec. 

Futur. DirOydirài, dira ; dirémOj dirctey dirdnno» 
Je dirai, tu diras, il dira, &c. 

Impératif. Di tUy dica egli; diciàmOy dite, dkano» 
Dis, qu'il dise, disons, dites, qu^ils disent. 

Suly. prés. Ch'io dica, dica, dica; diciàmo^ 
diciâte, dicano. Que je dise, dises, dise, &c. 

Iniparf. Cliio dicessi, dicessi, dicessc ; dicéssifno, 
dicéstc, dicéssero. Quejedis^e, disses, dit, &c. 

Temps ittcertain. Dirai, dinsti, dirchbc, êtc^ 
Je dirois, &c. 

Participe. Detto, dit. Gér. Dicendo, disant 

Conjuguez de même les composés ridïre, redire ; 
prédire, prédire; disdire, dédire contrudire, con«- 
tredire, henedïre, bénir, &c. 



TNiORiRE, mourir. 

Indic. prés. Muàjo foj, imiori, mitore; muoJ0:m& 

et inojâmo, morite, muôjono. Je meurs, &c. 
Imparf. Mori-ca, vi, va ; vdme, vàte, vano. 
Passé déf. Mori-i, istï, î ; immo, ute, ironofpj^^ 
Passé comp. Son morto-^-Era niorto, &c. 
Futur. lilorro, (mieux que morirà) morrài^ 

viorrà, monémo, morrétetmorrdrmo. Je mourrai, &c*. 
Impératif. IVluori tu, inuoja egii; mojàmo, 

moriie, muOjano, Meurs, &c. 

Subj. prés. CKio, tu, egli muoja ; mojàmo, 

mojàte, muàjano. Que je meure, meures, meure, &c. 
lmpurfait.3ic»m^2,wom^i,??î0775^e,&c.Je mourusse» 
Temps incert. Morréi morrtsU^ morrebbe ; 



(o) Les poètes disent aussi, moro, mori, mêre^ moriâm», 
môrono. Et le peuple dit wo;o, ?/i«o? j //itf /-«»(?, mubjano. ^ 

(jd) Le peupk dit morsi, 7HQrse et monero au lieu de morii, 
tnon it morirono. Mai» cei mots appartienneat a« verbe rnor'» 
derCf mordre. 

U 



21-8 Des Verbes Irréguliers 

morrémmoy morreste, 7norréhhero, (mieux que «lo- 
rirciy &c.) Je mourrois, mourroi?., mounoit, &c. 
Participe, Morto (qj, Géiondii. Morenxlo, 



SALÎiii;, monter. 

Indic. prés. SrJf;o, sah\ sale; sa^Viâmo ou snl- 
ghiâîno, salie, sfilc;ouo, frj. Je monte, &c. 

Impartait. Saliva, salivi^ Sec. Je montois, kc, 

Pa«isé déf. Sain, (s) salii^tl, sali; salïmmo, 
saliste, sûlÏTono. Je montai, tu montas, il monta, &c. 

Passé comp. Sono salito — Bra salito, &c. 

Futur. Sali-rè, rai^ rà; rémo, réte, rdiino. 

Impératif. Sali tu, saïga e^li; sa^liàmo ou sal- 
ghidmo, salïte, sâl^ano. Monte, qu'il monte, &c. 

Subj. prés. Che io, tu, egii saïga; saglidmo ou 
salghiàmo, s apjiàte ow salghiâte^ Aidgano. 

Imparf. Salissi,salissi salisse, Sac. Jemontasse,&c. 

Temps incertain. Saliréi^salircsti, salirehhe, etc. 

Participe. Salito- Gér. Salendo. 



.UDÎRE, entendre. 

L'irrégularité de ce verbe consiste clans ]e 
changement de Vu en o dans la première syllabe 
toutes les fois que l'accent dans ia prononciation 
tombe sur cette première syllabe, ce qui arrive 



(q) Le participe morto uni avec le verbe atcre ou Ustre fi- 
guifie ausîsi flw/w<'ï:^î/'f, tuer. 

(r) Remarquez que, saglio, sagli, sngîie et sàgUono sont des 
mots vieillis. Et salisco, — , su/isce, est vulgaire. 

{s) Saisi, salse, sàlsero au lieu de ialii, icc. appartienneiit à 
la poéfcie. Tasso C. x. St. 1. 

Tosto ni Uter > frcn l'j, ïhano ei por^e 
E su Ml salsCf ikc. 



De la 3* Conjugaison en ire. 219 

daiH le présent de riiulicatif, dans l'Impératif et 
dans le présent du Subjonctif; ex : 

TïkUc. prés. Odo, odi, ode; udldmoy udite, 
édono. J'entends, &c. 

Impariai r. Udiva^ udivi, udka, <Scc, 

Passé déf, UdiijUdLsti, udî. ^c, 

Passécomp. Houdito — A-véca ndîto, &c. 

Futur. Udi-rOi rài, rà-, rémo, réte, rdnno, et ea 
poësie udro, udrai, udrà, &c. 

ImpéjatitV Odi tu, oda egli; udidmo, udUe, 
Mano. Entends, qu'il entende, &c. 

Subj. prés. Clhe io, tu, egli oda; udidmo, udidte, 
èd ino. Que j'entende, &c. 

Imparf. Udisc'i,udissi,udi6se,&.c, J'entendisse, &:c. 

Temps incertain. Vdi-réi, rcaii, lebhc; unimo, 
reste, rèbhero. 

Participe. Uditç, Gérondif. Udendo. 



Venire, venir, 

înd. près. Vengo, vieni, viens; vcniûmo ou 
venghiâmo, venite, \:éngmio [t). Je viens, &c. 

Imparf. Venïva, xenvci^xeniva, &€. Je venois, &c. 

Passé déf. Venni, vemsti, renne; venimmo, 
f*eniste, vérmerO' Je vins, vins, vint, &ic. 

Passé composé. Sono venùto — Era venûto, &c. 

Futur. Vtrro, terrai, verra, verrémo, verréte, 
verrânno. Je viendrai, &c. 

Impératif. Vieni tu, venga egli; veniàmo, venite, 
véngarèo. Viens, qu'il vienne, &c. 

^'ubj. prés. Cfiio venga, venga, venga; vçnidjno, 
veniàte, vénga?io. Que je vienne, &c. 

Imparfait. Vents H, venissi, venisse c^c. Que je 
vinsse, vinsses, vînt, &c. 



yt) Les poètes, disent aussi ieCT7io, vtvze, ttvcgnono. A rii»- 
parf. vrnia et venicno. 

U 2 



^"20 D^s terhes Irréguliers 

Temp=? incertain. Ver-réi, rcsti, rehbe; rénvmo, 
reste, rébbero. 

Participe. Ve?iûto. Gér. Venendo. 

Ses composés, pervenire, parvenir; sorremre, 
secowrir; conv^nire, convenir, îzc, suivent ieui' 
primitii". 



UsciRE, Sortir. 

Ce verbe ressemble parfuitetnent à Udire, en ce 
qu'il change Vu en c dans les mémos personnes et 
dans les mêmes temps où Udire change Vu en o; et 
il est régulier dans le reste"; ex : 

Ind. prés. EscOy esci, esce; usciàmOf iiscite e- 
scono, Esciâmo au lieu du usciâmo est plutôt vul- 
<^aire. (Prosp. <iei V^er. Tosc). 

Imparfait. Usci-va, vî, va ; vàmOf vdte, vano. 

Passé déf. Usc-U, -isti, -2; -Immoy -iste, 4rono, 
ihcio per uscï est poétique. 

Passé composé. Sono uscîto — Era uscito. 

Fut. Usci-rô^ rai, rà; rem0,rét€,rdjin». 

Impératif. Esci tu, esca; usciàmo et esciâmo, 
vscîie, éscano, 

Siibj. prés. Esc-a, ^a, -o; usciàmo^ usciate, 
vscano. 

Imparfait. Uscissi, &c. Temps incert. Usciréi, &c. 

Infin. Uscire. Part. Uscito, JGér. Usctndo. 

Son dérivé riuscire, réussir, suit les marnes lois. 



Des verbes terminés en isco. 

€40.. Il y a un très-grand nombre de verbes de 
la troisième conjugaison qui ne sont irré^^uliers (ju' 
€n ce qu'ils formant la première personne du sin- 
gulier du présent de l'Indicatif en isco, la seconde 
en isci^ et la troisième en isce, et la troisième du 
pluriel en Ucono, De cette irrégularité ré:>utte 



De la 3- CvujugcHSon en ire. S21 

nécessairement celle du présent du Subjonctif qui 
se forme du présent de l'Indicatif en changeant la 
dernière lettre o en a, ainsi que celle de l'Impératif 
qui se termine en ^c/pour la seconde personne, et 
en sca pour la troisième singulière, et en scano pour 
la troisième du pluriel. V. le tableau des verbes rég. 
Nous allons conjuguer un de ces verbes dans ses 
temps irréguliers, et nous donnerons ensuite une 
liste par ordre alphabétique de tous les autres. 



Finir, finir. 

Indic. prés. ïojinisco, je finis- 

Tujinisci, tu finis. 

Egli^finisce, il finit, 

Noifiiiiàmo, nous finissons» 

Voifinite, vous finissez. 

Eglinojimscom, ils finissent. 
Imparfait. lo finka* Je finissois, &c. 

Passé défini. lo finit. Je finis, &c. 

Passé composé. Hofinzto8cc. Avcvafiuito, ^c. 
Futur. Finira, &c. Je finirai, &c. 

Irppératif. Finisci tu, finis. 

FiniscaegU, qu'il finisse. 
Finiàmo noiy finissons. 
Finite toi, finissez. 

Finiscano églino, quils finissent» 
Subj. prés. Œiofinïsca, que je finisse. 
* fi nii!ca^ .... tu finisses. 
fi nisca, .... il finisse. 
fi niàmo, ,. . . uousfinissions, 
fi niàte, ..;. vous finissiez, 
fi nïscano, .... ils finissent. 
Imparfait. ChQ iofinissi, &c. que je finisse, &c. 
Temps incert. lo finirez, kc, je finirois, etc. 
Infinitif. Finire, finir. Part. FinUo, fini. 
Gérondif Finendo, finissant. 

u3 



£22- 



Des Verbes IrréguUers 



LISTE 

Des Verbes terminés en isco. 



Infinitif» 

Abbellîre, 

Abborrire, fu) 

Abolire, 

Abortîre, 

Addolcîre, 

Adenipire, (*) 

Aderire, 

Aggradire, {?;) 

Alleggerire, 

Ambire, 

Ammollîre, 

Ammonlre, 

Ammorbidire, 

Ammutire et 

Ammutolire, 

Annichilire, 

Annobillre, 

Appartre, fxcj 

Appassîre, 

Appetire, 

Applaudire, 



or?îer, 

abhorrer^ 

abolir f 

avorter^ 

adoucir, 

remplir, 

adhérer, 

aç^réer, 

alléger, 

souhaiter f 

amollir, 

avertir, 

adoucir, 

^ devenir muet, 

anéantir, 
ennoblir, 
paroi tre, 
fiéirir, 
désirer^ 
applaudir y 



Présent, 

abbellisco. 

abborrisco. 

abolisco. 

abortisco. 

addolcisco. 

adempisco. 

aderisco. 

asjoradisco* 

alleggerisco* 

ambisco. 

am mol i isco. 

ammonisco, 

ammorbidisco. 

ammutiseo. 

amniutolisco. 

annichilisco. 

annobilisco. 

apparisco. 

appassisco. 

appetisco* 

applaudisco 



{u) Jihhorrire fait aussi uhhorr-Oy i, e\ et owo, ex ; 

^i brama vnore e il iuo contrario abhorre. {Petr,) 
(•) Adcnip'ire et adempitre Y oyez Empicre p. l63. 
\^v) Aggradire et ag^radarey fx : 

Tanto T^/aggrada il tuo comandamento, &c. (Dante.) 
C/ie mal si ntgue cioclC agli occA/ aggrada. (Petr.) 
(îj) Appcrire ttapparcfe. lï â appare et apparisce au pré* 
•eut, et aj^parvi, et apparu au passé déf. c\ : 
Or quai mi appàre 
Mirucoh 9tiij:fndo* (Pa»tor fido.) 



De 

Aid ire, (x) 
Arricchîre, 
Arrossîre et ar- 

roisare, 
Arrostire, 
Arruginire, 
Assalire, (y ) 
Asserire, 
Assopîrô, 
Assorbîre et as» 

sôrbere, 
Assordire et as- 

sordâre. 
Assortira, 
Atterrira, 
Attribuire^ 
Attristire et at 

tristâre, 
Avvilîre, 
Balbutire, 
Bandire, 
Bianchire, 
Brunîre, 
Capire, 
Cliiarîre, 
Cotorire, 
.Colpire, 



} 



! 



-! 



; 3' Lonjvgaiso 


n en jsco. 


oser. 


ardisco. 


enrichir. 


arricchisco. 


■ rougir. 


arrossiscoé 


rôtir. 


arrostisco.. 


se rouiller. 


arruginiso» 


attaquer. 


assalisco. 


affirmer. 


asserisco. 


assoupir. 


assopisco. 


absorber. 


assorbisco. 


assourdir. 


assordisco^ 


assortir. 


assortisco. 


effrayer. 


attenisco. 


attribuer. 


attribuisco. 


■ attrister. 


attristisco. 


avilir, 


avvilisco. 


balbutier^ 


balbutisco. 


bannir, 


bandisco, 


blanchir. 


bianchisco. 


brunir. 


brunisco. 


comprendre, 


capisco. 


éclaire ir. 


chiarisco. 


colorer. 


colorisco. 


frapper^ 


coipisco. 



22S 



{x) A lapremière personne du pluriel du présent il faut dire 
aèbiame ardirc, et non pas ardiamo qui est du verbe àrdere, 
brûler. Et de «nême on dira abbinte ardire au lieu de ardiatc 
à la seconde personne plurielle du Prés, du Subj. Et ave?id» 
ardire, au lieu de o.rdendo, au Gérondif. 

(y) Axsalîre fsiitaMssi assgle et assagiia, aux deuT préscns , 
et fissaise au passé défini j ex ; 

Nlfiamma d'esto incendio ?20?2 »n'assdle. (Dante.) 
CkeVestremo del riso »ssfig]m il pianto. -^Petr. 
C^' amarosa paùra iicor 7?î'assal?e, (idem.) 



^^24 



Des Ferhes IrréQullers 



Comparire, fzj paroitre^ 

Com parti re, partager. 

Compati re, compatir y 

Com pire et 

com pie re, 

Concephe et > 

i ri/- <:oncevoir. 
concëpeiefaj, j ' 

Condire, assaisonner, 

Conferire, conférer, 

Consegiiire, fbj ebtenir , 

Contribuire, contrihuer. 



Costitiure^ 

Costruire, 

Custodire, 

Defmire, 

Diiierire, 

Digerire, 

Diminuire, 

Esaudire, 

Eseguire, 

Esibire, 

Fallire, (cj 

Favori re. 

Fer ire, fd) 



constituer, 

construire,. 

garder, 

d^nir, 

différer, 

digérer, 

diminuer, 

exaucer, 

exécuter, 

offrir, 

faillir, 

favoriser^ 

blesser. 



comparisco. 

compartisco, 

compatisco. 



?■ accomplir, compisco. 



concepisco. 

condisca. 

conferisco. 

conseffuisco» 

contribuisco, 

costituisco, 

costruisco». 

custodisco. 

def.nisco. 

differisco. 

digerisco, 

diminuiscc. 

esaudisco. 

^jçeguisco. 

esibisco. 

fallisco. 

favorisco* 

ferisco. 



(r) Comparire fait comparu ei comparsi au passé déf. et 
cotnparso et comporUo au participe. 

{■a) Concepire, fait conceplto, concepûto et çoncetto au 
participe. 

{i) Cofisegutre, fait aussi conseguo au présent: 
Si spesso vien chi vicenda conségue. (Dante.) 

(c) Il fait aussi /û//flre de la première conjugaison. Les 
poiètes ont dit fatle pour fallisce : comme Tasso, C. xx. St. ii. 

Propêsto avrà, {se il mio pensier non falJe.) 

(d) Fer ire fait aussi ^ero, feri,fere, mais ce sont des exprcs- 
:sions poétiques, ainsi qiieferûto au participe au lieu de/erUc , 
et plutôt du verbe férere. ex. 

Chi sa corne difende e com« fere, 
Soccorso rt' iuoi perigli altro non chère. (Tasso.) 
E disse egliaitri^y onjâinon sia ierùto. (Dante.) 
Ariosto a dit aussi feggia powr ferisca. C. 4S. St, vi.) 
Chê suSit^ira il corîi' Orimdo fefgia» 



De la 3^ Conjugaison en isco. 



225 



FiniiV, 

Fiorire, 

Forbire, 

Fornire, 

Oarantîre, 

Geniîre et g^- 

rnere, 
Gcstiiv, 
Gioire, 
Gra'Hre, 
Guarire, 
Guarnire, 
I m bas tard ire, 
Im bestial ire, 
Imbruttire, 
InimorbidJre, 
Impadronirsi, 
Impallidire, 
Impaurire, 
Impazzire et 

impazzare, 
Impedire, 
Impiccolire, 
împietrire, 
Impigrire, 
Impoverire, 
Impoltronire, 
Impiitridire, 
Inacidire, 
Inaridire, 
ïnasprire, 
IncalUre, 
Incenerire, 
Incivilire, 
Incollorirsi, 
Incoraggire, 
ïncrudelire, 
Indebolire, 
IndurirCj 



ficnir. 


finisco. 


fieurir, 
polir. 


fiorisco. 
forbisco. 


fournir. 


fornisco. 


garantir. 


garantisco. 


i gémir. 


geinisco. 


gesticuler, 


gestisco. 


jouir, 

agréer. 


gioisco. 
gradisco. 


guérir. 


guarisco. 


garnir, 
s'abâtardir, 
devenir brutal, 
enlaidir. 


guarnisco. 
imbastardisco. 
imbestiaiisco. 
imbrutîisco. 


assouplir. 


immorbidisco. 


s'emparer, 
pâlir ^ 


in'impadronisco, 
impallidisco. 


faire peur. 


impaurisco. 


' devenir fou, 

1 


impazzisco. 


einpêcher, 
devenir petit, 
s'endurcir. 


imp-edisco. 

impiccoliscoo 

impietrisco. 



devenir par esseux,mii^\gT\sco, 
s'appauvrir, impoverisco. 
devenir paresseuximpoltwimco» 



pourrir, 

s'aigrir, 

se dessécher, 

s'aigrir, 

endurcir, 

réduire en cendresinceneiisco. 



imputvidisco, 

inacidisco. 

iiiaridisco, 

inasprisco. 

incallisco. 



policer, 
s'irriter, 
eiicourager, 
devenir cruel, 
affaiblir, 
endurcir , 



incivihsoo, 

m'iivcollorisco* 

incoraggisco. 

incrudelisco. 

indebolisco. 

indiirisco. 



S2Ô 

Infiistulire, 
Intërire, 
Inferocire, 
In flaire, 
Iiigagltaa'dire, 
Irigelosire, 
Iiigentilire, 
Ingerirsi, 
Ing'.iiottire, fej 
Ingiallire, 
lîigobbire, 
ïngrandire, 
iiisi^idirej 
Insolentire, 
IiiSerire, 
Insuperbire, 
Intenerire, 
Intiepidire, 
Intimldire, 
Intisiehire, 
Iiivaghire, 
Inverdire, 
Invigorire, 
înumidire, 
iFruggiuire, 
Languire, (fj 
Marcire, 
Menti re, fg) 
Muggire, 
M un ire, 
Nutrire^ fhj 



Des Ferhes Irrégullers 



ennuyer, 
inférer, 
devenir jeroce, 
influer, 
devenir fort. 



ijifastidisco. 

inlerisco. 

inferocisco. 

influisco. 

ingagliardiscfo. 



ingensco. 



devenir jaloux, ingelosisco. 
devenir noble, ingentilisco. 
^'ingérer, 
engloutir, 
jaunir, 
devenir bossu, 
grandir, 
s\{ffadir, 

devm Ir insolent, i n c o 1 enl i se o. 
insérer, iiiserisco. 



iiighiottisco. 
îngiallisco. 
ingobbifcco. 
ingrandi SCO. 
iiisipidisco- 



i enorgueillir, 

attendrir, 

tiédir, 

intimider, 

devenir étiqut, 

charmer, 

reverdir, 

se fortifier, 

humecter, 

1 ou a 1er, 

languir, 

pourrir, 

mentir, 

mugir, 

munir ^ 

nourrir. 



insuperbisco. 

intenerisco. 

intiepidisco. 

intimîdisco. 

intisichisco. 

invaghisco. 

inverdisco. 

invigorisco. 

inumidisco-^ 

irrugginisco. 

languisco. 

mardsco. 

luentisco. 

muggisco. 

munisco. 

nutrisco^ 



feJ Ingkioitire fait aussi inghîoito au lieu de inghiottisco. 
(f) Langue pour languisce est fort usité, sur tout ea 

poës*iî2. Corne fiùr colto la?igue. (Petr.) 

fgj Mcfitire est emp'oyé,presque toujours régulièrfuiPiit, 
rt OH dit niento, incnti, yncnte et mtnivno, mieux que intn- 
tiseo, S^c. 

{ h J Ç)\\ à\i ntitri et nutrisi^i, 72^utre et nutrifce, nûtrpne 
et««/z^5C£>rto auprésawt. ^ 



De 

Ordirc, 

Patire, 

Partire, 

Pcirtorire, 

Perire, fkj 

Preferire, 

Prv')ibire, 

ProlFerire, flJ 

Proscguire, 

Pnlire, 

Punire, 

Rancidire, 

Rapire, 

Restituire, 

Rimbambire, 

Ringiovenire, 

Riverire, 

Riiggire, /mj 

Sbalordire, 

Sbigottirc, 

S ca tu rire, 

Schermire, 

Schernire, 

Scolorire, 

Seppellire, fnj 

Smaltire, 

Smarrire, 

Smentire, 



îaS'' Cory ugaison 

offrir, 

vurdir, 

souffrir, 

diviser, 

enfanter, 

périr, 

préférer, 

dé fendre, 

proférer, 

poursuivre, 

nettoyer, 

punir, 

devenir rance, 

ravir, 

remire, 

devenir enfant, 

rajeunir, 

révérer, 

ritglr, 

étourdir, 

déconcerter, 

saillir, 

és(?inmer, 

mépriser, 

décolorer, 

ensevelir, 

digérer, 

égarer, 

déiuentir. 



en iseov e5?7 

offerisco. 

ordisco. 

patisco. 

partiaco. 

partorisco, 

perisco. , 

preferisco. 

proibisco. 

profierisco. 

proseguisco, 

pulisco. 

puiiisco. 

raiicidisco, 

rapisco. 

restituisco, 

rimbanibisco, 

ringiovenisco. 

rivcrisco. 

ruggisco, 

sbaiordisco. 

sbigottisco. 

scaturisco. 

schermisco, 

schernisco. 

scolorisco. 

seppeliigco. 

smaltisco. 

smarrisco. 

smentisco. 



^ij Offerire fait aussi affero et qfiro ùu jpréseut ; ofcrsizn 
passé défini, et il n'a qu' offerte au participe. Voyez pae. 21Ç 
fkJ P*Tire fait aussi /^ero, périt perc au présent, ex • 
In cosi lunga guerra aneo 71071 pero. (Petr.) 
Piirchc il reonon si sa/vî, il giustoipem. (Tasso ) 
(l) Preferire MtprofferUo et prof ertoimpariitipe. 
{m) Buggire fait rugge aussi bien que ruggisee, de même 
q\ie muggf àe mugg'ire» 

in) Seppellire Siseppellito et sepolto au participe. 



228 



Des Verbes Irrè<iuUers en î»co. 



Smi nuire, 

Sorbire, 

ISparire, 

Spedire, 

Stabilire, 

S tord ire, 

Stupire, 

Svanire, 

Suggerire, 

SuppUre, 

Tradire, 

Tramortire, 

Trasgredire, 

Ubbidire, 

Unire, 



diminuer^ 

avaler, 

('.isparoltve, 

expédier, 

établir, 

ttu'urdir, 

étonner, 

s'écaporer, 

suggérer, 

suppléer, 

trahir; 

s'évanouir, 

trenîsgresser, 

obéir, 

unir s 



sminuisco. 

&orbisco. 

sparisco. 

spedisco/ 

stabilisco. 

stordisco. 

ptupisco. 

svatiisco. 

É II gg en SCO. 

supplisco. 

tradisco. 

tramortisco. 

trasgredisco. 

ubbidiito. 

uuisco. 



Remarques sur les Verbes en isco. 

S41. Parmi les verbes dont nous venons de donner 
la liste, il s'en trouve quelques uns qui c>nt l'iniinitif 
€n ire et en are, et alors ils reçoivent de la conju- 
gaison en are les personnes que la conjugaibon en 
ire leur refuse. 

Mais lorsque l'on ne peut suppléer aux per- 
sonnes défectives par aucune autre conjugaison 
régulière, il faut chercher un verbe équivalent, et 
00 pourra par ex: employer J^a^/e^mm ^oiir gioîre; 
abbassàre ou deprimere ^owr awilire-, castigàre pour 
pun'ire; infracidare pour marcire, et alors on peut 
dire ci rallegriamo, abbassiama, castighiamo, et 
semblables. 

On peut aussi exprimer ces personnes défectives 
par une périphrase, et dire par ex: abbiamo am- 
hizione, ou siamo ambiziosi, pour le veibe ambire; 
abbiamo ou ci sentiarno ardire pour le verbe art/^Ve; 
/acciamo dnimo pour inanimire: ci rendiam pàllidi 
pour impallidïr€; restiamo stupiti pour stupire: 



Des Verbes défectueux. 2-2 <) 

procurium di smaltire pour le verbe smaltire, &;c. 
(Buommat. tratt. TJ. cap. 4:2.) 



ARTICLE VlII. 

Des Verbes défectueux, 

242. On appelle verbes défectueux ceux qui 
manquent de quelque temps, de quelques personnes, 
&c. tels que Calére, Licére ou Lecére, Rièdere 
Solére, Gire, /re, Olire. 

Cnlérey importer. Voyez pag. 180. 

Licére ou lecére, être permis. V, pag. 184, et 204. 

Riédere, retourner. Voyez pag. 210. 

SolérCj tètre accoutumé. Voyez pag. 188. 



GiRE, aller. 

înd. prés. Voigite, vous allez.' 

Impartait. Jo gka om g'ia, j'allois. 

Tu givi, tu allois. 

Egligica ou gia, it alloit. 

Noi givchno, nous allions. 

Voi givàte vous alliez. 

Eglino gïvano, ils alloient. 
Passé déf. Tu gisti, tu allas. 

Egli gi ou giOy il alla. 

NoigDwno, nous allâmes. 

^ Vol giste, vous allâtes. 

Futur. Girà^ girdi, girà, girémo, giréte, giràn" 
fio, j'irai, tu iras, &c. ^ 

Impératif. Gite, allez. 

Subj. imparf. Ch'io gissi, gissi, gisse; ghsimo, 
giste^ gïssero, que j'allasse, &;c. 
Participe. Giio, ailé. 

X 



tSO Des Verbes Xeuires. 

Rem. Ce verbe n'est guère usité qu'en pot-si^. 
Il n'en est pas de même du verbe Irc, aller, qui a 
lieu dans la prose, et qui n'a que les persoiuies 
suivantes: . 



Ire, aller. 

Ind. imparfait. Egli iva, il alloit, 

Eglino ivano, ils alloient. 

Futur. Noi irémo, nous irons. 

Voi iréte^ vous irez. 

Impér. ite, allez. 

Infinitif. 7re, aller. Partie. îto, all^. 

Item, Le participe ito est tiès-usité dans le dis- 
cours familier. ' 



Olîre, sentir bon. 

Ge verbe n*a que les quatre personnes suivantes; 
lo o/ka, tu vîivi, egli oîiva\ églino olîva/io, je 
sentois bon, &c. 



ARTICLE IX. 

Des Verbes Neutres, 

243. Les verbes neutres sont ceux, dont l'action 
ne sort point de son principe, mais reste dans le 
sujet qui la fait, comme, dormir, chanter, partir. 
Voyez pa2f. 110. X^. 3^. Pour plus de clarté on peut 
définir encore les verbes neutres ceux qui fout d' 
eux-mtmes un sens parfait, sans régir après eux 
aucun cas comme les verbes actiis. Exemple: 
j'entre, je tremble, io entro, io tremo. Remarquez 
cependant qu'il en est quelques-uns qui peuvent 
^ouveruer après eux un accusatif. Lxemple: io 



Des Verhes 'S entres et Réfléchis, ^31 

tic) una îunn;u vUu, in dormo un îun^rt sonno, i& 
corro unlun^o cor^o kc, 



ARTICLE X. 

Des Verbes réfléchis ou réciproques, 

214. On appelle verbes réHéchis ceux dont 
rattion qu'ils expriment retombe sur lesujtft qui l.i 
produit, et qui dans tous les temps sont accom- 
pii^nés des pronoms conjonctifs miy tiy «s/, ciy vi -, 
de la même manière que le verbe Dolcrj^ pag. 181 
et 18C?. Ex: 

Pentihsi, se repentir. ' , 

Ind. prés. Je me repens, io mi pento. 

Tu te repens, tu tipenti. 

Il se repent, egli si pente, 

ISiOus nous repentons, noi ci pentiàmo. 
Vous vous repentez, toi vi pentite. 
Ils se repentent, églino si péntono. 

Il faut conjuguer de même tous les autres temps. 

245. Dans la formation de leurs temps composés 
c'est toujours le verbe éssere, {être) qu'ils demandent, 
et jamais le verbe avère (avoir), ex: 

Je me suis repenti, io mi sono pcntïto. 
Je m'étois repenti, io mi era pentïto, &c. 

246. Ces verbes s'appellent aussi réciproques, 
quand ils expriment l'action de plusieurs sujets, 
qui agissent les uns sur les autres, ex: Bisocrna che 
duefratelli s'àmiuo, il faut que deux frères s'aiment. 
Voyez pag. 140, N°. 4^. 

247. Tous les verbes actifs 'peuvent devenir ré- 
fléchis dans tous les temps, comme: Iq mi îiccido, 
je me tue, kc, Vovez pag. 141. 

X 2 



£3Q Des Verbes Impersonnels. 



ARTICLE XL 



Des Verbes impersonnels, 

248. Les verbes impersonnels, ainsr appelés parce 
qu'ils n'ont que la troisième personne du singulier, 
sont de trois espèces. 

Î249. Lh j)remiôre comprer.d les verbes qui sont 
proprement impersonnels d'eux mêmes; comme: 
Basta, il suffit; Bisogna, il faut; Pare, il semble; 
Flore, iJ pleut; Tuona, il tonne; Grànd\na, il 
grêle; Nécica, il neige; Conviéne, il convient; 
Arvlene, il arrive: Accède, il arrive, &c. que Ton 
conjugue par ia troisième personne du singulier de 
chaque te;)ips, comme: 

Indicatif prés, hisogna, il faut, 

împarf. bisognàva, il falloit. 
Passé déf. bisogno, il fallut. 

Futur. hlsognerà, il faudra. 

Subjonctif prés, che b-sôgni, qu'il faille. 
Imparf. che bisognasse, qu'il fallût. 
Temps incert. bisognerebbc, il faudroit. 

250. Remarquez l^\ que devant les verbes imper- 
sonnels en François on met le pronom il ou ce, ex: 
i est vrai, ou cest vrai; en Italien on supprime 
-es pronoms n'ayant rapport à aucune personne, 
et l'on dit; t vtro. Cependant, quelquefois par 
élégance, on emploie le pronom, et l'on dit: egli è 
xero. 

2^. Les verbes impersonnels en françois n'ont 
que la tioisième personne du singulier; en italien 
on les met au singulier et au pluriel, suivant que le 
régime de ces verbes est à l'un ou à l'autre de ces 
deux nombres, ex; Voyez pag:235. N. 7*^. 
Il arrive une chose, accède u?ia coso. 
Il arrive des choses, accndono délie cose, 

251. La seconde espèce comprend ceux qui se 
rapportent aux verbe« réfléchis, et se conjuguent 



Des Ferhes Impersonnels. 233 

avec les pronoms conjonctifs, ini, tiy gli, le; ci, vi\ 
/uro, ex: 
lad. préïj. Mi dispidce, je suis fâché. 

Ti dispiacCy tu es fâché. 

Gli dispiacCy il est fâché. 

Le dispiace, elle est fâchée. 

Ci dispiace, nous sommes fâchés. 

Vi dispiace, vous êtes fâchés. 

Dispiace loro, ils sont fâchés, ou el- 
les sont fâchées. 

Imparf. Mi dispiacéta, &c. j'étois fâché. 
Passé déf. Mi dispiacque, je fus fâché. 
Passé comp. Mi è dispiaciûto, j'ai été fâché. 

Mi era dispiaciàto, j'avois été fâché. 

Futur. Mi dispiacerày je serai fâché. 

Impér. Dispiàcciati, sois fâché ou fâche toi. 

Subj. prés. Che mi dispidccia, que je sois fâché. 
Imparf. (Jhe midispïacesse, que je fusse tâché. 

Temps inc. Mi dispiacei^ebhe, je serois fâché. 

252. Remarquez que plusieurs de ces verbes im- 
personnels ont les troisièmes personnes du singulier 
et du pluriel, comme nous venons dé dire à lu re- 
marque 2o, page précédente, ex: 

Mi diiole il capo, j'ai mal à la ttte. 

Mi dôlgono gli ofc/ii, j'ai mal aux 3'eux, &c, 

253. La troisième enfm comprend ceux qui, 
provenant des verbes actifs,, ou neutres de leur 
nature, ont devant eux la particule o« qui les rend 
impersonnels, et que l'on traduit en italien par ia 
particule si, ex: 

On dit, si dice. 

On tremble, si tréma. 
On parle, si parla. 

La manière de rendre en italien cette particule an 
est une des plus grandes difficultés de cette langue; 
Nous en ferons un article séparé. 

X o 



234 Remarques sut la particule On 

S E C T. I. 

Remarques importantes sur la particule on.* 

254. 1^ Laparticuleo;2serendenItalienpar5Z,qui 
se place avant le verbe : ex : on dit, si dice ; quel- 
quefois cependant, et par élégance, on le met après, 
et l'on dit, diccsi. Voyez la syntaxe des pronoms 
conjonctifs. 

^^. S'il se trouve une négation, elle doit précéder 
la particule qu'il ne faut pas séparer du verbe; 
exemple ; 7ion si dice, on ne dit pas. 

3". S'il se trouve avec la néîjation un pronona 
conjonctif, la négation se place avant tout ; vient 
ensuite le pronom conjonctif, puis la particule, 
enfin le verbe; exemple: on ne lui dit pas, 7iofi 
gli si dice* 

4'^. Excc-ptez de cette dernière règle îc pronom 
loroj qui se place ordinairement après le verbe; 
ex: on ne leur dit pas, non si dice Ili'o. 

5", Lorsqu' après la particule on se trouve le 
pronom relatif en, il s'unit alors avec la particule 
<iui change sa dernière voyelle i en e, faisant sene ; 
ex: on €n parle, sene parla; on n'en parle pas, 
2ion sene parla, 

G^ Si dans cette même phrase se trouvoit de 
plus un pronom conjonctif, comme : on m'en par- 
era, il faudroit tourner la phrase fianc^oise de 
l'actif en passif, et dire il m'' en sera parlé, et eu 
italien, mené sarà parlato. Autres exemples : 



(*) On appelle cette particule Pronmti absolu par des 
Gvanim airitiis, mais elle ne doit point erre regardée comme 
pronom,puisqu' elle n'est mise à la place d'aucun nomi c'est un 
vrai substantif, dont on se sert pour énoncer une propo>ition, 
quand on ne veut pas déterminer la qualité ni le nombre des 
l>€rsonnes qui eu sont le sujet. 

I 



> 



Re)narqnes sur la particule On 235 

Indicatif présent. 

Qnm'en écrit, 7ne ne viene, ou me nè.scritto. 

On t'en écrit, te ne viene^ ou te n è, scritto. 

On lui en écrit, gliene vicne^ ou gliefi è, scritto^ 

On nous en écrit, ce ne viene, ou ce «' c, scritlo. 

On vous en écrit, ve ne viene, ou ve ne, scritto. 

On leur en écrit, ne viene, eu n è, scritto loro* 

Imparfait. 
On m'en ècriyoit, ine nera scritto, &Co 

Passé Défini. 

On m'en écrivit, me ne fa scritto, &c. 

Dans les temps composés on ne se sert plus da 
verbe venirc, mais du verbe esscrc» 

Passé Parfait, 
Où m'en a écrit, 7ne nèstato scritto, Sec. 

Plusqne- Parfait. 
On m'enavoit écrit, me n era stuto scritto, &e« 

Futur, 

On m'en écrira, me ne verra ou me. ne sarà 
scritto, &c. 

On peut voir par les exemples ci-dessus, rap-. 
portés, qu'on peut employer avec élégance le verbe 
xenire, pour le verbe éssere, 

7'^^ Le verbe précédé de la particule si devient 
impersonnel, comme nous venons de le dire, avec 
c«?tte différence, qu'en Italien il a les deux troi- 
sièmes personnes, ceiie du singulier et celle du 
pluriel, au lieu qu^il n'a en François que la troi- 
sième personne du singulier: On le voit, on les voit, 
-et les Itaiieiiâ disent, si vede, si tédono. Dans le 
-francois le verbe est toujours au sing : parce que le 
mot on, abrégé de ''honme, désigne un individu 
.indéterminé de l'espèce qui est toujours le sujet 



236 Remarques sur la particule On 

de la proposition, de manière que les mêmes 
phrases correspondent précisément aux suivantes: 
riiomme voit lui ; Vhoinme voit eux. iVIais quand 
on dit : xi vedc\ si tcdono^ c'est comme si l'on 
disoit ; cgli si vede, cssi si vedono : où le sujet 
est désigné par un pronom qui est dans l'espiit de 
celui qui parle. Ainsi ce qui détermine en Italien 
de quel nombre on doit se servir, c'est la chose ou 
la personne qui se trouve sous le régime du verbe: 
si elle est du singulier, comme dans cette phrase : 
on dit une chose, on met le verbe au singulier^ si 
diceunacosa: si le régime est du pluriel, comme 
dans cette autre phrase : on dit plusieurs choses, le 
verbe se met au pluriel, si dicouo moite case. 
Autres exemples: 

On loue le capitaine, si loda il capitâno. 
On loue les capitaines, silodano i capitani» 
On voit un homme, si vede un uomo. 
On voit des hommes ; si védono degli uomini. 

Ce qui prouve, que ce qui est en françois l'objet, 
représente toujours en Italien le sujet de la propo- 
sition. On les voit: on, étant le sujet, il est évi- 
dent que les est l'objet; essi ji védono: essi, eux 
ou ils, est ici le sujet, dont on dit si védono. 

8^. De là vient que dans ces sortes de phrases^ 
lorsqu'on rencontre les pronoms relatifs le, la, les, 
qui désignent l'objet, il doivent être remplacés par 
(gli, ella, essi, esse; que l'on n'exprime pas, le 
nombre des verbes y suppléant entièrement, ex: 

On le connoît, si conosce^ pour egli si conoscc. 
Oh la voit, si vede, i— ella si vede. 

On les voit, si védono, — — essi si vedono, 

9^. Il faut cependant excepter le relatif ne, qui 
comme nous l'avons déjà observé, s'exprime et 
s'unit avec la particule si, faisant sene ; ex : on en 
parle, soie parla, 

10^. Il faut se rappeler aussi que dans les temps 



Remarques sur la particule On 237 

composées des verbes employés aven la particule si 
il faut se servir du verbe éssere pouV auxiliaire, et 
-noD pas du verbe avère, comme en François : ex5 
on a dit, si è detto, et non pas si ha detto, 

ll^ Il y a une autre manière de s'exprimer en 
Italien, lorsque le verbe est à un temps composé : 
On supprime la particule H, et à l'auxiliaire éssere 
enjoint le participe de ce même auxiliaire, qui 
est stato: ainsi au lieu de rendre on m'a dit par ïni 
si è detto, ou peut dire plus élégamment mi è stato 
detto. On m'avoit parié, 7ni era stato parlato, au 
lieu de 7ni si era parlato ; comme si l'on tournoit 
les phrases françoises on iria dit, on m'acoit parlé, 
par il m'a été dit, il macoit été parlé, 

12c-. Cette seconde manière est la plus usitée en 
Italien, et lorsqu'on j'adopte, il est esseriticl de 
îaire accorder le participe avec le régime du verbe, 
qui en devient alors le sujet ; ex : 

On m'a donné un grand chien. 

Mi è stato dato un gran cane. 
On m'a donné cent écus. 

Mi sono stati dati cento scudi. 
On m'a payé une grande somme. 

Mi è stata pafrdta zina gran somma» 
On m'a donné de bonnes nouvelles. 

Mi sono State date buone nuove, 

13^. On emploie aussi cette tournure de l'actif 
en passif, lorsque le verbe est à un temps simple; 
mais il faut que le verbe n'ait pour régime quua 
des proiioms conjonctifs, ex: 

On m'attend, so?io aspcttato. 
On me loue, sono lodato. 
On me cherchoit, cro cercato. 
On le cherchera, sarà cercato. 
On lepayeroit, sarehhe pagato. 

Et alors les tournures italiennes répondent aux 
tournures françoises, je suis attendu^ je suis loué ; 
j'ttois chercké, il sera cherché^ il serait paijc. 



233 Remarques ^nr la particule On 

14*^. Mais si le vt^rbe est suivi lYnu régime, alor?, 
comme nous venoiîs de le dire, cette tournure n'a 
pas lieu, et il faut suivre la règle ordinaire, ex ; 

Oc me paye de l'argent, vit si paga del dtnâro. 
On me demande i'aumone, mi si demanda la 

limôsina. 
On me donne des lettrés, mi si danno délie lettere, 

15^. Lorsque les temps du verbe avoir sont pré- 
cédés de la particule o«, sans être suivis d\m par- 
ticipe, on doit se servir des temps de ce même 
verbe, au lieu de ceux du verbe essere^ ex: 

Quand on a du pain pour manger, on a aussi le 
cœur tranquille : 

Quando si ha pane da mangiàre, si ka anche 
Vdnimo tranquillo. 

Si l'on a des amis, on a aussi des ennemis: 

Se si hanno degli amici^ si hanno anrhe dei nemïcL 

16°. Aux remarques faites sur la particule on il 
faut en ajouter encor« une autre, qui est, qu'on se 
sert fréquemment en Irançois de la particule oji 
avec les verbes réfléchis; en Italien pouréviier le 
concours du pronom réciproque siy avec la parti- 
cule si, on exprime la particule on par uno, ex ; 

On se repent d'avoir péché, 
Vno si pente d'aver peccato. 

Et on ne traduira pas: Si si pente, &c. car ce si si 
répété signifie on on^ et non pas on se; autres ex : 

On se fâcl"ie aisément quand on a tort, 
Une si mette fac il m ente in col iera, quando hatorte. 
On se croit joli surtout quand on est laid, 
Unuomo sicrcde bcllo, rnàssinie quando t hrutto. 
Lorsqu'on est sansargent,on se croit malheureux; 
Quando si sta senza quattrini, uno si credc in* 
felice, ou ci credianio infelïci. 

170. On peut rendre aussi la particule on par un^ 
dans toutes les phrases, où l'on parle dans un sens 



Du Vcrhc Impersonnel Y :[.\q\t, 239 

vague, et lorsque la particule on pourroit se rendre 
en François par iin^ ex: 

Si Ton est ré^ervé envers certains amis, ils s'en 
plaiiincnt; si l'on s'ouvre trop, ils en abusent. 

Se uno t troppo clrcospetto cou certi amici, qucsti 
se 7ie chiâmano offesi ; e se uno si confida troppi)^ 
€illôra se ne ahusano. 



SEC T. IL 

Manière d'exprimer le verbe avoir avec ia par» 

ticale Y. 

<255. La particule y s'exprime en italien par ci 
quand on parle d'un lieu où l'on est, comme: 
Puisque je suis ici j'y diuerai, giacché sono qui, ci 
pranzero. Elle s'exprime par ri quand eJle indique 
le lieu où l'on n'est pas, comme: Quanci j't^tois à 
ïlonie j'y mou rois de chaleur, quando cro a Roma 
vi 7norica dl caldo. Vo3'ez ce que nous avons déjà 
observé sur cet article, pag. 112. N*^. 9°. et 10^. 

256. Lorsqu' en francois le verbe avoir est em- 
ployé impersonnellement avec la particule relative 
;//, il faut substituer le verbe Hre au verbe avoir 
pour le rendre en italien, en conservant le même 
temps du verbe, mais avec cette ditl'érence, que 
le verbe essere en italien doit être mis à la troi- 
sième personne du singulier ou du pluriel «elon 
que la chose ou la personHe dont on parle est au 
singulier ou au pluriel, ex .- Il y a son frère, 
r' è suo fratello. Il y a des hommes, vi sono 
degli uàmini. Voyez sa Conjugaison dans tous se^ 
temps à la page suivante. 



^40 Du Verbe Impersonnel y vlyo'iy. 

Conjugaison du verbe impersonnel y avoir, 

SINGULIER. PLURIEL. 

Iiid. prt'S. Il y a, vi è, ou ci è; vi sonoy ou ci 

sono. 
Imparf. 11 y avoit, ri cra; vi érano, 

Pas^é déf. Il y eut, vifw, xi furono. 

Passé com. Il y a eu, ri è stato ; vi sono stath 

Plus. pafl:. 11 y avoit eu, vi era stato; viérano stali. 
Futur. Il y aura, vi sarà\ vi saranno. 

Subj. prés. Qu'il y ait, che vi sia : visiano, 
Imparf. Qu'il y eût, che vi fosse; vifôssero. 
Temps in. Il 5^ auroit, vi sarebbe; vi sarébbero, 

257. Remarquez 1®. qu'on peut aussi en italien 
traduire le verbe impersonnel y avoir par le même 
verbe avère et même impersonnellement, comme 
dans cet exemple: Il y a beavcoup de monde, ou 
il y a btaucovp d'hommes; on traduira bien; V'ha 
molta gente, et v'ha molti uàmini. Il y avoit une 
famille noble et puissante; vavéva un lignaggio 
di nôbili c possenti, (Gio. Vill.) Combien de mil- 
les y a t-il? quante migUa ci ha ? (Bocc, g.S. n. 3.) 
Il y a des lits, qui &c. hav}:i dei letti, che. Sec, 
(idem N''. 9.) Mais il est plus sûr pour les com- 
mençants de faire usage du verbe é^-^ere, jusqu'à 
ce qu'ils aient appris à se servir à popos du verbe 
avère, 

Q^. Lorsque le verbe y avoir est suivi de tout 
autre participe que de celui du verbe être, on ne 
doit plus le regarder dans le discours comme iui- 
personnel, et il faut le rendre en Italien par le même 
verbe avoir, avère, ex: 

J'y ai diné; ci ou vi ho pranzdto. 

Il y a couché; ci ou vi ha dormîto. 
Mais si c'est le participe été, qui suit le verbe 
avoir, il faut alors l'exprimer en Italien par le 
verbe essere, ex: 



Du Verbe impersonnel y avoir. 241 

J'y ai été; ci ow vi sono stato. 
J'y a vois été; ci ou vi era stato, 

258. Lorsque la particule y est suivie du relatif 
en, qui se rend en Italien par /^e, il faut l'exprimer 
en Italien par ce ou re, ne faisant qu'un seul mot 
avec la particule 7ie, disant cène et vene; ex : 11 y eu 
aura un ; cène sarà ou vene sarà uno. Il y en aura 
plusieurs; vene saranno parecchi, 

ry f ce n'è, f ce ne sono. 

^^y'''' { ven'è, ^"1 vene sono. 

Il ny en a points non ce n'è, non ce ne sono. 

Y en a-t-il? ce n'è? ce ne sono? 

iS"î/ en a-t-il pas? non ce n'è ? non ce ne sono? 

// y en avait, ve n'era, ve n'érano. 

Il ny en avait pas, non ve n'era, non ve n'érana- 

Il y en eut, ve ne fu, ve ne furono. 

// ny en eut pas, non ve ne fu, non ve ne furoB#. 

// y en aura, ve ne sarà, ve ne saranno. 

// ny en aura pas, non ve ne sarà, non ve ne saran- 
no^ &c. 

259. Les mots vene et c-ene se placent toujours 
après le verbe, lorsqu'il est à l'impératif, à l'inlini- 
tif et au gérondif, et toujours avant, dans les autres 
cas: exemple : 

Rendez-nous-en la moitié, 
Rendétecene la meta. 

Pour y en avoir trop eu, il n'y en a plus, 
Per ésservene stati molti, non vene sono pià. 
Voyez la Syntaxe des pronoms conjonctifs. 

200. La particule y en françois sert à indiquer 
le lieu ou le temps: quand elle indique ieiieu, on 
l'exprime eu italien par ci ou vi, comme nous avons 
vu In^. 255: pag. 239. mais on ne l'exprime pas 
en Italien quand elle indique le temps; ex: 

Il y a un jour, un mois, un an, que je ne l'ai vu, 
£' un giorno, un mese, tm anno, che nonTh^ vedûto; 
et non pas, vi è u» giorno, &c, 



^4â Du Participe, 

Il y a quinze jour^ qiie je ne l'ai vu. Sono qu'in^ 
dici giorni che non Vho vedkto. 

On peut aussi rendre ces phrases d'une autre 
manière, au lieu de dire : C un annOy sono quindici 
giorni, on peut dire; non Vho veduto da un anno. da 
un mese in qua^ 6lc, ou lorsque la phrase ne con- 
tient pas de négation, on dit: l'ho veduto un mese 
fa^ un anno fa, quindici giornifa. 

261. Remarquez que cette règle n'a lieu que 
pour le passé. Les autres temps suivent la règle 
générale ci-dessus, soit que la phrase soit aiTirma- 
tive ou négative; ex: 

Il y avoit deux ans que je ne lui avois parlé, 
Mran due anni che non gli avéno parlato. 

Il y aura un mois demain qu'il est arrivé ici, 
Sarà un anno domàw da che è arricato qui» 

?62. Remarque, Le verbe êssere a été quekjue- 
fois employé aussi impersonnellement par de bons 
écrivains, ex: F'eia certi Genovésï, il y avoit cer- 
tains Génoi:^, (Sacchetti nov. 151.) Era in questi 
templ certi piacévoli uômini, il y avoit dans ces 
temps certains hommes plaisants, (idem nov. 17ô.) 
au lieu de vérano &c. Et aujourd'hui on dit frt«^ 
quenmient u' è degU uomini, il y a des hommes; 
v' è délie persane y il y a des personnes, au lieu de 
vi sono au pluriel. 



CHAPITRE V. 



Du Participe, 

263. Le Participe est un temps, de l'infinitif, du 
quel on se sert polir former les passés parfaits et 
■plusq lie-parfaits de tous les verbes, comme, ho 
amaio, aceca amato, V oyez eu lu définition pag. lô. 



Du Participe. 



243 



564. Tous les verbes en are font le p:\rticipe er\ 
MÎv: comime, amato^ cantato, parlato, andutuy cou^ 
fessato, adoratOf studiato, &c. 

S20'5. Le verbe ^are seul prend deux tt au parti-^ 
cipe, il ïn'ii fa tto : fato écrit avec un seuU, signi- 
ï\e le destin, 

Q6o. Les participes peuvent aussi remplir la 
fonction d'adjectifs ; exemple : Uomo amato, donnai. 
a7nata; uômini ainati, donne amate, 

^67. On trouve souvent des participes de la pr€^ 
mière coîijugaison syncopés ; comnie. 



Adorno 

Avvezzo 

Carco 

Compro 

Cerco 

JDesto 

Dimentico 

Guasto^ 

Jnchîno 



pour adorndto. 

ai'vezzato. 

carcato. 

comprato, 

— - cercato. 

destato, 

■dimenticato 

— guastato, 

— inchinato. 



Ingomhro^GMrin^omhfGtQ 
Làcero ' < < iacerdto, 

Màcero macerato. 

Manifesto— — manifestato 
Mozzo — — - mozzatù. 

Scemu scenato, 

Tronco — — troncaio. 

Urto urtato, 

Véndico vendicato. 

Ainsi d'une infinité d'autres. 

Remarquez 1°. eue cette construction est imitée 
des Latins, là où ils disent: lacerus pour lacsratus^ 
saucius pour sauciatus: At regina gravi jam dudum 
eaucia cura, (Virg-. IV. En.) ^'^. que le participe 
après ce retranchemente reste le même que la pre- 
mière personne du présent de l'Indicatif. 3*. qu'en 
poésie cette suppression est toujours permise, et 
qu'elle l'est même dans la prose, toutes les fois, 
qu'elle est approuvée par les circonstance?, 

SoS. Il y a trois sortes de participes; savoir, le 
participe actif, le passif et l'absolu. 

1*^. Les participes sont actifs quand ils sont pré-^ 
cédés du verbe avère : comme, ho amato, aveva 
amato ; ho dcttOy hai detto ; ho crcduto, h > sentito, àcc, 

2o.Ils sont passifs lorsqu'ils sont précédés du 
Yerbe essere, comme, sono amato, sono creduto, &c. 

3^. Les participes absolus se rapportent aux par- 

y 9 



244 Des Adverhes, 

ticipes absolus des Latins; mais ils sont composés 
des gérondifs des verbes auxiliaires ayant ou étant: 
comme, ajant aimé, avendo aniato; étant aimé, 
essendo amatOy essendo creduto, Sic. 

Souvent on n'exprime pas ayant ni étant: 
comme: Ayant fait ceh, fatto questo. Ayant dit 
cela, detto questo. Cela étant fait, fatto questo. 
Le sermon étant fini, Jinita la prédira, &c. 

269. Les Italiens ont une manière particulière 
pour exprimer après que, et qu'ils tournent la 
phrase: comme, Après qu'il eut fait,ya^^o ch' ebbe. 
Après qu'il eut parle, parlato cK ebbe. 

Voyez dans la seconde Partie la concordance des 
Participes. 



CHAPITRE VL 



Des Adverbes, 

570. L*Adverbe est une paitie indéclinable du 
discours, qui se joiiit avec les adjectifs et les verbes, 
et qui sert à exprimer la manière ou les circon- 
stances de la chose dont on parle: il est une ex- 
pression abrégée, équivalente à un nom et à une 
préposition. En effect l'adverbe dolcemente (douce- 
ment), est l'équivalent de con dolcezza, avec dou- 
ceur. Il y en a de plusieurs sortes ; savoir, de 
temps, de lieu, de quantité, &c. 

Des adverbes de temps; comme, à présent, main" 
ienant, hier, aujourd'hui, jamais, to?4Jours; &c. 
presentemente, adesso, jeri, ogsri, mai, sempre, &c. 

De lieu; comme, où, d'où, ici, là, de là, &c. dove, 
donde, qui, là, quindi, &c. 

De quantité: comme, cowi/e^, ta?it, autant, peu, 
beaucoup, trop, &c. quanto, tanto, altrettanto, poco> 
molto, troppo, &;c. 



Des Adcsrhcs, 545 

571. II y a des adverbes qui se forment des noms 
adjectifs, en changeant la dernière voyelle o en a , 
ajo itant fiientc à celle-, i : comme, de santo, santa^ 
meite, saintement; ricco, r'/ccamente, richenient ; 
dotto, (Ijttamente, doctement; alto, aitamente, hau- 
tement, (e) La raison de ce changement est que 
le substantif mente étant du genre féminin, il faut 
que l'adjectif qui le (juaiiîie "lui corresponde dans 
la désinence analogue au même genre. 

27^2. Voilà pourquoi i'adjeclif doit être invaria- 
ble, lorsqu'il est terminé par e: comme, féroce- 
mené cruellement, Costante, costantemenie, con- 
stamment : Diligente^ diligentemente, diligemment: 
PrHcIente, prudentemente, prudemment, ^c, 

-273. Si les uoqjS adjectifs se terminent en le ou 
en.re^ il faut ôter e, et mettre mente: comme, 
Fedele, feddmente, fidellement. Umile, umilmente, 
humblement. Tale^ talmente, tellement. Mag^ 
giore, magoriormente, plus grandement ; au lieu de 
fede/emente, maggioremente, Sec. 

274. Les adverbes, comme lès adjectifs, sont, à 
f[-uel(jues exceptions près, susceptibles de trois 
dfgrées de comparaison, positif, comparatif et su- 
perlatif, tels que, bene, bien ; mégllo, mieux ; otti' 
mameate, très-bien. Maie, mal ; péggio, pire ; pes- 
simamente, très-mal. Ceux qui n'ont pas d'expres- 
sions particulières pour ciiaque degré decompa-- 



(e) Tous les adverbes, termines en ente, sont une expres- 
siou abrégée, d'une phrase composée dune préposition, d'uu 
adjectif, et du substantif mente qui signifie esprit ou a?ne ; 
ainsi l'expression sinceramente, est exactement la même que 
con mtnte sincéra, avec une ame sincère, sincèrement, où il 
y a ellipse de la préposition co/ï, avec. On en sera plus cou- 
vaincu par rexemple .suivant du Tasse, Ger. lib. 12. 

A me che Itfui servo t con sintera 

Mente r amaiy tidlt non battezzata. 
Avant que tu fuî>&es baptisée elle te confia à moi qui fus son ■ 
serviteur, et qui i' aimai sincèrement, 

y3 



-•1^ Bes Adverbes, 

raison, forment leur comparatif en ajoutant pm ou 
mefio\ ex: Put fortem ente, plus fortement. Meno 
sovente, moins souvent. 

275. Tous les adverbes terminés en mente peu» 
vent devenir superlatifs en chanoeant ainente ou 
ementeen issinmmcnte, comm^, Fortemente, foiUssi- 
■maynente. ; Elegantemente, eleçrantisslmTmente, 

Q7G. Ceux qui ne se terminent pas en 7nente 
deviennent superlatifs en ajoutant hsùno à la place 
de la dernière voyelle ; ex : 



Beyie^ 

MvJtOf 

Spesso, 



henissimo. 

moltïssimo. 

spesszssùno. 



Ta ni i y 

Poco^ 

Bravo, 



fardissimo, 
pochissimc. 
bravissîmo. 



Les af: verbes sont en très-grand nombre dana la 
langue Italienne; nous allons donner ie^ plus 
usités distribués par classes. 

Adverbes de qualité. 



Dotiamente, 

Aciedutamente, 

Piacevohnente, 

Parcamente, 

Diligentemente, 

A hello studio, 

A f^ara, 

Da galavituorno, 

Sul mio oncre, 



Quanto, 
Slolto, 
Assai, 
Paco, 
Troppo, 
Quas?', 
forte, 
Meno, 
fiente af- 
fatto, 



Adverhc. 

combien. 

> beaucoup. 

peu. 
trop, 
presque. 



savamment. 

prudemmenf-. 

plaisamment. 

sobrement. 

ddigemment. 

exprès. 

à l'envi, 

foi (Thonnète liomme, 

sur mon honneur. 

de quantité. 



1 Kn//a, 
A lente, 
Punto, 
Al meno. 



fort. 
moins. 



rien 



du m.oins. 



pointdu tout. I 



A yDoco«/.'oco,peu-à-peu. 
Altrettanto, autant. 
Tanto, tant. 

Abbastarua y sutfisam- 
ment. 



Des Atherhes» 



9«7 



Adverbes de lieu. 



Quivi, 

Là, U, 
Co/à, 
Colassi), 
Cola^giii, 

Cosiif 
Costà^ 
Qua, 
Lassù, 

Qui /ici. 



ICI. 



la. 



là-haut. 

là-bas. 

ici. 

là. 

ici. 

là-haut. 

jci bas. 

d'ici. 



Qnindi, \ , y. 
Indiy ) 

Onde, dondC) d'où. 
V ici no, près. 

T . > loin. 

Lungi, 3 ^ 

In disparte, à l'écart. 

Dir in? petto, 1 ,. 



In fàccia, 

Altronde, 

Altrore, 

Innanzi, 

Dietro, 



is-a-vis. 



ailleurs. 

devant, 
derrière. 



Idverhes de temps. 



AUôra, 

Ora, 

Adesso, 

Sàbiio, 

Jeri, 

Domàni, 

Qrrrrj 



aîors. 

maintenant, 
à présent, 
sur le champ, 
hier, 
demain. 

aujourd'hui. 



Oi^v;idî, 

Og^imdi, J 

Aître yoZ^e, autrefois. 

Talora, 1 ^ r ■ 
> quelquetois 



T air oit a 
A le une, 
volte. 
Aile volte 
Presto, 
Adagio, 



] 



quelquefois. 

bientôt, 
doucement. 



A bel agio, aisément, 
Fra pocOf dans peu. 



rainai, 

Ornai, 

Dianzi, 

Poco fa, 
I Appresso, 
I i*rinia, 
I Dipài, 
1 Un pezzo 

I fo, 

Quando, 

Quanto 
prima. 

Continu- 
amen te, 

Spesso, 

Sot-ente, J 

Già, diggiày 

Mentre, 



dorénavant. 

déjà. 

auparavant. 

tantôt. 

auprès. 

avant. 

après. 

long-temps 

avant, 
quand. 

au plutôt. 

continuelle- 
ment. 

souvent. 

déjà, 
pendant. 



243 



Des Adverbes,^ 



Adverbes d\agïrmatlvn et de négation. 



Sî, oui. 

Si benr; oui-dà. 

Certo, 1 certaine- 
j ment. 
Veramente, vraiment. 
Senza dàb^ ) , , 

bio. I sans doute. 

In verità, en vérité. 



A fè mia^ sur ma foi. 
l^ol entier!-, volontiers. 
Di biiona \ de bonne vo- 

vôglia, ) ionté, 
Nôy non. 

Non già, non pas* 
Ne, ni. 



Adverbes d'ordre. 



A vicenda, 
Gradata?nc?2te, 
Successivamente, 
L'un dopo VaHro, 
Prhnieramcnte, 
Ultimamente, 
Finalmentej . 
Pôsaia^ 

iJipôi,. 



réciproquement, 
par degrés, 
successivement, 
l'un après l'autie. 
premièrement, 
dernièrement. . 
finalement. 

> ensuite. 

après. 



Adverbes d'exhortation. 



Orsù, . 
Animo, 
Su via, 



Corne, 
Anzi, 

Méglio che. 
Mena che. 



ça. 

courao;e. 

allons. 



O bene, 
Di grazia, 



Adverbes de comparaison. 

comme. j Péggio che, 
même. | Piuttosto, 

mieux que. | Più presto 
moins que. | 



ou bien» . 
en grâce. 



pire que. 
tôt.. 



. }p'" 



Adverbes de ?iombre. 



Quantefiate, 
Quante coUe, 



] 



combien de fois. 



Des Prépositions. C!i§ 

Pritnitramentej ) -s , 

, . ; ' >- premièrement: 
Jn primo iuogo, ) ^ 

AUaJine, après tout. 

Di séguito, tout de suite. 

Adverbes d* interrogation. 

Perché f pourquoi? | tluanto? combien? 
Corne f comment? | Quando? quand? 



CHAPITRE VII. 



Des Prépositions, 

S77. La PRÉPOSITION est une partie du discours 
fjuisemetdevant les noms,les pronoms etles verbes, 
comme nous l'avons dit dans l'introduction, p. 16\ 

278. Chaque préposition demande après soi. 
quelque cas, comme nous verrons dans le recueil' 
suivant par ordre alphabétique. 

A cause de, per rispetto dL Génitif. " 

A cause de vous, per rispetto vostro ou di vod, 

A cause de moi, per rispetto mio ou di me, 

A l'égard de, in quanto a, al ou a//o, &c. 

A V entouv àQ^d' intorno a. AW intorno di. 

Après, dopo. G-énitif, datif et accusatif. 

Arrière, dietro. Dat. et ace. En arrière, in dietro^ 

A côtéde, a lato; vicino. Génitif et datif. 

Au-delà du, di là del ou daL Génitif et ablatif. 

Avant, avanti. Datif et accusatif. Primj, Gén. 

Avant moi, pnma di me. Génitif. 

Avant vous, avanti voi, a voi, prima di voi. 

Avec, con. Accusatif. Avec le ou la, col, con lo, 

con la. Sec. Voyez pag. 60, N^. 36* 
Au milieu du, in mezzo del, in mczzo al, G en. et dat. 
Au pied de la, appiê délia, Génitifo 



Sô^i Dés Fréposit Ions, 

Auprès de, appresso. Génitif, datif,^etaccuFatif^ 

Autour du, intorno il, d-el^al^ dal, aîl'intorno deL 

Chez, Ja, in casa di. Sec, 

Chez le ou la, c/a/, dalla, dalla: in casa del, délia, &c. 

Contre \e,. contra il, co-ntra del. Génitif et îiccusatif» 

Contre moi>. contra jne, contra di me, contro a me. 

Dans, in, dans le, ncl, nello, nella, Y . pag. 60. N. d\. 

Dans cieux jours, /m ou In diiegiorni». 

Deçà dvkydi <]ua daL Ablatif. 

Delà du, di là dal. Ablatif. 

Dans le, dentro. Génitif, datif et accusatif. 

Derrière le, dietro al, dietro il. Datif et ace. 

En, devant un nona, se dit en Italien in. Voyez 

pag. 60. No. 33, 34. 
En, devant un verbe, ne. V. pag. 100. N. 1^. 
En cachette du père, di tiascasto del padre ou al 

padre. 
Entre, /Va, ira. Accusatif, et Génitif. 
Envers moi, verso di me. Génitif et accusatif, 
Er, virer;, circa. Géfrit^f,- de.tif et accusatif. 
Horsdu, /^^o/7 Je/. Génitif, 
riws và,juvri at*» Uciîii.ï>» 
Horrais le, eccetto il. Accusatif. 
Joignant la muraille, contiguo aï mura, rasente il 

muro. 
Jusque, sino,fno ; insino, infino. Datif. 
Loin du logrs, lungi délia ou dclla casa. Gén, etabl. 
Le long de la rivière, lungo. del, al, iljiume, 
'Par, perouda. Voyez pag. 160. No. 228. 
Pour, per. Accusatif. 
Près, proche, pressa. Génitif, datif et accusatrf. 

Vicino. Datif. 
Sans, sefi^a, senza, di. Génitif et accusatif. 
Selon le, secondo il. Accusatif. 
Sous la table, sotto la tavola, délia ou alla^ 
^ous le, sotto del, sotto al ou sotto il. 
Sur, sopra. Génitii, datif et accusatif. 
Sur le, sopra del, sopra il, et sopra «/, ou sin, Sec, 
Touchant raffaire, circa Vaffàre, intorno alC affatgr 



Des Conjonctions. 5^1 

Touchant le, in quanta al. Datif. 

Vers le, verso il^ verso ciel. Génitif et accusatif. 

Vis-à-vis, dirimpetto. Datif. 



CHAPITRE VIII. 



I>es Conjonctions, 

27D. Les conjonctions sont des mots invariables 
ou des expressions abrégées qui servent à exprimer 
le rapport que l'esprit aperçoit entre deux objets 
qui peuvent se présenter à i'espiit sous plusieurs 
points de vue dilîerens. 

Les noms des mots et des expressions, employés 
comme des Conjonctions, étant les mêmes dans 
toutes les langues, j'en aonnerai ici une liste des 
plus usitées. 



A condition que, 

conpatto che. 
Au contraire, anzi, al 

cofitrario. 
Afm que, accio che. 
Avec tout cela, con tutto 

ciô. 
Ainsi, onde. 
Ainsi que, secondo che. 
Autant, tantOy quanta. 
Autant que, per quanto. 
Bien que, benchè. 
Car, perché, imperocchè. 
Comme ainsi soit que, 

conciossiacosache. 
Donc, adunque. 
Encore, ancora. 



Xé;an- 
moins, 



) niéntedimeno, 
> Jiondimeno. 
) nulladimeno. 
i\, ne. 
Ni moi non plus, neppkr 
io, ?îè ancliiOf ne nieriioy 
ne mancKio^nè tampoco 
io. 
Ni même, ne mena. 
Nonobstant que, non oS'* 

tante che. 
Ou bien, ovvéro. 
Parce que, perché. 
Posez le cas que, data che, 
data il casa, in caso che, 
Pourquoi,/>er quai motivOt 
Pourtant, pero. 



^52 



De r Interjection. 



Encore que, bien que, Pourvu que, purckè. 



quantunque,benchè, seb- 

béne. 
Enfin, ïn somma. 
En outre, in oltre. 
En tant que, in quanto. 
Et, e et erf, mais jamais 

et. 
IVIais, ma. 
Même aussi, anche. 
^lieux, meglio. 
Ou, 0, ovi'éroy oppûre. 



Plutôt que, jD/îi tosto chc. 
Puisque, poichè. 
Quand même, quandê 

anche. 
Quoique, bcnchè, sebbéne, 

con tutto che, quantun^ 

que. 
Si, devant un verbe, se. 
Si non, se non. 
Supposé que, supposto che 
Vu (jue, suante che, atteso, 

che. 



CHAPITRE IX. 



De r Interjection. 

980. L'Interjection est l'expression de la pas- 
sion; c'est le cri qui nous échappe dans une 
affection vive; comme, 

A l'aide, à l'aide, g;z^?o,| Halte, alto. 

ajîito. Hélas, oimèf ahimè / ahi 



A merveille, bravo, bravo. 
Au feu, alj^uocv. 
Aux armes, <///' armi. 
Bon, bon, huono, buono. 
Courage, a/zimo, coraggio, 
Fi, vergogna, oibd. 
Gare, gare, a voi, a voi ; 

guarda, guarda ; largo^ 

largo ; hadûte. 



lasso ! ahi lassa ! 
Paix, paix, zitto, zitto. 
Prenez garde, state in 

ceri'clio, ou avvertite, 

hadûte. 
Silence, silenzio, zitto. 
Vraiment voir, oibd. 



JIN D£ LA FIl£&IIliK£ PARTIE. 



^JO 



SECONDE PARTIE 

ir DE LA 
GRAMMAIRE. 

CHAPITRE I. 

De r Ortkoo^raphe Italienne. 

L L'Ortïîographe est Tart d'écrire correctement 
tous les mots d'une langue, selon les règles tilaijlies 
et l'usage suivi par les meilleurs écrivains. 

2 En Italien on écrit les mots exactement 
comme on les prononce, ce qui rend l'orthographe 
très-facile. 

3. Dans toutes les langues l'orthographe mo- 
derne est fort différente de l'ancienne. C'est la 
célèbre Académie de La Crusca qui, dans son 
grand dictionnaire, a fixé les principes de la nou- 
velle orthographe italienne, et les livres imprimés 
avant l'institution de cette savante société sont 
aujourd'hui diliicilesà lire et à comprendre. Mais 
la plupart des auteurs modernes, s'écartant des 
règles établies dans ce dictionnaire, veulent encore 
introduire une orthographe nouvelle. Nous sui- 
vrons l'usage le plus généralement reçu, et qui 
nous paroit le plus raisonnable. 

4. L'Ortographe règle les lettre?, l'apostrophe, 
les accens, et le retranchement des mots ou des 
syllabes. 

z 



tji De r Orthographe liaiienne. 



De la terminaison des mots de la langue 
Italienne, 

5. Avant de traiter séparément chacune de ces 
parties, nous observerons qu'il est dans la nature 
de la langue italienne que presque tous les mo;s 
finissent par une voyelle : 

Excepté. 1®. ed c^t ad svf nt les mots qui com- 
mencent par Rne voyelle, au lieu de e et, a à, et 
autres semblables. 

2''. Les articles z7, del, ai, dal, et les particules 
mon, in, con, per-, ne, en, avec, pour. 

3^. Tous les mots dont on retranche quelque 
lettre tels que ahhiâm, au lieu de abbiàmo, nous 
avons, comme nous le dirons encore à l'article du 
ictranchenrent des mots et des syllabe^. 

Des mots qui augmefitent de quelque syllabe. 

6. En italien les mots ont rarement trois con» 
sonnes de suite, à moins qu'une d'elles ne soit 
liquide, ou qu'il n'y ait une h ; comme, astro, 
astre ; poltrône, lâche ; bicchiere, verre. C'est 
pourquoi Ton doit écrire astersivo au lieu de ahs^ 
tersivo', sustantivo au lieu de substantito ; et isti- 
tuxiojie, istanza, istruire, isiruméntOy au lieu de 
instituzione, instŒiîza, instrumento, hc, C'es^t aussi 
pourquoi on ajoute un i devant tous les mots qui 
commencent par une s suivie d'une autre consonne, 
comme in istato, per i:trada, in Iscozia, au lieu de 
in statu, per strada, in Scozia. 

Ou ajoute ordinairement un c? à la préposition a 
et aux conjonctions e eto, et l'on dit mieux ad une, 
ed egliy od io, que a iino, e egli, o io. 

On ajoute aussi quelquefois une syllabe entière à 
des noms qui se terminent avec un accent, comme 
pîetà, virtù, et on écrit pietade, virtude, et sembla- 
bles; mais cela se fait plutôt en poésie qu'en prose» 



De l'Orthographe Italienne,. S55- 

Du redouhlement des Consonnes, 

7. Les Toscans sont dans Tusage, pour mieux 
exprimer leur prononciation, de réunir deux mots 
en un seul, en écrivant. On ne peut établir au- 
cune règle positive sur cela : et personne ne doit 
prendre la liberté de faire de telles compositions, 
mais on ne doit employer que celles qui sont auto- 
risées par l'usage. Nous tâcherons pourtant d*en 
établir quelques règles, et nous coramenceronâ 
par les mots composés. 

Dès mots composés, 

S. On appelle composés tous les mots qui sont 
formés de deux on plusieurs mots unis ensemble, - 
comme; oltremodoy (extraordinairement) formé de 
^Itre et modo. Dans quelques-uns de ces mots il- 
faut doubler la. consoniie et dans d'aut-res on l'écrit 
simplement. 

Des mots composés où Vçn double la Consonne., 

9- On double la consonne dans les n^ots com- 
posés. 

1<^, Lorsque la dernière syllabe du mots précé- 
dent est accentuée, comme dr.ns perciocchè com- 
posé.de percio et che, on double le c: Vedrollo de 
Tiedràet lo, on double IV. 

Excepté le pronom glz qu'il faut écrire avec un 
ieu\. g. comme: diroglij ]t lui dirai, et non dirog'; 
gliy &c. 

2"^. Lorsque le-mot précédent est un monosyllabe, , 
comme dammi, dillo^ evvi, vanne, fammi, &c. com- 
p^osé de c?a, di, è, va, fa, et des mots mi, lo, ti, 
ne, mu- 

3=. Quand le premier des mots composés est une 
des particules suivantes. A, I, O, Co, So^ ,Su, Da^ . 

z 9 



-5^ Remarques sur les lettres. 

Ha, Fra, comme: accorrere, irrigare; oppone 
commiiovere^ sollevare, succéderez dabbcne, raccon- 
tare, frammettcre. 

Excepté s impura que l'on ne double jamais, 
comnje: asplrare^ costrïngere^ sospiràre, &c. 

4*^. On double ia consonne des mots précédi s de 
contra et sopra, comme contrappore^ soprattutlo, 

5°. On écjit citrettantoet altreitule composés de 
altre, et tanto et taie; mais il n'en est pas de même 
dans altresi. Ogni fait doubler 1'^ dans ognissanti^ 
et oitra dans oltraccio qui équivaut pourtant à oltra 
clo. 

6^. Traj double la consonne de tfattenere seule- 
ment. 

7*^. Di, double VF et 1'^, seulement dans diffon- 
dore et dissimile. 

S^. In, faittoujours doubler la consonne du mot 
suivant commençantparN, comme in?iato, innumera- 
bile; et quelquefois même lorsque le mot suivant 
commence par une voyelle, comme, z'/^Tzacçrwftre, ?«??«/- 
zare, innaniorare, mnaneliare^ hc. excepté inoriidire. 

.Q". S£,dou ble la consonne dans. ^eèèer^e, et stppure. 

10^. Ri, seulement dans rinncgare, rinnestare, 
rinriovare. 

1 1 ^. PR0,dans proccurare, proffilare etprovcedere. 
On peut écrive p^ussi procurare, projilare et provedere, 

12"^. E, fait doubler le Cetl'F deeccedere,eccitare, 
•efeminato, effusione, et le B et le P, de ebbene, 
eppure. 



ARTICLE I. 

Remarques sur les lettres., 
C. 
10. Quand cette lettre est suivie d*un t en 
fran(jOis et en Latin, elle est remplacée en Italien 
par un autre t ou par un s ; ex; acte, atto; ac- 
tuel, attuale; action, azivne; dictionnaire, dtzio^ 
7iério, &c. 



Remarques sur les Lettres. ^'^ (^ 

D. 

11. Souvent on ajoute un d aux particules e et, 
a à, quand elles précèdent des mots qui .commen- 
cent par une voyelle, alin d éviter ^ ^^^^^u q e 
produiroit la prononciation de deux yoyells de 
Tuite; comme: ed ella cosïrlspose, et ede repond t 
ainsi, au lieu de e e/Ia; ad Antonio, a Antoine, au 
lieu de a Antonio, &c. . , 

En poëiie plus souvent qu'en prose on ajoute un a 
à la conjonction o, et même à la particule négative ne, 
devant les motsquicommencentpardesvoyelles,ex. 

Oveporfre ombra. un pino alto od un co//e. (Petr.) 
Ned ella a me per tutto il tua disdegno. (idem.) 
On trouve aussi dans les anciens auteurs c/^ec^,^^ 
scd,perched, au lieu de c/.e, se, perche devant le*.. 
mots qui commencent par des voyelles, mais on 
auroit tort aujourd'hui de les imiter. 

B, suivi d'une m en francois et en Latm, est rem- 
placé e» italien par une autre m: ex: admirer 
ammirare; admettre am7?ietttTe, &c=. ^ 

E, • 

lo En francois, l'e a trois sons diiTérens; il est 
muet, ouvert, ou fermé. Comme il n'est jamais 
meut en Italien, il est toujours ouvert ou ferme, 
ainsi que nous l'avons expliqué au cnapitre de la 
prononciation des voyelles, première partie, pag. 20. 
Il est d'autant plus important de bien connoitre la 
■ manière de prononcer l'e, qu'il y a des mots dont 
le sens n'est déterminé que par la prouuuc lat oii ue 
cette voyelle. Si l'on prononce ouvert 1 e de i e)na, 
ce mot signifie thème; et quand on le prononce 
fermé, i\ s'igmÛQ rrainte. 

Nous donnerons à la fin du second volume^ un 
traité de la prononciation de Ve et de Vo, aans 
lequel nous établirons des règles pour savoir quand 
ces vovelles ont le son ouvert, et quand elles ont 

z 3 



^5S Remarques sur les Lettres. 

le son fermé. Nous y ajouterons une liste de mots 
qui s'écrivent de même, mais qui orit une s gnifica- 
tion diflerente selon que ces deux voyelles ont le son 
ouvert ou fermé. 

F. 

13. En françois cette lettre est en plusieurs mots 
précédée d'une m, mais en italien on y substitue 
une 7?, comme anfiteatro, amphithéâtre; trionfo, 
triomphe; énfasi, emphase, &:c. 

J. 

14. Cette lettre est consonne, suivant beaucoup- 
de grammairiens, et voyelle suivant d'autres. Selon 
Buommattei, Corticelli, Dolce, ^elli, Soave, &c. 
l'j est consonne dans les mots Jer/, hier; ajo, gou- 
verneur; ajtito, ?i\de; pajoj pair; Ge;2;?a;o, Janvier; 
Febbrajo, Février, &c.; lorsqu'il forme une s\llabe 
avec la voyelle qui le suit, et ne peut pas en être 
séparé. Il ne faut pas le confondre avec Vi vo- 
yelle, qui au contraire peut être séparé de la 
Toyelle qui le suit, et qui est toujours précédé de 
quelque consonne avec laquelle il fait syllabe, 
comme dansées mots nientey rien; diàrio, jour- 
nal; où Vi fait syllabe avec la consonne précédente, 
séparément de la voyelle qui suit, comme Jii-en-te, 
di-a-ri'Oy &c. Et c'est par cette raison qu'on écrit 
addicttivo, ahb/'etto, etc. et non pas addjettivo, &c. 

L'J doit d'autant plus être regardé conim« con- 
sonne, qu'il ne s'éiide jamais avec la voyelle finale 
du mot qui le précède; ainsi il faut écrire et pro- 
noncer vidijen, je vis hier; et non pas vid' jeri-, 
lajattanza, et non pas Vjattanza. Ainsi Tasso, c. x. 

st. 43. 

Cliejer tu ricettasti entro le mura. 

On emploie aujourd'hui cette lettre, 1^. pour 
remplacer l'r daus plusieurs mots terminés en aro^ 
tels que Gennajo, Janvier, pour GeTimro; calzo^ 
Iqjo, cordoi^aier, pour caho/dro; marint^Oi ra^e- 



Reiiiarques sur Us Lettres^. 259 

lot, pour marinùro, fornajo, boulanger, pour' 
fornàro, &c. 

^<'\ Pour former le pluriel de tous les noms, 
adjectifs et substantifs, qui se terminent en io bref, 
comme studio, étude; témpio, temple; sobrio, 
sobre; rizio, vice; temeràrio, téméraire; necessà- 
rio, nécessaire; les pluriels de ces mots sont stuâj, 
tempj, sobrjy vizj, temerarj, necessarj, &c. p. 83. r\. 98. 
3*^. Pour former les trois personnes du singuUeur 
du pré:-ent du subjonctif de tous les verbes de 
lu première conjugaisan terminés en diare et ziare; 
comme studiare, odiarc, ringraziare; ex: ch'io 
stûdj, tu studj, egli studj, qire j'étudie, que tu 
étudies, qu'il étudie; cKio rinf^ràzj, que je remer-» 
cis, ciiioôdj, (jueje haïsbe, ^c. 

L. 

15. Dans la plupart des mots dérivés du latin ou 
du françois, on remplace / par i, comme dans 
Jiore, fieur ; bianco, blanc; piaga, plaie; témpio, 
temple; piacére, plaisir; cependant on conserve l 
dans placido, placide, et Flora, Flore, déesse des 
fleurs, conformément à l'origine latine cie ces deux 
mots.. 

M. 

IG. Dans la langue italienne, cette consonne 
n'est jamais suivie d'une «; pas même dans les 
mots dérivés immédiatement du latin, tels que 
calûuhia, calomnie, du mot latin calimiiia-, clan- 
nare, condamner, de damnare; indennitâ, idem- 
nité, d'indemnitas, &c. C'est pourquoi Ton écrit 
andianne au lieu d' andianine, syncopé de andiamo 
ne, allons nous en, &c. 

On change aussi Vm en n devant <? et Z pour rem- 
dre la prononciation plus facile, comme aminnci 
£i\i lieu de amiamci, syncopé (ïamiamoci, aimons 
p.ous-, Jarenhj au lieu defaremloj nous le ferons. 



9G0 Remarques sur les Lettres, 

I) n'y a aucune règle positive à cet-égard, il faut 
consulter les bons auteurs, et suivre l'usage. 

N. 

17. Cette lettre doit se prononcer comme m 
quand elle est suivie de mots qui commencent par 
une des labiales^, in.p; ainsi il faut prononcer 75««- 
hollïtOj con poca attenzione, grafi madré, .comme 
^''W y ?iVO\t pambollito, compoca^. s:rammadre, &c. 
C'est pour cette raison qu'on écrit cambiare avec 
une 771, et cangîare, changer, avec une«. V^ pag. S6, 
et aussi piôcommi \)Ouy piuvowni an lieu de mi piô' 
vono: Piûvommi amare lagrime dul tiso. .[^ttï :) 

îl faut observer qu*il y atles mots composés où 
r.^ conserve sa pkice et son son, quoiqu'elle soit 
suivie d'une m, comme dans5o/?m^ abrégé de sôftomi, 
composé de mi et sono, ils me s.on\. ; fannii pour 
fànnumi, de ini et fanno, ils me font; saranmi, 
pour sarànnomi, ils me seront* Si dans ces mots 
l'on changeoit Vn en /«, ce seroit en composer 
d'autres mots qui auroient une signification diffé- 
rente; ainsi quand on écrit so7nmi, c'est alors un 
adjectif qui signifie suprêmes; fuiumi s'emploie 
pour mi fa, il me fait; et saràmmi pour îni sarâ, il 
me sera. 

O. 

18. Cette voyelle a. deux sons, comme nous 
Tavons fuit voir dans le traité de la prononciation 
page 21. Reiitarque sur la Grammaire de V, Perettî, 

On trouvera à ia tin du second volume des règles 
sur la prononciation de l'o ouvert et de l'o fermé, 
avec des mots où le sens Tarie selon la manière de 
le prononcer. 

Ph. 

19. Ph ne se trouve pas dans la langue italienne, 
on y supplée par la lettre/; au lieu de philosophe, 
physicien^ on ëQUtJilôsofojJisicOjkcV, p. 44. n». 34. 



Remarques sur les Lettres, î2Gl 

Pt. 

«0. Au lieu dept, on se sert en italien de deux 
tt ou de z; ex: adoptei, aclottarc; adoption, 
udozio7ie. 

S. 

Gl. Lorsque les particules in, con, per, non, 
précèdent les mots comraençans par une s suivie 
d'une autre consonne, alors, pour adoucir la pro- 
nonciation, on ajoute un i qui devient initial; ex: 
in istato, ixu lieu de in stato , eu éid-t ; con istento, 
au lieu de con stento, avec difficulté: per istrada, 
au lieu de per strada, en chemin; non istupiscoy 
au lieu de non sticpisco, je ne m'étonne pas. 
Voyez page 254. N^. tf. 

Les poètes se permettent souvent de manquer à 
cette règle. Voyez la note fb,J pag. 53. 

U. 

22. Si cette voyelle e.-t suivie d'un o, cela fait 
ordmairement une diphtongue, comnie ciwrc,fnoco, 
huono\ mais dans le discours familier Vu ne se 
prononce pas, et même les poètes le suppriment et 
écrivent core, foco, bono, &c. Voyez l'article 
des diphtongues, page 28. N^. 14. 

Z. 

23. Le z doit être doublé entre deux voyelles, 
ainsi il faut écrire /)«5;2;o fou; bellezza, beauté, et 
autres semblables. Quant' à sa prononciation voyez- 
en le traité, pag 40, à 43. 

On n'écrit qu'un seul z quand il est précédé 
d'une voyelle et suivi dedeux autres dont la pre- 
mière est un i, pourvu cependant que l'accent ne 
tombe pas sur cet i; comme gràzia, grâce; vizio, 
YÏce; prezioso, précieux, &c. Mais il faut écrire 
deux z si l'accent tombe sur l'z comme dans le mot 
pazzia, folie. 



^-o2- Des Lettres Capitales, 

Il faut se conformer, pour l'orthographe deir 
mots qui commencent par un -, aux mêmes régies 
que pour ceux qui commencent par une 5 suivie, 
d'une autre consonne. Ainsi l'on doit dire et 
écrire lo zio, lo ze/o, îo zûccaro, hegli zecch'im, 
fjuegli zoppi, au lieu de il zio, il zelo, il zûccaro, 
hei z^cçhiniy quel zoppi. Voyez la note (c,) pag, 53» 

SECT. I. 

Des lettres Capitales, 

24. Les lettres capitales ou majuscules, sont des- 
tinées par l'usage Iq. à la composition des titres.- 
des livres; S^. à commencer toutes les phrases et 
chaque vers; 3^. à se trouver à la tête de tous le» 
noms propres d'hommes, de nations, de villes, de 
lieux et de fêtes, comme; Cicérone^ Romàno, 
Parigi^ Frascâti, Pasqug,. &c. 

2o. Remarque. Les noms de nations, Rotnâno, 
Francése, IngJcse, sont écrits avec des lettres capi- 
tales, quand ils sont pris substantivement, comme : 
CV Inglesïy les.Anglois; / Francesi. les François; 
mais on écrit sans la lettre capitale, tous les noms 
de nation les plus connus, quand iU sont pris ad- 
jectivement, comme .- âria francese, caràttere ità- 
lico^ îlngna latina , et c'est la manière d'écrire 
adoptée par la. plupart des écrivains modernes. 

Quant aux noms d'arts, de sciences et de digni- 
tés, on doit examiner s'ils sont le sujet principal 
du diicours, ou s'ils. sont seulement employés dans 
un sens général ou adjectif. Dans le premier cas, 
on les écrit avec des lettres capi- aks ; La Gr^iTi' 
YiVàùcdi é iarte di parlàrc; La Filosofia, la Mate* 
laâtica, la Lôgica, e la Geometria so?/o scienze uti* 
iissiïve ad ogid ceto di persane, // Re è il capo 
d'unregno. Mais dans le second, onécriia: A che 
serve tania filosofia, cjuando non se ne sa far us^ 
La morte non rispàrmia ne re, ne imperatori,^ 



i)<f lu Division des Mois. 265 

SECT. IL 

De la division des mots à la fin des lignes, . 

26. Suivant Salvini et Corticelli nous observerons 
que, l^. Il .aut diviser les mots exactement seloH 
la différence des syllabes. 

2^. Lorsque dans un mot il y a deux consonnes 
de suite, on placera la première à la fm de la 
îisrne, et l'autre au commencement de la lio-ne 
suivante, comme: sciocco^ sot, bel h, beau, pazzo, 
fou, affannuf chagrin, contento, content, ou les 
partage ainsi ; scioc-eo, bel-Io, paz^zo, af-fan-fyj 
con-ien-to, «ScC. 

27- Excepté. I^. Loi*squ\me d^s consonnes est 
muette et l'autre liquide, comme: contrario, ipô- 
crita, &c. on ne les sépare pas, mais Ton écrit 
con-trarîOf ipà-crita, biso-gna, vergo-gna, fi-gliù^ 
fami-glia, et non pas cont-rario^ bisog-na, &c. 

2^. Lorsque la première est s suivie d'urte 
ou de plusieurs consonnes, comme proscritto, di- 
strutto, custanza, questo, contrasto, on partage ainsi 
ie mot: pro-scritto, di-strutto, ca-stanza, que-sto, 
i:>nitra-sto, et pas autrement, car Vs eu italien fai* 
-toujours syllabe avec la consonne qui la suit. 

3°. Une seule consonne entre deux voyelles 
doit se joindre à la voyelle suivante, comme : 
amorè, ànimo, cosa, casa^ &c. écrivez u^mo-re, 
a-ni-mj, JOO'Sût ca-sa. 

2S. Observez que dans les mots composés de 
quelque préposition, on conserve la préposition 
entière comme : indbile, inanimàto, disôrdine, ma" 
lanno, malagévohy trasandàre, &c. et l'on écrit: 
in-abile, in-animatOy dis-ordine, mal-anno, mal" 
agévole, tras-andart. 

4<='. Les diphtongues ràccolti, dont nous avons 
parlé page 28. N^. 13, ne peuvent pas être sépa- 
rées; ainsi Ton écrira qxie-sto, fuo^co, ffi€'de, &c. 
et non pas qU'C^to, fu'ocoy pinède. 



264 De r Apostrophe. 

9 

5°. Eiîfia nous ob^erverons avec Salvini qu'il 
vaut mieux ne pas terminer une ligne par un mot 
qui a une apostiophe, comme; deU'amore\ ainsi 
Ton ne doit pas finir une ligne avec deir en re;je- 
tant amure à la liî^ne suivante. 



ARTICLE IL 

De r Apostrophe. 

99. L'apostrophe est une marque en forme de 
virgule f'J, que l'on met au haut des lettres pour 
indiquer le retranchement d'une voyelle, comme: 
Vamore, V anima, au lieu de lo amore, la anima; e 
pour k%li ; co pour coi, avec les ; et en poésie, m^ 
pour incfrlio, m.ieux, &c. 

On trouve quelquefois dons les anciens auteurs 
lo'mperio, pour rimpcrio-, Ic'nsidie, pour leinsidiey 
lo 'nferno, pour Vin^erno, mais les modernes n'ont 
pas adopté cet usage. 

30. Lorsque l'article il se trouve après un mot 
qui finit par une voyelle, on laisse ce mot entier, et 
on peut retrancher la voyelle initiale de l'arncle, 
qui est remplacée par une apostrophe ; ainsi l'on 
écrit: 

Sopra '/ tetto ou sopra il tetto. 

Tutto */ mondo ou tutto il mondo, 

Fra '/ SI e '/ no ou fra il si e il no. 

Se 7 capitano ou se il capitàno, 

Clie '/ ?nio lihro ou che il ou ch'il, &c. 

31. Quand l'article lo suit la négative non ou un 
des pronoms conjonctifs mi, ti, si, vi, ci, gli, alors 
on peut confondre l'article avec la négative ou le 
pronom, et n'en faire qu'un seul mot qui ne com- 
porte point d'apostrophe. On peut écrire indif- 
féremment. 

Nol so, je ne le sais pas, ou non lo so, 

Mel dice, il n>e le dit, ou me lo dice. 

Tel diede, il te le donna, ou te lo diede. 



De l'Jpostiophe. 265 

St'l mdn^'lù, il se le mangea, ou se lo mangid. 
G lie! disse, ille lui dit, ou giie lo disse. 

Cel mandat il nous l'envoya, ou ce lo manda, 
Vcl prometto, jevous le promets, ou ve lo prometto, 

32. On peut aiîssi S'uppiimer la voyelle finale de 
7711, ti, si, vi, di, ne, (juand ce< mots se trouvent 
devant une voyelle ou une h, et y suppléer 'par une 
apostro|)lie, comme: 

M'ama, il m'aime, ou mi ama^ 

T'ascoito, je t'écoute, ou ti ascolto. 

S'apprende, on apprend, ou si apprend e. 

V'odio, je vojs hai;-, ou viodio. 

lyopnruno, de chccun, ou di ognuno, 

N'avro, j'enauiai, (}u ne anrd, 

yiianno, lis en ont, ou ne hannc'. 

33. Lorsque ces particules sont suivies de uiCLS 
qui commciicent par un i, il e^t in iispeusable de 
rctraiicher leur voyelie finale, et de la reirt[)lacci' 
par une apostropuc, afin d'éviter l'hiatus que pro- 
duiroit la prononciation des deux ii. Ainsi Vir-i 
doit écrire vintcndo, et non pas vi Intendo, je vo.is 
entends, gV illusiri, et non pas gli i'iustri. 

34. eu ne ^ouiTre le retranchement de l'i que lors- 
(}u'il se trouve avant des mots qui commencent par 
la même voyelle. Voyez pag. 51, N^. 19. 

33. Le, article féminin du pluriel, n'admet pss 
l'élision et rspo?trophe que lorsqu'il est suivi d'un 
mot commençant par un e. Voyez pag. oô. n. 23. 

3G. Le, pronom conjanctif du datif, "au lieu de a 
lei, à elle, ne doit pas recevoir l'élii^ion devant un 
m( t qui commence par une voyelie, afin de ne pas 
confondre ce cas avec les autres, comme dans cet 
exemple: le invid; et rinviô; le pivmier signifie 
il lui envoya ou les (fém :) etivona; et le second 
signifie // le ou la envoya, l'envoya. Voyez les 
pronoms conjonctifs, pag. 108. N"^. 166, 

37. Ci, s'élide seulement devant tes mots qui 
Commencent par e ou par ?, Voyez l'Articie 

A A 



266 Ue r Apostrojilie. 

suivant du retranchement des mots, N^. i", et I7. 
pag. 2(59, et 570. 

On écrit aussi avec une apostrophe ies mots 
■suivants qui sont abrégés ; savoir: 

Co* au lieu de con i, avec les ; ex : 

Andrémo vmàl 

Tu col sol nuovo, io co' ?iotturni rài. (Tasso.) 

JE' pour eo-// ou eglino ; ex: Cortesemente dO' 
manda chi e' fôssero. (Bocc.) 

Be' pour heili: ex: 

E se 7 tempo è contrario ai be' désir t. (Petr.) 

Qua pour quali; ex: 

Qua' sono stati gli ann: e i giorni e Vore. (Petr.) 

Co 77i' pour corne, ex : 

Che corn' puo meglio a g7ierreggiar s'appresta* 

(Tasso.) 

To^ pour togli, ex: 

Dir paréa, to' dl me quel che tu puôi, (Idem.) 

Me pour jneglio ; ex : 

Ccsi me' si vedrà s' al tno s' agguaglia 
Ilmiovalôre. (Tasso.) 

Fc* pour fece : ex : 

U Idra si fe' muta al suono, (Idem.) 

Va' y.C'UY voglio : ex : 

— — To vo' condurti 

'Nellapiù spcwjntéiolc cacerna. (Guar.) 

Fe' pour Tedi^ ex: 
Ve' ynàhilefanciullo a cheson giunta. (idem.) 

38. Quant à l'usage de l'apostrophe nos Académi- 
ciens de la Crusca dans la préface du Vocabulaire, 
§ 8. marquent qu'on doit substituer l'apostrophe à 
tous les mots, dont on retranche quelque lettre, 
Ond'csla oltricotanza in voi s'alletta >* (Dante): onde 
pci'd Te par la rencontre d'une voyelle, et il ne 
teroit pàs retranché, si le mot suivant gomuicuçoit 



Du Rttranilihment des mots. 267 

par une coiisonne; mais st l'usage a introduit de 
couper quelque mot, même devant une coiiboune, 
qui ordinairement ne demande pas d'apo^tiophe, 
alors il ue faut pas la mettre non plus en rencon- 
trant mèMie !a voyelle. C'est pounjuoi Cuor, pcn- 
sier, vtder, qu'on peut retrancher devant la voyelle 
au^sl btea (jne devant la consonne, ne demaiidcnC 
pas d'apostrophe. 



ARTICLE III. 

Du retranchement des mots, 

1. On retranche la dernière syllabe de imo 
quand il est devant quelque nom masculin, et l'on 
écrit un signore, un uomo. Mais devant 1'^ suivie 
d'une autre consonne on écrit uno stato; uno sposu. 
Tous les composés de tino tels que alcàno, ogaûno, 
net'Sàno, ventàno^ trcniùno^ kc. suivent les mêmes 

iOiS. 

2. Be/lo perd sa dernière syllabe lo devant le 
masculin qui commence par une consonne: Bel 
Signore: mais devant les mots qui commeîiceot 
par une voyelle, il ne perd que l'o final, et l'on y 
substitue l'apostrophe : ex: helV nomo^ helC azione^ 
héW anima. Devant les motsquicommencentpar une 
5' impura il ne soullre pas de retranchement ; 
comme, hello spirito, bella statua. Au pluriel il 
fait beiy belli et begli^ qui suit la même régie que le 
pronum quel. Voyez la note «, pag. 122. 

3. Quello suit la même règle, que beîh. 

4. Biioao, devant le masculin seulement s'écrit 
buon^ comme: huou uomo^biion soldato: devant le 
féminin qui commence par une voyelle, il perd sa 
dernière voyelle et l'on y substitue l'apostropne; 
exemple: buon a/iima, buon arnica^ ^ki. 

5. Grande est abrégé de sa dernière syiiabe de- 
vant toiiâ les mots qui commei^.cent par une 'con« 

^ A 2 



CGS Djj Retranchement des mQts. 

sonne, (excepté s impiira), soit au singulier, soit au 
pluriel, soit maïculill:^, soit féminins; ex: ora>i 
signorCf gran dottnc. Mais devant tous ies mots 
qivi commencent par une voyelle il ne perd que sa 
dernière voyelle, et r<ra y substitue l'apo-^truphe ; 
e<: grand uofno, grand' ingegni, graniT anima, 
grand* invenzione. 

6. Fraie, moiiie ou frère religieux, est abrégé 
devant une consonne, pourvu qu'il soit adjectif, et 
qu'il précède immédiatement son substantif, et pa5 
autrement. Bocc. s;. 3. u. 4. Fra Puccio ?ion 
andava mai fuor délia terra. Et g. 4, n. 2. Si 
fece jTrate minore, efecesi chiamare Frate Alberto 
â-d Imola. Corticelli, c. 253. 

7. Santo perd sa dernière syllabe devant le mas- 
culin qui commence par une consonne ; comme: 
San Vletro ; mais si le mot qui suit commence par 
\ù?.Q. voyelle, on retranche seulement la voyelle 
finale, et l'on y substitue l'apostrophe; comme: 
Sant' Antonio, Sauf Anna. 

8. Signtre perd aussi sa dernière voyelle lorsqu'il 
précède les noms masculins ou les pronoms, sur- 
tout quand ils commencent par une consonue, com- 
me 6'i/;^ior Pittro, Signor mio. Signer Fabrizio, Sec. 

9. On retranche Ve final des Infinitifs, quand on 
leur ajoute une des particules m?, ti, si, ci, vi, ne, lo, 
la le, gli, et semblables : ainsi on ne dira jamais 
fâremi, dàreti, vcdérelo, pentireci, mmsfarnu, darti, 
vederlo, pentirci; &c. et lorsque Tlnfinitit" se ter- 
mine avec deux rr, comme porre, cononrrc, trarre, 
on retranchera le re final: comme por-si, condur-mi, 
trar-ti, et non pas porrsi, condurrmi, trarrti, 6cc. 

Pour suivre une méthode plus facile, et pour 
donner une parfaite explication des autres mots 
qu'il faut abréger ou non, je rapporterai ici tout ce 
que Corticelli en a dit dans' so i Traité de l'Or- 
thographe Toscane, chapitre viii. pag. 24S. 

IQ. On n'abîège pas les derniers mots d'une 
phrase ou d'un discours où d faut faire pauic, on ne 



Du Retranchement des mots. 9()9 

dit pas mi sento mal, vado ftior, pour 7?2alc etfuori. 
Les poëtes Lyriqups ne suiveîit pas cette règle. 
Voyez Metastasio dans ])resque toutes ses ariettes, 
Chiabrera et autres. 

11. Les mots qui Fe terminent par un accent ne 
s'abrègent pas; comme: dira, sard, Szc. Il faut 
en excepter benchè, perché avec tous les composés 
de Che. 

19. On n' abrège pas les mots qui finissent 
par une diphtongue: comme: câmbio, émpio, sdcio, 
&c. exceptez Demàn pour dc?nônio, Anton Maria 
pour Antonio, et testimùn pour testituonio, 

13. On peut abréger les mots terminés en a 
devant une voyelle; comme, rob'tinta, sopr'atto, 
ikc. mais non pas devant une consonne, et sur- 
tout les mots terminés en na-, comme, alcun'gente 
pour alcuna gente, una sol volta, comme on i'etend 
toujours, mais ima sola voita. On dit pourtant 
fuur di casa, mais c'est une abi-éviation de fuori, et 
par conséquent de Vi pi utôt que de l'a. fBiwmmaftei.J 
Exceptez ora, avec ses composés, or bene, or lia: et 
^?^o;a devant un substantif, Suor Anna. 

14. On peut abréger les mots terminés en e sann 
accent, en y substituant l'apostrophe; comme, s'io, 
navrd, au lieu de se io, ne avrô. Quand il se trouve 
un c ou un g devant Ve, on ne l'abrège pas, à moins 
quelemotsuivant necommence parlamème voyelle; 
comme, dolce affanno,piaggc amène, et non pas dolc* 
affanno, piagg' amené, 

15. On peut abréger les mots qui finissent en e 
sans accent devant une consonne, pourvu que la 
dernière consonne qui y reste soit une de ces li- 
quides, /, n, r; comme, pan lavato, tiiol dire, se vi 
cal di me, au lieu de pane, vuole, cale. Devant 
une s suivie d'une autre consonne il seroit mieux 
de ne pas l'abréger; comxi\e, dov ère star e pour f/ortr. 
Les pluriels terminés en e ne ia perdentpas,et on ne 
dit pas peu grava pour_pe;ie gravi, 

AA 3 



270 Du Retramhcment des mots, 

16. Les mots terminés en z sont susceptibles de 
retranchement devant la v(>yelie et devant la con- 
sonne ; exem: gt' incanti, gV ignoranti, fuor di 
modo: exceptez ogniy à moins qu'il ne soit joint à 
un autre mot; comme, ognuno, ognaltro, selon 
les meilleurs écrivains, et non ]3a3 ognurto, ogn- 
aîtro. Gli devant toute autre voyelle ([ue la lettre i 
ne b'abrègepas. Ex: on ne dit pas gC amori^ gV ercdiy 
car alors il perdroit le son mouillé, mais ^/i amori, 
gli eredi. Voyez la note fdj pag. ô4. 

17. On ne retranche pas les i des mots terminés 
en ni et en U\ comme; celi^ immagini, <Scc. 

18. Les mots en ci et gi devant une voyelle qui 
n'est pas un z, ne perdent pas leur dernière voyelle; 
on ne dit pas dolc amplessi, preg' onorati pour 
doici, pregi', mais ou peut dire dolc imenéii prcg* 
illustri. Voyez Xo. 14. 

19. La particule ci devant Va Vo et Vu ne 
s'abrège pas; comme, caveva, mais ci avéra; 
conora, ci onora ; cura, ci uni, car alors elle per- 
droit le son môrhido, et il faudroit la prononcer 
comme les syllabes ca, co, eu. 

90. On ne retranche pas la dernière voyelle d'un 
mot, lorsqu'elle est précédée d'une»/; comme lume, 
famé, costume, et on ne dit pas/z/m chiaro,fam grande, 
costuni rio, Sec. Uomo seulement a le privdèo:e 
d'être abrégé de la dernière voyelle; Uo?n savio, 
uo??i cortese, &c, 

Co}7i' uom ch*anuocer luogo e tempo aspetti. (Petr.) 

21. On abrège les mots terminés en a devant 
une voyelle; comme, tropp' eminente, quant* ogni 
cltro, au lieu de troppo, guanto, en y substituant une 
apostrop'ie. On écrit buon, un, sans apostrophe 
devant ^un masculin, soit consonne soit voyelle. 
Voyez, No, ], et 4. de la page 267. 

*i2. On ne retranche pas Vo de la première per- 
sonne du présent de l'Indicatif; comme, awo, 
consola, perdônOf &c. Ce qui a donné lieu à la cri- 



De Vaccent Italien» S71 

tique (Je ce vers du Tasse, Amico, hai vifito, io ti per- 
(ion, perduna, &c. Sono, je suis, a le privilège d'être 
accourci de To, et on dit son grande, son amante, sans 
apostropiie, pour 6^070. Féssinio, ripùro, neru, velo, 
chez les bons auteurs ne se trouvent pas abrégés. 
Corallo, cristallo, hallo, snella, selon Buomniattei, 
ne soutfrent pas de retranchement. 

23. Meglio, vor;;lio, tof^Ii, mali, quali, mezzo, €f{li; 
perdent quelquefois leur dernière syllabe, et on écrit 
7ne\ vo\ to\ ma\ qua\ me\ e', avec une apostro- 
phe. Voyez-en des exemples à la pag. 2()6\ 

24. On écrit aussi^raiè', be'etbei, à* et ai, dcC 
et dai, de et dei, ne et nei, pour fratelli, helll, aU'i, 
dalli, delli, nelll, &c. Voyez pag. 266 et 267. 

Par toutes ces observations on voit l'injustice de 
quelques Étrangers qui nous blâment d'une raono- 
tuaie ennuyante en iniaginant que tous les mots en 
Italien fmisseiit par unevoyclle. Pour voir le con- 
traire, il ne faut que lire le vers suivant de Pétrar- 
que, uù il y u huit mots différens, dont il n'y en a 
que deux qui finissent par une voyelle. 

FïoTy frond\ erl! , ombr ,anlr , ond\ durssoàvi, ' 



ARTICLE IV. 

De r accent Italien. 

25. L'Accent qui est i'ame de la prononciation 
est l'élévation plus ou moins forte de la voix sur 
certaines syllabes, et la manière de les prononcer 
plus ou moins longues ou brèves. Il ne faut pas 
confondre les accents, dont nous allons parler, avec 
ceux dont nous avons parié dans le traité de la 
prononciation, ils n'ont rien «le commun que le 
nom. Ceux-ci ne sont que des accents imprimés 
qui s'Expriment par des petites marques placées sur 
les voyelles. 



272 De Vaccent Grave» 

De r accent grave, 

26. Les Italiens n'emploient que Taccent grave, 
qui est figuré par cette marque ('). 

l*^. Les noms Italiens terminés en ta, dont 
les analogues en François finissent en fè, et en Latin 
en tas, prennent l'accent i?;rave sur la dernière 
syllabe; comme, purità^ castltà, sant'tày inaestà 
pjavitày &c. Ces mots font le pluriel en ta sans rien 
ciianger. Vo3'ez pag. (5(5, X*^. 6b, 

2'^. Les Italiens mxettent aussi un accent grave 
sur les noms terminés entl^: comme, virtù, ser- 
vltà, et semblables. 

o'^. On met l'accent grave sur la première et la 
troi^sième peisonue du futur du nombre singulier; 
comme dans cantero, godera dard; canterà, go» 
dtrâ, dcrày aussi bien que sur les troisièmes per- 
sonnes du passédéfini des verbes réguliers, et de tous 
les autres verbes irréguliers qui ne le sont point 
dans ce temps-là; comme, a?7?o, credè, senti; aîidô, ^ 
potè, capl, udi, &c. 

4*^. Remarquez que tous les monosyllabes ."^ont 
considérés comme naturellement accentués, car on 
ne peut pas les prononcer diftéremment; comme, 
la y ICi a, le, (jui, qua, di, da, fa, fu, re, kc. sur 
lesquels il ne faut pas mettre l'accent pour ne pas 
embarrasser notre écriture de marques sans aucune 
nécessité, à moins que l'accent ne soit particu- 
lièrement nécessaire pour distinguer un mot d'avec 
un autre. Par exemple, on met l'accent sur dl 
jour; dd il donne; là, iî adverbes de lieu, là; èest, 
et sur ne, ni ou ne, pour les distinguer de di article 
du génitif; (/a article de l'ablatif; la, li articles; e 
et, ne en, 

5®. Excepté les monosyllabes, qui ont une 
diphtongue, car autrement on les pourroit pronon- 
cer avec la diphtongue déliée, comme, già, cio, 
puo,pià, già, pie et semblables. Voyez p. 27, n. 10. 
jt)*^. Chè, quand il signifie parceque, on l'écrit 



7)^ Vacccnt Aigu, 273 

avec un accent grave, scioa les iiieilleui's écrivains 
iiiodernes : 

Clièfjuorilloil Ciel, e sotto ei i sanii, kc. (Tasso.) 

7*^. On écrit de même le pronom se soi, pour le 
(lisiluguer dos autres })articuies teaiblables. 

S^, On marque d'un accent grave !a troisième 
personne plurielle du passé défini, quand elle est 
abrégée de quelque syllabe, comme, anddr, amàr, 
partar^ '<;yncopés de anddrr:in, amàro.V), parid- 
r:);i:j ; pour les distinguer de i'infinitir, qui se ter- 
mine de même, miïiKiw OiHandare, anidrc, parldre. 
D'autres préfèrent marquer ces mêmes m'o'.s 
tronqués, avec une apostrophe: andar , amar\ 
parla/, &;c. 

De r accent Aiçr^t. 

27- L'Accent ainsi appelé s'exprime par une 
petite ligne, qui est figurée par cette marque f J 
tirée en sens contraire de celle dont on se sert pour 
l'accent grave. 

28. Les Italietis ne le marquent jamais, si ee 
n'est pour expliquer la ditiérence de quelques 
mots qui ont un seîis tout-à-fait dilférent ; comme, 
gïa alloit, balia pouvoir, stropplccio frottement, 
pour les distinguer de già déjà, bdlia nourrice, 
5iro?;fcc7o je frotte, présent de i'mdic.itif du verbe 
stropiccicoe. 

99. Quelques uns veulent que l'on mette l'accent 
aigu sur les mots dont la signification est double ; 
comme, sur tsnéie, t.mir, pour le distinguer de 
ténere, tendres; sur a/icora, encore, pour le distin- 
guer de dncoray ancre de navire; niais on ne trouve 
aucun auteur qui uit observé cetLe règle. 

30. Selon la manière la plus correcte de l'ortho- 
graphe moderne on écrit dans la poésie tous les 
mots dont on change la quantité avec un accent aigu 
sur ia péanitième syllabe. Exemple: ShnUe, 0- 



274 De la Construction Grammaticale, 

céann, et autres qu'on prononce bref, quand on 
est ohligé clans le vers cie les prononcer Ion:', .on 
place un accent aigu sur la pénultième syllabe, et 
on écrit simile, Occàno: comme dans le vers 
suivant: 

E poco era remota 



Vahna luce del Sol da VOceàno, (Tasso.) 

31. On a introduit aujourd'hui dans la poésie 
un i tréma pour avertir que cette voyelle forme 
seule une syllabe, quand'elle est jointe à une 
autre voyelle, pour eu faire deux syllabes séparées. 
Exemple : 

E ricevè condizïon di pace 

iSiccome imporle al pio Goffrcdo piace. Tasso. 



CHAPITRE ir. 



De la Construction Grammaticale. 

32. En terme de Grainmaire, on appelle Con" 
struction ou Syntaxe l'arrangement des mots dans le 
discours, suivant le génie d'une langue. La con- 
struction est ou simple, ou figurée. 

lo. La construction simple ou naturelle est celle 
qui suit la natuie, cell& où Ton énonce les mots- 
selon l'état où l'esprit con(^oit les choses. En 
voici des exemples: 

Jl sohi èrispicndente^^ Le foleil est lumineux. 
Jadio ha creato ilmondo. Dieu a créé le monde. 

2°. La construction Ji g urée est celle par laquelle 
on s'écarte de l'ordre naturel. La vivacité de 
l'imagination, l'empressement d'énoncer ce que l'on 
pen:?e, le concours des idées accessoires, et l'har- 



De la Consinictlon Grammatkale, ^S*. 



vi j 



moîiie même du discours, font souvent que celui 
qui parle ou écrit, dérange les mots, t>n supprime, 
en ajoute, et leur donne une pla^:e ou une forme 
différente de celle qui est conforme à l'ordre na- 
turel. Tous ces changements tiennent à la con- 
struction figurée, comme nous le verrons ci-après. 

33. Il y a deux choses à observer dans la syn- 
taxe, savoir: la Concordance et le Régime. 

lo. La concordance est cette règle d? la Gram- 
maire qui exige qu'on mot soit de la même per- 
sonne, du même nombre et du même genre que 
quelque autre mot de la même phrase : ex: 

io parli'y lo parîavdmo; il mio so relia. 
Je parles ; Je parlions; mon sœur. 

Ici la construction grammaticale est vicieuse, 
parceque les règles de la concordance sont violées. 
Dans le premier exemple il y a discordance de 
personne; dans le second, de nombre; et dans le 
troisième, de genre. £n corrigeant ces exemples, 
ou les poseroit ainsi: 

lo parla, io parlàva ; la mia sorella. 
Je parie, Je parlois; ma sœur. 

2^. Le régime est le pouvoir que quelques mots 
-tjnt sur d'autres, en exigeant qu'ils soient mis à tel 
ou tel cas, ou dans tel ou tel mode ; ex: 

ïo lo amo. affincliio sappia. 

Je l'aime. atin que je sache. 

Dans le premier exemple amo régit le cas objec- 
tif du pronom. Dans le second, la conjonction 
itjfinchè régit le mode subjonctif du verbe. 

Je parlerai donc 1^. De la disposition des par- 
ties du discours. 5°. Tl^\i la concordance ou con- 
struction de chaque partie déclinable et indéclina- 
ble du discours. 3^. De la Syntaxe figurée. 
4^^. Des particules explétives. 5^. Des licences 
poétiques. 



2'iQ i)e la Construction G rammatlcale. 

# 

Noiis éviterons de n: péter ici plusieurs ob- 
serv'ations appartenantes à la syntaxe, qui se troii- 
vei]t expliquées dans In première partie. 



ARTICLE I. 

De lit disposition des Parties du Discours. 

34. Dans la construction simple ou naturelle*, 
quand on ne parle ni pour interroger ni pour com- 
mander, l'otdre ou la disposition des parties du 
discours doit être de la manière suivante. 

l'^'. he sujet, qr«e l'on appelle ausi>i nominatif 
ou celui qui fait l'action, doit être placé le pre- 
mier. 

Ce sujet peut tUe un ou plusieurs substantifs, 
ou un ])roiiom, ou i'iniinitit ii\\\\ verbe avec l'ar- 
ticle ; comme: Pictro ; Vnumo e la douna\ egli; il 
rider e, il cantàrc, Szc. 

Si le sujet a besoin de quelque qualification 
qui le détermine, on y ajoutera un ou plusieurs 
adjectifs, ou un génitif, ou une proposition inci- 
dente, selon l'occasion; comme: Alessandro il 
grande; H Jigiio di Antonio-, La persona di cui 
parlate, etc. 

2^. Le xcrhe par lequel on exprime l'action 
que l'on fait, ou la chose que l'on atfjrme, doit 
suivie le sujets comme : Pietro parla. 

Dans les phrases négatives le non se pince avant 
le verbe; comme: Pietro non parla , Pierre ne 
parle pas. 

3*^. h'ohjt't, ce mot qui restreint la significa- 
tion du verbe et que l'on appelle aussi régime^ doit 
suivre le verbe; comme: Scipiône disféce Varmâta 
Cartaf{inése: Scipion défit l'armée des Cartha- 
ginois. 

4^. Quant aux adverbes, ils se placent ordi» 
nairement après les verbes. 



De la Construction Grammaticale. 277 

^. La conjonction a sa place au commencement 
de toute sentence dépendante d'une autre. 

6*^. Les prépositions et les articles doivent 
précéder immédiatement les noms" qu'ils détermi- 
nent, et dont ils expriment ou indiquent le rapport. 
7°. L,eà interjections n'ont pas de place lixe; 
mais comme elles expriment les aiiections de l'ame» 
elles doivent être placées près de ces mots qui in- 
diquent la cause de nos affections. 

8*^. Quant aux gérondifs et aux participes^ 
étant regardés comme des adjectifs, ils doivent, 
comme eux, se placer après leurs substantifs. 

Rem. Relativement à ces derniers, il y a une 
observation à faire ; c'est que souvent ils sont em- 
ployés d'une manière absolue, et alors ils répon- 
dent à l'ablatif absolu des Latins, et dans ce cas 
les participes présents peuveiit être placés ou avant 
ou après, surtout quand ils sont accompagnés <ies 
pronoms personnels, comme: Me présente et pré- 
sente me\ mais les participes passés et les gérondifs 
■doivent toujours précéder les substantifs, sur quoi 
il n'y a d'autre raison à donner que celle de l'usage. 
Les François les placent ordinairement après le 
substantif, et ils disent: Le temps étant venu; et 
nous, nous disons : Essendo venuto il tempo. Les 
Latins plaçoient indifféremment tous les participes 
avant ou après le nom, comme : Augusto i?nperante, 
et imperante Augusto. 

Telle est la nianière dont on doit disposer 1er 
parties du discours, pour présenter à l'esprit les 
idées dans le même ordre que nous les avons con- 
çues ; mais dans la langue italienne on ne suit dîîs 
toujours cette disposition simple des parties du 
discours, au contraire l'élégance de cette lano^vic 
dépend en grande partie des inversions variées avec 
goût et discernement, aux quelles elle doit sa plus 
grande délicatesse ; et comme l'harmonie est un 
des attributs particuliers de l'Italien, dans ce-^ in- 

B B 



278 De la Sijntaxe 

versions il faut consulter Poreille, sans jamais per- 
dre de vue cette clarté du discours qui doit être l'ob- 
jet principal dans toutes le langues. 



ARTICLE II. 

De la Concordances des Articles. 

35. Avant d'en venir à la concordance des ar- 
ticles, il faut se rappeler que les particules /o, la, II, 
te, gli, devant un verbe, ne sont plus articles, mais 
pronoms relatifs. 

36. L'article, comme nous l'avons déjà dit page 
7, est un mot placé devant un nom pour en déter- 
miner en quelque sorte la signification. 

37. L'article accompagne essentiellement les 
noms communs, par les quels on désigne toute une 
espèce de choses, ou des choses déterminées, com- 
me: Vuomo, l'homme: il car alla, le cheval; il popolo, 
le peuple, &c. 

38. L'article s'emploie encore l''. avec les infi- 
nitifs des verbes, comme: il mangiare è più ne- 
ccssario del herc ; le manger est plus nécessaire que 
le boire ; au lieu de l'action de mangiare et celle de 
bere. Voyez N». ^5, pag. 55. 

2^. Avec les adjectifs pris substantivement, 
comme: il huono et il cattiro^ le bon et le méchant; 
au lieu de Viiomo huono, et Vuomo cattîvo. 

3°, Avec les adverbes pris aussi substantive- 
ment, ex : ri dira il perché e il come di tutto, je 
vous dirai /e pourquoi et le comynentàe, tout; c'est-à- 
dire la raison, la manière. Il dore, il quando, c'est- 
à-dire, le lieu, le temps. 

4*. Avec les prépositions prises substantive- 
ment, ex: vi sost.errd il pro e il contra; je vous 
soutiendiai le pour et le contre. 

39. On ne met pas l'article devant les noms 
co::imuns, quand on les prend dans un sens vague 



Des Aitides,. 270 

et indéterminé, ex : l caUïvi non hauno ne reli- 
giône 7ic amôre ; les méchants n'ont ni religion ni 
amour. Non sento a/iro c/te strépito ; je n'entends 
(]ue du bruit. 

Sio^nôr, f^ran case in picciol tempo liaifattc, 
Che luni^a età porre in ohblïo non jmole, 
Ksérciti e città, vint}, e disfatte, 
Superàti disâgi e strade ignàte. (Ta^-so.) 

On doit conclure de cette règle que les noms 
communs perdent l'article : 

1°. Quand ils sont employés en forme de 
titre on d'adresse, comme : Rego/e dl lingua to^ 
scana; Pre/azione; Indice; Discorso sopra, &c. 

2^. Quand ils sont régis par la préposition in, 
en; ex : éssere in campagna, être à la canrpagne, 
dîmorâre in città, demeurer en vîlîe; in éstasi, en 
extase; in confusione; in disôrdine; in chicsa, &c. 

3"^. Quand lis s'unissent aux verbes acéré, 

fare, et quelques autres, pour n'exprimer avec eux 

qu'une seule idée, comme: arér famé, avcr scie; 

avoir faim, avoir soif; aicr voglia: avoir envie; 

farpaùra,Ï3.\ve])euT,ai:erte^npo,8cc,Voyezr),^S6.^.69» 

4o. Quand ils exprimeht une qualification ; 
ex : non vi sardcltc d'ésser uomo; egli aà:c/<^opoeta; 
passa perYnè<\\{:o. 

o-^. Quand ils sont régis par les mots sorta, 
génère, spécie, sorte, genre, espèce, et semblables; 
ex: il cattï^o si lùscia strascinùre in ogni sorta 
d'cccesso ; le méchant se laisse entraîner dans toute 
sorte d'excès ; versato in ogni geneve di ^cieuze, &c. 

Q°. Quand ils sont unis par la préposition di 
ou dd (de ou à) à un nom qui précède, pour en 
exprimer un mode, uiîe manière d'être; comme: 
cappello dl paglia, chapeau de paille: scâtvla 
d'oro, tabatière d'or; caméra da Iciiv; Ictto da 
Grau S ignare, 

40. On supprime aussi quelquefois l'arti-ile pour 
donner au discours plus de rapidité, de- grâce et d# 

J) B '2 



QSO De la Syntaxe 

feu ; comme dans ces phrases: Ducliiy Marcliesi, 
Pri'icipi, Imhasciatùri, andàvano tutti a gara a 
prestarfiii omdggio. î'adre, 772adrefJ)aitlh\ sorélle, 
zii, e nipôtiy éran tutti prcsenti, 

41. Les subsvantii'cs communs ne reçoivent pas 
l'article, non, plus lorsqu'ils ^^ont précédés V\ des 
adjectifs ou pronoms indéterminés ouesto, quello, 
tino, îiessûnoy alcàno, ciascûno, certo, ogni, altrel* 
iantOy et semblables; éx : questa donna ^ cette 
lemme, et non pas la questa donna ; ogni peraonU) 
rerti libri^ qualche cosay &:c. 

2^. Du pronom interrogatif quale, ex : quai 
libre voleté f quel livre voulez vous ? quai dei due? 
lequel des deux ? 

3'^. D'un nombre cardinal sans rapport quel- 
conque: ex: tre uomini, trois hommes; trenta 
]j€rso?ie, trente pei sonnes, kc. Ces pronoms et 
ces noms de nombre excluent Tarticle, parce qu'ils 
en remplissent Us fonctions. 

42. L'Adjectif numéral reçoit l'article, s'il est 
pris substantivement, ou s'il marque un rapport; 
ex: Le tre persane che aveic inco/itrdte; le cinque 
lire che mi dovéte. 

43. On met l'article avant le nombre Cardinal, 
lorsqu'il désigne une époque, ex: // mille otto 
cento e dieci ISIO ;• del mille, al mille, nel mille, 
6cc. et alors on v sous-entend anno, an, comme; 
Lanno mille, &c. nelVanno mille, &c. Voyez pag. 07. 

44. Les nombres ordinaux placés apiès les noms 
propres ne reçoiv- nt pas l'article; comme: Enrico 
ottaco; Clémente dccimo quarto ; i^'^sto quinto. 

45. A l'égard des noms de nombre mis en forme 
de titre ou d'adresse, on peut indiiféremmcnt omet- 
tre l'article et dire liiro primo, capïtolo seconda \ 
ou dire avec l'article il capitolo seconda del primo 
libro, &c. Voyez X^. 151\ pag. 101. 

4(). On met l'article devant les pronoms posses- 
sifs mio, tuo, suo, nostro, vostro, loro: mais lorsque 
ces pronoms sont suivis de quelque nom de pa- 



Bes Articles, SSl 

i*eiité au singulier, au supprime ordinairement 
l'article; ex: mUt paclre, 7nia madré. Cependant 
on peut dire également inio fratcUo^ sua sorelîa, 
■mio marito; ^t il mio fratello, la sua sorella, il mio 
marîto; il vosiro zio, &c. Voyez les pronoms pos- 
sessifs page 117, N<^. 4*^. 

47. Ces mêmes pronoms ne prennent pas ordi- 
nairement l'article quand ils précèdent dts noms 
de qualité, comme; sua Maestà, sua Altezza 
reale, vostra Eminenzaj sua Signorïa, &c. Voyez 
page 117. N^. 9^. 

48. Remarquez, que les pronoms vostra et sua 
sont diftér-^mment employés, lorsqu'ils accompa- 
gnent les titres dont je viens de parier; car il faut 
se servir de vostra quand on parie à Ja personne 
elle-même, et l'on se sert de sua sur l'adresse d'une 
lettre. Ainsi en s'adressant à une personne quali- 
fiée, on dira: Ho Vonore d'iîichinarmi a vostra 
altezza réale; a vostra ecccUenza, &c. Mais- en 
parlant d'une personne qualiiiée, on dira: Qncsta 
fnattina ho avùtu ronôre di baciâr la mano a sua 
Maestàf a sua Altezza rcàle, a sua Eccellenzay &c. 

49. TuttOj tout, pronom, doit être suivi de l'ar- 
ticle devant un nom; comme tutto il popolo, tout le 
peuple; tutte le donne, toutes les femmes. 

oô. Tutto employé adverbialement ne reçoit pas 
l'article; comme tutto giorno, tuttodi, toujours. 
Mais lorsqu'il est pris substantivement, et qu'il 
signifie ogni cosa, on peut mettre ou supprimer 
l'article; ex; DHemi il tutto, et ditemi tutto, dites- 
moi tout. 

51. On ne met point d'article devant les noms 
propres d'hommes et de femmes, comme. Piètre, 
Franceso^ Anténiq, Gidcomo, Cicérone, Oméro^ 
Apôllo, Fe«e;<', ^tV. parce que -tr^i nom propre 
ne signifiant qu'une^lehose singu*ière, est déterminé 
par lui-même, telrement qu'il est impossible de s© 
méprendre sur sa détermination. Mais si Ton teut 
restrokidre un nom pVoprç, on cesse de le regarder 

3'tà 3 



9S2 De la Syntaxe 

<omme tel, et suivant l'Abbé de Condillac, on le 
considère d'abord comme un nom commun, qu'on 
i-e.'treint ensuite à un seul individu. Voilà pourquoi 
on dit VApoUo del Delvcdére, la Vénère dei Médici, 
Ho letto due volte il Dante, &c. Dans ces exemples 
et semblables ce n'est pas à ces noms fjue nous joi- 
gnons l'article, c'est à un substantif sous-entendur 
Nous nelefaisons que parcequ'il y a ellipse dans cet 
emploi. L'Apollo, la Fenerc s'igmiient la statua di 
ApollOy la statua di Venere; et il libro, il poema dl 
Dante j ou il poeta Dante. 

â^.On met l'article devantles noms propres et les 
-?urnoms, quand on les emploie ])Our désigner une 
personne célèbre par quelque qualité, soit exprimée, 
soit sous-entendue, ou appartenante à quelque 
famille; comme F Ariosto, il Petrarca, il Tiziano, 
I Caracci, &c. V Imperator Giuseppe, il Re Carlo; 
il poeta Milton, il famoso Galiléo. Nous disons aussi 
i Danti, f Pctrarchi, I Tassi au pluriel. 

Observez que quand on met le nom devant le 
surnom, on ne doit pas se servir de l'article, même 
en parlant d'un auteur: comme, Ludov'ico Ariosto, 
Torquâto Tasso, Fictro Meta.^tdsio, &c. Et 
i'Arioste dit: 

lo rec^^o il Frascastàr^ il Bera^izàno, 
Trifôn Gabriéle, e il Tasso pià lontàuo. 

53. On emploie l'article avec les noms propres 
de femmes dans le style familier, comme: la 
Caterina, la Béatrice, la Maria, la Belcolôrey &c. 

54. On met aussi l'article devant les surnoms d« 
femmes célèbres, ou distinguées par quelque qua- 
lité ou talent, comme les deux célèbres poètes, la 
CoriUï, la Fantàstici; les chanteuses, la Banti, la 
Billington, la Crassini, la Catalani. 

55. Les mots Signôre, Monsieur, et Signôra, 
Madame, qui précèdent les noms propres ou le« 
titres, .reçoivent l'article; et l'on retranche Ve de 
'ilèignoH, au singulier masculin, pourvu que le mot 



Des Articles, 2S3 

suivant ne comnience pas par une 5 impura\ ex- 
il Siçrtiôr AiitàiilOy il Signor France^o, il Sis^Jicr, 
AhâtCy Monsieur l'Abbe ; il Signor Marchese, 
^4o^sieu^ le Marquis; la Sigfiora Marchesa, 
Madame la Marquise; et au pluriel, / Signori 
frate/li, le Signore sorelle, écc. 

5(). Lorsque Signore et Signora sont précèdes 
de quelque pronom po.^scssif, il faut mettre l'article 
devant le pronom; comme z7 i-o^fro Signor padre, 
^^lonsieur votre père; la voitra Signons ?nadrc. 
Madame votre mère, 

07. On ne met pas d'article devant les noln? 
quand ils suivent immédiatement un autre nom 
dont ib expriment la qualité: comme Antonio 
ftgVio di Piètro nacqne un giorno prima di Giàcomo 
liglio f/i Andréa; Antoine /z/^^ de Pierre narpiit un 
jour avant Jacques Jils d'André; Andai in cani- 
p'igna ai 13 di O'uçfuo. eiorno di nàscita del Re^ 
j'allai à la campagne ic 15 Juin, jour de naissance 
du Roi. 

53^. On ne met pas l'article devant les noms de 
titre, Donno, Mes.^crc, J/^f.cfro, Monsieur ; Mada- 
ma^ Madonna, Donna, Madame; Monsignore 
Monseigneur; Santo, Saint; frate, frère; et suôra, 
sœur, quand ils désignent tm moine ou une reli- 
gieuse; ex: Don Carlo, Messer C'ino^ Monsignùr 
dcdla Casa, Midonna Ldura, San Pietro, Santa 
Terésa, fra Paccio, suor Scrajlna, &c. 

Papa, employé substantivement reçoit l'article et 
on dit; il Papa^ del Papa, écc. Mais suivi d'un nom 
propre il ne prend ordinairement pas d'article; 
comme. Papa Bonijazio, di Papa Boni/azio, &c. 
^lais on peut dire aussi ; il Papa Boni fazio, del Papa 
Bojufazio, ce qui est plus respectueux. 

59. Re, roi, re.^oit toujouis l'article ; // re, del 
re, &c. il re Carlo, del re Giorgio, &c. L'Aricste 
r a employé plusieurs fois sans article: 
Per vendicâr la morte di Trojano 
Sopra re Carlo imperador romàno. 
Mais c'est permis seulement dans la poésie. 



284 Be la Syntaxe 

OO. Dio ou IJd'cO, Dieu, se décline sans articlt», 
excepté quand il est précédé d'un adjectif ou d'un 
pronom, on quand il esl suivi d'un niot qui exprime 
la possession ou la domir.ation. Eu voici des ex- 
emples tirés de Métastase : 

Ecco il fin de malvagi, Iddio gli soffrc 

Felici 2în tempo ■ 

Lode alîji-an Dîo che oppresse 

Gli empj nemici suai.- > 

Tuttj son v/cno 



Tutto del vcstro Dio. 

Altri nun amo, 

Non conoscQ altro Dio, çh'il Dio (TAhràmo, 

Gl. On ne met point d'article devant les noms^ 
propres de villes; comme Xàpoli, Roma, Firenze, 
Milâno, Vienna, Parîgi, Amsterdâmo, Londra, &c. 
l^xcepté. Il Càiro, la Mirdndola, il Borgo san 
ISepolcro^ VAja, la RocéUa, et peut-être encore 
d'autres. 

t)S?. Mais on emploie avec l'article eu sans arti- 
cle les noms propres de régions, contrées, royau- 
mes et provinces; ex: l'Eurôpa, l'Asia, rj/ri- 
ca, l* America: la Francia, la Spagna^ la Savôja, 
ia- Svizzera, ou Europo^ Asia, Africa, America, 
etc. 

Remarquez I^. qu'un nom de contrée doit s'em-. 
plo\er avec l'article, ou lor.-qu'ii est personifié, ou 
lorsque l'esprit le prend dans un sens défini : on doit 
dire : Vinteresse delV highilterra. La nohiltà délia 
Francia. La circonferejiza délia Sicilia, I limiti 
délia Spagna. Le rivoluzîoni del Portogallo, etc. 

2®. Remarquez qu'on supprime ordinairement 
l'article devant les noms de contrées, 1*^. quand ils 
sont sous le régime de la préposition in, en; 
comme egli sta in Italia, il est en Italie ; è rimasto 
in Francia, il est resté en France. S'*. Quand 
ils sont unis par la préposition di, de, à un nom 
qui précède: comme Vino di Francia. vin de 



Des Articles. «Sj 

France; Vino cli Spagna, vin d'Espagne; Vicerc 
(Vlrlanda, Viceroi d'Irlande. S'^. Enfin quand 
on parle de ces «ontrées comme en étant de retour; 
ex: Vengo cVItalia,, je viens d'Italie: arr'rco di 
Spagna, j'arrive d'Esp<igne. Mris lorsqu'on parie 
• les pays très-éloignés, on doit dire ritorno dalle 
Indie^ dal Giappune, dal Ferù, dal Méssico, dalla 
Cifict, dzc. 

63. On emploie l'article devant les noms de rivitres, 
de montagnes, et de vents; ex: // Tamïgi, il 
Danâbio, la Senna, il Tévere, rAr?io; I Pirenéi, 
le Alpi, il Cducasoj il Parnâso-, il Bùrea^ il 
Zéjîro, rAquiloiie, etc. 

04. Quant aux îles, quelques noms sont sans 
article, comme Cipro, Scio, Corfà, Malta, Ma^ 
jôrica, Minôrica, Lipari, Capri. Et quelques au- 
res l'ont si l'on veut, Corsica ou la Càrsica, Sar- 
degna ou la Sardegna, Sicïlia ou la Sicilia, kc. 
maison doit aire il Giglio, la GorgG?ia, VElba^ le 
JMolucche, le Baleàriy U Filippïne, <iicc. 

65. Les mots ca5.7, maison; chiesa^ église; città, 
ville; bottéga, boutique; campagna, campagne; 
et Corte, la cour du souverain, piis dans un sens 
indéterminé n'ont pas d'article; ex: Il padrone dl 
casa, le maître de îa maison; egU non è in casa, 
il n'est pas à la maison; anddre a casa, aller à la 
maison; uscîr di casa. Un nom di Carte; andâr a 
ilorte\ venu di città \ entràr in città; andàr a 
chiesa; entrer in chiesa; usdr di chiesa; entrate 
in bottéga; sono andato in campagna, je suis allé à 
ia campagne, &c. Voyez X^. S'-, page 279. 

QQ. Tempo ^ temps, est souvent employé sans 
article, dans les phrases suivantes, et semblables: 
Je n'ai pas le temps de dîner, non ho tempo da 
pranzare. S'il me reste du temps, se mi resta tempo. 
Le mot tempo dans ces phrases est pris d'une 
manière indéterminée, et ne doit pas recevoir 
d'article. 



286 De la Syntaxe 

67.*On ne met pas-rarficle devant les noms pris- 
ailverbialement, surtout après quelques préposi- 
tions, comme per tuncre, par crainte ou de peur, 
in sua prescnza^ devant lui; a suo riguardo, à son- 
égard; in tempo, à temps ; au lieu d& per il timoré, 
iiella sua présenta, al suo riguardoj et nel tempo, 
etc. 

(iS. Lorqu'en fiai^cois on se sert de Tarticle 
partitif du, des, avec les verbes actifs, comme 
dans ces exemples donnez moi du pain, des cerises, 
&c. s'il ne s'agit que d'une partie seulement, on les 
traduit en italien par l'article c/tV, dello, délia, dei, 
&c. ex: dâtemi dcl pane, deile ciliége, c'est à 
dire un peu de pain, quelques cerises; ce qui 
répond au mot some des Anglois, . Mais s'il s'agit 
de la totalité de la chose, prise dans un sens indé- 
terminé, alors on supprime l'article; ex: voléte 
vino rosso V vin hianco? voulez-vous du vin rouge 
ou du vin blanc? Voi mi doféte cento scudi, dû- 
temene pane, vino, o carne in pagamento ; vous me 
devez cent écus, donnez rnoi du pain, du vin ou de 
la viande en payement. 

Pour porter dans cette matière tout l'éclaircisse- 
ment qu'on peut désirer, nous joindrons ici une 
Ifste des subsianlif^i qui s'unissent aux verbes pour 
exprimer avec eux une seule idée. 



Des noms construits san.^ article d la suite d'un Verbe, 
dont ils sont le conip/é.nent. 

69. AvBiîE.ou AVER, 3.Yoh', fanic, sete, intenzionr, 
vergogna, paxieuza, soddisfazione, pietà, compas- 
siifue, freddo, caldo,male, bisogno, paite in quaiche 
cosa^ logiia, tempo, etc. 

C A G î o N A R E , porte r, disg^azia . 

Ci-iRCARE, chercher, ybrifwwû, sorte, malanni, etc* 

CoiiRERE, courir, rischio, 

D o M A X D A RE, demander, ragfône, vendetta, glu» 
sti'ùa, graziG; perddnoy.mercè, etc. 



Des Articles, -287 

•Dare, donner, lucc, parola, voce, cauzlone, pic- 
geria, presa, piacercy gusto. 

"Fare, faire, riJiessio?ie, paura, onure^ veroogna, 
piacere, voglia, clenaro, provvisione, vista ou sem^ 
biafite, faccia, fronte, visa duro, difficultà, casa, 
huon pranzoy visita, 

Metteke, mettre, ordinCy fine. 

Parlare, parler, Frâ!r2C(?5<?, Inglese, ItalianOjetc, 

Portare, porter, amore, odio. 

Prend ERE, prendre, cura, medicina, congedo 
ou licenza. 

Prestare, rendre, sercizio aqualchedww, 

S ENTiRE, entendre, ragione. 



SECT. I. 

De la répétition de Varticle, 

70. 11 faut répéter l'article devant tous les sub- 
■çtantifs qui se suivent dans la même phrase, lors- 
qu'ils sont de genre ou de nombre ditîérent, et 
lorsqu'ilsne sont pas pris dans un sens indéterminé, 
comme ceux du iNj<^.40. p. 279. Exemple : Il padre, 
la rnadre, ifratelli e le sur elle côrsero ad ahhrac- 
ciàrlo, le père, la mère, les frères et les sœurs 
coururent l'embrasser. 

71. Quand un nom est accompagné de deux 
adjectifs qui expriment des qualités opposées, l'ar- 
ticledoit se répéter devant chaque adjectif. I vecchj 
e i nuori soldait. Fréquenta la biiona compagnia e 
fugge la cattiva, 

i'2. Lorsque deux noms sont synonymes, ou 
qu'ils se rapportent à la même personne, on pei^t 
retrancher le second article, et dire la stima ed 
affezion voHra, votre estime et votre affection ; 
délia grazia e faoor vostro. Et lorsque devant ces 
ïïoms il y a quelque adjectif, on peut dire la vostra 



2S3 J)e la Consiructiou. 

stima cd affezione, ou bien la vostra stlma e C 
affezion vostra. 

73. Mais si l'on donne plusieurs titres à la même 
personne, l'article ne doit se mettre qu'au premier; 
ex: il Duca e Ammiraglio; le Duc et Amiral, 
et" non pas il Duca e l' Ammiraglio; parce que 
cette manière de parler feroit croire qu'il y a deux 
personnes distinctes. 

74. Lorsqu'un substantif est précédé de plusieurs 
adjectifs, on ne met l'article qu'an premier : ex : 
la ma^nijîca e superba chiesa di san Pietro, la 
magnifique et superbe église de St. Pierre ; alie 
nohili ed illustri donzelie, aux nobles et illuslreb 
demoiselles. 



SECT. II. 

De la Constructio7î du Segnacaso ou article indéfini. 

75. On peut, sans blesser le génie de la langue 
italienne, omettre quelquefois le Segnacaso^ et de 
même il est permis de l'employer, lors même qu'il 
paroît ne remplir aucune fonction, comme on le 
Terra dans les observations suivantes. 

1^. On supprime le Segnacaso du génitif après 
le mot casa, maison, lorsque le génitif est le nom 
propre du maître de la maison; comme: a casa 
Messér Gasparrino (Bocc.) au lieu de di Messer 
Gasparrino, chez Mr. Gasparrino ; mais si casa a 
un article, le génitif suivant ne peut se passer du 
segnacaso; ex; Usava molto nella casa di Messer 
Lizio. (Bocc.) Voyez Corticelli. 

2"^. On écrit sans le Segnacaso le mot Dio, 
Dieu, quand il précède les mots gràzia, grâce, ou 
7nercè, merci, et l'on dit : la Dio Gràzia, par la 
grâce de Dieu ; la Dio Mercè, Dieu merci ; mais 
si le mot Dio vient après grazia ou mcrcé, alors il 



Du Segnacaso, 289 

doit être précéué du segnacaso di\ ex : La grazia di 
Dio ; la mercè di Dio. (Corticelii.) 

3^^. On peut par élégance supprimer le segna- 
caso des pronoms colù.i et colélt costûi et costéi^ 
colôro et costoro, lorsqu'ils sont devant un nom, 
et qu'ils sont précédés de l'article ou d'une préposi- 
tion, comme: Per lo colui consi^Iio; in colui 
scdrihiG', al colei grido; neUa costui presenza \ 
per lo costoro amôre^ 6cc. au lieu de per lo con^ 
siglio di colui : in sclambio di colui; al q}'ido di, 
colei ; nella présenta di costui ; per Vamore di co- 
storo, &c. (Coiticetli.) 

4°. Loroleur, et altru', autrui, se construisent 
ordinairement tiaus le segnacaso, soit avaut, soit 
îiprès le nom, et Tondit: il padre lorcr, et il loro 
padre-, le figlie lofo, it le loro ûglie ; Il marit^ 
altriii\ raltrui valore, &c. (Corticelii.) 

Pin Vàltxuifallo che il mio mal mi diiolc. ( Petr.) 

ô''. Cui est souvent employé sans le segnacaso 
di et a ; ex: in ca^a chî morto era ; (Bocc.) au lieu 
de in casa di cui ; et dans les suivants ; 

E di colei cui son, procâccian danno. (Dante.) 

Vol cul fortûna ha posto in mano ilfreno, (Petr.) 

f)^. On peut aussi omettre le segnacaso, avec 

les pronoms lui, lei, et loro, quand ils dépendent 

des verbes ; ex ; Dissi lui ; risposi lei ; fecc ior beae. 

Sec. (Corticelii et Buommattei.) 

7", îl y a des cas où le segnacaso est em- 
ployé devant les noms sans aucun besoin, mais 
uniquement pour donner à la langue un certain 
agrément qu'd est plus facile de sentir que d'assu- 
jettir à des iègl«s: en voici quelques exemples; 
Colùi lui di bei segréti; Sentira di gran rumuri -, 
Trozo di jieri intoppi ; Incontrù di strane aeven' 
tare ; Fece di magnijiche cose ; Il ctUivelto di 

ce 



290 De la Syntaxe 

Calandrino; lo ho d'i belli giojelli e d'i rarl. Bocc. 
g. 3. n. 8. Jai de beaux bijoux précieux, &c. 
(Buommittei.) 



ARTICLE IIL 

De la Concordance de V Adjectif avec son Sub- 
stantif. 

76. L*adjectif doit toujours s*accorder en nom- 
bre et en genre avec le substantif qu'il qualifie, 
comme: uomo virtuoso, homme vertueux; donna 
prudente, femme prudente; fi;Ii uomini prudenti, le 
donne prndenti; ies hommes prudents, les Temmes 
prudentes. 

77. Excepté, 1^. Tutto précédé de la préposi- 
tion per, ï-elon Corticeili et Saiv iati, ne change pas 
àe terminaison, même avec les substantifs fén:ii- 
nin^, et l'on doit dire, selon eux, per tutto Roma, 
per tutto la strada; maiL?, sans vouloir critiquer, 
nous suivrons Bcccace, Gio: A'^illani, Dante, et la 
manière la plus usitée aujourd'hui, et nous le 
ferorjs accorder avec le substantif. Boccace dit: 
Fer tutta la contrada G. Vill. per lutta la Cri- 
stianità; per tutta la nostra cittade. Ando per 
tutta Eurcpa, 

2®. 5a/ro,saufou excepté, suit la même règle, et 
Ton peut l'employer adverbialement et adjective- 
ment ; ex: Salvo le fortezia, excepté la forteresse; 
salvo le persone, ou salve le perbone, excepté les 
personnes. Voyez Bartoli art. 84. 

3*^. Mezzo, demi, ne doit pas s'accorder avec 
]e substantif féminin selon les meilleurs Grammai- 
riens, et selon l'usage actuel des Toscans, et il faut 
dire unora e mezzo ; une heure et demie; una 
lihbra e mezzo, et non pas mezza, &c. (Corticeili, 
Bartoli, &;c.) Mais on doit dire : ufia mezza libbra. 



Des Adjectifs. 291 

Se. Mezza est aussi indéclinable avec uu autre 
adjectif, 'i'asso, Caiit. l(i. st. 14. 

Che mezzo aperta ancora e mezzo ascosa. 

4*^. Les surnoms féminins appliqués à un 
masculin sous-entendu, sont quelquefois employés 
avec l'adjectif masculin; es.: cjuella bestia (par- 
lant d'une homme) era disp-jstoy Sec. au lieu de dis- 
posta, cette bête étoit disposée, &c. La persona 
quando è trihulàto, &c. au lieu de triholata^ la 
personne, quand elle est affligée, &c. (Coiticelli.) 

C'est suivant c:-tte régie que Ton fait accor- 
der avec des pronoms ou des participes masculins 
le mot Vossi;j>iona ou F. S. ou El/a, employé 
en Italien à l'égard des hommes, au lieu de iwi 
vous; e>; : Voss'p^noria c îu^Uo compîto, vous êtes 
bien obligeant ; ella è molto garhàtc), vous êtes 
très-poli, au lieu de compiti et garb it:i; car alors- 
à ces mofs on sous-entend iiomo, homme. Casa et 
Amiibal Caro r.ous en fournissent plusieurs exem- 
ples dans leurs LetCies familières, ce qui e.-t eucore 
innintenarit confirmé par l'usage.. Au pluriel on 
dit le signorle loro, mais toujours avec les pronoms 
ou les participes féminins, et dans la troisième 
personne; et plus communément hr signori avec le 
masculin. Voyez la Syntaxe des Pronoms Per- 
sonnels. 

78. Les italiens prom^ent quelquefois substan- 
''tivement le nom adjectif; c'ebt ainsi que l'on dit, 

// catdo dd fuoco, la chaleur du feu, pour ilcalore; 
L'alto délie mura, la hauteur des murailles, au lieu 

de ValtezzcCy tkc. 

79. Il y a des adjejtifs que l'on emploie alver* 
bialement, comme nous le verrons ailleurs: ex • 
ccuitàr fatso, au lieu de faJs ime)ite, chanter faux» 
parlûr alto, pour alt.7>nent?y parler haut, etc» 

cc^J 



c 



92 De la Syntaxe 

eterno por.r tteriieilejr.e'nt, cr;mme dans îcs ver;:; 
suivants du Dante, ïnf. Cati. 3. 

Dlnanzi a me non fur cose create 

Se non etcrnc, ed lo clenio dura, 

A noi vcma lu crealûra hella, 
Biaiico tesîïta. (idcin.) Et T sso Ger. C. IG. 
et. 11. 

Lussureg^iaide serpe alto e germoglia 

La orta vite, cic. Voyez Bartoli. Sec. xci. 

80. Quand un adjecLif .<e rapporte à deux sub- 
stantifs a'.i singulier, o;i met cet adjectif au pluriel, 
s'il se rapporte à des î)ersonnes; comme : 

// padre e il Jli^Ilo ne rimàsero contenti. 
Le père et ie fils en restèrent contents. 

S'il se rapporte à des substantifs de choses, ces 
substantifs sont en sujet ou en régime: 

1®. S'ils sont en sujet, l'adjectif se met tou- 
jours au pluriel, comme: 

. La $Ud pûzienza c la suafermezza sono iramôbili; 
ba patie;":ce et sa fermeté sont inébranlables. 

2o. S^ilssont en régime, l'adjectif ne s'accorde 
qn^ayec ie dernier, comme* 

I-'^M av.éa la hocca e gll occhi aperti, ou 
Lgli avéa gli occhi e la bocca aperta; 
Il avoit les yeux et la bouche ouverte. 

SI. Quand les deux noms aux quels un adjectif 
se ra[)porte sont de diftérens genres, on met l'ad- 
jectif au pluriel et au masculin, comme: 

Mio padre e mia madré son contenti ; 

Mon père et ma mère sont contens. 
La raison que l'on en donne est que le genre mas- 
culin est le genre le plus noble, et que par consé- 
quent on doit lui donner l:i j)référence. 

82. Mais si deux substantifs d'un genre différent 
sont au pluriel, ou que Tun soit au pluriel, et l'autre 
au singulier, l'attribut doit s'accoider plutôt avec 



Des Adjectifs. 293 

le masculin qr.'avec le féminin, et l'on devroit 
tàciier de placer le substantif masculin près de 
l'attribut, ou de construire le substantif féminin 
avec la préposition con (avec). (Grammâtica 
laoionata, part. iv. cap. 1.) En voici un exem- 
ple; Dimanfiie dernier il y eut euviron cent hom- 
mes et autant de fommes d'arrêtés (*ms ia ville; 
JDoménlca scorsa vi fûrouo circa cenfo donne e al' 
trettanti uôm'im arrestati fiella cîttà: ou Domé/ii- 
ca scorsa circa ce^to uômini con altrettante donne 
fûronoviVïe?,t'àt\neUaciltà\ beaucoup mieux que 
cento tiômini e altrettante donne arrestati ou arrs- 
state. 

^3. Quand il y a deux substantifs dont l'un est 
au singulier et l'autre au pluriel, on peut faire 
ticcorder l'adjectif ou avec l'un ou avec i'autrv'^, 
comme: Dioneo e gli al tri giôvani messo a gliio- 
ciire, (Bocc) Dionée et les autres jeunes gens s'étant 
mis à jouer. Il re coi suoi compagni rimontati a 
camt'lo (idem) ; le roi avec sa suite, étant remonté 
achevai. (Corticelli.) 

84. Persona employé pour un nom masculin 
sous-eutendu, reçoit le relatif masculin; ex: Egli 
ci è alcuna ])eTsouvL, il quale mi servï^ &c. (Bocc.> 
11' y a une personne fj?M m'a servi, &.c. (CorticelH.) 
]\îais comme cette nmniére de parler devient cho- 
quante à l'oreille, il sera beaucoup mieux d'em- 
ployer r/je au lieu de il quale ou la quale, 

85. En Italien on n'exprime pas la préposition 
f?e après les adjectifs de nombre et de dimension; 
ex: ils eurent six hommes (/e morts; vingt-neuf c/ç 
tués; trois de blessés; milleécus f/eperdus; cent louis 
Regagnés. Ebbero sei morti-, tenti nove ainmazzati', 
tre Jeriti; mille scudi perdùti, Cento hiigi gna- 
dagnati. Haut de trois pieds, aHo tre piedi; pro- 
fond de dix pieds, profondo dieci piedi \ son parc a 
trois milles de long, et deux milles de large; Il suo 
parco è lungo tre miglia, e largo due: ou bien, 

ce 3 



294 Place et modification des Adjectifs, 

Jlsuo parco ha tre migîia di lunghezza, e due di 
lar;^hezza. 



SEC T. I. 

Place et modification des adjectifs, 

86. Les adjectifs, généralement parlant, peu- 
vent être placés avant ou après leur substantif, sur 
quoi on ne peut pas établir de rèq:ies certain(is; 
d'autant plus qu'il y a plusieurs adjectifs qui ont 
une signification diiFérente selon la place qu'ils oc- 
<!upent, comme par exemple: ?inet co^a certa, una 
nu<jta certa, ?//? segno certo, signifient une chose, 
une nouvelle, une marque vraie et assui-ée; et si 
l'on dit, uua certa crsa; una certa nuova; un certo 
segno, on entend par là une ciiose, une nouvelle, 
une marque indéterminée. Il n'y a que le goût, 
î'élégance et l'harmonie de la lan^^ue qui en cela 
puisse servir de règle, avec la lecture des meilleurs 
auteurs, et la direction d'un bon maître. Cependavit 
en prose dans le st3'le ordinaire on met après le 
substantif: 

1". Les adjectifs verbaux formés du participe 
passé; ex.- Il mondo creàto, del Ttxsso, la création 
du monde, par le Tasse: un îibro stampâto, un livr<^ 
imprimé; et ceux formés du participe présent: gli 
dinimali parlanti, dell' Abate (Jasti, les animaux 
parlans, de l'Abbé Casti. 

2^. Les adjectifs nominaux qui qualifient: 

Par la figure, una ta vola ovale, une table ovale. 
Par la couleur, una casa hiancu, une maison 

blanche. 
Par la saveur, vin dolce, vin deux. 

Par l'odeur, piantaordor'^fera, plante odorifé- 
rante. 



lîégime des Adjectifs, ^95 

3^. Ceux qui ^ 
expriment quelque > 707720 déco, homme aveugle, 
qualité physique : } 

4^. CeuK qui) un signôr italiàno, un seisjneur 
se rapportent aux V itaiieu. 

nations; 3 la/inq;ualatîna,\a.\^ngyie\'dùne, 

5"^. Ceux quil itn ciel seréno; un'âria pura; 
particularisent les?" aci/fia limpida; terra Icg- 
élémens; J giéra; fuoco ardente^ etc. 

87. Un substantif entre deux adjectif», étant 
emplo3'é à propos, a.joute beaucoup d'élégance à 
la phrase. Boccace dans son Decanierone, Al- 
garotti dans le Congrcs^o di Citera, et d'autres 
écrivains distingués par l'élégance de leur style, 
nous eu fournisL-ent bien des exemples; comme: 
la pià dolce cosa del mondo e la più vcxzoxa (Bocc.) 
)a •chose du moiide la plus douce et la plus jolie. 
Uomo di sceUeràta vita e di corrotta, (idem) ; un 
homme scélérat et de mœurs corrompues, etc. 



SECT. II. 

Régime des adjectifs, 

8S> Le régime des adjectifs est un substantif ou 
un verbe précédé d'une de ces prépositir^us a, da et 
di, (à, de.) 

89. Quelques adjectifs ne régissent rien: CB 
sont ceux qui ont par eux-mêmes une signification 
déterminée, comme: co7'«gg'io^o, courageux; savio^ 
sage, etc. Quelques autres doivent nécessairement 
avorr un régime, quand ils out besoin d'être re- 
streints poar avoir une signification déterminée, 
comme: capàce, pronto; capable, prêt. 

90. Je donnerai ici, par ordre alphabétique, une 
liste des principaux adjectifs qui régissent les sus- 
dite prépositions, tirée de CorticelU, lib. 2. 



900 



jRcgijn edes A djeci ifo. 



Accéso di sde'^nOy . 
Accu^àto (h furto, 
Adorno di virtù, 
Afitico d'annî, 
yîiaro del suoi do ni, 
Capace difarc, 
Ccrto di éssere, 
Colpévole di tutto^ 
Co?isapévole di tattOf 
Cupùlo di danàro, 
Jncapâce di aniore, 
Jncerto di éssere^ 
l:i)ioce?ite di ojvi 

Nôbiie d'i costiwiîy 

Picno d'orgoo/iOj 

rôvero di da/iàro, 

Pfivo ou prîcato di ^î/^^o, 

Provvistf) di ^'/r^/'o, 

Ricco di moneta, 

, S(*arso di danàro, 

Sfornito ou sprovvisîo 

di ^^/^o, 

'Superho di ^•è stesso, 

Vestïto di ?iero, 

xr , j- . 7. 7 sans 

I 0^0 di 00-/ÎÎ talore, > y 



1«=. Des adjectifsqui régissent la préposition a'/, 
GAI le géniiif c/e/, c/é»//-:^, etc. 

Abhondantc di danàro, abondant en argent, 

CHtlammè de colère» 
accusé de- vol. 
orné de vertu, 
très-vieux, 
avare de ses don -; . 
cap'cible de i'aire, . 
sûr d'être, 
coupable dé tout, 
informé de tout, 
avide d'argent, 
incapable d'amour.. . 
incertain d'être, 
ac-) innocent de toute accusa* 
j tion. 
de nianièresnobles. 
plein d'orgueil, 
pauvre en argent,, 
privé de tout, 
pourvu de tout, 
riche en mon noie, 
pauvre en argent. 

J- dépourvu de tout. 

orgueilleux de soi-mé'ttieo 
habillé eu noir, 
sans la moindre valeur? 
Et semblables. 

Q^. Les suivants régissent la préposition a ou 
le datif avec l'article al, allô, &c. 
Accetto a tutti, agréable à tout le monde. 

Adatto, atto, idôneo Uabile en tout. 

abile, acconcio a tutlo, j 
Diaàtile allô stato, inutile à l'état.. , 

Fedéle a Dio, fidelle à Dieu. 

Grato a tutti, ap^réable à tout le inonde* 



Ré'jimc dcjt Adjectifs. 2[)7 

Incli-i'ito al maJe. port6 à la méchanceté. 

Infetéle-à Dio, iuliielle à Dieu, 

Odiôs(j a ^/zif/, oilie;ix à tout le monde. 

Frimi-o a morïrc, prêt à mourir. 

Ribélle ixilo statu, rebelle k Tétat. 

Simi/e-à tuiy SLmbiuble à lui. 

S'tVto a peccàre, accoutume à pécher. 

Viciao a perin', prêt à mourir. 

Uti!-i ^Wàpàtria, utile à son pays. 

Et semblables. 

3*^. Les suivants réoissent la préposition da, ou 
l'ablatif avec i'articie dal, dallo, &c. 

Alieno dallo studio ^ éloigné de l'étude. 

Différente, fda quel c//, ) différent de celui d'aupa- 

Dkerso, \ prima, ) ravant. 

Diciao dal mare, séparé de la mer. 

Ësule dalla città, exilé de la ville. 

Libéra, immûrie, esente ) i,î- a ^^^ .^o.,^ 
1 ' ,. ' > aeiivré des maux, 

da ma/e, ) 

Partif.n da Zz^j, pnfti de lui, 

Separâto da 5?/a mogJie, séparé de son épouse. 

Sicûro d-àpericoli, assuré contre le^ dangers. 

Sostéaut') da tutti, supporté de tout le monde. 

Trattenàto dalla tempesta,'^vï^\.t par la tempête. 

Visitàto àà\ mcdico, visité par le médecin, &c. 

4o. Il y en a encore qui régissent d'autres 
préposition, comme: dotto in quai- he arte ; espertj 
\\\ qualche mesiiere; valorôso in arme, 6ic, ^'oyez 
Cûiticelli. 



SiiJ^T. IIL 

De la construction des dfférens degrés de com- 
paraison, 

91. Le positif, le comparatif et le superlatif sont 
îes noms dont les Grammairien-s se servent pour 
exprimer les différents degrés d'un uom adjectif, 



Q9 ? Accord des Degrés de Comparaison, 

92. Le positif est l'adjectif môme, comme nou3 
venons de le dire à la page 85, N^. 1 iO. 

93, Le comparatif se forme ordinairement avcf? 
les particules pi/ij pin?, ?ne?io moins, meglio mieux, 
qui expriment l'aLignientutiou ou la diminution. 
Après ces particules, on se sert en françois de que 
qui s'exprime par che en italien; mais comme il 
D'en est pas toujours de mtme, et qu'à la place de 
chc on met bien souvent la marque du génitif, pou? 
plus de clarté nous établirons les règles suivantes, 

1*^. Lorsqu' après le fj?ie en françois on trouve 
un nom ou un pronona, qui n'étant pu^ susceptible^ 
d'article, se dé<:îine avec le simple scpiacasOf iî 
faut alors, au lieu de che^ se servir de la préposition 
di ; ex : 

Plus beau que lui, più beJio di lai. 

Plus belle qu'elle, più bcUa di lei. 

Plus sage que Pierre, più sario di Pietro, 
Moins savant que moi, menodotto di 77ie. 
Mieux écrit que celui-ci, scriito mcglio di qttcsto,. 

l^c nom propre de Pietro^ et les pronoms /?//% 
lei, me, qnesto^ :»e déclinent avec le simple seg^ia- 
caso. 

2^'. Lorsqu' après le que en françeis on trouve 
un nom avec son article, ou un prouom possessif; 
devant le quel en Italien d faut touji>urs mettre 
l'article, il faut dans ce cas, au lieu de cke, em- 
ployer le génitif de l'article qui- convient au mot 
suivant fpj. 



fp) On trouve daHs Icmjs les bons auteurs anciens et 
modernes en prose et en poëàie des exemples contraires aux 
deux règles ci-dessus, et qui nous autorisent à faire usage de 
c/ie aussi bien quedcc//. Boccace dit j^»/?) rnra che la Fcr/icc, 
plus rare que le phœnix ; et Pétrarque : Una donna più bclla 
assâi che il sole^ une fournie {>lus belle que le soleil ; au lieu de 
dcila fcnîce et del soit ; et d tns ces autreà exemples ; Più aano 
chti ptsci; (Bocc.) au lieu de d'unpescc ; maggior voglia ctic 



Accnrâ des Déférés de Comparaistn. 299 

Plus beau que ie soleiî, jnà hcllo del sole. 

Plus doux que le sucre, piîi dolcc dello zûccaro. 

Moins amer que le fiel, mcfno amàro del mio. 

Moins beau que le mien, mcno belle del mio. 

Mieux écrit que les au-) /. ... , ;. ;, . 

i > m-eslio scntto des'li al tri. 

trrs, j 

Mieux lait que les sœurs, mcgliofatto délie sorelle. 

94. Remarquez, que ce n'est pas par un caprice de 
]a langue, que l'on rend, dans lesdeuK cas précé- 
dents, la particure ^we par le seÊ^nacaso c?i ou par 
l'arti^-le du géuitif, mcis pu' un principe certain de 
la Gramrua-re. Il et évident que dans toutes les 
phrases précédentes il y a ellipse, et que les mots 
supprimés sont a comparazione, (en comparaisoti), 
de manière que le; p)h rases jt;à< be/lj dir lui ; megliu 
fattù délie soréllCy sont une abréviation des suivantes; 
pià heliG a comparazione dilià; megllo fatt^ ;i c.jm- 
parazioue délie sorélle. Ainsi toutes les fois que 
devant une telle comparaison on pentsous-eniiendre 
l'expression a comparazioie, supprimée par eiiipse, 
on doit se servir de la préposition di, avec ou saus 
l'article, selon que le m.ot le demande. 

9r>. Mais si devant cette comparaison, l'ellipse 
ne peut avoir lieu, alors la particule que s'exprimo 
par c/ie; comme lorsque les termes de la compa- 
raison sont ex pri mes par de jx verbes, deux ad verbes, 
•u deux adjectifs; Exem: 

Il vaut mieux rire que pleurer; 

E'meglio ridere cke piangerc. (?y) 

l'altra, au lieu de dell' altra. (ideui.) Piit le parole che ifat'-i. 
(Firenzuoia) au lieu de dei fattiy kc. Mais il faut observer 
que dans tous ces exemples, il y a ellipse, et que le mot sup- 
prime ett le verbe esser^e, êtrej de manière que les phrases: 
più raraeUelafenice; più hella assai cht il soit, &c. sont ute 
abréviation des suivantes; più rara che non è la fenice ; pm 
hella assai che non è il sole. Voyez la Remarque, N'>^. 94. 

fqj Lorsque Tinfinitif des verbes est pris substantivement, 
comme aous i'uYQiis dit à farticle àes noms pag. 6S, No. 47, on 



$00 Accord des DegH-és de Comparaison, 

11 vaut mieux t?rd que jimais; 
E mcglio tardi che mai. 

Je suis plus pauvre que riche; 
SoHO piùpôcero che ricco. 

Il est plus méchant que savant; 
£o-/i è più cattivo che dotlo. 
Il est plutôt bon que méchant; 
Egli è piuttosto buono che cattico. (/ ) 
Moins heureux en Italie qu'en Angleterre, 
Menofelîce in îtàlia che in Inghilterra, 
.Plus content avec moi qu'avec lui ; 
Fia contenta meco che con luL 
Plus pour le frère que pour la sœur ; 
Più pelfratello che per la sorella. 
Il chante mieux ici que sur le théâtre ; 
Canta meglio qui che sul Tedîro. 
96. Pour donner plus de force aux comparatifs, 
on ajoute en Italien avec élégance les mots assat, 
via ou vie, et molto aux mots;)û) ou mena, comme 
assài ou tnolto più nohUe, beaucoup plus noble; via 
ou vie mena dotto, bien moins savant. 

97 Remarque. Lorsque ks comparatifs entre 

deux actions sont exprimés par des verbes, comme 

dans cet exemple : il est plus aimable qne je ne 

croyais, on peut exprimer cette phrase de deux 



piùflriso, che ilpianto, on ptû il riso àit\ pwnio, selon la 
règle 2, p. 298. 

/;• ; Dans les deux exemples ci-dessus on ne pourroit pas 
renàre iescouiparatif. /^^n cattïvo et piû buono ^^v pcggiore et 
yne^libre quoique synonymes ; car pcggihreet mighore ne son* 
jamais en corn .araiion avec d'autres adjectifs, ma,s .Is ont lieu 
avec des substantifs ou avec de.s pronoms ; ex : egli tpeggtore 
ou miglibre ddfratello, ou di me; il est pire ou meilleur que 
le frère ou que moi, ^c. 



Accord des Depés de Comparaison. 301 

niani^res ; l''. e^Vi è piii amahile che io non credéa : 
et ^Z^. egli è pià amahile di quel cWio credéa. Le 
flatteur est plus dangereux qu'il ne le paroît ; 
Tadulatàrc è pià pericoloso che non semhra, ou, plus 
élégumuierti, Vadulatore t più Pericoloso di quel che 
semhra^ ou di quel clic iton semhra. 

9S. La comparaiboa d'égalité *e fait en fianrois 
par les mots 5?, anssi, tant, autant smy'.s d'un fjiie 
'avec l'interposition d'un adjectif. En Italien une 
telle comparaison se rend par 5/, cosz ou tanio-, et le 
quCy se traduit par qiianto ou corne, ex. Le Prince 
n'est pas ii puissatit ^we le Roi; // Principe non h 
tauto patente quanto il Rc : ou II Principe non è si 
ou coû potentc corne il Re. 

On pewt aussi exprinier celte phrase seulement 
p^iv quanto y ou tcvtt'j chCy après l'adjectif; ex: Il 
Principe non è poteif':o quanto il i?e, ou tanto ^he 
il Rc. 

Il n'a pas oz^'fl/?^ de coffrage qns votis; IS^on lia 
coràggio quanto ro/, ou tanto che voi. 

Les pauvres sont a/^^û/r^ méprisés que les riches 
sont estimés; Sono tdnto vilipési ipôveri quant05©;2(/ 
stimàti i ricchi, 

99. Lorsque cette comparaison se fait entre deux 
adjectifs, comme par exemple: il nest pas aus^^l 
beau que savant, on tourne la phrai:e de la manière 
suivante, egli îion è più bello di qi-.el che sia dotto. 

100. Mais Si la comparaison d'égalité se fait par 
les mots tant ou autant, suivis du segnacaso de, 
<:omme dans cet exemple: nous n'avons J3{75 autant 
de fruit cette année que P année dernière, elle se 
rend en italien par les mots tanto quanto, faisant 
attention de les faire accorder avec le substantif 
suivant, et de supprimer le segnacaso dé, comme: 
Non ahhiamo \.diHtQ frutta quesfanno, quauté r«?*» 
710 scorso, Vo3^ez la construction des aaverues a 
quantité. 

101. Lorsque la comparaison se fait d'une m^- 
nière affirmative, et que le que est suiri en irant^oîs 

D D 



Z02 Accord des Superlatifs, 

de quelque substantif ou de quelque pronom, elle 
peut se rendre en italien par non mena, niente meno^ 
ou altrettanto-, et le 7?/^, par l'article du génitir, 
ou par le segnacaso di, ou même par cke\ ex- 
emple: 

Lajilîe est aussi ']o\\e que la mère; La JigUa non 
€ meno ou niente meno heUa della madré; ou, £.« 
Jigl^a è altrettanto 6e//a che la madré, ou simple- 
ment, Lajiglia è bel /a qn^into la madré. 

Il est aussi habile que vous; Epjinon è meno, on 
niente meno <tbile che ?;cj; ou, E'gli è altrettanto 
àbile che voi. 

102. Mais si le que dmis la même comparaison est 
suivi de quelque adjectif, il se rend toujours pnr 
che, exemple: Il est aussi beau que savant; 

Effji non è meno, oz/ niente meno Z)e//o che dotto; 
ou, egli è altrettanto be/io che dotto, 

103. Remarquez que la particule si suivie de m/ê 
n'exprime pas toujours un comparatif, quand elle 
€st employée dans le sens de tellement, comme: 11 
-est si aveugle qu'il n'y voit goutte. Egli è sî, cosi, 
tanto ou talmente cicco, che non ci vcde niente. 



SECT. IV. 

De la Construcéion des Superlatifs, 

104. Quant aux superlatifs, nous en avons déjà 
assez parlé dans la première partie de cette Giam- 
maire. Il nous reste à dire seulement que les ad- 
jectifs su. perlatifs, ainsi que les ccmparatifs, doivent 
s'accorder en genre et en nombre avec le substantif 
qu'ils modifient, puisqu'ils ne sont que les adjectifs 
mêmes pris avec plus ou moins d'étendue dans leur 
sigiiilication. 

JO'). Le substantif auquel on fait rapporter le 
superlatif relatif est quelquefois sous-entendu ; dans 



Syntaxe des Pronoms Personnels. 503- 

ce cas, c'est ave3 ce substantif sous-entendu que le 
superlatif doit s'accorder; ex: 

L'avarice est le plus indigne de tous les vices; 
JJavarlzia è il pià indei^no di tutti i vïzj» 

L'hiver est la plus triste des saisons ; 
JUinvcr,io è la pm trista deile stagiàni. 

Le mensonge est le plus bas de tous les vices; 
La hugïa è il p'ni vile di tutC i vizj.. 

La vertu eetle plus précieux des dons du ciel ; 
La virtîi è il più prezioso dei doni del cielo. 

Dans ces phrases les substantifs stagiône saison^ 
mzio vice, dono don, sont sous-entendu*^. On peut 
aussi rendre ces phrases en ilulien de la maaitre 
suivante: 

L'avarizia è il vizio pià indegno ou il pîù indeg^ 

vizio di tutiigli altri. 
L'inuerno è la pià trista stagiône di tntle le ahr^. 
La bugia è il vizio pià vile di tutti gU altri vizj. 
La virtà è il pià prezioso dono del cielo. 



ARTICLE IV^ 

£>e la Synlaxc des Pronoms, 

SECT. L 

De la construction des pronoms Personnels ou 
primitifs. 

Les observations les plus esseatielles à l'épard 
des pronoms ayiint été sulVisammeut expliquée?» 
dans la première partie de cette Grammaire à 
chacun de leur» arîicles, je me bornerai ici à faire 
quelques remarques sur hi différence de construction 
qu'il y a entre les pronoms de la langue fiani^oise 
et ceux de la langue italienne. 

D D 2 



304 Syri!€sre 

lo. Les pronoms personnels io, tu^ e^fli^ kc. 
je, tu, il, àc. qnien françois soiît inséparables des 
verbes, hont ie plus souvent supprimés en Italien, 
et surtout quand la clarté et la force du discours ue 
les render.î. pas nécessaires. 

Ê^. Les pruiioms nominatifs moi, toi, se ren- 
dent toujours en Italien par 20, tu, et non pas par 
me, te, qui n'appartiennent qu'à l'accusatir; ainsi 
lorsque l'on emploie en françois ie verbe être im- 
personnellement devant ces pronoms, comme: 
c'est moi, cest toi, c^esî lui, c'est elle, c'est nous, c'est 
l'ous, ce sont eux; en italien le verbe essere clans 
cette occasion n'est jjas impersonnel, et Ton rend ces 
expressions par son io ou io sono, tu sei, egli ou 
ella è, sia7n noi, siete voi, son essï ou églino sono ; 
sans exprimer le pronom ce qui en françois précède 
les troisième personnes du verbe être-, ex: 

C'est moi qui vous parle; Son io che vi parlo ou 
sou cu quegli che vi parla. C'est moi qui ai chanté; 
Son io che ho cantato, ou son io quegli che ha cantato: 
et de même, dans toi>s les autres temps, comme: 
c'étoit moi, era io; ce sera toi, sarâi tu, 6cc. 

3^, Les pronoms personnels du datif à moi, à 
toi, à lui, à elle, à nous, à vous, à eucc, se rendent 
en italien par les possessifs inio, tuo, suo, nostro, 
vostro, loro, lorsqu'ils expriment la possession d'une 
chose, et non pas la personne; en ce cas les pos- 
sessifs italiens doivent s'accorder avec le nom de la 
chose possédée; ex; 

Le livre est à moi, à tei, à lui, à elle, à nous, &c. 
// libro è mio, tuo, suo, nostro, vostro ^ loro, &c. 

Les livres sont à moi, à toi, -kc, 
I lihri sono miei, tuoi, &c. 

Cette maison est à moi, à toi, à lui, &c, 
Questa casa è mia, tua, sua, etc. 

Ces maisons sont à moi, à toi, à lui, &c, 
Questecase sono niie, tue, sue, ikc. 



Des Vronoms Personnels. 305 

4^. !Mais si ces phrases ccst d mo'\ cest à tôt, 
c'est à i ni, 6:c. expriment la personne, ou sont 
employées pour marquer une préférence, au lieu de 
cest mon tour, ccst ton tour, &c. alors on dira: 
tocca a me ou ^>ce' a me\ tocc a te; tocc a lui, k,r. 
ou sta a me, sta a te, sta a lui, etc.; ex: K qui est 
ce à faire? c'est à vous à mêler les cartes. A chl 
tocca a far le carte ? tocc a toi a jnescolarle. 

5'^. Dans les interrogations les François, au- 
lieu de mettre les pronoms personnelsapièsle verbe, 
i^e servent très-souvent de l'expression est-ce que ; 
qui en icrilien n'est pas exprimée; ex: Est-ce que 
vous arrivez de France? Venite voi di Francla? 

On peut rendre aussi cs^-ce que, par forse, 
qui siiz:niiie peut-être^ dans une interrogation qui 
renferme le doute ou la surprise; ex: Est-ce que 
vous n'êtes. pas content de moi? Non sieteforse con- 
tento di me'^ 

6^. L'expre.-sion franço^se, cest ainsi que, se 
rend en italien par cosi, in questa maniera ou i:i 
questa guisa, ex: C'est ainsi qu'il faut faire; hi- 
sognafar cos\y ou bisognafarein questa maniera ou 
in questa gu>sa. 

7°. Qu est ce que? se rend en italien par che? 
cosa? ou che cosaf ex: Qu'est ce que vous dites? 
Che dite? Cosa dite? ou Che cosa dite? 

10(5. ATarticie des pronoms personnels, note {e) 
pag. 103, nous avons remarqué que les Italiens 
dans la bonne société, surtout en Toscane, font 
usage de la troisième personne du singulier en par- 
lant à un seul, et de la troisième du pluriel en 
s'adre>sant à p-'usieurs. Cette troisiènse personne 
ÊSt fondée sur le titre de Vossignoria, abrégé de 
vjstra signcria, votre seigneurie, pour le singidier, 
et l'on s'en sert aussi bien à l'égard des Messieurs 
que des Dames ; et pour ne pas le répéter trop 
souvent, on y a substitué le pronom féminin ella; 
ex: Bon jour, Monsieur; comment voui portez 
vous? Buon dl a Vossignoria; corne sta ella? Au 



ÔOo Syutaxs 

pluriel on dit: Le Signorie loro, avec Tartide, et 
plus familièrement lor slirrwri^ ai lor signori^ etc. 
sans article, ex: Corne stanno le signorie loro'/ 
Serve dl lor signàri, &c. ayaiit soin de transposer 
la deuxième personne du verbe françois à \d 
troisième en italien; exx Asseyez vous, ^Monsieur; 
s accômodif Signore, oiifavoriscadisedére, ou segga. 
Asseyez vous, INIeisieurs; s'accômodi?iOf ou favori- 
scaiio di sedére, ou séggano. 

107. Remarque, lo. Au lieu du pronom con- 
jonctif î7',(vous), qui marque le datif ou Taccusatif, 
il faut se servir des pronoms conjonctifs de la troi- 
sième personne du féminin, savoir: le pour le 
datif, et la pour l'accusatif; ex; rjonsieur, quand 
je vous vois, je me rappelle ce que je vous dois; 
Sîgnore, cptando la vcdo, mi ricordo di qvanto le 
dtbbo. On se sert du pronom conjonctif du genre 
féminin, parce qu'il se rapporte au titre de Signoria^ 
et non pas à la personne. 

^^. xVu lieu du pronom possessif vostro on se 
sert de suoy sua, et plus élégamment du pronom 
lei au s^énitif, en le plaçant entre l'article et le nom 
dont il dépend; ex: je vous remercie de votre po- 
litesse; La ringrazio délia sua gentilezza^ ou délia dl 
lei gentilezza^ au lieu de d.ella vostva gcntilezza. 

108. On trouve souvent egli et ella employés 
comme particules explétives pour donner plus de 
«^râceù la langue, ex: egli c vero, il est vrai; ella 
t cosi, c'est comme cela. V"oyez le traité des par- 
ticules explétives dans la suite de cette Grammaire, 

109. Lui et loro ont été employés quelque- 
fois à la place du pronom réciproque sèy soi; ex : 
rimirava cosîui nel visa, e in se duhitava, non questv 
si facesse beffe di lui, c'est-à-dire, di se. Bocc. 
Filoc. lib. 5. n. 152. La quale usanza, le donne^ 
ptr salute (\\ loro, avéano oithnamente apprésa; c'est- 
à-dire, di se, Bocc. Introd. 

110. Lui et loro, quand ils précèdent un relatif, 
gont à lu placede coiàion colùro, celui ou ceux; 



Des Pronoms Personnels. S07 

ex: Morte biasmate anzi laudate lui, che Icf^.a e 
sciofilie, (Petr.) c'est-à-dire; celui che, celui qui: E 
loro, i quali amor vlvi non aveu potutj congiungerey 
la morte cong'unse; (Bocc.) c'ebt-à-dire: colora i 
quali, ceux qui, etc. 

111. Di lui, di lei et di loro sont usités plus 
souvent entre rarticle défini et le substantif, qu* 
après le substantif, ex: il di lui coraçrç^io, son 
courage; la diluifiglia, sa fille; il di Ici viêrito, 
son mérite; la di lei compagnia^ sa compagi-.ie; 
// di loro tormento; leur torraent; /•/ di loro 
costavza, leur constance; i di loro rJpôti, leurs 
neveux; le di loro nipôti, leurs niècer?; au lieu de, 
il coragf^io *di lui; la figlia di lui; la coinpagnm 
di lui-, i iiipàtb di loro^ et:, ce qui n'est usité que 
dans le haut style. 

119. Di lui, di Ici et di loro sont souvent em- 
ployés à la place de siio, sua, sîioi et sue. V oyez 
les règles de cette construction dans ia Syntaxe des 
pror!«;ms possessifs. 

113. Loro est toujours indéclinable, et souvent 
même on l'emploie sans ie segnacàs^ di, ex: il loro 
ioDne-tto ; ia loro costanza, i loro nipàti-, au lieu de 
U di loro, la di loro: i di loro; et le di loro. Voyez 
les remarques sur les pronoms possessils. 

111. Tue^ù. la place de tu, a été employé par 
les anciens; ex: Perche tl raminàrichi tue ciiio mi 
par ta da ie. (Bocc.) Les poètes s'en servent 
souvent en rime ; et eaToscane on l'entend toujours^ 
mais parmi le peuple. 

113. Vui pour voi, vous, a été usité par des poëtes 
pourlarirae: Petr. Son. 104. In cfuesto stato son. 
Donna, pervui; pour vous. Madame, je suis dans 
cet état. 

116. Es9o est quelquefois explétif, et alors il 
îie change pas de terminaison: on l'unit par élé- 
gance à la préposition con, (avec); comme: con 
esso lui, avec lui ; con esso îei, avec elle; cen es^o 
loTo^ avec eux: on Punit encore à d'autres pré- 



508 Syntaxe 

positions sans changer leur signification, comme: 
lunihesso owlujigo esso Ujîume, ieiong de ia rivière; 
sovresfio Cacqua, sur l'eau ; sottesso pji occti'i^ sous 
les yeux ; Ces manières de dire sont aujourd'hui 
hors d'usage. 

117. Il faut to'ijour? ?e servir des pronoms fo, 
tUy ef^Jiy el/a^u nominatif, comme nous venons de 
le dire; mais quand le verbe e5\?ere se trouve entre 
deux pronoms, le pronom, qui suit le verbe, est à 
l'accusatif; ex: (Bocc. g. 7.) Non fui par. cke sia 
lui; il ne me paroit pas lui-même, iL/// dans cette 
phrase esta l'accusanf, surtout lorsqu'il sert à exr 
})rLmer le changem.ent d'un objet à un autre, car on 
ne pourroit pas bien dire, Non ml pare cr^ egW'sia 
t^\\\ (il ne me paroît pas lui-même), où le. pre- 
mier egli, qui ordinairement ne s'exprime pas en 
italien, est le sujet, et le second l'objet de la phrasé; 
car s'ils étoient Ions les deux du même cas, on ne 
verroitpas clairement lequel des deux est le sujet 
ou l'objet. Bocc. Xov. 07. Crcdaulo esso c.Vio 
fossi te, {lui, me prenant pour toi). Voyez li^ P. 
Longobardi et le Vocabulaire de la Crusca pour 
d'autres exemples semblables. La même rembar- 
que peut s'appliquer au Verbe Parère, paroître. 

118. Après i'adverhe corne ou siccùmCy et (/uantOy 
on se sert de l'accusatif, au lieu du noiuinatif; 
ex; Costùro che dalV altra parte érano, siccôme lui, 
mallziosi. (Bocc. 2. 4j Quanto me, puote csscrc 
alcàn dole.itc? etc. (idem, Fiam.) 

119. Dans les exclamations de joie ou de dou- 
leur le pronom personnel est aussi à l'accusatif, 
comme en Latin; ex: oh 'me heato! 

OLpadrc/ohcaropad/efohluifelicef (Metast.) 
Reinarquei: , sur ces trois dernières Observations, 
que si l'on veut rétablir l'ordre de la construction 
naturelle dans les exemples précédents, et d'y re- 
mettre ce qu'on a supprimé par ellipse, je crois, que 
dans aucun de ces exemples, le pronom et le nom 
personael ne marquent le sujet de la proposition : 



Des Pronoms Conjonctifs. 509 

l^.Crcdendo esso cJiio fossi [\\\)te. Q'^.Costoro che dalV 
aitra parte erano, siccome (credevano esser) lui, ma- 
liziosL o'. Quanto (credesi esser) me, piiote esseie 
akun dolente y Et enfin clans les exclamations; Lui 
beato ! mcfe/icc; lui, et me, sont l'objet du verbe 
supprimé par ellipse. Mlrate lui beato-, mirate mç 
felice, (voyez lui heureux; regardez moi heureux.) 



S£CT. II. 

De la construction des pronoms Conjonctlfs on 
dérivatifs, 

150. Les pronoms conjonctlfs de la langijft 
italienne sont; mi, ti, si, nie, te, se; g'/z et /f, lui ; 
ci on ne, nous; vi, vous; lo ou il, le; la, la; Il ua 
gli, les. Voyez page 108. N<^. 1G(5, 

V2l, Ces pronoms se placent en italien tantùt 
devant le verbe, et tantôt après: iorsqu'iis sont 
après le verbe, ils font avec lui un Feuî mot; com- 
me; si dice ou d'icesi, on dit; jni pare ou parmi, il 
me paroît. 

122. Remarquez que les pronoms ccnjonctifs, 
étant après un verbe, dont la dernière syllabe Cht 
accentuée redoublent leur première consonne; 
ex; dirotti,']e te dirai, au lieu de ti dira: par- 
lommi, il me parla, au lieu de mi parla, Voytz 
le traité de l'orthographe. !%*=*. 1®. page Gô5. Et si 
le verbe à rimpératif se trouve n'avoir qu'une 
seule syllabe, ii faut aus>i doubler la consonne 
initiale du pronom; ex: dammi quel ferro, donne- 
moi cette épée; vanne, va-t-en; dimmi, dis moi, czr. 

123. Généralement parlant, et surfout dans le 
discours familier, on place les conjonctifs avant le 
verbe, quand ce dtrnier n'est pas à l'infini lif, à 
l'impératif, au gérondif, ou au participe absolu; 
ex: Mi parla, ii me parle. T,'i parlàva, il le par- 



310 Syntaxe 

loi t. Sipe:'2te, il se repent. Ne ou ci diede, il noar 
donna. Viprcf^o, je vous prie. Li m: le f: pregàij 
^ie les priai. G/i m; ou le f: diedi, je lui donnai. 
Jl [f] ou lo vidi, je le vis. La couobbif je ia connus. 
Ci disse, il mous dit. Gli stimo e gli ûnôroj je les 
estime et les honore. 

124. Lor&que le verbe est à l'infinitif précédé de 
quelque préposition, le pronom conjonctif doit 
toujours venir après, et ne former avec lui qu'un 
seul mot, avant soin de retrancher le dernier e (\jt 
l'infinitif; conii^e: senza vederlo, sans le \o\ï ; 
per dirgli, pour lui dire; pregarmi, me prier, au lieu 
de vedérelo, diregli, pregàremi, V. N^. 9^. p. 268. 

125. Si l'infinitif est régi par un autre veriîc, 
comme dans cet exemple: je ne peux pas le voir, 
on peut placer le pronom conjonctif ou devant le 
premier vejbe, comme: non lo pusso vedére, ou en 
un seul mot après finfiiiitif, comme: 72on posso 
vederlo, 

IW. Le verbe, étant k l'impératif, au gérondif 
ou an participe absolu, demande le pronom con- 
jonctif après Ir.i, et ils ne forment ensemble qu'un 
seul Qior; conune : Donnez-iriui, dàtemi. Le vo- 
yant, vedéndolo. L'ayant vu, vedûtolo. 

Remarque 1^. Lorsque le verbe est à l'impératif, 
celte règle n'a pas lieu si Ton parle à la troisième 
personne, car dans ce cas ou ne commande pas, 
Riuis plutôt on désire. Ainsi au lieu de dire; 
dàtemi qvel //Z>ro, donnez-moi ce livre là,, on dira-^ 
7ni dia quel l'thro ; comme si l'on disoit en fr-mçois, 
oyez la Lonié de me donner ce livre. 



(f)'s.^ pronom // nu lieu <1p !o est en iisaçe dans la pros^ 
ilégaiitxî ou en poésie, nirîis toujours avant le verbe, quanii-ii 
• "luîtieiice par une coiî.sonîie ; comme: il conosco, je le con^ 
ijois ; uiiiis non pas^V onorQf je l'iiouore, au lieu de l'ouùro^,. 



Des Pronoms Conjonctif s, 311 

9°. Si avec l'impératif il y a la négation, on 
place les conjonctifs avant le verbe; ex: ne me don- 
nez pas, ?ion mi date. 

3^. Lorsque le verbe est à l'infinitif ou au 
gérondif, et qu'il y a la négation, on peut placer 
•ave^î plus d'élégance, dans le style noble, les 
pronoms conjonctifs devant le verbe; ex; il fit 
semblant de ne pas le connoître; fece jinta di non 
lo conàscere, au lieu de non couoscerlo. Ne le 
•connoissant pas, non loconoscendoy pour non cono^ 
scéndolo. 

^127. Les pronoms conjonctifs françois la lui, le 
lui, les lui, se rendent en Italien par gliela, glielo, 
glieli ou gllele, et non pas par lo gli, la gli, li gli, 
le gli. Voyez page 114. 

1^8. Mi ou me, doit toujours précéder les autres 
pronoms conjonctifs, comme: mi ti, mi si, megli, 
mené, &c. ex: Darmiti, te donner à moi; farmisi, 
refaire à moi; et non pas dârtimi, fârsimi; selon 
Bembo. 

129. Remarque. En françois les pronoms con- 
jonctifs se mettent toujours devant le mot loild; 
mais en italien il se mettent toujours après ce mot 
qui se rend par ccco, formant avec lui un seul mot^ 

Me voilà, éecomi. | Nous voilà, éccoci, 

Tevoiià, éccoti, \ Vous voilà, eccovi. 

Le voilà, éccolo. \ Les voilà (m.) éccoli, 

La voilà, éccola. \ Les voilà (f.) éceole, 

130. Si, pronom conjonctif au lieu de se, (se, ou 
soi), sert à accompagner le verbe; ex; si vide 
davanti due persone, il vit deux personnes devant 
lui; il doit toujours suivre la négation, quand il y 
en a une; comme: non si pente, il ne se repent pas. 

Si, employé devant ou après un verbe à la troi- 
sième personne, lerend quelquefois passif ou neutre; 
comme: si ama on aime, ou il s'aime; si dice, on 
dit, ou il se dit. Voyez la remarque sur la particule 
*N pa§.2o4. 



3Î'2 Sijnia;»c 



U' 



5i, est quelquefois explétif, et sert à donner plus 
d'énergie au discours. Voyez le Traité des parti- 
cules explétives. 

Si^ (on), avec les particules 777/, tiy si, vi, doit 
être placé après ces particules ; ex: 
On me dit, 7721 si dice, et non pas, siiniiUce, 
On te dit, tisi dice^ et non pas, si ti dice. 

On nous dit, ci si dice, et non pas, si ci dice. 
On vous dit, ri si dice, et non pas, si vi dicc. 
Voyez les remarques sur la particule on, page 234. 

Si, avec les pronoms lo, la, îe, li, ne, doit tou- 
jours les précédfi'; mais alors il doit changer l'i en 
e, et l'on dit : se h, ve la, se le, se li, se ne. Voyez 
les pronoms conjonctils, page 113. No. it>8. 

131. Loro, pronom au lieu de a loro, à eux, 
doit presqi^.e toujours s\iivre le verbe, selon les 
bons écrivains ; ex : il leur donna de bonnes nou- 
velles, diede loro huone nuove, kc. V. No. lO'T. 
pag. 110. 

132. Lorsque plusieurs conjonctifs se rencon- 
trent ensemble, tels que me lu, te la, glielo, me ne, 
te 7ie, se ne, gliene, 6cc. ces pronoms gardent 
entre eux le même ordre, soit devant, soit après le 
verbe, selon les régies énoncées ci-dessus, 2%*=^. 120, 
et suivants, et l'on écrit,devant le verbe: tne lo diede, 
il me le donna; glielo disse, il le lui dit: et après 
le verbe, dârmelo^ me le donner; dûrglielo, le lui 
donner; dâudomelo, en me le donnant; dando' 
glielo, en le lui àonç^^iWt \ fùttoglielo, le lui ayant 
fait ; fàteglielo, faites le lui. Et en ce cas, il est 
bon d'observer qu'en proronçant ces mots, il faut 
appuyer sur la même syllabe où l'on appuie dans 
leur état primitif; ex: ônns dando, fate, on appuie 
sur Va, ainsi dans ddndo7nelo, fàteglielo, il faut 
appuyer sur la même voyelle, et glisser sur les 
autres; 

133. Il faut enfin remarquer que l'on peut trans- 
poser quelques unes de ces particules, et dire par 



Des Pronoms Possessifs. 313 

ex.- Se gli accosta ^ et gii si accodo, il s'approcha 
de lui: et de même se le accosta et le si accosta, li 
s'approcha d'elle, comme ci-dessus, N^. 130. Les 
anciens écrivains en prose se sont fréquemment 
servis de pareilles transpositions, comme: il vi dira 
il ci guida; i[\i potéte-, il ti dicéva, kc. au lieu de 
ve la, ce lo, te la; et de même; la mi par 
vederCy au lieu àt parmi vederla; la si prenderà, la 
vi dirOy &c. au lieu de se la, ve la, 6:c. Voyez 
Biutoli § ^26\ Mais il ne faut pas les imiter, et il 
est plus sûr de s'en tenir à la règle générale, jusqu' 
à ce que l'on ait appris à déplacer les pronoms 
avec grâce. 



SECT. III. 

De la Construction des Pronoms Possessifs. 

loi. Les pronoms possessifs sont toujours joints 
à un nom qu'ih (jualitient, et dont ils prennent le 
genre et le nombre; comme: il mio maestro; i 
suoi scolari; la sua sorella; le tue nipàti, 

135. RemarqTie. 1^. Ces pronoms doivent tou^ 
jours s'accorder avec la chose pos-édée, et non pas 
avec le possesseur; ex: La Signora N. ha man- 
dato suafgUo a scuola. Madame N. a envo3-é son 
fils à l'école; dans cet exemple on fait accorder 
,52/0 avec le substantif Jig-/io au quel il est joint, et 
non pas avec Signora. C'est une observation par- 
ticulièrement utile aux Anglois qui font toujours 
accorder le pronom *«o avec le possesseur; et ils 
disent: Mrs. 1>^. has sent \iqy son to school, et noa 
pas his son. 

2"*. Ces pronoms se répètent avec chaque 
substantif qui exprime des rapports diîTérens; ex: 
m\o padre, mia 7?za</re, s\i2l surella, suofrattllo, et 
due svLoifgli, sono andaii tutti in campagna. 

3°. On ne met jamais ces pronoms au pluiieJ, 

EE 



ol4 Syntaxe 

<liiancl ils se rapportent à deux singuliers; ainsi Ton 
s'éiionceroit mal si l'on di>oit: / miei padie e ?/,«- 
dre, i auoi fratellu csorella, au lieu de mio padre c 
mia madré, suofratelloe sua sorella. 

13(i. On trouve quelquefois les pronoras person- 
nels, di lui, di lei, etdi Ivro employés à la place .du 
possessif 5«(;, suoif &c. Sur quoi il faut observer: 
l^. Qu'il faut employer le prunom suo, lors- 
qu'il se rapporte au substantif qui est le sujet de la 
sentence; comme: il 7naestro è contenta del suo 
scolàrCy le m;iître e.-^t coiiteut de son écolier. Ji re 
ama isuoi sûdd-ï>\ le roi aime ses sujets: dans ces 
exemples, suo et sud se apportent an.maître et au 
Roi, substantifs singuliers et sujets de la sentence, 
€tce seroit une faute de se servir d^s personnels di 
lui, etdi /orOy à la place de suo et suoi; mais si le 
auosTantif, sujet de la sentence, est au plurjel, on 
emploie le personne?! /o/-o: ex: / maesiri son con^ 
tenti dei loro scj/ârr. l soldàti siè guano i loro ca-' 
pitdnif les,soldats su* vent leurs capitaines. 

13^. Que si la personne ou la chose dont on 
parle n'est pas le sujet de la sentence, on peut in- 
diiîéremment employer le possessif ou le personnel; 
comme; lo conosco il maestro e i suoi ou i di lui 
*c'o/<7/'i, je connois le maître et ses écoliers: mais 
si dans cet exemple maestro est au plunei, on em- 
ploie loro au lieu de suoi: lo conosco i maestri cd i 
loro scolari, je connois les maîtres et leurs écoliers. 
Remarquez que si cette dernière règle oc- 
casionne quelque équivoque, alors on ne peut 
pas employer le pronom possessif suo: ainsi l'on 
dira: Fieiro couosce Francesco e i di lui amïci, 
Pierre connoit François et ses amis ; car aut ement 
on pourroit douter hi Piene parle de ses amis 
propres, ou <>e ceux de Frarnçoi . 

l.J7. On n'emploie jamais les pronoms pos;^essifs 
devant les nonrs qui doivent ùtre suivis du refatifcAe, 
(qui ou que,) etd'uu pronom de la même personne 
que ces possessif", coiunie: ho letio il libre che mi 

ê 



Des r renoms Possessifs, 515 

arête mandàiOy j'ai lu le livre que vous m'avtz 
envoyé; on s'énonceroit mal si l'on disoit: Jio Ictto 
il vostro iibro che mi arête man-dato, 

138. On emploie les pronoms personnels au lieu 
des pronoms })0>sessifs, quand des noms de clio.-e 
sont mi-s pour des noms de personne; e<: Nonvè 
penna mjyjlôr di lui, au lieu de mioiiôr dclla sua, 
ri n'y a point de meilleure plume que lui. Non vè 
al monda migliôr spadn di voi, il n'y a pa.3 au 
monde de meilleure épèe que vous^ au lieu de mi^ 
gliôre délia vostra. Si dans ces plirases on subi:titue 
délia sua à di lui, et délia rostra à di voi, la pj'e- 
mière signifiera, la penna di questo scritture è mi- 
gliore di quella d'un altro, la plume de cet écrivain 
est meillejre que celle d'un autre: et la seconde, 
la vosira spada è di miglior tempra, votre épée est de 
meilleure trempe; ce qui est un sens entièrement 
digèrent de celui que l'on a en vue. (Observation 
tirée de la Grammaire de l'Abbé de Lévizac.) 

139. On se sert en Italien du pronom conjonc- 
tif, au lieu du possessif, devant un nom en régime; 
ex: Mi duole il capo, j'ai mal à la tête; gli hanno 
tagllàta la testa, on lui a coupé la tête; et non pas 
duole il mio capo: hanno tafiliâta la- sua te^ta, 
comme on s'énonce dans la langue Anc:loi.-e, ou il 
faut dire:. My head aches; tliey hâve eut liis head 
off. 

140. Les pronoms possessifs pluriels wc5, tes, ses^ 
&c. après la particule "i^/i, et précédés de la prépo- 
sition de, comme dans ces expressions, un de mes 
frères, une de tes sœurs, se traduisent par le sin.s'u- 
iier en italien, lorsque la phra-e esi annoncée 
el'un^î manière vague et frénéiale, et l'on dit; un 
m'iofratelio, una twd sorella, en supprimant la pré- 
position de. 

M;iis si lap!j'»;.se contient un rapport paiticulier 
à quelque individu, comme en désignant uns sé- 
paration, dans ce cas l'i traduction est régulière; 
ex: u:î de m^^ frères est allé à la chasse, et Vautre 

E E ^ 



315 Syntaxe 

àVéoHse, on dira: nno dei m'iei fratelli è andato a 
càcciat e raïtro a Chieaa. 

1.41. Les pronoms possessifs après Monsieur et 
Madame en françois. doivent précéder le mot 
Signore et Signera en italien; ex; Monsieur votre 
père, Madame sa mère, on dira: il vostro Signer 
padre, la sua Signera madré. îl en est de mènie 
au pluriel; / vosin Stgnôri fratelli, /e loro Signcre 
sorcl/e. 

14$. Les pronoms possessifs employés substan- 
tivpn ent au singulier précédés de i'aiticle zV, ex- 
prin ent /Va'o/r, le bien; comme: Egli ha consu- 
mato u buo, e adesso vuol consnmare il mio. Il ^ 
dilapidé son bien, et à présent il va dilapider ie 
mien. En ce cas ils sontpronoms absolus. Voyez. 
pag\ 115. N*^. 174. 



SECT. lY. 

Construction des Pronoms Démonstratifs. 

Dans la première partie, à l'article des pro- 
noms démonstratifs, nous avons déjàdonne plusieurs 
rembarques sur ces pronoms, ainsi il ne nous reste 
que peu de choses à y ajouter. 

1«.- On regarde ces pronoms comme des ad- 
jectifs, toutes les fois qu'ils précèdent des substan- 
tifs, et en ce cas ils doivent suivre la modification 
de ces derniers dans le genre et le nombre, comme: 
questo Signore, qiiella Signora, quei Signori, quegli 
uàmini, qiieste donne, &c. 

2*^. Questi et quegli, celui ci et celui là, sont 
employés au nominatif singulier; ex: Quegli 
xuole cliio tiperdôni, e que^^ti viwle che in te incru» 
delisca; le premier veut que je te pardonne, et le 
dernier, que je détienne cruel envers toi. Au 
pluriel on dit ^î^e//i et questi. Voyez la note (n) 
pag. 122, 



Des Prono^is B&inon.tratifà, 31T 

3*^. Q/fcsta perd sa première syllabe devant 
ïes mots suivants; mattinçif mane, sera^ noite^ 
surtout daiis le discours familier, et l'on dit: 
stainâne o\i i-tamatiaia, ce matin; .^ta sera, ce soir; 
sta notte, cette nuit; au lieu de questa màne, r/uesta 
maltïiw^ questa sera et questa iwtte. Dans ce cis-là 
il e<t natuî'ei (le regarder sta, comme une abrévia- 
tion dé ista des Latins, 

4^. Les portes se sont servis, quoique rare- 
ment,- de csto, est'^ esta, este, au lieu de questo, 
ç'iesti, questa, qneste; ex: OncV esta oltracotanza 
in toi salletta? ( Dante.) {Maometto mi disse esta »a- 
rola. (Idem Inf. 28.) Mahomet m'adressa cette pa- 
role. Mais c'est une licence poétique qu'il ne faut 
pas imiter. 

.143. Souvent, pour donner plus de force à l'ex- 
pression, les Italiens réuni-sent les pronoms dé- 
monstratifs ç'«<'.?^a, quello on cotesto, avec les pro- 
ïioms possessifs dans la même phrase, ce qu'il n'est 
permis de faire ni en François ni en x\nglois; 
ex: Questo vostro discorso nn offende; votre dh'^ 
cours me blesse. Con quel suo bel discorso e;:;li 
persuade tutti, avec ses beaux discours il persuade 
tout îe monde. Ei mi par pur vederti môrderlc, con 
cotes ti tuoi dentl fatti a hischeri, quel la sua hocca 
ve)7nigliuzza; Bocc>^. 9- Nov. 3. Il me semble te 
voir lui mordre sa petite bouche vermeille, avec tes 
dents faites coinme des chevilles. 

144. In questo, in questa, in quello, in quella^ 
sont des expressions elliptiques, et les noms sous- 
entendus sont, punto, point; occasione, occasion, 
ou tout autre mot analogue aux circonstances. In 
questo la fante dl lei sopravvenne; (Bocc. g. 8. Nov. 
7.) En ce moment survint sa servante. Ed in questa 
s'accorse Vahate, Ferondo avère una beUïssima donna 
per moglie. (Idem), et dans cette occasion, l'abbé 
s'aperçut que Féronde aToit une très-belle femme 
pour épouse, Fcidi una nave venir per Tacque verso 

Ë£ 3 



Si 8 Syntaxe 

noi in quella. (Dante Inf,) c'cït à dire, m quel mczzo^ 
dans ce moment-là. Voyez le Yocab: de laCrusca 
sur le mot Quello^ 



SE€T. V. 

De la Construction des Pronoms Relatifs, 

14.5. Che et quale sont les principaux pronoms 
relatifs. Le premier est indéclinable, et s'emploie 
au lieu de il quale ou la qualcy i quali et le quali; 
mais toujours sans article. Voy. pag. 125. N*^. 18U 

146. Che, pris substantivement reçoit l'article 
défini, et signifie la quai cosa ; ex: 

Nom. Il che ou la quai cosa, ce qui. 

Gèn. Del che ou délia quai cosa, de quoi. 

Dat. Al che ou alla quai cosa y à quoi. 

Abl. Dal che ou dalla quai cosa, de quoi. 
et alors il ne se dit pas des personnes> mais de 
quelque action: ex: Mio padre e morto, il che, ou 
]\i quai cosa, m^àhhliga apartire. Mon père est mort^ 
ce qui m'oblige de partir. Del che, ou délia quai 
eosa mi dolgo\ Ce dont'^ç^ me plains. Al clie, ou alla, 
efual cosa nulla risposi; A quoi je ne répondis pas. 
Bai che, ou dalla quai cosa m'avvidi,. che, &;c. De- 
quoi je m'aperçus, que, &c. 

147. Remarque. Ce qui, se traduit par il che,. 
quand il est relatif à une phrase antécédente, comme' 
dans l'exemple ci-dessus: Mio padre è morto, il che 
fuj 7n'ôbbli^a apartire; mdils ce qui se traduit par. 
dd che ou quel che, quand il est pronom démonstra- 
tif, ou au commencement d'une phrase; ex: Cià 
ou quello chepiù mi place, non Vho\ Ce qui me plait 
le plus, je ne l'ai pas. Ison intendo quel che mi è 



(v ) Dans le discours familier on dit .souvent lo che à W 
place de il che ; mais on s'en sert plus à propos après la prtposx- 
Hanptr, et l'es ^it per Iq eht mieux que per il t/ic. 



Des Pivnoms Relatifs: 319 

tguoto; Je ne comprends pas ce 7?iè m'est inconnu. 
143. Remarque. 1"^. C/te, s'emploie souvent à 1» 
place de in cui, surtout quand c'est pour désigner 
quelque temps- ex: // giorno, chéri parlai-, au 
lieu de z7 i>7'or/?o in cui vi parlai. Et dans Boccace 
on lit: In quel medcsimo difetto cadde, che caduti 
érano i suoi compagni; où le ckc, est employé pour 
in cui ou nel quale, dans lequel. 

2®. Che, à la place de col qt'ale-, ex: lo ko 
trorato modo cIîaî ai-^enio del pane, c'est-à-dire 77ioda 
roi quale, &cc. Che, a plusieurs autres acceptions, 
sur lesquelles on pourra consulter les Dictionnaires. 
1 19. Quale, comme nous l'avons observé dans 
la première partie, pag. i^7. N'^. 2*^. est toujours 
employé avec l'article. Excepté; lo. Lorsqu'il a 
pour corrélatif t«/e ou altrettale-, ex: Pensa che tali 
sono là i prelàti; quali tu pji hai qui potàti vedére, 
(Bocc. n. 2.) Pense que là tous les prélats sont tels 
que tu les as pu voir ici. 

2". Quand il exprime quelque doute; comme: 
DiO sa C\\.Vix\ sarà la mia sorte. Dieu sait quel sera 
mon sort. Com'mcid a pensa re quai far xolesse 
piuttosto, &c. (Bocc. g, 1. n. 4,) 

S*^. Dans les phrases interrogatives; ex: 
Datemi il ZzV^ro, donnez moi Le livre; Quale? lequel,^ 

4^. Quali ou quai, répété deux fois dans une 
phrase, signifie a/cw/«', quelques uns; ex:. 

E quai morti da lui, quai prcsi vivi. (Petr.) 

150. Quale, quelquefois n'est ni pronom relatif, 
ni pronom interrogatif, mais on l'emploie pour ex- 
primer quelque ressemblance, ex: Divenuto sul 
viso quai t la scolorïUt centre, son visage étant 
devenu couleur de cendre. Voyez les pronoms de 
qualité, pag. 129. N^. 193. 

151. Lorsque ce pronom est suivi d'un verbe, il 
faut le rendre ordinairement par quale; ex: 
Quelles sont vos prétentions? Quali 50720 le vostre 
preiensiàni? au lieu de, Che sono^ &cc. Voyez N*^* 
189. p. 128, ' 



3^0^ ' Syntaxe " 

159. C^/z, n'a pas de nominatif; il est générale- 
ment usité en parlant des personnes, mais on peut 
aussi s*en servir pour des choses, ex; / bei fiiardhii^ 
di cui vi ho parlato; Les beaux jardins dont je vous 
ai parlé, &c. 

153. Cui, (dont, et du quel, ou de laquelle,) est à 
îa place du pronom relatif del qua/e, al quale, îkc, 
comme nous l'avons dit à sa place, page 120. 
Mais il y a des cas où il faut préférer quale à cui, 
suitout s'il y a amphibologie à craindre, comme: 
La bontà del Slgfwre^ deda quale proviamo cgni 
giorno gli effeiti, &c. la bonté du Seigneur, de la- 
quelle nous ressentons tous les jours les eflets, &c. 
Si dans cet exemple an cmployoit di cui, on ne 
aauroit distinguer si rfi cz^i a rapport à lonià ou à 
Signcj'e. 

154. Cui, est souvent employé par élégance sans 
la marque du cas; ex: E di coléi cui son, procuccian 
d<inno. (Dant.) c'est-à-dire <^/ c?ii ou délia quale. 
Alpia gentil, cui ta?ïte carte vergo. Petr. 115. c'est- 
à-dire, a cici ouu/la quale. Voyez Cinonio. 

lôo. C'ii, est souvent placé entre l'article défini' 
et le norn, ex; // cui, ou il di cui bel viso, pour il 
viso di cui; Dontle beau vi>age, ou le visage du 
tjuel ou de laquelle. Le cui ou le di cui beilezzc^ 
pour le bellezze di cui; D@iit les beautés, ou les 
beautés du quel, ou de laquelle. ^/ cui ou al di 
cui padre, pour alpadredi cui; Au père du quel ou 
de laquelle, &c. 

15b". Dont, est un pronom relatif, il s'exprime 
en Italien par 'H cui, et il est précédé de l'article 
délini il, la; i, le, lorsque dont ett le régime du 
lîom, ex; Dont le livre, ou le livre du quel ou de 
laquelle; Il cui ou il di cui libro. JJunt les frères, 
ou les frères du quel ou de laquelle; / cui ou i di 
cm fratelli. Dont la mère, ou la mère du quel ou 
de laquelle; La cui ou la di cui madré. Dont ies 
sœurs, ou les sœurs du quel ou de laquelle ; Le cui 
ou le di cui sorclle. 



Des Fronoms Tndéîcrmlnés, 591 

157. Mais lorsque dont, di cui, est le régime 
«l'un verbe, il ne tant pas placer en italien l'articie 
délini devant fié cm/; ex: La chose c?o«i la fille me 
parla; La casa di cui iajif;;lia mi parla, et non pas, 
la di <:uijl^lia mi parla ; car dont est le relatif de la 
chose, régime du verbe parla, et non pas relatif à 
la fille. 

158. hi cuiy (où, ou dans le quel) se met quel- 
quefois à la place de (iaue, où. Vo^'ez-en la con- 
struction dans la syntaxe des adverbes, à rarticle 
Dore. 

1Ô9. Chi, est rarement employé au pluriel, et ne 
change pas de termmaison; il signifie celui ou celle 
qui, commenous venons de le dire N'^. 183, pag. 12G. 
mais si celui ou celle qui, avoit un antécédent, il ne 
pourroit plus se rendre par cÂi ; ex: Cet homme 
est celui qui m'a trompé ; Qucsti è Vuomo cbe m'ha 
ingannato, 

Chi est aussi employé pour chiunque qui que 
ce soit, ex : Vinca chi vuole, indifférente io sono, 
(Métast.) 

Chi n'est jamais abrégé devant la voyelle, et 
l'on n'écrira pd^s c h' ama, au lieu de chi ama. 



sEcr. VI. 

De la Construction des Pronoms Indéterminés, 

Tout ce qui appartient à cet article a déjà 
été expliqué dans la première partie, depuis pag. 
V29. jusqu à pag. 139 ; et il nous reste seulement 
à faire les observations suivantes: 

1°. Taie, tel, a pour corrélatif quale, cotâlej. 
che; ex: ta/e tu me lo desti, cotâle te lo rende, je 
te le rends tel que tu me l'as donné. (-Corticelii.) 
A'oyez ry?/ûA', pag.319. N^. 149. 

2°. Quelquefois on se'n sert substantivemer.t 
en parlant de personnes ; ex: Taie rifiuto, tali ac-' 



522 Syntaxe 

cons£:!t'irGvo : (Bocc;) les un:- refusèrent, les aufr^s 
consentirent. V^oj'ez CortJcelih 

3^. On remploie substantivenient en parlant 
des choses, mais alors il faut sous-entendre les mots 
stato, condhione o\\ punto; ex; A tal son f^iinito, 
Amore. (Petr.) Amour, i\ un tel état je suis réduit; 
c' e s t-â-d i re : a t a l co n diz io fie, 

160. 07-;'?/,ne s'abrège jamais en prose,quoiqije 
suivi de nomsqui conmiencent par une voyelle. Il 
ne peut être incorporé qu'avec les mots uno, tma,. 
ora, comme: ognÎDw, ognuna, chacun, chacune; 
ognôra, à chaque heure. V. n : 16. pag. 270. Il est 
indécUnahle et n'a pas de pluriel, excepté devant 
les noms de nombre, comme: ogni sei anni, tous 
les six ans : ogni due mcsi, tous les deux mois. 
Boccace, Fiam. 38, emploie ogni au pluriel ; ex .- 
I mici affanni ogni altri trapàssanu ; mais ces ex- 
emples sont trop rares pour qu'on doive les suivre» 
Voyez pag. 13. N«. 1^. 

1(31. Ailro, em>ployé sans substantif, signifie 
altra cosa\ ex: Altro t parlàr di morte, altro è 
morirc ; parler de mort e^t bievj autre chose que 
mourir. Semblante faeendo di rider d' altro ; (Bocc.) 
fai.-aiit senibiant de rire de toute autre chose. 

\(y2. Remarquez, que altro a quelquetbis pour 
corrélatif uno, comme: Vunoe Vaitro, l'un et l'au- 
tre; et run Valtro, Pun l'autre, dont le premier a 
une signification différente du dernier, et on ne 
doit pas les confondre. Quand on dit par ex : 
eçrlino si distràggono runo e V altro ^ ils se détruisent 
i'un et l'autre ; cela signilie que; l'un se détruit, et 
que l'autre se détruit aussi ; mais, si distrùggono 
l'un ValtrOy ils se détruisent l'un l'autre, veut dire 
que i'un de ces hommes détruit l'autre ; c'est-û-dire, 
qu'ils se détruisent réciproquement: 

103. y^/tri,ét;\nt répété pli'sieurs fois dan^ li 
mémo période, tient lieu &Q gli uni, gll aitri, les, 
uns ics autres; ex :. 



Des Verbes. 393 

■Sia "î est in cio diio vo'^Uu : x\Itri dlsperso 
Sen vada errando ; aitri rimanga uccisu; 
Altri in cure d'amàr lascice iinmerso 
Idot si fàccia un doive sg-uardo e an risc.\TiiSSo.) 
Id4. AUrui, (autrui) employé substaïUiveiiu-nt 
avec r article (iélini, exprime /e bioi, l'avoir dts 
personnes; ex: îs'on bisogna dcsiderùr Caltrui, 
c'est-à-dire, la roba degli altri; il ne faut pas 
iiisin^r l'as'oir des autres. Egli cjusuma raltrùi, 
il dilapide les biens d'aatiui. C'c^t alors un pro- 
nom absolu comme ?niu, tuj, suo, ëzc. Voyez pag^ 
lio. N^\ 174. et pag.31j, N^. 141. 

165. Remarquez que, quand après tout en fran- 
çois il n'y a pas d'article, il faut employer ogni en 
italien ; ex : tout homme qui dit cela, parle mal ; 
og?ii nomo che dice cio^ parla maie. Toute femme 
qui, ogni donna che y &c. 



ARTICLE Y. 
Ue la Syntaxe des Verbes, 

SECT. I. 

Accord des Verbes avec leur sujti, 

\QQ. Les verbes actifs demandent un nom qui 
exprime le sujet qui fait Taction, et un autre qui 
exprime Vobjet au quel l'action se termine , comme: 
Pie'ro ama lo studio, Pieiro est le sujet, et studio 
-est i' objet ou régime du verbe amare. 

167. Le sujets soit nom, soit pronom, fxj se 
place ordinairement devant ie verbe.cumme: Pietro 
ama\ noi parliamo. 



(x) Les pronoms perscrjnels sont le p]uï souvent suppri- 
més en Italien, voyez pag, 142, ÎSo, 20 u 



394 Syrdaxe des Ferles, 

Excepté. 1°. Dans les phrases interrogatîves, 
le nom et le pronom personnel se placent ordi- 
nairement après le verbe ; ex: Che dira egli^ que 
dira-t-i!."* Cosa dirànno i vostri amici9 Que diront 
vos amis? 

Remarquez, que dans la langue italienne on 
n'observe pas strictement cette régie; car, même 
dans les phrases interroo:atives, on peut placer le 
sujet devant le verbe, et l'on peut même supprimer 
le pronom, en taisant sentir l'inlerrogation par 
l'inflexion de la voi.x; ainsi Ton dira bien: Cosa 
dirannoivostri amici? et,/ vostri amici cosa di- 
ranno? Chefarài'^ que feras tu? au lieu de che 
far ai tu? 

2^. Le sujet se ))lace encore après le verbe 
dans les phrases où l'on rapporte les paroles de 
quelqu'un, comme: Veniîe qua^ mi diss* egli ; venez 
ici, me dit-il. 

3^. Le même déplacement a lieu, lorsque le 
subjonctif est mis pour exprimer un souhait; ex : 
Foiesse'ii cleio cJie fiuisscro tanti tormenti, et Bocc. 
Introd. Fossero essi già pur dispostî a venire, 

Volga il ciel, felici amanti, 

Sempre a voi benigni i rai. (Metast.). 

4*^. On peut encore placer le sujet après le 
verbe, quand ce verbe a pour régime un pronom 
qui le précède; comme: La nuova ch€ mi porto 
il carrière. Dans cet exemple carrière est le sujet, 
et che le pronom régime. 

ôo. Le nom doit encore se pl.acer après le 
verbe dans les phrases qui commencent ou par un 
verbe impersonnel, ou par ces mots taie, tel; cusz, 
ainsi; ex: èaccadûto un gran caso. Taie era la 
situazîon di costâi. Cos\Ji}d la glorivsa. istoria. 

Remarquez , que toutes ces exceptions ne sont 
pas de rigueur, mais elles pourront servir de 
règle aux étrangers qui commencent à étudier la 
langue italienne, jusqu'à ce qu'ils soient en état de 
pouvoir déplacer avec grâce le sujet du verbe. 



Ajocord des Verbes avec leur Sujet, 325 

1(35. Tout verbe doit être du même nombre et 
de ia même peisoime que son sujet; lo so quel che 
tu pensi, e tutti vedono quel che uo'ifacciâmo, 

169. Lorsqu'un verbe se rapporte à deux ou 
trois sujets singuliers, on met ce verbe au pluriel; 
comme: Vone^tà e il timàr di Dio fôrmauo la 
félicita umàna. Voyez N^. 80. pag. ^,02. 

Néanmoins les poètes se sont réservé le droit 
d'enfreindre ia règle précédente, toutes Its fois que 
le méchanisme du vers fa exicré. Tasso, C. 4. 

— —-ma p'età nulla p;iove, 

S'aTKv tr il dritlo e la ragion non more, 

170. Exception, Quoiqu'un verbe se i apporte 
à deux sujets singulier?, on met ce verbe au singu- 
lier, ai ks deux SMJtts Sv.îit unis par la conjonction 
o (ou) -, parce que le propre de cette di^jonctive e>t 
de donner nécessairement l'exclusion à Vun des 
deux sujets. Ainsi l'on doit dire: Non so se Vamôre^ 
o il t'.mcre l'abbia per.siiaso afarlo, je ne sais pas si 
Famour ou la crainte l'a porté à le faire ; et non pas 
Vdhhiano, Et dîins Pétrarque Son : 14p. 

E quai sia pià^ fa duhhio alT intelletto^ 

La supcranza oil timàr, lajiamma o il gclo, 

171. Lorsque deux ou trois sujets sont unis par 
la conjonction nt, (ni), le verbe qui se lappori'e à 
ces sujets doit se mettre au phuiel, selon la \ti-^\^ 
N'^. 169. ex: Che iio?no è costài il quale ne vec- 
chiez::a, ne infcrmità, ne paûra di m.orte dalla sua 
mahaçrità l'hanno potûto ripiuôcere. ( Ijocc.) ni la 
vieillesse, ni la maladie, ni la crainte ^e 1-i mort 
n'ont pu le retirer de ses iniquités. Car cette con* 
jonction ne, ne donne l'exclusion à aucun de ces 
sujets, et par conséquent il faut ie'plurieî. 

172. Dans la pUrase suivante: cglî fa uno di 
colora, &c. il fut un de ceux, &c. on fait accorder 
le verbe avec colôro et non pas avei: H'io, comme; 
EglijH uno di colora che tracci^Uàron^^ et non puâ 

r F 



323 Accord des Verbes ûvec leur Sifjet. 

iihe travrif;lid, il fut un de ceux qui travailîèreiit; 
car le nominatif du verbe travagliarc est colôro tt 
non pas w/zo; et c'est comme si l'on disoit, que; 
egli € luio tra il numéro di colôro i quali traragfidrono, 
il est un du nombre de ceux qui traTaillèrent. Et 
par cette raison l'on doit dire: Vimperadàre 
Antonino vien riguardato corne u?w dm più gran 
pr'uicipi che âbbiano mai regnàto. L'empereur 
Antonin est regardé comme un des plus grands 
princes qui aient régné, et le Tasse, Ger. C. vi. 

Chi crederia veder armata in sella 

Una deir altre ch'arme oprar non sanno. 

Les poètes n'observent pas rigoureusement cette 
règle, sur tout quand ils -sont forcés piir la rinje, 
comme on lit dans itf Tass. .• 

tu innanzi vedi 

Un di quel due che la gran torre accése. 

173. Vuno eValiro, (l'un et l'autrej est ordi- 
jaairement employé avec le singulier. Tasso, C. 8. 

Vigilante ad orar subito sorse 

L'un e l'altro eremita^ ed io con loro* 

174. S'il y a plusieurs pronoms qui forment \e 
«ujet du verbe, (e dernier est au pluriel, et doit 
«'accorder avec la première plutôt qu'avec la 
seconde personne, avec la seconde plutôt qu'avec 
la troisième; ex: La Signora ed io, canterémo 
un duetto. Voi ed io sarémo araici. Tu ed egli vi 
pentiréte. (Gram. ragion. p. iv. cap. 1.) 

175. Le verbe qui se rapporte à un collectif par- 
titif [y], se met au pluriel, si ce partitif est suivi 
del'articledu génitif et d'un pluriel; comme: la 
mcgiior parte degli uômini si rovînano per tropp* 
arnhtzione, Una injinità di persane l'oppréssero. 

(ly) Ces collectifs partitifs sont: un infuità, una j'olla^ un 
nûme j, laptv grau parte^ la maggibr partc^ una gran iruppa, 
<g»i. sorta, vx-c. Voyez les substantif!», n. 50, pajj. 63^ 



Du régime des Verbes^ 327 

17(>. Mais le verbe se met au singulier, si le 
partitif est suivi d'un Téo;ime singulier; ex: Of^ni 
s )rta di geute venue ad incontrarlo. La maggior 
parte del pôpoloera dal canto 6Uo. 

177. Quant aux collectifs gcnéraiiXy ils n'ont 
d'autre règle que celle des substantifs communs: 
on dit également : Un esército di gente, o ua c^cr^ 
cita di iàoiuûii gli oppresse. 



SECT. II. 

Du régime des Verbes. 

178. Le régime ou Vobjet d'un verbe est un nom 
jOu un pronom mis à la suite du verbe, et par lequel 
on exprime ce à quoi l'action ou la signification du 
verbe a quelque rapport; ex: lo amo il prôssimo, 
j'aime mon prochain. 

179. Les Grammairiens donnent à ce régime le 
nom de direct ou absolu^ quand ii restreint nu 
verbe directement sans préposition exprimée ou 
sous-entendue; comme: il fratéllo ama la sorélla : 
et il est appelé z/2(//recit ou relatifs quand il restreint 
le verbe indirectement, et qu'il est ou peut être 
précédé des prépositions g, di ou da, comme: il 
fratéllo accusa la sorella d'imprudenza. La sorella 

ha dato un bàcio a/frateilo. Dans ces deux exf mples 
sorella et bdcio sont ie régime direct, etd'ijnprudenza, 
et al fratéllo, le légime indirect. 

150. Leverbe actif, suivant la définition pag. 139, 
est celui dont le régime est direct, ou celui après 
lequel on peut mettre les n^ot^^ quelqu'un, quelque 
chose; ex : io amo ilibri, j'aime les livres; libri est 
le régime du verbe amàre, 

151. Le régime des verbes passifs est l'ablatif 
avec rfa, dal, dalla, &c.; ex: [ libri sono letti da 
me; les livres sont lus par moi. Souvent ils s'em- 

F F 2 



S-28 Emploi des Temps de V Indicatif. 

ploient san? régime: I ladri sono statl impiccàti\ 
les voleurs ont été pendus. 

1S2. Les verbes neutres sont sans réginne, 
comme: dormîre, iwere, côrrere, &c, ; et quoi- 
ïju'ils paroissent quelquefois îwoir un régime, de 
même que les verbes nctits, comme: vivere iungo 
tempo, correre lu/tgotratto, ces mots ne sont pas les 
régimes du verbe, mais de quelque prépo>^ition 
sous-entendue, et c*est comme bi l'on disoit: vivere. 
jyer Iungo temp:)\ correre per Iungo traifo, &c. 
■ Gram. ragionata.) V, N. 3^, pag. 140. 

183. Les veibcs réfléchis ont pour légime les 
pronoms conjonctifs wi, ti, si^ ci, vî, &c. comme: 
Jo miferisco, je me blesse; c'est-à-dire lo ferlsco 
me, je blesse moi, &c. 

184. Les verbes impersonnels sont conjugués 
avec les pronoms 7ni, ti, gli, le, ci, vi, loro, quand 
ils sont réfléchis : comme: mi ducle, ti duole, gli 
ou le duole, &c. Voyez pag. 182. 

185. Les verbes en général en régissent d'autres, 
moyennant quelque conjonction, quelque adverbe 
ou quelque préposition. Avant de parler de ces 
diflérens régimes, nous ferons ici quelques obser- 
vations sur l'emploi des temps de l'indicatif, et du 
Subjonctif. 



SECT. IIL 

Emploi des temps de L'Indicatif. 

Dans l'Introduction pag. 11 à 15, nous avons 
<iOnné une explication assez distincte de tous ies 
temps du verbe. Nous n'ajouterons ici que quei- 
-que.s remarques sur rim[)arfait. 

lo. L'Imparfait de l'indicatif marque le passé 
avec rapport au présent, et fait connoitre qu'une 
îiction éloit présente dans un temps passé, comme: 
lo balliva, ou io stava ballando, quando egli é 



'Emploi (les Temps de V Indicatif. 3?f} 

tntrâto-, ]e, dansois, ou j'étois à danser^» quand il 
estentré. Dans cetie pliiase j'indique ractioii de 
hallarcy qui est passée à l'égard du temps où je parle : 
mais je la marque comme présente à l'égard de la 
personne dont je parie. C'est pour cette raison 
que Ton nomme ce temps passé imparfait, ou tempo 
pendente, selon Buommattei. Vo\ ez pag. 12. 

2*=*. L'imparfait s'emploie en pariant d'actions 
habituelles, ou souvent réitérées dans un temps 
passé qui n'est pas défini, comme: quando io era 
giôvine, andâva spesso a càccia, e ogni giorno mi 
divertivo. 

3°. On l'emploie encore, surtout dans les 
narrations, pour exprimer un temps passé, mais en 
, regardant comme présentes les choses faites dans 
ce temps là, comme: 

Cià il sesto amw volgéa che in Oriente 
Passa il campo Cristiâno ait alta imprésa, &c. 

Co&î si combatte va; e i?i diihhia lance 

Col timàr le speranze éran soupesé, (Tasso.) 

A^, On se sert souvent de l'imparfait à la place 
du passé détini, surtout en poésie, quand il sert à ~ 
-désigner l'auteur ou l'écrivain de quelque ouvrage, 
à l'imitation des Latins qui disoient: Petrus ex-» 
cudebat, Juciebatj au lieu de excudit, fecit; ex: 
Pietro il die ei a, ilfaceta, au lieu de il disse, ilfece, 

18(5. Après la conjonction si, mise pour supposé 
que, en f rançoison n'emploie que le présent pour 
exprimer une action future, comme: firai demain 
à la campagne, s'il fait beau; en Italien on em- 
ploie souvent le futur absolu-, comme André in 
campagna domdni, se farà bel tempo. 

187. Quana on défend quelque chose à une 
personne que l'on tutoie, on se sert de l'infinitif et 
non pas de l'irapéiatif; ex: Ne sois pas si pressé; 
Non d.iseï tanto affrettàto. Ne dis rien; Non dix 
niente. Ne m'étourdis pa?* ; Non mi stordîre; et 
aion j3as, non sii^ non dl, non, mistordisci^ 



ï^ 3 



550 Emploi dey Temps du Subjonctif, 

188. On emploie souvent en italien le futnr, 
nu lieu du présent, accompagné de Tadverbe forse, 
(peut-être); ex : 

Sarà aniato in caméra sua, forse l'avrà trovato 
solo, e gli awà parlato : Peut-itre qu'il tst entré 
dans sa chambre, ili'a trouvé seul, et lui aura parlé. 



SECT. IV. 

Emploi des temps du Subjonctif, 

180. 11 y a, dans l'emploi du subjonctif, des ditli- 
cultés qui sont très-embarrassantes pour les étran- 
gers. La première consiste à connoitre avec certi- 
tude les cas où Ton doit faire usage du subjonctif, 
et la seconde, à connoître quel temps du subjon- 
ctif correspond à chaque temps de l'indicatif ou du 
conditionnel. 

IQO. Remarquez qu'il y a des conjonctions qui 
veulent toujours être suivies de l'indicatif, etqu'il y 
en a d'autres qui veulent le subjonctif .à leur suite, 
selon les vues et l'intention de res{)rit, comme: 
Jo vedo che tu pian^i, je vois que tu pleures; 
j9?a«f;"/ dans cette phrase est à l'indicatif; et dans 
cet exemple: lo temo che tu te ne vaaa, je crains" 
<}ue tu ne t'en ailles, vada est au subjonctif. Dans 
ces phrases on appelle proposition principale celle 
qui précède la co. jonction, et pro/jo^/f/o/z incidente 
ou subordonnée celle que l'on place après la con- 
jonction, et la conjonction che, que, est le lien des 
deux propositions. 

Ipl. 'Le \exhQ àe\2i proposition subordonnée doit 
aufsi quelquefois se mettre à l'infinitif, lorsqu'il 
exprime une action qui appartient au sujet du verbe 
principal; comme: voglio partire, je veux partir; 
mais Si ce verbe partïrc n'a pas de rapport avec le 



Emploi des Temps du Subjonctif. 331 

sujet du verbe principal, il faut le construire avec 
la conjonction cAe, tantôt au subjonctif: vu^ilio che tu 
parta, et tantôt à l'indicatif, coniaie: -so chc tu parti, 
àc. Nous allons donner une règle qui s'étend à la 
très-grande majorité de ces ca?. 

19"2. Lorsque le verbe /)r//ir//>«f/ exprime l'affir- 
mation d'une manière directe, positive et indépen- 
dante, le verbe de la [)roposition subordonnée doit 
se meure à l'indicatif arec che\ ex; lo so che tuito- 
va hene, je sais que tout va bien; Cunosco, coiU' 
prendo, vedo che tu liai ra^ione; credo che vi è ua 
Diosu/o,kc. (comme dans nos actes de loi), je crois 
qu'il y a un setd Dieu, êzc. Les verbes sopcre, 
savoir; conùscere^ coïnpréndere, vcdére et crédere 
expriment une connoissance certaine de la chose 
avec une adliésion positive à ce quefoii dit. 

193. Mais le verbe de la proposition subordonnée 
doit se mettre au subjonctif, quand le verbe />/'//7cf- 
pal ttt précédé d'une négation ou d'une interroga- 
tion, ou (]u'il exprime le doute, la surprise, l'ud- 
luiration, le désir, la volonté, la permission, la 
crainte, le commandement, la défense, le soupçon, 
ou l'incertitude ; ex: Non so che questo mi appar- 
tenga. 2s on vedo che cio sia hen Jatto. Credéte voi 
che sia tempo d'andâre a pran--.o'? Credo o penso 
che sia vero, Dubitu che venga. 3ii jnaravi<^lio 
che sia venuto, E sorprendente che non mi senta, 
Bramo che s;a felice. Vorrei che fosse ricco. Non 
son sicàro che /'âbbia /c^^o. Temo [z] che non sia 
%ero. Mi pare che tutto vada bene. Sospetto che 
non sisi italiano, M'inunagino cheparta» ccc. 



(z) Après le verbe /fwére craindre, dubitare àoxxter, sos» 
p:ttare soupçonner, on .-upprime le c/ie par élégano», maia 
plutôt dans !a constrtutiou irrégulière, et l'on y substitue la 
négation «o« j ex; Cominciù a sospicar non costui dcssufusse, 
(Bo«c. g. 6. U.7-J Furte temèa nonfurse di questo alcûn s'ac- 
corgesse. idem. g. 5. n. 6.) Ttmtitdo uou gli ax'çcnissc queilo 
che gli avxinnt^ (ideiu. g. 5. û. l.j 



532 Emploi des Temps du Suhjonctij', 

lD-1. Quand le rektif cjuale est devant un verbe, 
et qu'on ne parie pas par interrooation, il faut 
mettre le verbe qui le suit au subjonctif; ex: Non 
sapendo quai fosse la stocfiône prôpria da semindre-, 
lie sachant pas quel étoit le temps propre pour 
semer. Non vedo quai sia Vintento suo \ je ne vois 
pas quelle est son intention. 

195. Le relatif chi, che, et les adverbes dove et 
do?ide, où et d'où, régis>ent aussi le subjonctif, 
quand ils se trouvent précédés d'une négation, ou 
d'une phrase qui interroge ou qui marque un doute, 
un désir, une condition ; ex: Noniè chi mi soc- 
rorra, o chi mi uccida? (Metast.) Appéna si irova 
c'ii sa p pi a léguer e. Non troco nés su no che voglia 
p restar mi un sol do. Se vedro (juaichcdûno che mi 
domandi di voi, rispoudero die non vi conosco. 
Hccglkte unliiooo dove >i-àtepiù cranquillç, e donde 
posîiate uscïre quando vof^liate. 

190. ChCj rend conjonctions les mots aux quels 
il est joint, tels que afjinchè, acciocihè, afm que; 
purchè^ pourvu que; prima che, avanti che, anzi 
che, avant que; dato che ou supposlo che, supposé 
que; perché, pour que; henche, quoique; comechè, 
avtef!^nachc, contuttochè, ancunhè, non estante che, 
&c. toutes ces conjonctions régissent le subjonctif. 
Aux quelles on peut aussi ajouter les suivantes; 
quantunque, scbbérie, et benchè, quoique. Ces deux 
dernières Conjonctions peuvent ai^-si régir l'Indica- 
tif: Sebhen pure. Benchè lu ^^tnte cià n^n sa ne 
crerle. Petr. Voyez-en des exemples dans le Grand 
Vocab daire. 

Lxcvpté l^. les cofijonctions suivantes: puichè 
puisque; da poichè, di-puisque; d poche, après que; 
daechè, dès que, qui iégissent toutes l^indicatif. 

2^. Pure, ahnéno, nondiméno, tuttavïa, tutta^ 
volta, contuttocrid, cià non di mena, cià non pertanto^ 
cià non ostiàitè, i.rourtàrit, au moins, néannioiS; ce* 
pendant, &c, qui régiéseut aussi i'iadkatil 



Emploi des Temps du Subjonctif. 333- 

Î97. Le relatif che, (qui ou que,) régit aussi le 
«ubjonctif, quand il est précédé d'un superlatif 
re/atif; ex: Pietro è il mi^liôr ainico che abbia 
9nai cedùto ; Pierre e^t le meilleur ami que j'aie 
jamais vu. 

198. On emploie encore le subjonctif après 
quelques verbes impersonnels; ex: Biso^na che 
ttiito sia in ôrdine; il faut que tout soit en ordre. 
Non occorre che 7ne lo diciâte; vous' n'avez pas 
besoin de me le dire. 

li/9. Qiumd en françois on met si devant un 
passé imparfait, on parle d'un temps passé ou d'un 
temps à venir: Sifai'ois des biens, je n'en étais las 
le maître; Si j'éludioiSy ctioit pour devenir saillant: 
dans ces deux exemples on parie d'un temps j'asié, 
ainsi il faut se servir de l'imparfait de l'indicatif, et 
dire; Se avévo dei heni, non nera io il padràne\ 
Se studiâvo, era per direntàr dotto. 

200. Mais quand on parle d'un temps à venir, et 
que la phrase renferme le conditionnel; comme: 
Si j'étudiais, je deviendrais savant'. Si j'avois des 
richesses, j'en ferais part aux pa?ivres, alors il faut 
se servir de l'imparfait du subjonctif et dire: se 
studiassi, diventeréi dottu; ^eavessi dandro, ne darci 
a pôveri, 

201. Remarquez que, quoique la piirase ren- 
ferme le conditionnel, si l'on parie d'un temps passé, 
il faut se servir, en italien, de l'imparfait de l'indi- 
catif après la condition se; ex: Vavréi fatto se lu 
mel chiedévi. Jeri sestavo bene, saréï andatofuori^ 

E taie ancôr vivréi, se tu non eri. (Maflei.) 

Ecco î'arcàno, 

Che mi sta da tre lustri m cuor Kepolto, 

E tutlùr vi staria, se tu non eri. {Monti, Arist.) 

202. Si le verbe, qui est après la condition se, 
«st atlirmé avec certitude, on met les deux verbes 
à. l'indicatif: comme, lofarà, semé lo permeitete^ 
je le ferai, i*i vous me le permettez; ve Iç dard, se. 



334 De la Construction des Infinitif Sv 

me îo pagate : je vous le donnerai, si vous me Te 
payez. 

Î203. Les autres conjonctions, telles que W2fl,. 
corne, ancéra, inoltre, di più, duncjue, pcrtanto, e: 
ou ed, o, oppûre, ossîa, anzi, &c, n'ont pas d'in- 
fliMiuce sur les verbes, et ne les régissent pas au 
subjonctif. 

i:04. Remarque, Souvent les François se servent 
de riinpartait (lu subjo'.ictif dans des cas où les 
Itîiîiens emploient le temps incertain; ex: // 
9h eût fait pUUi>ir\ on ne dira pa^; rtiavcssafatto 
piacére, mais, raavrehhe fatto piacére; parceque 
l'on peut dire: il m' aiiroit fait plaisir. 

'-205. Après quand, conjonction, on emploie en 
françois le temps incertain, comme: quand cela 
serait; quand même je lui auvois parlé; pour lors 
en italien on rend ces phrases par l'imparfait du 
subjonctif: Quando cid fosî^e; quand' anche gli 
Sisess'ï parlàto: parceque le mot quand est pris ici 
dans le sens de 5/, et non pas comme adverbe de 
temps, 

20(j. Après les verbes ordinairement on exprime 
que oui, que non p^r di si, di no, plus souvent que 
pur che si, (he no, ex: je crois que oui, credo di sî\ 
je crois q^ue non, credo di no. 



SECT. V- 

3e la Construction d'es Infinitifs régis pm' d'autres 

Verbes, 

507. Un verbe à l'infinitif en restreint un autre 
ou sans préposition, on à l aide des prépositions di, 
a ou da. 

20s. Quelques verbes rejettent toute espèce de 
prépositi(m avant l'infinitif qu'ils régissent; tels 
sont: hisognàrei lasdârc, fare» tolère, sapcre, ;?«• 



De la Construction des Inf.nitifs, 



Su.- 



tére, dovére, &c. comme: hisof^na pirtire; lasciar 
passâre; far fare; voglio dire, so parlare; possii 
venïrc; devo uhhidirc, &c. 

209. Il y en a d'autres qui veulent la préposition 

di^ de, avant l'infinitif qu'ils régissent; tels sont: 

Jinire, temére, crédere, promtttere, &c. ; comme: 

Jinir di^iangidre ; tcmér d'i morire; credo ai offcU' 

dervi; vi prometto iWfarlo, &:c. 

f 10. Il y en a beaucoup qui demandent la pré- 
position «ou c?a devant l'infinitif; tels que: andâre^ 
veriire, glûngerCi indurre, avère, &c. ; comme: 
aiidàr a compràre:, venir a cantare; giàngvre vl 
fare; indurre 3. partire; aver d^fare, 

211. Et d'autres enfin ont la préposition a ou dl 
selon que l'oreille l'exige; ex: obbligâre a partire, 
obbligàre di andàrc, &c. 

On s'efïbrce en vain de donner des régies 
sur ces régimes; comme l'usnge lésa seul fixées, 
une longue habitude de la langue peut seule les faire 
connoître. 

Pour faciliter donc cette connoissance aux 
étrangers, j'ajouterai ici par ordre alphabétique une 
liste des principaux verbes qui régissent les susdites 
prépositions. 

1^. Acerbes qui régissent la préposition di devant 
l'intmitif qui les suit* 



Abborrire, 

Accadére, 

Accennàre, 

AccertàrCt 

Accordare, 

Ammonire, 

Ardire, 

Assicuràre, 

Accertire, 

Badâre, 

Bramâre, 

Cercare, 

Cessâre, 



détester. Curârsi, se soucier, 

arriver. Dcgnarsl, daigner. 

Desiderare, désirer. 

Dilettarsi, se délecter. 

Dima^idare, demander. 

>oui>l.er. 
carsi. 3 

Dire, dire. 

fa^re atten- Discôrrere, parler. 

tio.;). Dispiacére, être fâché. 

souhaiter. Dolérsl, se plaindre. 

tâcher. Dubitare, douter. 

cesser. Evitare, éviter. 



faire signe. 

assurer. 

accorder. 

conseiller. 

oser. 

assurer. 



33iJ 



Régis par d'autres Verbes, 



Comanchlrey coînmander. Ne^are, 
ConçéderCy accorder. Osare, 
ConclùderCy conclure. 
Contare^ conter. 
Coidentârsi, se couteter. 
CoJirenïre, convenir. 
CréderCy croire. 

{avoir Ja 
bonté, 
faire sem- 
blant. 
Finirc, achever. 

Fissure, fixer, 

juger. 
( se faire 
) gloire, 
jouir. 



ravorîre. 



Fin g ère, \ 
I}r/în;^ersi, ) 



(jiuciicare, 
Gl'.riarsi, 



se garder. 



Parère, 
Peritirsi 
Pcrméttere, 
Piacère, 
Près km ère, 
Prc tende re. 
Procurare, 
Proihirey 
Proporre, 
Riconoscere, 
Ricordarsi 
Rimprocerare, | , .^cher. 
Kinjacciare, ) ^ 
Riucréscere, être fâché. 
Ringraziare, remercier. 
Scéglicre, choisir. 
ScQ]n?nettere, gager, 
Scofisio'Uars, dissuader. 



n:er. 

o.-er. 
paroi tre. 
se repentir, 
permettre, 
plaire, 
présumer, 
pi étendre, 
procurer, 
défendre. 
|)ro poser, 
reconnoîîre. 
se rappeler. 



Go d ère, 
Guardarsi, 

Imina^ii:mrsi,nn<xg]neY. 
ÏDrpedire, empêcher 

Liiporre^ ordonner Scusarsi, s'excuser. 

Jngeg?iarslf tficher., Scordarsi, oublier. 

, hàéiidere, comj)ter. Semhrare, sembler. 

Lusingarsi, se flatter. Sosp'nare, .«-oupirei'. 

Mancare, manquer. Sodenére, soutenir. 

Meditare, nîéditer. Sperrije, espérer. 

Minacciare, menacer. Tremare, trembler. 

Mostrare^ monter. Vergognarsi,i\\o'\rhouit, 

2^. Les verbes suivants régissent la préposi- 
tion a devant j'infmitif qui les suit.j 



AccendcrCy 
Accompa- 

gna're, 
Adescâre, 
Affreitdre, 
Agevu/àre, 
AjutàrCy 
Allettdre, 



enflammer, 
acco m pei- 
gne r. 
enjôler, 
presser, 
faciliter, 
aider, 
allécher. 



Atténdcre, i 
Avère, 



faire atten- 
tion, 

avoir. 

Arvezzare, accoutumer. 
Cominciàre, commencer, 
Condannàrey condamner, 
Co'idùrre, conduire. 
Consccrare, consacrer. 



An un are, 
ArrivârCy 
Aspirarey 
Consentirez 
Continuàre, continuer. 
ConvcnirCy convenir. 
Costringere, forcer. 
Eccitarey exciter. 
Giûni^'erey parvenir. 
Inùurre.y induire, 

Intraprén- i entre pren- 
dere. 1 dre. 



Du 'Régime Nom. 

aller. Inscfinârey 

encourager. ObbligarCy 

parvenir. 

aspirer. 

consentir. 



Occupàrsi, 

Riuscire, 

Seç^uitàrCy 

Sentire, 

SpingerCy 

StentàrCy 

Téidere, 
Tir are y 
Tornàrey 
Venïre, 



S*'. Les suivants régissent les 
et di. 

Consigliare, conseiller. 



{ 



SS7 

enseigner. 

obliger. 

s'occuper. 

réussir. 

continuer. 

entendre. 

pousser. 

avoir de Ii 

peine, 
aboutir, 
attirer, 
retourner, 
venir, ^c. 



Esorîârey 
Eiser sô'ti- 

to, 
Onh/igârCy 
Occupàrsi, 
(Jjfrirsi, 



prépositions a 
penser. 



PensârCy 
exhorter. Fersuodére, persuader, 
être Rccou- Pregare, prier 

tumé. c» 7' îêtreaccou- 

oblio-er. ^°'"'^' 



{ 



tumé. 



s occuper, 
s'offrir. 



Supplicdrc, supplier, &c 



SECT. VI. 



Du régime Nom. 

212. Un verbe peut régir deux noms en même 
temps, mais toujours sous des rapports différents. 
L'un de ces noms est le régime directy ou l'objet 
immédiat de l'action exprimée par le verbe, et 
l'autre le régime indirect , ou le terme de l'action 
exprimée par le verbe, comme dans cette phrase: 
Il fratello dà il libro alla sorelhy le frère donne le 
livre à la sœur ; le mot /zéro est le régime direct^ 
et alla sorella est le régime indirect; or, pour 



358 T)u r,égir.:e Norrf. 

distins^iier ce Ycg\mQ indirect ^ il faut l'indiquer par 
les prépositions di, a, ou da, 

213. Tous les verbes, dont l'attribut a un sens 
relatif de direction à quelque chose, sont indiqués 
par la préposition a, comme: accostarsi a quakhc- 
duno, s'approcher de quelqu'un. 

1*^- Tels sont les verbes suivants tirés de la 
Grammaire de Corticelli, lib. S'^. Délia costr. tosc. 
et mis par ordre alphabétique. 

Accostarsi, s'approcher. GuidarCy guider, 
^/^par^pwere, appartenir. InzolarCy dérober. 
Appif^liarsiy s'attacher. Mancare, manijuer. 
Applicarsi, s'appliquer. Manifcstare, manifester. 
ApprestarCf apprêter. Nascondere, cacher. 

nuire. 



Aprire, ouvrir. 

Arréndersi, se rendre. 

Arrischiarsi, oser. 

Arrivare, parvenir. 

Avvezzarsij 

Basture, 

Celare, 

Chiédere, 



NuôcerCi 
Obbligare, 
Opporre, 
Palesare, 
s'accoutumer. Farlure, 
suffire. Pe/isare, 

cacher. Piacére, 

demander. Portare, 
Cuminciare, commencer. Proihïre, 
CommétterCi ordonner. Prométtere, 
Concédere, accorder. 
Condurre, conduire; 
Costringere^ forcer. 
Crédere, croire. 
Dare, donner. 

JJarsi, s'a<lonner. 

DispiacérCy déplaire. 
Giovare, être utile. 
Giàngere, arriver. 



obliger. 

opposer. 

découvrir. 

parler. 

penser. 

plaire. 

apporter. 

défendre. 

promettre. 
Raccoman- ( recomman- 

dare, \ der. 
Rich ia m a rsi, se p I a i n d re. 
Scoprire, découvrir. 

apercevoir. 

s'excuser. 

tirer. 

aimer. 



S car gère, 
Scusarsij 
Tirare, 
Voler bene, 



i^'* Les verbes ascrivere, attribmre, attribuer, 

imputare, imputer, outre la chose que l'on attribue, 

et l'objet au quel on l'attribue, peuvent encore 

avoir un autre nom qui désigne la manière dont 

. on l'attr.bue, et ce nom est indiqué ausbi parla 



propositions, comme: il perdonare le inç^/inrie non 
si dtice ascrïverc a verc^of^na e ad inJ'a/Hia ad wi 
^oino one.'^to, ma a jijlùria e ad onôre. (Granu 
ragionata p. iv. ca'X i.) 

3o. Les herbus darc donner, lasciàre laisser,: 
appigiofîdre louei', véniere veîidre, comprâre ache-, 
ter, pagdre payer, outre la chose que Von vend ou 
q'ie l'on paye, &c. <-t la personn*^. à rpii Ton vend 
oul'on|)aye, demandent quelquefois que l'on ex- 
prime aussi le prix; or, si le prix eU indéterminé,, 
^'* on l'unit avec la préposition a, comme véadcre o 
comprâre a caro prezzo o a buon mercato, vendre, 
ou acheter cher ou à bon marché. 

4^. Si le prix est déterminé, av£c les verbes 
dare^ lasciàre^ anpigionare, comprâre il s'unit aussi 
à la préposition a, comme: glida lasciô, rjieia 
diede, a ventl scudi^ a venti lire sterline, il la lui 
laissa, il la 1».h donna pour vingt écus, pour vingt 
livres sterling. 

5^. :Vvec le verbe vcndere, ildepnande la prépo- 
sition /jer ou exprimée ou sous-entenduri, comme:. 
véndere u.ia casa per mille lire ou mclle lire, vea ire 
une chose mille livres. 

6"^. Avec le verbe /^r/o-are payer, on n'exprime, 
pas de pré*»«^ition, comme: pagare ujia cosa dieci, 
renti, trenti scudi^ p^^yer une chose dix, vingt oa 
trente écus. 

T"^. Les verbes réfléchis, tels que c/ar^i s' avdoa- 
cer, applicarsi s'appliquer, arrendtrsi se , rendre, 
aci-ezzarsi s'accoucunîer, &c. ayant pour rd-.-ime 
direct le pronom conjonctif qui les accompagne, 
peuvent avoir aussi un autre objet au quel est 
dirigé le rapport exprimé par l'attribut, et cet 
objet est indiqué par la préposition a, co;r.n:ie: 
a^jplicarsi, darsi, avcczzani ad unacosa^ s'appliquer, 
s'adonner, s'accoutumer à une chose, c'est-à-dire, 
applicdr se ad una cosa. (Gram. ragioii ) 

8^. Avec les verbes servire servir; uhhidirç^ 
.obéir; suddisfdre, satisfaire; cômpisrc et adém-' 

G G 2 



$40 



Du Résime Nom. 



picTCf accomplir, oa peut ren:ar(i€r l'ohjef on 
femme celui dans lequel se termine l'action, où- 
comme celui auquel l'action est dirigée, et c'est 
pourquoi l'on peut dire: servirez ohbedire ou sod' 
dis/are alcuno, ainsi que ad alcun'o, et compiere oa 
adémpiere il suo dovére, ainsi que al suo dovére, 

9^. Les verbes, dont l'attribut exprime Cori- 
^ine, la dépendance, Véloignement ou la i>éparatioti 
de quelque chose, sont suivis de la préposition da\ 
tels sont les suivants: 

Dividere, diviser. 
Le^are, oter. 

s'abstenir, Likerdre, délivrer, 
chasser. Partîre, partir, 

tomber* Ritirârsi, se retirer. 
Scampàre, échapper. 
Se par are, séparer. 
Staccârey dé lâcher. 
Tôgliere, oter, &c. 



A lli) ntanàrsis '^\o\a n e r . 

Assôlvere, absoudre. 

Astenérsi, 

£acciàre, 

Cadére, 

CôglierSy 

Derwâre, 



cueillir, 
dériver. 



Dilungârsi, s'écarter. 
Dipéndere, dépendre. 



10*^. Les verbes, dont l'attribut exprjme la 

miuatlon, la possession, la cause ou le 7noyen de 
quelque chose, prennent après eux la préposition dii 
tels iont les suivants : 

AhbisognaTe,'à\o\x besoin. Mtfwcwre, manquer. 

Accusàre, accuser. Morïrey mourir. 

Accéndersi, s'enflammer. //z/or/nûr^z, s'informer. 

Attristâroi, se chagriner. Pe^^iir^/, se repentir. 

Pr égare, prier. 

R iprcnderc , ré p i* i m a n d e r» 

Sdegnârsi, se fâcher. 

Sentïre, sentir. 

V itère, vivre, &;c. 



Btasimdre, 

Bcffarsi, 

Deg'Uirsi, 

empire, 

F or n ire, 

Gloriârs?, 



blâmer, 
se moquer, 
daigner, 
remplir, 
fournir, 
se vanter. 



11". Avec les verbes fuggïre fuir, guarire, 
guérir, ndsccre naître, partïre partir, uscire sortir, 
%enïreve.n\T, on peut employer di ou da; comme: 
vcnire ou partlre di Rama, c'est-à-dire, dalla città 
di Roma, venir ou partir de Rome. (Gram. ra- 
^iouata.) 



Delà Construction de Vlnjiiiitif. %i\ 

SECT. VII. 

De la Construction de V Infinitif, 

514. L'infinitif a trois temps, le Présent, le 
liasse, et le Futur, 

l'^. Le Présent se forme du lui seul, comme: 
■cmdre, crédere, se/dire. 

2^. On forme le Passé en ajoutant l'infinitif 
cle l'auxiliaire arere au participe, comme: aitr 
amât'o, arér cr^dàto, avér sent'ito, 

3'\ Et Ton forme l'Iniinitif futur en mettant 
devant le participe l'infinitif du verbe essere, avec 
la prépo.sition ver, comme: éss^r pcr amard, ^c. 
Cette construction qui répond au participe en rus, 
ra, rum des Latins se faitiiussi par la conjugaisoa 
du verbe stare, suivi de la proposition per, 

215. Remarque. Les François expriment le 
futur de l'iannitif d'une manière diiférente, et ils 
diseiit; Je suis près départir, tu es près de, &c^ 
«t en italien on dit: Jo soriD on sto per partire, tu 
:sei ou stai per partire, &c. 

216. L'infinitif, n'ayant ni personne ni nombre, 
est indéterminé, et par conséquent il a besoin d'un 
autre verbe qui le détermine, comme: Assdi mani^ 

festamente posso compvéndeYe (]ueIio esseï xero che 
sôgliono i savj dire. (Eocc. g. 4.) 

217. L'infmitif est quelquefois suivi de sot% 
nominatif, ex : Adirata, non del rcon voler egii andâr 
a Parioi. (Bocc.) Fermamcnte doverla avér eglL, 
(idem.) Voyez Corticelli cap. ix. oss. 4. 

218. Le verbe essere joint à l'infini! if d'un autre 
verbe parla préposition a, exprime la même idée 
quc l'on exprimeroit par le second verbe, s'il étoit 
;au même temps et au même mode que le verbe 
essore, ex: lo mi credo che le suore sien tutte a 
dormire, c'est-à-dire, dormano : je crois que le* 
religieuses sout toutes endormies. (Bocc] 



342 De la Construction du Gérondif' 

519. Le verbe stare. est employé de la même 
nianiçie, ex: altri stanno a giacére, c'est-à-dtre, 
gidcciono. Voyez Corticelli osserv. 6. Lib. 2. 

220. L'infinitif d'un verbe, précédé de la prépo- 
sitionper et du verbe essere, indique un temps futur, 
semblable au futur en rus d^s Latins; ex: i?ifra 
pochi di era per andarne in Granata, (Bocc. ) I co- 
tàli son tnorîîy e o/i ultrettali î:On per morîre. (idem.) 
Corticelli, Oss. 9. 

221. L'infinitif précédé de la préposition con ou 
2«, équivaut au gérondif, comme: col gittâre non 
so che nel poxzo. (Bocc.) hi aniârc, nel dire. Sec, 
en jetant, en a mant, en disant, <5cc. sont les ménies 
([ue gittando, amando, dictndo. Corticelli Oss. 10. 

222. L'infinitif est quelquefois employé substan- 
tivement, et précédé d'un article, comme: iifare, 
il dire, kc. Voyez pag. (i2. iS^. 47. 



SECT. VIIL 

De la Construction du Gérondif, 

^23. Le gérondif dépend ordinairement d'un 
antre verbe, et alors il demande après lui le nomi- 
natif, e<: Una tùvola molto larga ordinata in 
■guisa che stando tu in pit\ Sec. (Bocc.) veggéndolo 
i<f, dormendo egli, kc. Voyez Corticelli cap. x. 
Oss. 2. 

224. Quelquefois le nominatif précède le géron- 
dif, ex: // Zima parla alla S'ia donna, td elia 
lacendo, egli in persona di Ici si risponde, (Bocc.) 
g. 3. n. 5.) E io avendogli /a^^a la vostra imba* 
sciata, egli ne parte &c. (idem.) 

225. Sauvent en italien le gérondif est indépen- 
clantdu verbe qui suit, et alors il est absolu et se 
trouva dans la phrase en forme de parenthèse. Les 
auteurs du boa siccle l'ont employé de celle ma- 



Construction particulière â quelques Verbes. 3 13 

uière av:ec les cas obliques» comme: Lcitrando lui. 
(Dante.) Ardendo Ici. (Petr.) Mais dans Boccace 
on trouve toujours le nominatif avec ces sortes de 
gérondifs. (Corticelli d^. Oss. 4.) 

'-2^215. Le gérondif est souvent employé à la place 
de l'infinitif avec le verbe vmndare, ex: E mandûlla 
pregando (Bocc.) manda cercando (idem.) c'est-à- 
di^re; manda a pregarla, manda a cercore. 

9^27. On emploie aussi le gérondif après les 
verbes andare et venire, pour marquer la conti- 
îiiiation de l'action exprimée par le même géron- 
dif, ex : La quale andâva certc erhe coglieudo, 
(Bocc.) Si venue accor^endo. Il vénne/o lapidando 
(idem.) Et Métastase dit: 

lo fra remotc sponde 
JMesto voloendo i paf^si, 
Andro chiedendo ai sassi, 
La ninfa mia dov' è? 

On trauve souvent le gérondif aprèç le veilîe 
stare; comine: sto parlandu, ëcc. A'oyez No. i:36. 
pag. suivante. 

Quelquefois, dans le style élégant, on rr.et la 
préposition in devant le gérondif, ce qui lui donne 
plus de grâce, ex: 

— — E se Vardôr fallàce 

Duromolti aimi lu. aspettando un giorno, (Petr.) 



SECT. IX. 

De la Cojistruction particulière à quelques 
Verbes, 

^28. Il y a dans la langue italienne plusieurs 
verbes réciproques qui ne le sont pas en fiançois; 
âans ce cas en traduisant du frani^ois en italien, il 
faut se souvenir de mettre l'objet de l'action au 
génitif pour faire place au pronom conjonctif qui est 



344 Consîructîon. particulitre à quelques Vcrhes, 

à l'accusatif; ex: je v.ous prie de ne pas m'oublier, 
vi prep;o di non scordarvi di me. 

2^9, Les veii)es se pro?ntner, s^enfuir, s^ asseoir^ 
se taire, seporter bien ou ma!, qui sont réflécliis, 
en francors, ue le sont pas en italien, et Tondit: 
passegf^iàre, fu<^q;ire, sedére, tacére, star hene ou 
niale, ex: je me promène, iu passeggio ou vado a 
spasso, et non pas io mi passéggio. Comment vous 
portez vous ? came state? Taisez-vous, tacéte, et non 
pas stâtcviy &c. 

9301 Remarquez que, dans la langue italienne 
il y a nés exemples de quelques verbe» emploj'és 
avec les pronoms co:ijonctifs, quoiqu'ils ne soient 
pas réfléchis, tels que: partirsi, partir, fujrgirsi, 
-sedersi, &f\ ; mais alors on doit regarder ces pro- 
îK)ms conjonctifs comme de simples particules ex- 
plétives. 

231. On n'emploie jamais les verbes andare et 
r cuire devant un infinitif pour exprimer la proxi- 
mité de Taclion, comme en françois, m.ais on 
tourne les n>èmes phrases d'une autre manière, ex: 
je vais vous dire, vidirà. Il va bientôt pjirtir, è in 
procinto di partire. Je viens de voir mon frère, 
iio vediito mio frateUo in questo punto, 11 vient 
d'entrer, è entrato in questo momcnto. Je crois 
tout ce que vous venez de me dire, credo quanto pur 
4>ra m'' a vête detto. 

232. Remarquez, que dans les phrases ci-der^sus 
ou semblables, telles que celle-ci par exemple: Je 
viens de v(^ir une belle scène, il faut examiner si la 
personne a fait ou n'a pas fait de mouvement pour 
Toir cette £cène; ainsi, dans le premier cas on 
dira: vengo da vedére ou sono sîato a vedére nna 
é(l/a scena, 

233. Après les mêmes verbes andare et venire, 
€t mandare envoyer, on emploie toujours la prépo- 
sition a ou ad en italien, lorsqu'ils désie:nent un 
anouvement vers un lieu; ex: allez dire à mou 
.ixèie de venu' me voir, ou d'euvojer chercher une 



Cokstrucfion particuiière-d quelques Vcrhes. 31 § 

voiture pour aller dîner chez Madame la Comtesî^c. 
jindate 'dd'we a 7niofratei/o di venlrmi a trovare, 
o di mandàr a cei'câre un Itguo per andûr a prar.zo 
dalla Si'j^nùra Contessa. 

•234. Aprèi! les verbes venire etmandare, an lieu 
de i'infinitifavec la prépositio!) a ou ad^ on trouve 
souvent eiopioyè le gérondrf; ex: il lui envcva 
dire, gli manda dicendo, au lieu de gli manuo a 
direy &c. j'espère venir vous servir, spero venirla ser- 
ve?idOyaiU lieu de vernirla a sercire. V. p. 343, n'^'. ^-ZQ, 

^35. Andare et stare sont souvent employés en 
italien avec le gérondif pour exprimer les fréquen- 
tatifs; andare, quand il y a quelque mouvement; 
^ stare, quand il n'y en a pas; ex: Que cher- 
chez vous? che cercate? ou che andate cercando^Â 
Que laites vous ici? cosafate? ou che cosa state 
facendo9 

Dans les susdits exemples le verbe andare sert 
à indiquer la continuation de Faction exprimée 
par le gérondif ; et le verbe i>tare à marquer i'exer- 
eice actuel du verbe. Les verbes andare et stare 
doivent répondre au temps du verbe irançois.^ Les 
Anglois ont une constructiun semblable quand ils 
«e servent du verbe to he, être, avec le gérondif, 
qui se rend en italien par le sevot stare-, ex : I a.\î 
TfRiTiNG, io sto scriveudo; 1 was wkiting, io 
^tai>a scrivendo. Ces tournures s'emploient avec 
tous les temp:;. 

236. En françois on se sert toujours du verbe 
aller, andare, quand on parle à quelqu'un d'aller 
le voir chez lui ; mais en italien il se rend par le 
verbe re;2ire venir; ex: j'u'ai chez vous, verra da 
vo\ Mais si l'on parloit d'une troisième personne, 
on se serviroit du verbe andare, comme en fran- 
çois; ex: J'irai chez lui, andro da lui ou a casa sua^ 
Allez-y avec lui, andàteci con lui. 

237. Ternir e, craindre, est toujours suivi de la 
particule ne en fran(j^ois, (]uand il est employé avec 
là conjouctlou que ; êi: Je crains, quil ne ni arno^ 



346 Construction pGTiicnîuTC à quelques Verbes. 

fuelqvc malheur. Je crains que le Roi ne lui rffiffç 
sa grâce. En Itaiien on ne se sert pas de la néga- 
tive quand la crainte est réeii':% et Ton dit dans Je 
premier exemple: Temo che mi accùda aualche'svcn-' 
tUra, car la vraie crainte seroiî: détruite par !a 
négation, si l'on disnit: Temu che non mi arcâf/a,' 
cvc. Maison ne ^e sert de la négative que quand 
la crainte tient du dtsir, connue dans le sccoi]«i' 
fcxenipie, ovi l'oa dira. 7'c'//w che il rc mm i>;li 
idcghi il perdàno. En latin on ernpioie ne dans le 
premier cas, ettit dans le ftecond. V. la note (z) 
p. 331. 

238. Le verbe r^fiér.hi s'approcher, avcicinarsi 
ou fl!Cfo^/am,ei't toujours suivi en italien de l'article 
du datif, tandis qu'en françois il prend Tarticle du 
génitif, ex: Approchez vous du feu, on de la table; 
ylvvicijidievi al/woca, ou alla tavola. Approchez 
vous de mei. Accostàtevi o. ma, &ic. 

230. Jouer de quelque instrument de musique, se 
rend en italien \)ii\- saonare quai he istruinento, ex: 
Il joue bien (/// violon et f/e la. fiute; Ef](H suotifjt 
hene \\ viulino ed W fiàuto. Il enjoué en maître; 
Lo suoaa da inaestro. 

240. Toucher (\u. Forte piano, se dit suonâre il 
Forte piar.o, et non pas toccare; mais toucher à 
une chose se rend eu italien par toccare una cosa et 
non \i'às, a una cosa\ ex: n'y Louchez pas, car il 
brûle, non lo tuccate, perché hrùcla. 

241. Dans ces t<n^ons f!e parler, je çrage que onî^ 
je parie que non ^ la conjoncîiori <^we se rend ordi- 
nairement en italien parle se^nacaso di, et Ton 
dit: scommctto di si, sconimetto di no. Je crois 
que oui, et jecrOiS que non, se traduis. -ut de même; 
credo di sï, credo di no. V. n^o 20(j. p. 334.. 

212. Les verbes, (|ui annoncent séparation de 
quelque lieu, sont suivis en italien de la préposition 
di ou da; ex: Je sais parti de Rome, c<e Naples, 
de Florence, &c. son partito di Roma ou da Ronia, 
<ii. ou da Nâptli, di ou da Firenze» &c.; mais li* 



])e iù Construction du Participe. 347 

sont suivis de la préposition da, quand ils annon- 
cent séparation de quelque per-bonue ; ex ; I/an- 
ciulli ddîiii partire Tioa si voléca/M. (Bocc.) Cu.t^ 
traslUe al diàvulu e J'uggird ua vci. (Passav.) 



ARTICLE VI. 

De la Construction du Participe, 

Ç45. On appelle participes deux inflexions que 
les verbes reçoivent à l'inlinitif. L'une se nomme 
participe du présent, et l'autre participe du passé. 
Les Latins en avoient une troisième, savoir, celle 
du futur, comme : amans, amatus, et amaturus.^ 
Les mots formés par ces inflexions se nomment ain^i, 
parce qu'ils participent de la nature du verbe et de 
celle de l'adjectif; c'est pourquoi on les nomme 
aussi adjectifs-verbaux. Voyez pag. \à. 

24 i. Le participe présent se term.ine en a?ite à la 
l'S conjugaison, comme: amante, aimant ou oui 
aime; en ente à la 2". et à la 3^. conjugaison, com- 
Bie: credente, qui croit; udente, qui ouit, ècc. 

î^45. Ces participes sont actifs, parce qu'ils si- 
gnifient une action produite par quelque sujet, 

Aujourd'liui ils ne sont que trés-peu usitt's* 
l'on y substitue ordinairement legérondii", et l'on dit 
par exemple: egli weàtnào il pericola, se ne fugçTÏ^ 
mieux que vedente il perïcolo, en voyant le danger, 
il s'enfuit. 

146. Le participe passé a différentes terminaisons, 
comme: amato aimé, veduio vu, sentito entendu 
fatto fait, letto lu, morto mort, 6cc. 

Quant à la manière dont ils se forment des 
verbes, nous en avons parlé en traitant des con- 
jugaisons. Voyez le tableau des Verbes pag. 155, 

247. Ces participes sont passifs parce qu'ils ex- 
priment une action reçue,comme amat-j aimé, /o(^a^o 
loué, ^c. 



343 Accord du Participe Passé 

Qï8. On les appelle aussi communs, parcequ*ori 
peut les employer dans une signification active et 
passive; par exemple, lorsque je dis: Egli trox'àto 
un cavallo, a?idôssene; ayant trouvé un cheval, il 
•s*en alla; ici trovato a ime signification active; 
mais si je dis: JE/;/?, trovato co^ quella persona fu 
7?re^a, ayant été trouvé avec cette personne, il fut 
pris; il est évident que le même participe trovato a 
une signification passive. (Corticelli, cap. 40.) 

249. Les participes, dans leurs déclinaisons, 
suivent les mêmes règles que les adjectifs, c'est-à- 
dire, ceux terminés en nte sont communs aux deux 
genres, comme: Un uomo ama?îte, un homme ai- 
mant. Una doïDia amante, une femme aimant. 
Gli uomini amanti, les hommes aimant. Le donne 
amanti, les femmes aimant. 

250. Les autres terminés en o suivent la nature 
des adjectifs de la même terminaison, lorsqu'ils 
soLt employés avec une signification passive» 
comme: Un uomo lodato, un homme loué. Una 
donna lodata, une femme louée. Gli uomini lodati, 
les hommes loués. Le donne lodate, les femmei 
louées. 



SECT. L 

Accord du Participe passé avec le sujet. 

551. Le participe passé, quand il est accom- 
pagné du verbe auxiliaire essere être, s'accorde en 
genre et en nombre avec son sujet, ex: Una donna 
virtuosa sard ^ew/jre stimata e lodata da tutti; Une 
femme vertueuse sera toujours estimée et louée de 
tout le monde; G/' Inglési si son comportâti bene^ 
Les Anglois se sont bien comportés. 

Remarque. Dans les temps composés de« 
verbes réfléchis, c'est avec le régime, et non pa» 
avec le sujet, quel© participe s'accorde, ex: TutNf 



Avec le Sujet, :S4§ 

la naxionc si era ribellaiG, toute la nation s*étoit 
révoltée; le participe ribeUata ne s'accorde pas 
avec tutta la fiazione, mais avec si régime direct 
du verbe rihelldre. Ainsi l'on ne doit point rap- 
porter à cette règle les temps composés de cos 
verbes. 

Q5Q. Avec les verbes réfléchis le participe, quoi- 
que précédé du verbe essere être, est toujours indé- 
cl.nable, quand il n'est pas précédé de son régime 
direct; comme: Questa donna si è proposto di 7na- 
ritarsi; Cette femme s'est ])ropo.-é de se marier. 
Nui ci siamo proposto dipartire ; Nous nous som» 
mes proposé de partir. 

Dans ces phrases^/et ci sont des régimes indirects, 
c'est-à-dire: CAte femme a proposé à soi , &c. JSoiis 
avons proposé â nous, Szc. 

253. Mais le participe devient déclinable, lors- 
qu'il est procédé de son régime direct, comme quand 
Oii dit: Questa donna si è proposta per ?nodelh a* 
suoifigli: Cette femme s'est proposée pour modèle 
H ses enfants. Noi ci siamo proposti per modeUi, 
&c. Nous nous sommes proposés pour modèles, &c. 

Sietc? sont des régimesdirects dans ces exemples; 
c'est-à-dire: Cette femme a proposé soi pour, 6lc: 
Nous avons proposé nous pour, &c. (Observ. tirée 
de la Gram. de Levizac.) 

2o4. Le participe passé est ordinairement indé- 
clinable, quand il est précédé du verbe auxiliaire 
avère avoir, comme : 1 Re hanno sempre protetto 
le scienze, les Rois ont toujours protégé les sciences, 
et non pas protetti ni protette; et c'e^t la con- 
struction la plus juste et la plus exacte. 

255. Cependant les Italiens peuvent dans cette 
occasion s'en écarter, en faisant accorder le parti- 
cipe avec son régime, comme: ho veduta molta 
gente-, ho vedute moite persane; avéva la luna 
^exAuûisuoi rago^i) (Bocc.) la lune avoit perdu 
sa lumière; mais on diroit plus régulièreu.ent 
Gxém perduto i suoi raggi; et c'est la manière que 



J.:^ Accord du Participe Passé 

floivent suivre tous ceux qui commencent à étudjer 
la langue italienne, jusqu'à ce qu'ils soient en état 
de pouvoir déplacer le participe avec grâce. 

956. On trouve dans des auteurs italiens ces par- 
ticipes employés sans aucun égard aux règles; 
comme: Aveva fatta loro onta; (G« Vill.) avea 
fatto gî/erra; (kUm.) Corne avrô loro oppii cosa 
date. (Bocc.) Aveva?io fatin tagliar la testa a M* 
Betto. (G- Vill.) Il Papa non v interpose, corne 
arrehhe potuta, la sua autorità. ÇSl. Vill.) La sua 
gente avea sconfitti i Buronl del Re. (idem.) Che 
prima felici augurj non avéssono cerco e veduti* 
(Cresc. 1. 9. cap. Oô.) et autres exemples s(^mbla- 
blés que l'on trouve daiîs Bartoli cap. SS. Sur 
quoi il faut observer que toutes ces manières sont 
permises, toutes les (ois qu'il n'y a rien qui choque. 
Là dessus la langue italienne consulte l'oreille, et 
rejette toute construction qui afiécteroit désagré- 
ablement cet organe. 



SECT. IL 

Accord du Participe passé avec son régime. 

$57. Le participe passé, à la suite du verbe 
«Lxère avoir, e.st ordinairement déclinable, quand 
il est précédé de son régime direct exprimé par un 
nom, ou par le pronom relatif che\ ex: Lisïmaco 
ogni cosa opportuna avendoapY^iestSit'd: (Bocc.) Ly- 
simaque ayant préparé tout à propos. Le persone 
che avete istrutte: Les personnes que vous avez 
ifistruites, 

258. Mais le participe passé, quoique précédé 
du che rtlatif, redevient indéclinable, lorsqu'il n'a 
point de régime direct; comme: A'ow avete voglia 
dipraticàr le virtii che voi avete intes-o ludare; Vous 
n'avez pas envie de pratiquer les vertus que vous 
avez entendu louer. Le persone che non avete voluto 



Joer so}i Ré'^tme. SOI 

wedére; Les personnes que vous n'avez pas vo:/in 
Toi r. 

Le pronom cite, dans ces phrases, n'est pas régi 
par le participe, mais par le verbe <|uisail le parti-. 
cipe, savoir; hclare dans le premier exemple, et 
veicre dans le second. 

Et pour cette même raison le participe est in- 
déclinable dans les phrases suivantes, quoique pré- 
cédé du reîatif chc: Gh scolari che avcte potnto 
a^:ére, ou che a^éte dovuto o voluto insegnare; Les 
écoliers çwe vous avez /3^^ avoir, on que vous avez 
dû ou voulu enseisrner. GH avete reso tutf i ser- 
viori che aïïc'te potiito o dovùto: Vous lui avez rendu 
tous les services que vous ^vezpu ou dû. 

Dans le premier de& exemples ci-dessus, les 
participes i/yiVi^o, potuto, et voluto ne régissent pas 
le che, mais c'est le verbe iusegnare. Kt dans le 
dernier exempie, où l'on sous-entend réndcre ren- 
dre, le cke se rr.pporte à ce verbe quoique sous- 
entendu- 

.259. Les participes passés sont au-si ordinaire- 
ment déclinables lorsqu'ils sont précédés du pro- 
nom relatif /o, la,gli, le; ex: Ho veduto la Siguora 
N; ma non Vho salutata; J'ai vu jMadame 2n. mais 
je ne l'ai pas saluée. Ho avuto molti danàri, ma 
gli ho perduti; J'ai eu beaucoup d'argent, mais je 
l'ai perdu. Aveva moite ricchezze, ma le ho cousu- 
mate; J'avois bien des richesses, mais je les ai 
dilapidées. 

Dans ces exemples le pronom relatif e^t le régime 
direct des participes. 

260. On doit suivre la même construction avec 
les pronoiiis conjonctifs mi, ti, si, ci, vi, to».tes les 
fois qu'ils sont le régime direct du participe qui les 
suit. 

Re:.iarque. Il y a en italien des participes qui 
ont une construction particulière, tels que les par- 
ticipes voluto et potutj employés avec le verbe 
essere, dans une signitication passive, et suivis d'un 

H H '2 



36^' Emploi des Verbes esscre et avère 

infnitif; ex: L'ahhracciô slrettamente, ?iè mai daî 
suû toUo ï\\ \ïOXiil\i levure \ elle l'embrassa étroite- 
ruent, et Ton ne put jamais rarraclier de son cou. 
(Bocc) Questi homuardi cani i quali a cliiesa non 
soiio vuUiti ricévere, (idem.) 

2()1. Le partiel pe-^a^rf/^f^o allé, se trouve aussi 
employé avec le verbe eA^^^^re de la même manière, 
n:iais comme impersonnel; ex: Colla, rnarc^ior 
calca del moudo fu andâto a haciàrg/i i piedi^ avec 
ie plus grand empressement du moiide on alla lui 
Kaiser les pieds. 



SECT. III. 

De l'emploi des Verbes auxiliaires essereeiî aveie 
avec les Participes, 

262. Il n'est pas facile de déterminer d'une 
manière bien précise quand, avec le participe, on 
doit employer le verbe essere ou le verbe arere; 
nous allons cependant donner quelques régies qui 
nous paroissent satisfaisantes. 

1®. Les verbes actifs qui ont uia régime, c'est-à- 
dire, un objet au quel on fait rapporter l'action nu 
verbe, sont toujours contruits avec le verbe arere, 
et jamais avec le verbe ei\jere; comme: ho amaio, 
ho veduto, ho sentito qualcheduno. 

Remarque. Il y a des verbes qui sont tantôt 
actifs, et tantôt neutres, tels que passare passer, 
affondare submerger, créscere croître, a^f^hiacciâre 
glacer, àrdcre brûler, shigott'/re elf rayer, àc. Ces 
verbes se construisent avec l'auxiliaire averCj lors- 
qu'ils sont employés activement, et suivis de quel- 
que régime, comme dans cet exemple: Avendo io 
passato il ponte, ayant passé le pont. Lt avec 
l'auxiliaire essere, quand ils sont employés comme 
ceutres; ainsi l'on dira; Essendo io passato sul 



Avec les Participes, 353 

poute, étant passé sur le pont; et non pas; avendo 
passato sul ponte, 

2*^. Les verbes passifs sont toujours construits 
avec le verbe essore. Voyez pag. 140. N^. 2^. 

3**. Les verbes réfléchis ou réciproques de- 
mandent le veibe essere dans la formation de leur» 
temps composés, comme nous venons de le dire à 
la page SU. Ainsi l'on dira: Mi sono accorto je 
me suis aperçu; misono pentito: mi sono so<yiato\ 
mi sono ranimaricato, ikc. «t non pas: mi ho accorto, 
pentito, sognato, rammaricato, ëcc. 

4o. Quant aux verbes actifs tournés en pas- 
sifs par le moyen des particules jui, tiy si, ci, vi, nous 
croyons avec Bartali qu'on peut les joindre indif- 
féremment au verbe essere ou au verbe avère, ainsi 
l'on dira bien: lo mi hoferito, et 7ni sono ferito, 
je me suis blessé, &c. puisque c'est la même per- 
soime qui produit l'action et qui la reçoit. 

5°. Les verbes neutres qui par eux mêmes ne 
régissent aucun cas, tels que: sdegnare, posare, 
attentare, lamentare, et semblables, lorsqu'ils de- 
viennent passifs par l'union des pronoms ?rte, ti, si^ 
&c. doivent toujours éîre précédés du verbe 
essere; ainsi l'on dira: mi sono sdegnato, posato, 
lamentato, &c. tels que les verbes réfléchis ci-dci^sus 
énoncés; et non pas: 7ni ho sdegnaio, posato, /a« 
mentatOy &c. 

6^. Les verbes impersonnels comme tonart 
tonner, annottare, 6cc, sont toujours construits avec 
le verbe e^^ereetnon pas le verbe avère, et l'on dira: 
é tonatOy s'è annottato, et non pas: ha tonato, s' ha 
annottato. (Bartoli, tratt. 123.) 

7^. Quant aux verbes neutres en général, il 
n'y a pas de régie certaine qui nous montre auquel de 
ces deux verbes auxiliaires ils doivent être unis. 
Nous parlerons ici de ceux qui sont les plus connus. 

1®. Les verbes morire, entrare, partire, marm 
cirCj mancare, scendere, svanire, perire, informaref 

une 



S54 De la Syntaxe des Adverbes. 

, p^iiarire, cadcre, ondare, &c. den aiident tons le 
verbe espère, 

^'^. Oïl construit avec le verbe avère, et non 
p^s essere, les verbes suivants: Smaniare, s^ridare, 
mufigldarey peccare, desinare, cenare, do nuire y piaii' 
^erCy rldere, giuocare, &c-. 

Observez, que de tous ces derniers verbes et sem- 
blables, ceux qui, par une construction particulière, 
lei^oivcnt une des particules ;«/, ti, ?/, etc. demim- 
dent alois le verbe essore, connue les verbes rétîé- 
chis. Voyez N^. 3°. pag. 3ô3. 

Je. 11 y en a d'autres qui prennent indilTè- 
remment le verbe essere ou le verbe avère, tels que: 
timaiiere, dimorare, correre,fuggire, et seinblabies» 
V. Bavtoli tratt. 123. 



3BE 



ARTICLE VII. 

De la Construction des Adverbes, 

^3. L*adverbe se place ordinairement «près le 
verbe qu'il modifie, ou entre l'auxiliaire et le par- 
ticipe, et quelquefois avant le verbe: en cela il iaut 
consulter l'haï monie; ex: istantemente vi prego; 
mi rallegro ass^'i'y egliè mo\to soddisfatto. 

Q()\. L'adverbe, comme la préposition, ne prend 
ni c^enre m nombre; les mêmes mots peuvent être 
ipntôt préposition, et tantôt adverbe; mais ils 
oitî'êrent en ce qite la préposition suppose toujours 
un ré^imeexprmié ou sous-entendu, et que l'adverbe 
ne peut dans aucun cas avoir de régime. Aussi l'ad- 
vcibe présente t-il un sens complet de lui même, au 
lieu que la prépositionfail toujours attendrequelque 

cho?e. 

Si l'on dit: egli andato in ou senza, il est allé 
en K u sans, l'esprit est nécessairement en suspens; 
nuis dit-on: egli ha a^Hij prudentemeutci il a agi 



De la Syrdaxe. des Adccrhes, 3j5 

prudemment-, alors l'esprit est satisfait. Voyez les 
Prépositions. 

20*5, 11 y a des adjectifs qui devienn.ent de véri- 
tables adverbes, quand, ne se rapporiant à aiiciiu 
substantif, ils ne servent plus à quaiiiier u\\ nom, 
mais simplement à moflitier le verbe auquel ils sont 
joints, ou à en exprimer une circonstance; comme; 
mirar torto, regarder de travers; s'io dritto estlmo, 
si je pensejuste; per iscriver brève, pour écrire tu 
peuile mots; et de même les adjectifs alto, hasso^ 
piano, forte, etc. qui deviennent de véritables ad- 
verbes. 

2(io\ Nous avons dit N*^. 264, qu'un adverbe n'étoit 
jamais suivi d'un légime. On doitexcepter quelques 
adverbes de manière, tels que les suivants: dipen- 
deutemente, indipendentemente, diffcrentemcnte, bec. 
qui prennent la préposition du, ou l'article de l'ab- 
latif, comme: Voi agite ditferentemente da quanti 
ronosco; dipendentemente dalla sua per<oua, Szc. 
Kt conforme m ente, relativamente, <Scc. qui peuvent 
être suivis de la préposition a, ou de l'article du 
datif, comme: relativamente a quanta mi dite, kc. 
Les adverbes sont en très-grand nombre; je ne 
parlerai que de ceux sur les quels il y a quelques 
observations à faire. 

1^. Les adverbes de quantité, taut de — autani 
de — combien, de — bien des — peu de — htaucoup de — 
trop de — suivis d'un substantif, deviennent adjectifs 
en itaîieiî, et il doivent s'accorder avec leur sui>- 
•tantif en genre et en nombre, et la particule ac 
u'est pas exprimée, comme dans ces exemples : 

Autant d'hommes et autant de femmes, 

Tanti uomini ed altnttante donne. 

Combien d'hommes, et combien de femmes.^ 

Quanti uomini, equante donne? 

Bien des peines, et peu de remerciments, 

Molto incômodo, e pochi ringraziamenti. 

Beaucoup d'aroent et trop de dépense, 

ilolio dandro e troppa spesa» 



355 De la Syntaxe des Adverbes, 

Remarquez, Chez les bons écrivains on touve 
tantOy qimnto, r.iolto, poo, troppo, mezzo, suivis de 
quelque adjectif, qui s'accordent souvent avec ces 
mêmes adjectifs: ex ! Tantapoca p;c7ite. (G. Vill.) 
Con tanta furiosatempcsta, (M. Vill.) Dei tu assai 
hen comprcndere in quanta cîeca prigione, &c. 
(Bocc. Lab. n. 160 ) Ve'j^ç^^eiidosi molti meno degli 
assalitori, (Bocc n. 43.) Con molti larghi pattl, 
(G. V^ill.) Molti grandisshni tesori; (idem.) Molti 
pochi ne ritornarono in Africa. (idem.) Era la 
città molta pie?ia di piura. (idem.) Quella poca 
di hella apparenza. (Bocc. n. 77.) In poca d'ora. 
(G. Vill.) Fnggî con poca di sua gente. (idem.) 
/ pochi onesii costnmi, (F. Vill.) Troppo larghi 
pattl, La troppa gwvane ctà. Fer troppa iuuga 
coiisuetudine. (Bocc. N^. 13, ècc. 100.) P^uol 
troppa d'o.rte, (Dante Purg. 9.) lo sarei mezza 
fornita: (Bocc. n. (iô.) 

2"^. Mai, (jamais) signifie in alcun tempo, en 
quelque temps; joint à serapre, il acquiert plus de 
force, sempre mai, à jamais. Il se dit aussi au lieu 
de senipre, toujours; coslë og'j,i bello il cielo come 
fu mai. il faut y ajouter la négative mm, pour 
qu*il signifie in nessùn tempo. Dans plusieurs au- 
teurs on le trouve employé négativement sans le 
non mais il ne faut pas les imiter. Mai, joint aux 
particules si et no, a beaucoup plus de force, maisî, 
vraiment oui: maino, point du tout; mais ce sont 
des manières de parler très- rarement usitées. 

Observez, que quand 7nai est suivi de la né- 
gative non, on doit les placer tous les deux avaut 
le veibe; ex: Mai non mi rispôse, jamais il ne me 
répondit; mais si la négative précède, il faut placer 
mai après le verbe; non mi rispôse mai, il ne me 
répondit jamais. 

Giammdi a la même signification que mai, et suit 
les mêmes règles. 

Unqua unquemài, et icrquanco, signifient aussi 
mai\ mais ils appartiennent plutôt ù la poésie ; 



De la Syntaxe des Adcerhes» 55T 

• l^n oi-Trdin tha clic adorno è sopra Vuso 

Di(/uunti. piùfamôsi u\H\uatioriro. (Tasso.) 
Jo non fa d\imar vol lassnto unquaneo. (Fetr.) 

Omâi, ormùi, oogimâi signifient presentemente, à 
prévient, ou alla fine, enfin. 

3«». P/w, plus, devant la particule clie, répoiid 
au plusqnam des Latins : ex : Più che cjuahinque 
altra. (Bocc.) Et joint à d'autres adverbe.s, il en 
augmente la signification; ex: più socente, plus 
souvent, &c. 

Piùy avec les substantifs, n'est plus un adverbe, 
mais il est adjectif, et équivaut à molto, magc^iore^ 
ex: E piij giorni felicemcnte navigàrono. (Bocc.) 
Più uomini cke donne, etc. Plus d'hommes que de 
femmes. Conpiùfatica ,etc. suivant !a règle No. lo, 
pag, 355; mais iî ret^oit l'articie apiès lui, quand il 
est substantif, et qu'il répond au p/«5 des Latins; 
ex : Phï di te)?ipo, etc. 

On emploie i piii et le p'm pour la maggiàr parte, 
la plupart ;. ex : I più senza alcuna fdibre mori* 
vario, (Bocc.) 1 \)\i\ sene fuggironOy ^^c. 

Peu est quelquefois un adverbe de tenip=: qui 
équivaut à d'ora innanzi, dorénavant; ex: Chiil 
fece nol faccia mai più. (Bore.) 

Ph(s s'exprime par neppàre ou nemméno après la 
lîégr.tive et précédé d'un nom ou d'un pronom; ex: 
Ni moi non plus^; yiemménio, neppûr io, etc^ 

4®. Meno, moins, est un adverbe de quantité, 
il suit les mêmes règles que più; ex: can meno 
faîica, c'est-à-dire, con minore fatica. Et l'on dit: 
il meno dcl tempo; il meno degli vôniînl; de même 
que l'on dit: il più del tempo, il più degli iiàinim;. 
et alors il répond au mlnimym des Latins, Avec 
le verbe rc7?/7'e, il si^nille manquer, languir, s'éra^ 
nouir, tomber en défcKf lance, etc.; ex: E tosto- 
tenae meno, il .s'évanouit sur le cliamp, etc. 

5^. Me^lio, mieux, adverbe comparatif de 
henc, bien, s'emploie souvent au lieudc;>-:^^.comme: 



5ô8^ De la Sijntaoce des Adcerhes, 

Megîio sk'ûra, plus assurée, J^ale meglio dl mille 
ducati, il vaut plus (ie niiiie ducats. 

Meglio est souvent employé à la place -cle l'ad- 
jectif migliore meilleur, mais plutôt dans le style 
iamilier, et l'on dit très-souvent: questo lihro t 
meglio del vostro, ce livre est meilleur q,ue le vôtre,, 
au lieu de migliore,. 

Cet adverbe étant précédé en françois de la par- 
ticule c/e et du proucin pusscssif ViioUy ton, etc. se 
rend en italien par «//a meglio; ex: je le ferai de 
mon mieux, Lo/aro alla meglio. Et de même on 
Uinl'diVà au pire \m\ alla ptggio-y était pis alltr se 
dit : apeggio andttre. iJe mieux en mieux, se tra- 
duit par dihene in meglio, et non pas di meglio in. 
meglio-, et de pis en pis se dit en italien di maie in 
peggio, 

6°. Assdi, beaucoup, assez, en quantité, en 
grand nombre; ex: assdi ticini alla porta, bien 
près de la porte. Assài di hene d4ssero, ils dirent 
beaucoup de bien. Assai più, veut dire, beaucoup 
plus, Queltpie t'ois il signifie aussi mediocremente,.. 
ex: Egli è tiHHiù belloycissiù buono, \\ est assez joli, 
passablement beau. Lt en parlant d'un malade, on 
dit: Non è guarîto, ma 5ia assai bevvé ; il n'est pas 
guéri, mais il se porte as^ez bien. ^.<^5û/ s'emploie 
en italien avec la marque du génitif, et alors il 
signifie moitissimo, di gran lunga, molto più, il s'en 
faut bien; ex: Ma non- fu ricca villa corne. Ance 
d'assiii; mais il s'en failoit de beaucoup que cette 
campagne fût aussi licin; qii'Ance. Uor.xo d'assal^ 
sio.nitie un homme dti srande capacité, un vaillant 
fiomme, un habile bomme. 

Assai hene est le même que a^sài, mais avec \\x\ 
peu plus de force, ex: £oVi assai bene d' cid l'aju- 
terchbe; en cela il l'aideroit as-ez bien. Assrai 
est cmplcryé aussi subslantivemeiit et adjective- 
ment; ex: Assai iterano chc nella strada Jinivano; 
il y en avoit plui-ieurs qui mouroieat dans la rue. 



De la Syntaxe des Accrhcs-, 3.3f 

Vloltl pochl fannn un as^ni ; plusieurs ];etite3 chc ses 
ibrmeut un tout a>sez consi(U''iable. In a s a 
<iose\ en beaucoup de choses, etc. 

7°. A^o;2 et tzo, non, ne pas, quoique synon3'mr s, 
ne peuvent pas s'employer iiidiffércmnient; ni^'is 
on joint le premier aux vtîrbos ; connpe: non lo 
50, je ne le sais pas; nonposso, je ne peux pas; et 
l'on se sert du second, lorsqu'il se trouve en oppo- 
sition avec la particule aiiirniative .si, oui, exprimée 
ou sous-entendue; ex: lo gli dicéva dî j>i, ed d 
rispondêa di no; O voltssero, o no. (Bocc.) qu'i s 
voulussent ou non. 

On emploie ?îo quand il y a deux négations ce 
répétées dans la même phrase; ex: 

Kon scese no, précipita di sella, (Tasso.) 

On dit aussi il si et // no, le oui, le non, quand il y 
a un article qui les précède, et de mèm.e: dico di ij, 
4lco di no, etc. Voyez pag. 34(>. N^. 241, 

Remarquez \^. que, pour que l'on fasse 
usage de non^ il n'est pas i>écessaire que Je verbe 
suive immédiatement chaque substantif dans la 
phrase; ex: Non i grandi palagi^ non le ampie 
possessioniy non la pùrpora, non roro,fantio Vuomo 
onorùre, 

9F, En Italien il est indifférent que cet adverbe 
nonoMnoy ainsi que 6?, oui, précèdent ou suivent 
le mot Signôre ou Signera. On peut dire: Signer 
no, Signôrs], non ^Monsieur, et oui Monsieur; et 
îionou no Signôre, et si Signôre; et même dans le 
discours fam 'lier ^T'zy/' «^2, gnorno: gnora sî^ gnora 
no, syncopés de Signôre et Signora, 

Non che, est souvent employé pour affirmer, au 
lieu de nonsolaniente, auquel on répond ordinaire- 
ment par la particule ?na: ex: Non che a vol 
(c'est-à-dire, non seulement), ma a me, &c. h-ni 
contristati ^li occhj. Et dans cet autre exemple: 
Isei quali ne perdita di amici, ne paûra di se me* 



3.>0 De la Syntaxe des Aclverhes. 

iltsimi avéa potido ainôr, r.on che spégJiere^ ma 
rarfrcddàrc; (i3occ.) daus les queis ni la perte de 
leurs amis, ni la crainte pour eux. mêmes, n'avoient 
pu, je lie dis pas éteinare, mais môme refroidir 
l'amour, Szc. 

8*^. Q'/i et qua, ici, adverbes de lieu, sont tous 
les deux employés également avec ies verbes de 
revjOs et avec ceux de mouvement. Ils marquent 
l'endroit où est celui qui parie, et répondent au mot 
hic des Latins. 

g^. Q'iïnci, d'ici, est le même que di qui ou 
di r/u-jf ex : E se quuici esco vivo e seampo. Quel- 
quefois il signitie yKîr ici', ex: Quinci no?i passa 
mai anima huona. (Dante.) 

10^. Costl et costà marquent Tendroit où est 
celui à qui l'on parle, et ils répondent au mot 
iatic des Latins; ex: lo vi vidi levann e porvi 
costi, dove toi siete a sedére. (Bocc. g. 7. M^. 9.) 
Je vous vis vous lever et vous placer là où vous êtes 

assis. 

11*^. L), lày et cola, là, marquent un endroit 
éloigné et répondent au mot illic des Latins; ex: 
Cominciùrono a dire; chi è là? (Bocc.) ViwUi 
co6icolà, dovesi pilote, etc. (Dante.) 

V2^. hi et quivi, là, le contraire de qui, ici, 
iTiarquent un endroit où n'est pas celui qui i)arle, et 
on les emploie inditîéremment pour désigner un 
lieu dont on a parlé auparavant; ex: Quantunque 
quivi cosï muèjano i lavoratôri, corne qui fanno i 
cittadïni-, (Bocc.) quoique Ai leslaboureurs meurent, 
comme ici les liabitants de la ville. 

Remarquez l». que ivi etquiui ne sont jamais 
accompagnés des prépositioiiS, comme les autres 
adverbes de lieu; mais au lieu dédire diivi, diquiii, 
on dit: indi, quindi, d'ici et de là. 

9,°, Dans les mots composés on se sert de 
qua et costà^ et non pas de qui et cost\\ et l'on dit ; 



De la Syntaxe des Aiîvcrhes, 361 

f?n.'isà, costassùy quaggià, costag^^ià, et jamais 
q II issu, etc. 

13°. Q'/a;2c/o, quand, adverbe de temps, lorsqu'il 
e3t répété dans la môme phrase, signifie tantôt', 
ex: (\i\Tiwào r uno e quando Valtro, tantôt l'un et 
tantôt l'autre. 

Di quando in quando pif^nifie quelquefois; et 
quando che sia, sionitie finalmente, enfin; ex; 
Avranno fine quando che sia i nostri tormentii 
(Bocc.) à la fin nos tourments finiront. 

Remarquez que, quand^suWi en françois du temps 
incertain, comme dans cet exemple: quand vous 
feriez le diable à-quatre^ vous nen seriez pas plus 
avancé, se rend en italien par, quando anche ou 
quantunqne^ et l'on dit: quand' anche faceste il 
diàcolo e péi^f^io, la cosa non andrehbe di meglio. 
Voyez pag. 334. No. 205. 

14^. Dove ou ove, où, adverbe de lieu, n'est en;- 
ployè que pour signifier le lieu; ex: restez où voiis 
êtes, restate dove siete. Où êtes vous? Ove siete? 
Mais s'il faut exprimer le temps, on se sert de in 
c?«' et non pas de dove \ ex: Le temps où nous 
vivons, // tempo m cui viiiiamo, et non pas dove. 
viviamo. 

15^. 0/5'ç-/, aujourd'hui, adverbe de temps, est 
souvent employé en italien pour dire, après midi^ 
ou après dîner; ex: Venez m.e voir après dîner, 
venite oggi a trovarmi, ou venite oggi da me, 

16^. Même, adverbe, se dit en italien eziandio, 
anzi, anche, etc.; ex: je vous dirai même, vi dira 
anche. Quelquefois il est adversatif; ex: Tant 
s'en faut qu'il ait voulu l'offenser, que môme il l'a 
défendu ; Tanto è lungi dalV averlo volûto offénderc, 
che lo ha anzi difeso, 

A même, fac^on de parler adverbiale qui n'est 
usitée qu'avec les verbes êtref mettre, laisser et sem- 
blables; ex; être à même-, mettre à méine^ laisser 

1 1 



Sô^ De la Syntaxe des Vvcpositions, 

à même ; c'est-à-dire, être en liberté, mettre o.u 
laisser en pouvoir de taire, etc. se dit en italien: 
essere in lihertâ» in istato ou in grado di, etc.; 7net- 
tere ou lasciàr in lihcrtà, nel caso, ou in istato di 
fare, etc. 

De mcme^ tout de jncni-?, se rend en italien par lo 
stesso; nelV iatesso modo\ d cl pari; medesimamentc, 
similmente', parimentc, ckc. 

17^. Tanto, (tant,) adverbe. Quand il est suivi 
de que en Irançois, il dénote la quantité d'une 
chose, & s'exprime par quanta en italien. Voyez-en 
la construction pag. 3G1. N"^'. 98. 

Tant que, au lieu de tandis que, se rend en ita- 
lien parJ/zR/iè ou j?« a tanto che ; ex: Tant que 
vous relaterez ici; &c. fin a tanto clie resterete 
qui, &c. 

Tant, suivi de la particule de Se d'un substantif, 
devient adjectifen italien, comme nous l'avons vu 
à la page 353. No, i^\ 

Sur la construction des autres adverbes, il faut 
consulter le dictionnaire d'Alberti, où l'on trouvera 
des explications tiés-étendues. 



ARTICLE VIII. 

De la Construction des Prépositions, 

2oS. Les prépositions sont des mots qui servent 
5 exprimer ou à désigner les ditîérents rapports que 
les choses ont les unes aux autres. Seules, elles ne 
■présentent aucun sens: pour qu'elles signifient 
îpielque chose, il faut qu'elles aient un régime ex- 
primé ou sous-entendu. 

269. Oi» peut diviser les prépositions en simples, 
comme: a, dn, di, in, con, per, senza, infra, intra, 
fra^ truj que Ton regarde comme véritables pré- 



De la Syntaxe des "Prépositions, 363 

positions de la langue italienne; & en cemposées, 
comme: pcr rîspettodi, à cause de: alC inlorno di, 
autour de; a risena di, à la reserve de, &c. 

Dans la première partie de cotte Grammaire nous 
avons donné une liste des prépositions, en indiquant 
les cas qu'elles gouvernent;, ainsi nous ne parlerons 
ici cjue de la construction des prépositions cui sont 
les plus usitées dans la langue italienne, & sur Is-s 
quelles il y a des observations à faire, 

270. ReîP.arquez, qu'il y a des mots qui sont em.- 
ployés tantôt comme prépositions, & tantôt comme 
adverbes, comme nous venons de l'observer à l'ar- 
ticls des iVdverbes, pag. 354. N*^. 2o4. Pour bieri 
les distinguer, il faut considérer si ces mots ont un 
régime, car alors ils sont prépositions; ex: Il est ar- 
rivé avant vous; p arrivdto avanti di vol: Et s'ils n* 
en ont point, ils sont adverbes; exr vas-en avant, 
je te suivrai ; Mettiti avanti, io ti verra appresso» 

A ou ad, à. 

271. J, est ordinairement la marque du datif. 
Voyez pag. 56, No. 26. Comme préposition, elle 
a dilî'érentes significations, selon les mots auxquels 
elle se joint; dont les prmcipales peuvent se réduire 
aux préposition suivantes: A modo, a guisa, com- 
me: Cotesti tuoi denti fatti a bïscheri, (Bocc.) 
c' est-à-dire, et guisa di hïscheri. Cirea, intorno, 
environ: Iviforse a tre miglia era il eastello, au 
lieu àç: intorno a trt miglia. Con^ avec: A capo 
chinOy la tète baissée, au lieu de con capo chino. 
Contra ou verso, vers, envers, du côté: A tramon^ 
tana rivolto, c'est-à-dire, verso tramontana. Dopo, 
après: A questa brève noja sèguita prestamente il 
piacére, c'est-à-dire, dopo questa brève noja, &c. 
I}i, de: Ben fornito a danari, c'est-à-dire, di da- 
nari, Per, pour: A difesa di se, au lieu de per 
dlfesa, &c. Avér a male\ a mia cag'ône; a colpa 
mïa; & quelques autres que Ton trouvera dans le 
dictionnaire d'Alberti. 

1 1 2 



i64 De la Syntaxe des Prépositions, 

On emploie souvent cette préposition à la place 
de da, surtout avec les verbes/ûr^, vcdére, udïre, 
quand ils tontbuivis d'un autre verbe à raifinitif, «Se 
alors lis ont une signification passive; e,\- : Amen- 
dit ni lifccepi/^Jiàre atre suai serridàri, (Bocc. 2. 0".) 
uu lieu de da tre suoiy <Scc. Fàtevi a ciasci'ui, che 
7ni ar.cusa, dire^ (idem. g. 2. n. 1.) au lieu de 
fàtevi da cia^càn, 6cc. Veggendos? guatare a qucg/i, 
'{idem.) au lieu de, da quegli. Udendo a tnalti corn- 
menduré la cristiana fede, (idem. g. 3. n. 10.) au 
lieu de, udendo da moitié Voyez Corticelli délia 
tostr. tosc. L. 2. 

Da, 

^27'2. Da, est ordinairement la marque de l'ablatif, 
^ signitie opération, séj)aration, départ ou difîérence, 
comme: Esser amato da qualchedàno ; esser sepa- 
rata dalla moglie: E partito dalla sua Pàtria: et 
Petr. son. 1. 

Quand* era in parte altf uom da quel cliio sojïo. 
Comme préposition elle dénote la dépendance 
d'une chose sur l'autre, l'origine ou la patrie, 
comme: Raffaello da Urhino, c'est-à-dire, qu'il 
€St né à Urbino. Questa Giôvane non è da Cre- 
9}iona, ne da Pavia, auzi è Faentïna. (Bocc.) Vo>ez 
Corticelli L. 2. 

1^. Da^ jomt aux pronoms personnels me, te, 
se, signifie io/o, sans compagnie, comme: da me,da 
te, da se, par moi même, par toi même, &c. 

S'^, Ciitte préposition se met souvent à la place 
du segnacaso dï ; ex ; Degno cibo da voi il reputai, 
(Bocc.) c'est-à-dire, degno di voi, 

3^\ Elle est employée pour incirca, environ ; 
ex: In cosî fatti ragionamenti fu tenùto da dieci 
ïîiesi, (Bocc.) au lieu de, iri circa dieci 7nesi, 

4°. Elle est souvent mise pour onde, di che, 
de quoi; ex: Pensôssi avère da poterie servirez 
(Bocc.) Il pensa avoir de quoi pouvoir le servir^ 
Non Gi ha niente da cena. JSoi siamo itsati di far 



De la Syntaxe de>^ Prépositions. 36S 

(îacena: (Bocc.) Quandu vi è aîtra casa inigl/ôre 
da poter dare. (idem.) 

5^. Esser da ciô, veut dire, être capable. S'ir> 
navessi, alciino aile mani che fosse da cio, ch'io 
gllelo mandassi. (Bocc.) 

6^. Da, avant le verbe à l'infinitif, équivaut 
au nominatif gérondif. Diede ôrdlne a queilo c/ie 
dnidr fosse, (Bocc.) c'est-à-dire, afare, 

lo. Dans les serments & les assertions, elle fait 
allusion à la quali'té de la personne; ex: vi giiiro 
da uomo d'onore che non Vho feo??^fo; je vous assure, 
foi d'homme d'honneur, que je ne l'ai pas vu. ]>ion 
le rispondo da médico, ma bensï da suo buon amico. 
Je ne vous réponds pas en médecin, mais en vérita- 
ble ami. 

8*=*. Da, remplace aussi souvent la préposition 
pour, comme: Gioje da donne, des bijoux de femme, 
c'est-à-dire, pour des femmes. Donzella da marito, 
fille à marier. 

Cette préposition a encore d'autres acceptions 
sur les quelles on peut consulter le dictionnaire 
d'Albertù 

Di, de. 

273. Di est la marque du génitif. Voyez pag, 
bQ. N'^. 2(5. Comme préposition elle sert à accom- 
pagner les infinitifs des verbes, comme: egli ha 
detto di fare, il a dit de faire; les adverbes, comme 
dico di si, je dis qvie oui; k, encore d'autres prépo- 
sitions. Voyez Cinonio, & les Dictionnaires. 

Cette préposition placée devant les substantifs, ou 
les adjectifs sans leurs substantifs, sert à former 
une grande quantité de phrases adverbiales ;. com- 
me: di certo, di forza, di nécessita, di subito, di 
nuovo, di nascosto, di volo; c'est-à-dire, certainente, 
certainement; forzatamente, necessariamente, de 
force; subitamente, tout de suite; nuovamentey de 
nouveau; nascostamante, en cachette, 6i.Q, 

Il o 



366 De la Syntaxe des F répositio7is. 

In, en ou dans. 

274'. Tn, snivi de rp.iticle, z7, lo, la, s'incorpore: 
avec lui 'k fait, ?îel, nello, iiella, comme nous venons 
de l'observer à la page ()(). N^. 34. 

1^. Cette préposition est souvent employée par 
les Italiens à la place de sopra, sur; ex: Col cap^ 
2)clîo in testa, le chapeau sur la tète; le scarpe in 
piedi; Canello in dito; col vestito in dosso, etc. 
Et dans Boccace g. 7. n. 9. on lit: Molto vieglio 
i'.arebbe a dar con essa ir capo a Nicôstrato, c'est-à- 
dire,sur la tète deNicostrate: et l'AriosteC.l.st. 11». 

. In dosso la corazza, e Vchno in testa, 
La spada aljianco, e in braccio avea lo scudo. 

2^, Elle est employée pour dire dans l'espace, 
da7îs le terme; ex: In dicci oiorni, en dix jours; 
in quattranni, dans l'espace de quatre ans. 

Remarquez, que les prépositions dans et en, quand 
elles servent de mesure au temps, s'expriment parz/2, 
si elles accompagnent un temps passé; ex: il y ar- 
riva en une heure, vi giunse in unora. Mais on 
les rend aussi par/ra ou tra, si elles se lient avec un 
futur; ex: Il sera ici dans trois jours, dans deux 
centaines; sarà qui fia tre giurni, tia due settimane^ 
ou in tre giorni, ou in due settimane. 

3°. En, est préposition devant les Tioms, 
comme: habile en tout, aljile in tntto, et il se rend 
régulièrement par in. Mais il se rend par 7ïe, quand 
il se trouve avec les verbes; et alors il est pronom 
relatif, à la place de di lui, di lei, di loro, di questo, 
diqtiello, di cio, &c. tomme: j' en viens, ne ve?igoi 
il m'en a parlé, 7ne ne ha parlato. Voyez u". 8*^. 
pag. 115. En, devant un gérondif, peut s'expiimer 
par in, mais généralement on le supprime, comme: 
€/? lisant, leggendo, ou nel leggere; e?z parlant, par^ 
iandOi ou nel parlare. Voyez les Gérondifs, pag. 
343. no. ^227. 



De la Syntaxe des Prépositions, 3G7 

Pour les autres acceptions de cette préposition, 
voyez Alberti dans son grand Dictionnaire. 

Con, avec. 

275. CoHy est une préposition conjonctive; unie 
aux pronoms personnels me, te^ se, elle s'incorpore 
avec eux et forme meco, teco, seco, au lieu de co'i 
me, a-vec moi; con te, avec toi ; con se, avec soi. 
Voyez page 107. N^.g*^. 

Seco, avec soi, se dit de tous les genres et de tous 
les nombree, et tient iieu de con lui, con lei, con loro, 
avec lui, avec elle, avec eux, avec elles; ex: Seco 
proposero di farf^li alcuna heffa, ils se proposèrent 
de lui jouer un tour. (Bocc.) Il se joint aussi au 
mot medesimo, même, dans tous les genres et dans 
tous les nombres, comme: seco medesimo, avec soi- 
même, ou avec elle-même; ex: Lo scolâre tutto licîo 
Feco medesimo disse, (Bocc. g, S. n. 7.) La quafe 
disse seco medesimo : Lodato sia Iddîo. (idem. g. 7. 
n. 5.) Accompagné de stesso, même, on dit: 6- eco 
stessa, seco stessi, seco stesse. V. Corticelli. 

Con meco, con esso meco, avec moi-même; con 
teco, con esso teco, avec toi-même; seco medesimo, 
con esso seco, etc. sont des manières de parler très- 
reçues dans notre langue. Voyez pag. 107. n°. Q^, 

Per, pour ou par. 

276. Per, préposition, s'emploie avec les verbes 
de mouvement, par; ex: Per quindi, par ici; et 
avec les adverbes de lieu, répond à la préposition in, 
dans ou par. Per le sparte ville, per gli campi e 
per H loro colti, e per l€ case di dî e di notte morieno, 
(Bocc.) 

Souvent ell€ tient la place du pro des Latins, 
c'est-à-dire, a facore, en faveur de ; in vece, à la 
place; a nome, au nom; ex: lo farci per Corrâdo 
ogni cosa. Je ferois tout pour Conrade. (Bocc.) 
Scegliere tino per un altro, au lieu d'un autre; venne 
da me per lui^ c'est-à-dire, en son nom. Voyez 



368 De la Syntaxe des PrépositioJis, 

Corticelli, Cinonio et le Dictionnaire d'Alberti 
pour les autres acceptions de cette préposition^ 

Senza, sans. 

<277. Senza, ou ^aw:?» suivant les anciens auteurs, 
s*eniploie avec l'accusatif, ou avec l'infinitif des 
verbes, comme: senza ragione, sans raison; senza 
parlare, sans parler.. 

Cette préposition est plus souvent suivie de la 
marque du génitif devant les pronoms personnels et 
les démonstratifs, comme: senza di me; senza di te; 
senza di questi; etc. sans moi; sans toi; sans ceux- 
ci; &c* 

Fra, tra, infra, intra, entre, parmi, 

1278, Toutes ces prépositions reçoivent l'accusatif 
après elles, comme: Fra tantl a)nici, parmi tant 
d'amis. Tra la caméra dcl Ree quella délia Regina 
si nascose, il se cacha entre la chambre du Roi et 
celle de la Reine. 

Fra et tra prennent aussi la préposition di\ maia. 
«urtoiit avant les pronoms personnels, comme: fra 
di no?, entre nous; tra di loro, entre eux, &c. 

Fra me, fra se, &c. sont des expressions qui ré« 
pondent à ineco, seco, en moi-même, en soi-même» 

Fra est aussi à la place de per dans l'expression 
suivante: Fra via, c'est-à-dire, per la via, en 
chemin. 

Cette préposition est employée au lieu de in 
ex: Dans trois jours, in tre giorni, on fra tre giorni. 
Voyez pag.366\N^. 2\ 

279. Chez se rend en italien par c?a ou a casa, 
quand il s'agit de se transporter dans un lieu; ex: 
Ve?i€z chez moi, venite dame, ou a casa mia. J'irai 
chez vous; verra davoi,ow a casa vostra; J'irai chez 
lui; andrô da lui, ou a casa sua^ Et il se rend par 
in casa, quand il exprime le lieu où l'on est; com- 
me: Serez vous chez, \ous ce soir? Sarete in casa 



De la Syntaxe des Prépositions, 3u§ 

basera? et non pas da voi. Vous me trouverez chez 
7noi\ mi troverete in ca<a; et non pas, dafnc. 

Quand chez s'exprime par da, il est suivi des 
pronoms personnels en italien comme en françois; 
ex : 



Chez moi. 


da me. 


Chez nous, 


da noi. 


Chez toi. 


du te. 


Cliez vous, 


da voi. 


Chez lui. 


da lui. 


Cliez eux. 


da luro. 


Chez elle. 


da lei. 


Chez elles, 


da loro. 



Je resterai chez moi, se dit en italien, restera In 
cisa, et non pas in casa mia, car le pronom mia 
est sous-entendu lorsque Ton parie de sa propre 
maison. 

// \ja chez lui, elle va chez elle, ils vont chez eux, 
&c. se diront egli ou ella va a casa, ou a casa sua; 
essi vanno a casa loro, et jamais, egli va da lui, 
ella va da lei, essi vanno da loro, lor;?qu'iis parlent 
de leur propre demeure. 

Mais lorsque l'on dit : AWez chez lui, chez elle, 
chez eux, on peut dire: Andate da lui, da lei, da 
loro; ou andate a casa sua et a casa loro. 

Quand on exprime chez par a casa ou in casa, 
au lieu des pronoms personnels nous, vous, lui, etc. 
il faut employer les pronoms possessifs mio,tuo,suo, 
&c.; ex: Chez moi, in casa ou. a casa mia, Chea 
toi, in casa ou asasa tua. Chez lui, in casa ou a 
casa sua. Chez eux, in casa ou a casa loro. &c. Et 
alors l'on dit ^V^ cûi"», quand il s'agit d'un mouve- 
ment à un lieu, comme nous venons de le dire à la 
page précédente, X®. 279. 

Si la préposition cheze?>t suivie d'un nom, il faut 
dire: a casa di, dcl, etc. ou da, dal, etc. ; ex: Chez 
mon père, da mio padre, ou in casa di mio padre» 
Chez le Prince, dal, ou in casa dcl Principe, &c. 

De chez, se rend parc?/, da, ou dalla casa; ex- 
il est sorti de chez moi, de chez toi, etc. è uscïta 
di casa mia; di tua casa, ou dalla casa del, &c. 



S70 Delà Syntaxe des Prépositions». 

CheZy en parlant des nations, se rend \>:iv pressa 
appresso, ou appo ex: Chez les anciens peujile.-, 
presso le antiche nazioni, &c. On peut donner la mê- 
me tournure à cette préposition, qiiandeile marque la j 
personne auprès de laquelle on trouve ce que l'on 
désire; ex: Les livresque vous cherchez, vous les 
trouverez chez Monsieur X. / lihri che cercate, toi 
H troverete presso del Signor N. 

Observez, que dans les anciens auteurs, après 
le mot a casa, on trouve l'article ?V, à la place ae di 
ou del, &c. ; ex: A casa il padre, (Bocc.) chez 
le père; iv casa il médico, chez ie médecin; au lieu 
fleacasa del padre, et in casa del medico; mais 
aujourd'hui ce seroittrop Florentin. V, n^. l°.p.288, 

280. Anzi, devant ou avant, s'emploie \e plus 
.souvent avec l'accusatif; 

— — ' — — £ siano fatti 

Anzi la pugna délia pugna i patti. (Tasso.) 

281. Pendant, mentre, préposition servant à- 
marquer la durée du tempsjse rend en italien parler, 
ex: Pendant deux jour:?; /îer due giorni ; pendant 
trois ans; per ^/'C <2///i;/; etc. Mais devant les noms 
précédas de l'article, pendant s'exprime par dunante 
ou nel tempo, on civec la préposition we/; ex: Pen- 
dant l'hiver; durante Vint: er no \ nel tempo delV in- 
verno; nelV inverno, mentredura l'inverno. 

Pendant que ou tandis que, devant les verbes se 
rend par ??2e//ire ou mentre che, ex: Pendaiit que 
j'étois occupé, etc. ^lewixe erooccupato, ou mentre 
ch'ero occupàto, etc. 



ARTICLE IX.. 

De la Syntaxe des Conjonctions^ 

282. Les Conjonctions, comme nous venons de 
le dire dans rintroduction pag. 17, sont des mois 



Syntaxe des Conjonctions. 371 

qui servent à joindre des phrases ou les parties 
d'une phrase, les unes aux autres. lUies sont in- 
déclinables, comme les prcpusitions et les ad- 
verbes. 

2S3, On peut considérer les conjonction:^, ou 
relativement à l'expression, ou relativement à la 
signification. Relativement à l'expression, elles 
sont simples ou composées. Les conjonctions 
simples sont celles qui sont exprimées en un seul 
mot, comme: e, o, ma, seiche. Les conjonctions 
composées sont celles qui se forment de plusieurs 
mots; comme: Bjfichè, ancorchc, quoique; de hene 
et chc; de ancorii etc/ie; a meno cite, à moins que, 
etc. 

Considéiées relativement à la signification, 
elles se divisent en différentes espèces. Voyez-en 
le recueil pag. 25 1. Nous nous bornerons ici à 
traiter de quelques conjonctions qui ont besoin 
d'une explication plus étendue surtout pour les 
étrangers. 

284. Che, que: Cette conjonction est précédée 
d'un verbe, et suivie d'un autre verbe qui se met à 
quelqu'un des temps de l'indicatif ou du subjonctif, 
comme nous l'avons dit pag. 330, n. 190. 

lo. Il est toujours aisé de distinguer le che con- 
jonction, du che pronom relatif ou absolu. Il est 
pronom relatif ou absolu, quand il peut se tourner 
par il quale, la quale ou la quai cosa. Voyez pag. 
318. No. 145. ex: Pietro che mi parla; La per- 
sona cXiio conosco, signifient Pietro il quale, la 
persona la quale, etc. Mais il est toujours con- 
jonction, quand il ne peut pas se tourner par ces 
mots; ex: Credo che. mi diciàte la veritd, je crois 
que vous me dites la vérité. 

2^. Che, rend conjonctions les mots aux quels 
il est joint, tels que affinchè, acciocchè, etc. qui 
régissent les temps du subjonctif, comme nous 
l'avons observé pag, 332. 2s% 190, 



372 Sy?itaxe des Conjonction.^» 

3°. Dans les phrases où il y a plusieurs mem- 
bres régis par la conjonction c/ie, on doit la répéter 
au commencement de chaque membre; ex: 
Cominciàrono a dire che e<^// era uno smemoratOf e 
che qucUo che egli avea risposto non rencva a dir 
nuUa. (Bocc. g. 6. n. 9.) Pour les autres usages de 
la conjonction c/ie, voyez le Dictionnaire d'Alberti. 

'285. E^ et, prend quelquefois une?, et l'on écrit 
ed devant une voyelle, lorsque la rencontre de 
plusieurs voyelles en rend le son dé.-agréabie; ex: 
lo cr/i parlàvdy ed egli non rispondéva, et non pas 
e egli. Voyez n^ 11. pag. 257. Dans les anciennes 
éditions on trouve et au lieu de ed, mais aujourd'hui 
l'usage a substitué le d au t, et l'on dit ed, et non 
pas et devant les voyelles. 

Cette conjonction se répète devant chacun des mots 
énumérés, pour donner plus de grâce à la sentence: 
Vaccjue pàrlan d'amure, e Vôra e i rami, 
E gli augellttti e i pesci, eifior i e Verha. (Petr.) 

Et quelquefois on l'omet entièrement, comme dans 
cet autre exemple du même: 

Fior, frondi, erhe, ombre, antri, onde, dure soàvî, 
}'alli chiuse, ahi colli. Sec, 

Voyez Corticelli, lib. 5. Délia Costr. toscana, 

2S(i. Se, si, s'unit à l'indicatif et au subjonctif 
selon les observations que nous venons de faire, pag. 
333. Xo. 199. et suivants. 

287. Il faut faire ici une remarque sur l'expressioa 
se non, employée pour traduire en italien certaines 
phrases francoises, qui, traduites littéralement 
comme on le fait presi^ue toujours, forment un gal- 
licisme que l'on peut et que l'on doit éviter. On 
dit en françois: Il ne fait que bavarder: on peyt 
dire en italien: Non fa se non ciarlâre: Jionfa altro, 
ou altra cosa, che ciarlâre, 

288. B ES cuk, quoique, s*unit ordinairement avec 
les verbes au subjonctif, comme: Benchè sia tal. 



Q.ui rê^^useni Vlnfuiitif. 573 

<})io%ni parlare aranzi. {Petr. canz. 4.) Benchè 
io sia o-iôcine (Xov. ànt.) Benchè mutasse àbilo, 
Benchè sempre siéno ahituàti afuràrc e sempre lo 
flesiderino, &c. Voyez le Dict. de la Ciusca. 
On le trouve aussi quelquefois avec l'indicatif. 
Benchè a me non parve fiiai che toi glàdice faste, 
(Bocs. Xov. 00.) Et Pétrarque Tap. 11. Benchè la 
• ente ctô non sa fié crede. Voyez n^. Wd. p. 332. 

Abbenchèy au lieu de benchèy est un mot 
barbare. Voyez Corticeili lib. 2. Délia costr. 
toscan a. 

Quant aux autres conjonctions qui régissent 
tantôt le subjonctif et tantôt l'indicatif, voyez 
la syntaxe des Verbes, page 330. Il ne me reste 
qu'à parler de quelques conjonctions qui régissent 
î'infinitif. 



Des Conjonctions qui régissent V bifinitif» 

Il y a deux sortes de conjonctions qui régissent 
l'infinitif. 

l"^. Celles qm ne sont distinguées des prépo- 
sitions que parce qu'elles eont suivies d'un verl^e. 
Telles sont: dopo, per, senza^ &c, ex : Bi^wi^na 
riposarsi dopo aver (avoratu; il faut se reposer 
après avoir travaillé. Lavôro per guadaf^narnii da 
riyere; je travîti lie /^owr gagner ma vie. Lavôra 
senza riposarsi un mamento'y il travaille ^a/z.?, prendre 
ie moindre repos. 

2°» Toutes celles qui sont terminées par di^ 
(de). Telles sont; affine di, afin de; per timoré c//, de 
peur de; in dcce di, au lieu de; hingi daJ, loin de, 
&e.; ex: Se m'àpplico tanto allo studio, è affiue 
iVi sorpassarvi. Ei vicerca in Ye'cedAfuggirvi. Lungi 
dal disperarvi, raddoppiatc il vostro zcloy Sec. 

289. Remarquez ce que nous venons du dire à la 
page 330. N^». 191. C'est-à-dire, qu'on ne doit 
ordinairement employer les conjonctions avec un 

KM. 



S74 Syntaxe des Interjections, 

infinitif, que quand cet infinitif exprime une action 
qui appartient au sujet du verbe principal; ex : 
Non possiamo tradir la venta, scnza rendcrci f/i- 
spregévoli. Mais au contraire on ne dira pas eu 
parlant a quelqu'un; Cosa ho J'atto io per venîre 
cosî ad insultarnd? qu'ai-je fait pour venir ainsi 
m'insulter, parceque rerâre se rapporte à une chose . 
vague, et non pas au sujet du verbe principal zo; 
mais il faut dire: Casa ho fatVio clie voi venite ad 
insultârmi ; à moins qu'on ne donne le régime »/, 
vous, 2iU \Qxhe fatto; comme: Casa vi ho fatCio 
\)tY vexï'nmi cosî ad in.'iui tare. (Observation tirée de 
la Grammaire pbilos. de L'xAbbéde Lévizac.) 



ARTICLE X. 

Syntaxe des Interjections, ' 

1290. Les Interjections sont des mots qui servent 
à exprimer un mouvement, un sentiment de l'ame. 

291. Le iiombre des interjections devroit donc 
être en proportion des sentiments que l'ame peut 
éprouver; mais souvent des sentiments contraires 
sont rendus parle même mot, parceque ce mot 
qui n*exprime pas une idée, mais qui n'est qu'un 
tri de la nature, dépend, pour la signilication, de 
l'inflexion quelavoiX prend naturellement, ou du 
geste qui l'accompagne. 

292. On emploie souvent des noms, des verbes 
et des adverbes dans le sens des interjections; 
comme: Béato te! Misera me! Lasso! Sta! 
.Em'iva! Bene! Buono! Bravo, Bravissimo! Ces 
deux derniers mots sont adoptés pour donner des 
marques d'approbation, et, quoiqu' indéclinables 
tcmme interjections, il vaut mieux icb faire accorder 
avec la personne ou les personnes que l'on veut louer; 
iiinsi l'on dira, brava ou bravissima, à une l'emme, et 
ôravî, hravissimii ou hruve à plusieurs personnes. 



De la Sijntaxe Figurée, 375 

*?.03. ZÀtto, paix, peut suivre les mêmes lois quje 
hraro. 

^'yi. O, quand il est la marque du vocatif, 
comme: Anima hella, s'écrit sans h\ mais on 
écrit oh, dans les expressions dejoie ou de surprise; 
Oh me beàto I 

Ohimèf hélas! peut aussi s'écrire sans h, olmt. 



ARTICLE XI. 
De la Si/ntaxe Jîg}irée. 

?95. La construction figurée ou irré2:ulière est 
celle par laqiLelle on s'écarte de l'ordre naturel, 
comme nous l'avons ditpag. 274. N^. 2*^. Or elle 
peut être irrégulière ou par Inversion^ ou par 
Ellipse, ou par Pléonasme^ ou par Syllepuey on 
par Enallage, 



De rircversionow Hyperhate, 

296. L'Inversion est le dérangement de Tordre 
naturel et ordinaire, ou la transposition d'un mot 
dans une place, autre que celle que nous lui avons 
assignée; bien emplo3^ée, elle donne aux phrases 
plus de grâce, ou plus d'énergie; comme: La piit 
dolce cosa del modo, e la più vezzôsa. A piè 
c/'w;2a bellissima fontâna e chiara. (Bocc.) au lieu 
de la più dolce e la più vezzôsa cosa; et d'ima bel^ 
lissima e chiara fontâna. Voyez Corticelli cap. 
xvii. lib. 2. 

On établit, comme une règle sûre, que Ton ne- 
doit employer l'Inversion que pour la clarté, l'éner- 
gie ou l'harmonie. 

KK 2 



37(5 ï>e VEIlîpsi. 



De V Ellipse. 

Ç97. L'Ellipse est le retrancheraent, dans ]^ 
discours, d'un ou de plusieurs mots qui doivent se 
sous •entendre. 

Pour que l'ellipse soit bonne, il faut que l'esprit 
puisse suppléer aisément la valeur des mots que l'on 
•i jugé à propos d'omettre, qu'elle ne répande aucune 
obscurité, et que le discours n'ait pas besoin d'un 
commentaire pour être entendu. 

Dans l'explication de l'ellipse je suivrai l'ordre 
observé par Corticelli dans sa Grammaire cap. xyii. 
lib. '■2. 

1^. E\\\]}SQ an nom stihstantif (\\x\ est très-fré- 
quente parmi les Toscans; ex: Niuno maie si fece 
nella caduta, quaMunque alquanto cadesse da alto, 
c'est-à-dire, da alto luugo. (Bocc.) lo ci torncrô e 
darôttene tante, c'est-à-dire, biisse^ coups, (idem.) 
Sopravvénne il giorno e si levé, c'est-à-dire, si leva 
da letto. (idem.) 

2«. Ellipse de Vadjectif. Les adjectifs huôna 
àbile, capàce, se suppriment ordinairement avec 
élégance ; ex : JE seinpie pal per da molto l'ebbe e 
per amico; (Bocc.) et toujours dans la suite il 
l'estima et l'aima beaucoup. Fu da tanto. Nol 
conosceva da tanto ; (idem.) c'est-à-dire, capàce di 
tanto; àbile a tanto, 

S''. Ellipse du verbe jini\ ex: Maraviglia, 
che sei stato una voltcc sâvio; (Bocc.) c'est-à-dire, 
maraviglia è, &c<, il est étonnant que tu aies été 
sage une fois. Et dans cet autre exemple d'une 
léponse qu'un Aubergiste fit à St. Ambroise, rela- 
tivement à sa condition : lo ricco, io sano, io bella 
donna i io assâifigliuôli, grande famiglia, ne ingiù" 
ritty 07ita danno ricevetti mai da persôna, &c, 
(Passav. 1. 4S.) dans cetexemple les deux auxiliaires 



Du Pléonasme, -577 

êssere et ar ère sont suppiiinés avec une élégance 
toute particulière. 

40. Ellipse du verbe à Vinfinitlf. E quivi 
spesse volte Insieme si farellâvano^ ma piu avanti 
non si potéva. (Bocc.) Ajoutez /are. C'est aussi^ 
à cette ellipse qu'il faut rapporter ces expressions 
des Toscans, andâr per una persôna, au lieu de^ 
andâr a chiamârla^ ou a prenderla. 

50. ^\\'\\)se. (\\x participe, O se essi mi caccidS'* 
ser gU occhi, mi traéssero i denti^ &c. a che sarei 
io? (Bocc.) ajoutez ridotto; à quoi serois-je 
réduit? 

()o. Ellipse de la préposition. Il quale ai 
viandanti dava per loro danûri mangiâre e bere. 
(Bocc.) au lieu de dava da mangiâre e da bere ; et 
autres semblables que l'on rencontre dans les an- 
ciens auteurs Toscans, mais plus fréquemment dao* 
les Latins. 

Vostra mercè, sua mercè, par votre grâce, par sa 
grâce, contiennent l'ellipse de la préposition per. 

L'ellipse de la préposition, a lieu dans les ex- 
pressions suivantes: vi restera due giorni, j'y re- 
sterai deux jours, c'est-à-dire, per due giorni^ 
pendant deux jours. Ho studiàto tre ore continue^ 
ç'est-à-dire, per tre ore continue ^ &c. 



Du Pléonasme, 

298. Le pléonasme est le contraire de Tellipseb 
Il ajoute quelque mot qui pourroit paroître superflu. 
Pour qu'un pléonasme soit bon, il faut qu'il soit 
autcfrisé par l'usage. Cette figure est fort usitée 
dans la langue italienne, et sert à donner plus 
d'énergie au discours. Les particules Explétives 
dont je vais parler daus l'article suivaat lui appar» 
tienusiit, 

K£3 



378 DeVEnaîh^e. 378 

590. La répétition des pronoms, sans nécessiter 
e>t très-tVequente dans les bons auteurs.- Boccace, 
dit; Elle non sanno délie setfe vo/te le sei quelh elle 
si l'ôgliono èlleno stesse; où elle et élleno sont des 
âiots redondants. 

L'emploi de la préposition con devant meco, teco, 
seco, avec moi, avec toi, etc. comme noue Tavons 
dit à ia pag. 107. N^. 9^. eit aussi un pléonasme 
•autorisé par l'usage qui, dans toutes les langues, a 
force de loi. Voyez Corticelli. 



De la Syllepse ou Synthèse, 

500. La Syllepse est une figure par laquelle le 
discours répond plutôt à notre pensée qu'aux règles 
grammaticales; comme: // est six Jieures, au lieu 
dédire, il est la sixième heure. Et en italien on 
dit: v'era certi Genovési. (Sacchetti nov. 158.) 
au lieu de v'erano, Era in questi tempi certi piacé- 
voli uôminit (au lieu de érano; et aujourd'-hui l'on 
dit souvent: 'v't d^gli uômini; v'è délie persône; 
il y a des hommes, il y a des persoryies; au lieu de 
VI sono. Mais cette figure n'est plus en usage à 
pré.-ent; et il vaut mieux suivre la construction ré- 
gulière. 



De V Enallage, 

501. L'énallage consiste à changer les temps ou 
les modes des verbes, ou à remplacer uue partie du 
discours par une autre. 

Cette figure est fort en usage dans la langue 
italienne, et nous en donnerons quelques unes des 
pïincipales espèces, tirées de la Grammaire de 
Cûrticelli, cap. xvii. lib, 2. 

1", U infinitif au lieu du nom^ comme ù\>€re 



DesParticnhs: Explétkes, 379 

pour vita\ ex: E da questo lîene il nosiro vîver 
iieto. (Bocc.) c'est-à-dire, vita lleta. 

2*=. L'adjectif au lieu de l'adverbe; ex: Assài 
cbiaro conosço corne io ti sia pvco caro; (idem.) au 
lieu de chiaramente-, et Petr. son. 126. 

Chi non sa corne dolce ella sospira, 
E corne dolce parla , e dolce ride, 

où dolce adjectif est au lieu de dolcemente, 

3"^. Le participe pour V infinitif-, ex: Fece 
vedùto ai suoi sùdditif au lieu de fece vedére : 
(Bocc.) 

4°. L'imparfait pour le plusque-parfait du 
subjonctif; ex: E ferîto Tavrebbe se non fosse uno 
che lo tenne per lo brâccia. (2\ov. ant.) au lieu de 
se non fosse stato. 

fi^. Se, au lieu de <?o.?z ; ex : Se m'ajûti Dio. 
Se Dio mi saïri; c'est-à-dire, Cosî majàti Dio, 
etc. et Le Tasî^e, c. vii. 

Se non inridj il ciel si dolce stato. 
Délie misérie mie pictà ti mova. 

6^. F^re, faire, au lieu à& procurare, tacher; 
BX: Fate cKiopossa parlargli, tâchez que puisse 
îuî parler. 

Sur les autres différents usages de cette figure, on 
pourra consulter CorticelU (loc. cit.) et les Dic- 
tionnaires, pour voir les différentes acceptions des 
noms et de ciiaque verbe. 



ARTICLE XIL 

Des Particules Explétives. 

309. On appelle particules explètives, des mots 
(^ui, (juoique pas absolument nécessaires à la con- 
struction gi-ammaticale, servent pourtant à donner 
une force et une énergie particulière au discours. 



380 Des Rarticules Explétlves,. 

Les Grammairiens Italiens, et surtout CorticeHiJes 
ont divisées en quatre classes: savoir: particules 
d'évidence, particules d'agrément, particules qui ac- 
compagnent les noms, et celles qui accompagnent 
les verbes. J'en parlerai ici en général: et surtout 
de celles qui sont les plus usitées. 

Bene, Or bene. Si bene. 

Exemple: E bene, voleté voi farlo? Eh bien, 
Voulez vous le faire? Or bene quai partito preri' 
deremo noi? Eh bien, quel parti prendrons nous? 
GH domandài se gli bastava Vanimo di cacciarlo via; 
ed e7jl rispose, si bene. (Salv. ) Je lui demandai s'il 
avoit le courage de le renvo3^er, et il répondit, oui 
dà. 

Pure. 

Exemple: ha cosa è tanto da r'idere ch^io pur 
la dira. (Firenz.) La chose est si drôle qu'il faut 
quejeladise. Pure, uni à un adverbe de temps, 
slgïiiîïe précisément; comme: / signori érano pur 
allora arrivati. Les Messieurs venoient précisé- 
ment d'arriver. 

Poi. 

Exemple: Non è poi vero qnanto mi diceste9 
Tout ce que vous m'avez dit n'est-il pas vrai? 

Già. 

Exemple : Non crcd'io già che ve ne avréte a 
maie. ( Ann. Caro.) Je ne crois pas que vous trou- 
viez cela mal. Già, incorporé à mai, signifie jamais, 
giammai» Voyez pag. 35(). N°. 2". 

Mai. 

C'est une particule affirmative, qui répond à l* 
unquam et aliquando des Latins. Se mai fincontro^ 
Si jamais je le rencontre. C'est une particule né- 
gative quand elle est accompagnée de la négatioiî, 
i)U quelle en suppose une. Exemple: Noij (9 



Des Particules Eocph'tîfôs. 581 

rtcilo mai. Je ne le vois jamais. Ti prie^o che mai 
ad alcuua persona dich'i d'avermi veduta, (Bocc. 
g. 2. u. 7.) Je te prie de ne dire jamais à personne 
que tu m'as vue. On dit encore, mai sempre, mai 
si, mai noy toujours, oui, non; et c'est pour don- 
ner plus de force à re::ipiession. Voyez pag. SôO* 

Bello. 

Exemple; U vostro vesiito è heW efatto. Votre 
habit est tout prêt. Ho pagato cinquetento belle 
ghi/iee, j'ai payé cinq cents belles guinées, 

Tutto. 

Exemple: Son tutto stanco, je suis tout ftitigué. 
La donna udendo cosiài jjarlare, il quale ei/a crc' 
dèia màîolo, tutta stordî : (Bocc. S. 1.) la femme, 
en entendant parler cet homme qu'elle croyoit muet 
demeura toute interdite. Voyez pag. 133. Xo. 3». 

Altrimenti. 

Exemple: To non so altrimenti, chi egli sia ; j^ 
ne sais pas d'ailleurs qui il est. 

Via, 

Exemple: Se spacciàr voUe le cose sue, gliele 
convenue gcttar \\di: (Bocc, 2, 4.) pour débiter ses 
effets, il fallut qu'il les jetât. 

Egli. 

Exemple: Che ora è egli? quelle heure est-il? 
Egli non sono ancora mxjlti anni, etc. (Bocc. 8. 7> 
il n'y a pas encore beaucoup d'aanées : &c. 

Ella. 

Exemple : Ella non andrà sempre cosï, cel 
B*ira pas toujours de même. 

Esso. 

Voyez pag. 307, N«. 116. sur la Syntaxe das 
pronoms de la troisième perbonue. 



38!2. 



Des Licences Poétiques, 
Non. 



Exemple: Ev-U è più dofto cKio non crcdeta- 
il est plus savant que je ne croyois. Tcmo chê 
iot non mi ahbatiduuiate^ je crains que vous ne 
ni'abandonniez. 

Mi, T), Ci, Vi, Si, Ne. 

Exemple : lo mi credea, che voifoste peirtîto: JQ 
croyois que vous étiez parti. Desklero che tu cou 
noi ti riman^a qucsta sera: je voudroio que tu re- 
stasses avec nous ce soir. Noi ci sederemo qui, nous 
nous asseytrous ici. î\on so se voi vi coiiosciate un 
ierto Calandrhio, je ne sais pas si vous connoissez 
ini certain Calandrino. Del Pala^io s' nscî, e 
fuggissi a caaa sua: ii sortit du palais, et s'en fut 
chez lui. Chetamente iCando sino alla Ji/iestra ; il 
-fi*en fut doucement jusqu'à la fenêtre. 



ARTICLE XIII. 



Des Licences Poétiques. (*) 

S03. La plus grande diiliculté qu'offre aux com-^ 
rnen(^ants la lecture des poètes italiens, provient 
principalement des licen.es pottiquts, qui consi- 
stent dans certains retranchements ou certainefi. 
augmentations que les poètes font à la fin des mots. 
C'est ainsi qu'ils emploient: 



Abbo, pour io /lo, j'ai. 
D. inf. 3i\ ver. 5. 



Abitjrebbe, pour abi- 
terehhe, il habiteroit. 



* La plus jÇfraiule parlie de ces Ikences poëti€|ues ont 
été tirées du Dictioiinaiie intitulé: Vocaùoiario portatilt ptr 
aiievaluvi-.la Icttura dt^ii aatort italumit-d i/i spccicdiDctitt: 
tinprimé à Paris en petit foraiat chez M.Prauît 17o8. Le niêfue 
a <l'té demie remeiit réinipriiiié à Loudredaus le mèiric format 
€t sous le titre de vocabi.dario poçtico^ par l'inanzo Pavtttu 



Des Licences Poétiques, 



A c cô L o, pr) u r accôgU- 
foj c'est-à-dire, accug/i 
lui, reçois le. D. Pur»- 
14. 6. "" 

Aer, pour àere, air. 
Aggio, aggi, aggia, 
Aggiate, pour ho, abbi, 
abbia, àbbiate. V' oyez le 
verbe avère, p. 149." 

A(;GiuNGENo,pourûr^. 
giun^evano, ils ajoutoient. 
D. liif. 34. 40. 

Aggrato, \)Oux grato, 
agréable. D. Par. 23. (). 

A G N o , pour agfiello, 
agneau. D. Par. 4.4. 

A j A, verbe, pQur «è/6/c. 
D. Inf. oi. 60. V. aggio, 

Allotta, pour^/Zo/'û, 
alors. D. lut: 5. 53. 

Al MA, pour anima, 
a me. 

Amme, pour amoi, 
ainsi soit iJ. D poj. 
14. 62. • ^ . 

Amoe, amo, il aima. 
On trouve la même li- 
cence dans la troisième 
personne du passé déliui 
«e tous les verbes de 
la premièie conjugaison, 
comme: cantôe, parlée 
etc. V. Pag. 155. 

Ancor sie, pour «;?. 
corchè su\ quoique tu sois 
D. Inf. 8. 39. 

Andaro, andar, an- 
DORNo, pour andàrono, 



S^3 



lis allèrent. H en est de 
même de la troisième 
personne du pluriel du 
passé défini de tous les 
verbes, comme: temér, 
temero, teméron, temcrno 
pour temérono. Sentir 
^entiro, sent^ron, sentlrno 
^oiw sentirouo, &c. 

An^i, poLU' vàdi, tu 
vas. D.]ntU.33. 

AxDiAN.NE, pour an- 
diamocene, alions-nous- 
eu. 

^^^'TE, 7 pourfli-û';^//, 

4-^'"» i avant. 
A PPG. po„r «y,;,^,.^^ 

près, auprès. ' 

Approbo, pourr/y^oro- 
^•0, J approuve. D. Par 
26. 136, ^* 

^^ Ara, pour altàr^^ au- 

ARRiscopouramVcD 
jensque, ' 

As8Evzo,poura^^e/z2eo, 
absmthe. ' 

/^^^o absorbé. Tasso. 1.4 
A TARE, pour aitars\ 

aider. D. Purg. H. 34. 
AuDÎvi, pour udii, 

J entendis. D. Inf. 26. 78 
AuGÉi, pour «e^o-ê/// 

oiseaux. ^ * 

^/isi, avec l'accent 
sur 1 ^^, pour or^e^^; ac- 
coutumés. D.Iûf.n.ii^ 



<SS4 



Des Licences Poêtiqiifi, 



Auso,Tivec raccent sur[ Battésmo, pour hat 
IV, pour ûf7£//^c>, hardi. DMtsimo, baptême. 



Par. 3^2. Q5. 

Ave, pour ka, il a. 

AvÉi, pour avevi, tu 
avois, D. Inf. 39, 110. 

Avr/, pour aveva, il 
àvolt. D. Purg. 3. 108. 

AvÉw, pour ahhiamo, 
nous avons?. D. inf. 23. 
^4. et Par. a. 7^. 

Aven, pour acéano, 
ils avoient. D. Iuf.34.49. 

Av EST u, pour flre^^i tu, 
tu eus. 

AVRÎA et AVRJAMO, 

pour atrthbe, et avrcm- 
mo, il auroit et nous 
aurions. La même li- 
cence a lieu dans le 
temps incertain de tous 
les verbes; comme: par- 
lerm,\)OUT parlerebbe, kc. 
Voyez pag. 1:7 



Beatitûdo, pour bca^ 
titàdine, béatitude. 0. 
Par. 18. 112. 

Beè, pour bevi'e^ il but.. 

BiiGLi, pour beUiowbei 
plu. de bello, beau. 

Ben"ched pour benchè, 
quoique. 

BiECE, pour bieche de 
bîec€y deshonnète. D. Inf, 
25. 31. 

BoBOLCE, pour bifoî" 
che, seininatrici^ semeuses. 
D. Par. 2S. 152. 

BuLLA, pour boUa, ou 
rij^onfiamento d'ac(/ua, D, 
Purg. 17.31. 

Ca, pour casaj maison. 
D. Inf. 15.5 4. 

Cadéo, \)Ouï cadde y il 
tomba. 

Caggta, pour c/idia 



AvvERSARO, pour r/r- qu'il tombe. D. Inf. ô'. 



versanoy adversaire. D. 
Purg. 8. 95. 

Ba Cl ANNE, pour ba- 
cidïnoci, baison«-nous. 

Baco, pour liacco, pour 
la rime, Bacchus. D. 
Inf. 9.0, 59. 

Batistéo, pour hatti- 
stéro, les font* où l'oi 
baptise. D. Par. 15. 134. 

Battéo, pour butté, 
il battit, D, Purg. 12. 
9Q. 



caggcre 



()7. clu verbe 
tomber, d'où l'on forme 
aussi caggio, cagge, cag» 
qendof pour cado, cade, 
cadendo/]Q tombe, il tom- 
be, en tombant, de l'infi- 
nitif cadére, tomber. 

C AN o, pour ca?iuto,grh. 

Cape A, pour capiva, il 
étoit contenu. Ar. 

Capegli, pour capeUî, 
:rheveux. 

Cargo, pour cirico^ 
chargé. 



t 



Des Licences Poétiques 
pour verso, 

pour Caronte, 

pour preso, 

cavàto, 

cavollij 



tOj 



pour 
pour 



pour ce/ûT, i 
dit de rnèm^' 



Carme, 
vers. 

Carox, 
Caro/i, 
, *Catto, 
pris. 

Cavo, 
tirt;. Ar. 

Cavôî, 
il lis tira. 

Celé, 
cèle. On 
à la seconde personne du 
présent de l'indicatif, et 
aux trois personnes du 
pré-ent du subjonctif; 
comme: parle, pour tL- 
parli. Sec. 

Cex, pour cène, nous 
en. 

CiJED, pour c/t€, que. 

Chère il E, pour cer- 
c^z/v, demander, d'où se 
forme cheru ou chidro., 
clicre ou chiere, je cherche, 
il -cherche. 

'C I V s , pour citiadino, 
citoyen. D. Par. 8. Ut*. 

Clade, pour 
m-assacre. 

Claudi, pour 
tu fermes. 

Co, pour capo, but, ex 
trèmitè. D. inf. 20. 70', 
-Com' 7 pour corne, 

CoMO ( comme. 

CoNcipio, \)Q{Xï conce- 
pisco, je conçois 



COXVE NETTE, pOUrco??" 

vënne^ il convint, pour la 
rime. D. inf. 9.3. 4C. 

r\)0\\v ro'i^lierc. 

Cor, ) cueillir, que 

Corre, ^ ronproiionc<». 

v^avec réouvert 

Cor ré M, pour corj'e^ 

remo, nous cueillerons. 

COSTALLO, |>our co~- 

tarlo, le paver cher. Arioi!. 
C.5.st.3. ^^ 

Cre*, pour credo, je 
crois. 

C R E D î A , po^ r credc,T^ 
je croyois, pour la rime. 
Fetr. . .■>•...-'.. 

Crese, pour crcdr, 
il crut, pour la rime. D. 
Puro-. 3^32. 

Dea, pour dza, queja 
donn:;. (Dante,) que Tca 
prononce avec T e fermé. 

Déaxo, pour dkin9 
qu'ils donnent. LIem. 

DÉB'^iA, pour debha, 
que je doive, pour la rime. 
\rios. 



si rage, 
chindi, 



Denko, 
Déono, 



Co N F A c Ë j po u r co n mené, 
il convient. 



po\}r dth^ 
hano, ils 
doivent. 
D. inf. 
Deo, de^^i, de^':r!âmo, 
■iegoiàte, denno, et, deono, 
je dois, etc. du verbe 
davére. Deo pour O/o. 

Des?i, pour si deve, ; 
l'on doit, prononcez Ve 




r>g(5 



Detro, pour dietroy 
derrière, pour la rime. 
Petr. 

Devéa, liour doveay il 
devoit. 

DiA, pour Deo, Déesse. 

DicÉi, pour dicévi, tu 
disois. Malm. 

Dicestù? pour dicestl 
tu ? dis tu ? 

DicHE, pourc?/cûf,queje 
dise, pour la riaie. 

Die, pour c^^, jour. 

DiÉMi, pour mi dlede, 
il me donna. 

DiERONjDIEKNOjDIER, 

DiERO, pour diéderOy ils 
donnèrent. 

DiFicio, pour edijicw, 
édifice. D. inf.34.7. 
DiFrERTO,pourc?//?criio 

ditléré. 

DiRÔE, pour dira, je 
dirai. 

Disface, pour disfà,\\ 
défait. 

DisN6RE,pourJ/5o^ôre, 
deshonneur. 

iJiTTY.y^oux déttCy (par- 
Q\ yrc) uiLcs. Petr. 

i>ivoRzo, pour divàr- 
zio, divorce. 

JD6, pour dovBy où. 

DovÉiio, pour dobbia- 
7710, nous devons. 

É' pour egii, eglino, il 
ou lui, ils. V. la Gram, 

Ebére, p3ur u€«ir tne- 
«a, Uébcter. Ar. et Petr. 



Des Licenes Poétiques, 

Ee, pour è, ilest.D. inf. 
pour egli^ 



E 

El y €i(!inoy il, 

Elli, } ils. 

En, ■) pour so?îo, 

Enno, 3 ils sont. 

Eo, pour 20, je ou moi. 

E»sE,pour éssere, être. 

Essi, pour si è, ou est, 
pron. réouvert. / 

Esta, ESTE, ESTO,ESTr, 
pour questa, qiieste^ etc. 
celle Cl, celles ci. 

ESTERREFATTO, pOUT 

spaventato, épouvanté. 

Face, pour/a, il fait. 
¥ AChMOy\)OUYfaccidmo, 
nous faisons. 

Faci, pour /a/, tu fais. 

Fal, pour f alla y faute, 

(nom),ou fais cela (verbe.) 

CfalliscCy il se 

Falle,^ trompe, ou 

pour )fa a Ici, fais 
Ciui. 

Fane, pour /a, il fait, 
pour la rime. D. Par. 97. 

Fè, pour/erie, la foi. 

Fè, FEO, pour fece, il 

fit; FEA, FÉAN, FACL- 

VAN,pour/ace.':a,&c. fei, 
pour/ed; felli, pron. 
avec Ve fermé, pour li 
fece ; F e m m o , pour fa- 
cemmo; fenne, pour ne 
fece y il en fit. 

FÉciON, pour fécero, 
ils firent. 

F£E, pour fece, il fit. 



Des Licences Poétiques. 



TÉLLO pron. avec Ve 
fermé, pour lo fece^ il le 
lit. 

FÉNE, pour/ece, il fit, 
px)ur la rime. D. inf. 

F EN -NO, pour j'écero, 
ils firent. 

Fen."?i, pour si féçero, 
bu les fit. 

Fer, pron. avec Ve 
ouvert, ■ pour/ero, féroce, 
fier. 



FîÈRj pooT fiere, bétes 
téroce, ou pour ferisce. 

FiETi, pour ti fia, ti 
sardy il te sera. 

FoFA, FÔiiAN, poiir 
sarehbc, sanbhero, il be- 
roit, ils seroieiit. 

Fosiii^pouffosti tu, tu 
fus. 

F.RUi , pour fruire , 
jouir. D. Par. 19, 9. 

Fuci, pour fa, il fut. 



T. ] ruci, pour jn, ii luc. 

Fer, avec l'e ferraé,; pour la rime. D.pg. 2i).60'. 



pour /ecero, ils firent 

C fiera, bête 

Fera, T féroce, ou 

pour "i ît;7".çca, qu'il 

C ' bîés^e. 

Ferci, pour féronci, 

ils nous Jirent. 

F ERE, pour ferisce, il 
blesse: pron. Ve ouvert. 



Férno, pour fecero, ilsjoentil. 



FuE, pour fuy il fut. 
D. inf. 5, 141. 

Fur, pour furono, ils 
furent. 

FuRi, pour faon, de- 
hors. D Pur. f9, 84. 

FuRO, pour ladro, vo- 
leur. 

Gentil, pour gentîle. 



firent : pron. Ve iermé. 

"Wrst, pour si fecero, 
ils le firent . 

T'ÉSSE, FESSERO, pOUr 

faces se, facessero, fît, 
fissent; ou iaglîo,\\ coupa, 

Fes8i, • FE.STE, pour 
facestl, faceste, tu 
vous fîtes. 

Fia, FiÀN", pour arà ^ 
sarànno, il sera, ilsseont. 
V. Ii3 Verbe essere. 

FîE, pour.^a ou sarà,\\ 
sera. D. Par.?, 114. 

F] EN, pour sarannOi iîs 
seront. 



GiACÉN, pour giacé- 
tano, ils demeurclént. 

GiMo, pour ândiamoy 
nous allons. 
GiMMO, pour andammoy 
nous allâmes. 

Girô, girai, pour 
fiS, andro,andr(xil'\'\xi3L\^iu iras. 

GiiiE, 7 

Giuso, s 

Gre-ve, pour grav€y 
pesant. 

QvAR-DA,po\ivguardia, 



pour f^iù, ea 
bae.' 



garde. 



Guarrô, pQxivguafird^ 
je guérirai» \ 
1.9. 



368 



Des Licences PoH'.qucs. 



Y[\\ pour liai, tu as. 

Hag G 10. pour Ac, j'ai, 
'^"oveziamauitie pouti c]ue 
de sa conjui^uisow, i)cif;e 
\A9. " " ' 

H 



n)e l'a. 



La BORE, poLf fat'ica, 
fatjoue. D. Pur. *i2,8. 

La MAGNA, pour J/e- 
nuv.niUy Alleniogne. 

Lance, pour bdancia., 
ALMi, pour???e/7i^, ijjbaiai;ce. (Tasso.) 



IIawi, pour?/z/ Aa/, tu là où. 



La *ve, pour là ove. 



m as. 

Hâve, ficur ha, il a. 

Havvj, j.uur r^ Aa, il 
YO'i- a. 

- HoLLE, pcLir le ho, je 
lui ai. 

r, poiir/c, )>. 

I N c A K<: o, p'Ou r ihcârico, 
fajdeau. 

T 



rb 



iKGHJOTTE, paur IR- 

^hf'oti'sce, il avale. 

{ N Lo,pour«e//û,(lans le. 

In la pour ??e//a, darib 
h. L>^ LE pour ^e//e 
clans les. 

Inôfe, pour pùvero, 
pauvre. D. pour la rime, 
f^ar. 19, 111. 
i NS E M ER E, pour Insicme, 
ei^semble. 

Insuso, pour insùj des- 
sus. 

Ir, pour andàre^ aJIer. 



1e I, 
Ir 



I, rpour 

IDE, \téil(), 

.(ciel. 



IssA, pour oruy adesso, 
niuintenaiit. 

Ita pour Si y oui. 

Ivan, .pour andàuano, 
ils alioient. 
Labbia yjaurviso, visage. 



Laur, pour lùurOy ou 
allùro^ lauritr. 

Lece, \ pour è /écito. 
Lice, j il e^t permis. 
Leggiavaii, poiiT leg- 
gtvàmo, nous lisions. 
LEN\pour^//e«e lui en. 
LetAne, pour îctanïe, 
prièies. D. inf. t'O. 

Lettre, pour léttere, 
lettre. (Tassa) 

Levorsi, pour /erâ- 
ronsi, il se levèrent. 
Lici, pour II, ou 2 si y 
LîciTO, pour lécitOf li- 
cite, peruiis. 

LiNci, pour di quindi, 
de là. 

LoaRo, pour lôgoro, 
consornmé. 

LoME, pour lumCylii' 
mière, pour la rime, 
Dante. 

IVIaggio, pour mag- 
arc-en-jr;iôre, plus granil. D. 
Par. 33. .5.5. 

Magxalmo, pourTWûT- 
s^nanimo. masfnaninie. 

Matera, pour maie- 
Tiay matière. 

Me' pour 
mieux. 



arcoha' 



m egiio. 



Medémo, mebesmo, 
^ur medesimo, raème. 
Mee, I pour me, 
Méve, j moi, me. 
Memôra, pour memà- 



ria, mémoire. 



Men 



pour meno^ 



pour tï 



moms. 

Mfxrenti, 
meneremo, nous 
du irons. 

Merigge, pour mezzo 
giorno, midi. 

Merro, ipouT 7nen€rô, 
je conduirai. 

Mi c in G, pour owîzcfrfio, 
homicide. 

Misso pour messo, mis. 

ISIo et ISS A, pour or or«, 
tout-à-l'heure. D, In.^3. 

MoRÎo, pour mon, il 
mourut. 

Morroe, pour ?norrè, 
je mourrai. 

- MoTA, pour 7nossa, 
mue. Dante. 

Namor.vto pour 
namorato, amoureux. 

Nanti, *) pour innanzi, 

Nanzi, 3 avant. 

Ned, pour nèy ni. 

Negghienza, pour 
negUgenza, négligence. 

Nexte, pour niente, 
rien. 

Noi, pour annôi, tu 
ennuies- pron. Vo ouvert. 

Nosco, pour çon noi, 
avec nous. 



Des Licences Poétiques, , 38^ 

Nui, pour noi^ nous, 
pour la rime. 

Oebidente, pour e^- 
bidicîite, obéissant. 

Paxe, pourpà/?/e,glue. 

Partio, ])our parti, il 
partit. Il en est de 
même dans toutes les troi- 
sièmes personnes du pas- 
te con-'sé défini de la troisième 
conjugaison, comme ca- 
pio, pour cap2, etc. 

Pave, pour paventa, il 
craint. 

Persevra, pour /jer^é 
vera, il persévère. 

Pie pour ;j/ff/e, pied. 

Piue, pour più, plus, 

PoNxo, pour pôssono, 
ils peuvent. 

Pore, pour per, pour, 

PoR, pour porre, met- 
tre. 

PovRA, pour pavera^ 
pauvre. 

Pr A X D A R E , po u rpran - 
în- zare, dî ner. 

Preco, pour preghiercr, 
prière. 

Prence, ipouT principe, 
prince. 

Prua, pour prora, 
proue. Arioste. 

PuoTE, pour puè, il 
peut. 

Quai, 
quelles. 

Quia, 
parceque, 



pour quali, 
pour perche y 



G90 



Des Licences Poétiques, 



Quici, ipour qui, ici. 

Rétro, pour dietro, 
derrière. 

Reîna, pour Reg'ma, 
reine. 

RiEDE, pour ritorna, 
j1 revient. 

RiTÔR, pour ritogliere, 
reprendre. 

Rompre, pour rômpere, 
rompre. 

Rof PE, pour ruppe, il 
rompit. 

Sallo, pour lo sa, il 
le sait- 

Salsi,salse, pour^a/â', 
sal2,}e montai, &,c. 



SANza,pour se7iza,stms 

Satti ? pour ti sa? 
trouves-tu f 

Sattî buoao? trouves 
tu bon ? 

Sendo, pour essendo, 
étant. 

Sete, pour siete, vous 
cies. 

Sevro, pour sevéro 
sévère. 



Sta "WANE, pour questa 
mattiua, ce matin. 

Ste', pour stette, îl 
demeura. 

Stinge, pour estinguCf 
il éteint. D. 

S'tu, pour^c tu, si tu. 

SuMMO, pouï so?nmo,\% 
sommet. 

Suso, SUE, pour su, en 
haut. 

Tat, pour tali, tels, 

T E\\)Our tienl, tiens. 

TiENLO, pour tieniloy 
tiens le^ 

ToLO, pour tôgWo, 
prensle. (Burchiello.) 



Si edéak, pour sede^^anoy^'ouis. 



ToMMi, pour tàglimi, 
ôte moi. 

To' et TOI pour togli^ 
tu ôtes.. 

Tronc o,*pour^ror?cûf/o, 
coupé. Regardez pag. 
243, n. 267, sur les par- 
ticipes syncopés de la pre- 
mière conjugaison. 

Tue, pour tu, tu. 

Udîl, pour udïlo, jô 



ils s'asseyoient. 



SiMiLEMENTE,pour5i-ltendrai. 



Udrô, pour 2^ir<),j'eac 



mîmente, semblablement. 
Se, pour sono, je suis 
Soperano, pour so- 
prano, le dessus. 

SpENEj SPEME, pour 

spernnza, espoir. 

Spirxo, pour spirito, 
esprit. 



Umilemente, pour 
umihnente, humblement. 

UsciENO, pour usci' 
vano, il sortoient. 

Uscio, pour usci, il 
sortit. 

V et *VE, pour dQve^ 
.où. 



JDes Licences Pottlques. 



891 



Valso, pour xahitn, 
valu. 

Ve' et vEi, pour rec?i, 
tu vois. 
'Ve pour (/oi*e,où,Tasso. 
C. ix. St. 68. 

Vedertu, pou ri' ec/eri/ 
tu, te voir toi-nième. 

Veglio, pour vecchioy 
vieillard. 

Vel, pour 0, ou ; pour 
ifelo, voile ; pour ve lo, 
vous le. 

Velle, pour volere, 
vouloir. 

Venesse, pour venisse, 
vint. 



Ver, pour verso, vers. 

ViNcÎA, pour vinceca. 
Il en eât de même dans 
tous les Imparfaits de la 
seconde Conjug. 

VivEMo, pour vhiamo, 
vivons. 

Vo\ pour xoglio, je 
veux. 

Vosco, pour C071 voi\ 
avec vous. 

Use I EN, pour uscha?io, 
ils sortoient. 

Vui, pour i}oi, vous. 

VuoLi, vuoGLi, pour 
vuoi, tu veux.. 



Les poètes retranchent toujours une I de l'article 
/o, dans ceux de ses cas où iï y en a deux, ainsi que 
dans les prépositions nello, nelli, nella, nelle, etc. 
en séparant la première syllabe d'avec la seconde ; 
au lieu de dello, délia; nello, nella, negli; ils 
écrivent, de lo, de la, de gli, de le ; ne lo, ne la, ne 
gli, &c. Exemple : de la futura caccia. Voyez 
pag. 50. Rem. 

Les poë-tes emploient zVdevant les verbes, au lieu de 
lo ; comme il vede pour h vede) il dicea, pour lo 
diceva. Ce qui se fait encore quelquefois en prose. 
Voyez pag. 310. note. {t). 

Il faut aussi faire attention que les poètes se 
servent plus souvent des verbes en gio, que de ceux 
en do, quand ils ont deux terminaisons; ils écrivent 
plus souvent veggio que vedo, veggendo que re=' 
dendo, &c. 



Fin de la Grammaire, 



(•Î9.:5) 



TABLE DES MATIERES. 



N. B, Le premier nombre marque la page, et le 
second le Numéro. 



^/4?9 Voyelle, sa prononciation pasf. 20. No. 5. Se- 
giiacaso du datif, 50.^6. — préposition, 339. 

Ablatif, 7. d. — Eiti-érence de 1' abialif et da génitif, 
38. 32. 

Accent, 271. — Accent ^rave, 272. — Accent aigu, 273. 

Accusatif, 7. 4. — sa diÛérencc du nominatif iè/J. 

Adjectif S, etSi. 101. — du genre des adjectifs,85. 105. 
de l'a terminaison des adjectifs,, et formation du pluriel 
ibid. 10&. — degrés de cuinparaison 85. 109. — accorrl 
des adjectifs avec les substantifs, 290. 7ô. — adjectifs 
pris substantivement, 20\, 78. — employés adverbiale- 
ment, ibid.79. — accord avec deux substantifs singuliers, 
292. SO. — avec deux substantifs d'un genre diffèrent, 
29.2SÎ. — avec deux substantifs d'un nombre différent, 
ibid, 82, — adjectifs de dimension, 293.S5. placé et modi- 
fication des adjectifs, 294. — régime des adjectifs, 295. 
adjectifs, qui régissent les prépositions di, a, da, 29o, 
1°, et suiv. 

Adverbe, ce que c'est, 16, et 244. — construction, des 
adverbes, 35 k — dilYérence de 1' adv. et de la préposi- 
tion, ihld, 264. — adverbes suivis d'an régime, 355, 
20(j. — adverbes de quantité, leur construction, iôid, k'^. 

Alc'ino, pronom indéterminé, 137.2"^. 

AUcr, ne se rend pas par aiidare en italien s'il ne désigne 
du mouvement, 344. 231. 

Andare, con.-traction particulière à ce verbe 344, et 3-45.. 

Apostrophe, signe d'orthographe. 264. 

S'approcher, cowsXxucium italienne de ce verhe, 31-6, 238. 

Article, (définition de T) 7, et 4S, — article défini, 50, 
8. — il est indéclinable, ibid. 9. — la m,anière dont on 



3f)4t Table des Mufières. 

forme les eas obliques, ihid.-- déclinaifîCTi de l*artîclô 
il et lo, 51. — déclinaison de l'article la, c>4. — article 
indéfini, .56. — reniîirques sur cet article, 57. — liaison 
a^s articles avec les prépositions, CO, — syntaxe de 
Tarticle avec le nom, 278. — usage de Tarticle avec 
l'infinitif des \erhes, ibid' 38. • — .avec les adjectifs, ibicL 
2". — avec les adverbes, ibid. 3'^ — avec les préposi- 
ttoils, tMff/. 'i^-^ûs^^'ede TàrticTe, pâg. 279 jusqu'à 
la pag. 2H6. — usâ-ge de l' àrlicle devant les pronornspos-- 
sessifs mio, tuo sno, &c. 280, 4-d, et 1 17, 4°. — répétition 
de l'article, 287.70. 

Assai, sa construction, 358. Q°. 

Avcjr, (conjugaison de) \A9. — avérera, sîgnîfîe dèv&e, 
152. 21-5.— quels verbes il sert à conjuguer, 352 et 
â53.-— employé impersonnellement nu lieu du vèlb© 
être avec la parlicu]e3/,240i 

Autant de-, adverbe de quantité, sa construction, 355, 1®. 

Beaucoup de, sa 'c6i>str action, ibid 1°. 

hel \^o\]iï bello, 2<i7.— particule explétive, 381. 

Bénché, conjonction, sa construction,332, 196. et 372,288. 

Bcfie, particule expiétive, 379. 

Bere, (conjugaison de) 195. 

C, ses diverses prononciations, 29.— -remarque, 256. 10, 

Cas, (explicaiscn des) ô. 

Ce, diftérentes tournures dont ce mot est susceptible en 

italien, 304-. 2°. et suivants. 
Ce qui, se rend par il chc, 318. 147. 

Che, pronom rektif 125, 1 8 1 . et 3 1 3, 1 4'5,Cke, conjonction, 
332, 196. et 371, 2S1-. 

O/^r, construction italienne ds cet+e préposition 308.279. 
C/u, pronom relatif, 126;— -usages difîcients de ce pro- 

noin, 127, 6«', et 3^1, 159.— pronom interrogatif, 128. 
Cl, pronom conjonctif, 1 OS, 166.— et 1 10, 2". 1 12,9^ et 309> 

120* — Cï aviîc le verbe essçre, y civoir, 2^0. 

Cojvparaison, (degrés de) 85. — comparatif d* égalitié, 86,. 
113. — construction de ces différents degrés, -297. 91. 

Con, avec; comment cette prépo'^ition se lie avec les 
articles, 60. 36. — avec les pronoms mf, te, se, 107. 9". 

Concordance, ce que c'e^t, -275. l".-^dés articles, >T$.^^ 
du verbe avec les noms collectils, 3*26. 175. 



Table des Matières. 3ùô . 

'Conjonct/f, pronom) 108. — coustruction des pronoms 
conjon. 109. — remarques sur ces pronoms, 110. — 
lorsque ils changent 1'^" en e devant.une autre particule, 
1 1 3. — syntaxe de ces pronoms, 3o9. 

Conjonçtifs, ce que c^est, 17. et 251. — des conjonction? 
qui régissent l'indicatif ou le subjonctii', 328. 197 — 
syntaxe des conjonctions, 370. — des conjonctions qui 
régissent l'infinitif, 373. 
■Conjugaison, ce que c'est^ 10, et 14-1. — des verbes auxi- 
liaires, 14'5. — des verbes réguliers, 153'' — des verbes 

passifs 159v — des veibes en tare et en gare. 158.- 

dps. verbes irrég. de la première conjug, 108. — delà 
2% conjug. en ère, 160. — en.e?'e long, 173. — en ère 
bref, 191. — de la S".conjug.en ire régulière, 165. Ditto, 
irrégul: 216. — des verbes en isco, 221. — remarques sur 
les verbes en zsco 228. — des verbes défectueux, 229. — 
des verbes neutres, 230. — réfléchis ou réciproques, 231. 
— impersonnels, 232. — du verbe impersonnel j/ avoir,- 

. 239, et 240. 

Consonnes^ 3 — consonnes liquides, 4.— leur pronon- 
ciation 29. • 

Construction grammaticale, 374'. 

Ccw.y^n/e^zojz particulière à quelques verbes, 34-3. 

Cuiy pronom relatif, sa déclinaison 129. — sa construction, 
320. 152 , 

2), remarques sur cette lettre, 25.1 1. 

Da, préposition, 365. 6°. — segnacaao, !^Q. 26. 

Da/25> comment cette préposition se lie avec les articles en 
italien, 60, 33. — sa construction lorsqu' elle sert de 
mesure au temp», 366, 2° 

D'i, préposition, 36.5. segnacaso. bQ, 

Dlphihongues, ce que.c'est, 27. — diverses espèces, 28. 

Dont, sa construction en italien, 320.. 15g. 

I>ope ou ove employé différemment, 36 1 . 1 4*. 

E, sa prononciation, 20,— remarques, 257. 12. 

£cco, sa construction avec les pronoms conjonctifs, 311, 
129. 

Elision, Voyez Retranchement des mots. 

Ellipse, ce que c'est-, 376 — différentes s.ortes d'Ellipse. 
zbid. ^ 

Eut pronom, au lieu de dl lui, dl Ui, &c. 1 12, 8°» préposi* 
tion, 266, 3<^. 

Enailage, ce que c'est, pag. 378. 



S9Q Table des Matures. 

Esserc, sa coujngaison, 145,-— verbes (]u il scit à conju- 
guer, 150, 2^26. et 352, et su h. 
F.xerc'f-e sur la prononciation italienne, 45. 
F, remarques sur cette lettre, 258. 13. 
Fuiiir, (e que c'est, 14.— -sa termiiraison, 153. 2^— -est 
ordinairement désigné au subjonctif par le présent, 1 43. 
1 '^.— -il est indiqué par rintiniiil" précédé de la prépo- 
sition-;>cT, 342. 220. 
Genres, ce que c'est, 5.-— quel avantage s'ils suivoient la 

nature des choses, ibid. (note*) 
Gérondif, ce que c^cst, 15.— -sa construction, 342 223. 
Gli, pron. conjonctif, 108. 166»,— pour conjuguer les 

verbes impersonnels, 232.25 l. 
6Va//<;?/^/27r, ce que c'est, S. 
i/,-U 'est point aspirée, 34. 
Iliperba/e, ce que cest, pag. 375. 
//, Voyez jû racle. 

Imparfait de l'indicatif, 12.-— son -emploi, 828. 1*—. sa 
terminaison en ri et en o, \V}.{p). — îcrminaif>on en ea 
et en cia à la seconde conjugaison IdO, /«y-»-les pie- 
mières personnes du plur. ont l'accent sur la pénul- 
tième syllabe, 155. fsj. — imparfait du subjonctif, 
144. 3*.— après Ta conjonction si, 333, lOf). 
Impératif, ce qu'il désigne, 1 12."-l*infmitif cTuployé à sa 
place après lu particule né^^ative quand l'on tutoie, 
829. 187. 
Infniilif, ce qu'il ej^prime, 1 1 . 5. ---ses différentes tornlinai- 
..son^, 153 217.- -sa construction, 341 .---construction 
des i.nfmitifs régis par d'autres verbes, 334. 
Interjections, leur nature, 17, et 252.-— leur syntaxe 374. 
Inversion oa /liperbate, ce que c'est, 375. 
K, n'est pas eh usage dnns la langue italienne, on y sup-» 

plée par un c ou c/i, 44-. 1»^, 
J, sa prononciation, 35. 21.— -cette lettre est consonne, 

258. 44.— son emploi ibid. ï^. et suiv. 
Jouer Ole quelque instrument 3 16. 239. 
Ij, 35,22.— remarques sur cette lettre, 250, 15. 
La, article, 51. 13. ---comme pronom personnel au lieu de 
ella, lOG, 5°,-— pronom conjonctif, 108.166.- -/a, em- 
ployé à la place du pronom conjonctit r/, 306. 107.—- 
/a/ ad verbe, 360. II «.—après k mot ccco, 311, 129 — 



T-ahle des Ma titres 3P7 

Le, lo, li, pron. conJDiictifs, 108. 106.-- leur construction, 
lOJ. 

Lettres, (genres des) 4-4-. ---lettres capitales ou majuscules, 
2t)2.— remarques sur les lettres, 23 1). 

J/Zce/iCf^ poétiques, 332. 

Loio, pronom personnel et non pas conjonctif, HO, 167. 
s:i construction, 303, K.O. et swfr.— toujours indéclina- 
ble 307. 113.^ — il doit toujours suivre le "verbe, 312. 
1.31. — quand i! est employé à la place de 5wo, 5«oi, &Ci 
lorqu'il se rapporte à un substantif snj'jt de la sentence, 
314. 1 36 et suiv. 

Lui et loro à la place du pronom se, SC6. 109. 
L*wi Vahro et Cuno e Valtro, leur ditïerente significatioïii 
326. 173. 

]\7, sa prononciation, j5. — remarque sur cette lettre, 259^ 
iV/a«/ere de chercher les mots dans le dictionnaire, 47, 
iV/«2, adverbe, sa signification, 3o§, 2*'. 
3Iegli0i sa construction, 357. 5". 
Même, sa construction 361. I6''\ 
3Tandare, sa con:itructi:>n 3 il, 233. et suiv. 
JSIeno, sa construction, 337. 4" . 
Mezzo, est indéclinable, 230. 3°. 

I\li, ti, si, ci, vi, ne, pronom conjon. lOS, IQ6. — parti- 
cules explétives; 382. 

Mieux, Voyez me^lio. 

Moifes des verbes, 10. — -leur division, ibià. 

N, sa prononciation et remarques, 3Q. — autres remarques 
sur cette lettre, 2(30. 

Ne, le verbe qui se rapporte à plusieurs sujets unis par 
cette conjonction, doit se mettre au pluriel, 325. 171. 

Nessimo ou nhino, valeur de ces mots, 1 34. 6^. et suixf. 

Xsofft, ce que c'est, 8, et 62, — sa division, ihid. — noca 
substantif ibid. — sa division en commun ou appel latif et 
propre, ibid. — nom collectif, 63, 49. et suiv. — leur 
terminaison ihid- 53. — ^noms terminés avec une voyelle 
accentuée, 64. 55. — noms terminés en a, ibid. — ter- 
mines en e, 67. ---termines en i, 70.— -terminés en n, 
71,— de double tefjïiinaisôn au plur. 72.--.de trois ter- 



39S Table des Mjtiirâs, 

uiinaisons au plur. 74-. ---noms torminés en u, 73.— nora« 
terminés de même au plur. qu' au slng.To.-— noms qai 
D'ont poÏQt de sing. ibid.— -noms qui n'ont point de 
plur. îbid. noms de double terminaison tant au sinii^. 
qu'au plur. 77.— -d'autres qui ont deux fermir.aisotis 
au sing. et une au plur. 78.— et d'autres qui en ont 
trois au sing. et une au plur. z'fizVi.-— terminaison plur. 
des noms termines en co et en go, 79, et swii?.— termi- 
naison plur. des noms qui fniissent au siug. en /o, 83. 
noms adjectifs, 84-, ---leur teiminaison 85.-— noms aug- 
mentatifs, 91.-— noms diminutifs, 9^.— noms de nom- 
bre, 95, et saiv.—l^oms construits sans article â la suite 
d'un verbe dont ils sont le complément, 236. 69. 

J^on et no, adverbes, construction, 259. 7*.— avec le 
mot i>i::;}ïore, ibid. l^.—îio, précédé de c// plutôt que de 
c/ie, 3 1-6, 241. 

J^'onche, sa signification, 359,2*. 
Non plus, sa construction ital. 357 3°. 
Nosco au lieu de con noi est de la poésie, 107. 9°. 
O, sa prononciation, 21 .---remarque, ibd,e\.2Q0. 
Objet, ce que c'est, 323, 166. V. régime. 
Ogni, sa signification, 132. l'^.— ognuno et non pas 
o:rn'uno, 2bid.et322. 160. 

On, remarques importantes sur cette particule, 234. et 

suiv. 
Optatif, ce que c'est, 12. 4. 

Ore, sa construction avec les nombres cardinaux, 98. 9«, 
Orthographe, italienne, 233.-— divusiou de ce traité ibid. <♦. 
Oi/, adverbe, v03'ez Dove. 
Farfait déterminé et indéterminé, sa définition, 13.— son 

emploi, ibid. 

Participe, ce que c'est, 15.— sa terminaison ital. 243,— 
trois sortes de participes, ibid. 268.— -participe actif, 
i6zV.— participe passif.-— partie, absolus i6/c?.— accord 
du participe passé avec le sujet 348, et suiv. Accord 
du partie, avec son réginve, 350. et 5M/r.— emploi doi 
verbes essere et avère avec les participes, 352, et suVv. 

Parties du Discours, 5,— en général, 47, — leur division, 
ibid.—Aenr disposition, 276, 

Particules explétives, 379. 

Passé défini, ce que c'est, 21.— «passé indéterminé, 15v 
emploi de ces temps, ibid% 



Table des Matières SQQ 

Pemfant, cousfruction de cette piéposit. 370. 2B1. 

Pasàif, \eiht, 1 10 î2<'.--- sa conjugaisoiv, Ï3-K 

Penonnes, 14.— -les Jt;alieTii^ parlent en troisième personne 
dans la société polie, 305.lOd,-'Voi au lieu de tu, 103. 
note {e.) ^ 

Ptrsona, employé pournn masculia sous-entendu, reçoit 
le relatif vnascuiin, 203. SI. 

Ph se supplée par la lettre/, 200. 

Pleona.r/ne, ce que c'est, pag. 377. 

Pluriel, 6 -— couim^nt il se forme du singulier dans les 
substantifs, 64'.57.—dans les adjectifs, S5. 105. Pluriel 
des mots terminés en cia et g/a, 6ô. C2. 

Plusque-parfait de Tindicatif, 13. 

Positif, (adjectif au) 85, 110. 

Préposition, ce que c'est 16.— -des cas gouvernés par plu- 
sieurs prépositions, 249, 27 S. -—liaison de l'article avec 
les prépositions 60.-— leur syntaxe, 3^^2. et 5«,!r. 

Présent <uQ l'indicatif 1 1, et 143.— présent du subjonctif^ 
2 6/c?.— présent de l'infinitif, 31-1. 

Pronom, ce que c'est, 8, et 102. .--leur division, ihid. — 
pron. personnels, 103,— leur déclinaison ÎOl-.— re- 
m.irques sur les pron. personnels, 105 —-du pronom 
se, 107.— pronoms conjonctifs, LOS..-— leur construc- 
tion, rOj —remarques sur jes pron. conjonc. 110. — 
qyand ils changent Vi en e, 113.-— pr. m. possessifs, 
i 15.— reiiiarqueà, II'J.— pron. démon>;tratifs, 118 — 
remarques, 119.— pion, relacifs, 1^5.— leur déclinai- 
son, 126.— remarques, ibid—^V'fn. indé^^ermincs, ild* 
d'c qualité, /6/t/.---de diversité, 130.-— de généralité, 
Ï32.— de quantité indéterminée. 136. —syntaxe des 
pron. personnels, 303. — souvent sup^irimés en italien 
ibid. 1"^.— -sy..nt. des {*ron. conjonctils, 30J.— leur placft 
avec les ve.bes, ibid. 121. et 5?</-.— -synt. des pron. 
possessifs, 313.— des pron. démonstratifs, 316.— des 
pron. relatif^ 313. — des pron, indéterminés 3';1. 

Prononciation de l'alphabet italien, IS.— des voyelles 19, 
des consonnes, 2J.— -les mots composés retiennent la 
prononciation de leurs primitifs, 2 12. 132, 

Pure, particule explétive, 380. 

â?u, sa pron<mciation, 36. 25. ---faute de quelques Gram- 
mairiens sur cette prononeiation, ibid. noce flij. 

'âèualche, prénom 137, 3*^.-— sa construction au plui'iel, 
iùuL M. .\i '2 



400 Table des Matières. 

Suand, (conjonction) suivi du temps ineertaiu, sa (Tca* 
stiuction, 334-. '205. 

^uando, abveibe, \ioyiv tantôt. 3Q\. 13^. 

^Siue, pron. relatif, 125.— difîérence entre que %t qui, ]27. 
\^.-'~Que pronom interrogatif, 128.-— ce qui, sa con- 
struction, 318. 147— -^wc, conjonction, 37 1. 2%\. et 
suiv» 

,^ui, se rend en italien par che, 127. 4°. 
'2ul, q>m quinci, &c. adverbes de lieu, leurs difFérenU 
usages, 30O. 8°. et suïv 

Retranchement des mots, 267. 

Jieciœil de tous les verbes en ère long, 174. 

de tous les verbes en ère bref, 191. 

de tous les verbes en ire irrég 216. 

de tous les verbes en isco, 222. 

Bégùne, ce que c'est, 275. 2^. et 327, 17S. — du régime 
des verbes, ibid. — du régime nom. 337. 

Remarc^ue sur la Gram. de V. Peretti relativement à la pro* 

nonciatiou de l' o fermé et, ouvert, 2 1 . 
S, a deux sons différents, 37.— règles pour les distinguer, 

iuid, et SMzc— remarques sur Ts, 2G1. 21. 

Salvo, sa construction, 290. 2^. 

Se, pronom réciproque, 107.— pronom conjonctif au 

lieu de 5e', 113. — se, conjonction. 372. 280.-— sa con- 
struction devant l'imparfait, 333. 199^. 

•Si, pron. conjonctif, 108, et sz^à'.-— sert à conjuguer les- 
verbes réfléchis. 231, 244.— voyez la particule On, 

Si. et no, sa construction, 334. 206. et pag. 346, 241. 
Stare, employé à la place du verbe essere, 3+5. 235. 
Sahjonctif ou Conjonctif [mode] ce que c'est, 1 1.— temps 

du subjonctif, 142. — emploi des lemps du subjonctif,. 

330. 

Substantif, voyez Noin. 

Sujet, ce que c'est, 323, 167.— sa place devant le verbe. 

'^^if^.—après le verbe, 324. 1*=^. «t swv. 
Superlatif, ce qu'il exprime, 87. — relatif, ihid. 1° —- 

absolu, 2^. — manière dont ou forme les superlatifs, 

88. 119. t\.suiv. 
Snllnhe, sa formation, 4. 
S^llepse, ce que c^est, '61%i 



Table des Maiitres* 401 

Sj/ntare, ce que c'est, 3, et 27+, 32."-syntaxe figurée, 
371. Syntaxe du Participe, 34-7, 

Tadieau des éléments de la lani^ue italienne, 49. — des 
articles, il/id ---(\e-i verbes réguliers, 15 5. 

Taie, sa déclinaison 129. 1'='. il a pour corrélatif qualc, 
cota le, chc, 321. lo. 

Tanto, adverbe sa construction, 302. 17 '^. 

Te, suivi de la préposition con, forme avec elle un seul 
mot, 107. 9^. -'-comme pronom conjoncîif au lieu de 
ti, 113. 168. 

TcmerC) sa construction 3 l-J. 337. 

Teinpora, sa signification aujourd' hui 74. 

Temps du verbe, ce quec'est, 1 1. --de l'indicatif, 12, et 
5«/'j.— du subjonctif, 143.— de l'infinitif, 341.— temps 
généraux, 153, 219— formation des temps, ibià, 220. 

Toucher, de quelque instrument, 346. 240. 

Tra, quel cas il demande, 250. 

Tu, employé dans le haut style, surtout en poésie 103, 
note {e,) 

Tue, à ia place defM, employé par les Anciens 307, 11 4, 

Tua, pronom possessif, 116 — sa construction devant jDftcZrtf 
et madré, 117, 4^. et ^î^ïV.— -employé substantivement 
au singulier et précédé de l'article il, il exprime V avoir, 
le bien, &c,316, 142. 

Un, une etuna, devant les noms, 51.—iino, susceptible de 

retranchement, ibid. noie fgj & 267— nombre cardinal, 

96.— remarques sur ce nombre, 97.— comme adjectif 

il n* a pas de pluriel, ièïd. 2^ .—S3. construction après 

enti, trenta, &c. ihid. 3^. 

Venire, sa conjugaison, 219. — usages différents de ce 
verbe, 34-4. 231. et suic—sà construction quand il 
précède un verbe au gérondif, 345. 235. 

Ter^e, sa defidition, 11. et pag. 142.— sa division, 143. 

Verbes qui régissent les préposions diel a, 335. 1^ .et sure : 
Voyez Co/2;"m^û250/z. ---accord des verbes avec leur sujet, 
523 — du régime des verbes. 327.— -leur construcnou 
quand ils sont régis par d'autres verbes 334. Constru- 
ction particulière à quelques verbes, 31'3. 

Via et vie, pour molto, 87. 1 16.— mot explétif S^ 1. 

Vocatif, ce qu'il exprime, 6. 

Vo2/elles, ce que c'est, 3. leur prononciation, 19. 

Vosco pour con voi est seulement usité pai* les Poëtçs, 107,9°. 



40Q Table des Matières, 

Vof,sis;norm, son accord îv^ec (fes Pronoms ou des parti"» 

cipes, 29i. 4-^. 
F?.i per t-o/, usité par des Poètes, 307 115. 
A", Y, pas en usage dans la lantçue italienne, 44.. ^^, et 3» 

placés par d'autres lettres, itid. 
Z, sa pronoaciation,, 40. régies générales ave<.- une liste 

lîes mots ou le z se rencontre. iJ)id. 1"^. 2". ^isuiv» 

Fin ds lu Tulle des Muii(îr$s, 
& 

DU TOME PREMIEP.» 



THÈMES 



SUR LA 



OÙ 

Par gradation toutes les diâicultés de cette Langue sont 

expliquées j avec des Renvois aux Règles énoncées 

dans la Grammaire, 



PAR ROMUALBO ZOTTL 



AVEC 

fil Kecueil d''Idiomf s et de Phrases Familières, suivi de plasieuïli 

Dialogues, suivant le vrai Génie de la Langue Italienne -j 

un Traité sur la Poésie Tosca ne, et mi autre aur 

la Prononciation des e et des o ouverts 

et fermés, de cette Langue. ,ç. 



QUATRIÈME ÉDITION. 



TOME SECOXD. 



CHEZ L'AUTEUR, N^.iô, BROAD hTREET^ 
Golden Square. 



1811. 



Entered at ^àtioners' Hall, 



London: Printedbj/JoknJDcan, 67, Wardour Street, Saho. 



RECUEIL 

'IDIOMES ET DE PHRASES FAMILIÈRES-, 



Dam la seconde personne. 



I. 

Je vous prie^ viprêgo. (') 

Donnez-moi. dâtemL 

Ne me donnez paf. non mi date^ 

Apporte-moi. portdtemi. 

Ne m'apportez pas. non mi portdte. 

(a) Les pronoms personnels io, tu, eglif noi, xoiy eglino^ 
sont le plus souvent supprimés en italien, surtout quand la 
clarté, et la force du Discours ne les rendent pas nécessaires. 

N. B. Pour faciliter la prononciation de la langue italienne 
dans tous les Dialogues suivants, j'ai eu soin de marquer d'uu 
accent circonflexe (') les voyelles e éc o qui ont une prouon- 
ciation ouverte telle que Ve dans après, & Yo dans Eoîne. 

Cet accent servira eu même temps à déterminer la prononcia- 
tion, & à marquer l'endroit où il faut appuyer en prononçant, 
puisque l'on ne rencontre d'e ou d'o ouvert que da*is la syllab» 
sur la quelle il faut appujer, comme je le démontrerai dans le 
traité sur les règles de Ve S<. de Yo, à la fin de ce second volume. 

Les deux monosyllabes è (verbe) et e (conjonction), qui ont 
également le son ouvert, ne seront marqués d'aacun accent cir- 
conflexe dans le cours de ce second Volume^ 

En marquant la prononciation des e et des o, j'ai suivi les rè- 
gles de Celso Cittadini, l'autorité de Salvini et deToloméi, et la 
prononciation des Toscans en général ; abstraction faite des dif- 
férentes manières de prononcer dans les autres Pays d'Italie. 

Voyez pag. 21. du Premier Vol. la Remarque surîa Gram. de 
Peretti, relativement à la prononciation Pieuiontoise de l'O 
fermé et ouvert qu'il a prétendu introduire dans notre langue. 

Le z i • primé en caractère différent doit se prononcer fort, 
comme ts. Voyez le Traité sur cette lettre, p. tO. 
Tom. II. B 2 



Idiomes, 



Du pain rôti. 
D€s petits pains. 
Du beurre. 
Du lait.^ 
De la crème. 
Du thé & du-caffç. 
Du chocolat. 
De Teau* 
Du vin. 
De la bière, , 
De la viaiide. f ^ 
Mon chapeau. 
Ma canne. 
Mes souliers. 
Ses bottes. 
Mes livres. 
Oui, Monsieur. 
Non, Madame. 
Bonjour. 
Bon soir. 



/e ne suis pas prêt. 

A près vous. 

Il est vrai, \ 

C'est ainsi. \ 

Me voilà. 

Nous voilà. 

La voilà. 

Le voilà. 

Croyez-moi. 

Ne me croyez pas. 

Prètez-moi. 

De l'argent. 

Faites moi. 

Cette grâce. 

Ce plaisir. 

remettez -moi. 

Oùa liez-vous? 



deî pane arrostiîo, 

del panétti. 

del hurro ou hutirro, 

del latt&, 

délia crêma. 

del Tê e del Café, 

délia cioccoldta. 

deW acquq, 

del vino. 

délia hirra, 

délia carne, 

il mio cappella, 

il mio hastône, 

le mie scarpe. 

i siiôi stiiàli, 

i miêi libri, 

si, Signôre» 

nôy Signera, 

buôn giorno, 

buô/ia sera. 



II. 



no7i son pronton 
dopo di voL 



€ vero. 



cosi e, 

éccomi, 

êccoci^ 

êccola, 

êccolo, 

credétemi, 

non mi crédite » 

prestâtemi, 

del denàro^ 

fâtemi, 

questa gràzia, 

guesto J'avère, 

ptrmettétem.i. 

dote amiùte9 



et Phrases Familières» 



D'où venez-vous? 
Je vais cliez moi. 
Je viens de l'église. 
Je m'en vais. 
Montez l'escalier. 
Allez en bas. 
Venez en haut. 
Attendez-moi ici» 
Venez ici. 
Descendez. 



(H (love venite? 
vudo a casa, 
vêngo di chicsa, 
me ne vado, 
salïte le scale, 
andàte già. 
venite su. 
aspettàtemi qui» 
venite qua» 
scendéte. 



III. 



Comment vous portez- 
vous? 
Bien, je vous remercie. 
Pas trop bien. 
Qu'est ce que vous avez? 
Je suis enrhumé. 
J'ai mal à la tête. 
J'ai mal au cœur. 
Celamefaitmalau cœur. 
J'ai mal aux dents. 
Depuis quand? 
Depuis ce matin. 
Depuis hier. 
J'ai mal à la gorge. 
Il faut garder le lit. 
Et votre sœur? 
Elle a mal à la tète. 
Elle a la goutte. 
J'en suis fâché. 
J'en suis bien aise. 
Est-elle à la maison? 
Je crois que non. 
Je crois que oui. 



corne state? 

hêne, grâzîe, 
710 n trôppo hêne* 
che casa avétes^ 
sono infreddâto, 
mi duôle il capo, 
misènto maie, 
questo mi fa nâusea, 
ho un dolôr di dênti, 
da quando inqna'i 
da questa mattina, 
dajêri in qua. 
ho maie aila-ppla, 
hisàgna star in lêtto* 
e vôstra sorêlla 9 
ha mal di testa» 
ha la gotta. 
me ne dis place, 
me ne rallégro, 
è ella in casa ^ 
credo di nà* 
credo di si. 



IV. 



Je vous remercie. 
Votre serviteur très* 
humble. 



VI ringrazio, 
strmtùre mnilmùno» 
*3 



'6 



Idiomes, 



Je suis le vôtre. 

Votre servante. 

Sans compliment. 

Asseyez-vous. 

Vous êtes très-honnète. 

Vousctes très-obligeant. 

Allez jouer. 

Allons, allons. 

Tout-à l'heure. 

O que tu es ennuyant. 

Vous êtes très-méchant. 

Laisse-moi en repos. 

Laissez-moi traquille. 

IS'e m' étourdis pas. 

Ne m'étourdissez pas. 

Allez vous promener. 

J'en viens. 

A liez- vous en donc. 

Oh! Dieu merci. 



padrône stîmat'issîmo» 

sema vôstra, 

ftcnza cerimônie, 

accomoddtevi. 

slète molto civile. 

sicte molto contpito, 

anddte a divertir}: i. 

via, via, 

or a, or a. 

sêi pur nojôso, 

sicte molto cattivoi 

lâsclamiin pace, 

lascià terni stare, 

non mi stordire, 

non mi stordite. 

andàte a spasso, 

ne vèngo. 

audûte via duiiqne, 

oh ! sia rifigraziàto Iddio. 



V. 



Atcz-vous dîné? 

Pas encore. 

A quelle heure soupez 
vous? 

A six heures du soir. 

Je dîne à cinq heures. 

Et moi à quatre et 
demie. 

C'est une heure conve- 
nable. 

Préparez le déjeûner. 

Mangez quelque chose. 

.le n'ai plus d'appétit. 

Je suis fort altéré. 

Buvez un verre d'eau. 

Avez-vous déjeûné? 



avète pranzâto f 

non ancôra. 

a che or a cenûte? 

aile sêi délia sera. 

désino a cinque ore, 

ed io aile quattro e mên- 

zo. 
è un or a cômoda, 

preparâte la colazione» 
mangiàte quai che casa, 
non hô pià appetito, 
hô gran s etc. 
hevéte un bicchiêr d^aC' 

qua. 
avétefatto colazlone ^ 



et Phrases Familitres, ■ 7 

Il est trop tôt. è trôppo presto. 

Vous êtes encore endor- siéte a/tcôra addormcn» 

mi. tuto. 

Levez -vous prompte- ievdtevi sàbito, ■ 

ment, 

Ne vous donnez pas la ?io?i vHncomoddte, 

peine. 

Fermez la porte. chiudéte la porta. 

Ouvrez la fenêtre. aprïte lajinêsira 

Elle e^t ouverte. c apcrta. 

î'ermez-la danc. serràtela dunque. 

Dépêchez-vous. spicciâtcvi. 

Allez-vous coucher. andàte a lêtttj. 



VI, 

Quelle heure efit-il ? che ora è9 

Dites-moi quelle heure ditemi che ora ë* 

il est. 

Savez-vous quelle heure sapéte che ora è? 

il est ? 

Je ne sais pas précisé- non sa precisamente, 

ment. 

Voyez à votre montre. guardàte al vôstro ori» 

uôlo. 

Il est près d'une heure. è quasi ur/ ora. 

Il est une heure sonnée. è un ora sonàta, 

ïl est une heure un quart, è un ora e un quarto. 

Il est près de deux heures, son quasi le due. 

Il est deux heures et sono le due e mêzzo^ 

demi€. 

Deux heures viennent de son due ore passdte, 

sonner. 

Il est deux heures trois son le due e tre quartù 

quarts. 

Il n'est pas encore trois non sono ancora le trQ* 

heures. 

Q.uel temps fait-il? che tempo fa? 

Il fait beau temps. fa bel tûmpo. 



-Sf 



Idiomes, 



Il fuit mauvais temps. 
Il fait un temps sombre. 
Le vent est changé. 
Le temps esta la pluie. 
Voilà le soleil qui paroi t. 



fa cattivo tempo, 
è camhiùto il vénto,- 
viwl piôcere. 
êcco che ésce il sole, 
andiamo a spasso» 



VII, 



Ecoutez-moi-le-la. 

Regardez-m G i-les. 

Dites-moi-lui. 

Montrez-le moi. 

Faites-le lui savoir. 

Dites-le lui. 

Ne le cherchez pas. 

Ne lui /^w.y parlez pas. 

Ne lui ff.J dites rien. 

Souvenez-vous. 

Vous souvenez-vous ? 

Prenez garde à vous. 

Arrêtez-vous. 

Habillez- voua. 

Aidez-moi. 

Allez-vous-en. 

Je m'en repens. 

Tu t'en iras. 

Il s'en fâchera. 

Il nous en parlera. 

Il lui en donna deux. 

Il le lui écrivit. 

Il les lui fit venir. 



ascoltâte-mi-lo^la, 
guardâte-mi-li, 
dîte-mi-gli (m.) le» (f.J 
mostrâtemelo, 
fâteglielo saper e, 
dîteglielOf (m. ou f.) 
fwn lo cercàte, 
non gli (m.) parhife. 
non le (f.) ditenUnte, 
ricordàtevi. 
vi ricordàte zoif 
badàteavoù 
fennâtevi, 
vestitevi, 
ajutùtemî. 
a?iddtevene, 
7ne ne pênto, 
tu te n^andrdî,. 
ei se ne sdegnerà, 
egli ce ne parlera, 
gliêne diêde due, 
gliêlo scrisse. 
gliêlifece venire* 



viir. 



Que faites-vous? 
J'écris des lettres. 
Avez-vous été au 

tacle? 
Je n'y ai pas été. 



che state facênda? 
stô scrivêndo délie lêttere* 
spéc- sîête stato al teàtrof 

non ù sono stato. 



et Phrases Familières. 



Quejoun-t-on hier? 
Voyez Tafiiche. 
Aimez-Vv'j'is la tragédie? 
Non, j'aiine le comique. 

A imez-vous TOpéra ? 

Oh, oui, beaucoup. 

Vous ètes-.vous bien di- 
verti ? 

Qui est le premier ac- 
teur? 

Kt la première actrice? 

Qiiel roie jouo!t-ii ? 

Qui est le premier vio- 
lon? 

Il joue bien de la flûte. 

Il enjoué en maitre* 



che fu rappresentà tojtri ? 
p^uardûte al cartéllo. 
vi pidccionu le tragédie? 
nô, mi pidcciono le com* 

mêdie divertévoli.. 
vi pidcciono le Opère in 

mùsica ? ■ 
ô/i, siy moltïssimo, 
vi siête hên diveriïto^ 

chi è il prlm' nàmo ? 

e la prima dàn?ia2 
che parte facéva y 
chi è il primo ziolïnof 

suona hêne iljiâuto, 
lo suàna da maestro. 



IX. 



Où dînez-vous aujourd'^ 
hui. 

Je dîne en ville. 

Avec beaucoup de plai- 
sir. 

Il y a tant de choses. 

Il y avoit tant de monde. 

Mon père y seia. 

Mon ami n'y est pas. 

F ai tes- le lui dire. 

Je crois qu'il est sorti. 

J'irai chez vous. 

Si je Tavois su hier. 

Si vous saviez que. 

Je voudrois si jepouvois. 

Je pourroissije voulois. 

Vous n'avez pas besoin 
de. me le dire. 



dove pra?i^dte ôggi^ 

pranzo fmri di casa* 
con molto piacére^ 

vi sono tante case* 
vêra tant a gênfe, 
vi sarà rnio padre. 
il mio am'ico non vè, 
fdteglielo dire, 
credo che sia anddtofuàri* 
verra da roi. 
se lo sapera jéri, 
se sapesîe che. 
vorrêi se pote s si. 
potrèi s'io volessi, 
non occôrre chç me lo 
diciàtt. 



Jdiomes, 
pas m'en 



10 

Je ne peux 
empêcher. 
II faut garder la maison. 
Je vais vous dire. 
Je vais écrire. 
J' allois écrire. 
Je viens de manger. 
A qui est-cela? 
C'est à moi, à lui, &c. 
C'est à nous à parler. 
C'est à moi à fair^ 



non pôsso farne a meno^ 
ou non saprêi chefarcù 
bisocrria reitàre in casa, 
vi dira, 

vàglio scrivere. 
stavo per iscrhere, 
M già mangidto, 
di chi è questo? 
€ mio, € sua, Sfc, 
tocc a noi a parlàre^ 
tocc^ a me aj'ajre. 



X.. 



Vous êtes plus savant 

que moi. 
J^'en soyez pas fàclié. 
Je suis plus pauvre que 

liche. 
Il vaut mieux rire que 

plewrer. 
Il vaut mieux tard que 

jamais. 
Il est plus grand que lui. 
Il a bien de l'esprit. 
Tout le monde ie dit. 
Ils étoient près de cin- 
quante. 
Demeurez avec moi. 
Dites-lui de ma part. 
Jouons une partie. 
Coupez-en une partie. 
Il est d'un parti très-fort, 

Approchez-vous du feu. 

On ledit. 

On dit ce qu'on pense. 

Ou ne le dit pf>s. 

l^n parlant de vous. 

Il me semble vous voir. 



voi siête pià sapUnte di 

me. 
nan te ne dispidrcia, 
son pïû pavera che ricço^ 

è mêgllo rider e che pîâw^ 

gère, 
è mcgUo tarai che mai. 

egli è maggiôr di lui, 
ha grand' ingegno. 
ognun lo dicc, 
êrano da cinquanta in 

circa, 
resta te meco, 
dîtegli da parte mia, 
giuochiàmo una partita, 
tagliàtcne zina parte, 
egli è d'un pariito form. 

tissimo. 
avvicinâtevi alfuôco, 
si dice cosL 

dïcesi quel che si pensa*, 
non si dice questo, 
parlanda di voi. 
parmi di vedcrvi^ 



et Phrases Famitihes. 



Il 



W me semble si naturel. 

Il iit tout cequ'ouluidit, 

J'ai vu ma mère et mou 
père. 

Je les ai vus ce matin. 

Je voulois leur dire. 

Vous en savez autant 
que moi. 

Vous parlez comme moi. 

Je le sais aussi bien que 
vous. 

Le prince n'est pas si 
puissant que le roi. 

Comment se porte Mon- 
sieur N? 

Il vient de sortir. 

Quant à Monsieur N. il 
ne se porte pas bien. 

Hier il se portoit à mer- 
veille. 



ml par tanto naturàle. 
fece ({uanto glifu dctto* 
ÎLÔ vedàto i mièi genitôru 

gli hô vedàti stamatièna* 

volera dir loro, 

ne sapéte qiianto me. 

vol parlàtc corne me, 
io lo s 6 hêne quant o roi. 

non è tanto patente u%, 
principe^ quanto un re, 
corne sta il Signer N. 9 

è uscïto di casa, in questo 

momento. 
in quanto al Signer N^ 

non istà bêne. 
jêri stara a maraviglia-. 



DIALOGUES FAMILIERS. 

Dans la troisième Personne, 



I. 



Four sHnformer de la 
santé de quelqu'un. 

BON jour. Monsieur. 
Bon soir. Monsieur. 
Comment vous portez- 
vous ? 



Per informarsi della ra- 
idie di qualchedûno, 

huon di a Vossignorïa» 
huàna sera. Signer Nt 
corne sta ella? (h) 



(h) Les Italiens se servent toujours de la troisième per- 
sonne du singulier, quand ils veulent s'adresser a quelqu'un 
d'une manière respectueu.se, en se servant du mot V. S. Vos- 
signormy et pour ne pas k répéter trop souvent, on se sert de 
cUa au nominatif. Voyez la page 504. 3No. 106, 



l'è 



Dialogues Vamilîcrs, 



Bien |70ur vous servir. 
Pas trop bien. La la. 

Je vous suis obligé. 

,1e vous remercie. 

Comment se porte Mon- 
sieur votre frère? 

îlse porte bien: il ne se 
porte pas bien. 

Il sera bien aise de vous 
voir. 

Je n'aurai pas le temps de 
le^voir aujourd'hui. 

Asseyez- vous. 

Donnez u^^e chaise à 
^Monsieur. 

Il n'est pas nécessaire* 

Il faut que j'aille faire 
une visite i ;i près. 

Vous êtes bien pressé. 

Je reviendrai bientôt. 

Adieu, Monsieur. 

Je suis bien aise de vous 
voir en bonne santé. 

Votre très-humble servi- 
teur. 

Votre servante. 

Votre très-humble ser- 
vante. 

A l'honneur. 

Au revoir. 



henissimo per scrcïrîa. 
non trôppo bc/te, Cosî, 

cosî. 
h sono ohhUgùto, 
la ringràzio. 
corne sta il suo Signer 

fratéilo? 
sta hene: nbn istd héne, 

avrà placer e di vederla^ 

non avrô tempo di r«- 

f/eV/o ôggi, 
s'accômodif Signôrej ou 

sêgga, ' ^ 
date un a sêdia alSignore, 

ou date da sedtre al 

Signore. 
non è ffecessàrio, 
bisngni che rada a fare 

un t. ita qui v ici no, 
ha moltofretta, 
tornerô presto, 
add}o, Signôr N. 
hôgran gusto di vedérla 

in b'iôna salùte, 
sérvo divotissima, 

serra sua, 
nmilïssijr.a sèrta, 

la river isco, 
a rixedérh. 



II. 



Pour faire une visite le Per fare una visita la 

m<iti?i. mattlna. 

Où est votre Maître ? Dot' è 7 vôitro Padrône? 



Dialovi^s Familiers, 



IS 



Dort-il encore ? 

Non, ^Monsieur, il est 

éveillé. 
Est-il levé? 
Non, Monsieur, il est 

encore au lit. 
Quelle honte d'être au 

lit à cette heure! 
Je nie couchai hier si 

tard, que je n'ai pu me 

lever de bonne heure. 

Que fit-on ici après 

soupe? 
On dansa, on chanta, on 

rit, on joua. 
A quel jeu? 
Nous jouâmes au piquet 

avec M. le Chevalier. 
Que firent les autres? 
Ils jouèrent aux échecs. 
Que je suis fâché de ne 

l'avoir pas su. 
Qui a gagné? qui a 

perdu? 
J'ai gagné dix guinées. 

Jusqu*à quelle heure a-t- 
on joué? 

Jusqu'à deux heures a- 
près minuit. 

A quelle heure vous étes- 
vous couché? 

A trois heures, à trois 
heures et demie. 

Je ne m'étonne pas si 
vous vous levez si tard. 

Quelle heure est-il? 

TOM. lU G 



donne ancora? 
signer nô, è svegliàto, 

è ec^li lenâto? 

;w, signôre, è ancôra fi 

lêtto, 
cke vergogna d'ésser m 

Utto a quest'ora ! 
andùi jcri a lêtto tantà 

tardif che non hô po^ 

tiïto hràrmi per têni" 

po. 
chefécero qui dopo cena9 

si hallô, si cantô, si rise, 

si giuocô, 
a che giuôco ? 
giuocàmmo c picchétto 

col Signer Cavalière, 
che fécero gli a Jtr i ? 
ginocàrono a scâcchi, 
quanto mi dispiàce di non 

averlo sapûto. 
chi ha vinto:^ chi ha per- 

dàto i^ 
io ho guadagnàto diêci 

ghinêe. 
fin a che cra giuocdronof 

fin aile due dopa mezza 

notte, 
a che ara è andùta es 

lêtto ? 
aile tre, aile tre e mêzzc^^ 

non mi maraviglio cl* 

ella si lé ci cosï tardif 
che ora l^ 



14 



Dialogues Familiers, 



Quelle heure cro\cz- 

vous qu'il soit? 
Je crois qu'il n'est pas 

encore huit heures. 
Comment huit heures! il 

estdix heuressonnées. 
Il faut donc oue je me 

lève au plus vite. 



che or a crecC ella cht 

sia ? 
credo, che 77on sïano an* 

car a le ôtto. 
corne le ôtto ! son sonate 

le dicci. 
bisotpia dunque che mi 

Uvi sàhlto. 



ïii. 



Pour s'habiller. 

Qui est là? 

Que vous plaît-il, Mon- 
sieur? 
Allons, vite, faites du feu, 

habillez-moi. 
Il y a du feu. Monsieur, 
Donnez-moi mes habits. 
Lcs voilà. Monsieur. 
Ils ne sont pas chauds, ils 

sont encore tout froids. 
Si vous souhaitez, je les 

chaufferai. 
Kon, non, apportez-moi 

in es bas de soie. 
Ils sont troués. 
Faites les raccommoder. 
Je les ai donnés à la 

ravaudeuse. 
Vous avez bien fait. 
Où sont mes pantoufles? 
Décrottez mes souliers. 
Je ne saurois entrer J*ns 

ces souliers-ià. 
jMettcz-h s dans la forme 

bribée. 
Où est ma robe de 

chambre ? 



Per vestirsi. 

chi è là ? 

che comanda ella? 

su, su, presto, accendèt^ 
ilfuôco, ve^tîtemi, 

il fuôco è accéso, signôre, 

dâtemi i miêi panni, 

êccoli, signôre. 

?ion sono caldi, son art» 
cora frcddi, 

gli scalderô, se vuôle, 

?iô, no, portdtemi le mie 

calze di seta, 
so?io rôt te. 
fdtele rassettâre. 
le hô date alla calzettàja, 

avétefatto bêne. 

dove sono le mie pianélle? 

pulitemi la scarpe. 

non m' éntrano fjueste 

scarpe. 
rimetiétele informa, 

dov € là mia veste da 
càmera ? 



Dialomes Famlliei'9, 



1 



Peignez-moi. 
Prenez un autre peigne. 
Prenez eeiui d'ivoire. 
Ces peignes ne sont pas 

nets. 
Poudrez cette perruque. 

Abattez la poudre. 

Jl faut que je me lave 
les mains et le visage. 

Donnez-moi le bassin. 

Et un peu desavon aussi. 

Essuyez-vous les mains. 

Voilà un essuiemain. 

Frottez un peu ce miroir, 
il est tout couvert de 
poussière. 

Donnez-moi mon mou- 
ciioir. 

En voilà un blanc. 

Donnez-moi celui de 
couleur. 

Je l'ai donné à la blan- 
chisseuse. 

.A-t-eile apporté mon 
linge ? 

Oui, Monsieur, il n'y 
manque rien. 

Quel habit mettez vous 
aujourd'hui ? 

Celui que j'avois hier. 

Ne mettez-vous pas vo- 
tre habit neuf? 

Non, car c'est un jour 
ouvrier. 

C'est donc un habit pour 
les jours de fête. 



pettinâtemi. 
pigliàte un altro pttline, 
prcndéte tjuelio d'avàrio, 
quesli péttud non son 

pulïti. 
date la pôhere a que lia 

parrûcca. 
hvâte via la pàlvcre. 
bisogna clie ml lavi Iq 

ma ni e il liso^ 
dùtemi la catinélla, 
ed anche del sapône, 
asciugàfevi le mani, 
êcco uno sciugatôjo, 
date una strojinâta a 

quello spêcchio che è 

piêno dl pôhere, 
dùtemi il mio fazzolétto» 

êccone uno hianco, 
dàteml quello di colore, 

rhô data alla lava?îdàja, 

ha ella portàto la mia 

hiarLcherïa'? 
Si, signàre, non ci manca 

nulla. 
che lestïtj metterà oggi^ 

quello dijêri, 

non viiôl inéttersi il ve^ 

stito nuôvo? 
no, perche è giorno di 

lavôro. 
è un vestito dunque per 

le f este. 



Le tailleur doit apporter il sarto déve portâr presto 
bien lot celui de drap. quel di panno* 

c 2 ' 



16 



Dialos:u€s Tamillcrs, 



Oafrapp€,voyez qui c'est, è pirchiâto ; vedéte eJiî è* 

Qui est-ce? chi è? 

C'est le tailleur. e7 sartiK 

Jaites-le entrer. fûttlo entrâre. 



IV. 



Entre une Dame et sa 
femme de chambre. 

Appelez-vous, Madame? 

Oui, allez voir quelle 
heure il est. 

Madame, il est dix heu- 
res et demie, 

Je ne cro\'Ois pas qu'il 
fût si tard. 

Vouiea-vous vous habil- 
ler. Madame ? 

Oui, apportez-moi ma 
robe. ■ 

La voici. Madame, 

Allez, ^ite, chauliez mon 
linge. 

Allez-vous sortir tout de 
suite? 

Oui, étendez la toilette. 

Aidez-moi à mettre mou 
corps. 

Lacez-moi bien serré. 

Donnez-moi des épingles. 

Où est la pelote? 

Quel temps fait-il ?pleut- 
il? 

(N'on Madame, il fait un 
temps charmant. 

Je n'ai donc pas besoin 
de jupe de flanelle. 

Où est ma robe de mous- 
seline? 



Tra una Signera e la sua 
Camerièra. 

Ha chiamâto, Slznôra 9 
S?, va a vedére clie ora è, 

Si^nôra, sono le ditci e 

mêzzo. 
%,on credévo chc fosse- 

tanto tard't. 
vuôl ella testirsif 

sly pôrtami la mia veste, 

êccola quU 

l'a presto, rlscàlda7ni i 

Danni, 
vuôl ella anddr fuôri wi' 

inedlatamente f 
sif presto, metti in or" 

dijie la tolétta. 
ajàtami a méttere il 

husto, 
allàcciamelo hên forte, 
damrni de^li spillù 
dov^ è il torséllo, 
che tempo fa 9 piôve 

forse ? 
n6 Sifrnôra, fa un bel" 

lissimo tempo» 
non ho hisof^no di sottàna 

dljianélla duntjue, 
dovi^ è la mia veste di 

micssolina 9 



Dla logues Fa m iliers. 



n 



Elle u'est pas encore 
repassée ? 

Donnez-moi une tasse de 
thé tout de suite. 

L'eau n'est pas encore 
chaude. 

Dépéchez -vous donc, 
souiïlez le feu, faites 
bouillir l'eau. 

Le soufïlet est cassé. 

Que de malheurs à pré- 
sent que je suis pres- 
sée. 

Ne vous mettez pas en 
colère, Madame, je brû- 
lerai du bois,s'il y en a. 

Sonnez. 

Il n'y a pas de domes- 
tique. 

Le cocher n'y est-il pas? 

Non, Madame. 

Où est-il ? 

Il a reçu un coup de pied 

de cheval, et il est allé 

se faire panser. 
Gomment faire dgnc ? 

j'ai besoin d'un ca- 

rosse. 
Je crains que vous ne 

soyez obligée d'aller à 

pied. 
Allez donc me chercher 

un fiacre. 

Oui, Madame, je vais 
prendre mon chapeau 
de paille, et y aller sur 
^e champ. 



non c oncôra stiràta. Si- 

ignora, 
dâmmi subito una tazza 

di Té, 
Vacqua non è calda an» 

car a, 
spîcciati dunque^soffianeî 

fuùcOf fa bollir Vac- 
qua» 
?l soffietto è rotto, 
oh quante disi^i'àzie ap* 

punto quando ho fret* 

ta, 
non vada in collera, Si- 
gnera, consumero délit 

légua, se ve ne sono, 
suôna il campanêllo, 
non v* è un scrriîôre in 

casa, 
non V* è neiwméno il 

cocchiêre f 
ré Signera^ 
€ che casa n* è? 
un cavàllo gU ha tirâta 

un cdlcio, ed è andâti^ 

a far si medicdre, 
€ corne far émo dunquef 

io ho bisogno d'una 

carrôzza, 
hô paûra che sarà ohhlî- 

gâta di andàr a piédi, 

ffndrâi tu dunque a ordî- 

nanai una carr^zzc^ 

d^affitto, 
s\i Signera^ mi metto ii 

cappellïno di paglia^ c 

vad(j sûbitih 



ad 



18 



Diaîoo-ues Familiers. 



Ayez soin de ne pas vous 

égarer. 
Ne craignez pas, Ma^ 

clanle, je serai ici dans 

un moment. 



hada anche tu di non 
pèrderti per istnida, 

nm dàhitij Signora m a, 
sarô qui i/i un m(y» 
nitJito, 



Y, 

Le Gentilhomme et le II Gentiluômo e '1 Sarto, 
Tailleur, 

Apportez -vous mon ha- 
bit? 

Oui, Monsieur, le voici. 

Vous me faites bien at- 
tendre. 

Je n'ai pu venir plutôt. 

N'étoit-il pas achevé ? 
La doublure n'étoit pas 

cousue. 
Vous plaît-il d*essayer 

l'habit? 
Voyons s'il est bien fait. 
Je crois que vous en 

serez content. 
Il me semble bien long. 
On les porte longs à 

présent. 
Boutonnez-moi. 
Il me serre trop sur 

l'estomac. 
Pour être bien fait, il faut 

qu'il soit juste. 
Les manches ne sont-elles 

pas trop larges ? 
Non,Monsieur, elles vont 

fort bien. 
C'est la mode. 
On les porte fort étroites. 



Portdte voi il mio ve» 

stito? 
si, Signàre, êccolo qui. 
m'avete fatto aspettâr 

inolto, 
non hô potuto venir pià 

presto, 
non èrafinito forse? 
l-afàdera non éra cucita, 

vuôl ella provarsi il ve* 

stito ff 
rediâmo s'è hên fatto. 
credo y che ne sard con-* 

ténto. 
mi pare molto lungo, 
sipôrtano lunghi or a, 

ahbottonàtemi. 

mi stringe trôppo sul 

petto, 
per csser hèn fatto, bi" 

sogna che sia giusto. 
le màniche non sono 

trôppo larghef 
Signôr no^ stanno henis-> 

simo. 
è rusanza^ ou è la môda: 
si pàrtano strettissime. 



Dialogues Familiers» 



19 



Cet habit vous sied fort 

bien. 
Il est trop court, trop 

long, trop large, trop 

étroit. 
Pardonnez - moi. Mon- 
sieur, il est bien. 
Que dites-vous de ma 

garniture ? 
Elle est fort belle et fort 

riche. 
Combien ces rubans 

coûtent-ils Faune? 
Je l'ai payée un écu. 
Ce n'est pas trop, c'est 

bon marché. 
Où est le reste de mon 

drap ? 
Il n'y a rien du tout de 

reste. 
Avez -vous fait votre 

compte? 
Non, Monsieur, je n'ai 

pas eu le temps. 
Apportez-le demain, jç 

vous payerai. 



quesf àhito le sta benis^ 

sinw, 
è trôppo corto, trôppo 

iungo, trop pu largo, 

trôppo stretto. 
sta béne, mi scusi» 

che dite dcl mio for ni" 

modo? 
è bdlïssimo e ricchissi" 

ma, 
quanto côsta il brdccia 

questo nastro? 
rhô pagàto uno scudo, 
non è trôppo, è a buon 

mercàto. 
dov* è il resta del mia 

pannof 
non v' è niênte affâtto 

d^avanzo, 
avéte portato il conto? 

Signer nô^ non hô avuto 

tempo difarlo, 
portàtelo domûni, che « 

paghtrô. 



VI. 



Pour déjeuner, 

Avez-vous dtjeûoéjMoii- 

sieur ? 
Non, Monsieur. 
Voulez - vous déjeûner 

avec moi ? 
Très-volontiers. 

Asseyez-vous donc, per- 
mettez-moi de vous 
présenter un siège. 



Per far colasiône. 
ha ellafatto colaziône? 

nô, Signôre. 

vuôl ella far colaziône 

meco? 
rîceverô volentiêri le sue 

grâzie. 
s'accômodi dunque; mi 

permetta ch'io le dijz 

4a sedére. 



20r 



î)iaïosnes Familiers. 



Ne vous en donnez pas 
la peine, j'en prendrai 
un moi-même. 
Je vais sonner, et faire 

apprêter le déjeuner. 
Bien obligé de votre 

politesse. 
Que désirez-vous, du 
cafTé ou du chocolat.^ 

Cela m'est égal, je pren- 
drai ce que vous avez 
coutume de prendre 
vous-même. 

Ordinairement je prends 
du chocolat le matin, 
et du cafîé ou du thé 
l'après dîné. 

Quant à moi je suis ac- 
coutumé à tout. 

Que mangerez-vouB ? 

Ce que vous me donne- 
rez. 

Voulez-vous des petits 
pains ou du pain rôti ? 

Je prendrai l'un et Tau- 
tre si vous le trouvez 
bon. 

Aimez-vous le beurre? 

J'en mange volontiers 
quand il u*estpas salé, 
et s'il est bien frais. 

Il paroît que vous êtes 
bien délicat. 

Kon, mais le beurre salé 
me fait mal, 

Jean, apportez le déjeu- 
ner. 
^ r instant* 



non s'incàmodi, mî scr*' 
tirù (la me. 

adêsso sonerô il campa* 
nèllo e far ô préparer la, 

molto ohbligdto alla sua 
gentilezza, 

casa vuôl ella, del caffé 6 
délia cioccoldta ? 

pcr 7116 è tutt* vnat 
jnenderô quello cK l sô" 
lita prêndere V S. 

io gcneralmente prêndo la 

cioccofàta la 7natilna,€ 

il caffc à il Tê il dopo 

pra)izo, 
io pcr me sono avvezzû a 

tutto, 
e che côsa vuôl manglàref 
mangera quello che mi 

darà. 
preferisce ella de* panetti 

ô del pane arrostito? 
prenderô d'i tutti e due s^ 

non le darà incùmodo. 

le place il hurro ? 
purchè non sia saldto, e 

che sia bên fresco. Io 

mungio voienaen, 
mi par che ella àhhia 

buôn gusto, 
non è per questo; è per* 

chè il butirro salàto 

mi fa maie. 
Giovdnniy portàteci dgi 

colazione. 
la sêrvo subiU^ 



Diaîomes Familiers, 



?t 



Attendez: portez en haut 
Ja bouilloire, iaTliéière, 
les tasses de porcelaine, 
et tout le reste, parce 
que nous nous servi- 
rons nous-mêmes. * 

Très-bien. 

Ecoutez. Si le tailleur ou 
le cordonnier ou quel- 
qu' autre importun se 
préseute, renvoyez- 
le; je ne veux pas étr« 
dérangé à présent. 

Oui, ?vioasieur, j'enaurai 
soin. 

Eh bien, ^Monsieur X, 
comment vont les af- 
faires, quelles nouvel- 
les V a-t-il? 

Je n'en sais aiicune, et 
je ne m'en occupe pas» 

Comment, ne lisez vous 
jamais la p;azetter 

Très-rarement, et je n'en- 
tends rien à la poli- 
tique. 

Et de quoi vous occu- 
pez-vous donc ? 

Je m'occupe du déjeuner, 
quand li en est temps. 

Vous avez raison ; per- 
mettez-moi donc de 
vous verser une tasse 
de cafié. 

S'il vous plaît. Quel 
joli assortiment de 
porcelaine; où l'avez- 
vous acheté l 



aspettâte : porta te su ht 

cucuma, il vaso per ii 

Tê, le ta7.7X di purccl» 

Idna. e tutto il restante ^ 

che ci serviféniQ da 

110 i, 
bea'issimo. 
sentite. Se viêne il sarto^ 

ô il calzolàjo, ô quai- 

che altro sef:catôre si" 

mile, rimaridâtelo via ; 

non fo' incômodi a 

qnesV i)?a, 
r« henissimOf sard i"sr-- 

vHa. 
ehhêne. Signer N. coniQ 

vanno gli qff'dri del 

nwndo, che notïzie vp 

sono ? 
io non ne sô niênte, e nom 

7ne n impàccio^ 
corne, non Icgge mal le 

gazzette J 
molto di rado, e pôi ia 

non miniéndo di affàri 

pol'itici^ 
e a che pensa dunque m 

questo mondo ? 
io pènso a far colazione 

quando è tempo, 
ella ha r agio ne ; mi per-* 

inetta dunque di mé' 

scerle una tazza di 

caffê. 
jni fard grazia. Che 

bélC assoriimento di 
porcellâna ; dore ilicii 

§11 a comprâtu ii . 



#« 



D ia los n es F a m Hier s* 



Cet un pr-'sent d'iui de 
mes amis. 

Le cabaret aussi ? 

Oui, iMonsieur; excepté 
Ja cafetière d'arirent 
que j'ai achetée à une 
vente. 

L'avez-vous eue à bon 
marché? 

Au contraire, je l'ai 
payée un peu cher. 

JViais c'est un joii meu- 
ble, et elle est d'ar^,eiU 
massif. 

Voulez-vous une autre 
^ tasse de caflé ? 

Non, bien obligé, j'ai 
fini; il faut que je 
vous quitte. 

Au revoir donc, à de- 
main^ 



7nl è stato regalàiô' des 

nn mio afnico. 
an{:he questo vassôjo? 
b'ï, siouôrc; eccétto la 

caff'itticra d' argent o, 

che lliù compràta ali* 

intanto. 
rha avùta a hiwn jnev» 

càto? 
avz/, Vkô pagâta un pà 

caro. 
t un bel Tïtôhile per altro, 

ed è lutta d'argénto 

massiccio^ 
CQjnanda un altra tazzd 

dicaffê? 
grdziCt non prù, hofinito; 

hisogna ctC io le lévi 

r incùmodo, 
a ri\-edérla dunqiie do^ 

muni» 



TII. 



Diner, 

A quelle heure dînez- 
vous? 

Ordinairement le dîner 
est sur la table à six 
heures. 

Il me paroît que cette 
heure est plutôt le 
temps de souper que 
de dîner. 

Oui,c'estvrai; mais c'est 
une heure très-com- 
mode pour les négo- 
ciants. 



Pran?;o. 

a che or a pranzd ella f 

generahnente il pranzo è 
in tàvola aile séi, 

mi par che a queH* ora 
si a piuttôsto tempo da 
ccna che da pranzo, 

si, è vcro; ma è un or a 
q u es ta m (. Ito cô m ad a 
pei negozianti» 



J^ldJoc^ves Familiers. 



9ê 



*? aun-t-il beaucoup de 
monde à dhier au- 
jourd'hui? 

Non; il n'y aura que 
vous, ma femme, le 
médecin, & moi. 

Avez-vous toujours un 
médecin à diner avec 
vous? 

Non, Monsieur; c'est 
seulement par amitié. 

J'ai faim aujourd'iiui 
plus qu'à l'ordinaire. 

Elî bien, nous allons 
faire servir. 

François, mettez le cou- 
vert. 

Mettez une nappe plus 
propre. 

Montez des assiettes, des 
couteaux, & des four- 
chettes. 

Rincez les verres. 

Préparez aussi des ser- 
viettes. 

Où sont les salières d'ar- 
gent? 

Nettoyez le buffet; ne 
voyez-vous pas qu'il 
€st tout couvert de 
poussière? 

Dites au cuisinier d'en- 
vover le dîner aussitôt 
qu'il sera prêt. 

Rangez d'abord des chai- 
ses autour de la table. 

Messieurs, ie diner est 
servi. 

Ayez la bonté de vous as- 
seoir à côté deMadame. 



vi sa ni molta gènte a 
praiizo ôgi^i f 

no ; non vi sarà altrl che 

F^S, mia moi^lie, il 

7nêdico ed lo, 
usa ella for se di pranzdr 

sémpre in compagnîa 

d'un mtd'ico^? 
non, Signôrc; è solamente 

per amicïzla, 
v.ù sènto appetUoôggipiu 

del sàllto. 
ehhêne, ora farémo jjor* 

tdr in tdvola, 
Francescoy apparecchidte, 

jnettéte una tordglia pià 

pulïta, 
portâte su tondi, coltélli 

eforchette, 

sciacqudte i bicchicri. 

preparàte anche deîîe 
sahiétte» 

dore son le salière d' ar- 
gent o:^ 

ripulite quella creiénza : 
non vedéte ch' è tutta 
copêrta di pair ère f 

presto, dite al cuàco cht 

mandi in tc'rcola subito 

che sarà pronto. 
mettéte prima délie sêdie 

intormj alla tàvola, 
Signôri, il pranzo è ser- 

vUo, ou è in tdvola. 
favorisca sedére qui ac 

canto alla Signera, 



f4 



t>mJo 



sucs Tamiliers, 



Bien obligé. 

Aimez-vous le potage au 
riz & au bouillon de 
poulet ? 

Oui ; mais je préfère 
celui à la Vénitienne, 
avec du Parmesan. 

Je vous donnerai une 
tranche de ce bouilli, 
qui me paroit fort 
tendre. 

Il ne me paroit pas 
assez cuit. 

INïais, mon cher ami, 
quand la viande est 
trop cuite, elle n'a 
plus de goût, éc elle 
devient comme de la 
charpie. 

N'importe, je mangerai 
du bœuf rôti. 

Il y a encore du poisson 
i'ritjsi vous n'aimez pas 
la viande. 

Donnez - moi plutôt du 
pâL6 de pigeon. 

Tout - à - l'heure ; voilà 
aussi de la salade. 

Oh ! quelle iolie laitue ! 
qui a assaisonné cette 
salade ? 

Il y a un personnage 
fameux pour assaison- 
ner la salade; on le 
fait venir exprès & il 
prend une guinée par 
fois. 

Une guinée 1 est il pos* 
«ible? 



grdzle infiiiHe. 

le pince la iniiu'stra âl 

rlso côtto nel hfôxio di 

pôUo ? 
Si; ma mi place molto pià 

allaVeneziana colcâcio 

parmigiû'io. 
le daro wia fetta di que- 

sto lesso ehe mi par 

7nolto tênero, 

77 on 7)n par côtto ahha^ 

statiza. 
ma^ caro amico^ qunndo 

la carne è trôppo eût ta, 

?wn ha piiL gustPy di- 

venta stoppa» 



non importa, man^CFÔ 
dcl manzo arrôslo, 

v'è anche dclpescefritto, 
se la carne non le 
piace, 

7ni favorisca piuttôsto di 
quel pasticcio dipicciôni, 

subito ; ècco qui anche 
deir insalâta, 

êh che bel la lattûrrn! 
chi le ha condito quest* 
insalâta ? 

v'è un cérto uàmo riiio- 
mato per condir insa- 
làte, che si fa venîre 
quando si vuôle, e gli 
si dd una ghinêa per 
vôlta, 

una ghinêa J èjjossibiie/ 



D/a!ogues Vamiliers. 

Oui, Monsieur; c'est la 
mode, & il seroit hofi- 
teux de présenter sur 
les grandes tables une 
salade qui n* auroit 
pas été assaisonnée 
par cet homme. 

Le grand pays que Lon- 
dreî 

Mais, Mon.^ieur, vous ne 
buvez pas. 

Oh î oui, j€ l'avois ou- 
blié; je prendrai vo- 
lontiers un verre de vin. 

Voulez-vojjsdu rouge ou 
du blanc? 

Je prendrai d'at)ord un 
verre de bière. 

Servez- vous comme il 
\x)us plak. 

A votre santé. Mon- 
sieur. 

Bien obligé, Monsieur. 

Que dites -vous de ce 
vin? comment le trou- 
vez-vous ? 

Il n'est pas mauvais, au 
contraire il est excel- 
lent. 

Coûtez à présent un 
verre de cet autre vin. 

Oh ! celui-ci est déli- 
cieux, & il est encore 
plus vieux que l'autre. 

C'est vrai: il y a plus 
de dix ans que je l'ai 
en cave. 

Il faut convenir que le 



sîj si cendre ; questa è la 
môda , € Il cl le irran 
tàcole sarèbhe rerao- 
<:^nii dar delT insaU'ita 
che non fosse condïta 
da cosiài. 

gran cil ta, questa Lon» 

draî 
ma, signôre, cUa non ôeve. 

ôh sif me n éro scordàto*, 

bcverô volenti.cri un 

hicchiêr di vina, 
vuôl ella del rosso 6 del 

biauco ? 
preri'Ierô pruna un h'o 

chiër di b'irra. 
si sérva com* ella rtiôle, 

beverô alla sua saiùte; 

evvii'a, 
errîva^ grdzie, 
cite gliêne pare? c6sa 

dice di questo vino ? 

non è cattïvo ; anzi è ec* 
celle nie» 

assdggi adêsso un hicchiêr 

di quesi altro, 
oh questo sï ch' è una de-" 

Uzia, ed è moUo più 

vêcchio deir altro. 
è vero; son più di diêci 

anni che hô questo in 

cantina, 
non si puù negàre che il 



20 



Dialoo,ues Familiers, 



vin de Poito est une 
bien bonne chose. 

Voilà cju'on va nous ser- 
vir un bel oiseau rôti, 
dont je ne sais pas le 
nom en Italian. 

En Italien on l'appelle, 
gallinâccio, c'est-à- 
dire, dindon, h le Tos- 
cans l'appellent tac- 
china. 

Servez-vous vous-même, 
car je sais que vous 
découpez bien. 

Non, en vérité; je ne suis 
pas trop adroit. 

Permettez-vous que je 
vous serve? 

S'il vous plaît; mais je 
vous prie de servir 
d'abord Madame. 

Vousenverrai-jeun mor- 
ceau de l'estomac? 

Puisque vous avez cette 
complaisance, je vois 
prierai de m'envoyer 
une aile. 

Volontiers : je vous don- 
nerai aussi un peu de 
farce. 

S'il vous plaît; mais en- 
voyez-moi aussi de la 
fiau^je. 

Jacques; une cuiller; ap- 
portez aussi une sa- 
lière: ne voyez-vous 
pi- qut^ nous n avons 
ni sef ni poivre? 
Changez les assiettes^ et 



tin di Porto n )n nia 
un f^ran buôn vino. 

adêàso crcrémo in ta cola 
un hiir ucctllo ar resta 
che non sapréi corne 
chiamarlo in itaUdno. 

in Itàlia lo chîârnano 
£;ailinâ(.cio ù polio 
d'India, e in Toacâna, 
taccliina. 

si serra da se, perché sô 

che élla trïncia a ma- 

rimp;lia, 
«6, davJûéro ; io non ci 

hô trôppo huôna mano. 
mi permette ch'io la 

serra ? 
mi fard grdzia; ma la 

sûppUco di serrir pri' 

7na la signôra. 
vuôl ella che la serra 

d' ?ina porziôn dej petto j^ 
Sfusij poichè vuôl fav^'^ 

rirmi^ la pregJierô di 

tagliârnii un ala. 

con pi acéré : le darô an- 
che 21 n pôco del ri- _^ 
piêno. 

mi far à grdzia ; ma mi 
dïa anche un po d'in- 
tinto. 

Giacomïno, un cucchià" 

Jo ; portàte anche una 

s aller a: non vedéte che 

?ion ahhidmo ne sale 

ne pepe 9 

camiiàtÇ Ç^i-sti piâtti, e 



lyialomes Famliiers. 



^7 



apportez le second 
service. 
Servez ie dessert. 

Voici de belles cerises. 

Elles sont très-jolies; je 
mangerai plutôt de ces 
fraises et. de ces fram- 
boises. 

Prenez aussi des grosoil- 
Irs, et une de ces jo- 
lies pêches. 

La saison des pommes 
est passée. 

C'est un fruit d'hiver^ 

Mais les oranges sont 
bonnes en toute saison, 
tant qu'elles ont con- 
servé leur jus. 

En An2:!eterre les fruits 
nesv.nt pas ai'ssi abon- 
dants qu'en Italie, 

De grâce ne m'en rap- 
pelez pas le souvenir; 
car quand je pense 
aux tïSTues, au raisui, 
et surtout aux melons 
d'eau, l'eau m'en vient 
à la bouche. 

E]i bien, n'en parlons 
plus, allons faire un 
tour dans le jardin. 



portdte il secôndo ser- 
vi zio. 

portdte in. tâvola le 
fràttf, 

êcco (/uidellehêlie cilifo-e^ 

son hëUïssimc; ?nan'^cr6 
piuttàsto quattro di 
quelle frùg-ule e di 
quei lampôni, 

prènda anche del ribes, 
dsW iiva spina, ed una 
di queste belle pêsche. 

di questi têmpl non son 
pi(ï buône le mêle. 

queïlo è un frutto d'inr 
vêrno, 

le arance per altro sofi 
sêmpre buône in ogni 
stagiône, quando son 
sugôse, 

in Inghiltérra h frutta 
non sono cosî abbon' 
danti corne ir^ Jtàlia. 

per cariki, non me ne 
rinfre^chi la memôriai 
chè quando pènso cv 
quei Jichi e a quelV 
ui'Œ^ e soprattutto ai 
cucômeri, mi viéne r 
acquolïna in bôcca. 

via, non vi si pênsi piùy 
andiàmo a far un ^iro 
nel giardino. 



Pour parler Italien. 
Comment va l'Italien ? 



viir. 

Per parlâre Italiano. 

Corne prontta nclla lin- 
gua Italiâna .^ 
D 2 



fS 



Dialogues 



Etes-vous bien savant à 
présent ? 

Pas trop, je ne sais pres- 
que rien. 

On dit pouitaut que 
vous pariez tort bien. 

Plût à Dieu que cela tut 
vrai l 

Ceux qui le disent se 
trompent fort. 

Je vous assure qu*on nie 
l'a dit. 

,Je puis dire quelques 
mots que je sais par 
cœur. 

C'est ce qu'il faut pour 
commencer à parler. 

Ce n'est pas le tout de 
commencer, il faut 
achever. 

Pariez toujours, bien ou 
mal. 

Je crains de faire des 
fautes. 

N'appréhendez pas, la 
langue Italienne n'est 
pas dilFicile. 

Je le sais, et qu'elle a 
beaucoup d'agréraens. 

Il est vrai, mais particu- 
lièrement dans la bou- 
che des femmes. 

Que je serois heureux si 
je la savois l 

Il faut étudier pour l'ap- 
prendre. 

Combien y a-t-il que 
vous apprenez? 

Il n'y a pas encore im 
mois. 



Tainiliers, 

la sa ella héne adéssof 

non trôppoy non sô quaii 

nulla, 
si dice perô cliella parla 

benissinio. 
vol esse Iddio che fosse 

vero ! 
quel che lo dicono s* in» 

gnnnano di m':lto, 
Vassicûro che m'è siato 

detto. 
sô dire alcune parole ch^ 

ho imparàte a mente, 

tanto hasta per comifi" 

cidre a pari are, 
il principiàre non basta, 

bisogna Jinïre, 

parli sêmpre, 6 bêne ô 

maie, 
temo difar errôri. 

non tema mica, la lingita 
îtaiiàna non è difficile, 

lo sô, e sô che ha molta 

leggiadria, 
è vero\ e màssime nella 

bocca délie donne* 

ôh mefclice se la sapéssi f 

bisogna studiâre per im* 

paràrla, 
qnanto tempo é cV ellxt 

Vïmpàra ? 
non ç ancôra un mçse% 



Dialocrttes Familiers» 



99 



Comment s'appelle votre 
jNl ai t re ? 

Il s'appelle M. N. 

Je le cannois, il y a long- 
temps. 

Ilaeuiseigné plusieurs de 
mes amis. 

Ne vous dit-il pas qu'il 
faut parler Italien? 

Oui, Monsieur, il me le 
dit souvent. 

Pourquoi donc ne par- 
lez-vous pas? 

Avec qui voulez-vous 
que je parle? 

Avec ceux qui vous par- 
leront. 

Je voudrois bien parler, 
mais je n'ose. 

Il ne faut pas craindre, 
il faut être hardi.. 



Cl 7ne H cJiiama il sno 

Maestro ? 
si chiaina il si^îwr JN". 
lo conosco (la un pézzo, 

ha inse^nàto a molti ami" 

ci miti, 
non le clice che hisognct 

parlàre italiùno^ 
signàr si, me lo clice 

spésso, 
perché dîmque non parla? 

con chi vuole cKio parli? 

con quei che le parle» 

rùnno, 
vorréi parlare, ma non 

ardisco. 
non hisogna teinérCi hU 

sogna far si ânimo. 



IX. 



Du Temps, 

Quel temps fait-il? 

Il fait beau temps. 

Il fait mauvais temps. 

Fait-il froid? fait- il 
chaud ? 

Il ne fait ni froid, ni 
chaud. 

Pleut-il? 

Je ne crois pas. 

Le vent est changé. 

NouB aurons de la pluie. 

Il ne pleuvra pas au- 
jourd'hui* 



Del Tempo. 

Che tempo fa egli? 
fa hél tempo, 
fa cattïvo tê?npo, 
fa egli fréddo? fa eglg 

caïdo'^ 
non fa nêfreddoy né cal* 

do, 
piôve egli? 
non lo credo, 
il vênto è cambiâto, 
avrémo délia piôggiat 
non pio-0èrâ ôggi^ 



ï)3 



SÔ Dialogues Familiers, ^ 

Il pleut; il pleut à verse; piôv-e, dilàinay plovigfri^ 

il pleut un peu. na. 

Il neige, il tonne, il grèle. névicc:, tuôna, grdndina. 

Il fait des éclairs. haîéna. 

A-t-il o-elé cette nuit? ha egli ge^àto stanôtte?^ 

Non, Monsieur, mais il signôr îw, ma gêia ora, 

gèle à présent. 

Jl fait un grand brouil- fu una gran néhbia, 

lard. 

Vous ne vous trompez non s'ingànna, è vero, 

pas, il est vrai. 

Vous êtes bien enrhumé. eHa è môlto infreddâta. 

Il y a quinze jours que je sono quindici giorni che 

suis enrhumé. sono infreddâto. 

'Ce sont des fruits de la sono effêttl délia stagiàne. 

saison. 

Quelle heure est-il? che or a è egli 9 

11 est de bonne heure, il e dibiwn* ora, non è tar" 

n'est pas tard. di. 

Est-il temps de d^eii- è egli tempo difar cola-' 

ner ? zione 9 

\ Il est bientôt temps de sarà presto tempo di de* 

dîner. sinùre, 

-Que ferons-nous après- che farémo dopa pranzof 

dîner? 

^ous irons nousprome- andrémo a spasso» 

ner. 

J^llons faire un tour à andiâmo adêsso a fare un 

présent. giro. 



\J)es Beautés d'une jeune Délie BeWezze d'una 

Fille. Franciûlla. 

Voilà une belle Demoi- êcco un bêlla Signora ou 

selle. una bêlla giôvane. 

Tille est bien faite. è bênfatta. 

Elle est charmante, elle è vezzàsa, è legpàdra, 
éstjolie. 



l^ialomies FamilleTS. 



31 



Elle a de beaux yeux. 

Je n'ai jamais vu une plus 
belle taille. 

Elle est dégaçjée. 

JElIe a l'air noble. 

Le tour du visasse bien 
fait. 

Des joues potelées et dé- 
licates. 

La bouche petite et ver- 
meille. 

Lé nez bien fait 

Avez-vous pris garde à 
son teint? 

O qu'elle a de belles 
mains î 

Elle a les dents blanches 
comme la neige. 

On peut dire que c'est 
une belle blonde. 

C'est la plus belle brune 
que l'on puisse voir. 

Elle marche agréable- 
ment. 

Elle a la physionomie 
spirituelle. 

Elle a des attrai*-.s char- 
mants. 

Elle est fort estimée pour 
sa beauté. 

Je crois qu'elle a beau- 
coup d'esprit. 

C'e»t un abrégé de toutes 
les perfections. 

Tour demander ce qiCon 
dit de nouveau. 

Que dit-iOn de pouveau ? 



ha hî'gU ôcclij. 

710 n hô 771 ai veddto una 

piiï hèlla vita» 
è disinvôlta. 
ha un aspêtto nôhile. 
le fattezze del viso son 

belle, 
le guance pienôtte e deli» 

câte, 
la bôcca p'icciola e ver» 

fuiglia, 
ilnaso hènfàtto, 
ha ella osservûto la sua 

carnagiône-^ 
ôh che belle mani che ha! 

ha i dêiiti blanchi corne 

la neve, 
si pua dire cJiella è una 

bélla bionda. 
è la piii bêlla bruna che 

si passa vedére, 
cammina di btl garbo. 

ha una jîsonomia spiri- 

tôsu. 
è plêna di belle grdzie, 

è molto stimàta in bel* 

lezza, 
credo che àbbia 7noho 

spïrlto. 
è un cùmpêndio di tktte le 

perfeziôni. 



XI. 



Per domandâr quel chjB 
si dice di nuôvo. 

Che si dice di nuôvo? 



33 



Ne savez -vous rien de 
nouveau ? 

Je n'ai rien entendu dire. 

De quoi parie-t-on? 

On ne parie de rien. 

Avez-vous oui dire que 
nous aurons la guerre? 

Je n'en ai pas eulendu 
parler. 

On parle pourtant d'un 
siège. 

On le disoit, mais ce n'est 
pas vrai. 

Au contraire, on parle de 
paix. 

Croyez -vous que nous 
aurons la paix ? 

Je crois que oui. 

Que dit-on à la Cour? 

On parle d'un voyage. 

Quand-croit-on que le 
Koi partira? 

On ne le sai-t pas. On ne 
le dit pas. 

Où dit-on qu'il ira? 

Les uns disent en Flan- 
dres, les autres en 
Allemagne. 

Et la gazette, que dit- 
elle ? 

Je ne l'ai pas lue. 

Ce qu'on dit de Mon- 
sieur N. est-il vrai? 

Qu'en dit-on ? 

On dit qu'il est blessé à 

mort. 
J'en serois fâché, car 
c'est un honnête hom- 



Dialoçfues Familiers, 

sa elîa nicnte di mwvo? 



non hô sentîto niênte, 
di che si parla egli 9 
non si parla di niiUa, 
ha elia intcso dire che 

avrémo la guêrra? 
7ion ne ho intcso parler e, 

si parla pcrô d'un assê* 

dio, 
si dicéva, ma non è vero» 

al contrario si parla di 

pace. 
cred' ella cK avrémQ (0 

pace? 
credo di sî, 
fhe si dice a CorteP 
si parla, d'nn viàp;gzo, 
quayido si crede che par^ 

tira il Ile? 
non si sa, Noii si diçe,. 

dove si dice che andrd9 
chi dice in Fiandra, chi 
in Germdnia. 

e la gazzetta che dice ? 

non rhô lêtta, 

sarêbbe mai vero quel chù 

si dice del Sign, N, ^ 
che sene dice .^ 
si dice che sia ferito a 

morte, 
mi dispiaceréhbe, perché è 

un galantuômo^ OU ?(./» 

%iômo di garbo. 



DiaIoi{ues Familiers^ 



3^ 



Qui l'a blessé ? 

Deux fripons qui Tout 

attaque. 
Sait-on pourquoi ? 
Le bruit court que c'est 

pour avoir doûué un 

soufflet à un d'eux. 
Je ne ie crois pas. Ni 

moi non plus. 
Quoi qu'il en soit, on le 

S'iura bientôt. 



chi rhafcrïto ? 

due furfantl che Vhanno 

assalïto. 
si sa C'^li perche? 
corre coce che sîa per 

avér data uno schiu^o 

ad un di essL 
non h credo. Neppùr 

iu, ou fiemmén io, 
comunque sia, si saprd. 

préatU' 



Xll, 



Pour écrire. 

Donnez-moi une feuille 
de papitr, une plume 
et de l'encre. 

Entres dans mon cabi- 
net, vouri trouverez sur 
la table ce qu'il vous 
faudra. 

Il n'y a point de pîume?. 

En voilà taut dans l'ècri- 
toire. 

Elles ne sont pas taillées. 

Où est votre canif? 

Savez- vous tailler les 
plumes ? 

Je les taille à ma ma- 
nière. 

Pendant que j'achèverai 
cette lettre, faites-moi 
la grâce de faire un 
paquet de ces autres. 

Quel caciiet voulez-vous 
que j'y mette ? 

Cachetez - les avec mon 
çhiifre, ou avec mes 



Per iscrivere. 

Mi d'ia unfôglio di car» 

tGf una péiina, ed il 

ca/amàjo. 
entri nel ralo gahinétto, 

troverà su la târola 

qiianto far à di hiso- 

gno. 
non vi son penne, 
éçcone là tante nel cala* 

mâjo, 
non vùgiiono niênte. 
duo' è il suo temperino? 
sa ella temperâr h 

penne? 
le têmpero a modo mio» 

m entre fini rù questa Ut" 
tera, mifâccia la^g)â^ 
zia di far un piégo di 
queste altre. 

che sig'dlo vuôl ella che 
ci ni et ta 9 

le sigilli con la mia et* 
fera. 



34 Dialogues 

Quelle cire y mettrai-je? 

^lettez-en de la robi^e 
ou de la noire, ilii'ian- 
])orte. 

Avt;z-Tous mis la date? 

Je crois que oui, ihais je 
n'ai pa- sii^é. 

Quel quantième du mois 
avons-nous? 

C'est aujourd'hui le huit, 
le dix, &c. 

Mettez-y Tadresse. 

Où est la poudre? 

li n'y a jamais ui poudre 
î?î sable. 

Il y en a dans le pou- 
drier. 

Voilà votre valet, vouW- 
vousqu'iJ porte les let- 
tres à la poste ? 

Portez n;ies lettres à la 
poste, n'oubliez pas 
de payer le port. 



Famiïîen^ 

che cera ci metterô? 

ci mtita délia rossa, ê 

délia nera, non iln^ 

porta, 
ha ella messo la de- a ? 
firedf) di si, ma non ko 

sottoscritto. 
quanti ne abhidmo del 

w.cse? 
ne abhidmo ôtto, diéei, 

àc. 
fùt'eci la soprascritta, 
dov è la pôle ère :^ 
non vi è mai pôlc^re qui^ 

ve n'è nel poherino. 

écco il S!w serve, vuôl ella 
che parti le lêttere allç^ 
posta ? 

portàte le mie lêttere alla 
posta, e lion vi scordàte 
di pagdre il porto. 



XIII. 



Pour acheter. 

Que souhaitez - vous, 
iVIousieur? que cher- 
chez-vous? 

Je voudrois un bon- drap 
pour faire un habit. 

Entrez, Monsieur, vous 
verrez ici les plus 
beaux draps de Paris. . 

Montrez-moi le meilleur 
(pte vous ayez. 

En voilà un très-beau et 
comme on le porte à 
p récent. 



Per compràre. 

Che desideroy Signôre ? 
che cerca ? 

vorréi tpi hiiàn pànno da 

far un vestito, 
entri, Signôre, redrà qui 

i pià bêi panm di Pa- 

Tigi. 

mostrdtemr il migliôre 
cil arête. 

êccone uno hellissimo, se- 
condo la Diôda pré- 
sente» 



Diaiojxucs Familiers. 



35 



Il est bî>n, mais la cou- 
leur ne me pluit pas. 

En voilà une autre pièce 
plus claire. 

J'aime bien cette cou- 
leur, mais le drap n'est 
pas assez fort, il est 
trop mince. 

Voyez cette pièce-ci, 
Monsieur, vous n'en 
trouverez pas de si 
belles ailleurs; le drap 
e^t très-bon. 

Combien me le vendrez- 
voite l'aune? 

Sans vous surfaire d'un 
sou, il vaut vingt 
francs. 

C'est trop f ber, je vous 
en donnerai trois écus. 

Il n'y a pas un sou à ra- 
battre. 

Vous m'avez demandé 
le dernier mot, je vous 
l'ai dit. 

Allons, allons, coupez-en 
deux aunes. 

Je vous jure foi dMion- 
nête homme, que je 
ne gagne pas un ècu 
avec vous. 

Voilà quattre pistoies, 
rendez-moi le leste. 



è huô/io, ma il colôr non 

mi place, 
êccone un altra pézza pià 

chiara, 
il colore mi piace, ma il 

panne non è forte ah- 

hastanza^ è tràppo soi- 

tïle, 
ossérci qiiesta pézza, no7i 

ne trouera del si bêlio 

altrôve; «7 panno è 

huonissimo, 

quanta me lo venderéte la 

conna ou il hràccio? ■ 
senza dirle un aôldo di 

trôppo, vaie ventifrûu^ 

chi, 
è trôppo caro, ve ne darô 

tre scudi. 
non v' è da lerdre un 

solda, 
ella in ha domaîidâto V 

ûltimo prczzoy gliel* hô 

dcitOs 
via, via, tçigliâtem due 

brdcfda, 
le giuro da galantuômo 

cite non guadagno uno 

scudo con léi, 

êcco quattro dôppie, dû^ 
terni il resta. 



Pour jouer. 

Jouons une partie 
piqutU 



XIV. 



Per giuocâre. 



de Giuochiàmo una partîtii 
a picchéttij. 



3ct 



Dialogues Famille) s. 



Combien \'oulez - vous 

jouer ? 
Jouons trente sous pour 

passer ie temps. 
Donnez-nous des cartes. 
Voyons qui fera. 

C'est à vous à faire, 

c'est à moi. 
Mêlez les cartes, toutes 
les figures sont ensem- 
ble, 
l'^.lles sont assez Tnèlées, 
Coupez, Monsieur. 
Combien en prenez- 
vous ? 
,1e prends tout: j'en 

laisse une. 
J'ai un mauvais jeu. 
A refaire. 
Xon pas cette fois. 
Avez-vous écarté ? 
Non, Monsieur, mon jea 

m'embarrasse. 
Comptez votre point. 
Cinquante, soixante. 
Ils ne valent pas ; ils 

sont bons. 
Quinte major, quinte au 
Roi, quinte basse, 
quatrième à la Dame, 
tierce au Valet. 
J'en ai autant. 
Quatorze de Rois, trois 

as^ trois Dames. 
Jouez. 
Cœurs, piques, trèfles. 

carreaux. 
L'As, le Roi, la Dame, 



quanto vu 61 ella die 

giuochiàmo? 
friuochiùmo trènta sàlÛi 

per passatcinpo, 
dùteci délie carte, 
vediàmo a chi toc cher à a 

fare. 
tocc a lél, tocc a nte, 

mcscoli le carte, tktte le 
Jigûre sono insiême. 

son mescolàte ahbastanza, 

alzi, 

(liiante ne piglia? 

le piglio tutte : ne lascif 

una, 
hô un cattivo giuôco. 
a mojite. 

signor nô per questa vôllcu 
ha ella scartato? 
nô signor e^ il mio giuôco 

?n^ imbroglio, 
conti ella il suo punto. 
cinquânta, sessànta. 
non mgliono ; son huôni, 

quinta maggiôre, qiànta 
di Re, quinta minore, 
quarta di Donna, ter» 
za di Fante, 

eguâle. 

quaitùrdici di Re, tre^ 
assi, tre donne, 

giuôchi. 

ciiôriy picche, fiori, qua- 
dri, . 

VAsso, il Re, la Dwina, 



Dia îogucs Fa m 'lie rs. 



S7 



fleValet,ledix, le neuf, 

le huit, le sept. 
l'ai perdu; vous avez 

fait pic et repic. Vous 

avez gagné. 
Vous me devez trente 

S0U3. 

N'eus sommes quittes. 



il Faute ^ il diêci, il 

nôve, Vôtto, il sétte. 
kôperdùto; ella ha fùtti/ 

un picco e repicco» 

Ella ha vintu, 
mi déve trênta sôldi, 

siàmo pace. 



XT. 



Pour voyager. 

Combien de lieues y a-t- 

il d'ici à X ? 
ïl y a six lieues. 
Nous ne pourrons pas y 

arriver aujourd'hui, il 

est trop tard. 
Il n'est pas plus de midi, 

vous y arriverez encore 

de bonne heure. 
Le chemin est-il beau ? 
Pas trop, il y a des bois 

et des rivières à passer. 
y a-t-il du danger sur le 

chemin? 
On n'en parle pas, c'est 

im grand chemin où 

Y on trouve du monde 

à tous momeuts. 
tie dit-on pas qu'il y a 

des voleurs dans les 

bois ? 
Il n'y a rien à craindre, 

ni de jour ni de nuit. 
Quel chemin faut-il 

prendre? 
Quand vous serez près 

de la moutagne, vous 



Per viaggiàre. 

Quant e leghe ci sono di 

qui a ]S.? 
ci sono sêi le^^he, 
non vi potrémo arrivâre 

ôgg'i, è trùppo tardL 

710 n è piii di mczzodly vt 

arriverdnno a huorC 

or a, 
è bel la strada 9 
non trôppo, vi son buschi 

ejiumi da passàre. 
V è perïculo per quella 

strada ? 
non se ne parla, è una, 

strada maestra, ' dovft 

si iràva génte ad ogni 

momento» 
si die egli che vi sîa^ut 

lad ri nei bôschi:^ , 

non v'è nul la da terne re^ 
né di giorno f ne di natte» 

che strada bisogna pi-é 
gliàre 9 

quando lor signôri sa- 
rânno viCmi alla mon^ 



ss 



ï)iaIo:rues Familière» 



. prendrez à main 
droite. 

Il ne faudra donc pas 
monter ia montagne ? 

Non, Monsieur, il n'y a 
qu'une petite colluie. 

Le chemin est-il diiVicile 
dans le bois? 

Vous ne pouvez vous 
écarter. 

Quand vous serez hors 
du boit^, souvenez-vous 
de prendre à main 
gauche. 

Je vous remercie. Mon- 
sieur, et je vous suis 
fort obligé. 

Qu' attendons-nous? par- 
tons, allons, allons, ii- 
nisbons. 

Adieu, Messieurs, adieu. 

Je vous souhaite un heu- 
reux voyage. 



tag.'ia, scegîierànuo !a 

via a ma a dritia, 
non bisoonerà dunquè 

salir la moniagna'^ 
signor nô, non vt che ufl 

picciol cùlle, 
€ difficile la strada nel 

hôsco ? 
non la pôs$o?io smarrirê* 

quando sarànno fiiàri del 
hôsco, si ricôrdino di 
scégliere la via a m ait 
manca, 

signôre, le son moîtè 
tenûto, 

che aspettiàmo? partial 
7no, andidm^, Jinid» 
mola, 
addio, signôrij addio, 
uuguro loro un J'êlUji 
viàggio. 



XVI. 



Pour monter à cheval. 

Voilà un cheval qui m*a 
la mine d'être mau- 
vais. 

Donnez-moi un autre 
cheval, je ne veux 
point de celui-ci. 

Il ne sauroit marcher. 

11 est poussif, et fourbu. 

N'avez-vous point de 
honte de me donner 
une rosse coiume cel- 
k-ià? 



Per montâr a cavâllo. 

Ecco un cavàllo che ?nh0 
cera d* ésser caitivo, 

dàtemi un altro cavàllo^ 
non vôglio questo, 

non puô camminàre, 
€ holso, è rapprésn, 
non avéte vergogna ai 
darmi uiia ùrciijia 



ÏI est déferré, il est en- 
ci oiié. 
Il faut le mener chez le 

Maréchale 
Il boite, il est estropié, 

il est avciigle. 
Cette selle me blessera. 
Les étriers sont trop 

longs, trop courts. 
.Alon;j-ez les érriers, ac- 

courcisscz les étrier:^. 
Lessaiigles sor.t po jrries. 
Quelle méchante bride ! 
.Donnez-moi mon fouet. 
Attachez la vali^re, mon 

manteau. 
Vos pistolets sont- ils 

charsfés? 
J'ai oublié d'acheter de 

la poudre et des balles. 
Piquons,allons plus vite. 

Je n'ai jamais vu une 

plus méchaute bête. 
Elle De veut ni avaiicer 

ni reculer. 
Lâchez-lui la bride. 
Piquez fortement, faites- 

ie marcher. 
J'ai beau piquer, je ne 

saurois en venir à bout. 

Descendez, je le ferai 

bien aller, moi. 
Prenez garde qu'il ne 

vous donne un coup de 

pied. 
IL rue donc, à ce que je 

VOrS« 



Dialogues FÊmincr^» SQ 

è sfcrràto, t inchîoddto^ 



h'i^o^na ïnenarlo dal Mu* 

uiscalco, 
zcppicGy € stroppiatOy h. 

cièco, 
qucsta sèîla mi fard male^ 
le stqffe sono trôppo 

lw7ghe, trôppo corte. 
aUnn^âtc le ntaffe, tirâtc 

su le st ijf'e, 
lecînghie sono marce, 
chc cutiïca brigUaJ 
dû terni la frusta, 
legàte la valïgia, il mi^ 

pastràno. 
son càriche le pisfùîe .2 

7ni sono scordâto di com-^ 

prdr iapôlvere e le pâlie, 
spronidmoi andidmo piU 

presto, 
non hô mai vedàto pi à 

cattha béstiao 
non VLiôl anddre né in'* 

nami, né indiètro. 
aUentùtegli la hrïglia. 
sprondte jùrte, Jdielo an* 

4dre. 
p^sso sprondr (juanto vô» 

glioj non ne pôsso re* 

mre a capo. 
scendète ou smo?itate, chè 

lofarô bèa andur io. 
baddte che non vi tiri un 

cdlcio» 

tira calci dunquc^ a corne 
vedo. 



E "2 



40 Dialogues Familiers. 

Voyez si j'ai su le douic vedéte se rhô sapulo <?(j* 
pter, mûre. , 



XVII. 



"Pour visiter un Malade, 

Comment avez- vous pas^ 
se la nuit? 

Fort mal, je n'ai point 
dormi, je n'ai point 
fermé les yeux. 

J'ai eu la fièvre pendant 
toute la nuit. 
^11 faut vous faire sai- 
gner. 

On m'a saigné deux foi a. 

Où demeure votre Apo- 
thicaire? 

Allez (lira au Chirurgien 
qu'il viemie me pan- 
ser. 

Je ne sais pourquoi le 
Médecin ne vient pas. 

J'appréhende un trans- 
port au cerveau. 

Buvez de la tisane. 

Ne prenez que des bouil- 
lons. 

Le médecin m'a ordonné 
du petit lait. 

O que je suis dégoûté! 

Quejesuis ennuyé d'être 
au lit 1 



Per visitâre un malAto» 

Co7ne ha ella possdto 

la nôtte? 
maie assài, non hô dor^ 

mitOy non hô chiusf> 

ôcehio, 
hô arùto la fêhbve tutta la 

nôtte, 
lisognafarsi cavdr san* 

gue, 
nit staio cavâto sanguc 

due culte, 
dore sta di casa il suo 

Speziâlef 
andâte a dire al ChJrur^o 

che tén^a a medicar^ 

mi, 
non s6 perché il Médicêt 

7ion vê/iga. 
temo di dure in delirio, 

leva del decôtto, 

non pigli altro che hrôdh 

il inêdico rnha ordinato H 

siéra. 
6h quanta sono svogliàtol 
quanta mi rincresce Zd 

stare in lêttol 



XVIII. 

Entre deux Demoiselles, Tra due Damigélle. 
Oii allez-vous mainte- Dove va ellq présenté^ 



nant ? 



mente ^ 



Dialogues Familiers. 

Je rais m'iiabiller: j'ai 
deux ou trois visites à 
faire. Voulez-vous ve- 



41 

vado a vestirmi: hô due 
ô tre visite da fare, 
Vuôl venir meco? 



nir avec moi? 

îe ne le puis pas à pré- 
sent, car j'attends mon 
maître de Géographie, 

Et à quelle heure vient 
votre maître ? 

Entre onze heures et 
midi. 

Eh bien, nous pouvons, 
en attendant, aller faire 
un tour. 

^on, excusez -moi, je 
n'ai pas encore regardé 
ma lec^on. 

Oh en êtes-vous de la 
Géographie? 

J*ea suis à présent à 
l'Asie. Ne croyez- 
T0U3 pas que c'est une 
étude qui amuse beau-* 
coup? 

Kon seulement elle est 
amusante, mais elle 
est on ne peut pas plus 
instructive. 

La Géographie, telle que 
nous la connoissons à 
présent, est bien dif- 
férente de celle qui 
étoit connue des An- 
ciens. 

Sans doute : leur con- 
noissauce ne s'éten- 
doit pas dans cette 
ficience plus loin que 
les bornes de l'empire 



per ora non pôsso, per^ 
chè aspétto il mio 
maestro dï Geografia, 

e a che ora viêne il suê 
maestro? 

ira le ûndlci e le dôdiçi, 

ebbêne, noi possiàmo in» 

tanto anddre a far un, 

giro, 
nô, scusiy non hô guar^ 

dàto ancôra alla mia 

leziàne. 
a che parte délia Geo» 

grajia sièie ora ? 
sono adésso aW Asia, 

No?i le pare che questo 

studio dicêrta moltis* 

sinio ? 

non solo divêrte, ma z« 
struisce injinitamente^ 



la Geografîa^ seconda 
che la conosciàmo a-* 
dêssOy è bên divêrsa dd 
quella che conoscéva» 
no gli Antichi» 

senza dûbhio : la lor 
conoscénza in cià non 
andâva pi à in là dei 
lïmitideir impêro r^ 
ménçh 



45 



Dialogues Fa m îîiers. 



Que pensoieiit-ils doue 
du reste de l'Univers ? 

Us ie croyoient inhabi- 
table à cause de la 
chaleur excessive ou 
du froid rigoureux que 
Ton de voit y ressentir. 

Jusqu'où s'éttudoieiit les 
bornes de l'empire Ro- 
main ? 

lï comprenait toute TEu- 
rope, excepté les Pays 
du nord, la partie oc- 
cidentale de l'Asie, et 
3a partie du nord de 
TA trique qui est si- 
tuée ie long de la mer 
Méditerranée, 

Je suis étonnée que Ton 
ne donne pas à la jeu- 
nesse des idées plus 
étendues sur la Géo- 
graphie ancienne. 

Vous avez raison : d'au- 
tant plus que cela ser- 
vi roit à donner une 
connoissance plus ex- 
acte de rhistoire an- 
cienne, et l'on seroit 
en état d'entendre 
mieux les auteurs qui 
ont écrit sur cette ma- 
tière. 

J'entends frapper à la 
porte ; c'est peut-être 
votre maître : il faut 
que je vous quitte, 
adieu. 

Au revoir. 



côsa pensa van dijinque del 
resta del mondo .? 

îo credévano inabitàhile a 
cav^iône 6 dd calàre 
êccessîvo, ô del rigida 
freddo che vi si doré a 
senti re, 

fin dure si sicndévano z 
Umiti dell* hnpério 
romàno? 

99S0 comprendéva tut ta 
r Eurôpcif ad ecceziône 
dei Paêsi settentrio- 
nàlîy délia parte oeci" 
dentale helU Asia^ tf 
delta parte settentrlo-* 
nâle deir Africa, ch* 
é situât a lungo il mar 
Mediterràneo. 

mi maravîglio che o^ç/t/J 
n' n dïano alla gio- 
ventii un^ idéa più di- 
stésa sulla geografïa 
unt'ica, 

ha ragione: tanto più 
che ciô servirêbbe a 
dar dei lumi più esatti 
su/r istôria antica, & 
si potrèbhero intènder 
mêglio quegli auto ri 
che ne haano scritto^ 



sênto picchiàre air ûscîa 
di strada: forse sar^ 
il suo maestro: le le» 
verà r incàmodo^ a ci» 
vedérla. 



Dialogues Familiers^ 



a 



XIX. 



Entre Madame Julie et 
Ma dem oU elle A nge* 
Una. 

Jul. Eli bien, mademoi- 
selle, avez-voLis pris 
votre leçon de géogra- 
phie ? 

Ang. Oui, madame, mon 
maître vient de piirtir. 

êuL II me semble qu'il 
n'est pas resté long- 
temps avec vous. 

An^. Il est resté avec 
moi plus d'une heure. 
Voyez, il est midi 
passé. 

JuL C'est vrai; je ne 
croyois pas qu'il fût 
si tard. A présent nous 
pouvons doue aller 
nous promener ensem- 
ble. 

Ang. Non, vraiment ; 
j'ai plusieurs lettres à 
écrire ; et si je ne les 
écris pas à présent, 
je n'en aurai plus le 
temps. 

JuL Mais si elles ne sont 
pas de conséquence, 
vous pourrez les écrire 
une autre fois. 

Ang, Obi je n'en ferai 
rien. Il ne faut pas 
«acrifier l'utile à i'a- 



Tra la Signora Giûlia e 
la Signorina Ange- 
lîna. 

Ebhênc, signorina^ ha 
preso IcLiône di Gto* 
grafia? 

SI signera, il mio maestro 
è partito in questo mo" 
menti). 

non mi par cke sia re- 
sta to con lei gra?i 
tempo, 

è restatu meco pià d' un* 
or a, Veda, è mêzzù 
giorno sonâto» 

è vero; non credévo cke 
fosse cosï tardi. A dès* 
sa dunque potrà venir 
a spasso meco. 



n6 datvéro ; hô da scri- 
vere parécchie léttére ; 
e se non le scrivo ora^ 
non avrô pià tempo. 



ma se non sono di grau 
conseguênza potrà sari» 
verle un' altra vôita, 

ôk questo pài non lo far^ 
mai„ Non bisogna sa» 
grijîcdr l* ûtik ai pium 



â4 



Dialogues Familiers, 



JtiL A quelle heure 
comptez - vous donc 
sortir? 

Âm^, En vérité je ne 
crois pas pouvoir sor- 
tir avant dîner; car 
j'attends mou maître à 
danser. 

Sul. Quoi ? apprenez- 
vous encore à danser ? 
Je croyois que vous 
aviez cessé. 

^ng. Non, madame, c*est 
un exercice que j'aime 
tant que je garde tou- 
jours un maître, par- 
ceque je n ai personne 
avec qui danser. 

3ul. Nous n'irons donc 
pas faire visite à ma- 
dame E. avant qu* 
elle quitte la ville? 

Anç;, Je n'ai pas l'hon- 
neur de la connoitre. 

JuL N'importe, je vous 
introduirai. 

An^r. Oii demeure cette 
dame? 

JuL Elle demeure ici 
près, dans la rue voi- 
sitie, nombre douze. 

^ng. Irons-nous à pied^ 
ou en voiture ? 

JuL A pied, cela nous 
servira de promenade ; 
d'ailleurs il fait si 
teau. 

Ang. Eh bien, je vais 
^iler m'IiabiUei' ud pejj 



e a che ora dunque conta 
aîidàr fuôri? 

veramente non credo di 
potér andare a s})asso 
prima ai pranzo, per^ 
chè aspêtto anche il 
maestro di bdllo, 

corne 7^ impàra ancôra a 
hallâre'nf Credéro chc 
avesse gid dismesso» 

7iô, signôra ; è un eserci-* 
zio che mi place ta?ito^ 
che tcngo scmpre un 
maestro per non avéji 
al tri con chi ballàre, 

dunque non voglichno art^ 

dure a far visita alla' 

Signora E» prima ch^ 

paria di città? 
io non hô V onàr di con^ 

scerla, 
non importa^ la prescrit 

terô io. 
€ dore sta di casa quest<^ 

Signôra ? 
ûhita qui vicinoy nella 

prùssima strada, al nû" 

mero dôdici. 
vi andrémo a piedi à Î9 

carrôzza 9 
a pitdiy tanto più che ci 

servira- di spasseggia» 

ta, pôichè fa si bel 

tempo, 
ehbêne, andrô a testîrmi 

un pu' mêglio, çhè n^ 



D/a îo ^u es Fa m ilîerf. 



45 



mieux; car j aurois 
honte de me présenter 
ainsi. 

■Ju/, Non, non, vous 
êtes trèb-bieni ce n'est 
pas une visite de cé- 
rémonie. 

Ang. Je croyois le con- 
traire. Allons donc. 



vero;ognerci âl présent 
tarmi a auesto modo, 

anzi sta hemssimo, pet" 
chè dore andiâmo iiou 
è casa dî aoggeziùru^. 

io credevo che fosse una 
lisita di cerimônUf^ 
andiûnio dunqus* 



X3* 



■Tour présenter une Be^ Per presentâre uua Si!» 



moiselle à une antre 
dame» 

JuL Nous voici arri- 
vées: c'ebt ici qiie 
demeure Madame N» 



guorma» 

Slamo arrivâte: écco qui 
dove dbita la Signora 



Ang, Frappons, pour sa- picchiàmo per ê£nûre SQ. 

voirsielieestclieielle. è in casa, 

JuL La voiià qui v* »or- êccola qui che sia peT> 

tir. MadëQie, j'ai 1* andàr fnôri. Madàma^ 



honneur de vous sa- 
luer, et de vous pré- 
senter Mademoiselle 
A. qui désire beau- 
coup faire votre con- 
noissânce. 

Mad. Em. Je vous re- 
mercie intiniment; je 
•suis charmée de vous 
voir, et je comptois 
même passer aujourd' 
huichez vous pour me 
procurer cette satis- 
faction. 

JuL Je suis biea aië« d« hâ piaeére iunqMt di a« 



hô C onôre di rinerirla^ 

e net mtdésimo têmpck 

di preseutarie Madami^ 

gélla A. che desidera 

moUïssimoV anore délia 

sua couoscênza, 

grâzie infinité ; hô grarè 

placer e di vederia, e 

facéva conta anzi di 

passàr ôggi da léi per 

procurarmi auch* io 

-un tal onôre* 



40 



Dialogues ramiUcr% 



vous en avoir épargné 
la peire. 

3i. E. Très-obligée. Je 
*uis enchantée cie faire 
la connoissance de 
cette aimable demoi- 
selle dont j'ai entendu 
parler si avautag^use- 
lîient. 

Anpr. ]Madame, tous n- 
vez bien de la bonté. 
Je suis fâchée de mé- 
rite) si peu l'honneur 
que vous me faites, 

M. E, Point du tout, 
Li'iionneur est tout en- 
tier pour moi. Cam-» 
ment se portent ma-» 
dame votre mère et 
iiiesdemoiflelies vo« 
sœurs? 

Ang. Elles «e portent 
fort bieiî, €t noue es- 
pérouB Cji»c vous êtes 
en bonne santé «insi 
que toute votre famille. 

Ai. Jb'. Bien obligée. 
Avez-vous été à l'o-» 
y>éra cette année ? 

Af}^. Oui, n.adame, une 
seule fois: mais au par- 
terre avec mon l'rère: 
nous n'avons pas de 
loge cette année, car 
elles ètuient toutes 
louées, avant notre re- 
our d la campagne. 

il/. E. Que pensez- 
vous de la Collini.^ 



vériene rispaYJfiiato 9 
incômodo. 
Yaolto obhf/gàta ; »on 
cotitentïssima di coud* 
scere vna si amckbile 
d ami ^é lia, di cui hô 
sentïto già dir tanig 
héue. 

Signerai ella è piêna di 
gentilezza. Mi dispiacc 
di non avér mérito ba* 
s la rite per ésscr degn0 
di tanto o/iôre, 

anzif ronôre è mio, Co^: 
me sta la mamma^ § iç 
sorcllef 



tùtte lêae ptr 'Hhlidhïa^ 
e speridïno altrettd/Uo 
di léi e di tutîa la sua 
famïglia. 

ohbligàta. E stata an^ 
côra alV ôpera quest* 
ûnno? 

si, signàra, una vol ta 
soia, ma in plutêa col 
mio fratlllo: non ab^ 
biàmo nessùn palchétto- 
fjuest* à» no; cran già 
tàtt! ajfittâti prima 
che iornassimo di caiii' 
pagna. 

c corne lepiace la-ColUni?' 



Dtalooues Familier f» 



47 



yfw^. Je l'aime beau- 
coup ; mais, ne sa- 
chant pas l'Italien, je 
lie saurois comprendre 
ce qu'elle dit. 
M. E. Avez-vous enten- 
du la Catalan!? 
A?^g, Non, madame, 
car, quand j'y allai, 
elle ne chanta pas. 
M. E. 11 faut que vous 
l'entendiez, car elle a 
une voix très- singu- 
lière et un talent in- 
comparable pour la 
jnusique. 
^«^. C'est ce que Ton 
dit: on ajoute qu'elle 
met dans son jeu une 
grâce toute particu- 
lière. 
M' E. Eh bien, si vous 
voulez venir avec moi 
ce soir, je vous pro- 
curerai le plaisir de 
l'entendre, 
An^, J'accepte très-vo- 
lontiers, et je vous en 
remercie infiniment. 
-jï7. E. J'irai donc vous 
prendre en voiture 
Ters les six heures et 
demie. 
jAng, Vous me ferez plai- 
sir; mais j'espère que 
vous accepterez une 
tasse de thé, avant de 
partir pour l'opéra. 



molt'tssimo; w?if non in* 
têndo quel che diccg 
perché non so la lirigucu 



ha ella se?itito anr.ôra /# 

Catalàni ? 
non signera, perché quel* 

la stra non cantô, 

hisôgna andùr a sentirla^ 
perche ha una noce sin-^ 
golarissima^ e nn tcM 
lé II to imp areggiâhilt 
per la mâaica, 

cosï mi dîcono ; e di pià 
una grdzia particolâr9 
nel gestire. 



ehhtne, s* ella vuôl venir 
Tneco staséra, avrô iô 
il placer e di fàrglield 
sentir e, 

accctto volentiêri le sttè 
gràzie, e le ne restera 
injiaitamente tenûta. 

dunque passera da léi 
ôggi in carrôzza a 
prênderla verso le sêi 
e mêzto, 

mi fard gràzia ; ma 
spéro non rie usera di 
prêndere una tazza di 
Té prima di anddr alF 
ôpera* 



43f 



Dîaîop^ues Familiers, 



M. E. Avec plaisir. Au 
revoir. En attendant 
ayez ia bonté de sa- 
luer de ma part toute 
votre famille. 

ying. Je n'y manquerai 
pas. 



Vaccetterô con placére, 
A rivederla dunquç a 
ôs^a^i. Jiitanto mi fa^ 
vorisca riverïr tutti di 
casa da parte mia, 

non manchcrô di presen-* 
tare i suùi favvri. 



XXI. 



Entre Mademoiselle Julie 
c( Mademoiselle An» 
gelina, 

Jin^. Bon jour, Made- 
moiselle. 

^uL Oh î soyez la bien- 
venue, ma chère amie, 
comment vous portez- 
vous aujourd'hui ? j'ai 
îippris que vous aviez 
eu un grand mal de 
tête. 

Jins^. Oui, et je m'en 
ressens encore un peu; 
j*ai passé une très- 
mauvaise nuit. 

Jiil, Eh! pourquoi? qui 
a pu troubler ainsi 
votre sommeil ? 

Ans[. Je vais vous le 
dire: ma mère m'a- 
Toit promis de me me- 
ner à un bal jeudi pro- 
chain; et hier au soir 
elle me dit qu'il lalloit 
me préparer à partir 
demain pour la cam- 
pagne» 



Tra la Signorina Giûlià 
et la Signorina Arge- 
lina. 

Serra sua, Signorina 
Giùlia, 

ôhf bén venu ta la mia 
cara arnica. Corne si 
sente éggi? hô intéso 
che ha avûto un gran- 
mal di testa. 



si, è vero, me n è rimasio. 

ancôra un tantïno ; e. 

hô passa to una nôtte.. 

molto inquiéta, 
per che jnot'ito ? che côsa 

/' ha disturhùta? 

or a le dira : mia madrA 
iu'avéa promésso di 
menarmi a un hallo 
giovedi prôssimo, e pôi 
jéri sera mi disse che 
hisogn à va prepararsi 
per andâr in campa^n^ 
domàui» 



Dialogues 

SnL En vérité voilà un 
tour bien cruel: mais 
que faire? il faut pren- 
dre patience. J'es- 
père qu'il ne m'en ar- 
rivera pas autant. 
4ig, Pourquoi? avez- 
vous reçu quelque in- 
vitation ? 

3uJ. Oui: je dois aller 
au bal de Madame S. 
mais je crains bien 
qu'il ne soit^jiussi en- 
nuyeux que celui où 
j'allai la semaine der- 
nière. 

Ang, Comment donc ? 
y avoit - il peu de 
monde ? 

Jul. Oh; ce n'est pas 
cela; mais, à Texcep- 
tion de trois ou quatre 
messieurs plus âgés 
que mon grand père, 
il n'y avoit que des 
femmes. 

Aug, Et à quoi attri- 
buez-vous cette disette 
de jeunes-gens. 

Jul. C'est que les jeunes- 
gens sont tous em- 
ployés à la défense de 
la patrie: renfermés 
dans leurs différents 
cantonnements, ils ne 
peuvent venir à nos 
assemblées. 



Familiers, 



49 



in veritù, mi pare un po 
cru de le; ma che si ha 
da fare? ci vuàl pa- 
zicnza, Spcro che a 
me non succédera la 
medésima eus a. 

perche? ha ella forse ri- 
cevùto qualche invito 
di ballo ? 

SI ; dalla Signera ,5'. ma 

non vorrci che ritiscisse 

freddo, qnanto V altro 

dove andài la settimàna 

scorsa. 



e perche? v' êra pôca 
^ênte forse? 

ami ve n êra moîtissima^ 
ma éran tutte dônne^ 
cccêtto tre ô guattro si^ 
gnôri piùvêcchj delmià 
nànno. 



e a che casa attribuiscâ 
ella questa mancanza 
di gioventù ? 

perche i giovanôtti son 
quasi tutti inipiegati 
alla difcsa délia pâ^ 
tria: son acquartierâti 
in difftrênti luôghi, e 
non pôssono intercçnirç 
ai hàllim 



S»?-,'-*^ 



^0, 



Dialop:ues Tamilien* 



An;;. Vor.s î.vez en, j' 
imagine, un brillant 
souper. 

Juh Oli oui, très-bril- 
lant. Il y avoit des 
glaces de plusieurs es- 
pèces; des fruits de 
toutes les saisons ; 
mais je n'ai rien pris, 
car, lorsque je danse, 
je n'ai jamais d'ap- 
pétit. 

Ang. Y avez-vous ren- 
contré plusieurs dames 
de votre connoissance? 

JuL Très-peu: elles sont 
à présent presque tou- 
tes à la campagne. 

Aug. Voulez-vous venir 
passer quelques jours 
a la campagne avec 
nous ? 

JuL Très -volontiers ; 
mais je ne puis y al- 
ler que vers la fin du 
mois. 

Ang, Je TOUS recevrai 
avec fi^rand plaisir. 
Alors nous pourrons 
causer tout à notre 
sise. 

Jul, Je vous quitte; car 
il faut que vous fas- 
siez vos paquets. 

Aï}g, Oui, c'est vrai. 
Adieu dn . 



vi sarà stata una hèUa^ 
cena, m'immûgino, 

ôJi sz, %eUissima : v*éra7(9 
dei sorhéttl di pi à sôr^ 
te, f' éra?! fruit a cT 
Gg?ii stagiÔ7ie; ma io 
non presi niênte, per- 
ché cptando hàllo ?WH 
Jtvnidi appetito» 



vi ha eJla incontrâio 

juolte sfi^nôre di àiia 

conuscénza f 
pocliïàsime anzi ; e la ra- 

giône èy cJie sono ora in 

xiUtggiatûra. 
vuôl ella ven'ire a passàre 

qiiattro giorni in villa 

con wn:^ 

verrô volentiéri, ma ver- 
so la fine di cjuesto 
mese, 

V aspetterô con piaccre, 
€ allôra potrémo di- 
seur r ère liheramente 
per délie giornâte in- 
ticre. 

dunque le lecerô V incô- 
modo, perché bisogna 
(rià clC ella cominci a -- 
far il baîde. 

SI} è vero, Add'w dunque. 



Dialogues Familiers» 



51 



XXII. 



Entre les mêmes Demoi- 
selles sur la langue 
Italienne, 

JuL Enfin nous voici à 
la campagne. Fran- 
chement; ne préférez- 
vous pas ces prome- 
nades à celles de la 
ville? 

Aug. Pourvu que ce ne 
soit pas pendant toute 
l'année; car alors cela 
deviendroit une vie 
trop solitaire. 

'JuL Oh î cela. s'entend; 
quelques mois en ville, 
et le reste à la cam- 
pagne. Mais com- 
ment trouvez-vous 1* 
air de ce pays-ci ? 

,Ang. Excellent; les 
jours pourtant me pa- 
roissent trop longs. 

Jul. Que ne vous choi- 
sissez-vous quelque 
genre d'occiipation, 
pour les faire passer 
plus vite ? 

jing. Je m'occupe à 
dessiner des paysages 
et des figures ; mais 
toujours la môme 
chose, cela m'ennuie. 

Jul. Pourquoi ne vous 
appliquez -vous pas 
ayx langues? 



Tra le medésime dami- 
o^élle sulla linQ-ua Ita- 
liana. 

Eccoci finalmente in viHa, 
Dica : non pteferisc^ 
queste p:îsseggiàte tra 
g/i àlheri a quelle di 
città :^ 

purchè ci() non s'ia pcr 
tutto rànno; perché al' 
lôra diceaterêbhe uiia 
V ita trôppo solità ria, 

ôh ! già s^intênde; quai» 
che jnese in cittày e 
qualche altro in cani" 
pagna. Ma corne U 
conferisce quest* ària f 

a maraviglia; le gior-- 
nate perd mi pàjono 
trôppo lunghe. 

perche non procura di ap-* 
plicàrsi a qualche casa 
per farle passer piùf 
presto ? 

rriimpiègo ahhastanza a} 
diségno dei paési ed 
a ne h e délie figure ; ma 
mi annôja sêmpre Id 
medésima casa. 

perdit non si dpplica ails 
lingue .? 



»s 



Dialogues Familiers* 



Ang. J*avoiscommencé 
à étudier l'italien avec 
beaucoup d'ardeur; 
mais j'en ai été dé- 
goûtée. 

JuL Comment donc ? 

Ang, En voici la j ai son. 
Il y a quelque temps 
il parut un ceitain li- 
vre, qui en parle avec 
■un très-grand mépris, 

JitL Je crois l'avoir vu ; 
et, si je ne me trompe, 
il est intitulé; Dis- 
cours sur Vu ailier s alité 
de la langue Fran- 
çoise» 

Ang, Précisément; et 
il dit, entre autres 
choses, que la langue 
Italienne ne donne pas 
assez bonne opiniou de 
r espèce humaine. 

JuL Olil quelle sottise. 
Il faut donc qu' aux 
oreilles de l'auteur, 
chaque mot Italien 
ait un son scandaleux; 
ce qui me paroît ré- 
ellement ridicule et 
contre le bon-sens. 

Ang» Outre cela, il dit 
(jue, dans la prose 
Italienne, on ne peut 
pas exprimer de pen- 
bées sublimes. 

JuL Est-il possible? et 



avévo comincidto a s tu- 
diâr la tîngua italiàna 
con gran calàre\ ma 
me ne hanno fàtto pas» 
sàr la vôglia, 

pcr (jual r agio ne? 

le dira. JE Uùcito allaluce, 
tempo J a, unccrto libro, 
che ne parla con gran^ 
disyimo disprêzzo, 

credo d'avér vedàto anck* 
io un tal libro, e, se 
non érro, è intltolàto-i 
Discorso sulia univer» 
salità délia lingua 
Francése. 

appunto questo : e dice 
fra le altre cosCy che la 
lingua Italiàna non 
dà trôppo buôna opi- 
niône délia spécie u- 
mâna. 

oh che spropôslto ! hiso- 
gva dunque che ail* 
orécclùo dcir autàre 
ogni parola 6 espres- 
sione italiàna àbbia 
un siiôno scandalàso ; 
il che mi scmbra real- 
mente ridicolo e con- 
trario al buôn sènso. 

oltre di questo, dice anche ^ 
che nella prôsa italiàna 
non si pàssono esprit 
mère pensiêri sublïmi. 

possïblle I e in che ma» 



Diahmcs Familiers, 



53 



comment peut-il prou- niera pu6 e^H provâre 

ver une telle absur- un assurdità simih? 
dite? 

Ançr. Ecoutez ses pro- sênta tin pô* le sue espreS'^ 

près expressions, et siôni medcsimey e al" 



vous verrez comme il 
le démontre bien. Il 
dit: La pensée la plus 
vigoureuse se détrempe 
dans la prose Itali' 
enne; elle est souvent 
ridicule dans une hou- 
che virile, 
Jul. Bêtise! et com- 
ment vous est-il venu 
dans la tète d'aller lire 
un livre semblable? 



làra vedrà corne lo di- 
mostra hé ne, Ei dice 
cosi: Il più vigoroso 
pensièro perde ogni 
energîa nella prosa 
italiana; sovènte esso 
divièn ridîcolo in una 
bôcca virile. 
sciocchezze/ e corne è ve* 
nat> in testa a lêi di 
an dur a lêggere un li-^ 
hro Si mile Y 



Ang, Mon papa le reçut fu mandàto jér mattîna 
hier à l'heure du dé- a mio padre in, tempo 



jeûner, et en attendant 
qu'il descendit, j'en 
lus une page. 

JuL Cet homme doit 
être un grand igno- 
rant dans la littérature 
Italienne, et il ne 
diroit pas de pa- 
reilles absurdités, s'il 
avoit lu un Giiic" 
ciardini, un Machia- 
vclli, un BembOf un 
Bentivoglio, un Da- 
vila, un Giannoney et 
une infinité d'autres 
auteurs qui, s'ils ne 
surpassent point, du- 

f3 



di coiaziône^ e mentre 
aspettàvo cli ei venîsse 
già, ne léssi una pd" 
g in a, 
veramente costài dêr ês" 
sere un grand* igno- 
rante nella letter attira 
italianay e non dirêble 
spropôsitl simili j se a^ 
vesse lêtto un GuiC'* 
ciardini y un Macchia- 
vélli, un BêmbOf un 
Bentivoglio, un Dd^ 
vila, un Giannône, ed 
infin'iti altri, tutti 
scrittôri che, se non 
sorpàssanoy pôssono al 
cérto gareggidre coi 



^4 



Dialogues Familiers, 



moins peuvent cer- 
tainement rivaliser les 
pi u s profonds écrivai ns 
de toutes les autres 
nations. 

Âng, Je crois volontiers 
tout ce que vous dites. 
Mais sachez, que 
lorsque mon père de- 
scendit pour déjeûner, 
et que je le lui eus 
montré, il me dit qu'il 
avoit connu l'auteur 
qui avoit traduit en 
prose françoise l'Enfer 
du Dante. 

JkL Je ne sais pas si le 
Dante lui en a beau- 
coup d' obligations. 
Qu'en dit Mr. votre 
père qui est, je sai-', 
très-versé dans la lit- 
térature italienne? 

ji?i(^. Aussitôt que mon 
père eut lu la page que 
je lui avois montrée, il 
tira la sonnette, et dit 
au domestique de re- 
porter le livre chez le 
libraire. 

Ju]. Jecroyois qu'il vou- 
loit l'envoyer à la cui- 
sine. 

A?îg.'^on, mademoiselle; 
car alors il auroit été 
obligé de le payer. 

Jul. Vous avez raison; je 
n'avois pas pensé à 
cela. 



pià profonde dl tuWc 
le altre nazioni. 



credo hêne quanto ella 
dice; ma sdppia che 
quando mlo padre ren- 
ne già a colazione, c 
che gliêlo mostrài, mi 
disse che aréa cono' 
sciùto r aîitâre, il qualc 
avéd anche tradôtto in 
prùsa franccse V In^ 
fêrno di Dante. 

non sô veramente se Dan-- 
te gliéne dcbba êsser 
molto tenàtu. Côsa ne 
dice il suo Sig, padre, 
il quale sô che è erudi" 
iïssimo nella le tuer a^^ 
tara italiàna? 

quando mio padre êhht 
lêtto appunto quelle, 
pagina che g/i mostrài, 
tira il cani panel lo e- 
disse al sercitôre di 
rimandàrlo al librâjo» 

avrêi credàto che V avessB 

vuiûto mandàr in eu- 

cina piuttùsto» 
nà, signôra; perché allôra 

avrêhbe docàto pa-- 

garlo. 
ha ragione; io non avév9 

p€ns(j.tQ atafito. 



Dialoo-ucs Familiers, 



OJ 



Ang» "Mais je ne vous ai 
])as encore dit tout, 
c'est-à-dire, comment 
ce même auteur pré- 
tend touint r en ridi- 
cule une langue qui a 
été, jusvqu'à présent, 
regardée comme la 
plus délicate. 

Jul, Puiscjue vous av.ez 
la patience de me le 
dire, je vous écoute- 
rai volontiers, d'autant 
plus que cela nous fera 
un sujet de conversa- 
tion. 

An g. Très-obligée. Sa- 
chez donc qu'à l'égard 
de la poésie, il dit: 
On sait quelle distance 
sépare^ en Italie, la poë' 
sie de la prose ; mais 
ce qui doit étonner, 
c'es*: que le vers y ait 
réellement plus de du- 
retéf ou, pour mieux 
dire, moins de mignar^ 
dise que la prose. 

Jul. 11 me paroît que 
vous vous êtes donné 
beaucoup de peine 
pour retenir par cœur 
tant d'érudition. 

Ang. J'ai lini : j'ajoute- 
rai bculement qu'il ter- 
mine sa démonstration 
par ce qui ijeut venir 
de ce que, chaque mot 
en particulier étant 



ma non le ho detto ancôra 
tutto, ciôè, in che nia- 
ncéra prétende questo 
medésimo scrittôre met' 
tere in ridîcolo una 
lingua, cil è stata fi^ 
nôra riputàta per la 
pi à delicâta. 

pàiche ella ha tanta pa- 
ziénza di dirmelo, non 
avrô né a ne h' io diffi^ 
cultà di ascoltarla, 
tanto pi II che cio ser* 
vira di matèria al 'a 
nôstra conversazione, 

gràzie. Sappia dunque 
che relativamente alla 
poesia dice queste pa- 
role: Si sa che di- 
stani^a sépara, initâlia, 
la poesia aaiia prôsa; 
ma quel ch' è sorpren- 
dôiite, si è, che li vér- 
^o è ieaim.ente più 
duro^ 6 per méglio 
dire, ha meno leggia- 
dria délia prosa. 

mi par cKella si sia dafo 
molto inrômodo a te^ 
nére a mente tanta eru^ 
dizione. 

hô finito: dira soltanto 
ch^ ei conclude la sua 
dimostraziune con que- 
ute parafe : Il che puô 
dériva r da questo, ch* 



essendo 



o^m 



parèia 



56 



Dialo2ues Familiers. 



harmonieux, f harmo- 
nie du tout ne vaut 
rien. 

JuL INIais croyez -vous 
possible que l'ivciruiO- 
lîie (le chaque mot en 
particulier puisse dé- 
truire l'etîet d'une 
phrase ou d'une com- 
position entière? 

Ân[^. En vérité un tel 
raisonnement est au 
dessus de mon intelli- 
gence ; il me semble, 
au contraire que, d'a- 
près ce principe, on 
peut aiissi dire qu'un 
joli morceau de mu- 
sique ne vaut rien, 
parccque les notes qui 
le composent ont, cha- 
cune, une harmonie 
particulière. 

Jul. Très-bien dit; votre 
observation est excel- 
lente; mais il seroit 
encore plus ridicule de 
prétendre, selon lui, 
que plusieurs lumières 
réunies produisent 1* 
obscurité, parceque 
chacune, prise en par- 
ticulier, e>t lumineuse. 

Ang. Bravo. Cette raison 
est encore plus con- 
vaincante pour moi. 

Jul. Vous voyez donc 
bien, mademoiselle. 



particolarmente armô- 
nica, l'armonîa del 
tutto insiéme non val 
niénfe. 

ma crtcV ella possïhile 
che /' a^monïa di cia' 
scùna paràla in parti- 
col arc passa rend ère 
una senténza ôd una 
composizioïie di niûu 
ralûre i 

10 mm giiingo veramenfe 
a. comprénder si fatto 
ragio n a 772 en to; anzi77ii 
pare che secoiido ial 
teoria, si potrébbe an^ 
che dire che un bel 
pèzzo di 7nùsica 7ion 
sê)'va a nié/itCf perché 
le note che la com* 
pôni{ono h an ciascûna 
un ar7nonia partico- 
lare, 

ben'îssi/no dette; la sua 
osserrazione ê eccellên^ 
te; ma sarebbe anche 
piîi ridicolo chi, secou" 
do costui, pretendesse 
che più lu77ii i7isié7ne 
prodàcano un* oscuri- 
ta, appuuto perché U7i 
hune solo è particolar"- 
mente huninàso. 

brava! questa ràgio7i€ si 
che mi convi7ice, 

du7îque, ella vede henissi- 
VIO ch' in ciô questa 



Diahc^ucs Familiers, 



57 



que ce fameux écrivain 
a tait une très-grande 
bévue. 

A/it;. Je le crois, d'au- 
tant plus volontiers 
<jue MM. de Vol- 
taire, Rousseau, d'A- 
lambert, et autres é- 
cri vains élégants, tous 
bien autrement ha- 
biles que ce monsieur, 
reconnoissent la lan- 
gue italienne comme 
supérieure en élégance 
et en délicatesse a 
toutes les autres lan- 
gues de r Europe. 

Jul. Mais, pour décider 
cette question, nous 
n'avons pas besoin des 
écrivains françois, ja- 
mais contents des se- 
conds honneurs, les 
nôtres nous fournis- 
sent des autorités as- 
sez respectables, et 
Dryden seul sufFiroit 



valcnte scrittàre Vha 
shagliata di gran lun- 



ga. 



lo credo ancli io, tanto 
pià che s6 che i Sig, 
de Voltaire, Rousseau y 
d' Alambert, etc. scriU 
tari élégant i ed ait ri 
îtômini che costài, rico^ 
nôscono la li/igua ita" 
liana per lingua supe- 
riore in eleganza e oe- 
licatezza a tutte le a/r 
tre Europce» 



se poî vogliarnô entrave 
in questa niatêria, non- 
ahhicïni hisogno di 
scrittôri francési Non 
mai contênti dei se-» 
condi onôri, ahbidmo 
hastante autoritd dei 
nà.'stri; e se non vi 
fôsser altri che il solo 
Dryden, [c) ei soltanto 



( ' ) Dans la Préface d'un Opéra ?l^\sç,\^ Albion and Alhanius ^ 
il dit: it is almost needless to speak any thinç of that noble 
langnage inwhich this musit:al drama was tirst invf iited and 
pertorined. AH who are conversant in tlie i^^/Z^a??, caunot but 
«bservs that it is the softest, tlie sueetest, and the most barnio- 
iiioiis not only of any modem tongiie, but even be_>ond any of. 
the leurned It seems indeed to liave been nirented for the 
sake ofpoetry and music Thenthe prouunciation is so manly 
and so sonorous, that their \ ery speaking bas more of niusic in it 
than Dutch pûctri/ and song, It haswithal derived so much 
copiou£:ness and éloquence from the Greek ;tnd La/in, in the 
composition of s^ ords, and the formation of thcm, that (if after 
ail we must call it bacbarous) it is the iivist beautiful aud uioat 
karned of any bâibarism in modem tougiietï. 



58 



Dialogues Ta m iîîets. 



pour nous faire mé- 
priser tous ceux qui 
décrient cette langue 
soit par envie, soit 
plutôt par ignoranc€^. 



Anj:;. Mon père avoit 
donc raison de me 
dire l'autre jour, (ju'on 
ne doit pas avoir bonne 
opmioii de ceux qui 
prétendent juger posi- 
tivement d'une langue 
étiangère, qu'ils n'en- 
tendent peut-être pas, 
ou qu'ils nesa4.iroient 
apprécier faute de 
goût; et à ce propos 
il me cita un passasse 
de Baretti qui me pa« 
roît bien appliqué. 

JuL Eh bien, que cela 
vous encourage à re- 
prendre avec ardeur 
l'étude de la langue 
italienne, 

Ânf^, Que des étrangers 
en disent du mal, cela 



basteréhhe pcr indurci- 
a non tenér conto re- 
rtino ili tutti quel chè 
pàrlano maie di deitOr 
Ibigua per àstio 6 
piuttôsto per ignorau' 
za. 

dunque mi disse bênc mîo- 
padre C altro giorno, 
clie non si dcie mai 
acér buôn concêtto di 
culùro che preténdona 
dar giudzzio positivo 
sopra una lingua stra^ 
niera che forse non in" 
têndonOf ô non han 
buôn gusto per giudi» 
carne, e a questo pro" 
pôsito mi cita un pas-^ 
saggio del Baretti fdj^ 
che mi par bén adat^ 
tciio. 

ebbêne dunque, le sêrv^ 
questo d* incoraggi* 
mcnt^ per continuùre 
a studiarla con quel 
caUre che V ha inco^ 
mincidta. 

ma non îni maramglio 
tanto dei foTcstiêri, 



(cl) Foreii^ners cannot, without incurrinij the charge of 
impeitiiiCiice, think tljeir.selves betler qualified than aiiy na- 
tive to Hx tlie raiik of our authors j as every body knowcy that 
Italy eau boast of iiîCii verse J iu dead langiiaiies as well as 
tlio nicst erniiient of oihcr nations; and it must be supî»o.ved 
that natives undersla.id tlieirovvnfarbetter, andareconseciueut- 
ly more able to jud^a of the productions of thcir own country» 



Dialoçfues Familiers* 



5» 



»e- conçoit: mais, ce 
qui m'étonne le plus 
c'est de voir des Ita- 
liens même décrier 
leur proprelittérature. 

J^uL Cela peut être; mais 
je doute fort qu'ils 
croient eux mêmes ce 
qu'ils prétendent dé- 
montrer, et je serois 
tentée de penser qu'ils 
ne le font que pour se 
distinguer. 

^ng. Mauvais moyen : 
mais parlons d'autre 
chose, ou plutôt al- 
lons dîner; il me sem- 
qu'il en est temps. 

Jul, Volontiers, et après 
dîner nous repren- 
drons notre conversa- 
tion. 



(juaiito di aîcuni îta- 
iu'uli mtdésimif che di- 
cono malc délia loro 
prùprla lettcratàra, 

questo puô êssere; ma» 
dlibito se créduno es si ' 
stessi qaanto préten- 
du Jio dimostrâre, e cré" 
do anzi che questi tali 
lo fàcciano per distïn- 
guersi coii un tal aS' 
sunto. 

cattîva intraprésa; md 
parlidmo d' altro, e 
prima di tutto andiâ- 
7110 a pranzoy perché 
mi par ora, 

andiùmo duiique, e dopo 
pranzo continuertmo 
la nostra conoerso!' 
zione. 



XXIII, 



Entre les mêmes après le 
diner. 

Ang, Avez-vous bien dî- 
né, madame ? 

'.JuL Très-bien ; et vous? 

^ng. Quant à moi, je ne 
me rappelle pas d'a- 
voirjamais iiiangéavec 
plus d'appétit. 

Jul, La promenade de 
ce matin y aura con- 
tribué en grande par- 
tie. 



Tra le medésime il dopo 
pranzo. 

Ha ella hên pranzàto^ 

signera Giàlia ? 
a meratiglia ; ed ella 9 
io per me, non mi ricôrdo 

d' aver pranzato mai 

con tanto gusto, 

quella passeggiâta di sta 
mattina for se vi avrà 
in gran parte contri' 
huïto. 



60 



Dîaïosnes Familiers, 



Aiig. Probablement ; et, 
si vous n'êtes pas fa- 
tiguée, nous pouvons 
en faire une autre là 
bas du côté de ces 
collines. 
, oui. De tout mon cœur; 
mais portons avec 
nous des crayons pour 
dessiner quelque beau 
paysage. 
Ang, J'y ai pensé ; j'en 
ai plusieurs dans mon 
porte-feuille. 
JuL II faudroit prendre 
aussi quelque livre, 
pour nous amuser à 
lire quand nous serons 
fatiguées de dessiner. 

jing. Entrons dans la 
bibliothèque de mon 
père: nous y choisi- 
rons quelque chose de 
bon: en voici la clef. 

JuL Quelle belle biblio- 
thèque! on voit bien 
que monsieur votre 
père est un amateur. 

Ayiïï, Nous avons d'au- 
très livres en ville, 
mais il garde ici les 
meilleurs et les plus 
estimés. 

Jul, Voyons. A la re- 
liure tous ces livres me 
paroisseut étrangers. 



lo credo ancli îû\ c, s'ella 
non è già stanca, ne 
potremo fare uri altra 
verso quelle colline là 
già. 

andlamo pure; ma prov" 
vediàinoci di un tocca-' 
lapis per far il disegno 
di qualche bélla vc- 
data, 

7ne ne son già provvedàta ; 
ne hô abbasta?iza net 
pôrtafôgli. 

hisognerêbhe che portas^ 
simo anche qualche H» 
bro con nuit per diver" 
tirci a lêggere quando 
sarémo stanche di di» 
segnàre. 

andiamo nella libreria di 
mio padre, e là sceglie» 
rémo qualche côsa di 
buôno : êcco qui ap^ 
punto la chiave. 

che hellïssima libreria ! 
si vede che il suo Sig, 
Padre è molto dilet* 
tante di letteratùra, 

abuiamo anche molti al" 
tri libri in città, ma 
egli sêrba qui tutV i 
migliôri, e i più pre- 
giàti, 

vediamo. Tn questo scaf^ 
fûle mi pàjon tutti li- 
bri forestiêri alla h- 
^atûra. 



i)ia!oq;u€S famlVters, 



01 



An». Ceux - ci, reliés 
en parchemin, sont 
presque tous italiens. 

JuL Eli bien, nrrètons- 
iious là ; choisissons 
pîirmi eux quelque 
\\w\Q amusant. 

Anv;. Voici l'histoire d'I- 
talie par Guicciardini, 

Jul, Elle est trop volu- 
mineuse; si vous en 
aviez l'abrégé fait par 
Z. contenant tous les 
faits les plus intéres- 
sarrts dégagés de tout 
ce fatras de discours 
politiques, nous pour- 



tutti questl lep^àti in car- 
tappcora, son quasi 
tutti italiani. 

ebbénef fermiamoci qui; 
sce[^lierémo tra questi 
qualche lihro clie ci 
clivêrta. 

ecco qui Vistôria cC It(i'> 
lia scritta dal Guic- 
ciardini. 

è trôppo zoluminô.^a: sa 
mai aveste il ristreiia 
fdttone dal Z. di tutf { 
fatti pià interessantîi 
senza quella filastràc'* 
ca di discorsi polUicî, 
quello potrébbe ser- 
virci, 
rions nous en servir, 
4,ng. Non, je. ne l'ai pas nonrho',ma vô" procuràré 
ici ; mais je tâcherai d" averlo al mio ritor^ 



de me le procurer à 
■mon retour en ville, 

Jul. Et quel estcet autre 
ouvrasse? 

^ng. C'est l'histoire des 
guerres civiles de 
France par Davila» 

Jul. C'est une histoire 
écrite en italien avec 
toute l'élégance possi- 
ble. La dernière édit. 
en huit volumes, faite 
à Londre e^t tr^s-joiie 
et plus correcte que 
toutes les précédentes 
que l'on ne sauroit lire 
à cause des fautes 



no in citUÎ, 

e quesf altr* opéra, cht 
eus a è f 

questa è V istôria dclla 
guerre clvili di Fràn- 
cia scritta dal Dd" 
zi/a. 

questa è un iîtôria scji.t- 
ta in ituliano con la. 
pià çrrande chi^anza 
possïbile\ e C ùltima 
edlzione fait a in Lon^ 
dra in ôtto tômi t bel- 
lissima, e pià corrétta 
di tutte le altre ante- 
cedénti, cite non si pas- 
sono lê^g^re per l^ 



# 



62 Dialogues Familiers. 

nombreuses de texte 



et d'ortograplie. 
Afiii. Elle est trop lon- 



gue. 



JuL Cela est vrai; mais 
qu'y taire? quand il 
y a beaucoup à ra- 
conter, il faut bien que 
l'histoire soit longue. 

Ànf(, Il vaut mieux choi- 
sir quelque livre de 
contes. 

Jul, Vous avez raison ; 
les contes ordiiiaiie- 
ment ne sont pus si 
longs que les histoires. 

Ang, Voilà une tablette 
qui enest rem plie d'un 
bout à l'autre. Voyons 
ce premier volume in- 
titulé: Buccace. 

JuL Remettez ce livre à 
sa place. Boccace, 
ainsi que presque tous 
ses imitateurs, ne 
nous convient nulle- 
ment; mais, s'il y a- 
voit un bon choix de 
contes fait à i' usage 
de la jeunesse, cela 
le roi t beaucoup mieux 
notre ati'aire. 

Ang, Je ne crois pas 
qu'il y en ait ici: mais 
j'imagine que l'on doit 
en trouver en Italie. 

Jul. Oui, Mademoiselle'; 
il y a un recueil dca 
contes choisis de Boc- 



granr/i scorrezioni di 
tcsto e di ortografia. 

è un istôria ptio troppo 
lu'/oa. 

è vero; ma non v' è rimé' 
di<t\ le istàrie dêvono 
êsser luni^he c/uando »' 
è molto da raccontàre. 

sarà niêg/io scégliere 
qualche libro di no^ 
vèllc. 

si ; perche le novélle gène» 
ralmente no?i son lun- 
ghe quanta le istôrïe. 

éccone qui una scansïa 
piêna da un capo ail* 
altro. Vediamo questo 
primo tômo, dure sta 
scritto, Boccace io. 

rimetta quel libro al suo 
posto; ptrchè esso cun 
quasi tutto il seguito 
dei novclliêri suôi imi* 
tatôriy non son libri 
per noi; ma se qui vi 
fosse qualche scclta di 
novélle fat ta ad usa 
délia gioventùj quella 
farêbbe molto mégliu, 

non credo che qui vi sia; 
ma mifgùioche ne sia 
stata già fatta quai" 
chtdûua in italia. 

SI, signura ; ve n è una 
deï Boçcdccio scclta 
dal Bandiêra, con note 



Dialogues Familiers. 



(53 



cace, par Banditra, 
avec des notes et des 
remarques excellentes 
6tir la lani^ue: il a été 
réimprimé à Londre 
en deux volumes, et 
contient d'autres con- 
tes choisis de ditié- 
rents auteurs. 
Ang, Je suis fâchée de 
ne pas l'avoir, et je ne 
manquerai pas de l'a- 
cheter. Voici enfin les 
contes du P. Soave; 
nous pouvons les lire. 

Jul. Oui, ils sont excel- 
lents ; mais nous les 
avons lus tant de fois, 
que je crains bien qu* 
ils ne nous fassent 
bailler. Voyons s'il y 
aura des Romans en 
prose. 

An^. Oui, il y en a plu- 
sieurs sur cette tablette 
là, intÏLulés : Romanzh 
dtl Chiari, et d'autres 
del iT/azza. 

Jul. Je les connois, j'en 
ai lu quelques uns : ils 
ne valent pas grand- 
chose, et ne sauroient 
être comparés à Gil 
Blas, à DomQuixote, 
ni à notre 'i'um Jones; 
et je crois que la litté- 
rature italienne est dé- 
fectueuse eu ce ^ienre. 



e 3 



• ed usservazionî di Irni- 
g'fciy ili è molto huôna, 
la guale è stata in Lon- 
dra ristattipâta in due 
tomtttl cou altre no" 
telle scelle da d>fferên* 
ti autôri. 



mi dispiàce non atéria 
qui adéssuy ma non, 
fi» anche rô di comprùr" 
mêla : ecco qui per 
altro le nocêlle del F. 
Suave ; leggerémo di 
queste, 

sîy sono eccelUnti ; iva le 
abbiâino lêtte tanta 
vôlte, che temo ci fa^ 
rànno sbadigliàre. Fe- 
diàmo se cl è qualch^ 
Tomanzo inprùsa. 



Si, re n' è parecchj iti 
queir altra scansia, coi 
tïtolo di Roma/izi dei 
Chiariy ed ait ri dtl 
Mazza. 

gii corioscoy ne hô lêtto 
alcàniy ma non sono 
gran côsOy né da paru» 
gond ''si ton Gil Blas 
ô D. Chisciôttay ô col 
nôstro Tom Jones ; e 
credo che la lettera^ 
tara italiâna sia man- 
cantc in mater ia di 
Rvmanzi, 



#4 Dialogues 

Jng. A propos de G il 
iJlas et de D. Qui- 
xoto, je les ai ici tous 
les deux traduits en 
italien. 

Jul. La traduction du 
premier pai Cocclii de- 
Siena, et celle du se- 
cond par Franciosini, 
sont tré.«-bien faites, 
et couFervent tout 1' 
eqorit de T original. 

j4)?fç. Mais, madame, 
quand irons nous donc 
nous promener? si 
TOUS nous amusons à 
examiner tous les li- 
vres, ia nuit viendrn, 
et nous ne pourrons 
plus sortir. 

JuL Fixons donc notre 
choix, et puisqu'il s'a- 
git de nous amuser, 
prenons un volume de 
D. Quixote. 

jing. Oui, nous lirons 
quelques uns de ses 
fameux exploits, ou 
quelque dialogue plai- 
sant entre lui et San- 
cbo Pansa. Je suis 
sûre que cela nous 
ffera passer le temps 
agréablement. 

Jul. Eh bleu allons 
doue. 



Familiers, 

a propôsito ai G il E7(f.f 
e Don Chisciôita, hô 
(jUi la traduzione i)î 
ilaliano di tutti & 
due, 

la traduzione del primb 
fait a dal Côcchi S a né* 
se^ e quel la del seconda 
dal Franciosïniy sort 
hîionïssime, e consér- 
va/to tutto lo sp'iritQ 
ddV originale, 

ma. Signera Giûlia^ 
(juando andrc/no q 
spasso .^ se vogliâmo 
esamincrli tutti y si 
farà natte, e non po-^ 
\rémo piii andàr fuôri. 



dunque, risohiàmoci, e 
poichè si traita di di-^ 
vertirci'f prend iamo un 
tômo di Don Chi" 
sciôtta, 

SI, leggerémo qualche sua 
famés a imprésa, ù 
qualche curiôso dialo" 
go tra lui e Sùncio 
Panza, che son sicûra 
ci farà passer il ttmpù 
allegramenîei 



ehhcne^ andiàmo dunqut^ 



Dialogues Familiers, 



«i^ 



XX 17^» 



Dialogue sur V TtaliCy tiré 
en partie d'une lettre 
du Pape Ganganelli. 

Ang, Courage, madame, 
nous voici au sommet 
de la pi us haute de ces 
collines. 

Jul. Je vous assure que 
je n'en puis plus ; je 
suis hors d' haleine ; 
cette montée est tiop 
escarpée. 

Ang. A présent que nous 
sommes arrivées nous 
pouvons nous reposer. 

JuL Oui, reposons nous, 
car j'en ai grand be- 
soin. 

-Ang. Eh bien, ne vous 
ai-je pas bien dit que" 
nous jouirions d'une 
très-belle vue. 

Jul. Oh oui; je l'admire 
beaucoup. Quel joli 
pay:r'age tout autour! 

Ang. Vous qui avez vo- 
yagé en Italie, vous au- 
rez, j'imagine, trouvé 
des points de vue 
charmants dans ce pays 
là. 

Jul. Si jamais vous y al- 
lez, vous y trouverez 
d'autres charmes; vous 



Diâlogo suir Italia, trat- 
lo in parte da una 
lettera di Papa Gan- 
ganélli. 

Corâggio, S ignora Già'^ 
lia, siâmo già alla 
ci ma délia piic alta dl 
queste colline. 

V assicâro che non ne 

pôsso pi à; mi manca il 

fiàto\ questa s a lit a é 

un po trôppo air erta, 

ora che siamo arrivdte^ 
_ possiûmo riposarci, 

SI, riposià?noci pure, chè 
ne hô Q:ran hisos^no, 

côsa le pare? non le h^ 
detto che si sarêbhe 
go dû ta una hèlla ve^ 
dû ta. 

oh SI-, V ammiro moltOm 
Che bel paés& tutt' in^ 
torno! 

ella, cite ha riaggiàto in 
Itàlia, avrâ, mi Jigû'^ 
ro, vedùto de bêi col" 
pi d' ôcchio in quel pa-^ 
ése. 

s* ella vi ondrà mai, trom 
verà un altro incanio: 
vedrd alcre prosp^m 



m 



Dia lùgues Fa ?n iliers. 



y verrez cl'nutre.s per- 
spectives qui dirent 
aux vo3'aoreurs et aux 
]!eintres les points de 
vue les plus curieux et 
les plus intéressants. 

A/ig. Ou m'a tant vanté 
ce pays, q'ie je meurs 
iY envie d' y aller. 
Combien y a-t-il que 
vous en êtes revenue? 

Jî(L 11 y a près de tiois 
ans. 

Jftg. Y avez-vous de- 
meuré loniïtemps? 

JuL Dans les deux vo- 
yages que jV ai faits, 
3'y ai passé quatre 
ans. 

jing. Avez-vous toujours 
habité le même en- 
droit ? 

JuL Non : j'ai voyagé 
continuellement, tan- 
tôt dans une ville et 
tantôt dans une autre. 

-Ang. Comment trouvez- 
vous le climat? 

JuL Cliarmant. Les 
campagnes sont si bien 
i:ultivées qu'elles res- 
st-mblent ù des jardins. 
Dans l'automne c'est 
un délice de voir par- 
tout des vignes sur- 
charjs^ées de raisin de 
plu.-ieurs couleurs, et 
Àiti arbres tellemeut 



tîve che prcsêntano i 
pi à hèi coipi (T ôcchio, 
(la incantare i viaggia" 
turi cd i pittôri* 



hô sent'ito lodarla tijjto, 
che mi muôjo di vôglia 
di cndarvi. Quanta 
Umpo € cil ella non vi 
è stata f 

son quasi tre anni adcsso- 

vie stata molto? 

în due vôlte che vi sono an^ 
data, credo d' éssermi 
fermata quattr' anni. 

è stata scmpre nello stess9 

luôgo f 

nà: h à viaggzâto conti^ 
nua^nente, or a in un a 
città ed ora in un 
altra. 

thele pare di quel cîlma f 

siupèndo. Le campagne 
son cosî hên coltivàtâ 
che pàjon tanti g? or" 
dini, Neir autunno è 
xina deVizia il tedér da 
per tutlo vigne câriche 
d' uva di più colàri, 
ed dlheri copérti di 
J'rutta^ e sosteniiti da 
puntéUi, perche il peso 



'DiaJo:[ucs Familiers» 



Gf 



courbes sous le poids 
des fruits, que les 
branches, pour ne pas 
rompre, ont besoin d* 
être soutenues. 

Jn^. On dit pourtant 
qu'il y a beaucoup de 
terres incultes. 

Jti!. Cela est vrai. Mal- 
heureusement on s'y 
est plus occupé de 
rembeliissement des 
villes que de la culture 
des campa" nés. 

An[(. Il y a sans doute 
de tiès-beaux ouvrages 
d'architecture. 

JuL Oui, ce sont autant 
de chefs - d' œuvre; 
mais de toutes parts 
des terres incultes re- 
prochent aux habi- 
tants leur oisiveté. 

An^. D'où provient celte 
glande négligence des 
Italiens? 

JuL De celle du sfou- 
vernement qui n'in- 
spire aucune activité 
aux habitants. 

Aiig. Par où ètes-vous 
entrée en Italie? 

Jul. Du côté de Venise, 
ville unique au monde 
pour sa position. C 
est exactement un 
vaste navire qui se re- 
pose tranquillemet au 
milieu ôea eaux, et où 



delle frùtta non gli 
s chianti. 



ma si dire per altro che 
Vc sïano inolti terréiii 
incoHL 

verïssimo. Ilanno /^/' T- 
ta lia ni aitho piû a/T 
abbellimento delle cit- 
ta che alla coltùra delle 
campagne, 

vi sarànno bellissime d- 
pere d' architcttàra m* 
immàgino. 

si, tutti capi c?' ôpera, 
ma le inculte cam- 
pagne rimprôverano <7- 
gli ahitanti la loro 
injîngardàggine, 

da clie dunque pua deri- 
vdr tant a nsgligênza 
îicgV Italiâni? 

dalla pôca attività in 
quéi del gorêrno, che 
non ne ispirano loro 
affùtto. 

da quai parte é ella en- 
trdta in I ta lia? 

dalla parte di Venêzia, 
città ûnica al mondo 
per la sua situazione, 
la quale è appunto 
corne un vasto nariglio 
che si ripôsa tranquil" 
lamente sulle acqne. 



68 



Dialogues Fam iïi (7 s. 



l'on n'aborde qu'avec 
des chaloupes. 

Ànr. N'y a-t-il ni- che- 
vaux ni voitures dans 
cette ville? 

Ju'. Non. Les voitures 
des Vénitiens sont les 
Gondoles (e) ; les bate- 
liers sont des hommes 
la plupart très- élo- 
quents, et Ton trouve 
dans leurs saillies le 
sel le plus piquant. 

Aii^if, Avez- vous demeu- 
ré longtemps à Ve- 
nise? 

JuL Tout le temps du 
carnaval qui dure cinq 
mois. Alors on est 
toujours masqué, et 
l'on jouit avec la plus 
grande liberté de tous 
les divertissements. 

Afnr, Avez-vous été il 
Bologne? 

Ju', Oui, Mademoiselle, 
mais j'ai passé d'abord 
par la ville de Ferra- 
ra, qui vous montrera 
dans son enceinte une 
belle et vaste solitude, 
presque aussi silen- 
cieuse que le tombeau 
de l'Arioste qui y re- 
pose. 



ed a ciii non si appré- 
cia clie pcr mêzzo di 
barche. 

in questa cîttà non vi sa» 
rànno dnnqtie ne cU' 
vàlH ne carrôzze. 

niènte affatto. Le carrôzze 
del Veneziani son le 
gondole, e i gondolUri 
son uôminiper lo più. 
molto eloquènti, e i 
loro concHtl son piéni 
di sali argiitissimi, 

è resta ta molto a VenC'^ 
zia ? 

cinqiie mcsi solamente^ 
quarito ivi dura il car- 
navale^ in eut si va 
sémpre in mâschera^ 
eon la niaggiôr libertti 
ai divcrtimenti. 



è stata mai a Bolôgna f 



S2, signera, ma son pas* 
sàta prima per la ci t tel 
di Ferrdra, che nel suo 
recinto le farà vedére 
una bêlla e vasta soU- 
tàdine, tâcita quasi 
altrettanto quanta la 
tomba deir AriÔ6t(^ 
che ici ripôsa. 



(c) La Gondole est un bateau Vénition pjat et fort Jonc, 
et qui ne va qu'à rames. Les bateliers sont ajfpelés Goîidolicri* 



I)iaî Ointes Familiers, 



eo 



An g, J*ai entendu dire 
qu'à Bologne les vivres 
sont plus abondants 
qne dans toute autre 
partie de l'italie. 

Ju/, Cela est vrai, et c' 
est poiu'quoi elle est 
n o m m é e la G ra s s e. 
Ici les sciences sont 
familières au beau- 
pexe, et la conversation 
des habitants cliarniera 
votre esprit. 

y4«o-. Quel chemin avcz- 
voas prisen parlant de 
Bologne? 

Ju/. Celui de Ri mini, le 
Jong de la côte sur la 
mer Adriatique, jusqu* 
à Ancône, et de là à 
Lorette, pèlerinage fa- 
meux autrefois par le 
concours des étrajigers, 
et par les superbes tré- 
sors dont son église 
étoit enrichie. 

An;(. Je serois char- 
mée d'avoir de vous 
quelques détails sur 
Rome. 

Jicl. En quittant Lorette 
et traversant ks A- 
pennins, on pa^'-e par 
une multitude de pe- 
tites villes, et l'on ar- 
rive enfin à Rome, an- 
ciennement la reine 
et la capitale du- 
snoade^ 



ho sent'do dire che in Bo" 
io^na vi è pià uhho)i- 
aanza di lïceri che m 
fjUafuni/ue altra parte 
delV Italia. 

t verOy e per questo viêfi 
co^^uminâta la Gras- 
sa. Quivi le scicuze 
son familiàri anche al 
hèl sésso', e la conver^ 
sazione dtg/i abièanti 
rallegra inoltusiniQ, 

che strada ha ella presQ 
paiicndo di Bolognaf 

Cjuella di Rhninî, Inngq 
la riva del mare A-* 
driàticOyJîno ad Aum 
côna, e quindi a Lg* 
rétOf pellegrinàggio 
famôso una vol ta pel 
concorso dei fore^iièri^ 
e pei supêrbi tesôri d^ 
quali cra arricchito il 
suo témpio. 

avrèi molto caro sentir 
anche qualche casa di 
Roma, 

al ritorno di Loréto ap^ 
piinto, attraversando 
gli Appenïiini e una 
moltiiûdine di pïccole 
città^ si arriva final- 
mente a Roma^ anti- 
camente regina e capi" 
tûk dtl mondo. 



ro 



Dialogues Familiers, 



Arifr, Pourvoir toutes 1( s 
curiosité.-de cette vide 
iameuse, j'ai enttndu 
dire qu'il falioit ï^e ser- 
vi i' (1 ' u 1 1 Ci ver o ne. Que 
veut dire ce mot ? 

JuL 11 signifie peut-être 
parleur, parce que ces 
per.'^ouue:? accompa- 
gnent [partout ies étran- 
gers en leur indiquant 
tout ce qu'il y a de 
«Hirieux à voir, et leur 
donnant des explica- 
tions sur chaque choj^e. 

J/.r,'-. Que sera Rome, 
à présent que les 
r'rançois en ont en- 
levé tout ce qu'il y a- 
voit de plus piécieux? 

3uL Ce qu'elle étoit au- 
paravant. Les égli.ses, 
les |>alciis, les places 
])ubliques, ks pyra- 
mides, les obélisques, 
les colonnes, les ga- 
leries, les façades, les 
théâtres, les fontaines, 
les f•er5^pectives, les 
jardin.-, tout vous an- 
noncera la grandeur 
d'une ville qui fut et 
fera toujours de pré- 
férence universeile- 
nient admirée. 
An^. Les nous i aux Ro- 
mains sor-t-iis helii- 
queux couane les au- 
cieuij ? 



per vedére tutte Je rarità 
di^ qutsta ciità famosa 
hô sehtito dire che hi- 
soçrua far uso di vn 
Cicerône: Côsa tuôl 
ei^li dire f 

Cicerônpy turrà dire por^ 
h tore, perché yuesti 
tali acc(})iipûfr7iQ7}o i 
fores tiéri du pcr ti/tto, 
informûnduli^ e spie- 
gando hro quanto w* 
è da vedére. 



côsa snrà Roma pres^nte^ 
mente che i Franco i tt 
han tàJto quanto u' éru 
dipiù prtziôsof 

intieramente que/ch' érq 
prima. La chiése, i 
paîazzi, le piazze pûh^ 
Uiche, Je piràmidi, gli 
ohelischi, le colonne, le 
gallerïe, le facciâte, i 
teàtri, le jontàne, le 
vedûte, i giardini, tut- 
to le indicherà la 
grandezza d' nna citîà 
che è stata shnpre e 
sarâ con prtfcrcnza 
universàle ammirdta. 



sono i nucvi Koinûni gên^ 
te hellicôsa quanto gli 
antichi? 



Dialoi^ues Familiers. 



71 



JuL Xon certainement: 
et cela vient de ce que 
leur gouvernement ac- 
tuel ne leur inspire pas 
de valeur: mais ils 
sont aussi bons mili- 
taires que to»t autre, 
quand ils portent les 
armes sous les ordres 
de quelque puissance 
étrangère. Dans le 
quartier appelé TraS' 
tecere on observe, 
même de nos jours, 
des physionomies qui 
ressemblent à des bus- 
tes anciens. 

Ang, J'ai beaucoup en- 
tendu parler de la fa.- 
meuse voie Appienne; 
existe-t-elle encore ? 

JuL Oui, mademoiselle, 
mais non pas dans l'é- 
tat où elle étoit du 
temps des Romains. 

Ang, Vous souvenez- 
vous à quelle époque 
fut fait ce fameux 
chemin ? 

JuL II le fut l'an de 
Rome 441, par ordre 
d' Appius Claudius 
censeur, et ce fut un 
éms plus beaux ou- 
vrages de la magnifi- 
cence Romaine. 11 
conduisoit de Rome à 
Blindes, à T extrémité 



nô sic uram ente; eciô ad- 
d- vie ne pel loro attU' 
die govêrno che non ne 
ispira loro il valâre : 
del rêsto son sï buôni 
militari corne ogui al* 
tro, allorchè militano 
s tto qnalche stranicra 
poténza. Nel cjuar- 
tiére dttto Trastévere 
ossêrcansi anche ôggi 
Ji sono m te simili agU 
antïchi busti^ 



hô scntito tanto parldre 
délia famôsa via Àp" 
pia ; sussiste ancàra ? 

si, signera, 7na non già 
nel mtdésimo stato, in 
cf^i éra ul tempo de* 
Romani, 

si ricôrda ella a quai 
êpoca fu costmita cjuc- 
sta famôsa struda, 

fu neir anno di Rowa 
quattrocento quaraU" 
tu no y per ôrdine ai 
Appio Claudio ce/,» 
sôre, e fu uno dé' più 
bêi lavôri délia Româna 
magnifcênza, Condi • 
céva essa da Rofnu 
fno -a Brindisi ail* çs^ 



7"? Ûialugues 

de ritalie vers l'o- 
rient. 

Ang. Vous avez sans 
doute visité Naples, 
une des plus belles 
villes d'Itaiie,à ce que 
Ton dit ? 

Jul. Oui, mademoiselle. 
C'est précisément par 
cette fameuse voie A p- 
pienne que l'on arrive 
à cette Parthénope où 
reposent les cendres 
de Virgile, sur le tom- 
beau du quel on voit 
croître un laurier qui 
lie sauroit être mieux 
placé. 

Ang. iST'avez vous pas 
eu peiTT de demeurer 
dans aiie ville où l'on 
éprouve souvent dts 
tremblements déterre, 
et où il descend du 
feu des montagnes ? 
^uL Non, ma chère ; ce 
n'est pas aussi horrible 
qu'on le dit ; au con- 
traire, d'un côté le 
Mont Vésuve, de 1' 
autre les champs ély- 
sées offrent des points 
de vue uniques. 

Ang» Avez-vous jamais 
vu quelque éruption 
de ce Véouve? 

Jui. Oui, j'en ai va une; 
et il vumissoit alors de 
soa sein, des torrents 



Familiers. 

tremiià ddV Italie 
verso levante, 

mi fis^ûro cK ella ahhia 
xiaggiato fino a Nà" 
poli, città délie pià 
belle d" Itàlia, a quel 
che mi dïcono ? 

SI, signora. Ed appunto 
per questafamàsa via 
Appia si arriva a quel" 
la Partênope, ove ri- 
pôsano le céneri di Vir- 
gilio, sulle quali ré- 
desi nâscere un làuro, 
dte non puô êsser mê» 
g lia collooâto. 



non ha avùto paûra de 
rester e in una città 
dove si séntono spessa 
treniuôti, e dove scende 
giù fuôco dalle mon^ 
tagnef 

nô, cara ; non è tanto or'» 
rïhile quanto si dice'^ 
anzi il Monte Vesùvio 
da un lato, e i Campi 
Blisj dalC altro, pre^ 
shitano dei punti di 
vista singolarïssimi, 

ha ella mai vedlito neS" 
sûna eruziône di qnesto 
Vesùvïo ? 

si y V hô vedûto una vol ta 
in gran furôre, e vidi 
allôra uscir dal suo 



Dïalozues Faniitiers, 



T3 



^e feu qui se répan- 
doient majestueiise- 
ment dans la campa- 
gne. 



se no dei tarrênti di 
fuôco ch'3 maestosa- 
mente si spandévan ptr 
le campagne. 



Ani(. On dit que les Na- si dice chc i Xapu/etâni 
folitains sont vifs, son vivûci e spiritùsi. 



spirituels, mais trop 
enclins au plaisir et à 
la paresse pour être 
tout ce qu'ils pour- 
roient être. 
Jul. Cela est trcs-vrai, 
et Naples seroit cer- 
tainement une ville 
incomparable, si l'on 
n'yrencontroit pas une 
foule de plébéiens, au- 
trement appelés La- 
zatoni qui ont l'air de 
malheureux et de bri- 
gands, sans être sou- 
vent ni l'un ni l'autre. 



7na trôppo inclinàti al 
piacère ed aW infini- 
gardà'^'yj.ne per cssef 
quel c/ie potréhhon ês" 
titre, 
verîssimo^ e al ccrto sd^ 
jthbe Nctpoli una im" 
pnregqiàbile cil là y se 
non vi s' inconti'assâ 
una fôlla di plebêi, al" 
triinenti detti Lazzra- 
rôni, che hanno âria 
di ribâldi e di malaii" 
driniy senza ês^er 5d- 
•c'^nte ne V uno né L' 
altro. 



Am^. Mais, madame, ma, signera Giûlia, men^ 
tout en parlant de tre parliàmo di Nd- 



Naples, nous avons 
îaiiié en arrière Flo- 
rence et les autres 
villes si renommées de 
la Toscane. 
Jui, Nous pouvons aisé- possiàmo facilmente tor- 
ment revenir sur nos ?iâr indictro e far an^ 



poli abbiàmo lasciato 
indictro Firêïize e /« 
altre città délia To* 
scaaa tanto rinomàie. 



pas, et faire trois cents 
nidles, (car il y a tout 
autant de Naples à 
Florence) avec la 
même facilité que 
nous en avons déià fait 



che irtccnto miglia, 
fche tante ve ne sono 
d& Nàpoii a FnênzeJ 
con la Diede^ima /«- 
cil ta che abbiamo fat'* 
to délie nltre, 
tant d'autres. 
4ng' Dites luoi donc mi dica dunque quaïche 



74 Dialogues Familiers, 

quelque chose de Flo- 



rence qui est reconnue 
comme la mère des 
beaux arts, et puis je 
ne vous importunerai 
plus par mes ques- 
tions. 

Jul. Vous ne m'im])or- 
tunez point! au con- 
traire vous me faites 
plaisir. Florence n'tst 
pas très-grande, mais 
elle est jolie et bien 
décoiée. On y voit 
partout les traces de 
la splendeur et de Té- 
légance des Médici^. 

An;.^. Je voudrois bien 
vous prier de me par- 
ier des moeurs des Ita- 
liens, mais je crains 
qu'il ne soit trop tard. 

Jul. Là dessus il n'y a 
pas grand' chose à 
dire. Leurs mœurs 
ne sont pas pires que 
chez les autres peu- 
ples, quoiqu'en dise la 
malignité; et l'on peut 
dire de i'ltalie,coiEme 
du monde entier, qu'à 
quelque diiîéivnce 
près, c'est ici tout 
comme là; un peu de 
hitn et un peu de jnal. 

ji. Retournons proinpte- 
ment, car je crains 
<iu'il ne pleuve. 



côsa di Firenze, clie* 
rien riconoscikta com^ 
madré délie belle arti^ 
e pôi non le darô pi à 
incàrnodo. 



anzi mi dà piacére. Fi' 
rènze non -è molto 
grande , ma è g enfile e 
vagamcnte adorna: 
guivi scôrgonsi dap'* 
potntto le tracée délia 
^plendidez7M e del buôn 
gusto dci Médici, 



xorrêi pregarla di dirmi 
anche cjualche côsa dei 
costûmi degV Italiani, 
ma ho paiera che Ja^ 
rèmo trôppo tardi. 

su di ciô non v è da dir 
trôppo. I loro costùmi 
non son niénte pin cor^ 
rotti di quelli délie al- 
tre naziàni, checcht ne 
d'icauo i maligni ; e si 
puô dir deW Ità/ia corne 
del mondo inticro, chc 
salva (juahhc piccola 
diffcrénza, ci è qui 
corne altrove un pô' di 
bène e un pô' di maie. 

partiamo adésso, perché 
temo vôglia piôvere. 



Dialogues Tamillers, 



73 



XXV. 



Sur la Po"à'ie Italienne. 

Ano\ Soyez la bien le- 
vée, ma: laine. 

JuL Bien obligée, nia- 
demoiselle, vous vou- 
lez peut-être me re- 
procher de descendre 
SI tard. Je serois vrai- 
ment fàciiée de vous 
avoir lait attendre 
longtemps. 

Ang: PoiuL du tout. Je 
songeois à ce que nous 
ferions ce matin, puis- 
que la pluie nous em- 
pêche rie sortir. 

Jul. Nous irons dans la 
bibliothèque faire une 
lecture intéressante. 

Ançr. Eh bien, finissons 
d'abord notre déjeu- 
ner, et en suite nous 
irons. 

JuL Me voilà prête, j'ai 
tini. 

An[{, Ne voulez -vous 
pas une autre tasse de 
ca fié? 

Jiil. Non, merci, j'en ai 
pris ass3z. 

An:i\ Allons donc: je 
crois que la. clef est à 
la porte. Oh oui, la 
voilà, en<"rez s'il vous 
plait. 

J.ul, Il paroît que 



Sulla Poesîa Italiàna. 

Bên leuûta^ signera Giâ'* 
lin. 

grâzie tante, sig, Ange* 
llna, forse mi vuôl ri ni' 
pruverâre di venir già 
a quesf ora; mi clisf 
pfaccrébbe vcramente c/* 
avér^a fattu aspettàf 
molto,- 

nïènte aff'atto; staro pen- 
sandj côsa farénimo 
stamànc, non potèndo 
andâr fuori a cagiôn 
dclla piôggia, 

anlrênio a lêggere quai-» 
che côsa di bêllo in hi" 
breria, 

ebbène, finiàmo prima di 
far colazione^ e pôi an* 
dré/no. 

êccorni pronta, liàjinito. 

non V''/nI un altra tazzU 
di caffè'? 

grazie, non plà, ne M 
prcso abbastanza. 

anliimo dan-/ue : credo 
che la chf'ave sia n ■■'}>* 
ûscio. Oh si, êccola^ 
fuvorisca. 



n2 



pare che quakhedùno sia 



?6 



Dialogues Familiers, 



quelqu'un est déjà ve- 
nu ici fureter parmi 
ces livres Italiens. 

Ang, C'est peut-utre 
mon père, car hier au 
soir ii me demanda la 
clef. 

Jul. C'est précisément 
parmi les livres de po- 
fcï=ie, 

Aug, A propos de poésie 
vous devriez bien ni'ai- 
der à choisir queh^ues 
bons ouvrages eu vers, 
car il y en a tant que 
je ne voudrois pas pei - 
fire mon temps à lire 
ce qui e^t mauvais. 

Jul. Il est vrai. Les I- 
taliens ont nalureile- 
ment une grande dis- 
position à écrire en 
vers, et ils prennent 
volontiers le titre de 
poëtes. Ainsi en ce- 
la, comme en toute 
autre chose, il faut du 
goût pour distinguer 
le l)ou du mauvais. 

Ang, Voyons dans cet 
ouvrage intitulé, Par- 
nasse Italien. 

JuL C'est une collec- 
tiou excellente en ot) 
volumes; elle contient 
les ouvrages des plus 
iameux p'octes ita- 
liens. 

,4-^v^* Mais mon père dit 



stato già rimugmavfjo 
ira questi libri lia' 
lia ni. 
sard stato il signer pet» 
dre, perche jerséra ini 
doma?idô la chiave, 

€ sono appmito lihrî dj, 
poesia, 

apropôsito di poesia, tott 
réi cil ella wi conai- 
g liasse ptr iscég/iere 
(jLialche cas a di bu à no, 
pôichè ve rC è tantcif 
che non vorrci pêrdtre 
il tempo a lêgger délia 
cattîva. 

è vero^ gV Italiani hanno 
naturalmente gran di- 
sposizione a far vêrsi, 
€ si arrôgan facilmente, 
il 7wme di poêta : e 
perciô in cpitsto corne 
in lutte le altre case vi 
vuôl del gusto ptr di- 
stïnguere ii buôno dai 
catth'o, 

vediamo ira qnesto gran 
numéro, intitolato Far- 
nâso Italiùno. 

questa è un a ecceUènte 
raccôlta in 56 tômi che 
camprênde le ôpcre dti 
piii famosi poiti Ita- 
liani, 

ma mio padre mi dicc ckt 



Dialogues Fa7niUers4 



11 



qu'il y manque le meil- 
leur (le tous, c'est-à- 
dire. Métastase. 

Jul. C'est-à-dire, le meil- 
leur de tous dans sou 
genre. Outre qu'il a 
su donner un nouvel 
éclat à la poësie, il a 
conservé dans tous ses 
ouvrages la morale la 
plus pure, mérite qui 
malheureusement a 
été trop peu senti par 
presque tous les écri- 
vains du bon siècle. 

Ang. Je vois pourtant 
qu'il n'a pas été tout- 
à-fait oublié. Voici un 
choix de ses poésies 
sacrées. 

JuL Très-vrai, et ce sont 
autant de chefs-d'œu- 
vre; mais cela ne suf- 
fit pas. L'éditeur au- 
roit facilement pu o- 
mettre des pièces que 
personne ne lit, et y 
substituer les œuvres 
complètes de INIétas- 
tase, et rendre ainsi 
sa collection encore 
plus précieuse. 

Ang. Parmi ce grand 
nombre d'ouvrages le 
quel meconseillez vous 
de lire? 

jJuL Cela dépend en- 
tièrement de votre ca- 
pacité, et de votre 



H^ 



vi manca il migliôre,^ 
ciôèf il Metastàsio, 

ciàèy il migliôr di tutti 
nel suo génère, ilquaÏQ 
oltre aW avér ao-giun- 
to un nuôvo splendôre 
alla poesia^ ha conser» 
vato in tutte le sue 
àpere la piît stretta mo- 
ral e, ornamento gène- 
rahnente neglêtto da 
quasi tutti gli autôri 
ciel buàn sêcolo, 

vedo per altro che non è 
stalo intieramente tra- 
scurato; êcco qui una 
scelta de' suai dràmmi 
sacri. 

èverOf e swi tutti un ca-» 
po d' opéra, ma ciô. 
non basta; l* editôre 
avréhbe potâto facil" 
mente ométtere alckne^ 
àpere che non si lêggo- 
no mai da nessûno, ed 
inserirvi piuttôsto tutta 
le opère del Metastà-* 
sio, e cosîrénder la sua, 
raccôlta anche più pre* 
gévole, 

che ôpera dunque tra tan'^ 
ta moltitûdine mi con'^ 
siglierêbbe ella a Icg- 
gère? 

questo dipênde intiera* 
mente dalla sua capa- 
citai Q dal suo gusta 



rs 



Dia loques Fam iîiei s. 



goût pour îîi poésie, 
car chacun de ces po- 
ètes a son inérile par- 
ticulier. Le Dante, 
par exemple, excelle 
par son style noble, 
sublime et nerveux; 
mais dans plusîeursen- 
droits il est très-ob- 
scur. Pétrarque est 
inférieur au Dante en 
énergie d'expressions, 
en force de pensées, et 
en variété d'invention; 
-niais il le surpasse de 
beaucoup, ainsi que 
tous les autres poètes, 
en justesse d'expres- 
sions, en noble*;se de 
pensées, en délicatesse 
et en élégance dans la 
versification. 

Ang. A propos de Pé- 
trarque, j'ai ici un re- 
cueil de plusieurs de 
ses sonnets et de ses 
chansons. 

Jul. Je l'ai aussi: c*est 
un excellent recueil 
.lait par un de nos 
gens-de-lettres très-fa- 
meux. 

Ang. Voici une grande 
collection de poésies 



per la poesia, perché 
ognûno di qucsti poêtt 
ha il suo iucfito parti- 
col are, Dante, per C" 
sémpioy pel suo stile 
inaestôso, sublime e vi- 
gorôso, ma anche iid 
pi IL luàghi oscûro. Jl 
Fetrarca inferiôre a 
Dante in "ceanènza di 
espressiàni, fôrza di 
pens-ièri e varictâ d'in* 
venzionef ma di gran 
lunga superiôre a lui 
ed a tutti g H al tri po-» 
êti in proprietà di lin" 
gua, 7wbiltd di pensiêri, 
gentilezia ed cleganza 
nel verseggiâre. 



a propôsito del Fetrarca^ 
hô qui una scelta di 
alcàni suai sonetti e 
canzôni, 

qnesta V hô aiich^ io, ed 
è eccellc/ite; è stata 
fatta da un nôstro gran 

' letterâto ffj, 

êcco qui una gran raC" 
côlta di poésie liriche 



( f) T. J. Mathias Irès-connu par ses talents littéraires a 
dédié à ses amis Aitglois plusieurs recueils, tirés des meilleurs 
auteurs Italiens, qu'il a euricliis de Préfaces excellentes en pros» 
et eu vers. 



DlaIoc[ues Familiers. 



70 



t3Tique3 Italiennes par 
le mùme éditeur, e^ 
trois volumes joUment 
i m j) ri niés. 

2ul. Oit! voilà ce que 
l'on peut appeler fait 
avec goût, jugement 
et impartialité; ettous 
les Italiens lui doi- 
vent certainement de 
grandes obligations ; 
car, uniquement par 
amour pour leur litté- 
rature, il a sacrifié, et 
il sacrifie tous lesjours 
des sommes considéra- 
bles, pour faire con- 
Roitre à ses compa- 
triotes le mérite d'un 
grand nombre de bons 
poètes qui, jusqu'à 
présent, nous étoient 
fort peu connus. 

Afig. Je suis bien aise 
que vous m'ayez re- 
commandé ce beau 
choix, et certainement 
j'en aurai soin, puisqu* 
il a été fait par un 
homme de tant de mé- 
rite, et si bon juge de 
cette littérature. 

Jul. Oh oui, très-bien fait ; 
car généralement les é- 
diteursdeces sortesd'- 
ouvrages, soitparami- 
tié,par reconnoissance, 
ou par une excessive 
complaisance; y intrO" 



I ta liane deî medêslmo 
editôre, in tre hêi tO' 
mcttl p^raziosumente 
stampâti. 
ôh q II esta sz cJie puô dirsi 
fatta con grandïssimo 
gusto e <;iitdizio, e sen^ 
za parzinlità verihia; 
e çyrand' ôùhlhïo al 
cêrto dckbotio aver^ 
gli tutti gi Italidni; 
pôichè per solo cnnore 
per la loro letteratàra 
ha sacrificàto e sacrï' 
fica tuttavïa délie gran 
somme di dandro, per 
far conàscere ai suai 
compatriôtti il mêrito 
di tanti al tri loro de- 
guissimi puêti a 7ioi 
altri finora pochïssimo 
nôti. 

ho placé re cK ella rrC àb» 
hia raccomandato que- 
sta hêlla scelta, e cer- 
lamente ne terra contOy 
perché fatta da un uà' 
mo di tanto mêrito^ e 
si buôfi conoscitôre di 
detta ietteratùra» 

fa henissimo, perche ge- 
neralmente parlando, 
gli editôri di tai rac-^ 
coite, sia per amicïzia 
sia per ohbligazione, oS" 
sia per eccessiva bontà 
di cuôre, vi méscolarto 



80 



Dialogues Familiers, 



duisentles productions 
de quelque mauvais 
poëte vivant, avec des 
élooes si outrés, qu'ils 
déshonorent la col- 
lection entière, et don- 
nent une très-mauvaise 
opinion de leur goût. 

^fig. Jeane rappelle qu* 
il y a quelque temps, 
on me parla aussi d'un 
autre recueil en six vo- 
lumes, intitulé: e/e- 
gant extracts in Ita- 
lian. Qu'en pensez 
vous? 

âuL C'est une collection, 
en vers et en prose, de 
toiis les auteurs Ita- 
liens, depuis la nais- 
sance de cette langue 
jusqu'à nos jours. Elle 
est vraiment utile et 
très-intéressante, en ce 
qu'elle nous fait con- 
îioître les plus fameux 
écrivains, et leurs dif- 
férents genres d'écrire. 
Elle a été faite par 
Bonaiuti avec grand 
jBoin et beaucoup de 
jugement. 

Ang. Puisque tous êtes 
si versée dans la litté- 
rature Italienne, vous 
pourrez, j'espère, m' 
indiquer quelque bon 
maitre pour me per- 



dei r.érsi di qualclie- 
cattico versificatôr vi* 
vênte^ con elôgj sï ec- 
cessh'i, che detùrpano 
la raccôlta intiêra, e 
danno cattiva opiniônc 
del lor gusto, 

mi ricôrdo, che tempo fa- 
9)ii si parla anche d* 
un' altra scelta in 6 
tômi cul tïtolo di Elé- 
gant Extracts in Ita- 
ïian. Cùsa ne pensa 
ella? 

SI, qiiella h una raccôltœ 
di prôsa e poes'ia di 
aittori Italiâni d* ogni 
tempo dal nascimenta 
di detta lin gît a fino al 
sécolo présente, ed è 
veramente utile ed ÎU" 
teressante si per la co- 
noscênza che dà di 
tutt' i più famèsi au-' 
tôriy come anche pci 
loro différent i saggz, 
scelti dal Bonajûti con 
gran diligênza e giu« 
dizio, 

giaccli ella è tanto àhilû 
nella letteratàra Ita' 
lidfia, potrà, spêro^ 
raccomandarmi quai' 
che huàn 7naéstro per 
perfeziçnarmi ndl^ 



Dialogues FamlliePs, 



81 



frctioniier dans l'étude 
de la poësie, et sur- 
tout dans la bonne 
])rononciation. 

Jul. Rien de plus aisé; 
car aujourd'hui nous 
avons à Londre d'ex- 
cellents maîtres de 
cette langue; mais 
nous en parlerons à 
notre retour en ville. 

Ang. 37. t alors vous me 
donnerez aussi votre 
opinion sur le ciioix 
de quelque bon dic- 
tionnaire. 

Jul, Quant aux diction- 
naires, celui d'Alberti 
en François et en Ita- 
lien est le .meilleur; 
celui de Baretti en I- 
talien et en Aui^lois 
peut servir, quoique 
moins complet que 1* 
autre. 

'^ng. Mais ne pourroit- 
on pas en trouver un 
plus portatif? 

\!uL Oui, mademoiselle. 
Il y en a un appelé dic- 
tionnaire de Graglia, 
qui coûte peu d'argent 
et contient encore 
moins de science. Un 
^ autre, par Bottarelli 
dans les trois langues, 
est très - recherché, 
.fiiute d'un meilleur: 
liais à présent nous 



pnesia, € mdssime ne/la 
buùna prunuiizia. 



qucsfo è facile, perché 
ahbiamo adéaso in Lon^ 
dra molti eccellhitt 
inaéstri di dettd liti' 
gna\ ma parleréiao di 
ciô al nôatro ritor/io in 
cil ta. 

ail ara dunque mi darà 
anche la sua vpinlùne 
suUa scella di quakh^ 
huon diziunârio, 

in quanto al diziomlrh^ 
quello deir Alhlrti in 
Francése e in Italiàno 
è il migUôre-, quello 
del Baretti, in Ita^ 
licuio- ed in Inglése^ 
puo serc'ire, sebbêne 
non complcto quanto 
V altro. 

ma non se ne potrêbbe an 
véreuno tascàbile? 

Si, signera, Ve rH e un9 
che chidman di Grd" 
glia, che côsta pôco, ma 
vi s' iînpàra anche di 
meno, Quello del Bot' 
tarélli in tre lingue è 
ricercàto molto per 
mancanza d' altro mi- 
g flore; ma adèsso pos" 
siàmo dispensàrce/ie, 
perché ne ^ iiscUo da 



m 



Dialocites Familiers, 



pouvons nous en pas- 
ser, car il en a paru 
deiDièrement un ^tin- 
blable, rédigé par Po- 
lidorijinfiniruent nieil- 
leur,et contenant beau- 
coup de mots qui ne 
se trouvent pas dans 
l'autre. 
j1. Bien obli;^ée. Main- 
tenant alloiis nous ha- 
biller, car je vois là 
bas le cochtr qui va 
atteler les chevaux. 



pôco alla lace uno si' 
mile, compilàto dal 
Pohdùriy injinitnmente 
mi'^Uore, ed accrcsciû' 
ta di moltissimi vocà*^ 
boli che mdncaiio nell^ 
altro» 



obhlifrdta. Intcmto an^ 
diâmo a vestïrci, per» 
chè vedo là giii il coc-^ 
chié'-e che si prépare^ 
ad ai tac car sotto. 



xxvr. 



Entre le Maître d'Ita- 
lien et son Ecolière; ou 
explication succincte de 
to.-iies les parties du 
discours dans la langue 
Italienne» 

M. Combien, niade- 
mor-elle, y a-t-ilde par- 
ties du discours ? 

E. La plupart des 
|!;ran;iTiai riens t:i cc-mp- 
tent jiisqu'à neuf. 
■ M. Qucdessont-el'es? 

E. L*H»ticle, le nom, 
le pronom, le verl)e, le 
participe, 1 adverbe, &c. 
icc. 

M, Combien de ces 
pnrties sont déclinriblts, 
et combien y-ea-a-t-il d' 
iu déclinables.^ 



Tra il Maestro di lingua 
Italiâna e la Scolâre: 
ossia spiega.'^ione suc- 
ci nta di tutte le parti 
del discorso di detta 
lir-gua. 

Quante smo le parti 
del discorso ^ signorina? 

secondo la mag^iôr 
parte de-, f.rumâtici se ne. 
iôntqno nàic, 

e cjiiali so.io? 

Ariicolo, nome, pro- 
nouiC, vêibo, particij^^io, 
awèrbio, plepo^i2lone, 
congiun:;îône e interie- 
sione. 

ijvali sono le déclina-* 
hili e qtiali le indeclina'%- 
hili^ 



Diaîos^ucs Familiers, 



8S- 



E. Les cinq premières 
6ûnt déclinables, et les 
quatre autres indéclina- 
bles. 

iM. Pourquoi les ap- 
pelle-t-on ainsi? Que 
signifient le mots décH' 
nahle et indéclinable 9 

E. On appelle décli- 
nables celles qui varient 
dans leurs terminaisons, 
et indéclinables, celles 
qui sont invariables. 

M, Qu'est ce que l'ar- 
ticle } 

E. C'est un monosyl- 
labe que l'on place de- 
vant les noms ou pro- 
noms pour en déterminer 
lesens, ainsi que legenre, 
le nombre et le cas. 

M. Combien y a-t-il 
ùe cas ? 

E. Il y en a six : 
nominatif, génitif, <kc. 
&c. 

M. Et combien y a-t- 
il d'articles ? 

E, Il y en a trois au 
singulier, et trois au 
pluriel. 

M, Qu'est ce que le 
nom ? 

E, Le nom est une 
partie du discours qui 
sert à exprimer tous les 
objets dont on veut 
parler. 



le prime cinquc sono 
declluabili, e le altrc 
quattro indeclinabiii* 

perche chiâmansi dccli^ 
nabili ? Côsa vuôl dire 
questa parôla^ 

declinàbili, perché vd' 
riano nelle loro termina- 
zloni, ed indeclinûbili^ 
perché sono invaridbiii, 

chc côsa è artîcolo? 

è un inonosïUaho che si 
mette ava/iti ai no)ni ô 
ai pronomi per dttcrmi- 
narne il sênso, corne an^ 
che il frénerc, il numéro e 
il caso, 

quanti sono i casi? 

son sêi: nominatîvo, 
genitîvo, datîvo, accusfi- 
tivo, vocatîvo, ablativo. 

e [rli artïcoli quanti 
sono? 

sono tre pel singolare, 
il, lo, la: e tre pel plu-- 
râle, i, gli, le. 

che vuôl dir nome ? 

il nome è una parte del 
discorso che sêrce ad e- 
sprïmere tutti ^li ogo-êttl 
di cûi vuôl pari arsi. 



84 



Dialoz'ues Familiers, 



M. Combien distin- 
gue-t-on d'espèces de 
noms ? 

E, Deux : nom sub- 
stantif, et nom adj-'-ctif. 

j\I. Ayez la bonté de 
tnc les expliquer. 

JS. Le nom substantif 
exprime l'idéed' mie sub- 
stance, ou de tout autre 
objet, sans aucun rap- 
port à ses qualités, 
comme; femme^vertu,hi:, 

L' adj(^ctif indique la 
qualité ou l'état de la 
chose ou de la personne 
dont on parle, comme; 
leaUy ho?i, &;c. 

M. De combien de ma- 
nières différentes peut- 
on exprimer la qualité 
d'une chose? 

E. De trois manières 
que les grammairiens 
Appellent degrés. Il y 
a le positif, \e comparatif 
çtle superlatif 

M. Ayez la complai- 
sance de m'en donner 
yne explication. 

E. Oui, monsieur. Le 
positif exprime la qua- 
lité d'une chose po^^itive- 
ment telle qu'elle est, 
sans aucun autre rap- 
port, comme : bon, &c. 

Le comparatif s'em- 
ploie lorsqu', en com- 
parant deux choses, on 



fjuante sorte dl 4iomi si 



distintruonof 



due: nome sostantivOf 
e nome aggetlivo. 

ahbia la hontà di spie-^ 
gùrmeli. 

il nome sostantîvo 6- 
sprïme V idca d' una so" 
stanza 6 di quahinquc 
of;f(étto, senza risguardâr 
le sue qualîtà ; corne ^ 
donna, virtù, «Sec. 

/' aggettîvo ïndica la 
qualità 6. lo stato délia 
côsa 6 délia persôna di 
cui si parla; come béllo, 
buôno, &c. 

272 quant e inanière dif" 
ferfmti puù espr'imersi la 
qualità d 'una côsa .^ 

in tre differc.nti gradi 
che da' (Jrammâtici di* 
consi positivi, compara-* 
tivi c superlativi, 

ûhhia la honià di dàr" 
mené una spiegazione. 

SI, signore. Il posi- 
tîvo esprime la qualità 
d'una côsa positivamentc 
e tal quale è, senza cor^ 
relazione alcûna : come: 
buôno, &c. 

// comparativo è, 
quando confrontando due 
côse, si trôva t/ie l'una » 



O'ialo^ucs FamiîlerSn 



êi 



tTeuve qur l'une est ou 
supérieure, ou inférieure, 
on égale à l'autre. 

Le superlatif exprime 
la qualité dans le plus 
haut degré. 

M, De quelle manière 
forme-t-on le compara- 

tif? 

E. Ou forme la pre- 
mière espèce en ajoutant 
pi fis ou Jïdeux au })ositifî 
comme : plus sai-a7itf 
mieux écrit, &c. 

Pour la s«:iConde es- 
pèce, on se sert de moins; 
connue; moins savant^ 
6cc. 

Et pour la troisième, 
on emploie les mots aussi 
Qu autant^ que; comme: 
r^iH est riche autant que 
l'autre est pauvre. Il 
nest pas aussi riche que 
lui, &c. 

M. Et les ftfperlatifs, 
comment se forment-ils? 

£. Ils se forment en 
changeant la dernière 
voyelle du pogitif en is' 
^•i}no ; comme de huôno, 
huonissiinù\ grande y gran- 
dîssimo^ &;c. 

M. Qu'ebt ce que le- 
pronom? 

E.. Le pronom est une 
partie du discours dé- 
clinable, et qui preud la 

ïOJi. Ht. 



è superiôre, ô inferiôrCi 6 
étudie aie altra. 

Il superlative esprime 
la qualità (Vun sostantïto 
nel pià alto grado, 

in che maniera fur masi 
il comparativo ? 

fôrmasi la prima spê» 
ciCy aggiujig^ndo più ô 
mèglio al positïco; cowe^ 
più d6tto,mêglio scritto, 
&c. 

per la seconda spêcie si 
fa uso di meno; come^ 
nieHO dôtto, écc. 

e per la têrza, délit 
parole tanto quanto, cosi 
corne; ex: tanto è ricco 
l'uno, quant(3 è pôvero 
r altro. Xon è cosi ric- 
co, come lui, &c. 

e i superlativi, comc 
fôrmansi in Italiano ? 

si forma/to, cambiand» 
F Uitima Icttera del posi- 
t'/vo in issimo, corne di 
buôno, buonissimo ; di 
grande, grandissimo, &^c» 

che casa è pi'onome? 

il pronôme è nna parte 
del discorso declindbile, 
la quale esércita la vecç 



se 



Dialogues Familiers, 



pince du nom substantif; 
comme: je, tu, il, '^c. 

M. Combien y a^^t-il 
de pronoms? 

-È. La plupart des 
grammairiens en distin- 
guent de sept sortes ; sa- 
voir: 

2. Personnels 
$. Conjonctifs 

3. Possessifs 

4. Démonstratifs 
b. Relatifs 

6, ïnterrogatifs 

7. Indéterminés. 

M, Queis sont k pro- 
noms .'Crsonne/s, 

JE, Ce sont ceux qui 
désignent les personnes 
ou les choses, tels que : 
je, tu, il, &c. 

M. Et \bs conjonctifs? 

E. Ce sont ceux qui 
sont toujours joints à un 
verbe qui les régit, et 
aVec lequel ils forment 
souvent un seul mot 
dans la langue Italienne; 
€x : mi, ti, ci, &c. nous 
aimer, &c. 

M. Et quels sont les 
pronoms possessifs ? 

E, La dénomination 
seule indique leur em- 
ploi ; ils marquent la 
possession ou la pro- 
priété d'une chose; mon, 
ton, son, &c. 

M» -Ayez la complai- 



delnomc sostantlvo ; come^ 
io, tu, egli, (5c. 

quante sorte di pronà^ 
mi si côntano? 

se ne côntano fino a 
sctte sccondo la maggiôr 
parte dei grammdticin 
<:iôè : 

1. Personal î 

2. Congiuntivi 
■3. Possessivi 

4. Dimostrutivi 

5. Relativi 

0. Interrogathi 
7. Indetermïnâti, 
perche chidmansi per» 

sonali ? 
perche dinôtano le per-» 

sône ô le case: io, tu, 

egli, (§c, 

€ congiuntîvi? 

perché son sêmpre un'iti 
ai vêrbi da* guali son 
rêtti, e coi quali spesso 
fôrmano una sola paràla 
in Italiàno : corne : mi, 
ti, ci, &c. amarci, etc. 



ecosasonoi possessivi? 

la doiominaziône sola 
indica il lor uso ; ciôè, 
che dinàtano il possêsso ô 
la pj'oprietd d'una côsa ; 
mio, tuo, suo, &c. 

si compi<!i<:cia di spie* 



Dialoçtues Familiers. 



87 



nance de m'expliquer les 
cjiiatre autres proiiuins. 
. L\ Oui, monsieur. Les 
démonstratifs désignent, 
■entre plusieurs objets, 
celui dont on veut par- 
ler; c^, celui, &c. 

Les relatifs sont ceux 
€[ui ont rapport à des 
noms ou pronoms antécé- 
dents qui, lequel, <Scc. 

Les interrof^atifs ne 
l'emploient que dans les 
phrases interrogatives : 
qui'^ quoi? lequel? 

Les indéterminés sont 
ainsi appelés, parcequ* 
ils présentent à l'esprit 
une idée indéterminée 
des personnes ou des 
choses aux quelles ils se 
rapportent: ainsi, lors- 
que l'on dit : quelque 
femme, le pronom queU 
que ne détermin.e aucune 
femme en particulier. 

M. Très- bien. Pas- 
sons aux rerôe^; donnez- 
en une définition. 

E. L'essence princi- 
pale de cette partie dé- 
clinable du discours est 
de signifier l'action que 
l'on tait, ou que l'on 
reçoit. 

M, En combien de 
classes peut-on partager 
les verbes? 



gùrmi gli altri quattro 
pronomi. 

sif signore. I dimo- 
strativi dlségnanu ira pa- 
ré cchj ogyf'tti quello di 
cui si tuol parlare: que- 
5to, quello, cotesto, 6cc» 

i relativi son quei che 
hanno correlazione a dei 
nomi pronômi antece- 
dênti : che, chi, il quale, 
&c. 

flT intcrrogativi, per* 
ckè si adôprano per in- 
terrogâre : che? chi? 
quale ? 

gr indeterminâti, son 
cosî detti, perche presén-* 
tano alla mente 2in idêa 
indeterminàta délie per- 
sane délie côse aile quali 
si r/fcrîscono : cosl che, 
qiiando si dice, qualche 
donna, il pronome qual- 
che non détermina alcàng, 
donna i/i particoldre, 

benîssimo ; passiàmo ai 
Vêrhi, Me ne dici uncd 
dejiniziône^ 

r essènza principale d$ 
questa parte declinàbile 
del discorso è di dinotare 
V azione, che si fa 6 ch& 
si s offre. 

in quanteclassi pôssono 
dividersi i vêfbi ^ 



19. 



8S 



Dialov'nes Famiïk^è* 



E. En cinq, selon la 
pluralité des grammai- 
, liens ; c'ebt-à-dire, en 
verbe aci'f, passif, neu- 
tre^ réfléchi et imper- 
sonnel. 

M, Ayez la bonté de 
les expliquer» 

E. Très-volontiers. Le 
verbe est act{f\ lorsque 
Je sujet fait une action 
qui passe dans un autre 
objet,- comme ; je bats 
Antoine. 

Le verbe est passif, 
quand le sujet soutire 
Inaction, et qu'il en de- 
vient l'objet; commerce 
suis battu par An toi fie; 
et alors le verbe se con- 
jugue avec l'auxiliaire 
être. 

Le verbe neutre est 
celui après lequel on ne 
peu t pas mettre quelqu'un 
ou quelque chose. Sortir, 
par exemple, et marcher, 
sont des verbes neutres, 
parceque l'on ne peut 
pas dire, hOït'iY quelqu'un ; 
marcher quelque chose. 

Le verbe est réjîéchi 
ou réciproque, lorsque 
l'action qu'il exprime re- 
totnbe sur le sujet qui la 
produit; commerce jne 
repens, &c. et dans ce 
cas-là il se conjugue 
dans tous ses temps, âvec 



in cinciîie, seconâo il 
maggiùr numéro de* 
Granimatici, ciôè, in vêr^ 
bo attîvo, passîvo, nêu- 
tro, reciproco e imper- 
son aie. 

ûbbia la bontà di spini^ 
gârmeli, 

immcdiatamente : e dU 
76 prima che il vêrbo at- 
tivo è quando il sogfi'H*iJi 
fa un' azione che passa ia^ 
un al tro oggêtto ; corne, 
io batto Antonio. 

il lérbo è passivo (/^/a/j- 
do il soggétto sôffre V a- 
i.ione, e che essone diviên 
r oggetto; corne, io sono 
battuto da Antonio e 
ail or a il vêrbo è congiu» 
gato coir ausiliàre es- 
sere. 

il vêrbo nêutro è quelh, 
dopo il quale non si puô 
mettere qualchedûno, o 
qualche cosa : uscire, 
per esêmpio e cam mi- 
na re, son vêrbi nêutriy 
perché 7wn si puô dire 
nscire qualchedûno, ô 
camminàre qualche côsa. 
il vêrbo è reciproco 
quando V aziàne cli esso 
espnme ritorna nel sog' 
gêtto che la produce ; 
co?ne, io mi pènto, &c. 
€ in quel caso, pcr coji" 
iugarlo si richiêdono 
sémpre duc pronômi délia 



3éux pronoms de la 
niL'ine personne. 

Le verbe impersonnel 
enfin, est celui qui n'a 
que la troisième personne 
du singulier dans tous 
ses temps; comme: il 
faut, ilfalloity il fallut, 
&;c. 

M, Bravissima. Pour 
aujourd'hui en voici as- 
eez; nous reprendrons V 
explication du verbe 
quand j'aurai l'honneur 
devons revoir. 

E. Ainsi à Samedi, à 
la même heure. 

M. Oui,mademoisellej 
j'ai l'honneur de vous 
saluer. 



Dlalorriies TamilieTS, 89 

tnedésima persôna. 



il vérho impersonâle 
finabnente è quelle chc 
non ha che la têrza per» 
sôna del sin^olàre in tutt* 
i suai têmpi; corne, bi- 
sôgna, bisognâva, biso- 
gnô, &c. 

hravïssîma. Per ôfrât 
va bêne cosî, sec(uiteréma 
la spiegazione del restan-^ 
te la prôssima mita chs. 
avrô r onàre di vedérla» 

dunque a rivederla a 
scihato air istess'ora. 
benïssimo'j la rivQrisco* 



XXVII. 



Co7itînuation du même 
sujet, 

M, Bon jour, made- 
moiselle, comment vous 
portez-vous ? 

E, A votre service, 
bien obligée. Excusez; 
quelle heure est-il à vo- 
tre montre ? 

M, Je vais vous le 
dire. Il est précisément 
deux heures et demie. 

E, Il me semble que 
vous deviez venir exacte- 
Kieiit ^ deux bçures. 



Continuazione del me« 
désimo soggètto. 

Buàn giorno, S ignora. 
D. hô r onàre di riverir^ 
la: corne sta ella? 

per uhhidirla, grcizie, 
Scusi; che ora è al sua 
oriuôlo ? 

la sêrvo subito. Al 
mio oriuôlo son per V ap^ 
punto le due e mczzo, 

7711 pare eh* ella dovesse 
vefdre esatUimcnte aile 
due^ 



le 



GO Dialogues 

M. Cela est vrai ; 
mais il faut m'excuser 
aujourd'hui, car il m'a 
été impossible ele venir 
plutôt. 

E. J'espère qu* à Ta- 
venir vous serez plus 
exact, parcequ'd trois 
heures je suis presque 
toujours occupée. 

ÀJ. Certainement je 
nV manquerai pas. Eh 
bien, qu'avez vous fait 
de bon ? 

E. Voici la traduc- 
tion, et j'ai aussi appris 
par cœur quelques ariet- 
tes de Métastase. 

3/, Tout cela est bien ; 
mais continuons d'abord 
l'explication commen- 
t:ée des parties du dis- 
cours. Ayez la bonté 
de médire ce que c'est 
que la conjugaison d'un 
Verbe, 

E, Conjuîïuer nn 
Verbe, c'est le réciter 
lîveetouteflles différentes 
■terminaisons dont il est 
susceptible. 

M. Quelles sont ces 
différentes terrn i naisons ? 

E. On considère dans 
un verbe la personne^ le 
nombre, le temps et le 
mode^ 

M, Combien y a-t-il 
ÙQ p^rsonnQs? 



Familiers^ 

è vcnssimo. ma ÔQ^sd 
dovrd compatÎTmiy per^ 
cJiè non hô potûto fume 
di yueno. 

spêro cke un alf.ro gior-' 
no verra appunto aile 
due y perche aile tre soit 
quasi sêmpre impegnàta, 

cêrto non mancherô di' 
far il mio dovère: in^ 
tanto ved'uïmo che côsa lia 
fatto di béllo. 

écco qui la traditzionc,^ 
ed ho anche . imparâto a 
mente alcune àrie del 
Metastâsio. 

qucsto va tutto hcne% 
ma seguitiàmo prima la 
spiegaziône incominciâ ta 
délie parti del discorso, 
Favorisca di dirmi; côsa 
vnôl dire Couiugazione 
d' un vtrho? 

con g ingare un vvrho, 
vuùl dire recitarlo con^ 
tutte le differênti ttrmi^ 
nazio?ii,^di cui è suscetti^ 
hile, 

e quali sono queste dif-^ 
ferênti terminazioni? 

in un vcrbo puô consi» 
derarsi la persôna, il nu- 
méro, il tempo e il mo- 
do. 

(juanîe s&n le persone^ 



Di a To :: u es Fa m il l ers. 



91 



T!. Trois pour le sin- 
gfulier ; Je, tu, il; et trois 
pour le pluriel; 7wns, 
V07/S, ils, 

M. Qu'est ce que les 
temps (l'un verbe? 

E, Ce sont les diffé- 
rentes terminaisons par 
les quelles le verbe in- 
dique le temps ou l'é- 
poque de l'action qu'il 
exprime. 

M. Combien y a-t-il 
de temps? 



tre pel sin^olàre, io, 
tu, egli, e tre pelpl?irdle, 
noi, voi, églino. 

e i témpi e6sa sono? 

S0710 le diverse termU 
nazioni, per le quall il 
vcrbo ind'ica V èpora à il 
tempo deir azione cJCcsso 
es prime, 

in quanti têmpi dif* 
fenntl puô considerarsi 
un azÂone? 

in tre, e chiàmansi pre- 



£► Trois principaux 
que Ton appelle preie«^ sente, passâto e futùro. 
passé, et futur. 



Le présent marque qu* 
tuie chose est ou se fait 
au moment où l'on parle, 
comme: f écris:, je 
marche, &c. 

Le passé exprime une 
action faite avant le 
temps oii Ton parle, 
comme: jaimois. J'ai- 
mai, J'ai aimé, f avais 
aimé, j'eus aimé, 

M.MaiSjTnademoiselle, 
les exemples que vous 
me citez, marquent une 
action passée de cinq ma- 
nières difterentes^ 

E. Cela est vrai; et 



il présente accenna un* 
a?.ione ciie si sta facêndo 
nel momentain cuisipar" 
la; corne, io scrivo ; io 
cammino, &c. 

il passâto esprhne un* 
azione fatta prima del 
tempo in cui si parla, e 
che non è piît présente^ 
corne, io amâva ; amâi ; 
ho amâto; avévo ama» 
to ; ébbi amato. 

scusi, signera; questi 
cinque esêmpj da lêi ad" 
dôtti, ïndicano un* azione 
passât a in cinque maniêrQ 
differênti, 

è verissimo, e percià 
c'est pourquoi on leur a hanno anche cinque defiQ* 
donné cinq déaomina' minazioni diverse, 
•lios (iiûereûte^ 



Ô2 



M. Quelles sont elles, 
s'il vous plait? 

£, 1. Passé imparfait. 

. Passé défini. 

3. Passé indéterminé. 

4. Passé plusqu im- 
parfait. 

5. Passé pi usque par- 
fait. 

M. Ayez la bonté de 
tne les expliquer l'un a- 
près l'autre. 

E. Commeçant par 
Vimparfait, je dirai, qu'il 
exprime une action pas- 
sée, mais dans un temps 
où une autre action a eu 
lieu; cctmme: je chan- 
toïSjmt and vous êtes entré. 



Le passé défini marque 

une action faite dans un 

temps dont il ne reste 

plus rien; comme: lun^ 

di dernier, je dînai chez 

mon oncle, 
f 

Le passé indéterminé 
marque une action faite 
depuis peu, ou faite dans 
xm temps indiqué d'une 
manière indéterminée et 
que i'oû we considère 



Jyîalozuts Familiers» 

e quali sono, in gràzta^ 



1. Passàto imperfétto, io 

amâvo. 

2. Passàto dejinito, io 

amài. 
S. Passàto indeterminà" 
to, io hô amâto. 

4. Trapassato ô più che 

iwper/éttOj avévo a- 
mîito. 

5, Trapassato ô più che 

perfétto, ie êbbi a- 
mâto* 

àhbia la hontà di spie* 
gàrmeli l'un dopo /' aU 
tro, 

cominciando dal pas^ 
sato imperfètto, dico ch* 
esso accenna un* azione 
passàta ma non perfez.io-- 
nâta, e accadùla in têm» 
po che sia stata fatta 
cjualche altra azione; co^ 
me, io cantàva quando 
voi siéte entrùto. 

il passàto definito 6 
determinato accenna un 
fatto di cjualche tempo, 
del Quale non vi resta 
2jiùniênte\ corne, lunedi 
scorso pranzài da mio 
zio. 

il passàto iudefmîto à 
indeterminâto accenna 
un! azione fatta ^di pôco 
tempo, ô fatta in un tèm" 
po ifideterminato che n^n 
fi çomïdsr& (inççra {iir^ 



Dialogues Familiers, 



m 



b pas comme entièrement 
mt écoulé; comme: o.U' 
W' jourcrh uij ce mois-ci, dans- 
ée siècle f nous avons vu 
beaucoup de changements, 

ÉLe passé plus-qu'im^ 
V parfait indique ce que 
nous faisions jadis; com- 
^^ me: f avais aimé, 
" Le passe plns-que-par-' 
fait marque ce que nous 
fîmes jadis; comme: 
aussi tôt que feus parlé. 

M. Qu'ei=t-ce que le 
future 

E. Le futur peut être 
ou simple ou conposé. 

Le si):iple ou ir-^ parfait 
annonce ce que l'on pro- 
met de faire, comme j»"' 
aimerai. 

Le composé ou par- 
fait, ce qui sera exécuté 
*dansun tempsdétermiué, 
comme: quand f aurai 
aimé. 

M, Qu*entend-on par 
'modes ? 

E. Mode veut dire 
manière d'exprimer l'ac- 
tion ou F état d'une 
chose. 

M. Combien de modes 
peut-on- considérer dans 
un verbe ? 

E, On en compte or- 
dinairement cinq, ta- 
Toir : 

1, L'indicatif qui in- 



tieramente scorso; corne 
ôggi, in questo mese, à 
in questo fcécolo ahhianio 
vedùto rnolti cambia- 
menti, etc. 

il trapassato imperféfe- 
to ïndica quello che giâ 
da noi si face c a, corne io 
avévo amâto, &;c, 

il irapasmio perfétto 
dinôta ciù che da noi già 
sifece, corne: si;bito cU* 
io ébbi parîAto. elc. 

€ casa vuôl dire témpQ 
fiitCiro ? 

il fatûro piiô Pssere 4 
b'-ifipiice o couipo.-to. 

il §€mpiice à imperfét» 
to- iridica quel che ait ri 
promette di fare] corne ^ 
io amerô. 

€ il composto per- 
fétto, cià che ad un toL 
tempo sarà eseguîto; co*^ 
me, quando io avrô a* 
mato, 

e i môdi cèsa signifi-^ 
cano? 

modo l'uôî dire ma»- 
niéra di esprimere V cv- 
zione, à Io stato d' una 
casa. 

e quanti môdi pôssono 
considerarsi in unvêrho? 

ordinariamente fi no a 
cinque, ciôè: 

L U iadicativo ô di-* 



Bi 



Dialogues Familiers» 



diquç le temps d'une 
certaine action, 

2. h' iînpératif exprime 
vr\ commandement, une 
prière ou une eshorta- 
Jion. 

3. Le suhjonctif est 
ainsi appelé, parcequ'il 
est toujours censé joint 
à une conjonction qui le 
précède, et sans laqueile 
il ne feroit pas un sens 
clair. 

4. L' optatif, par le 
quel le verbe exprime 
un souhait, un déiiir, 

5. U hifi7iTt>f qui ex- 
prime seulei7]ent la si- 
gnification du verbe, sans 
spécifier ni temps, ni per- 
sonnes. 

M. Tré3 - bien. En 
voilà assez sur les ver- 
bes. Disons à présent 
quelque chose du Parti- 
cipe. 
♦ E. Il est ainsi nommé, 
parcequ'il participe de 
Ja nature du verbe, et de 
celle de l'adjectif: com- 
me airaèy hué, &c. 

M, Et comment peut- 
on connoître quand il 
est participe, et quand il 
est adjectif? 

E. On distingue le 
paiticipe, en ce qu'il est 



mostrativo, il quaîe în*^ 
dica il tempo cT tuia data 
azione. 

2. L'imperatîvo oss'ia 
comandativo,c//e esprime 
comando, preghitra à e- 
sortazione, 

3. il QOY\g\[x\\\.iVOossia 
soîTîïiuntîvo, coiiï detto 
perché sêîiipre precedûto- 
da cjualche con^iunzione, 
scnza la qualc fwn for>- 
merthhe un sénso distinio,. 

4. jL'ottativo à desi- 
derativo, col cjuale il 
vcrbo esprime qualche d^ 
sidério. 

5. i.'ir]finîto, che oc-^ 
cenna soltanto la. signijî-^ 
caziune del vêrho, senza 
specificàr né tcnpo, ne 
nhmtro, né persùna, 

benissimo'y intvrno ai 
vêrhi aohiamo già dctto 
ùhhastanza. Diciamo o- 
ra qualche côsa del Far-^ 
ticïpio, 

ei viên detto particî- 
pio, da che partécipa 
délia naiûra del vérbo e 
di quella delV add^ettivo ; 
amâto, lodâîo, etc. 

€ i?i che maniera si co* 
jiosce qiiando i participio 
€ qaando è addattivo? 

si distingue il partici'^ 
pio daW ésser stmprepre* 



Dialogues Familiers^ 95- 

toujours précédé d'un cedûto da uno dei vêrbi 

des verbes auxiliaires ausiliàri èbsere ô avère; 

être on avoir, comme, corne, hô amato, sono lo- 

j*ai aimv, je suis loué, dîito, &c. e addiettîvo 

6cc> Et Tadjectif, quand sarà quando espr'tme sern'» 

il exprime simplement pliceintnte la quulità di 

la qualité de quelque qualche sostaïUivo, corne 

substantif; comme: un uùmo lodûto, donna a- 

homme loué, une femme iiiâta, etc. 
aimée» 

M. Ayez la bonté de àhhia la bontà di de* 

me donner la définition finirmi le altre quattro 

des quatre autres parties parti indeclinàhili del di- 

indéclinables du discours, scorso. 

E. Les quatre parties le rimanènti quattro 

qui restent à expliquer, parti sono: 
sont: 

1, V adverbe, ainsi ap- 1. V avvêrbio, cosl 
pelé, parceque le plus detto, perché sovê?ite ac- 
souvent il est joint aux compa^^na i vcrbi, per 
verbes pour en exprimer esprimtrne le differênti 
les différentes circon- circostanze ô modijica^ 
stances ou modifications; zioni; cofne, io parlo 
comme: je parle distinc' distintamente. Questo 
tement. Cet adverbe rf/^- avvêrbio distintamente, 
tinctement, indique une accénna una circostanza 
circonstance de ma ma- délia mia maniera di 
ûière de parler. parlàre. 

2. La préposition, qui 2. La preposii;ione 
tire son nom de ce qu' che dériva tal nome dal 
elle précède nécessaire- précéder e necessariamente 
ment le mot qu'elle ré- la parôla ch' essa rêgge 
git, et sans lequel elle per formàr un sênso 
ii'auroit pas un sens corn- chiaro, corne, \\\ casa^ 
plet; comme: dans la dopo ce^za, etc. 
maison: après souper, 

etc. 

\ S, Lb conjonction, qui 3. La congiunisione, 

sert à joindre ensemble dal congiûngere insiêjne 



OO' 



D ia losues Fa m Hier s. 



les différentes parties du 
discours, ex : Pierre et 
Paul, etc. 

4, Uiritcrjection sert à 
exprimer les différentes 
affections et les senti- 
ments de Tame: hélas \ 
ùh ; ah ; etc. 



le differèitti parti elef di" 
scorso : Piétro e PâolQ, 
etc. 

4. L' interie^ione che 
serve ad esprimere i di' 
Tcrsi affètti e seutimenti 
deir ànhuo ; Ahiiiié ! ô(i ! 
ah ! etc. 



Fin des Dialogues, 



RECUEIL 

ly autres Idiomes et Phrases familières, 

dont la traduction ne se trouve pas dans la plupart/ 
de nos Dictionnaires, 



Ponner rendez-vous à 

quelqu'un. 
Avoir quelqu'un dans sa 

manche. 
Il goûta la proposition. 
Il entra en condition 

chez moi. 
C'est un tracassier. 

Il a vu ces messieurs, et 

il sait ce qu'en vaut 

l'aune, 
Donner le ton à son 

siècle. 
■On ^le sait pas quel est 

son but. 



dar coni'ègnOj ou 
posta a nno. fgj 
acerlo in pugno. 



du/ji 



la <-6sa gli entra, 

si al logé mcco per servie 

tore, 
è un commettî male^ ou un 

teco meco. 
ha visto qnei signvri^ c 

sa a cbe miskra oi^nùn, 

di cssi è tagliato. 
dar l'orme alla sua età. 

non si sa dove e' vôglÎA, 
uscire. 



( gj Aujourd'hui pourtant on traduit cette phrase plu<» 
tommuuéuienti darc appuntamento a ^i(uic/HCiû?ie-» 



Idiomes, ic. 



97 



îl a mi^t cela dans sa tète 

sans y songer. 
Il n'y va pas de bonne 

grâce. 
Mettre une affaire sur le 

tapi.-;. 

Faire le^ yeux doux. 

le petit-maître. 

— la prude. 
Ketbndre un ouvrage. 
Mettre quelqu'un aux 
pieds du nuir. 

Garder rancune à quel* 
qu'un. 

Colite qui coûte. 

C'étoit un ange auprès 
de lui. 

Trancher du grand Sei^ 
gneur. 

N'être pas mal dans l'e- 
sprit d'une femme, 

-Su table étoit servie com- 
me la table d'un roi, 

Sans perdre contenance. 

Au pis aller. 

Ne faitei pas de façons* 

Sans façons. 

Laisser quelqu*un avec 
la bonne bouche. 

Il n'y a que le premier 
pas qui coûte^ 



s* cfilto là sema, conside^ 

rare, 
non ci va di huône gambe» 

ifitavolàre un affâre, ou 

méttcrio in canipo ou- 

in trattâto. fcj 
far Vocchioiino, 
il zerbino, 
hi inonon^sta. 
ri f are un libro di planta, 
métier e nno a stretto^ ou 

strîn^ere uno tra Vkscio 

e '/ muro. 
star grosso con uno, 

a CjUalunque càsto. 

a petto a lui sembra un 

6ro, 
stare in sul grande, oa 

grandcg'^idre, 
êssere as.'^di bcne nella 

grdzia d'una don fia. 
la sua tàc.ola êra rnesss 

alla reàlc» 
con viso ferma, 
alla piii trista. 
non f aie complimenti. 
cosl alla doméstiCrZ. 
lasciare a bocca dolce, 

il pi il tristo passa è quel 
délia sôglia. fd) 



( c ) Salvini a traduit cette phrase mot pour mot, comme 
eu. françois : mcttere una cûsa sul tappito. 

_ {dj Ou x>lu,s famiirèroineiit : iip'iggio passo è quel dcW 
ùuio. 

fl-'-OM. il, K 



É8 



Idiomes 



Tiré au compas. 
Malgré vent et marée. 



fatlo a ses ta, 
a clispctto di mar£ e dl 
vênto. 
Gagnant toujours du côté tentndosi shnpre verso la 

gauche. simstra, fej 

îvial nous en prit, piidiocccne maie. 

C'en est fait de sa repu- ha perdûto la sna ripu- 

tation. taziôue. 

Jeter de la poudre aux gettàr délia pôlvere negli 

yeux. àcchj. 

En être estomaqué. stojnacarne. 

Il lui demanda ce que domandôUa che fosse di» 

son ami étoit devenu. 
Elle n'est pas belle, mais 

elle est appétissante, 
jNIettre quelqu'un hors fare nscirc uno dei gân^ 

des gonds. gheri. 

Ce n'est pas un ouvrage non è côsa stentàta, ma 

peine, on diroit qu'il a. pare formula a gétto, 

été jeté au moule. 
S'alauibiquer la cervelle, lamhiccàrsl ou stUlarsi il 

cervêllo. 



venûto Vam'ico suo. 
non è héila, ma ha un 
cèrto shiutto. 



Faire des almanacs. 
Pleurera chaudes larmes. 
Je crois que vous êtes 

sou lait. 
On a servi. 
Nous nous en sommes 

bien donné. 
Il y va de mon honneur. 
11 mitflamberge au vent. 
A la sourdine. 
Il faut en venir aux 

mains. 
Il frise la cinquantaine. 



far dei lunàrj, 
piànrrere amaramente, 
credo che facciàte per 

lui. 
il pranzo è in târola, 
ci siamo hên hén divers 

titi. 
si trotta dei mio onôre. 
snudà la spada, 
di soppiatto. 
hisogna ventre aile maiiL 

manca pôco ai cinquanta. 



{tj Hânprc acquiataiido dallatomanciuo, (Dante: 



et Phrases Familières, f)9 

Tovons comme il s'y vediamo corne cl si ac^ 

prendra. cinge. 

Faire maison nette. jrigUàr la ^ramïta on 

manda r ci a tutti dl 
casa. 
Je suis hors de ce mau- sonofuôri d' impâccio, 

vais pas^. 
C'e?t un mauvais sujet. é un cattîco soc^gétto» 
Mettez ce papier au net. mettételo in pniito, 
€e sera moa pis aller. gli ffj è il peinai j rhe mi 

passa toccàre. 
Au pis aller je né risque al pég[(io anddre non ar* 

rien. rïscliio nûlla. 

Je tie»;lrai bon. ml terrô fermo. 

Allez taire ma chambre, andâte a rassettâr la mla 

stanza. 
Tirer le diable par la stentdre avivere, 

queue. 
Faire le diable à quatre, fare il didcolo e pêggio 

CsJ 

Il ne vaut pas le diable, non val mente affàtto. 

Il se sauva à toutes si salcô a tutte ga.-nbe, 

jambes, 

lise doute de mon des- dàblta del mio dlsegno, 

sein. 

Il a l'air d'une honnête ha ciera di galantuQ--^ 

homme. mo. 

Il n'en demeura pas là. la côsa non fini cosî. 

Il fut question de vous, si parla di voi. 

Je vous en sais bon gré. ve ne sono molto tenûto. 



(f) GlU i<^i est l'abrégé à'egUy et l'on s'en sert souvent dans 
le discours familier, devant lavovelle, comme: o-// è vero, il est 
vrai, au lieu de egli c vero de même que la mi dica, la mi scu';'^ 
etc.au lieu de ella mi dica, ella mi scusi. Voyez pag lOQ, 
de laGram. N*^. 7""» 

fgj Redi a traduit cette phrase d'après l'idiome françois : 
fa.re il diâvolo a quattro. 

K2 



10& 



îdlomes 



Je ne vous en sais pas 
mauvais gré. 

Elle ne fait pas la sa- 
vante. 

Il ne déparle pas. 

Cette robe vous sied 
bien. 

Je la trouve à mon gré. 

C'est une'femmede qua- 
lité. 
■ Un homme comme il 
fnut. 

Il î-'cn est peu fallu. 

Combien vous faut-ii 
pour cela? 

Quoiqu'il en soit. 

Tête à tête. 

I/ti tète lui tourne. 

C'e^t un jeu de mots. 

Il va au devant de lui. 

J'entrai dans ses idées. 

Il se mita écrire. 

Il me dit à 1' oreille. 

Ce sont là de. vos coups. 

Boire un bon coup. 
Tout à coup. 
Tout d'un coup. 
A coup sûr. 
Après coup. 
Encore un coup. 
Se tirer d'affaire. 

Il m'a tiré de prison. 



{ 



non ne son mal soddi' 

sfatto, ou 
non ioprêndojnicaa in^le. 
dla non ha pretenziofte 

aile sciènze, 
non lafinisce mai, 
questa veste vi sta bûitt, 

la trôvo di mio giisto, 
c luia dama, ou una st* 

gnôra di ran<^o. fkj 
un UÔ7710 di garbo, 

c'c mancàto pôco, 

casa prctendétcdi qucsto? 



comunqiie siasi, 
a quatlr' ôccJiJ. 
gil gira il capo, 
è un bîsticcio. 
va ad incontrarlo, 
pénétrai le sue idée, 
si mise a scricere, 
7rà disse aW orccchio. 
questo è uno û^ vôsfPS 

tratti. 
fare una gran bevûta, 
in un istante. 
ad un tratto, 
sema f allô, 
dopo ilfatto, 
ancôra una xôlta, 
cavarsi dCimpdccio, ou 

tiscîr d'intrigo. 
mi ha liber àto di prigiône. 



(^^) 'Rnn<io,mcAWxk du François, et généralement rSfa 
«lans la langue Italienne. 



et Phrases Famllicres» 



101 



Il n'en tire pas parti. 
■ Tirer une lettre de 

cl^nge. 
11 tira un coup de fusil. 
Il me montra au doigt. 
Voilà un reste de gibet. 
Il lui tira les vers du nez. 

Il est né coëffé. 

Il me regarde de travers. 

Il parloit à tort et à 
travers. 

Sans venir aux voies de 
fait. 

It est tel qu'il me le 
faut 

J'eus beau lui dire. 

C'est un chevalier d'in- 
dustrie. 

Demain est un jour mai- 
gre. 

Ce sont des tours de 
main. 

Il a une bonne main. 

Il mit les mains sur lui. 

Capable d'un coup de 
main. 

Tenir la main haute. 

Les mains lui démangent. 

J'ai fait un qui pro quo. 

Il a mangetout son bien. 

Il y a une bonne lieue 
d'ici. 

Trouvez vçus bon? 

Qu'on le fasse monter. 

Vous avez raison. 

Il a tort. 

La paressQ \q gagne. 



non ne ricàva utile» 
far traita, 

sparô'un arcJiibiù;^idta, 
71 ti acccnnô. 

êcco un axanzo dl força, 
gli cavô di bocca il se* 

gréto. 
è nato vestîto, 
mi guarda biêco, 
egli parldva sconsidera- 

tamente, 
senza venîre a fatt'^ 

gli è appunto quel che mi 

ci vuôlco 
êhhi bel dirgli, 
è uno scroccône ou 5i«- 

doh. 
domàni è giorno di di" 



so?i giuôchi di ?nano. 



ha un buôn caràttere, 
gli pose le maai addôsso. 
capdce d'un colpo ardito» 

trattdr severamente. 
gli pizzicano le manu 
hô preso sbdglio, 
lia consumdto tutto il suo» 
è iina buôna lega lontàna 

di qui, 
vi sembra buônof 
fdtelo venir su, 
avete ra^iône, 
egli ha tôrto, 
divênta sêmpra pià poU 

trônet 



1^3 



-^ 



102- 



Il va de pair avec lui. 
Je tiens cela pour vrai. 
Tenir bonne conduite, 
ïl lui tiendra tête, 
iille est faite à peindre. 
11 fit passer la garnison 

au fil deTépée. 
Chemin faisant. 
Ne le prenez pas en 



Idiomes. 

va dcl pari con iut^ 

lo credo tero. 

regolarsi bine. *•" 

non f^liéla cédera. 

èfatta a penné/ lo. 

mise la i>;uarnigiône a fit 

di spada. 
strada face. ado, 
non lo prendete per mah,. 



mauvaise part, 

ïl prit cela sérieusement, la prese siil séria. 

Vous prenez mal mes interpretâte maie le mie 

paroles. parole. 

îl a pris le bonnet. ha preso la làurea 

toràle. 

ïl sait prendre les choses sa pigliâr il monda 

comme elles viennent. e^ viéne. 

Prenez îrarde à cela. hadàteci béne. 



dot' 



com 



Prenez garde à vons. 
Prenez garde à lui. 
Bien lui a pris d'avoir été 

averti. 
Il prit congé. 
Il lui donna cong^. 
II prend beaucoup de 

part à cela. 
Allons, tranchez le mot. 
L'affaire en est faite. 
Il lui donne de fencen- 

soir par le nez. 
Tout riches qu'ils sont. 
Il s'épanouit la rate. 
11 rit à gorge déployée. 

Allons, mon ami, tou- 
chez là. 

Je lui dis tout bas. 

Tout beau s'il vous plait. 

Non, je ja'eji démordxai 
pas. 



baddte â roi, 
guardàtevi hên da lui, 
buôn per lui d'éssere stato- 

avL'crtUo. 
prese commiàto, 
lo licemiô. 
xi s'intéressa ?nolto» 

vic^ decidéte^ 

raffùre èjînito. 

lo ad à la sfacciatament^ 

ricclii corne sono, 
Cproruppe in un cccêsso d& 
< ris a y ou 
l^si smascellô deile rîsa, 

ùnimo, ainico, dàtemi l^ 
ma no, 

gli dissi sotto voce, 

addi'io. in i>râzia, 

uô, noa Uf' çlarla vmt^ 



et Phrases Familières, 



301 



C'est de Vor en barre. 
Il est entre deux vins. 
Ils se mirent à ses 

trousses. 
Cela lui donne du relief. 
Féu mon p'-*re. 
Les personnes de qualité. 

C'est un homme d'épée. 

Il est bien coëtie. 

Il a trois pièces de plain 

pied. 
Le couvert est-il mis ? 
Il est homme à tout. 
L'aiiaire est en bon 

train. 
Vous êtes en train de 

parier. 
Il a beau dire, je n'en 

crois rien. 
Ils ne demandent que 

plaie et bosse. 
Cette action pensa me 

perdre. 



ella è ôro sôdo. 
gll c un p'j hrïllo, 
g/i si mtssero diètro. 

cjiiesto h rimette unpôco, 

il defunto mio padre. 

la nobiltà, ou le persane 

di raugo, 
è un mil it are, 
è bên pcitinato. 
ha tre stanze per piano» 

è appareccJiiàto? 

è à bile in tutto, 

l'affàre è bên incammi* 

nûto. 
slète in buôna disposiziànt 

di pari are, 
die a pur quel ehe vuôle, 

Jion ne credo niénte. 
non pênsano che a far del 

maie, 
ci mancô pôco che questct 

azione non mi rovi^ 

nasse» 



Î04 



COURS DE THÈMES. 

Sîtr toutes les parties du Disco7irs, avec des 
reyivoîs aux Règles énoncées dans lej^roïiicr 
volume, 

THÈME I. 

Sj^r les Articles i\, lo, la: i, gli, le, devant les noms*. 

Nom. Le père et le fils. La mère et la fille. Le 
frère et la ^œur. L'oncle et le neveu. L'homme 
et la femme. 

Gén, Du cousin et de la cousine. De la tante 
et de la nièce. Du maître et de l'écolier. De l'ami 
et de l'amie. 

Dût, Au mari et à la femme. Au grand-père et 
à la graud'-mère. A l'amoiiret à la haine. A Té"* 
,poux et à i'èpouse. 

PHRASES. 

Père, padrc. Fils, figiio. Mère, madrc. Fille, fglia* 
Frère, fraicllo. Sœur, sor'dla. Oncle, zio. Keveu, nipbte. 
Homme, uojno (1.) Femme, donna. 

Cousin, cughio. Cousine, cughia. Tante, zia. Nièce, 
niputCf Maître, maesirS". Ecolier, scolâre. Ami, omîco» 
Amie, aynœa. 

Mari, 7nar'ito. Femme, mogVie. Grand-père, rtonno. 
Grand' mère, iionna. Amour, umire. Haine, udio. (mai^.) 
Epoux, sposo. Epouse, sposa. 



(1) Le pluriel ôH uoyno, fait 2iu)niui. Yoyea la Clef de 
cette Grauijiiuiie pour la tratjuçtiou (ie tous je^ Jb^iilC» 
^suivaut^ 



Coicrs de Thtmés, ^-c, 103 

Àbl. Du beau-frère et de la belle-sœur. Du 
beau-père et (le la belle-mère. De Théritier et de 
l'héritière. Du maître et" du valet. Du jeunti 
homme et du vieillard. — Fin du premier Thème, 



Beau-frère, coçrnafo. Belle-sœur, corrnâfa. Bean-pè*re, 
suôccro. Belle-mt';re, subccra. îléritiRr, traie. Héritière, 
ercdc. Maître, ]>adronc, Vulet, stafficre. Jeime hoinnie, 
gidsinc. Vieillard, vècc/iio. Fin, Jine. Premier, primo. 
Thème, tema, (masc.) 

N. B. Le maître aura soin de faire traduire en 
Italien ce tlième qui n'est qu'au singulier, et en- 
suite de le faire mettre au pluriel par l'écolier, en 
lui faisant remarquer les obier vations. No. 57, fcS, 
pag. (3é de la Grammaire. 

THÈME IL 

Suite de r Article précèdent. 

Le palais du Roi. Le gouverneur du jeune 
prince. Le frère du voisin. La patience du mai» 
tre. Le livre de l'enfant. La porte de la maison. 
La clef du jardin. La grandeur de la ville. La 
'beauté de la campagne. Le chapeau du domes- 



Palais, palû^zo. Roi, re. Gouverneur, a/'o. Jeune prince, 
principutû. Voisin, vicino- Pdti'eiice, pazienza. (1.) Livre, 
libido. lLi\in\\i,fanciullo. Porte, //or/a. 'fém.) Maison, crt 5 <z. 
(fém.) Clef, chia-oe. (fém.) Jardin, 'F/-?Vxrr///20. Grandeur, 
grandezza. Ville, città (2.) Beauté, Te//ej--ûr. Campagne, 
cajupoi^na. Chapeau, capuîllo. Domestique, serciibre. Habit, 

: y 

(l) Tous les noms terminés en^r sont ordinairement féminins, 
et alors ils ont le pluriel en e. (V. pag. 64, No. 59, de la 
Gram.) 

(2^^ Città et tous les autres noms qui ont un accent sur leur 
dernière voyelle, ne changent pas de terminaison au pluriel 
(Voyez No. 53, pag. (31, delaGiani.) 



iôd Cours (h Thèmes 

tique. L'habit du Duc. L'éventail de la Du- 
chesse. L'épée du prince. La robe de la prin-^ 
cesse. Le théâtre de l'opéra. La perruque de 
Monsieur l'Abbé (1). La coiffure de Madame^ 
Julie. Les bas et les souliers du gardon.— Fi/i dw 
second Thè?ne, 



Tcstito. Due, duca. Eventail, vcniâirlio. Duchesse, duchessa*- 
Epée, spada. (fém.) Prince, 'principe* Robe, veste* (féni.) 
Princesse, ;;;v>/r?/;c5.sr?. Théâtre, teâtrn. Verv\M\\\ef parriicca. 
Monsieur, f,i(rno)-e. (2.) Abbé, ahâtc. Coirure, acionciatara. 
Madame, sigubra, Julie, Giulia. Bas, cal.rc. (fém. plur.) 
Souliers, scarpt. (féni. plur.) Garçon, ruguzzo* Secouil,. 

THÈME IIL 

Suite de V Article précèdent 

L'époux et l'épouse sont allés a-j spectacle. L' 
ignorance est la source des erreurs. L'obstination 
est l'effet de l'ignoraiice. La patli "ce est le cou- 
rage de la vertu. Les bc-ames liment naturelle- 
ment les femmes. L'excès <ie la iio;erté rend sou- 
vent les bommes malheureux. La loi et le bon 
ordre produisent toujours ie bov' ]'.'r des honnêtes 
gens. Le loup rnanje quelquefois les agneaux,^ 



Allés, andiiti. Spectacle, comr.ûdia. (f^m.') Source, sor- 
gente, (f.) J^reur, cnùre. (uasc.) Effet, cjfetto. Aiment, 
ûmano. Naturellement, naiui'ah.unit. Excès, ecccsso. Li- 
berté, //3É'r/fî.(f.) Yle^, rende. iTOuve»if spcsso. Malheureux, 
infellci. Loi, Ictr^e^J^.} Bon o?dre, l)uo}i ordinc. Produisent, 
prodûcono. Toujours, sem^rre. Bonheur, félicita, (f.) Hon- 
nêtes gcii^l^omi?ii dahbcne. Loup, lupo. Mange, mângia,. 



(1) L'article, qui suit les mots monsieur et madame en Fran-^ 
çois, doit précéder eu Italifn les mots signore et signora^ 
Voyez No. 55, i^ag, 2 82. 

(2) Le rxïoi signore perd sa dernière voyelle devant les nom» 
masculius, au singulier. 



Sur la langue ItalUnne, 107 

comme le renard les poulets. Le garçon donne 
au valet le chapeau de l'enfant. Le prince parle 
de la beauté du château aux amis du voisinage. Le 
désir de l'argent est la cause de l'industrie des 
hommes. Le Roi est le chef du royaume, et le 
Pape celui de l'église. Le prince est revenu du 
bal, et demain il ira à la cha>se. L'oubli de toute 
religion conduit à l'oubli de tous les devoirs de 
l'iiomme. Rousseau. — Fin du troisième Thbne^ 



^Quelquefois, taholta. Agueau, agnello. Comme, siccome^ 
Picnard, vo/pe^ (f.) Poulet, /;o//o. Donne, ^^^^î. Parle, paria. 
Château, castello. Ami, amico. Voisinage, vicinâto. Désir, 
desidério. Argent, dcnàro. Cause, causa. Industrie, indu' 
stria. Chef, capo. Royaume, rcgno. Pape, papa. Celui, 
(juello. Eglise, chlcsa. ^exeiwi, tODiato. Bal, 3a//t», (abla- 
tif.) Demain, domùni. Il ira, andrà. Chasse, càccia. Ou- 
bli, ohl'io. Toute, ogni. Conduit, guida. Tous, tutf^t 
Dtvoir, dûvérc, (m.) Troisième, t€rzo. 



THEME lY. 

Suite du Thème précédent. 

L'homme n'a rien au monde de plus prè*- 
cieux que (1) sa réputation ; c'est la bonne odeur (*2) 
de la vertu, le lien de laconfiance, le fruit de la probité, 
laconsolation et l'aniCj pour ainsi dire, de l'ame même. 



N'a, wo;2/^rt. ViieUf jiienfe, Vrècieu%y prezioso. Sa, sua, 
X^'est, è questa. Odeur, odore (m.) Lieu, legdme^m.) Pour 
ainsi dire, ptr cosï dire. Ame même, d/iima istessa. Meil- 



(1) Les pronoms possessifs 7fiio, tuo, suo, etc. sont ordi» 
-nairement précédés de l'article en Italien. (No. S, pag. 117» 
de la Gram.) 

(1) Les noms terminés en cur eu François ont leur ter« 
minaison en ore en Italien, mais toujours iii^5culius. (No. 1, 
pag. 07, ^e la Gram, 



tos Cours de Thhnes, 

Flechier. — La religion est lemeilleurgarantque les 
hommes puissent avoir de la probité des hommes. 
Montesquieu. — Pour être un grand homme, il faut 
profiter de toute (i) sa Ibrtunc. La Rochefou- 
cauld. — Les enfants de la gloire et de la magnifi- 
cence sont rarement les (2) enfants de la sagesse 
et de la vertu. INLvssillon. — Ayez de la vigilance 
et de la patience, rien n*est plus nécessaire à qui 
gouverne, ou à qui obéit. ]\L\intenon. — La 
sobriété, la modération et les bonnes mœurs don- 
nent une vie longue et exempte de maladies. 
FÉNÉLON. — Lareconnoissanceestun tributducœur 
qui est fait pour être senti et non pour être exprimé.— 
Fin du Quatricme Thème. 



leur, viigliorc. Garant, sicnrtà (f.) Viûs^enif pôssatw. ÎI faut; 
disofrna. Enfant, fglio. Rarement, ai rado. Kien n'est 
plus, 7107} v è 7ncufe cfi più. A qui,'a chi. Obéit, ubbiilisce. 
Mœur=, cosfi'/n.'i (m.) Donnent, davno. Exempte de, trente da» 
INTaladie, nwlattia. Q.\ï\, che. Tnit, faifo. Etre senti, sen- 
i'ini. Etre exprimé, esprimersi. Quatrième, (quarto* 

THÈME V. 

Snr raccord des Adjectifs avec leurs Substantifs, 

(Voy.No. 104, pag. 85, de la Gram.) 

Un (3) homme célèbre, une femme célèbre. Les 
hommes illustres, les femmes illustrés, La paresse 



Célèbre, cchhrc. Paresse, infingardûggiiie (f.) Méprisabî* 



j) Le pronom tufto reçoit l'article après lui, et^iloit s'ac- 
corder avec le substantif suivant. (Voyez No. 3, pag. 133, de 
la Grarn.) 

(2) Après le verbe esscre être, on supprime ordinairement 
l'article avant les substantifs, lorsqu'ils expriment la qualité 
U'une phrase précédente. 

(3j On retranche \o de «720, devant tous Iq« iftasctUiiis. 
(Voy. îso. 1, pag, 2G7> de la Gram.) 



Sur la langue Italienne. lOîX 

est mapnsable. Le maître est maintenant très-co/?* 
te fit de l'écolier. L'espérance est la dernière cho: e 
qui meure dans riiomme. La vertu eut aimable. 
L'homme vertueux est aimé de (1) tout le monde. 
La vertu est préférable aux richesses. L'émulation 
est une noble passion. Les princes sont ^lénéreux. 
Les principes (-2) de la grammaire sonr. diffici!e.<i. 
Les temps d'aujourd'hui sont pleins de malheurs. 
Les temples /ame^/.r de l'antiquité n'offrent plus 
que des ruines. L'air, l'eau et le pain sont très- 
nécessaires aux hommes. Les téméraires ne peu- 
vent pcîs être toujours heureJix, Les vérités et 
les faussetés (3) sont deux choses contraires. Les 
habitants des gm^f/ci" (4) villes sont Uès-Jins. La 
sohrit'té et la prudence sont des vertus nécessaires^ 
et difficiles à obtenir. Les amitiés fondées sur la 
vei'tu sont fermes et durables» Bourdaloue."*^ 
Fin du cinquième Thème. 



Si^yrcglvoh. ]Mcrintennvit, adesso. Très, molfn. Qui mciirr, 
chc j/iuôre. Dana 1', nelT. Aimé, amâto. Tout le monde, 
ognknoy (sans ar icle.) Richc;sse, ricchezza (f.) Princii;e 
pri/icîpio. Pleint pi ejKJ. N'offrent pins que, ffon prcséiifaiio 
ûîtro che. Téînéraire, temeràrio. Peuvent, pôvsnjio. Vérité. 
t'crità. Fausseté, falsità. Habitant, ahitante (m.) Ville, 
città (f.) Grand, grande. Très-fin. jnolto astido. A obte- 
nir, ëd ottencre. Durable, durévole. Cinquième, quinto. 



(1) Les préposition^ de ou par après les participes passifs se 
rendent en Italien par l'article ou segnacaso de rublatiii 
CNo. G, pag. 59f delaGram.) 

(2) Les noms masculins qui ont le singulier en io^ 
prennent un^ au pluriel. (, Voyez le No. 9.s, p. 71, delà 
Grara. 

(.S) Les substantifs qui ont un accent sur leur dernière 
voyelle au singulier ne changent pas de terminaison au pluriel. 
(No. 5'j, pag. 64, de la Gram.) 

(4) (7 rrt;?û('t',est abrégé de sa dernière syllabe devant tous le» 
mots qui commencent par une consonne. (Voyez le No. 5^ 
pag. 9.^7 y de la Gram.) 

TOM. II. h 



110 Cours de Thèmes 

THÈME VI. 

Suite du pr-é cèdent, 

La religion est une lumière divine, qui découvre 
Dieu à riiomme, et qui règle les devoirs de V 
homme envers Dieu. MAr-:^ii.LON. — Vue bonne vo- 
lonté, un courage délibéré, un zèle prompt à cou- 
rir au bien, voilà les signes d'une vjande anie. 
Marmontkl. — La vertu des gens de bien est une 
censure muette, et un reproche co;?;^/?^?/^^ contre les 
mécliants. Fléchi er. — Lhie vie sobre, modérée^ 
simple, fa:e?;2p^e d'inquiétudes et de passions, r6';,'7e« 
et laborieuse, retient dans les membres d'un bon: me 
sa<re la i'i/;e jeunesse, qui sans ces précautions est 
toujours prête à s'envoler sur les ailes du temps. 
Fénélon.- — La valeur i?ttrépide et la dohce modé- 
ration se trouvent rinement eni>emble. Idem. — Les 
grandes pensées viennent du cœur. La vè-^itable 
politesse consiste à marquer de la bienveillance 
aux hommes. Le travail éloigne de nous trois 
grands maux ; l'ennui, le vice et le benjoin. Les 
vrais plaisirs de la vie ne se rencontrent que dans 
l'accomplissement de (1) nos devoirs. La con- 



Lumière, hime (m.) Découvre, manifcata. Règle, réirola^ 
Xnvers, verso. \)i!.\\hitxé^i solûf o . Proin}'t, proiito. Voilà, 
.tcco. ^\o;ue,contrnsseg/iO: Gr^iwéname, anima ii;randc. Gens 
de bien, génie prcha (au sin^.) Muet, tùcito. Reproche, 
Tiynprbvcro.CoV'X\n\.\(i\, continua. Sobre, .S(Vv/v'o (m.)- Kxempte, 
frivo (ru.) Réglé, rtgolato [m.) Retient, conserva. Dans 
les Tucrubres, nelle mcmhra. Qui, che Est toujours pvèt€ 
Ix, t sempre in procinto di. S' envoler, fuggirsene. Siu- le» 
-ailes, siille ali. Valeur, valôre (ui) Retrouvent, frovansî. 
Viennent, procedovo. A marquer, nel mostràie. Dienveil- 
îancr, vurdialità (f.) Travail, laioro (m.) Eloigne, allon- 
4àn(i. Ke se rencuntrent, nu7i si truvano. Accomplissement, 



(1 • Lc8 pronoms posgessifs nùo, tua, suc, nostro, vostro, 
loro^ doivei'.t être prc(.é<Iés de l'article eu Italieu. (VoYe2* 
-î^o.S, pag. 117, ae laGraoi.) 



Sur les Verhcs règuiicrs'-, 111 

-"cicncc d'une vie entitre, consumée dans une suite 
d'actions vertueuses, est le plus noble entretien et le 
véritahle ornement de la vieillesse. Boi.sgelin. — 
Vin du sixième Thème, 



ëdcmpimeiifo. T)\\n^ y\r\e ^nWQ, in una siric. Entretien, oc- 
i-upaziuiic {ï.) .Sixième, scsto. 



THÈME VII. SUR LES VERBES. 

Re^U7n^ de^ Conju'^aisons des Vcrles réguliers dans 
tous leurs temps simples, 

1'^ Conj. en are. ( > oy. pag. Iâ5.) 

Prés. Je parle, parlàre. Ti\ aimes, amare. Il 
mange, viangidre. Nous chantons, ca/ziûre. ^ous. 
dan^ez, haUàre. Ils jouent, suqnàre, ^^ "^ 

Imparf. Je jouois, ^iuocdre. Tu passois, pas^ 
sdre. il jugeoit, giudicâre. Nous chassions, cac-,» 
cidre. Vous marchiez, camminàre. lis cherclioient, 
ccrcdre. 

Passé déf. Je manvq-uai, mancâre. Tu jetai* 
gettâre. Il dissipa, diôsipdre. Nous brûlâmes 
brucidre. Vous dînâtes, pranzdre. Ils soupèrent 
cendre. 

Fut. J'avancerai, avanidre. Tu attendras, 
aspettdre. Il consolera, consolàre. Nous garde- 
rons, serhàre. Vous baiserez, baciâre. Ils arrête- 
ront, arrestdre. 

Impér. Apporte, portdre. Qu'il appelle, chfa' 
mdre. Crions, gridâre. Grondez, sgrtddre. Qu* 
ils ri^ vêlent, rivelàrç. 

Prés, du Suhj. Que je rej:purne, torndre. Que 
tu ,-oupires, sospirâre. Qu'il ressemble, rassomi^ 
glidre. Que nous trompions, irni^annéire. Que 
vous tentiez, tenture. Qu'ils nettoient^ nettâre. 



* 



112 Thbnts sur les Verbes régulkTs. 

Imparf. du SuhJ. Que je pardonnasse, perdonàre. 
Que tu expliquasses, spiegàre. Qu'il observât, 05- 
icrvàre. Que nous arrivai^sions, arrhâre. Que 
vous étudiasbiez, studiùre. Qu'ils conimen«^assent, 
cov.iinchire. 

Temps incert. Je pense rois, /;(?;7.fû're. Tu espé- 
reix-irf, sperâre. Il sauteioit, sallârc. Nous con- 
sulterions, consultùrt. Vous honoreriez, onvTârt^ 
Ils déie.steroient, detCùtàre. 

Participe, Dé.siré, desidcrâre. 

G^pjnciif. En iucna^aut, miaacciârc, 

THÈME VIII. 

*î^ Coi^ en ère, (Voy. pag. \Q0.) 

Pris, Je crois, crcdcre. Tu absous, ns-ôhcrf. 
i^^^j^ljjjjfcut, risôliere. Nous battons, bâttere. Vous 
buvez, héiere. Ils cèdent, cédtri. 

Impnrf. Je coucédois, concédere. Tu précé- 
dois, précéderez II procédoit, procédere. Nous 
snctèdions, succédere. Vous remplissiez, émpiere. 
Ils lendoieiit, féndcre. 

Passé déf. Je frémis, frémere. Tu gémis, gé^* 
^îFf/e. Il Jouit, godére. Nous moissonnâmes, 
miétere. Vous pendites, jDe/?£/e/'e. Ils dépendirent, 

Futur. Je perdrai, pérdere. Tu presseras, pre- 
?7?e7'^. Il rendra, réndere. Nous recevrons, r/ce- 
rerc. A ous répéterez, ripéterc. Ils craindront, 

Lmpèr. Vends, réndere. Qu'il reluise, rispléu' 
dere. Divisons, dk:dere. (1) Feignez, fingcre. 
Qu'ils existent, es'istcre. 



(1) Quoique ce verbe et les autres suivaîits de cette cotiju- 
giiibou ue soient pas réj^uliers dans tous les temps, ils le sont 
pourtant dans les temps où ib tout employés ici. 



Thèmes sur les Verbes réguliers. 113 

Prés, du Suhj. Que je parvienne, friûngere. Que 
tu opprimes, opprhnere. Qu'il entende, inténdtre. 
Que nous lisions, léi^gtre. Que vous mettitz, mét^ 
tere. Qu'ils mordent, môrdere. 

Imparf. du SubJ. Que je naquisse, ?iâscere. 

Que tu cachasses, }iascôndere. Qu'il oiteii^ât, o/- 

féndere. Que nous })ermissions, perméttere. Que 

vous promissiez, prométtere. Qu'ils missent, méU 

tere. 

Temps incert. Je prendrois, préhdere. Tu Yen» 
drois, réndere. l\ nro\t,ridcre. Nous pleurerions; 
piânoere. Vous répondriez, rispàndere. Ils rom- 
proient, rômpere. 

Participe. Craint, temcre. 

Gérondif. En reluisant, rilucere, 

THÈME IX. 

3'^^ Conj. en ire. (Voy. pag. 165.) 

Prés. Je sens, sentïre. Tu avertis, avvert'irc. 
-Il dort, d'jrmire. Nous fuyons, fuggire. Vous 
mentez, inentïre. Ils partent, partire. 

Imparf, Je me repéntois, pentîre. Tu t' ha* 
billois, vestire. Il se ressentoit, risentïre. Nous 
nous servions, servîre. Vous finissiez, finïre. Il* 
se frappoient, colpïre. 

Passé défini. Je sentis, sentïre. Tu osas, a?'» 
rfzre. Il enrichitj, arricchire. Nous rôtîmes, arro- 
^/zre. Vous rougîtes, arrossire. Ils applaudirent. 

Futur, J'effrayerai, atterrire. Tu comprendras, 
cap'ire. Il avilira, avvilire. Nous compatirons, 
compatïre. Vous suivrez, seguire. Ils exécute- 
ront, c5eo?/?re. 

Impératif. Dors, dormîre. Qu'il parte, partire. 
Sortons, uscire. Venez, venire. Qu'ils ouvrent, 

Pre5. c/z^ 5z^6/. Que je découvre, scoprïre., Que 
tu couvres, cojmre, Qu'il recouvre, ricoprire» 

JU3 



€14 Thèmes sur les Verbes réguliers» 

Que nous poursuivions, proses^iiire. Que vous 
méprisiez, schernire. Qu'ils consentent, consentirez 

Imparf, du Suhj. Qiîe je .fournisse, fornire. 
Que tu diminuasses, dunimdre. Qu'il construisît, 
costruirc. Que nous guérissions, guarîre. Que 
vous garnissiez, giiarnire. Qu'ils palissent, im- 
paUkUre. 

Temps incert. J'empécherois, impedire. Tu 
l^ngunoi^laffCiuire, II dé fend roi t^ proi^i^e. Nous 
digérerions, difrerire. Vous concevriez, concepïre. 
Ils disparoîtroient, sparjre. 

Participe. Suivi, seguîre. 

Gérondif. En dormant, dorm'ire. 

N. B. La plupart des verbes de cette conjugaison 
ont leur terminaison en iscOi comme le verbe^/ure, 
])ag. 2"51, mais nous avons eu soin de les emplo3'cr 
ici dans toutes les personnes où leur irrégularité n'a 
pas lieu. 

THÈME X. 

Sur la Conjugaison des Verh3s Essere ef Avère. 

Présent. Je [l) suis très (2) heureux, et mon 
frère e^i très-malheureux, J'a^ un tivre de géo- 
graphie (3) et un de prières. Tu es presque tou- 



Mallieureux, sfurtunato. Géographie, geogrofia. Prière, 



(l) Les ]»ronon.s personnels /o, tu, egliy occ. sont eu 
Italien ie plus souvent supprimés, surtout qunnd la clarté et 
la force du <ii.scours ne les rendent pas nécessaires. 

(•2) En Italien on peut former le superlatif en changeant la 
dernière lettre du positif en issimo ; ainsi de fciice heureux, 
on peut former le superlatif fcZ/cÀv^/wy très-heureux, au lieu 
jledire ntollo fi.lice. (Voyez p. 88, No. 1 19 de la Gram.) 

(uj Ph n'est pas en usage dans la langue Italienne, çjj j^ 
jupplce pur la lettre/. Voyez No. 19, \h 2(>0. 



Cours de Thtines, kc, 115' 

jours employé, et tu ii'ûÀ^ pas (I) d'argent. L'homme 
est mortel, mais il n'a pas envie de mourir. Nous 
somrnes dans un grand embarras, etnousnViro??^ pas 
les moyens d'en sortir. Vous <^^ei^un peu intéressés, 
et vous avez. la manie de paroitre généreux. Ces 
messieurs sont en compagnie, et ces dames ont la 
patience d'attendre. 

Imparfait, yétois sûr que vous aviez raison, et 
vous e'i/e;; assuré que j'avois tort. Tu ctois obligé 
déjeuner, pendant que tu arois faim. Il eto/^ sou- 
vent entre deux vins, et pourtant il avolt toujours 
soif. Nous étions tous en confusion, pendant que 
nous avions le feu à la maison. Vous u étiez pas 
trop bien portant l'année passée, quand vous ariez 
votre maison de campagne. Les Anglois \\étoient 
pas trop riches, quand ils \\ avaient pas de com- 
merce. — Fin du dixième Thème» 



prep:hicra. Employé, impif^-dfo. Arj^ent, dtndro. Envie, 
vofflia. Moyen, '/ne zzo- En sortir, uscirne. 'Mi\u\e, S7îid/iia. 
Paroitre, comparire. Attendre, aspettdre. Sûr, certo, x\ssuré, 
sicùro, Tortj torto. Jeûner, di^iundre. Pendant que, me7i' 
tre. Entre deux vins, alf/t anto brillo. Pourtaut, pure, A 
la maison, alla casa. Trop bien portint, in hioinssima sainte, 
Anglois, Ing/ése au sing, tt Inglfsi au plur. Riche, ricço», 
Pas de commerce, commcrcio. Dixième, dicimo* 

THÈME XL 

Suite du précédent. 

Passé défini, A peine je fus guéri, que ]'eu$ 
d'autres (2) malheurs. Tu fus Tannée passée per- 



A peine, appéna. Guéri, guartto. Passé, scorso (m.) Per- 



(l) Les deux particules négatives ne pas des François se 
rendent siniplement par non en Italien. 

(-2) On peut supprimer l'article dans cette phrase, parceque 
le mot ;«fl/-^ez/r est employé dans ua sçusiudétermiué. (Vovez 
^^o. 68, pag. 286, de la Graœ.) 



IIG Cours de Thanes 

sécuté par(l) tes ennemis; mais tu eusldi satit)fac- 
tion de les voir punis. S'i^ /^/^ récompensé de ses 
peines, il n*eut p?.s le bonheur d'en jouir. Nous 
eûmes beau temps hier, et nous en (2) fûmes bien 
contents. Yqu^ fûtes punis, parceque vous eûtes 
la témérité de l'iusulter. Wç, furent charitables, et 
c?ire//i compassion des malheureux. 

Passé parfait indéfini, y ai eu beaucoup (3) de 
chagrin, et j'az été (4) bien malade. Tu as eu tant 
de maîtres, que tu en as été fatigué. Mon voisin 
a été malade, il a eu la lièvre. Ils ont eu beaucoup 
de visites, tout le temps qu'ils ont été en ville. 
Vous avez été contents, mais vous \\a\:ez pas cit 
beaucoup de bonheur. — Fin du onzième Thème, 



sécuté, persegiiiiàfo. Satisfaction, soddisf(/zionc (f.) Les voir, 
•cedcrli. Puni, jninito, (sin;i\) Peine, incainodo- (m.) D'en 
jouir, di godcrnc. Beau teirps, bel tempo. L'insulter, in- 
sultarlo. Beaucoup de chagrin, inolto ajTovno. Fatigué, a;j» 
nojato. Bonheur, prospcritàf (f.) Ouzième, uiidccimo. 



M) Ce inot par^ ajnès les participes passifs, se rend en 
Italien par l'article ou seguacaso de l'ablatif. (Voyez No. 0, 
p. .j9, de la Gram.) 

(qJ Eiiy se rend en Italien par /?<", quand il se trouve avec 
les verbes, et alors i! est pronoiu relatif. (Voyez No. 8, p. 119, 
et No. 3, p. 3C6, de la Gram.) 

(3) On supprime le segnacaso di en Italien après les adverbes 
de quantité qui alors deviennent adjectifs. (Voyez No. 1**, 
p. 355.) 

(4) Le participe stafo (été) doit toujours s'accorder avec le 
nominatif qui gouverne le verbe, (Voyez la note fqjt\>. 14Gj 
ide la Gram.) 



Sur la langue ItaUenne, »X17 

THEME XII. 
1 tinuation du même Sujet. 

Passe plus-qu imparfait, yacois eu une récom- 
pense, parceque yavois été diligent et tranquille. 
Tu atois été témcraire, etcuoz^ eu trop c/c hardiesse. 
Votre maître auoit été content, il u avait pas eu 
occasian de î^e plaindre. Nous avions eu de bon- 
nes raisons pour le faire, car nous avions été 
provoqués, lis (ïroit/^i e^é généreux; \\^ avoieat t}i 
le moyen de l'être. 

Futur. Nos amis seront ici demain, et nous au- 
rons le plaisir de diner avec eux. Tu n'auras pas 
le sou, tant que tu seras si étourdi. Nons aurons 
beaucoup <ie monde jeudi prochain, et vous serez 
de la partie, si vous voulez. Tout homme qui aura 
compassion de son prociiain, sera toujours satisfait 
de sa propre conduite. 

Impératif. Soyez délicat dans le choix de vos 
amis. Aijez de l'aniour-propre, mais ne soyez pas 
orgueilleux. Soyons diligents en tout. Ayons du 
respect pour tout le monde. Qu il soit plus atten- 
tif, et quil ait un peu pi us de courage. Sois cha- 
ritable envers les pauvres, aie pitié de leur (L) mi-v 



Hardiesse, ardire, (m.) Se plaindre, lagnarsi. "De bonnes 
ra-soiîs, buonimotivi. Provoqué, proxocato. Moyen, mtzzo, 
(m.) Pas le sou, mai un soldo. Tant que, fintanto chc. 
Etourdi, stordïto. Monde, [rente, (f.) Jeudi prodiaiiî, /f/o- 
xed'i prUssimo.' De la partie, del nnmcro. Tout, oisni. Satis- 
fait, soddisfatto. Conduite, procidere. D.ius le < lioix, nella 
scelta. Amour-propre, aîiiôr prôprio. En tout, i?7 ogni cosa» 
Attentif, (ï^/evi/t». Uupeu plus de courage, unpo' piûdicoraggîo» 



(1) Le pronom personnel loro est toujours iadécliDable» 
(V'ojez Ko, 113, î)ag. 207 de la Gram ) 



'à 18 <Jours de Tltè)1\cr * 

«ère. Ne sois (1) pas impoli dai>s la société, ef 
T\\n€ peur de personne. Ise soyez pas si paresseu:?, 
4Bt n'^ye^r pas envie de devenir trop riche. — Fin dte* 
donzitme Thème, 



Envers, verso. Impoli, inc'rcilc. Paresseux, polfro)ie. Ek- 
.^ie, vcgliH. Devenir, dhtiiiàrc. Douzième, dodieUinte.^ 

THÈME XÏII. 

Suite du Thème préeédent* 

Suhjonctif présent. On veut que ]Mr. X. soit^ 
riche, et qu'il ait beaucoup (/'argent comptant; 
mais je crains fort qu'on ne .voi^ dans l'erreur, et 
que l'on rCait de lui une opinion fausse. Pourvu 
que tu sois bien vêtu, et que tu aies de quoi man» 
ger, ne te soucie (S) pas du reste. En cas que 
vous ayez réponse, et que \"Ous soyez siir qu'il- 
soit arrivé, ayez la bonté de m'en avertir. Pourvu 




Rome. Sans que nous ayons tié à Paiis, nou» 
gavons ce que c*est. 



On veut, si prétende. Comptant, contante. Je crains, 
temo. Fort, molto. Qu'on ne soit dans l'erreur, che ai siauo 
ijiganiiati. L'on n'ait, dhhiano. Faus»e, crrbnta. Pourvu 
que, pitrchè. Vêtu, vtstito. De quoi manger, da vuivgiarc. 
Ne te soucie pas, non ti curar ptinto. En tas, in caso. Réponse, 
rispostd. M'en Si\CYt\r,_fdnne/o sapire. Supposé, supponiânio. 
Rome, Borna- Paris, Parigi. Savons, sappiaino. Ce que 
i^c&Xj quel cil è. 



,(1) Quand on défend quelque chose à une personne que 
l'on tutoie, on se sei-t de rinlinifif, et non pas de l'impératif» 
(No. 187, p.3i29) 

(2) Vovez la note (l) du Thème piécéilcnt. 

lUi Voyez la note (-2) du Thème V. 



Sur la langue Italienne, 1\9 

imparfait. Plût à Dieu que je/^.N.9e riche, et 
\ViQ']CUsse un grande maison. Je clésirerois que 
tu fusses à Paris, et que tu eusses occasion de 
voir mon frère. J'irojs chez iui, pourvu qu'il y 
fàt et qu'ils eût la complaisance de me recevoir* 
Je voudrois qu'ils /«i'^e/îi heureux, et qu'ils n'e^/5- 
sent point d'ennemi?. Les hommes \\ eussent (1) 
jamais été que des monstres, si la nature ne leur ['2) 
e?U donné la pitié à l'appui de la raison. Rou?- 
^^E^v.^'Findu treizième Thème, 



Plût à Dieu, xolesse Iddio, J'irois chez lui, andrci a 
casa sua. Je voudrois, vorrei. Point d'enneinis, affafto 
ncr^lci. N'eussent jaBiais été, rîow sarchljcro mai stati. Don# 
né, dato. A l'appui de la, SQstenûîa dallûy etc. Ti'eizième, 
tredicc&imo. 



THEME XIV. 
Continuation du même Sujet. 

Temps incertain. Oh que je serois content, si 
j'eusse su conserver n:>on argent; car j'en aurois 
grand besoin à présent, et je ne serois pas si pressé 
par (3) mes créanciers. Tu aurois de grandes 



\ Oh que je serois, cjuarito sarci. Su, sapûto. A présent, 
adesso. Pressé, pressdto. Créancier, creditbre. De grande» 



(l) Souvent les François se servent de l'imparfait du subjonc- 
tif dans des cas où les Italiens emploiciit le lemps inc^-rtain : 
.ainsi, il m eid fait plaisir se traduira: mi a-jrebôtfatto piaccre, 
et non pas mi avesse ; parce que l'on peut dire : // ?nauroi6 
fait plaisir. (Voy. No. 204, pag 334.) 

(•2) Leur se rend par loro qui est toujours indéclinable, et 
-doit ordinairement suivre le verbe. (No. 131, p. 31-2.) 

-(3) Voyez la note (1) du ThCme ^I. pag- 1 16. 



1^0 Cours de Thèmes 

connoissances, si (1) tu avois étudié dans ta jeu- 
liesse, M. R. scî^oit guéri, s'il avoit suivi les con- 
seils (le son méuecin. INoiis n aurions pas tant 
(/'embarras, et nous serio?is plus tranquilles. Vous 
auriez dû m'écrire, et y aurais été moins inquiet. 
Les ennemis auraient été défaits, s'ils n'avoient eu 
la prudence de se retirer. 

Ijifudtif, Il vaudroit beaucoup mieux être pau- 
vre et content, sans avoir d'autres (2) malheurs, 
que é^otoir des richesses, et dVire toujours afîliîié 
par des inhrmités incurables. II ne sert à rien 
à'avoir été un grand seigneur, et à'avoir eu une 
grande fortune, quand elle vous manque lorsque 
vous en auriez le plus besoin. 

Gérondif. Eta.it toujours dans un état de fai- 
néantise, et u ayant pas l'intention de vous appli- 
quer au commerce, vous n'r.urez de succès en rien. 
Ayant été en Italie, vous pourrez m*en dire quelque» 
chose. — Fin du quatorzième Thème^ 



conuoissanccs, dt-He sran conoscc7izc. JeuTiet.se, giovincsga.. 
Suivi, scgtnto. Médeiiu, jnciUco. Embarras, imydccio. 
Dû, dovUto. Défait, disfaito. 11 vaudroit, sartbbc. Affliijé, 
(ijflitto. Il lie sert à rien, non gioca nicnte. Uce grande 
fortune, gran loti di foriima. Quand, se. Elle vous man- 
que, vi mâncano. Le plus besoin, mûggior biaogno. l-ai» 
liéantise, i?ifingarddggiuc. De succès, alcûn suçcesso. 
M'en dire, dirmcne. Quatorzième, quattordicesi7no. 



(1) La condition ^/, qu'on met en François devant l'impar- 
fait de l'indicatif, demande l'imparfait du subjonctif en Ita- 
lien, lorsque la phrase renferme le conditionnel : sttu Qvessi^ 
etc. (Voyez. No 200, p. 333, de la Gram.) 

(2) Voyez la uote (2) du Thème XI- pag. 1 1^ 



Sur la langue Italknnc. lîl 

THÈME XV. 

Sur la îiaisoîi des Articles avec les Prépositions, 

(Voyez No. 33, pag.6o, de la Gram.) 

L'incrédulité de l'impie s'accorde arec le désor- 
drede sa vie. Boukd.aloue. — La relig^ion ne peut 
s'aliier «rcc une vie dissolue. Massillox. — Il est 
des gens qui ont des doutes sur tout, et qui n'ea 
ont point sur leurs défauts, et sur l'égarement même 
de leur vie. Idem. — Il faut qu'il y ait un étrange 
renversement dcuis la nature de l'homme pour vivre 
dans un ^tat d'irréligion. Pascal. — Ce qui est ap- 
puyé sur les circonstances, sur les occasions, sur Us 
jugements des hommes, tombe avec ces fragilei 
appuis. i\L^ssiLLON. — Ce qui n'est écrit que sf/r le 
marbre et 5z^r l'airain, est bientôt eitacè: ce qui est 
écrit dans les cœurs, demeure toujours. Idem.-^ 
Lçs amitiés fondées sur la vertu sont fermes et du- 
rables. BouRDALOUE. — Un service rendu à uii 
-ami dans un pressant besoin remporte 5?//- les vie*» 
îoires les plus éclatantes. IM4.IXTEN0N. — La source 
du vrai bonheur est dans le cœur de l'homme, et la 
plus grandesatisfactionse trouve c?rtA?.?ia pratique de 
la vertu. La suprême valeur dans les hommes, et 
i'extrème pudeur dans les femmes, leur font par- 
<ionner bien des défauts. Lambert." — ïlapa^/rlasœuf 
des attentions qu'il n'aurolt ni (ne) pour le frère, ni 
(né) pour les enfants, ni pour les autres personnes. 



S'accorde, si accorda. Ne peut s' allier, no?î puo collcg-arsf. 
Dissolu, dissoluto (m.) Il est des gens, vi son di qiiei. Tout, 
OiTiiicosa Egarement, dissolutez~a (j.) Qu'il y ait, che vi 
^ifl. Etrange, strano (m ). Reiivtrsenient, ■?co;?îc/^//V?e7?fo(nj,) 
Ce qui, quel che. Appuyé, appoggiûto. Appui, soste<zno (m.) 
Ecrit, scritto. Airain, ùronzu. Est bientôt ettacé, vicn tosto 
■sca)2ceUdto. Demeure, "01 resta. Vondc, fondât ^ra.}Readu, 
prestâto. Pressant, urgcîife. L'emporte, etc. sûpera le piit 
strepitose viftôrie. Se trouve, trovasi. Valeur, valore (m.) 
Pudeur, piidorc (oj.) ^ieu des déikutSj v\qI{\ i'iJiiUu 



122 Cours de 'FîièîJies 

THÈME XVI. 

Sur les différents degrés de Comparaison» 

L'envie est plus irréconciliable 9?<e (1) la haine. 
L'Angleterre est 7^/?/^ riche rjue la France. Pierre 
est plus sage et plus prudent que François, mais 
moins habile que lai. Jacques sait sa leçon mieux 
-qu'Antoine. INIr. l'Abbé e^tphis riche que Madame 
la Marquise. Londres (2) est plus peuplé et mieux 
pavé que Paris. Les rues de Londres sont plus 
larges que celles des autres villes. Mon portrait 
est mieux fait que le tien. Ce livre est meilleur (3) 
que l'autre. Celui-ci vaut beaucoup plus que celui- 
là. Cette fille a Igs yeux plus brillants que le soleil. 
Ces fruits sont plus doux que le sucre. Les inainfl 
de votre sœur sont plus blanches que l'albâtre. 
L'état de fille ou de veuve demande plus d'é^-ards 
^ue l'état d'une femme mariée. Cette colonne est 



'^ L'Angleterre, rji^ghilterra. Frmce, Trâ'ncia. Pierre, Piefro, 
François, Yrancesco. Jacques, Ciàcomo. Antoine, Aûtônio, 
Londres, Londra (f.) Pavé, lastricâto, Paris, Par'''<^i. Rue, 
utrada. Portrriit, ritra/to. Meilleur, t/!iglJôrc. Olui-ei, quesfo. 
Vaut, voie. Celui-là, qucllo. V\\\eyfanciulla. Ces fruits, 
queute frutta. ^ucyv, zûccaro. A\btt\ e, aladastro. Demande, 
richicdc. Plus d'égards, più circosj.ézione. Que l'état, di 



(1) La particule 7?/e après la coniparnison de supériorité ou 
d'inféiiorité s'exprime ordinairement en Italien par l'article du 
génitif, di, del, de/la, etc. (No. 2, p 298.)^ 

(2) Les noms de villes, de provinces et dUes qui finissent 
en « sont tcniininsen Italien. (No. 66, p. 66.) 

(3) Meilleur, adjectif, se rend en Italien par migliore, et 
jrion [>as par meglicy advciî.c. Dans le style familier pourtant 
on en»]v'oie souvent ' e dernier àla place de l'adjectif ra/g/Zoz-ej 
et l'on dit : qucsto liùro c meglio dtii' altro. 



Sur lu langue Italienne, l^S 

moindre que l'autre en hauteur et en grosseur. La 
distance d'ici là est moindre que vous ne dites. 
Son mal n'est pas moindre que le vôtre. La bonne 
réputation doit être encore plus clière que la vie, 
La simpiicilé de la nature est plus aimable 9?/e tous 
les embellissements de Fart. Rien n'est plus dan- 
gereux pour un jeune homme que la mauvaise 
compagnie. Un roi est ordinairement moins heu- 
reux quoï\ ne le croit. Il y a plus de courage à 
souiTrir les adversités patiemment, qu'a (1) s'en dé- 
livrer par la mort. Il vaut mieux lire que pleurer. 
Il vaut mieux tard que jamais. Je suis plus pau- 
vre que riche. i\lièux dans ce pays-ci ^^^'aiileurs. 
Je suis plus heureux avec toi qu-àveo, lui. Les 
pauvres sont moins souvent malades, faute de 
nourriture, que les riches ne le deviennent pour 
en prendre trop. Fénélox. 



quello» ^Toindre que l'autre, etc. r/i minore alte'rza e ai ntînor 
^rossezza deW altra. Yi'iciXh., di qui a là Doit, r/eue. Em« 
iDellissemeut, ahhellimento. Rien n'est plus, riên 'cha indlet 
di più. Que la mauvaise, quanto la caÛiva, etc. Qu'on ne 
le croit, di quanto si crede. Il y a plus de courage, v'e pià 
coj^âssio. A s'en délivrer, a lîberârsene con darsi la morte. 
Il vaut mieux, è -meglio Avec toi, teco. Avec lui, seco. 
Faute de nourriture, joer mancanza di cibo. Que les riches 
ne le deviennent, che non sono i ricchi. 



(J) Si le que est suivi d'un verbe, d'un adverbe, d'un ad- 
jectif ou de quelque préposition, il se rend en Italien par ahc. 
(No. 95> p. 299.) 



M f 



124 Cours de Thèmes 



THEME XVIL 

Sur la Comparmson cV égalité, si, aussi, tant, autant; 
que. &c. (X"-^. 28, pag. 301, de laGram.) 

Le prince n'e^rt pas ^z puissant que [\) le Roi. 
L'argent n'est pas si posant que l'or. II n'a pas tant 
de cou I âge que vous. Les pauvres sont autant 
lîiéprists que les riches sont estimés. Il n'est pas 
^i beau que savant. Nous n'avons pas autant (C2) 
détruit dans i otre jardin cette année ç^e l'année 
deniière. Vous ne voyez pas autant de monde à 
présent que Cjuand vous étiez en ville. La fille est 
»ussi jolie q^ie la mère, mais la mère n'est pas 
ii savante que la fille. Vous dites qu*il étoit aussi 
habile que ton voisin, et cpje son voisin a voit de 
l'espiit aussi bien que lui. Les couleurs de la vie 
.dans la jeunesse et dans i'age avancé ont une ap- 
parence aussi difiérente que la face de la nature 
dans le printemps et dans l'hiver. M. N. a beau- 
coup d'esprit, mais il ne parle pas aussi bien qitW 
écrit. Notre voisine est modeste autant que spiri- 
tuelle, eiie a autant de vertu que de beauté. Pa- 
iam.ède inventa le jeu des échecs au siège de Troie;, 



Argent, argcnto. Méprisé, tilipeso. Autant de monde, 
tanta gtnte^ l>st aussi jolie que la mère, è oltretta7ito 
itlla cïie la îiiad/c. Savante, dotta. Couleur, coibrt (m.) 
Age, eià{i) l'ace, aspctto^ (m.) T\\iiie\ups, pri/navèra (f.) 
J^ivcr, invcrno, li ne parle pas aussi bien, etc. nonparla cost 
èi)ie comc strict. Jeu, g.uoce. Echecs, scacc/ii. Siège, 



(1) La ccmpp-raisou à'égalifé, siy aussif tant, etc. se rend 
«n Italien par i), cas) ou tanto ; et le tjue se traduit par quanto 
ou cowt. (No. 9S, p. SOI.) 

(2; ^Y2i(\\x\>.ez autant-qucy par tanîo-quardOy en h^ f lisant 
accorner avec y>«f/« au pluriel, et supprimant le ie.n ;c,àso 
ic. (No. 102, p. 30!^, et Ko. 1. p. S5ô.) 



Sur la /a?7^ue ItaUennc. 125 

tant pour servir au divertissement des soldats 
(fut pour leur apprendre les ruses de la j^uerre. 
Rien n'est plu$ doux que la mémoire des actions 
vertueuses. Boisgelin. — Il est devenu si (1) 
aveugle qnW ne voit goutte. Il est devenu tout à 
coup si gros et si gras quW ne peut plus marcher. 
Il a tant mangé quk la fin il est crevé. 



asstdio. Troie, Troja. Pour servir an dîvertissemelit des, 
per divertire i. Lenr apprendre, insegJiâr loro^ Ruse, asiûzia* 
Que la mémoire, qnanto il ricordârsi. Devenu, diventàfo. 
Aveugle, cieco. Il ue voit goutte, )ion ci vede ajj'atto. Tout 
à-coup, in un sàbito. Crevé, crepdto, 

THÈME XVIIT. • 

Sur les Superlatifs, ■ 

L'Allemange est un pays ^rè^-froid (2), mais le 
ciimat d'Espagne est au contraire ^rè^-chaud. Le 
prince de -a de trè^-beaux chevaux. Le Va- 
tican est une ^rè^-belle église de Rome. Le frère 
de Madame S. est ^rè^-riche (3), mais elle est très^ 
belle et i/è^-pauvre. - Le style de Dâvila est très» 



Allemagne, Germdnia. Climat, clima (m.) Espagne, 
Spagna. Vatican, Vaticdno, Style, stile (m). Très-riche, 



(1) La particule si dans cette phrase et dans les deux 
suivantes n'est pas un comparatif, elle est employée dans le 
sens de tellement. 

(2) En Italien on forme le superlatif a^so/w en changeantla 
dernière voyelle du positif en issinio. (No. 2^ . p. 88,) ou en 
ajoutant simplement au positif les adverbes moltOy assai, es- 
tre?namente, etc. très-bien, extrêmement, etc. (No. 126, p. 90.) 

(3) Remarquez que tous les positifs terminés en co et ^o, 
dont le pluriel est en clii et g/iiy ont leur terminaison en chis- 
simo et g/iissimOf lorsqu'ils deviennent superlatifs aôsolus, 
(No. 124, p. 89.) 

m3 



126 Cours de Thèmes 

riche, fori coulant et très-doux; celui de Guic- 
ciardini est irc^'-profond, mais il est quelque fois 
prolixe. La poësie du Dante est extrêiiienient éle- 
vée, mais elle est quelquefois inintelligible. Je 
n'ai que ^rè^-peu d'amis. Pierre est un homme trts^ 
i'iche, mais il n'est pas le plus (1) riche du pays. 
Cicéron fut un orateur i;t'^-éloquent, et même le 
plus éloquent de ceux de son temps. L'église de 
Saint ('J) Pierre de Romeest/a plus belle de toutes 
les autres églises d'Europe. Tout le monde dit 
qu'il est un très-bon homme quoii^ue d'une très- 
mauvaise figure. Le moindre mot que vous direz, 
au moindre signe, vous serez obéi. Voilà u\\ 
homme très-célthre par ses vertus, et fort intègre 
dans ses jugements. Revenez avec la plus 
grunde (3) vitesse possible, et tâchez d'agir avec 
ia plus grande diligence. 



tihhondantCy fort coulant, anyionioso. Elevée, sullime. Cicé- 
ron, Cicérone. De ceux de son temps, fr a quci de suoi tempi. 
Très-bon homme, un ottimo ho?}io. Très-ct\i-brc,cc'lcdérriîna, 
l'ort intègre, iiitc^^crrimo. Revenez, torndte. Avec la plus 
grande vitesse, (te. con qucUa /?ia<roiôr presftiza che potite. 
Avec la plus grande diligeiice, con ogni 7naggiôr diligcnza. 



(1) Dans cette phrase et autres semblables, c'est un superlatif 
felatif-^ ft on le f('rme en mettant l'article devant ^y/w et menoy 
plus et moins. (No. 1, p. 87.) * 

(2) SV/«fo (saint) perd sa dernière syllabe devant le rnasculirt 
<]ui commence par une consonne: comme ^an Pietro^ St. 
Pierre. (No. 7, p. iê68.) 

(3) On forme aussi les superlatifs en joi^^nant les prononn 
\utUo et o^nii 'k?naggivr<;ti î/iinvrc, (No. 127, pa^. QQ.) 



Sur la langue liaUcnne, , 127 

THÈME XIX. 

Suite du Thème précédent, 

Alexandre (l) étoit le plus grand guerrier de son 
temps. Alcibiade, le plus gv^wà voluptueux de la 
Cîrèce, étoit cependant le plus cligne ami de So- 
crate. La sobriété rend la nourriture /a p/«5 (2) 
simple ?/Y5-agréable : c'est elle qui donne avec la 
santé la plus vigoureuse, les plaisirs les plus purs et 
les plus constants. Fénélox. — Guillaume est 1* 
homme le plus instruit de la vilie, et Philippe 1* 
homme le plus ignorant du monde. La sœur de 
Mademoiselle X. est lu plus belle femme de la pro- 
vince ; elle a des yeux irès-\\ù, une voix charmante, 
un port des plus nobles, et les manières les plus hon- 
nêtes. Socrate étoit le philosophe le plus éclairé 
de son siècle. M. B. est l'homme le plus prudent 
que j'aie vu, et le cousin de ^1. le Cardinal de- 
est l'homme le plus savant qui ait paru à Home, 



A\ex?indre, Ales.tandro, A]cib\a.âe, Alciduede. Voluptu- 
eux, ejfeminato. Grèce, Grtcia. Cependant, con tutto cio» 
Socrate, Sb^-rate. Nourriture, nutrimento. Très-agréable, 
gratissimo. Guillaume, (ywo^Z/e/wo. \nstx\x% dotto. A des yeux 
très-vifs, ha certi occbj briUantl. Charmante, ôcdlissi/ua. Un 
port des plus nobles, etc. itn porfamento Jiobilissimo, e yncntiere 
violto gentili. Philosophe,^/c».so/b. Echiré, illuminato. Siècle, 
sécolo. Que j'aie vu, c/ie adôia mia vedûfo. Qui ?.it paru à. 



(1) L'^- se remplace en Italien par une ou deux ss selon la 
règle, (No. 2, p. 44.) 

(2) En Italien on supprime ordinairement l'article qui est en 
François entre le substantif et l'adjectif précédé de la parti- 
cule plus: Rende gratissimo il nutrimento più semplice. On 
peut aussi placer l'adjectif devaiÀt le substantif ; il j)îù nésa- 
plice nutrimentOt 



123 ' Cours deThtiïiss^ 

Mademoiselle Fanchon est plus oimabV que je 
ne (1) croyois. Le rîatteur est toujours p/w^^ dange- 
reux qu'il ne paroit. Le^* remèdes /e,?/?/^^ salutaires 
sont rarenieiit de bon goût; et les médecins les plas 
doux ne sont.pas les meilleurs. St. Evremonï. 



Borne, chc si sia Jnai vcdûto in Jloniû. Fanchon, France' 
sçhïna. Que je ne croyois, di qutlcIC io crcdéa, Flatteur^^ 
adulatûre. .Médecin, Mèdico. 



THÈME XX. . 

Continuation du même sujet. 

Les nations les plus policées du monde sont (2) 
les nations Européennes. Pierre (3) est de tous 
vos entants celui (jui étudie les plus, . L'épouse de 

M. le Vicomte de est la femme que j'c-^time 

le plus, et ^\\\ P. estriiomme quej'estime le moins» 
La plus bûre façon de répriuîer les. vices, c'est dé 
restreindre les bcsoiiiS. ]\îar\iontel. — Plus V- 
homme est riche plus ii désire de j'étre. Flus une 
chose est rare, plus elle e.-t chère. Flus un prince 
e^t juste et bienfaisant, plus les sujets sont fidelles : 



Policé, i^JcirilUo. Européen, Europco, Piei-re, Fiefror. 
Celui qui étudie le plus, qncgli che sfudia piiu Vicomte^ 
visconfe. J'estime le plus, io stimo ai piit. he moms^ di ?/u no. 
La plus MÙre façon, // ?ncz.:opiii siciiro. Restreindre, rt-s/r/w- 
gere. Plus l'homn.e, etc. qiianto piii ricco t l'uomo, tanto più 
brama^ etc. Plus une chose, etc. una cosa qiiaiitoepiùrarat 
tanto c più cara. Bienfaisant, ^^//t/îco. i^ujet, sûddito. A^ 



(1) En Italien on peut aussi omettre la négative wf, 

(2) Traduisez: Les nations Européennes sont les plus ^9* 
licèes du jnonde, 

(S) Pierre est celui qui étudie plus de tous vos enfants* 



Sur la la ngue Italienne. 1 SO 

tt plus le sujet est fidelle, plus le bonheur du 
royaume est constant et assuré. Plus Dieu sera 
grand et puis^ant à nos yeux, plus nous nous 
trouverons tbibles et petits. Nicole. — Plus il 
vous sera facile de punir celui qui oseroit vous 
manquer, moins vous devez user de cette facilité. 
Tressax. — Plus on tient à la vie, plus tout ce qui 
la menace nous alarme. INÎa^ sillon. — Le mtn- 
songe est le plus bas (1) de tous les vices. L'iiiver 
est la plus triste des saisons. La vertu est le plus 
précieux des dons du ciel. L'avarice e^t le 
plus indigne de tous les vices. Le paresseux' 
e^t très-rarement (2) instruit. Le cousin de n.a 
femme parle tiès-correctement et écrit très-élégam- 
ment. Moins on tient de piace, plus on est à 
couvert; une feuille suiiitau nid de i' oiseau^i 
mouche. St. Pierûe. 



.sure, sicûro. Nous nows trouverons, ci troveremo. Celui qui 
oseroit, colui che usasse. Vous manquer, ynancarci in quai" 
ehe. cosa. De cette facilité, di tal facilita. Plus ou tient à la 
vie, quant più stiamo attaccdti alla -cita. Nous alarme, ci 
dà ferrure. Mensonge, bugm (f.) Est le plus bas, etc. t il 
pià vilefra tutti gli altri vizj. Le paresseux, Vuomo infin» 
gardo. Tvès-raLrcïneut,rarissimamente. Moins on tient, etc. 
quantomeno luogo si occupa. Ou est, si sta. Oiseau-mouche, 
colibri (m.) 



(0 Le superlatif, plus bas, doit s'accorder avec vice, qui 
est un substantif sous-entendu, dans cette phrase et dans les 
autres semblables qui suivent. (Xo. 105, p. 302, de la Gram.) 

(S' Pour la formation des ad%^erbes superlatifs Voyez I© 
3SÎ0. 129, pag-. 90 de k GramiBaire, 



130 Cours de Thèmes 

THÈME XXI. 

Sur hs Augmentatifs et les Dhni/mtifs, 

Voilà une très-grande maison (1) habitée par une 
grande femme, en compagnie d'un grand vieillard. 
Celui que je vous ai montré est un beau jeune 
homme-, il a Pair d'un 70/2 paysan^ et sa sœur a j 
'l'air d'une jolie villageoise. Mon voisin est un ' 
grand ignorant, il prétend savoir (2) faire de beaux 
verset n'est qu'un /o;-£ mauvais poète, Tojs ces 
jeunes éventés que vous avez vus, ce n'est que de la 
canaille et une multitude de gueux, La forteresse 
étoit gardée par une troupe de mauvais soldats» 
Les rues étoient par tout couvertes d'un tas d'or*' 
dure 9, 

Diminutifs. Le jeune Prince [3) est arrivé au- 



Ti ès-grande maison, gran ccrsône (m ) Grande femme^ 

âonnuHt {m.) Wf'ûVàrûy vecchione. Beau jeune homme, ^e* 
giovanotto. Jolie villageoise, foresozza. Grand ignorant. 
ignorantdccio. Fortmauvais \iQ'éiQt poerastro. Jeune éventé, 
giovinasiro. Canaille, canaglia. Multitude de gueux, o^fw- 
tûme (m.) Troupe de mauvais soldats, soldatâglia. Tas 
d'ordure, sudiciume (masc.) 

Jeune prince, /^r/wcz)?î«o. Jeune berger, /^c^^ore/Zo. Jeunç 



(1) Les noms terminés en owe, otto^ ozzo, occioj servent à 
donner une idée d'augmentation. (No. 1S3 et 135, pag. 91^ 
«t 93 ) 

(2) Retranchez toujours le dernier e d'un infinitif qui 
précède un autre infinitif. Dites: saper fare et non pa* 
sapire farc, 

(S) Le» diminutifs de caresse ont ordinairement leur termi- 
naison, en /«o, clto, ello. (No. 143, p. 94.) Ceux de 
mépris se terminent en uccio^ uzzo, oio, ipola et upola. (No. 
145, p. 9^.) 



Sur la langue Italienne, l^îl 

JourcVhui en vilie. Lrt petit frire de Madame N. 
est tombé par la fenêtre. Les jennes bergers ea 
compaç:ii:e des jetenes paysannes daiisoient et chan- 
toieiit au son de plusieiîrs instruments. Il ne faut 
pas suivre les instructions de cet ignorant petit pé" 
dant qui sait à peine lire et écrire. Ne me parlez 
pas de cette femme, elle i\&%t c^vi'wne femme ordi" 
noire. Resterez- vous toujours dans cette mauvaise 
pet'te maison? Non, monsieur, je la quitterai 
quand j'aurai fini d'imprimer ces Thèmes. 



paysanne, confadineUa. Ignorant petit pédant, ■peclanf^uno. 
Femme oïdiuaire, donnûccia'. Mauvaise petite maison, ^a^ 
sv^ola, 

THÈME XXIT. 

Sur les noms' de Nombres, 

)No. 148, pag. 9.^, et suiv. de la Gram.) 

De sept enfants que j'avois il ne m'en reste que 
deux, un garçon et une fdle: mais à mon frère, 
de dix qu'il avoit, il ne lui en reste ç\\x'un seul; 
caries uns (1) sont morts de la petite vérole, et les 
autres à^ la rougeole. Voilà yuatre femmes ensem- 
ble, et tantôt les unes, tantôt les autres, elles ra- 
content de jolies histoires. Il y a vingt et un ans (2) 



Enfant, fsHo. Il ne m'en reste que, non me ne ristano pià 
di. 11 ne lui en, non glitne. Petite vérole, vajaulo. Rou- 
geole, rosolia. Tantôt, ora. Racontent de jolie^ histoires, 
stan raccontando dillc storielle graziôse. il y a, sono. Par jour. 



(Ij Uno et una comme substantifs s'emploient aussi au 
pluriel, avee-rarticle. (>o. 2, p. 97.) 

(2) Le nom ans, doit être au sing-ulicr en Italien toute» 
jes fois qu'il suit leucinbre vtnUiuu, trentitno. et semblables, 
<No.S, p. 97.) 



150 Cours de Thèmes 

que je suis dans cet état. Nous donnons vhigt et un 
sous par jour à nos ouvriers. Nous ne resterons 
que trente et un jours à Londres. Payez-moi les 
fjuarante et un écus que vous me devez. Vous 
donnerez à mon frère les vingt et une livres que 
TOUS avez reçues de moi. De trois mille (1) com- 
battants, à peine onze cents (2) échappèrent au 
carnage horrible de cette journée. Ils eurent ^/x- 
cents hommes de (3) tués, etquiîize cents de blessés. 
Si j'avois eu un sept ou un huit eu triomphe, j'auroii 
pris le six de cœur. Je n'ai que trois as, trois dix, 
trois huitf deux sept et un neuf. 



al giorno. Oavr'ier, la'corafife. He^ues, j^icevùte. Combat- 
tant, Qombattcnte. Echoppèrent au carnnge, si salvdrouê 
dalla stragc. En triomplie, di triovfo. Cœur, cuori. 



THÈME XXIIL 

Suite du précédent, et sur les Nomlres ordinaux. 

J'ai vu aujourd'hui plusde quatorze cents hommes 
dans le parc. En 77iil (4) sept cent quatre vingt-neuf 
commença la révolution Françoise. Quelle heuie 
est il à présent.^ Il est trois heures, ou trois heures 



Vu, tedlif-». Parc, parco. En mil, etc. nel mille^ etc. 
Commença, comincio. Il est trois heures, son h tre. Demi, 



(1) :STillt fait mila au pluriel. (No. 4, p. P8.) 

(2) On ne dit pas undici ccnto et semblables en Italien. 
(\o. 6, p. 98.) 

(3) Supprimez la particule de en Italien, et faites accorder 
les parti<.ipes tuh et bltsscs di\cv. homyncs. 

(4) Pour hi drJe des années on dit nd milk^ etc. et uon pas 
in vùiU. (No. o, p. 98-) 



m S'ur Ta langue lioîiennc. ISJ 

.«1 demie (1) à peu près. Quelle ctoit la date de 
votre lettre? Elle étoit datée le huit ou le neuf de 
Mars, mais je ne l'avois écrite que le dix ou le onze 
du mois, et j'aurois dii l'écrire le premier ou lé 
seco'idii'-2) ou au moins le troisième du mois. Nous 
partîmes le douze pour revenir le vin^t, mais nous 
ne revînmes que le trente. Charles Quint (3) vi- 
' oit du temps d-2 Franc.ois pre-mer roi de France^ 
Le Pape Sixte <j'iint étoit contemporain du grand 
Henr}' Quatre. George Trois fut couronné à l' 
Abbaye de Westminster le i-iw^'t-deux de Septem-^ 
!)re de Tannée mi! sept cent soixante et un. Jacques 
Secondj roi d'Angleterre, exilé en France, mourut 
le six d'Août mil sept cent un. Ils ont parcouru 
-tous les' deux un espace de mille milles en peu de' 
semaines. Le frère et la sœur sont restés tous It 
deux à la maison. 



mezto. A peu près, pressa a poco. Ij^ date, la data» Kllé 
étoit datée le huit, ar>ea la data dcgli otto. Mars, Marzo., 
Krrite que le dix, scritta prima dti dicci. Nous partîmes le 
éoMze, part inuno ai dbdici. Charles, Carlo. SixLc, Sisto. Coii" 
tem^0T?im, c ont t?np or dneo. George, Giorgio, Ahh^se, b a dia, 
Jacques, Gidcomo, Exilé, esiliaio. Mourut, mori Parcouru^ 
scurso. Tous les deux, ambedue. Mille, miirlio (masc.) et 
7)\iglia (au plur) Eu peu ae semaines, inpoche stttimdne. 



(1) Traduisez demie par mez^^t iudécliuable: Tre ore c 
tpezzo. (No. 2*^ pag. 290.) 

U) Pour la date des mois dans les lettres on emploie le» 
liombres cardiuaux ai 2 ai S del jjiesc, etc. (No. 9, p. 98.) 
excepté le premier du mois qui s'exprime par le uombre or- 
dinal : il priino del mtsey etc. 

(3) En Italien on emploie toujours le nombre cardinal, 
primo, aecondo, Itmo, etc. eu pai'iaût d^ priuces, des pape^^ 
etc. (No. S, p. 100.; 



TOSH, lu 'j4 



1<S1 .Cours de Thèmes 

THÈME XXIV. 

Sur la conjup^aison des Verbes réguliers. 
(Voyez le Tableau, pag. 155delaGrau3.) 

Présent, Lorsque je ^^a/^/e, l'un baille^ un autre 
ne croit pas ce que je dis, et un autre ne niente/id 
pas. Quand vous dansez, vous craignez toujours 
de tomber, et vous ne finissez jamais. Après le 
dîner les dames se retirent, et les messieurs boivent 
à leur santé, et ne quittent la table que le soir fort 
tard. Les hommes passent comme les fleurs, qui 
s'épanouissent le matin, et qui le soir sont flétries et 
foulées aux pieds. 

Imparfait. Quand j'e^o/5 jeune, je marchais des 
jours entiers, je ne le cédais à personne, et je dor- 
mois à merveille. Pendant que nous jouions aux 
cartes chez Madame la Vicomtesse, on nous avertit 
que des voleurs pillaient la maison, battaient les 
servantes, et s' enfuyaient par les fenêtres. 

Passé défini. La semaine passée je recoinman^ 
t/ai un jeune homme à un (!) de mes amis, je cn^^^ 



Lorsque, aîlorchè. Bailler, shodigUdrc. Ce que je dis, 
^uel che dico. Entendre, scntire. Danser, ballére. Craindre, 
temtre. Y\vi\x, finir c. A\)rèii\c dîner, dopo pratizo. Se, si. 
Retirer, ritirâre. lioixQf bîvere. Quitter la table, ;56'r//ref/« 
tavola. S'épanouir, sbocciare. Sont flétries, appassiscono. 
Sont foulées aux pieds, son calptstati. 

'Marcher, carn/nifidre. Des )Ours, per délie giornate. Je 
ne le cédois, )io?i la ccdtva. Jouer aux cartes, giocdre a carte. 
Chez, dalla. On nous avertit, fumnio avtertiti. Piller, 
sacchcggiâre. S'enfuir, fugg'ire. 

Passé, scorso. Eu être, isserne. Me, mi. Repentir, 



(1) Un de mes amis se rend en Italien par un mio affiko., 
^lon la règle No. 140, p. 315. 



Sur hi langue Italienne, 135 

en tirVe conteat; mais je me repentis bientôt d'a- 
voir été la cause des désagréments que mon ami en 
éprouva. Mes voisins se plagnirent beaucoup du 
bruit que j'avois fait : mais ils craignirent mon res- 
sentiment, et i\e sortirent pas de leurs maisons. 



Désagrément, dîssapôre (ni.) Eprouver, provdre. Se plain- 
dre, Uifrnarsi. Fair, fiit.to. Sortir, uscire. De leurs mai« 
sons, dalie loro case. 

THÈME XXV. 
Continuatîoîi du Thème précédent. 

Passé composé. Aujourd'hui j'ai acheté des 
poires et des pommes (1) au marché, j'en ai rempli 
mon mouchoir, et j'ai fini par les manger. Nous 
avons payé cher notre marchandise; mais nous V 
avons Vendue encore plus cher. Nous avions déjà 
àiné, quand vous entrâtes. Vous aviez déjà 
entendu la sonnette, quand vous êtes venu. Vous 
avez demandé à boire, après qu'ils avaient bu tout. 
Nous partîmes pour Naples, après que nous eûmes 
diné. 

Futur. Je louerai toujours les gens prudents. 
Tu répandras partout cette nouvelle. W finira son 



Acheter, comprdre. Marché, mercâfo. Remplir, empierf. 
\j€^ mani^erf 7}iangiarl€. Cher, caro- Vendre, vnidere. En- 
tendre, sentire. Sonnette, campanello 'ma.sc.) A boire, t/a 
htre. Louer, lodàre. Répandre, spdrgtrc Nouvelle, yiuova,* 



(l) Remarquez que les noms d'arbres sont masculins en 
Italien et se terminent ordinairement en o, comme pero, 
poirier; 7/?e/o, pommier, etc. Les noms des fruits sont fémi- 
nins, et changent To en a, comme pera, mtla ; excepté /rVo, 
figue ou fîgiiier;' cedro, citron, et peut-être encore d'autres* 
qui sont toujours masculins. Vovez p. 64, No. 56. 



iS6 'Cours de Thèjhâs 

ouvrage dans quelques (1) semâmes. Nous stthrdns 
]a même méthode. Vous reviendre!:, quand vous 
'voudrez. Ils recevront une autre fois leurs ordres. 
Je partirai demain pour la campagne, s'il fait 
fceau. 

Impératif. François, apporte-moi un verre. 
;<>ow-moi, mon cher, et écoute bien ce que je vais 
Te dire. Ne te fe (2) pas à lui, et naie pas peur 
de te tromper. Qu'il porte mes lettres à la poste, 
-et qu'il paye (3) !e port. Qu'il rende le livre à 
l'écolier, et qu'il par^e sur le cliamp. Ramassons 
tous ces fruits. Lisons encore un moment. Al- 
lions, finissons, allons dîner. Appelez le domes»^ 
tique. Ditei à la cuisinière d'envoyer le dîner. 
Frenez cette boîte. Qu'ils dansent une autre con- 
îredance. Qu'ils répondent à naes questions. Qu'il» 
jue sercent d'abord^ t,i ensuite }q les payerai. Ap- 
prouvez, mais admirez rarement, l'admiration est 
ie partage des sots. Lambest, 



Cuivre, stgu»re. Métliodr, metodo (m.) Rcvcnîr, rHorndre, 
,ApîJcrtcr, /;«/7û/v. Je vais tedire, tidiro. Ne te fie pas, non ti 
jidàre. A lui, di lui. Le port, il porto. 8i:r le champ, î'm- 
midiatameiitt. ïiaiiiasser, raccoglierc. Fruits, frutta. Lire^ 
létrgere. Alloua, via presto. Allons éiner, andiàmo a pra72io. 
Appeler, chiaynàre. Cuisinière, cuoca. Envoyer, wanddrin 
tàDola, Vremlrc, prcndere. Boite, scàtola. Contredanse, con^ 
iraddanza. Question domanda. D'abord, priî/ia. Ensuite, 
j'oi. Est le partage des, apparticne soltanto «, etc. 



(1) Quelque se rend en Italien par qunlche, qui n'est em- 
ployé qn'ausingiilie. ; pour le pluriel il faut se servir de alcùni. 
(No. 3, pag. ]S7.) 

(2) L'impératif à la seconde personne du singulier, et pré- 
»tdé d'une iHgation, se rend en Italien par Tinfinilif. (No. 
187, pag. .-329.) 

. {S) Le verbe pagare doit prendre une h dans les temps 
oii le g se rencontre devant les voyelki c ou /. (No. 2^-5f 
lag. 158) 



Sur la langue Italienne, 13? 



THÈME XXVI. 



Présent du Subjonctif, Je ne crois pas qu'il 
revienne aujourd'hui, je doute que la vrnie amitié 
existe entre des personnes qui ne sont pas ver-» 
tueuses. Il n'y a rien qui offhise l'amitié autant 
que l'intérêt. Il semble que les hommes ne cher-^ 
client (1) qu'à être malheureux, quand ils croient 
que le vrai bonheur consiste dans les richesses. Il 
est difficile qu'un homme inquiet et turbulent 
jouisse '^^Vîï^ïs d'une véritable satisfaction. 

Imparfait, Caligula ordonna que les Romains 
lui rendissent des honneurs divins. Je ne voudrois 
pas qu'il me portât malheur. Dieu a permis que 
des irruptîoûs de Barbares renversassent l'empire 
Romain qui s'étoit agrandi par toute espèce d'iu-' 
justice. 

Temps incertain, y étudierais volontiers ma leçon, 
'si j'avois le livre. Tu ne lirais pas trois heures 
par jour, si tu n'étois pas payé. Il me compren- 
drait un peu mieux, s'il vouloit faire attention. 
Isocrate dit qu'un hoaime prudent décroît se re§* 



Revenir, tornare. Douter, dubitare. Exister, es'istfre^ 
It n'y a rien qui, non vlia nulla che. Offenser, ojf'éndtre. 
Autant que, quanio. Il semble, sembra. Qu'à être, alirQ 
che ad csstre. Jouir, godcre. \ éritable, vera. 

Caligula, Caligula. Ordonner, erdindre. Romain, Komdno» 
Rendre, prestdre, Voudrois, 'Borrci. Portât, cc/gionasse. 
Permis, permesso. Renverser, rovesciare. Agrandi, ingran-' 
dito. Par toute espèce, colviezzo d'ogni sorta. 

Si j'avois, 5e wccssi. Par jour, al giorno. Isocrate, Isocrate, 



(1) Ressouvenez-vous que les verbes en care prennent une 
h dans tous les temps ou le c se rencoûtre devant \e etl'j*^ 
î^O. 2i^5, p. 158.) 



i^S Cours de Thèmes 

souvenir des choses passées, se servir des présentes 
et prévoir les futures. 

A peine a-t-on commencé à vivre, qu'il faut 
songer à mounr. Chacun devrait s'eflorcer de 
croître en sagesse. 



Dit, dire. Se rrssonvcnir, rivordarsi. A peine, ap]>hics 
A-t-on coinnieiiré, si conn,n-ir,. Songer, pcnsarc. Chacun,. 
tghûïio, S'eflorccr, procura>c. 



THEME XXVIT. 

Sur les Pronoms Possessifs nuo, tuo, suo, nostro, 
vostro, loro. (P. 1U;5, L\'^.l'i-2.) 

La mère a envoyé so?i (1) fils à l'école. Mon (2) 
ami est très-content de ses domestiques, et ses do- 
mestiques sont aussi très-contents de leur maitie. 
Votre maison est placée dans une belle plaine* 
Lâchasse est son unique plaisir. iL'o;? voisin m'a 
assuré qu'il aimoit ses chiens et ses chevaux beau- 
coup plus que ses ami?. Il passe toute sa vie à la 
chasse, et il ne pense ni à ses allai res, ni à ses 
amis. Mc5 enfants sont dans le jardin avec la ser- 



Fnvoyé, mandato. Placé, sitaâto (m.) Plaine, pianûra (f ) 
Assuré, aisicurdto. Plus que, piv dci, Atfaire, afjurt (m.) 



(1) Les pronoms possessifs doivent toujours s'accorder avec 
la chose possédée, et non pas avec le possesseur. (No. 135, 
pag. S13.) 

(2) Les pronoms posse:.>sifs sont du niêmegenre et du mêm« 
jioinbre que les substantifs qu'ils accompagnent, et doivent 
ctre ordinairement précédés de l'article, (V. N^ 1°. p. 11(3, 
iii" la Gruui,) 



Sur la langue Italienne. 139 

vante, et ils mangent tous tes fruits. Mon (1) 
père et ma mère ont grondé ton frère et ta sœur. 
Ma femme a rencontre ton mari. Vos frères con- 
noissent toute sa famille. Votre maitre disoit à 
mon père qu'il étoit un peu fou. C'est votre faute 
si vous n'avez pas d'amis. Il faut que nos amis 
trouvent toujours leurs intérêts dans les nôtres, 
comme nous les nôtres dans les leurs. L'argent de 
votre ami N. fait qu'on supporte ses folies. Ce 
n'est pas son talent, mais ses protections qui ont 
fait 5a fortune. Tel est le commun des hommes; 
leur ingratitude est presque toujours le prix de 
nos bienfaits. Je connois le maitre et ses domes- 
tiques. Il demeure avec un de mes [-2] frères. 
Une de mes (3) sœurs est restée à la maison et 
une autre est allée à l'église. 



Y\-m\s, frutta (au plur. (V. la not. fIJ, p. 74 delà Gram.) 
Grondé, sffridâfo. Rencontré, incontrdto. Connoissent, co~ 
7ioscono, Disoit, diceva. Un peu, alquanto, ou nii poco. C'est 
votre faute, tcolpa -costra. D'amis, «/«/c/. 11 ùut, bisoiina» 
Trouvent, frciv?;?o. Qu'on supporte, cke si supportino. Qom- 
mun, generalità [i.) Bienfait, /T/iore' (m.) Ses domestiques, 
i suoi ou i di lui servitbri. (V. No. 2. p. 314 de la Gram.) 



(1) Employez sans article les pronoms possessifs devant 
padre, madrty et devant les noms de choses intimement unies 
à celui qui les possède. (V. No. 4 et 8, p. 1 1 7 de la Gram.) 

(2) Dites: un inio fratelloy en supprimant la préposition de. 
Voyez No. 140. p. 315. 

(3) Dans cet exemple la traduction est régulière; una 
délie miesorelle, ttc. (V, No. 140, p 315 ) 



ï iO Cours de Thèmes 



THÈME XXVIÎL 

Su7' les Pronoms démonstratifs questo, quello, co- 
testo, &c. (P. 118, de la Gram.) 

Ce (1) garçon et cette fille. Ce (2) monsieur 
et cette dame sont partis. Cet habit vous sied très- 
bien. Cette veste est brodée en or et en argent. 
Ces pommes et ces poires ne sont pas mûres. Don- 
iiez-moi ce (3) livre et prenez celui-là. Que cet 
^nfant-c/ e.st aimable! Apportez-moi ce (4) peigne, 
cette bague, et ce miroir. Cette maison est grande 
et ces chambres sont belles. Ce miroir est trop 
petit; mais cette table et ces chaises sont fort 
grandes. Ce chien-ci a mordu cet enfant-là. J*ai 
beaucoup (/'amitié pour ces (5) messieurs, pour ces 
hommes, pour ce^ femmes, pour ce* enfants, enfin 



Garçon, ra^azzo. Fille, fanchdla. Vous sied, vi sta. 
Brodée ea or, picamata d'oro. Pomme, mda (f.) Poire, pera 

(f.) Mûr, w?rt^«/'0. Que est aimable, quanto — t awàhilc^ 

Bague, anello (m.' Chaise, scclia. Fort, molto. Mordu, 



(1) Le pronom çncsfo désigne la personne, ou la chose qui 
est près de celui qui parle. (Voyez leiSo. lo. p. 118.) 

(2) Le pronom ^ m c//o désigne un objet éloigné, sans aucun 
rapport de proximité, ni avec la personne qui parle, ni avec 
celle qui écoute. (Voyez No. 2, p. 119») 

(.3) Le pronom cotesto désigne l'objet ou la personne qui 
est près de celle à qui Ton parle. (Voyez No. 3, pag 119) 

(4) On écrit <7«/e/ devant le masculin qui commence par une 
ou plusieurs consonnes: qutlV devant les noms qui commen- 
cent par une voyelle 5 et qiiello devant 1*5 suivie d'une autre 
consonne. 

fr>J âuello fait au pluriel quelU^ et devant le masculin 
qui commence par une ou plusieurs consonnes fait m^mc r/wt* 
ou quel; mais on aime mieux dire qucgli que quelli dey^nt 
les noms qui commencent par une voyelle ou par une s suivie 
d'une autre consonne. (V, la jiote f?ij pag. 123 de la Gram. 



'Sur la langue Italie fine, 141 

I 

pour tous ceux (1) qui vivent clans ce monde. Que 
pensez-vous de ce pauvre poëte qui attaque dans ses 
vers tous ceux qu'il connoit, et plaint ceux qui ne 
k-s peuvent louer? Ne me parlez plus m de ca{^2) 
homme ni de cette femme. Il ne mariera sa tille 
nu à celui qui aura beaucoup d'argent. Il composa 
cet ouvrage à l'insqu de ses amis. MaiS que voulez- 
voas de tous ces gens-là? Celui-ci. (3) tait du bruit 
d'un côté, et celui-là (1) me tourmente de l autre. 
Le premier veut que je vous pardonne, et le dernier 
nue je vous punisse. J'ai parlé à son iils ce maim, 
A je lui parlerai encore ce soir.^ Avec ses beaux 
discours il pev&uade tout le monde. 

i^orso. Ceux, quei, ou colàro- Attaque, atîncca. Dadg 
tes vers, coi suoi versi. Il connoit, conosce. i'iaint, com- 
pian^e. Qui ne peuvent, che ?ion possono. Louer, lodare. 
Ni de cet homme, etc. ne di costûi, uc di costii. Composa, 
compose. A l'insçu, scmza sapûta. De tous ces gens-lâ, 
da tutti costbro f Celui-ci, questi. Celui-là, queyli. ï^e 
premier, que^ii. Le dernier, questi. Ce matin, stamane. 
Ce soir, stasùa. Avec ses beaux discours, co7i quel suo ùei 
discorso. 



(\) Co/ôro sert aux deux genres, 

(^) Costui, cosfci et costuro aussi bien que colùi, colci et 
eoloroy sont quelquefois employés d'une manière ironique et 
par mépris. (Voyez No. 7. pag. 121 delaGram.) 

fSJ 2uesti au singulier ne désigne que la personne et ne 
l'emploie qu'au noiuiuatit', et jamais à la manière desadjectifc, 
(Voyez No. 2, p. 120 de la Gram.) 

fAj 2uegli au singulier ne s'emploie qu'au nominatif et 
imt la même règle que qucsti* 



1^- Cours de Thèmfs^ 



THÈME XXIX. 

Sur les Pronoms démonstratifs neutres. (Voyez 
^o 16, p 123 de la Gram.) et sur ks PronLs 
- Interrogatifs. (pag. 128.) 

Vous ne savez pas ce que vous dites. Quand if 
pense à ce que disoit Mr. N. et à ce qu'on lui a 
repondu, je ne sais que dire. Il est trèl-habile, à 
ce qu on cit. Votre femme ne dit jamais nen de 
ce quelle ne sait pas, et je crois que les femmes 
ne (1) savent taire que ce qu'elles ne savent pas. 
11 lautetre content de ce qu'on a, et ne pas s'in- - 
quiéter pour ne pouvoir pas avoir ce que l'on 
veut. Qui est-là.^ C'est Madame M. à ce que 
je crois. Oui, c'est bien elle même. Et ce mon- 
sieur-là qui est-il ? N'est-ce pas Monsieur r Abbé 
b..^ iSon, \\ ne m.e paroit pas lui-même. Quel 
(2) homme est celui-ci ? Quelle est sa profession ? 
Quelle monnoie avez-vous? Lequel de ces deux 
tiiessieurs étoit marié } Laquelle des deux aimez- 



^^.yez, sapete. Ce que, quel che. On lui a répondu, p-H 
« stato riposto. A ce qu'on dit, per guanto si dice. Ne savent 
taire que, no7i sâppiano tacire che. D& ce qu on a, di qiœlchl 
Biha. Ne pas s'inquiéter,, non afflirrgcrsi. L'on ^ eut, si xuule, 
l. est bien elle même, ella è lui dtssa. Il ne me paroît pas 
lui même, «o// mi par desso. Quel \\omm^, che uomo. Celui-ci, 
costui. Quelle est, quai t. Aimez-vous le mieux, amate 



(1) Le y^xh^ cridere (croire) étant suivi de la conjonc- 
tion che, veut après lui le subjonctif. (V. No. ]C)>, p. S3l.) 

(2) Il faut se servir ordinairement de che au lieu de q'uale 
tant au smg. qu'au plur. quand l'interrogatif (7^^/, quelles, etc. - 
est joint immédiatement à un substantif, (^'ov. No. 150. - 
p. 3 18 de la Gram.) ^ ' * 



Sur la langue Italienne. 1 45 

TOUS le mieux? Quelle est sa maison? De quoi 
parlez-vous? De quoi ne vient-on pas à bout 
avec de l'esprit, du zèle et l'amour du travail ? 
Quelles nouvelles apportez-vous ? Quel temps fiiit» 
il? Quelles sont vos prétensions? A qui est ce (1) 
à faire? C'est à vous à mêler les cartes. Est ce 
que vous arrivez de France ? Est ce que vou.s 
n'êtes pas content de moi? C'est ainsi qu'il faut 
faire. Qu'est ce que vous faites ? Qu'est ce que 
c'est que cela? A qui (2) est cette m.aison de 
campagne? Savez vous d qui est ce cliapeiiu? 
N'est il pas à Monsieur N. ? Non, Monsieur; il 
est à cet autre Monsieur. 



megïio. De quoi ne vient-on pas à bout, a chc mal non si 
perviene. Amour du travail, a^nôi' per lo fat'icn. A qui est 
ce à faire? a vhi tocca a far le carte? C'est à vous à mêler, 
tocca a voi a mescolnre. Est ce que vous arrivez, vcnitc -coi. 
jEst ce que vous n'êtes pas, non siete forse. C'est ainsi que, 
cûsï ou in questa juaniéra. Qu'est ce que, ccoa. Qii'est c« 
i^ue c'est que cela:- che cosa è egli ^ 



THEME XXX. 

Sur les Pronoms personnels. (P. 103, N^. 157.) 

Vous aimez vous enfants, et moi (3) j'aime les 
miens aussi. Tu n'es pas content c?e jnoi, et moi jq 



Et moi j'aime, ed auc.V io amo. Je ne le suis, non lo sono. Non 



(1) Dans tous les exemples suivants le pronom ce ne s' ex* 
prime pas en Italien. 

(^) A qui, se rend par di chi, toutes les fois que le verbe 
ttre est dans le sens d'appartenir. 

fSj Moiy ici est au nominatif, et c'est comme.si l'on disoit, 
gicant à moi ; il se rend en Italien par io et non pas par ?ne 
^ui est à l'accusatif. (No.2, p. 301.) 



144- Cours de Thèmes 

ne le suis pas de toi non plus. Je pense à lui, mn'ie 
il ne pense pas à moi. Tu te moques de lui de 
même qu'il se moque de toi. Il parle d'el/e et elle 
parle de lui. Vous vous plaignez d'eux, parce- 
qi\ ils parlant mal de vous. Vengez-vous d'elles en 
ne pensant plus à elles. Je m'étonne de lui. Elle 
pense souvent à lui, et lui à elle; il parle d'elle 
et elle de lui. La pauvre fille est amoureuse de 
lui: il est plus riche qu'e//e, mais elle est plus 
belle que lui. Que pensez-roz/A- d'eux. Quant k 
•?noije crois qu'îV n'est (1) pas fait pour elle, ni elle 
pour lui, quoiqu'zY m'ait assuré lui même qu'il ne 
pouvoit pas vivre sans elle. Je Tai vu aujourd'hui 
à la promenade avec elle. C'est à vous à avoir 
soin de lui et non pas à nous. Il se plaint toujours 
de nous, mais il feroit mieux de se plaindre de 
.502 même. Il pense toujours à soi et ne parle que 
de soi même (2) Un homme vain trouve son 
compte à dire du bien ou du mal de soi, uu 
homme modeste ne parle point de soi. La 
BûUYÈRE. — A qui (3) est ce joli livre? N*est-il 



plus, nemmcno. Tu te moques, ii burli. De m^me qu^ 
^itco7ne. Vous vous' plaignez, roi vi iagitdte. Parceque, 
percha. Vengez-vous, vendicâtevi. Amoureux, iniiamorato. 
Q.\iz\\X kï\\o\, in quanf a me. Assuré, assicurdto. Lui mêLme, 
egiistesso. Promenade, spasséggio {m ) C'est à vous, /oc.c' 
<( voi. 



(l) Est, doit être au présent du subjonctif après le verbe 
«rèdcre. (Voyez No. 19'2, P- 331.) 

(!) Le pronom se (soi) est toujours de la troisième personne, 
et ou raccompagne souvent du pronom stesso ou înedesirnp 
(môme.) (No. 162, p. 107.) 

CS) Voyez la cote (?) du Thème précédent» 



Sur la langue Italienne. 145 

^yas à flj vous? Non, Monsieur, il n'est \)^sà moi, 
il est à mon frère. Je vous demanfle pardon, je 
croyois que c'étoit d vous plutôt qu'à lui. C'est 
lui (9) qui a causé tant de malheurs. Qui est là ? 
C'est moi, Est-ce-tow^ qui avez frappé? 



THÈME XXXÎ. 

Sur les Pronoms Conjonctifs ou dérivatifs. 

Ayez la bonté de ine donner (3) ce livre-là. Il 
m'a prorais de 'wîe faire entendre un joli sonnet, et 
-de me mettre en (4) état d'e« (5) faire. Donnez-woi 
un verre d'eau. Ne m€ (6) tourmentez pas d'avan- 
tage. Faites lui dire que je le verrai volontiers 
toutes -les fois qu'il jK>urra venir (7) fne voir. Je 



Promis, promcsso. Entendre, sent ire. Sonnet, sonetîo. 
Verrai, ledro. Toutes les fois, &:c. ogfii quai volta potrà. 



^(1) Le pronom personnel dans cette phrase et semblables, 
se rend en Italien parle pronom possessif; -c mig, ctuo, è suo, 
è nostro, (No. % p. 304.) 

(2) Moi, toi, lui, etc. .précédés du verbe impersonnel, 
itrct se rendent -en Italien par ioy tu, egU, etc. et le verbe 
essere devient personnel : son ir^ sei tu, t egli, etc. (No. 2, 
Ê- 304.)^ 

(3) Mettez Je pronom conjonctif mi après l'infinitif, ne 
formant avec lui qu'uii seul mot et ayant soin d€ retranclier le' 
dernier e de l'infinitif. (No. 124, p. 3lo.) 

(4) Ajoutez un i à stato après la préposition in : in isiatô. 
(No. 21, p. 261.) 

(5) En , se rend par ne quand il est pronom relatif. (No 3°. 

{Q) Les pronoms conjonctifs se placent devant Timpératif, 
lorsqu'ils sont précédés de la négative 7ion. (No. 2, p. 311.) 

(7) Employez la préposition a devant les infinitifs des verbes 
lorsqu'ils sont précédés d'un autre verbe de mouvement, tel 
q^xeandare, veiùre, ma^idare, etc. (No.!233, p. 344.) 

T02>î, lU O 



146; Coiirs de Tlihms 

ne puis pass le corriger de ses défauts. Il m*a dit 
qu'il te parleroit du même sujet, dont il t\ déjà 
parle. V'ous tous faites toujours prier pour si peu 
de chose. Fo/<^ rappelez-vous ce qu'il a fait? 
Oui, je me rappelle quelque chose. Ma mère 
vous parlera deniain de la lettre que vous lui avez 
^'crite. Jean, donne-?7zoi (!) un mouchoir blanc, 
et à deux heures tu me donnera-s une tasse de cho- 
<:olat. Comment vous portez-vous, M. le Mar- 
quis? Je suis enchanté de vous voir; vous me 
donnerez, j'espère, des nouvelles de nos amis d'I- 
talie. Tous 5e portent aussi bien que 7wo/, (2) du 
moins je les ai laissées tous en bonne santé. Je 
ne vous parle pas de ma cousine la marquise, je 
dînai hier avec elle, elle se portoit très-bien. Per*- 
nlettez-?7^o^ de vo^us demander si vous avez vu ces 
messieurs avec leurs enfants. Oui, je /e^ ai vus, 
^t je leur (3) ai parlé de vous. Bîen, ouvxez-leur 
les yeux sur leur conduite scandaleuse. On 
dit communément: l'ami de tout le monde u est 
ami de personne. Il "y a des gens de ce ca- 
ractère, ils vous apperçoivent, vous tendent les 
bras, t/oz<^. saluent, vous font des offres de seN 
vice; enfin ils vous quittent, ' et demandent au 
premier qu'ils rencontrent, comment \o\is vous 
appelez. Boukdaloue. 

Dont, di cuù Rappelez, ricordàte- Jean, Giovanni, Mou- 
xiho'w, fazzoUtto. Tasse, ta:^-za. Comment vous portez vous, 
coinc State. Je suis eudiauté, ho grandissimo piactre. Nou» 
ve!le, nuova{i.} Aussi bien que, (7?/^ «^0. Du inoins,a///jé//o. 
Sauté, salûte (f.) 11 y a des gens, vi sono àlcùni. Ten- 
dent, 'tmdono. Quitter, lasciare. 



(1) Redoublez la première ronsonne du pronom conjonctif 
après uu verbe, dont la dernière syllabe est accentuée. (No. 

122, p. 309.) ^ , -^ 

('2) Après l'adverbe cojne^ quanto, etc. on peut se sei'vir 

de l'iiccusatif au lieii du nominatif. (No. 1 18, p 30^^) 

(3) Loro est toujours indéclinable, et doit ordiuairemeût 

suivre le verbe; (No, 131, p. Ô12.> 



I 



Sut' la là ngu e Italien ne, 147 

THÈME XXXII. 

Suite du précédent^ et sur la particule relative en» 

Je 7ne trouve dans une bien mauvaise afiaire, je 
ne sais comment je, m'e^ tirerai, INIon père a re(^u 
des Indes cinquante mouchoirs superbes, il tous en 
enverra six. Ayez la bonté de h lui dire, car je ne 
suis pas sûr de le voir ce soir. Combien avez-vous 
d'enfants ? yen ai deux ; c'est assez. Allez fer- 
mer (1) la porte, et puis ouvrez mon armoire, 
vous y (2) trouverez de l'argent, prenez-le, je 
TOUS le donne. Tctre sœur a été malade et 
vous ne lui avez pas fait appeler un médecin. 
Oui, j'ai été le chercher, et j'ai parlé à lui même» 
Le voilà (3) qui vient. Ce qui (4) m'arrache au 
sentiment qui m'accable, .c'est l'amour que je 
lui porte. Ma maladie m'empêche de sortir, ce 
qui me gêne beaucoup. 



n'y?. ?M ; ■ 'dOfrnt.i, 

Je m*€n tirerai, ^le usciro. Reçu, ricevûfo. Enverra^ 
»a?iderà. Ce soir, stasèra. Combien avez vous d'enfants? 
guaufi JigU avéte ? C'est assez, sono abbasta/iza. Armoire 
armàdio. Médecin medico. A lui même, a lui in persbna. 
M'arrache, ?fii sveilcy ou solleva. Qui m'accable, che mi op- 
prime. M'empêcbe, m'i?fipedisc€. Gêner, incomodâre. 



(l) Fermer la porte, se dit en Italien, chiùdcre la porta, et 
^ non pdLsfermare la porta, qui veut dire arriter la porte. 
• (2) Y se rend en Italien pas ci ou vi. (No. 9*^. p. 1 12.) 

(3) Voiciy voilà se dit ecco en Italien,. Le pronom qui lui- 
est joint doit se placer en un mot après ccco : ex ; cccomit 
éccoti, cccolo, etc. (No. 120, p. 311.) 

(4) Ce qui se rend par quel che quand il est pronom démon- 
stratif, mais il se traduit par // che quand il est relatif à une 
phrase antécédente, comme dans l'exemple qui suit. (No. 147, 
p. 318-) 

09 



14S €ours de TRèmes: 



THEME XXXÏII. 

■Sur les Pronoms Pereonnels, Conjonctifs, et sur la 
pùTticule relative y ^ 

Comme j'allois dernièrement au spectacle; je 
jftncontrai en chemin un de mes amis. Je le 
priai d*}'' venir av^c moi ^I). Mais il me répondait 
rju'il en venoi<-> et qu'il y avoît tant de (2} monde 
cju'on n'y pouvo'it pas entrer. Fuyez les procès 
sur -toute chose; souvent la conscience s'y inîé- 
lesse, la santé s'^ altère, et les biens, s'y dissi- 
pent ; ce sont des idées folles, ne vous y fiez 
pas. Très-souvent on n' (3) aime que pour soi 
«^4^ux qui ne vivent que pour euj» mêmes, Sx, 
EvREMONT. — L'amitié est faite pour le sage, 
les âmes viles et corrompues n't/ ont aucun droit. 
Tiio.MAS. — Rendez les hommes bons, rous les 
empêcherez d'être ingrats ; vous leur donnerez 
,îe vt-rjtable bien qui eï<t la vertu. Fénélon. — 
il est impossible d'aimer les hommes sans désirer 
de les servir ; et il est impossible de les servir 
sans être bien avec eux. Nicole.— ^La paix est 
la porte du cœur; l'aversion nous le ferme, et 
nous le rend inaccessible. Idem» 



Comme, mentre. En chemin, per istrdâa. Il y avoil, vi 
^era^ .On n'y pouvait, non. visS poiciuu Le» ^rocès-sudoute 
tbose, le lifi d'ogni sorta. S'y intéresse, vi mette del suo. 
S'y altère, ncfatis.ce. Les bieus s'y dissipent,, li &i getta vi«i 
it dejidro. Corfiimpu, currotto, Sans ^tre bien avec eu^f, 
sema éssere in buona intclUgenza conlora^ Fermier, chiùdere. 



(1) Les pronoms ???<>, te^ se, avec la préposition con (avec) 
forment ensemble im- seul mot j tueco, teào, seco. (No, 9*. 

(2) Supprimez le ff^éh Italien avec'îes'èi^Veffe^'s de q»ah-* 

thé: Tanta gefite. (No. 1, p. 355.) 

(3) La négation doit précéder la particnle si : non si amam 



i 



Sur la lancine Italienne, 14d 



'o 



THEME XXXIV. 

Sur les FrQnoms^e.[iii\ïs, (P. 113.) 

Celui qui (1) pense à la bonté infinie de Dieu, 
deviendra bon. Combien de gens, qui pour s'être 
accoutumés à pécher contre les mouvements de 
leur conscience, pèchent sans remords et sans re- 
pentir. Saurin. — Rien n'est si bas que d'être 
haut à qui vous est soumis. Lambert. — Ceux 
qui sont vains ont pleine à descendre à des fonctions 
honnêtes, mais qui ne sont pas honorables. Flé- 
CHiER. — L'orgueil egt presque inséparable de la 
faveur; c'est un poison subtil, qui se glisse insen- 
siblement dans l'ame des grands. Idem, — Un 
jeune homme qui est docile aux conseils qu^on 
lui donne, et qui aime à en recevoir, aura in- 
failliblement du mérite. Un jeune homme qui 
aime à se parer vainement, comme une femme, est 
indigne de la sagesse et de la gloire. Fénélon. 



'DesetiiTi diventdre. Combien Cie^enSi quanta g ente. Ac- 
coutumé, avvezzâio. Mouvement, moto. Rien ire:it si bas, 
nulla di più vile. Etre haut, mostrarsi alfiîro. Soumis, 
inftriore. Oniiieme^ hayiJio uncertu ritegno. A descendre, 
ad abbassarsi. Se glisse, phietra. On Jui donne, gli si 
danno. A en recevoir, di riciverne. Seip^LTer^ adornapsi. 



(1) 2ui ou gue, relatif, se rend par c^e j il ne change pas de 
terminaison, et s'emploie indifféremment au lieu de // qualc^ 
la quakf i qualij U quaii, (No. 181, p. 125.) 



O 3 



150 Cours de Thème» 



THEME XXXV, 

^uite du préeédent, et sur les Pronoim relatifs 

dont, et où. 

3'ai vu ce fameux jardin, dont (1) vous m'aviez 
parlé, et la personne dont vous n'êtes pas content. 
L*ttat où (2) il est à présent fait vraiment pitié. 
L'enniri dont la vie humaine est affligée,, n'est le 
plus souvent qu'un sentiment sourd d'une con- 
science tourmentée et d'un cœur mécontent de lui 
jnéme. Boisgelin. — Du moment où les ambi- 
tieux n'ont plus ni théâtre, ni spectateurs, ils tom- 
bent accablés du poids d'eux-mêmes et ne se relè- 
vent plus. La Harpe. — L'égoïsme est un vice 
presque général dans le siècle où nous vivons» 
. KoussEAU. — La maison (i'oà il est sorti ressem- 
ble à un grand palais. La maison dont il est de- 
scendu est une des plus nobles de la province. Le 
mensonge est un vice dont on ne sauroit avoir trop 
d'horreur. Je vous conseille, messieurs, d'étudier 



Dont, di cuî. Où, iii sut. Pitié, compa^siône. Affligé^ 
4i/f/itlo. De lui même, di se stesso. Accablé, eppresso^ 
Mors, eecetto. Egoïsme, tgoismo, La maison d'où, la casa 
di (love. Sorti, usctto. La maison dont, /afami^lia da cui. 
Descendu, disceso» Dont on ne sauroit avoir, etc. verso cui 



(1) DoïîT,fi?i c?<z,està la place du relatif c^eZ^w^/e, «/ quaJe^ 
de. il ne change ni dans le nombre ni dans le genre, ne 
s'emploie jamais au nominatif, et se décline avec, diy <?, da^ 
(No. 182, pag. V2d.) 

(2) O'), se rend en Italien par dote, quand il est employé 
pour signifier le lieu, et alors il est adverbe de lieu ; mais il 
est pronoms relatif quand il sert à exprimer le temps, l'état, 
Ja tojidition, etc. et se rend en ItaJieupar//ie«i. (No.l4,p.30l. 



1 
1 



Sut ta Ia?igf.ce Italknne, 151 

îa Grammaire, dont (l) les règles sont si néces- 
saires. Celui dont ma mère vous avoit parlé n'est 
pas à Londres. Je dois (2) parler demain à ces 
messieurs et leur dire de présenter une requête au 
prince, dontXe pouvoir égale presque celui du roi. 
Voilà une jolie fille dont la vertu égale la beauté, et 
dont (3) le frère de votre voisin vous a parlé ce 
matin. Cette atTaire dont la fille de Madame N. 
me parla, il y a quelques jours, n'est pas encore 
terminée. 



non xi'è orvor che hast'u Requête, memoriàlc (m.) Egale 
presque, c pari quasi a qucllo. Ce matin, stamane» 



THEME XXXVI. 

Sur les Pronoms indéterminé?* 

(Pag. 117 de la Gram.) 

Quelquun (4) m*a parlé de vous aujourd'hui et 
în*a dit quelque (5) chose de joli, je vous le dirai 



De joli, di bello. Je vous le dirai aussi, îo dira anche a voi. 



(1) Cui, est souvent placé entre l'article défini et le nom; 
toutes les fois que dont est relatif au nom qui le suit -, ex: le 
ôïcui rego le, dont les règles. ^No. 155, pas;. 320.) 

(2) Si le verbe devoir ne marque aucune obligation, mai» 
qu'il exprime seulement ime action future, alors il se supprime, 
et le verbe suivant se met au futur : iopûrlero domani. 

(3) Dans cette phrase et autres semblable il ne faut pas 
placer en Italien l'article du nom suivant devant di cui, car 
dont est le relatif de la. file régime du verbe a parlé, et non 
pas relatif an frère. (No. 1.56, p. 320.) 

{Aj 2ualcàedûno (quelqu'un), n'a pas de pluriel et on l'- 
emploie toujours substantivement. (No. 4, p. 137.) 

^oj 2ualche (quelque), sert pour les deux genres, il n'a 
pas de pluriel, mais alors on se sert de alcûni, et alcune, 
(Ntj. 3, p, 1370 



15Ô Cours de Thèmes • 

aussi, inais ne le dites à personne. Plusieurs fî") 
femmes m'ont promis de venir : il en viendra 
quelqu une. Chacun (2) veut passer pour un hon- 
nête homme. Chaque (3) pays a ses usages. Il 
faut récompenser chacun ^elon son mérite. S'il 
n'y a pas de religion, chaque membre de la société 
peut faire ce que bon lui semble: alors chacun 
lâchera la bride à ses passions ; chacun employera. 
sa force à opprimer le foible, sa ruse à tromper le 
simple, et sa puissance à porter partout l'épou- 
vante. Saurin. — Les loix humaines ne sauroient 
suppléer à la religion, à quelque. {A) degré de per- 
fection qu'on les ait portées ; elles se ressentent 
toujours de l'infirmité de ceux qui les ont données. 
Idem. — Tout (5) impie et tout libertin qui demande 
des miracles pour se convertir, n'en seroit pas 
moins libertin, ni moins impie après les avoir vus. 
BouRDALOUE. — Dire ce que perso7i)ie (6) n'a osé 
dire, et rejeter ce que tout le monde dit, voilà en 
quoi consiste la supériorité d'esprit dont les incré- 



Personne, nessuno. Ce qui bon lui semble, quel che glipare 
€ place. Lâcher la bride, allentareUfrcno, Ruse, astûzia, 
VaLitouf, dnppertutto, ISÎessiUvoient, 7i on pot ?'anfw. On lésait 
portées, siano state ridotte. Libertin, scapcstrato. Qui de» 



(1) Parecchiy (m.) pcrccchiCy (f.) (plusieurs), n'a pas de 
singulier. (No. 13. p. 138.) 

(2) Ognùno (chacun), est toujours employé substantivement 
et n\i pas de pluriel. (No. 2, p. 132.) 

(3) C/rt.scw72o (chaque), s'emploie substantivement et adjec- 
tivement, il n'a pas de jluriel. (No. 2, p. 132.} 

(4) Quelque, est ici dar.s la siguification de quel que soit le, 
et il se rend en Italien par quclv.uque. (No. 8, p. 137) 

(5) Touty est employé ici pour chaque, et il se traduit en 
Italien par ogni. (No. 1, p. 132 ) 

(G) Nessùno (personne,) s'empioiu sans le négation, quaud 
il est placé devant le verbe. (No. 4, p. 134.) 



Sur la langue Italienne. Î55 

dules se flattent. Idem. — Quelqu (î) obstiné que 
soit un incrédule, il ne désavouem pas, s'il veut 
répondre sans déguisemeat, qu'il n'a commencé à 
douter de l'autre vie, que quand il à été de son 
intérêt «jue toiit se terminât à celle-ci. Idem* 



raande, che riçhieda. Désavouera, ne^herà. Déguisement, 

di.^si'mulazîone, fl a été de seu intérêt, àa creduto ptr se 



THEME XXXVII. 

Sur le Verbe Impersonnel il j^' a, & il n*y en a, dans 
tous les temps» (Pag. 240, et ^41.) 

Il y a (2) du plaisir à rencontrer les yeux de ce- 
lui à qui l'on vient de donner. La Bruyère. — ïh 
ny a rien où la patience éclate avec plus d'avan- 
tage que dane les injures. Fontenelle. — // n'y a 
point d'amitié parfaite entre les méchants ; le 
même principe qui les lie est celui-là même qui les 
désunit. Il n'y a que la vertu qui forme de vérita- 
bles liaisons. Saurin. — // n'y aura jamais de paix 
pour ceux qui résistent à Dieu. S'il y a quelque 
joie au monde, elle est réservée à la conscience 



A qui Von vient de donner, a cui si è fatto del hene. 
Eclate, si manifesti. Désunit, disunisce. Liaison, vincol» 



(\) ^uelquey joint à un adjectif séparé de son «nbstantif^ 
devient un véritable adverbe, et signifie quoi çue, h quelque 
point que: Un ificrèduio, ostinate quu7ito si vogliay etc. 

(2- ïi faut substituer le verbe être en Italien au verbe (fcoir 
employé impersonnellement avec la particule relative ?/, et le 
verbe essere doit être mis à la troisième personne du sing. ou 
du plur. selon que la chose ou la personne dont ou parle est au 
sing, ou au plur. (No. 256, p. 239 ) 



*34 Cours de Thèmes 

pure. Maintenon.-Qu'v a-t-il de plus digne- ] 
d envie que .e pouvoir faire des heureux:» MaT 
SILLON.. A 1 assemblée où j'allai hier au soir ilv i 
ar.oit au moins quarante persoavies. La semaine 
passée tl y e;4 un grand mcendie où t7 y e«< environ 
d,x maison de brûlées. Jusqu'à présent il y a 
toujours eu quelque accident semblable. // y avoit 
deja ete plusieurs fois quand je l'v rencontrai. Si 
le emps ne change pas, il n'y Xa pa» de nou- 
velles pendant plusieurs semaines. Je doute au'î7 
y ait aucun auteur sans défauts. Je ne man- 
querois pas d y a//er, s'il y avait de quoi satisfaire 
ma curiosité. Si vous n'étiez pas si pressé, il y 
aurait tout ce que vous désirez. ' a 



<r<Tm;ç/x-M. De brûlées, aUruçicU. Pfti.dant pla»ieut». 
y «r pw. Je doute qq'il y ait, dubito sc-vuia. F^TT^ 






fîO'f 



153 



Mésumé de tous les Verbes Irréguliers arec leurs prtn- 
cipales irrégularités : ce qui servira de gwde pour voir 
en un clin d'œil l'irrégularité dans le passé Déjxni, et 
dans le Participe de toui les Verbes IrréguHe^s. 





rUEMlLRE 


coKjugaisox, 


en are. 




Infinitif. 




Prisent. 


Pas. déf 


Parties 


Andare(i) 


aller. 


vado, 


and ai. 


andalo 


Fare, 


faire. 


fo. 


feci. 


fatto 


Dare (2)» 


donner. 


do. 


diedi, 


dato 


Stare (3), 


demeurer. 


sto. 


stetti. 


stâto 



î2d. coNJ. en cre Ion?. 



CADERE.t 
DOVERE 
DOLERE (4) 

ACERE (5); 

PARER.E,t 
PERSUADEBE, 


tomber, 

devoir, 

plaindre, 

paroitre, 
persuader, • 


cado, 
dev©, 
doigo, 
— àccio, 

pajo» , 
persuâdo. 


caddi, cadùto 
dovetti, dovùto 
dolsi, dolùto 
acqui, aciùto 
Jjarvi, paruto 
persuasi, persuâso 



(1) Riandàre (examiner) et trssandàre (négliger) ne doi- 
vent pas suivre leur primitif. (No. 2.5.3, pig-, 169 de Ja Gram.) 
Dans les temps composés, lee verbe andare ebt conjugué 
a^-ec le verbe es'icre. 

(2) Ridàre {x^ùo\\\ier\ doit se conjuguer selon Dare ; mais 
Circondàre, Ùidondàre,- SiC. sont réguliers de la Ife Con- 
jugaison. 

(.3) Ristàre (s'arrêier ou cesser) est le seul de cette termi* 
nai^on qui prenne les irrégularités de ^.ti-..re, 

(4) Ce verbe n'est personnel que réfiéchi, dolersi (se plain- 
dre): mais il e^t impersoniiel dans le sens fie avoir mal a, &c. 
ître fàchi ou cjjlirri d&, &c. Mi Duole il capa, [ni mal 
-à la tête. Mi dolgono gti occhj, j'ai mal aux yçux. Mt 
duole ddla sua disgràzia, je «ui^ fâché de son malheur. 

(5) Les verbes de cette lerminaii^on sont Piacère^ plaire: 
Waçèref taire ; GiaQir-€f être couché. 



Résumé des Verbes Irréc^f^ers. 



Infinitif. 



POT EUE, 
RI>IAyER,>-,f 
• APIRK, 
SKDlRE,f 
SOLERF,-]- 
T EN ERE, 
VALERt (1) 
VEDERE, 
VOLER E, 



Présent. 

posso, 
rimaugo, 
so, 
seggo. 



rester, 

savoir, 

s^osseoir, 

avoir cotifufn e.sogVio, 

tenir, t^ngo, 

valoir, val go, 

voir, vedo, 

•couloir, voglio, 



Pas. clef. 

potei, 

riiiiâi?i, 

seppi, 

sedéi, 

solei, 

teiini, 

val. «ri, 

vidi, 

volli. 



Partie^ 

polùto 

rimast» 

sapùto 

sedùto 

sùlito 

ten ùto 

valùto 

vedîUo 

volùto 



IMCERE, 
VOCTERE, 

ORCEBE, 

VCERE OU 
LRRE, 

A3CERE, 
F.5CERE 
ose ERE, 

I 

ADERE, 
EDERE, 
JDEREj 
ODERE, 
VDE.RZ, 

AMDERCy 
IN D ERE, 

ON D ERE, 



2de» cp^j, en ère bref. 

Infnitif. 

Vincere, taintrc, 

^Ciiocere, cuire, 

Nuôcere, nuir:;. 



Tôrcere, 

Condurre, 
RiJiicere, 

Nâscerc, 

Créscere, 

<_^oiiôscere, 

Invàdere, 

Cliitdere, 

Rîdere, 

Eôdere, 

Chiûdere, 

Spàndere, 
Prendere, 
f Ris| ôudere, 
l Coiifôudere, 



tordre, 

conduire, 
reluire, 

naUre, 

croître, 

-connoUre, 

envahir, 
demander, 
rire, 

ronsrer^ ^ 
fe^îner, 

étendre, 
prendre, 
repondre, 
conj'ondrc, 



Pas. dcf. Partie. 

vJHsi, viuto 
cossi, cotto 
nocqui, ncciùfo 

torsi, torto, 

condiîssi, condotto, 
rjkissi, (sans part.) 

nacqui, nato 
crebbi, cresduto 
conobbi,couosciuto 

iiivàsi, iuvàso' -, 

chiesi, tbiesto 

risi, riso f .1 

rosi, roso * ■ 

chisi, chiuso 



spasi, 
presi, 
risposi, 
coufusi. 



spaso 
preso 
risposto 
coiifuso 



(1) Les temps conijicsés de ce verbe sont formés du verbe 
avfre fiinsi cv.e du ve. bc hsere. 

t ToLir. les vc.bcs au:?) inarqués sont formés du verbe wc/^ 
oaQs ieurfa temps composes. 



Résumé des Verbes lrré<iuUcr9* 



157 





Injinitif, 




Pas. dcf 


\ Partie 


ARDERE, 


Ardere, 


hrûltr. 


arsi, 


arso 


F RI) ERE, 


Dispûrdcre, 


disperser. 


dispersi, 


disperiO 


ORDEllE, 


^Mùrdere, 


mordrCf 


niurài, 


morso. 


ANCKRE, 


Piângere, 


pleurer. 


piansi, 


pi auto 


1 N G E R E, 


riiic^ere, 


feindre. 


fiiisi, 


iiiito 


UNGERE. 


Pùugere, 


piquer. 


puiisi, 


puiito 


IGERE, 


Negligere, 


négliger. 


negiessi, 


ncglcilttt 


A R GERE, 


Spârgere, 


rcpandri'. 


sparsi. 


spavso 


"ERG ERE, 


liiimérgere, 


plonger. 


iaimersi, 


iuimerso 


ORGERE, 


Pôrgete, 


prise tittr. 


porsi. 


porto 


EGGERE, 


Lt'ggere, 


lire. 


lessi. 


Jetto 


IGCERE, 


Frîggore, 


frire. 


frissi. 


fritta 


l GGERE, 


Struggere, 


fondre. 


strussi, 


strutto 


OEGLRE, 


V6!gere, 


tourner. 


voisi. 


voito 


INtrUERE, 


Distinguere, 


distinguer. 


distiiisi, 


dibtinlo 


EGLIERE, 


' 1 o^herc. 


choisir. 


scelsi, 


scelto 


OGLIERE, 


iiter. 


tolsi, 


tolto 



ELLERE, Svcllere, arracher, svclsi, svelto 

ONERE OU ? n' • ^ 

ORRE ^Ponere, poser, posi, posto 



IMERE, 
tJMERE, 



5 Opprîmere, opprimer, oppressi, opprôsso 
\ Redîniere, racheter, redensi, redeato 
Assûmere, £ntrtpre/idre,3iSi>[iusi, assuuto- 



OMPERE, 

ORRERE, 

ISTERE, 
UOTERE, 

CTTERE, 

•tVERï:, 



Rômpere, 

Côrrere, 

Assîstere, 
Scuôtcre, 

{ Méttere, 
}. Couiiettere, 



5 Scrîvere, 
iVivere, 



ro)npre, riippi, rotto 

courir, corsi, corso 

assister, assistéi, assistito 

secouery îicossi, scosso 

mettrel misi, messo 

Joindre, connessi, counesso 

icrire, scrissi, scritto 

•civre^ Tissi, vivuto 



TOiï. IX» 



158 Résumé des Verbes IrrçguUers, 

uovERE, Muôvere, 

OLVERE, Risôlvere, 

TRARRE, OU î 



TRAERE 



jïwuvoir, 
résoudre^ 

tirery 



mossi, 
risoîsi. 



niosso 
risoluto 



trassj, tratto 



N.B. 1». Les autres verbes dérivés de ceux ci-dessus 
énoncés, suivent presque tous les meniez inflexions j excepté 
^ux de la pas»-. 163 et lG4 de la Grammaire. 



ce 



2. Tous les verbes de cette Conjug. ont le Présent régulier; 
excepté ceux en glicrc et en licrc qui se terminent en Igo^ 
l^ono ; Fonere et ses conspcsés ont pongo, pongono ;'' et 
îrarre^ traggOy &c. Vo\. leur Conjug. par ordre alphabé* 
tique, pag. 192, et suiv. de la Grammaire. 



3'. coNJ. en )rc. 



APRIRE, 


ouvrir. 


apro, 


apersi,* 


aperto 


COPRIRE, 


couvrh'f 


cuopro. 


copersi. 


coperto 


OFÎ RIRE, 


offrir. 


otiro. 


ofiersi. 


olierto 


'^OEFRIRE, 


sou^'rh'f 


sofïro. 


soffersi. 


sofïeito 


DIRE, 


dire. 


dico. 


dissi, 


detto 


MORIRE, 


inourlr. 


muojo. 


morîi. 


morte 


SA El RE, 


wonttTf 


salgo, 


sa!;^it. 


h-àVxto 


UDIRE, 


cuir. 


odo. 


udîi. 


udito 


use IRE, 


. sortir^ 


eseo. 


uscîi. 


U.-( ito 


YENIRE, 


tenir y 


vengo, 


venui, 


venùto 



Quant aux autres verbes de cette conjugaison qui se 1er* 
minent en isco dans les trois temps présents et suiv. seulement, 
voyez la page 220 de la Grammaire. 



* Ces quatre verbes ont aussi le passé défini régulier en ii^ 
de même que le verbe sent ire. 

t Le Prétérit fait aussi salsiy sahc^ salsu'o. 



Thèmes sur la lan;}:ue Italienne, 159 



'O 



THEME XXXVIII. 

Sur les Verbes Irré^uliers, 



'O 



On fait [l] tout ce que Von peut, et non pas tout 
ce que ['on veut. Tu vas partout. Il ne peut pas 
parier. Ils ne savent pas leur leçon. Ils vont à la 
campaiîne. Il me donna rendez-vous chez lui. 
"^ous fîmes plusieurs parties de wist. Nous don^ 
nàmes la préférence aux dames. Elles nowè firent 
beaucoup de politesses. Je voulus parier. Ils me 
donnèrent un démenti. En cas qu'ils aillent à la 
campagne, et ^yjlïX fasse beau temps. Pourvu que 
je dmnasse ma parole d*honneur. Ils voudraient 
bien s'en défaire. Xous ne pourrons faire tout 
dans une heure et demie. li \e voulut absolument. 
Je n appris qu'hier votre accident. Nous sûmes 
bien nous en défaire, y 3.1 fait tout ce qu'ils vou^ 
ïoient. Je ne saurais quoi faire. Ils pourroieuty 
s'ils vouloient. Nous voudrions \j\iin, si nousyjoïi- 
xions. ]\Ion frère tomba l'autre jour de cheval, et 
pendant une heure il parut mort. L'ayant fait 
transporter à la maison, je \efis coucher, mais je 
£uis fâché de dire qu'il est resté estropié. Je reste 
toujours à la maison pour le soigaer, et je suis/?er- 



Ydàre^fare. Pouvoir, Potere. Vouloir, volére. Aller, an» 
dâre. Savoir, sapcre. Donner, dai^e. Rendez-vous, appun- 
tamento. Chez lui, a casa sua. Politesse, gentiiezza. Dé.^ 
menti, me?2fUa (f.) Pourvu que, ;?Mr<:-/^è. Appreiidrc, s^/jére. 
Tomber, cadcre, Paroître, parère. Je suis taché, ?ni dispidce. 



(\ ) Qjifait tout r<', etc. traduisez: Ognuno fa queîlo che 
fuh e ]io)i già quello cite vuolc. Et non | a^, si fa tutto quel' 
cbt si pub, etc qui n'est pas selon le goût de la langue Italienne. 

P 2 



^■tôO Cours âe Tl lentes 

suadé qu'il restera au lit bien long temps. Je suis 
€xtrêmement/drAe de son accident. A présent il 
«e plaint de ne pouvoir plus aller à cheval. Je 
'^uis fort enrhumé; ']ai mal (1) à la tête. Je me 
-couchai Tautre jour su l'herbe, où je m'endormis 
•pendant deux heures. 



.Rester, rimana-e. Se plaindre, àolcrsi. Enrhumé, infrcd- 
^«ito. Seîitlojniir, addormcntursi. 



THÈME XXXTX. 

Suite du précédent, 

KoiiS ne devons movs plaindre qus de notre con- 
duite. J'a/ rkabitude de me promener tous les 
.jours à sept heures du matin. Nous devrions nous 
taiie, quand il ne nous est pàs permis de parler. Ils 
«e turent, tout attentifs à son discours, et ils paru- 
rent comme des statues. Faites con:inie vous avez 
coutume <ie faire, et vous ne vous plaindrez de per- 
sonne. Je resterai en ville peut-être encore tiois 
[iours. Je vis Monsieur le Baron sortir de chez 
Iftlademoiselle la Baronne. Jg tins pour certain 
qu'il ne voulait pas me voir. Je garderai votre 
.secret. Il me doit de l'argent, et je ne peux pas lui 
i£n parler. Vous devriez vous persuader de la vé- 



Devoir, délire. Avoir l'habitude, tsscre soUto (pag. 188.) 
Taire, tacere. Permis, Ikito. Comme des statues, cojue 
tante statue. Avoir coutume, solirc. Rester, rimancve. 
Voir, •cedtre. De chez Mad. di casa dtUa sinnora. Tenir, 
ietière. Garder, î/tcntencre. Plaire, piacére. Vuloir, -calère. 



il) Voyez le verbe dolcre, et sa construction quand il deJ 
tient impersonnel. (Pag. 182 Ue la Gram.} 



Sur la langue Italienne. 1^1 

rite. Je voulus parler, mais je me tus par prudence. 
Demain je saurai la vérité du fait. 11,^^ tout te 
qu'il lui pluty ce dont il resta satisfait. Un homme 
en vaut bien un autre. Il valut beaucoup autrefois; 
il vaudroit encore davantage aujourd'hui. Voudriez 
vous qu'il me donnât ce qu'il n'a pas. Je resterai 
chez moi toute la journée, yallois tomber, mais il 
me soutint fort heureusement (1). 



J'allois tomber, ero in procinto di cadcre. Soutenir/ soste^ 
«ère. Heureusement, fort.unata??iente. 



THÈME XL. . 

Suite du précédent et sur les Verbes Irréguliers de 
la 2% Conjugaison en ère bref. 

Je vous promis dernièrement de vous raconter 
l'histoire de feu Mr. X. Il naquit de parents fort 
pauvres, vécut assez tranquille avec les autres 
hommes, et après avoir vécu jusqu'à i*age de 
quatre vingt quinze ans, il mourut très-riche, la 
fortune lui ayant été fiivorable. Je suis convaincu 
que c'est comme vous le dites. Je puis vous as- 
surer, rïii?îtcrromp2t-\\, que cela me plaît. Je lui 
répondis de même. Vous avez interrompu vcion 
discours plusieurs fois, quand j'allois (^) vous dire 



Promettre, promîtfcre. Feu, âefunto. Naître, ndscere. 
Vivre, vïvere. Convaincre, cunihicerc. Interrompre, inter- 



(1) Pour la formation des adverbes superlatifs. (Voyez le 
No. 129, p. 90.) 

(2) Dans cette phrase on ne se sert pas du verbe andàre tJX 
îtaiieuv Ero ptrdirù. (No. 23 1, p. 344.) 

p3 



162 Cours de Thèmes 

quelque chose de conséquence. Je m^apperçus 
qu'il étoit qffligé de la nouvelle qu'il reçut, i\ y a 
quelque temps, de la perte de ses enfants. Nous 
étions enfiammés de colère contre lui. Il se rendit 
aux ennemis après quelque résistance. Nous l'a- 
TOUS assisté autant que nous le pouvions. Benoît 
quatorze fut <^/ere au pontificat l'an mil sept cent 
quarante. Il fut contraint d'être rigoureux. Il 
corrigea les mœurs de son peuple. Il me demanda 
Ja raison de mon procédé. 



rbmpere. Répondre, risphtidere. S'appercevoÎF, accorgersi, 
Affliger, (ifjliggcre. Recevoir, riceverc. Enflammer, acccn- 
dcre. Se rendre, arrcndersi. Assister, assistere. Elever, 
nssûmcre. Contraindre, costj'higere. Corriger, correggc;^ 
Demander, c/tiidtre. 



THEME XLI. 

Suite du Thème précédent. 

Etant à la campagne, je pris plaisir à lire 
quelques vers que j'avois composés dans mon en- 
.liuice ^ je les lus presque tous, et ils me phirent 
extrêmement. Il me ferma la porte au nez. Ma 
femme accourut au bruit que je^.ç, et tomba s^ns 
Gonnoisance. On fit tout ce que l'on pw^, pour 
la faire revenir à elle. Quand elle eut repris ses 
sens, elle voulut s'en aller ; mais comme elle ne 
pouvôit marcher, on la conduisit au loi^^ en voi« 
tute. Pour ne pas ^ixeexposé aux rayons ardè'nts . 
du soleil, je pris la résolution de me mettre à l'om- 
bre, et ayant découvert une îoïei,']e résolus d'y 

•;i • Hinni I- ' rjio'f (f) 

Prendre, prindere. Composer, cQjnponere» Lire, téggere, 
Fermer, chiudere. Au nez, infâceia. Accourir, ûcc6rre/-tf< 
Revenir à elle, rinveiàre. Reprendre, riprinderè, Conduirej^ 
€ondurr€. Au logis, a casa» Exposer, espùncre, Pécouvrir> 



Sur la langue Itaîlenne.- 163 

entrer; lorsque je parvins à reiidroit qui étoit tout 
rouvert d'arbres et entouré de buissons, je me inis 
à terre, assis sur un tapis vert très-agréable, où je 
me couchai, et bientôt je m'endormis. Or il or- 
Wi-a, pendant que je dormois, que ';\ entendis du 
bruit, yourris les veux et je n\ aperçus que c'é- 
toient des voleurs (ar moins ils me parurent tels), 
et je compris par leurs discours qu'ils avoient tué 
un- homme, dont ils partagèrent l'argent, et ensuite 
chacun j>ri son chemin, et je restai tout effrayé. 



scopnrc. Résoudre, risbhere. Parvenir, giûnseret Cou- 
vrir, coprïre. Entourer, cinçrerc. Mettre, înctierc. Assis, 
assiso. Tapis vert, vcdûra (f.) Très-agréable, molto amena. 
Arriver, accadcre. Entendre, inicndere. Tuer, uccidcve* 
ï'artager, dividersi. Effrayé, att€rrito% 



THÈME XLIÎ, 

Suite du précédent, 

J*ai écrit trois lettres pour l'Italie. Ma mère m' 
écrivit le mois passé que mon frère se plaignait de 
ce que je ne lui avois pas écrit depuis long- temps, 
2e descendis lïieY dans le jardin, où je cueillis des 
poires et des pommes (l) superbes: Nous avons 
\m poirier et un pommier magnifique ; j'ai déjà, 
cueilli trois paniers de fruit de l'un, et deux de 
l'autre» Ils ont commis un grand crime. Il corn-- 



■- Ecrire, scrlvete. De ce que, perche. Descendre, scendere» 
Pommes, poma» Cueillir, cogliere. Commettre, connuet* 



(1) Remarquez que les noms d'arbres sont masculins en 
Italien, et se terminent en o. Les noms des fruits sont 
fënitniiis,. et'ié* termirreïit Çn (t\ (Vbyez la pbte (1) du 



%Ô4r Cours de TJièmes 

posa un libelle difFan-atoire contre le Pape, et puis 
y afficha dans tous les coins, après l'avoir iu à 
toutes ses connoissances; mais comme dans le 
lut'fne ouvrasse, il avoit compromis plusieurs per- 
sonnes de distinction, on le prit et on le mena en 
prison. Quand on connut qu'il étoit fou, on lui. 
permit de s'en aller chez lui, dans la suite il se 
conduisit prudemment, se corrigea, et ne courut 
plus le risque de se faire pendre. L'excès de la 
liberté a toujours corrompu le genre humain, et 
l'a réduit à la fin dans un état de despotisme in- 
supportable, et n'a produit que des horreurs. 
Je contraignis cette personne à me dire la vérité 
au milieu de la rue, et j'étois c?édc/e à l'obtenir 
de bonne grâce ou de force. 



tere. Libelle diffamatoire, lihello famoso. Afficher, ojffig- 
gère. Compromettre, comprojncttere. Mener, condurre, 
Connoitre, conùsccre. Chez lui a casa. Corriger, corrcg. 
g(?'c. Couru; cor rcre. Réduire, m/«7V(. Produire, />;WM;r<^ 
Contraindre, costnngere. Décider, decïdere. 



THÈME XLIIL 

Suite du précédent. 

Ace grand dîner d'hier la viande n'étoit pas 
cuite. Ses chagrins s accrurent à cette triste nou- 
velle. Ils se distinguèrent beaucoup dans cette 
fameuse journée. 11 dirigea sa course vers l'E- 
spagne. Vous vous êtes distingué. Le tableau 
qu'd peignit étoit léellement peint avec goût. Il 
avoit été dirigé par de mauvais conseillers qui 
rpnt détourné du bon chemin qu'il avoit pris. 



Cuire, cubcere. Accroître, accrUc^re. Distinguer, disÛ7>* 
guère. Diriger, diriggere, Peiiidie, di/uigere^ DùtoixrueXf 



Sur kl langue Italienne, lÔS 

Apres avoir tué un Roi, ils ont élu un Empereur. 
Les anciens Romains érigcrent des statues à tous 
les graiRls-honinies. lis ont exigé de l'argent 
partout. On a remis sur pied les Jésuites qui 
avoient été expulsés depuis tant d'années. Il a 
feint d'être malade. Je cmifondis mes rivaux 
à force de patience. Je feignis d'être vaincu par 
eux, et la haine qu' ils me portoient, paroit 
à présent éteinte. Les Anglois se défendirent avec 
courage. Il plongea son épée d'abord dans le 
lein de sa femme, et ensuite dans le sien. Je vous 
prie de remettre Vincluse à Mr. IV. Mon cordon- 
nier m'a fait des souliers tro]) étroite. Je le lui ai 
dit, et il ne m'a pas écouté. 



di^togliere. Elire, elcg<yere. Eriger, erigenre. Exiger, 
esïvtrt. Remettre sur pied, rimcttere in picdi. Expulser, 
capclUre. Veinàre, flugcrc. Coijfoudre, confondcre. Etein- 
dre, csùn guère. Défendre, diftndey^e. plonger, imincrgerc, 
JL<juclu6ej Vucchiusa, Eti-oit; strctto^ 



THEME XLIV, 

Suite du précédent. 

J'ai eu l'honneur d'être introduit chez M. le 
Duc. Je lus toute la gazette hier au matin, et je 
n'y trouvai aucune nouvelle. Avez-vous lu les 
oeuvres de Métastase ? J'en ai parcouru une partie. 
Avez-vous mis tous les tableaux chacun à sa place. 
Je n'en ai pas déplacé un seul. Il se cacha dans la 
cave, et y resta caché toute la nuit. J'espère que 
je ne vous ai pas offensé. Vous vous opposâtes à 
«nés desseins. Il fut accablé par la multitude. Il 



Introduire, infrodurre. Parcourir, trascorrcrc. ^lettre, 
99irttcre. Déplacer, rimuo-ccrc. Cacher, nasc'undcre. Oifed* 
^r, offiiidcrc. Opposer, opponcre. Accabler, opprimcrel 



l()6 Cours de Thèmes 

]e frappa et le refrappa à plusieurs reprises à caups 
de poing, et celui qui étoit frappé l'en remercioit 
infiniment. Il pleurèrent à chaudes larmes la 
perte de leurs biens. Ils se tiiirent à la fenêtre où 
ils restèrent, jusqu'à ce qu'il disparût. Je vou- 
drois qu'il mît cela dans la boite. Je ne veux pas 
que vous le mettiez sur la table. Je ne le mettrai 
nulle part. Prenez encore de ce remède; non. 
Monsieur, j'en ai pris assez aujourd'hui, çt j'ea 
pris encore davantage hier. Sans Mr. S. qui vous 
^protégé, vous auriez été mis à une dure épreuve. 
Je me suis piqué le doigt avec une épingïe. Vous 
avez rallumé le feu après l'avoir éteint. 



Frap]\er, percuoferr. A plusieurs reprises, più volte. Coup 
de youi^y pugno. Pleixrery piângcre. Rester, r/w a //ér^ (lb7-) 
fii^utr^pungere. Rallumer, riacccndere, Eteiudre, est)nguej^ç, 

THÈME XLV. 

Suite du précédent 

Qu*cst ce que vous avez recueilli de toutes vô5 
peines ? Il me rejoignit à deux milles d'ici. Ils lui 
rendirent ce qu'ils lui avolent enlevé. Il réprima 
sa colère. Ils repoussèrent les ennemis, après avoir 
été d'abord repoussés eux mêmes. Vous menez 
un€ vie trop retirée. Il ne me reconnut qu'après 
ni'avoir regardé pendant long-temps. Je m tant 
de cette histoire que je n'en pouvois plus. Avec 
une pierre il a cassé les vitres de ma boutique. 
Une autrefois il ïne. cassa celles du Sallon, mais si 
je l'attrape, la troisième fois, je lui casserai la tête. 
V^ous avez- choisi le meilleur, mais ils choisirent 
le pire de tous. Votre père fit tant de bruit. 



Recueillir, raccoglicre. R^ojoindre, raggiungerc. Rendre^ 
rendcrc. Enlever, toglicrc. Réprimer, rcprhnerc. Repous, 
$Er, reaplngerc. Retiré, ristrctto, Recourioitre, riconosccre 



Sur la langue Italiouie, 157 

quand il f/e5m?c?z7 pour déjeuner, qu'il ne me fut 
pas possible de rester un moment dans la mai- 
son. Il a été délié. Ils le délièrent pour le faire 
marciier. L'exécution de l'arrêt ne fut suspendue 
que pour trois jours. 

Rire, rkiere Casser, rÔ7?ijjcrc^ Choisir, scécr/Iere. Descen 
dre, disccnderc. Délier, sciôgliert. Suspendre, sospcudtre. 

THÈME XLVI. 

Sur remploi des Articles il ou \o devant nnûnitifdes 
verbes, (Xo. S>5, p. bb^ de la Gram.) 

C'est un grand plaisir que ^rentendre dire du 
bien de ses amis, et de les voir heureux. Le 
triomphe de la religion est de consoler l'homme 
dans le malheur, et de mêler une douceur céleste 
aux amertumes de la vie. Marmoxtel.— £)/rcî 
d un homme colère, chagrin, capricieux ; c'est son 
humeur, n est pas l'excuser, comme on le croit- 
c est avouer, sans y penser, que de si grands dél 
lauts sont irrémédiables. La BRUYÈiisT^^e don^ 
ner\^ mort par désespoir, c'est un crime; la sou-- 
haiter par accablement de chagrin, c'est une foi- 
biesse ; s'y exposer par zèle de son devoir, c'est 
une vertu-, s y dtvouer pour Dieu, c'est un acte 
héroïque de religiom BouRDALouE.~Le plus 
grand eflort de l'amitié n'est pas c/e montrer nos 
delauts a notre ami; c'est de lui faire voir les 



Que d'entendre, il sentire. Est de consoler, consisie nd 
^L 1- "Vl'' ^"" -'"e, tûmes, con'u l^are^ 
^hl fn)r^'T' Chagrin .,../..c^,,,c.. C'est son humeu?, 
.hc talc tdsuoumorc. N'est pas l'excuser, c^ô «o;Kve/-re ^ 
.scusarlo. On le croit, ./ .,W,. C'est avoaer^^ ,^. f'^,^'';^v 
De s, grands défauts, d^Mi ù grandi. P^r aSeme^,t 
r-r op^reuwne d\ammo S'y dévouer, saçrificârr^uL^Ç:^ 
-l^a« de, non mmH ml, C'e^t de lui faire, ;;?« mlfar<rli,- 



lo8 Cours de Thèmes 

siens. La Rochefoucauld — Faire du bieu 
quand on le peur, en dire de tout le monde, ue juger 
jamais à la rigueur; ces actes de bonté et de géné- 
rosité toujours répété:^ vous acquièrent enfin une 
grande et' belle réputation. Ma intenon. — Mettre 
le bonheur où il faut, c'est la source de tout bien; 
la source de tout mal est de le mettre où il ne faut 
pas. Bossu ET. — Ne faire sa cour à personne, ne 
])as attendre de quelqu'un qu'il vous fasse la sienne; 
douce situation, âge d'or. La Bruyère. 



A la ri'^-aeur, coii rigore. Vous acquièrent vi acqu)sîaf70. 
11 faut, lonvicnc. Fasse, façcin. Douce situation, âge d'or, 
çhc dolce statut o bdla clà dcW oro. 



THÈME XLVIL 

Sur la construction des Articles. (Voyez la Gram. 
pag. 278, N'^. 37.) 

V Article s'emploie. 1^. Avec les noms communs. 

La Nature est le trône extérieur de la magni- 
ficence. Vhomnie qui la contemple, qui l'étudié, 
s'élève par degrés au trône intérieur de la toute 
puissance. Buffon. 

o^. Avec r infinitif du rerhe. (No. 38.) 

Le manger est plus nécessaire que le boire. Il 
est défendu défaire mal à pei sonne. Il n'est pas 
toujours convenable de dire la vérité. Il n'est pas 
poli d'interrompre les autres quand ils parlent. 11 est 
plus aisé de donner des avis, qaed'ew recevoir. 



S'élève par degrés, s'inalza graduahnenti. Toute puissance, 

onnipotenza. Défendu, proih'ito. CoiiVe»aWe, ÇQnVUnmtc, 
J)ouuer des avis, dar çoim^lù 



Sur la langue Italienne, 169 

S^^ Arec les pronoms possessifs mio tuo, suo, 
nostro, vostro, loro. (^o. 4'j et suiv.) 

Il a pris mon livre, et a laissé le sien. Ses 
enfluits sont très-jolis, mais les leurs le sont da- 
vantage. Ses sœurs ne parlent pas François comme 
les miennes. Mon pève et 7na mère sont trè-pni- 
dents, mais mon frère et 7na sœur ne le sont pas 
du tout. Son altesse royale est très-respectée. 
Ce matin j ai eu l'honneur de baiser la main à son 
emmence. 

4^. Avec quelques noms propres considérés comme 
noms communs, et restreints à un seul individu, 
{^o. .!l,p. 2S1.) 

^^ Deux des plus belles statues qui nous restent de 
î antiquité sont V Apollon de Belvédère et la Venus 
de Médicis. 



tout 

Ap 



Le sont davantage lo sono anche di pit). Ne le sont p?s an 
it non h sono de fufto Ce matin, sfamâne, AvLuou, 
'Jo^/o, \ cnus, Jénere, Médicis, Médici. ^^ ^^'"i-» 

5°. Avec les surnoms. (Xo. 52, p. 282.) 

La poésie de l'Arioste est plus animée et plus 
frappj^nte que celle du Tasse. Avez-vous lu les 
œuvres draniatiquesa^eJi6^c/.-^^^e.^ Pélraroue, l^U 
rioste et lela^, sont les trois plus grands poètes 
Italiens. La Conl/i et la FantasticU deux poètes 
célèbres se sont distinguées par leur talent de 
iaire des vers citempore. Les chanteuses les plus 
fameuses de notre temps sont /a Catalani, laBil^ 
lington, et la Grassini. 

ArxGs,te Ariosto. Frappante, ^vv^j^. Tasse, T^wo. Mé- 
tastase, Mctasjasio Deux poètes céièbres, due famose 
poétesse. De faire des vers extempore, neir in>provdâiT^ 

TO-VX. IX, Q ^ ' "" 



Ï70 'Cours de Thèmes 

6°. Ji'ec le 7not Dieu, lorsqu'il est précédé d'un 
adjectif ou d'un pronom, ou suivi d'un mol qui 
exprime la possession, (Xo. 60, p. î584.) 

Louange au grand Dieu qui opprima ses ennemis 
impies. Je suis tout plein de votre Dieu. Je ne 
connois d'autre Dieu que le Dieu d'Abraham. 



7}el far tersi ail' ijnprovviso. De notre temps, dei tcmpi 
tiostri. Abraham, Abramo. 



THEME XLVIIL 

7*^. A'sec les noms propres de pays^ de royaumes et 
de provinces. (No. 01, p. 284.) 

Les habitants de V Europe sont plus civilisés que 
ceux de l'Asie, de l'Af:ique, et de l'Amérique, 
L' Angleterre et la France (1) sont deux puissances 
rivales. La Lomhardie est' une province d'Italie 
extrêmement fertile, et pleine de bons pâturages. 

8''. Avec les 7ioms propres de rivières, de montagnes 
et de vents, (Xo. 63.) 

La Tamise est la plus fameuse rivière de la 
Grande Bretagne, fort commode pour le commerce, 
les plus grands navires pouvant la remonter jusqu'à 



Civilisé, incivillto. Europe, etc. Europa, Asia, Africc:^ 
America. Angleterre, I/i g /i/lt erra. Lombardie, Lornbardw. 
Pâturage, pâseolo. La Tamise, il Tainigi. La remonter^ ;•. • 



{^\) TtcmaRi'jez qu'un nom de contrée doit s'employer avec 
Tarlicle, ou lorsqu'il e.^t personnifié, ou lorsque l'esprit le 
prend dans un ssi-.s défini. On doit dire Pmieressc dell' 7/2- 
g/iillcrra. La nobiltà délia Frància. I limiîi del PortogallQ, 
etc. 



Sur la langue Itaïlcnne. Î^H 

LontVres. Le Pô est la rivière la plus célèbre de 
l'Italie: il traverse le Piémont,, le Motitferrat, le 
Milanois, le Mantouan, et vu tomber dans le golfe 
de Venise. Le Tibre est une rivière très-fameuse 
du temps des anciens Romains:. le& eaux en sont 
Vujours troubles,. 

LeTi'ore qui u*a pas un lit si spacieux. 
Une vague si forte, un cours si furieux, 
\oit pourtant Kous ses loix et le Nil et l'Ibère, 
Voit l'Euphratc s.ounùs,. et le iihin tributaire. 

Brebeuf, 

Les Pyrénées sont, des montagnes qui séparent 
la France de l'Espagne. Les Alpes séparent l'- 
Italie de la Frai>ce, et les Apennins traversent l'- 
Italie d'une extrémité à l'autre. 

Le Borée ou Aquilon est un vent du septentrion 
i\m purifie l'air, et lu» donne la sérénité et la sa- 
lubrité, li empêche \qs éditiced de se pourrir, il 
chasse la peste et les autres maladies, il emporte 
et précipite dans la mer les sauterelles qui ravagent 
les campagnes, — On n'entendoit que la douce ha- 
leine des zéphirs qui jouoient dans les rameaux des 
arbres. F en. 

Tous les vents attentifs relenoient leurs baleine»* ; 

ie-senl ré/;/;ô"esfciibre, et d un sounie amoureux 

U carcjsse Vénus, se joue à ses cheveux.— La Font. 



fno'/itarlo. Fax lève, fume (m.) Le Po, ?7 Po. Le Piémont^ 
eèc. il Pietnontet il Mo nf errât o y il MiUtnc^e, il Mantoidno, 
Véiiise, Venc~ia. Tihre, Tcvere., Le Nil, Tibère, 5iC. ilNilo, 
mbro, rEtffratCy il Beno,_ Les Pyrénce.-, î Pirenéi. Les 
Alpe?, leAhi. Les Apennins, ^li' Apsyuwii. Le Borée, «7 
Bor'ia, ou V Aquilon e. [1 empêche, etc. iinpedisce la pulrt- 
fàzione degli edifizj. Sauterelle, locuata oi\ cavnllcttci. La 
douce haleine, il^rato susurrâr dei ^ejjirctti. Jouer, schir- 
zare. l^àns \esr.i\neiiux, fra ra?ni. Tous les vents attentifs 
rétenoient leurs baleines, 

- - - - - - - - - attenii 

Slavano cheti tuff i jnaggior vcnti. — Ar, 
ou- ------- intciiti 

F^r/nâro in ûria i lor susnrri i venti. — Tasso» 



172 Cours de Thèmes 

THÈME XLIX. 

Sur la Particule On, (Pag. 234 de la Gram.) 

Que d'it'on (1) de nouveau ? On dit que noViS 
auroiis la paix, mais on parle aussi de plusieurs 
autres choses qui ne nous regardent point. Ne 
cWt'On pas que le pain est très-cher? On ne {'2) 
parle pas de cela ; on ny pense pas non plus ; en- 
iin on nen parle point. Uon (3) espère vieillir; 
et Von craint la vieillese ; c'est-a'-dire. Von aime 
la vie et Von fuit la mort. La Bruyèrr. — On 
attend avec impatience c€ qu'o72 désire beaucoup. 
•Quant à la paix, on en saura quelque chose dans 
quelques senjaines, quoiqu'ù présent on ii en dise 
rien. On nous en dira (4) quelque chose, 
quand on lui en écrira d'Italie; car on sait 
<\non lui en écrit trois fois par semaine des lettre*? 
très-longues, de même ç\\ion m en écrivoit Tannée 



Ôue dit-on? che si dice. Plusieurs, 'parccchie. Point, af- 
fatto ou dt-ltutio. Ou n'y pense pas non plus, non -ci si pensa 
ncppûre. Enfin, in iojnma. Gn n'en, non se ne. Vieillir, 
invecchidrc. C'est-à-dire, cioe. Attendre, aspettâre. Quant, 
in quanta. On en saurn, se ne sapra. On n'en dise, non se 



(1) On se rend en Italien par 5/, et se place ordinairement 
devant le verbe, et quelquefois aussi par élégance on le met 
après. (No. l'^. p. 234 ) 

(2) On ne, se dit non si, en plaçant toujours le si immédiate- 
ment devant le verbe. (No. 2^ et S', p. 2Û4, et No. 130, 
p. 311.) 

(3) La particule /'que l'on recontre devant la particule on 
en François, ne s'exprime pas en Italien. 

(4) 11 faudra tourner la phrase de l'actif en passif et dire, ii 
nous en sera dit, en substituaut quelquefois avec élégance le 
verbe tsscrc. (No. 6, p. 234.) 



Sur là langue Italienne, 17S 

passée, lorsqu*o/i m en euvoyoit en grande quantité 
cinq fois par mois au moins. Il est vrai (\\\oa 
m'en avoit écrit au loncr, parce que je n'avois rien 
à faire, mais à présent que je suis surchargé d'af- 
faires très-pressantes on m'a fait savoir, quvn ne 
men écrira plus la moindre chose. Celui qu'o« 
aime, on 1' (1) estime toujours plus qu'il ne vaut; 
celui qu'o/2 w'aime point, on l'estime le moins qu'or* 
peut. On cherche même ù le mépriser, et on y 
réussit ordinairement. Trublet. — On apprend 
beaucoup plus facilement ce que Xon comprend 
que ce que \'on ne comprend pas. Si Xon savoit 
modérer ses désirs, on seroit souvent bien moins 
malheureux. Lorsqu'on/ a eu le malheur d'offenser 
quelqu'un, on doit travailler à lui faire oublier le 
déplaisir qu'o;2 lui a causé. 



ne dica. Envoyer, rifneftere (irrèg.) Cinq fois par mois au 
nîoins cinque voite al ?Tiese per lo meno. Au long, a lungo. 
Surchargé, sopraggravâto. Très-pressant, di grand' impor^ 
tanza. On cherrhe même à, si procura anzi di. Offenser, 
offindtrc. . Lui faire oublier, fargli dimenticare. 



(l) On n'exprime pas en Italien les relatifs /e, la, les, qu'on 
reii^^oiitre entre le verbe et la particule on, le nombre des 
vtrbes y suppléant entièrement. (No. 8'' p. 236.) 



Fin des Thèmes» 



Q 3 



174 



REGOLE ABBREVIATE 



DELLA 



POESIA TOSCANA. 



X'UEsono, per quanto io ravvisar posso, le cose f:htf 
3îe}la Poesia Toscana considerar si debbono, cioè, i Vers! 
in particolare, e i varj Coraponiriienti, che dalla variata 
disposizione e dalla mescolatura de' versi risultaiio. Ma, 
poichè de' versi toscani singolar pregio è la Itima, dopo 
aver brevemente sul principio mostrato alcun saggio 
jdell' origine délia toscana poesia, divideremo il rimanente. 
del trattato in tre Capitoli. Nel primo lavelleremo del 
Verso italiano e di sue ijualitadi ; nel seconde délia Rima; 
c nel terzo de' Componimenri diversi che poetaiido i 
{Tocani hanno adoperato. 



Origine délia POESIA TOSCANA. 

I Provenzali prima, e i Catalani o forse i Siciliar^ 
(corne, per l'autorità del Petrarca, tiene il Castelvetro 
nella (iiunta 8. al 1. libro del Berabo) intorno alla mctà 
del dodicesimo secolo, al tempo deil' imperador FedericQ 
primo, fjuando era giù ita in disuso, colla lin^ua in- 
sieme, la poesia Latina, cominciarono a mettere per i- 
scritto qualche cosa in rime composta: dipoi tra per la 
vicinanza, e per la pratica che i Provenzali, sotto i lor 
Conti délia casa d'Angio régnante allora in Napoli, ebbero 
€0* Toscani, portaron nelle terre loro lo studio di si fatta- 
mente poetare, e molti componimeati riiiiatj §i diçf^ 
iuora ail' uscita deli' antidetU) secpjp. 



lîegole su kl Poesia Toscana. lîj 

Questa, che pno tllrsi infanzia e fanciullezza dclla 
Fingua, cosi corne délia jjoesia Toscana, durô fino alla meta 
del tredicesimo secolo, quando, per opéra di ser Brunetto 
Latini, cominciô più vigorosamente ad apparire. E non 
molto dopo, Dante Aligliieri, discepolo di ser BruiTetto, 
felice assai più e glorioso che'l suo maestro, ad alto gradô 
d'eleganzae di bellezza Tltaliana poesia condusse; flnchè 
poi da Francesco Petrarca, gloria immortale degl'italiani- 
ingegni, tu di tanto splendore accresciuta, che più alto' 
montar non potendo, si è veduta dopo lui gir passo passo 
alla vecchiezza inclinando. Fu sostenuta per alcun 
tempo da* sublimi spiriti, 'quali furono Pieiro Bembo, 
Giovanni délia Casa, Agnolo Poliziano, Ludovico Ari- 
osto, Giacopo Sannazzaro ed al tri j indi ristorata daî 
gran Torquato Tasso, 

Il cni nome tra caîdi ingegni ferve, 

tnostrava ella invidia portare a' tempi più avventurosi : 
ma poi moltiplicando la dappocaggine degli scioperuti 
uomini, s' è paruta nella moderna usanza non pur dalia 
Êua primiera gloria caduta, ma presso che spentaj ondd 
dopo costui s' è veduto 

Baro, o nessun, che^n alta fama saglîa. 



CAP, L 
DEL VERSO. 

Jr^ossTAM nel verso due généralissime cose considerar^ 
la Quantité, e la Qualità. Quantità, chiamiamo la su^ 
^grandezza, o per meglio dire, lunghezza, compresa nel 
numéro d^undici sillabe, del quai numéro prefisso noa 
guari appresso ne mostrerem la ragione. 

E già egli è ben noto^ che le sillabe, o da una vocale, 
che di per se stia nel parlare, o da vocale insieme e da 
consonanti che ad essa unité star deono, compongonsi: 
Bia quel che qui conviens) particolarmente avvertire, si 
é, che m\ verso le più volte non una, ma più vocalj 



176 negole 

fanno uija solâ siîïaba, o insieme unendosi nellâ pronon- 
2.ia, come (littongiii, o una di esse dilegiiandosi. 

Misuransi in una sillaba (purchè la voce non sia in fin 
del verso) 31 io, tuo, suo, Iti, eu?', lui, io, jioî, voi, poi, 
sîi, 52eno, ûztare, oz/ra, raauvo, ed altre tali. 

E cosi aucoia i veri dittonghi, quali sono gid, cie\o, 
pieûe, lieto, uomo, puos, suo\e, çhioma, chiegQio, ed altrî 
simili. 

Si dilegua e perde la vocale qualora con altre si scontra; 
avvegnachè aile volte cotai perdimento si schifi per noR 
rendere il parlar troppo rotto ed inciso, o per dare al 
verso vaghezza e maestà : onde si scrivono e si profTeri- 
scon tutte le vocal i, non altramente che far soleano i La- 
tini, corne da buoni autori s'imprende. 

"A Dio diletta, obbediente ancella. Petr, 

" i^ssisa in alta, e gloriosa sede. Idem, 

" E d^ altro ornata, che di perle od ostro. Idem." 

Perdosi ancor la vocale avanti aile consonanti nelle 
parole finite in io, 7ne, mo, no, re, ro, 

*' Com' perde agevolmente in un mattino. P, 2. Son. 8. 
** Dove vesligio uman V arena stampi." P. 1 . Son. 28 , 

Ma tutte si fatte parole nel testo apenna di propria niano 
del Petrarca, che nella Vaticana libreria si serba, veg- 
goYvsi intere, e senz' apostrofi. 

In quanto alla 5?z^^////d, tre sono quelle cose, che, per 
comune avviso, ags;radevole e commendabil rendono 
ogni parlare: il SUÔNO, il NUMERO c laCADENZA: 
le quali, comechè bene stiano alla prosa nientemeno 
che al verso, tuttavia perche nel verso e più appariscenti 
e più artificiate esser sogliono, verranno per noi iii 
questo luogo tritamente esaminate. 

Chûimianîo Suono, una tal convenevole armonia che 
dalle parole, come composte di sillabe e di lettere, risulta, 

Per Numéro, intendiamo Y acconcia disposizione e situ- 
amento delle parole, mediante gU accenli, in una tal de- 
terminata qi'aiitità di sillabe. 

Cadenza diciamo il finimento di ciascun verso, a ri- 
spettodcgli altri, cb'è quel ch'appellasi Rima. Delle quali 
tre parti, in cui si fonda la vaghezza e '1 concento del 
Terso lialiano, purtitameate ragioneremo. Ed a quèsta 



Su la Poesia Toscana, • 177 

tcrza qualità, secondo la clivisione di sopra mentovata, uii 
capo pui'licoiare daremo. 

§ I- 

Del SUONO, e del valor delle Lettere; 

Il suon delle lettere, o in se stesse, o in quanto conaltre 
ûnite sono, si puô considerare. L'uno e l'altro con\ lensi 
aile vocali, perché oltre il suono ch'a ciascheduna di esse 
è naturale, posson quel raedesimo, per forza délie conso- 
nanti che loro s'accostano, alterare o duninuire. 11 se- 
condo appartiene aile consonanti, le quaii non avendo di 
per se alcun suono, tuttavia son corne moderatrici del 
suon delle vocali. Prima dunque diremo del valor delle 
vocali, e poi di quelio délie consonanti. 

L^A, comecliè più di spirito mandi faori, più largo 
suono, e più magninco rende. 

A questo vicino è quel dell' O, che ritondo e sonoro 
spirito in se contiene, benchè non cosi chiaro. 

Mezzano, fra quel deli' A e deli' O, è'I suon dell' E, 
lo cui spirito non cosi libère e chiaro, corne in quelle, 
ma ritenuto alquanto e schiacciato vien fuori. 

Dcbole, leggiero e chiaro è quel dell' I^ tuttavia dolce 
e gratoreputasi. 

Deir U, ingrate più d'ogn^ altro, corne più basse e 
più tristo, è'I suono. 

Or questi tutti, assai più quando le sillabe son lunghe 
che quando brevi sono, s'intendono ; onde avvisiamo, che 
gli eccellenti poeti hanno adoperato più o mené queste 
lettere, seconde che s'affaceano alla materia ch'essi avean 
per le mani. Cosi ^1 Petrarca per remlere maestevole il 
principie del sue Canzoniere, di A e di O lunghe riempiè 
il primo verso : 

'' Voi, ch' ascoltate in rime sparse il suono. 
Con melte I la sua doglia in quell' altro esprime : 

'' Di quel sospiri, ond'ie nutriva il core.'' 
Ed I ed E intralciate, la debolezza esprimono in 
quelle ; 

*' Si è débile il filo, a cui s'atliene.*' Idem, 

Ma sopra tutto, per dar a d.ivedere il dolore, che dalla, 



17 s Uegole- 

vergogna de^ suoi passati faîli se gli cagionara, ralrar 
bilmente unisce più sillabe in me e mi, suoni piangenti, 
nello stesso primo soneito : 

" Di me mec^esmo raeco mi vergogne/' 

11 chc senza clubbio l'avvedutissimo poeta ihfr'-*, seguenclo 
la traccia di Cicérone, di Omero e d' altri Greci, siccom* 
c]uivi avvertl maestrevolmente il Castelvelro. 

Délie Consonanti dir si puô in grosso, che ove raddop- 
piate sieno, forte accrescono il suon délie vocali, e più 
grandie più sonore le rendono ; corne scorgesi in quel 
îjiiracoioso ternario del Casa, di cui lo sponitore Sertorio 
Quattîomani afterma, avanzar tutta la poesia Greca, La- 
tina e Tcscaaa, e che l'ultimo suo verso più tosto pivô 
invidiarsi che imitarsi : 

*' Quai dura quercia in selva antica, od eice 

*' Froridosa in îjko jnpnte cvd ap.ar fbro, 

*' O V onda, che Cariddi asiovbe e mesce." Son. 40* 

Corne queil' altro del i^iedeàiiiio Casa, d'ogni grandezzgi 
.emagnifjcenza ripieno, perlo scoV.ro délie vocali: 

" E*l alto imperio antico a terra s^aa-sc.** Son. 35^. 

Aile volte gcoiitraudoii, s»pFt':*3a e vesistenza recano al_ 
verso, e si confaiiuo ad esnriiiiere le ccse dure ed iii^- 
,domite ; 

'•Ellasista pur corne aspr* Alpe alP aura/* Sic. Pel}\ 

Quel poco, cbe qui per noi s* é detto, basierà a far co-- 
noscere tanto o quanto a chiunque riraar voglia,, 
che debbon porre ogni lor cura nell' accostamento délie, 
parole, che ï\t\ verso per esprimere-v&rj alietti s'adope-. 
raiio, 

§ IL 

Deir NUMERO, e deW ACCENTO. 

Numéro dissero i Latini, e i Greci ritmo, quel che noi 
comunahnente chiamiamo tempo e ?insura nel canto d- 
ne' balli, il quai tempo nasce dalle varie pose che ha il 
«uono o '1 ballo, onde risulta la varietà c la diversità. 
€ la diversa armonia; il perché nelia nostra bisogna de* 
4uir possiajuQ il N.unier.o \ Mhunit(Lra^ion dicœnjwsiziorxj . 



Su la Poesia Toscana, 17 9 

fxir fa quah attamente corre, cd acconcùumnfe si rosa il 
verso. 

Or SI fatto convenevol corso, ed acconcio posamenta 
del verso, corne da varj suoiii, che le lettere e le sillabe 
aformarvengono, derivi, dee principalmente c )iisidernr«^i 
negli accenti, che neila lingua separar non si possona 
dalla hinghezza della sillaba, in qnanto il trattenimento 
de] parlare dinotano. E nel contare ï versi, comunque di 
varie parole composti, son corne una parola in varie parti 
r^cisa. 

Cotali pose nelVerso aver debbono certe e" déterrai- 
flate sedi, acciocchè dalla prosa distinto sia, ed acciocchè 
la propria sua armoiiia ritenga : perciocchè senza esse, dal 
numéro délie sillabe in inora, nulla sembianza avrebbe di 
Terso, corne se un dica : 

" Voi, ch'in rime sparse il suono ascoltate: 
Perche dunque abbia il verso spirito e nerbo, dee Tac- 
dento nella decintu sillaba necessariameute sortire, poichè 
quai saria, se si dicesse, 

'' O vestita di sol bel la Vergine," 
quel che leggiadramente*dis3e il Petrarca 

" Vergine bella, che di Sol vestita. P. 2, Cu?i. uh. 

Ne questobasta alP armonia del verso, uopo è che l'abbia 
ïn una délie sillabe pari fuor della seconda, cioè, o nella 
quarta, o nella sesta, o nell' ottava, di che potranno sV 
uitendenti della^mu.ica alla terza, o alla quinta propor- 
zione osia corrispondenza tener la mira. Xella cmarta 
1 ha quello, ^ 

" Se la mia vita daîl' aspro tormeato." Ptir. 

Kella sestaqueir altro ; 

*' Passavan dolcemènte ragionando. Ide?n. 

Kella sola ottava malagevolmente per avven'tura trove. 
rassi, eradîssimo nel Petrarca, ne senz' artificio, 

" Come chi smi^urataraènte vole. Idofi. 

Sia dunque nostro accorgimento di schifar tai versi, che 
mil haiyio acceuto se ^ofl su J'ottava, essejido questo 



ISO Reciolc 

. -1 

dal principio del verso troppo rimota ; e reo sarebbe il 

sent ire : 

*' Piôvommilagrime amaredal viso/' 

Ma nella quarta^ e nella sesta acconciamente s'alloga, 
corne : 

*' Piovommi amàre làgrime dal yiso.'* Petj\ 
O nella quarta, e nelT ottava, 

" L'oro, e le perle, e i fior vermigli e bianchi. Idem, 
O nella sesta, e nelT ottava, 

*' Di pensier in pensiér, di monte in monte. Idem. 

Quandoperô in tutti e tre questi Inoghi cadesse raccento, 
compiuto per ogiii bandî, e perfetto sarebbe il verso: 

" Voi, ch'ascoltàte in rime spàrse il suono. Idem. 

Equando in tutte le sillabe l'accento avesse, bellisimo so- 
pramodo e gravissimo sarebbe, quai per comune cre- 
denza stimasi quello, 

" Fior, frond', erb^ ombr', antr', onde, aure soàvi/' 

Idem. 

Da queste pose nasce la volubilità e velocità, o la gra- 
vita e tardanza del verso, che aile varie passioni accon- 
ciar debbe il poeta. Cosi quel verso, che non prima délia 
sesta rinvien sua posa, è veioce e volubile: 

" O invidia nemîcadi virtute.'* Idem. 

E quel, che l'ha in su la quarta è tardo e grave : i 

" Solo, e pensôso, i più deserti canipi 

Vo misuràndo a passi tardi, e lenii. Idem. 

Qulndi si scorge, che i primi archittetti délia volgar poesia 
non più lontane vollero le pose e le corrispondenze ne' 
tcmpi, che di terza in lerza, o di quinta in quinta, ac- 
ciocchè più sensibile e grata Parnionia rln^cisse: e nel 
verso più lungo, quai è quel d'undici sillabe, non più 
che cinque terze, mettendo il primo tempo o posa nella 
seconda, e cominciando dalla décima siliaba, in cui si foi 
necessaria posa, ne più di tre quinte trovar si pt ssono, 
corne da 10 a 6. da 8 a 4. da 6 a 2. E ben potx'emmo 
q^ueste pose del verso Italiano para^^onar co' piedi del 



Su la Poesia Tcscana. ISl 

Verso Latino, camminancio e proccdendo quello pcr la 
sue pose, non alt;iinente che questo per i suoi piedi. 

Ed aftinchè noiirechi maravjglia l'undeciiiia sillaha so- 
percliia a questa ruisura, dee ciascun sapere, ch'ella è 
nata délia stessa posa o cadenza finale, che come qneJla, 
ch' è l'ullima de) canto, richiede ])iù lunga, c sensibil di- 
mora della voce soj)rasè; il che fare in alira guisa noit 
si potea, se non ripetendo la medesima sillaba, corne so* 
%'ente ha fatto il nostro Dante, che nella fine trovandosi 
parole d'una sillaba, o quella medesima ripetè, come nell* 
Inftr 26. 

" Noi ci partimmo, e su per le scalee, 
Che n'avean fatte i borai a sceaider pria, 
Eimonto '1 Duca mio, e trasse mèe. 

10 vietar^do ciô il suon della sillaba stessa forse men grat#, 
una E vi aggiunge; come quando mise, siic, giue, in 
vece di su, giùed altre. 

Ora posto cotai prolungamento della finale, di leggieri 
si sccrge come dalle niedesime pose sian sorte ed uscite 
le varie spezie di versi. E prima in quelle, che banno 
usate frequentemente i Toscani, cioè, di cinque e di sette 
sillahe : poichè quel di cinque è nato da! complimento del 
verso nella posa della quarta sillaba, la quale, come lunga 
nel fine, prolungandosi o raddoppiandosi, la quinta fH- 
iaba ha prodotta. Ed in si fatto verso Taccento dee fer- 
marsi sulla quarta e suUa seconda, che si rispondon per 
terze, come: 

" Giàcoronàta. ' 

Bench' i' sia terra. 
Ch' umàna càrne.'" ^ 

E quel di sette dal troncamento della sesta posa, di cui il 
suono prolungato fa la s^ettima sillaba. E in questo Tac- 
cento deve allogare o nella seconda cne risponde iu 
quinta alla sesta, o nella quarta che in terza la lisguaida^ 
o in entrambe: 

** Le vite son si corte. 
Si gravi i corpi, e frali/* 

Que' di Otto e di dieci sillabe si son fatti dal tronca- 
<pento nelP ottaya posa, restando pero tronca e sospesa 
ÏOM. il. K 



Î39 ^Regole 

}a voce nel medesimo finimeiito, senza distendersi o^rad-» 
(loppiarsi: il che, perche nella contiiiuazione â\ più ver.<u 
(Jflla mcdesima sorta, disdicevole oltre iLodo e spiacevcle 
riusciva, ne' versi d'otto si è V accento su la settima arre- 
trato, per dare il giusto fmimento a* versi; conie quei 
del Metastasio: 

** E la féde degli amànti 
Corne l'Araba Fenlce, 
Che vi sia ognun lo dice, 
T)ove sia nessun lo sa." 

I versi di dieci siilabe non hanno niente di vari^ da 
cjue'd' undici, se non che muojono su V accento deli' ul- 
tima sillaba : corne Dante Lif. 4. 

*' Abraàm Patriarca, e David Re, 
Israël con suo padre e co' suoi nati, 
E con Kachele, per cui tanto fe'* 

E si fatti chiamaiisi versi tronchi o zoppi, da non usarsi 
se non con molta atcortezza, e con proprietà; corne veg- 
giamo aver fatto il Petrarca, ove per espor la forza ch'a 
se stesso far convcniva, allontanandosi dal suo amore, e 
Jostato violente in cui si trovava, disse : 

" Quanto posso mi spetro, e sol mi sto." P. 1. Can. 1 1. 

"* Rimangono a considerarsi i versi di dodici siilabe, che 
sdruccioii e pastoral i altresi chiamiamo, poichè di essi il 
più si fa uso nelle cose pastorali, come leggiadramente 
latto ha nella sua Arcadia il Sannazzaro, tali sono: 

'* Quesla vitamortaleal di somigliàsi. 
Il quai, poichè si vede giiinto al termine, 
Pien di scorno alT Occaso rinverniigliasi/" Egl. 8. 

L^Ariosto se ne valse per commedie, comedi quelli, che 
più ch' ogni altro assomigliano in parte a que' Gianjbici, 
chegli Antichi in tai componimtnti adoperavano. Quindi 
rien, che nello stil grave sien rigettati, e sol lanto pos- 
soiio alcunafiata averci luogo, quando la voce termina in 
vocale pura, come nel Petraraa. P. 1. Son. 100. 

**Qual Scithia m'assicura, o quai Numidia, 
Se ancor non sazia del mio e^ilio indegna, 
Cosi nascosto mi vi tr^va invidia ?" 



Su la Potsia Toscana, î 53 

Lcosî anche nellaterza stanza délia canzone rilevantissirric. > 
"SjDÏrto gentil, che quelle membra reggi. ^ P. l. C. 6. 

Neg'I sdriir.cioli le inedosime leixgi osservarc e maiitener 
si t-leoiio, che in qucgli J'iiadici sillabe» 



CAP. IL 
DELLA RIMA. 

ifl< nome di rima vien senza dubbio dalla voce Greca 
RltmOi la quale benchè propviamente, coms dianzi di- 
cemrno, numsro, posa, e^^/V^posignincasse, oggi comunque-- 
si sia, per comiiae usanza^i prende per lo suonoche fa il 
finunento d'un verso, corne coriispondente al linimeiito 
d^un aîtro, onde nasce il concento. 

£ Roi abbiam di sopra veduto, ch'il concento délia rima 
sta posta nelle due uitime sillabe del verso, comprendendo- 
non solo le due vocal!, ma le consonantl altresi che fra 
quelle frammeitori>i: come, ami, brcuno; ri-na, aima; 
versi, tersi, &c. Ne rima farebbe, a;/to con sovrano ; rima 
con riva] verso-con cerio, &c. quantunque le vocali siea 
lé-medesinie, che, corne innanzi detto abbiamo, modifi- 
caiido le consonanti il suoii délie vocali, dove le conso— 
nanti diverse sieno, le vocali piû o meno alterate, non 
bene Fra esso loro si corrispondono ne s'accnrdaao. 

Intendasi ciô de' versi regolari ed interi, perché ne'* 
vcrsi rotti e mozzi. basterà che l'ultime accentate s'ac- 
cor lino. E negii sdruccioli dehbonsi !e tre ultime sillabe 
corrispondere colle consonaiiti che fra la tre vocali staii" 
poste, non poteiidosi rimare, pascere e spar'^cre ; organo c 
orfaio : ma pascere e nascere : on^ano e son^ano. 

Il suon délie rime dee sopra ogu' aitra cosa alla materia, 
di cui si parla, e.ssere adatto, e la scel*a délie lettert- in essa. 
piii che in ogn' altra parte del verso, esser dee intende- 
volmeate ricercata; onde aile cose aite e sublimi scrvono 
k- rime^ in cui l'A e T O, rattenute ed ingrandite dalle» 

r2 



28 1 Régoie 

tonsonanti tramezzate, come nelPetrarca: P. 10. Son. 2"; 

•' Rotta è l'alta colonna, e'I verde làuro, 
Che facean ombra al rnio statico pensero ; 
Ptrduto ho quel, che ritrovar non spero 
Dal Borta ail' Austro, e dal mar Indo al Màuro." 

Ptr e?primere Tasprezza délie coie, rime scabrose converf» 
gonsi : 

" Onde corne nel cor m'induro e' nnaspro, 

Cosi jiel mio parlar voglio esser aspro, Can-.74 

£ dure, ove forza o durezza notar si debba : 

*' Al cader d'una pianta, che si svelse, 
Coiiie quella che tV rro o vento sterpe, 
Spargendo a terra le sue spoglie eccelse, 
Mostraiido al Sol la sua squallida sterpe. Son, 5(7. 

-Dolci e piacevoli per le cose amené, corne : 

" Zeffiro torna, e*) bel tempo rimena 
I fiori e V erbe, sua dolce fi^miglia, 
E garrir Progne, e pianger Filoména, 
E Primavera candida e vermiglia. 

.î^iane e tenui nel pianto, corne: 

Valle, che deMamenti miei se' piena ; 

Fiume, che spesso dal mio pianger cresci ; 

Fere sikestre, vaghi augelli e pesci, 

Che r una e l'altra verde riva affrena. Son. 33i 

E confacenti al luttuoso stato del Poeta son quelle : 

" Anima bella da quel nodo sciolta, 

Che più bel mai non seppe ordirnatura, 
Pon dal Ciel mente alla mia vita oscura, 
Da si lieti pensier a pianger volta. Son. S7. 

ï! non finiremmo mai, se tutto l'artificio di questo singo- 
larissimo Poeta nella scelta délie Rime notar volessimo. 
Basterà avvertir di adattare il suon délie Rime alla ma- 
teria, che per le mani avrassi ; e ad ingegnarsi oltraccio, 
che non sieno le Rime triviali, cioè dire, parole che han 
facile consonanza con allre assai, corne sono gTinfin-iti, 
Jmure, Udire e somiglianti, facendo la rariià délia Rima- 
più vago e maraviglioso il Comporiimentos benchè ia 



Su là Pùesia Toscana» 185 

^6 sia da sfuggirsi ancho l'aflertaziorie. liasciamo stare, 
che la stranezza (Jella Rima ne adduce in grandi strettc j 
6 se in generalità si fu detto esser 

]â prima 
Fra' tormenti la corda, e poi la Rima, 

quando la Rima sia troppo malagevole, il Componitore 
sarà moîio impicciato. Quindi vien poi la dura nécessita 
di trascorrere in voci mostruose, di cui lutta ribocca la 
Commedia di Dante: sicchè il Bcmbo nella fine del 2. 
délie Prose giusiamente la rassomiglia a un bello e spa-« 
zioso campo di grano, che sia tutto d'avena e diloglio,e 
di erbe sterili e dannose mescolato. O pur si viene a 
cadere in Latinismi, che non minore Rtorpio è nel nostro 
Volgare, e sentono fieramente délia pedanteria. Di tal 
peccanon fu stmprec.sente la Fenice de'Poeti, il Petrarca, 
dappoichè nel Sonetto» 

'^Pasco la mente d'un SI nobil cibo,'* Son, 160», 

per aver presa Rima cosi strana, ebbe indi a raettervi 
Bibo', Describo, Delibo, voci al nostro idioma tanto pere- 
grine, quanlo le Persesche. £d altrove : 

" Lega il çor lasso, e i lievi spirti cribra/' Son. 165^ 
" Ch' ogni bassopensier dal cor m'avvulse." Son, 87. 

Tnnto basti per ammonimento, che la rima non si vuol 
torre feriale e da dozzina; ma ne anche si difficile e 
straordinaria, che ne sforzi, mal nostro grado, a cercar 
parole barbare o inusitute, che bruttamente sformino le 
Composizioni. 

Tessitiira délie RIME, 

La tessitura délie Rime visguarda il risponder dell^ una 
aU'altra; per la quai cosa dt4ei m.inare, è d'uopo conside- 
rare tre sorte di Rime; Regolate, Libère, e Mescolate* 
Regoî:ite appellansl quelle tlime, il cui spazio di corri- 
spondcnza vieae st.ibilito dalParte, c che vautara iii moda 
alcuno non si possono dai Pocta, Tali sono nelle Octave, 
Capitoli, e JSestine. Di cai nelie prime si risponuon le 
Rimj per terza ne' primi sei Versi, e si stri 'gù poi i'ar- 
moniane due ultimi, che in-ieme rimano. iNj' Capitoli, 
cii8 percio ter^e Rime s'appellaao, la mçdesijUti tegsitm'^ 

P.3 



18(5 Rcgolc 

senzavariazione s' o^erva. Ma nelle Scstrne^ ch* chboTO 
il nor.ie, perciocchè le loro Stnnzc conteugono sei Versi, 
l* orrline stabilito e preiisso di riniare è ben da' precedeuû 
diverso ; poichè nella prima Stanza non si fa la rima, ma 
ben nella seconda colla prima, in tal guisa, che vicende- 
volmente il primo Verso del'.a seguente fa Rima coU' ult';» 
3TK) deir antécédente, e di poi il seconde col primo, il 
terzo col quinte, il quarto col seconde, il quinte col 
quarte, il seste cel terzo, délie quali consonanze si ve- 
dranno gli esempj, ovc si tratierà de' varj Componi-. 
«lenti. 

Libère Rime son quelle rhe non hanno alcuna legge^ 
o nel numéro de' Versi, e neila maniera di rimare, o sem- 
plicemente nel rimar con altre, o no: tal i sono ne' Ma - 
drigali, i quali comprenderanno tanti Versi con quanti ~ 
farà acconcio al Poeta spiegar tutto il sue intendimente ; 
c questi Versi rinr rà insieme o no, e le Rime allogherà 
o vicine o lontane, a sue talento. Del che potrà cia- 
srune esservar gli esempj ne' bueni Autori che dope gli 
jAntichi fiorirono, poichè questi più ristretti furono ia 
si fatti Cemponimenti. 

Mescelate sono le Rime ne' Sonelti e nelle Canzonri 
ÎSe' Sonetti, perciocchè ora per terze conlinuate, ora per 
ceppie, e per quarte sone ne' Quadernarj ; e \ariata- 
lîiente intessute ne'Ternarj, corne si vedrà parlandosi del 
Sonette. 

Nelle Canzoni son mescelate, la Rime, perche nella 
prima Stanza son libère ad arbitrio e piacer del Poeta,- 
ma nelle altre son regolate, devende segulr sempre 1' or- 
dine délia prima, e quelle leggi inviolabilmente guar- 
dare, che su '1 principio ciascuno a se stesse liberament© 
impose. 

Non dee perô si fatta libertà le leggi dell' armonia 
trascorrere, e tante allontanar l* una dall^ aUra le Rime, 
-che f.iaci dalla memoria caduta la prima, quande le ri- 
sponde la seconda dope lungo gire di Versi, e d' altre 
Consonanze. Il Petrarca nelle più alte e magnifiche 
Canzoni, (che moite ne ha,) non più dilungo la censo- 
iianzadeUe Rime, che di sei Versi. E se in alcune BaU 
late (cjie aile medesime leggî; a cui le Canzoni son ^\f 



S« la Roesia Toscana, 187 

toposte, seggiAcciono) si trova (]i-.tratta la Rima sin dopo 
r uiKlecimo Verso, fia be!i£ avveitire, che ciô non è pro- 
priamente Rima, ma una tal ritornaîa, che no\ Ri tornello 
chianiiamo, v<i(ientlosi nelia prima Stanza .compiufa la 
prima Rima, corne puô ciascun vedere iK^lla Ballata prima 
e seconda del Petrarca. 

Ogni foggia di Rima, o Rôgolata, o Libéra,, o !\îesco- 
lata, hii pei regola stabilita, che non possa la meJt^sinia 
Toce repliscar.si, riinando con se stessa, se non fosse in di- 
verso significato, comp rimano questi due Vèrsi ncllo 
stcsso Petrarca, 

" Con r aUi'o richîude'e da man manca, 
Perch' a la lunga via tempo ne manca. P, 1. Son. 4-5» 
poicliè nel primo Verso è nome, nsl secondo è verbo. 
So bea io cbe si fanno tolora Ottave, in cui -non rimano 
altre, , clie due sole voci neîîo stesso significato, quai è 
q.ueila dell' Anguillara .nel primo délie Trastbrraazioni 
d' Ovidio, ove descrive il Caos, Stanza 3 : 

.*' Pria che '1 Ciel fosse, il Mar, la Terra e *1 Foco, 
Era il Foco, la terra, il Cielo e '1 Mare; 
Ma '1 Mar rendeva il Ciel, la Terra e M Foco, ~ 
Déforme il Foco,- il Ciel, la Terra e 'I Mare. 
Ch-'ivi era e Terra, e Cielo, e [Mare, e Foco, 
Dov' era e Cielo, e Terra, e Foco, e hilare, 
La Terra, il Foco, e T Mare era nel Cielo, 
Kel Mar, nel Foco, e neîla 'i'erra il Cielo. 

E queir altra ingegnosissima .delT Ariosto. Cani, 27, 
Btunza 45. 

*' Fè porre quattro brievi, un Mandricardo 
E Rodomonte insieme scritto avea; 
Neir altro era Ruggiero e Mandricardo, 
Rodomonte e Ruggier 1' altro dicea; 
Dicea V altro Martisa e Mandricardo, &c. 

Ma questi son. rari esempj, che Q nécessita^ o singolar 
^cggiadria potrà far gradire, 



188 Rec^olè 

CAP. IlL 
DF Vx\RJ COMPOXIMENTI 

AVendo ragionato del Verso, délie sue varie spezie, 
e di suoi fregi, quinci ragionevolmenle dirassi de' varj 
Componimenti, che sono V unione e mescolanza de* Versi, 
perché colore, che allô studio délia Poe.-ia daranno 
opéra, possano convenevolmente valersene. Farem 
duiique parola, prima di que' Componimenti, che tutti 
di Versi interi s' intessono ; dipoi di quelli, che mescolati. 
hanno giMnteri co* rotti; e terzo di quelii, che tutti di, 
rolti soiio composti. 

Ma perche tutt^ i Componimenti, de' quali parleremo, 
s.aran soggetti aile leggi délia Rima, non uscirem dai. 
proposto, se alcuna cosa diremo de' Versi sciolti in questo. 
cominciamento. . 

§1. 

De' Va^si Sciohi. 

Chiaraansi Versi sciolti, qualunque non sono dalle 
Rime le*Tati ad altri ; anzi vizio sarebbe, se Rima alcuna 
fra loro apparisse ; il perche bisogna del tutto sfuggirle. 
Ma da altra banda debbono esser ricchi di nobili pensieri, 
di acconce figure, e di vaghe forme di parlare, sbandeg- 
giare le cadenze tronche e gli sdruccioli, ed in génère 
tutt'i Versi languidi e snervati, o per lo numéro infelici. 
Ed a ra«-ione; posciachè non avendo i Versi sciolti quel. 
Tezzo délia Rima che ci diletica gli orecchj, quando non 
sian perfetti più che più, riescono nojosi ed incomporta- 
bili t'uor di misura. 

Questa maniera di versificare, corne molto somigliante 
air Eroica Greca e Latiua, si è da valenti uomini adope- 
rata in traslatar Pocmi tatli d' Es^unetri, quai si è /' Entide 
di Virgilioà' AnnibalCaro; o in iarne nuovi a somiglian- 
za de' Greci e de' Latini, quui si è V Italia liberaia da' 
GotU del Trissino; il Dilitzio Roinano àAV A\<i\\\2in\\\, e 
la Geor^ka del jn&desimo i ma torniaiûo al uostro pro^ 
posito. 



Su la Poesia Toscana, 189 

III 

De' CoMPONiMENTi/orwa// di Versi inieri. 

lali solo le Stinze d' cttaia ntm» i Cap'toli, 1« 
Sesiine, e i Sonetti, de* quali parcicolarmente r9.gio- 
neremo. 



1. Delh Stanze d' ottava rima, 

Ebbero tâi Componimenti si fatto nome, parcLê" fra 
lo spazio di otto Versi compiono il giro e la varietà 
della loro tessiturji. Tiensi per fama, il Boccacclo di 
queste essere stato inventore, e la Teseide primamente in 
cotai forma aver messa in luce. Il Bembo crede che 
fossero da* Siciliani ritrovate, comechè essi non usassero 
di coraporle con più che due Rime, perciocchè lo aggiu- 
gnervi la terza, che ne' due Versi ultimi ebbe luogo, fg; 
opéra de^ Toscani. 

Si adoperano comunalmente nel compormaterielunghej» 
ove 1' altre spezie di componimenti più nella loro tessi- 
tura intrigate, meno atte riuscirebbono. I Poemi Eroici 
tutti in Ottava Rima sono composti, ne altramente far si 
conviene, almenoper prescritta usanza. 

Le leggi di quesie Ouave Rime si riducono a molto 
poche. Primieramente, poichè il principal uso di loro è 
nelle materie alte ed Eroiche, uopo è che i loro Versi 
sieno ben contesti e sonanti, secondo le regoie dianzi 
arrecate, di oui nornia ne sia la.GerusalemmejLiberatadell'" 
immortal Torquato. 

Le Rime, che ne" sei primi Versi per tcrza accordano> 
e negli ukimi due per coppia, richieggono più che altrove 
le studio e Tarte: uè sia cosagran fatto difficile, essenc'© 
la Consonanza fra sole tre voci, dalle quali 1' ultima cop^ 
pia ha separate Rime. Sia per esempio quella deliV 
^riôsto, Cant. 38, Stanza 12. 

'* Marfisa incomincio con grata voce : 
Eccelso, invitto e glorîoso Auguste, 
Che dal niar Indo alla Tirintia foce, 
liai bianco Scita ali' Etiope adusto>^ 



1^0 Regole 

Kirerlr fai ^a tua candida Croce; 
Kè di te régna il più saggio, o '1 più giusta; 
Tua tama, che alcun terniiae non ser?a, 
Qui trattam' ha fin dall' estrema terra.'* 

Le Stanze moltiplkate ia numéro proporzionato alla- 
materia che si tratta, compongono il Canto. Neir Ariosto - 
ilpm corto Canto ha 72 Stauze, il più lungo 199. 
Tiu Canti fanno il Poema. f- o 



2,DclkTcrzeRimâ, 

Bi Versi intieri compongonsi le Terze Rime ancora,- 
/é quali £i sonocosi dette, perche le Rime sempre per 
terze concordano, e d' ognuna ve ne son sempre tre, fuor 
che nel principio e ncUa fme, dove le Rime son due. Si 
credeessejne stato Dante il ritrovatore: che sopra lui 
non si trova chi le sapesse, al riferir del Bembo nel 2. 
libro. 

Chiamansi ancora Capitol!, Catena, o Serventesi. Ca- 
pitoli, pvr la medesinia ragione, che le parti d' ogni Trat- - 
tatû lungo, anche nelhi Prosa, ' Cafjitoli si appellano; e- 
tal nome ritenne il Petrar.ea, benchè Dante détti gli 
avesse Cantj. Serventcsi, dice il Minturno, lîh. 2 delfcb 
Poes. Tosc. esser parola Provenzale, significante un dir 
iun;2o, corne ad Epico Poema bi conï-iene. 

Materiade' Capitoli son tutîele cose, le quali alcuna- 
lunghczza nel dire richieggono, o che sien gravi o piace- 
voli. Laonde i suoi 1 rionfi il Petrarca, e i suoi Trattati 
delP Inferno, del Purgatorio e dçl Paradiso D-ante, iir 
ferzeRime scM'issero. 1/ Epistole;, ed altre cose fami- 
gliari, iij Capiioii altresi compongonsi. Oilracciô si fatti 
Oomponiîiientisonriserbati aile .Satire, e ad altre f^ioche- 
voh narrazioni, che Bernesche diconsi, dal suo inventore- 
Irancesco Berni. 

Questa sorta di rlmare corrispcnde perfettamente al- 
ferseggiar Ldtjno con Esametri e Pentametri, perciocchè.- 



Su la Pcesîa Toscatia, ISl 

-è'soggetta alla medesiraa legge, di non far pa«3are la sen- 
tenza da un Ternarlo in un altro, ma lutta dee in un 
sol terminare. Kclla cui osservynza Dante lu soperchio 
licenzioso, non senza esenijjio degli antkhi e nioderni 
Poeti Latiiii. 11 Petrarca di vero ne' suoi Trionfi ando 
più ritenuto, ma non si, che tal volta non traaaudasse, 
come nel Triowfo cVAm. cap- 1. 

"Ond' io meravigliando dissi : Or come 
Conosci ma ch' io te non riconosca? 
Ed ei : Questo m'avvien per Taspre some 
De' legami ch' io porto," &.c. 

Altra legge fermissima si è, che in tutlo un Capitol© 
non sia leclto replicar la medesima Rima; la quai leçge 
ne* Componimenti burleschi vien menu con*iiderata. Il 
Petrarca tai minuzie poco ebbe a cura, dappoichè nel 
Trionfo délia Morte, cap 2. la rima in ata messa nel 
terzo Ternario, iterolla nel cinquantaqaattresimo. E nel 
Trionfo délia Divinità, la Rima in LV del seconde Ter- 
nario, sta replicata nel vei-tiquattresimo. Anzi nel pre- 
dettoCap. 2. délia Morte, repiico non la Rima solamente, 
ina la stessa voce ancora, cioè Onore, ne' Terzetii 33. 59. 

In questi Componimenti aver possono altresî iuogo più 
acconciamente i Versi sdruccioli, e se ne vesc^ino TEulo- 
ghe intere nel Sannazzaro. E quivi ancora veirgon meno 
disdetti i Versi tronchi di dieci Sillabe, colT Accento fe« 
i' ultima, quali son quel di Dante. Inf. 28. 

'*E tutti gli altri, che tu vedi qui, 
Seminator di scandalo e di scisma, 
Furvivi; eperôson fessi cosi/' 



3 Ddk Ststiiie. 

Benchè la Sestîna, trovata da Arnaldo Daniello Poeta 
Provenzale, secondo il Bembo nel 1. délie Prose, sia da* 
Maestri deir Arte fra le Canzoni annoverata, tuttavia, 
poichè di Versi interi compons.i, meglio ho stimato al- 
îogarla qui che altrove. Ella ebbe tal nome, perche 
ogni suaStanza formasi di sei Versi. Egli è tal geu-jre 
•di composizione usitatissimo per descrivere e tratiar chec* 



199 Regole 

che sia : benchè appresso il Petrarca s'adoperi per de- 
scrivere le svariate vicende del viver nostro, aile umane 
passioni e agli accident! délia fortuna soggetto. 

L'artitîcio délie Sestine consiste nelle Rime e nelle 
parole che la rima contengono. Le Rime, che si ri^ 
spondono da una Stanza in altra, sono mescolate fra 
vicine e lontaiie. La prima si fa in coppia del primo 
Verso délia seconda Stanza, el* ultimo délia prima: la 
seconda è in ottava del secondo verso délia seconda Stanza, 
col primo délia prima : la terza è m quarta del terzo 
délia seconda, col quinto délia prima : la cjuarta in nona 
del quarto délia seconda, col secondo délia prima : la 
quinta in ottava del quinto délia seconda, col quarto 
délia prima : la sesta in décima del sesto délia seconda, 
col terzo délia piima. 

E cotale obbliqua consonanza fmo a tanto si ripete, 
che torni air ordine nella prima Stanza tenuto, il che far 
non si puô, altro che compiuta la sesta Stanza, dopo la 
quale o puossi Hpigliare e riplicar la Canzone, corne fa 
il Petrarca in quella, che incomincia, 

" Miabenigna fortuna, e '1 viver lieto,'* 

o pur terminarla ; ne si trova più che due volte rcpli- 
cata : ecosi par che convenga, perciocchè le medesime 
parole tante volte replicate, sarebbe un fastidio a udire. 

Se dopo la stessa Stanza si dovrà conchiudere, la Con- 
clusione non sei, ma tre Versi contiene, i quali abbracce- 
ranno le medesime voci dei Versi delleStanze antecedenti, 
mettendone due per Verso in quaîche luogo d' Accento, 
cioè, nella quarta, nelle sesta o neli' ottava posa. 

Quanto è aile parole, dee guardarsi che non Verbi 
sieno, ma Nomi : ne Aggettivi, ma Sostantivi (intendo 
délie parole ultime del Verso, e rimanti)eche sieno più 
tosto di due Sillabe che di tre. E benchè si vegga aver 
altrimenti fattoalcune volte i gran Maestri, sarà con tutto 
ciô lodevole, chi aile regole più strettame nte s' attiene, e 
chi con ogni studio s*ingegna, the si fatte parole conso- 
nanti sien vaghe, îeggiadre. ritonde, sonore, e tutto il 
componimento di belle e vive, ma regolate Metafore 
ed Allégorie ripieno. Eccone un esempio del Petrarca, 
acciocclîè ognuno vegga la vagheasa e V artiûciQ di t«4 
«oai^gnitcento: 



Sula PoenaTbscaua, }9ï> 

" Clil è femiftto <\\ rjienar sua vita 

Su per V onde fallaci, e per gH soogj.i> 
Scevro da morte con utt piccioMcgno, . 
Non puo molto lontan esser dal fuie : 
Perô sarebbe da ritrarsi in porto, 
Mentre al governo ancor crede la vêla. 

L'aura'soave, a cui goverHô e vêla 
Commisi entrando alP amorosa vita, 
E sperando venire a miglior porto, 
Poi mi condusse in più di mille scogli : 
Ele cagion del mio doglioso fine 
Non pur d' intorno avea, ma dentro al legnt^ 

Chitiso gran tempo in questo cieco legno 
Errai, senza levar occhio alla vêla, 
Ch' anz' il mio d\ mi trasportava al fine : 
Poi piacque a Lui, che mi produsse in vita, 
Chiamarmi tanto indietro dalli scogli, 
Ch* almen da lunge m' apparisse il porto. 

Corne lume di nottc in alcun porto 
Vide mai d' alto ma r nave ne legno, 
Se non gliel toise o tempestate o scogli ; 
Cosi disu dalla gonfiata vêla 
Vid' io r insegne di quelF altra vita : 
Ed allor sospirai verso it mio fine. 

Non perch* io sia securo ancor del fine, 
Che volendo col giorno esser a porto, 
E' gran viaggio in cosi poca vita : 
Poitemo, che mi veggio in fragil legno, 
E più ch' io non vorrei, piena la vêla 
Del vento, che mi pinse in questi scogli. 

S' io esca vivo de' dubbiosi scogli, 
Ed arrive il mio esilio ad an bel fine ; 
Ch' io savei vago di voltar la vêla, 
E l* ancore gitlar in qualche porto : 
Se non ch' io ardo, come acceso lec^no ; 
Si m' è duro a lassar 1' usata vita. 

Signor délia mia fine e deUa vitâ. 

Prima ch' io fiacchi il legno fra gli scogli, 
Drizza a buon porto 1' aftànnata vêla." 
Chiamansi ancor a Se^itine certe Stanze di sei Versî, 
licnanti per terze come le Stanze di Ottava Rima, nV 
ïOii. n. S 



1Q2 Regole 

primi quattio Vers:, e in coppia ne' due ultimi corae gli 
ultiuii dell' Oltava, corne il Poema degli Animali par- 
lant!, c!eir Abate 'Casti. Ma perché in niun altro buoa 
Autore fassene uso, si tialasciano. 



4. Del Sonefto. 

La plù difTicil maniera di Componimento, cli* abbia la 
Toscana Poesia e ad un tratto la piû leggiadra e dileite- 
•vole, è il Sonetto. Egli è difficile, pt>ichè fia*! numéro 
detemiinato di quattordici Versi senza più, dee restrin- 
gere ad abbracciare, con regolata disposizion di parole, 
armonia e chiarezza, una compiula sentenza; il che fare, 
ognun conosce quanto sia malagevole; chè le più volte, 
o maggioreo minore luughezxa bisognerebbe. Onde il 
prir.oaccorgimento de) Pocta sarà, metter la sentenza in 
ta! faccia che si possa o in brève restrignere, o ampiamente 
distendere, senza far torto alla chiarezza, senza bassezza 
di stile, e senz* afïastel'.ar vane impertinenti parole. 
Da' quai fregi e prérogative, ove vengano intcramente 
osservate, 1' altra parte risulta, ch* è il diletto. 

Dico adunque, che i quattordici Versi, ond' è '1 So- 
netto ccmpreso, clispongonsi in due Quadernarj, e due 
Terzetti; ed abusivainente fu, che Dante nella Vita 
nuova, una sua Canzone iàonetto nominasse, come avverti 
il Bembo nei iib. 2. 

I quadernarj, che altramente dicongli Quartelti, mai 
non avran più di due Rime. Possono avère varie le con- 
sonanze, e prima per coppia, c per quarta, come il Pe- 
ta-arca. P. 1, 81. 

" Cesare, poi che *1 Traditor d* Egitto 
Li fece il don dell' onorata testa, 
Celando V allegrezza manifesta, 
Piânse per gli occhi fuor, siccome è scritto. 
Ed Annibàl quando alP Imperioafflitto 
Vide farsi fortuna si molesta, 
hise Ira gente lagrimosa e mesta, 
Per iàfogare il suo acerbo despitto. 



Su la Poesia Toscana. 19* 

Dove le sole due Rime si vcgi^on vac^amente tessiite in 
guisa, che sempre l'una ail' altra vicine suonano ; il che 
(lilettevoli oUreinorio le, rende. E (luesto è 'l modo di 
rimar mi;4;liore, e più usato da buoni Autori, }>"iichè 
d' altri ve n' abbia, che variamente consonano. Corne 
quando si rima per terza : uim altramente che nelle 
Stanze d' Ottava rima. Talé quel dt-llo stesso. P. 1.154. 

' " Giunto Alessandro alla fomosa tomba 
Del fiero Achille, sospirando disse: 
O fortunato, che.si chiaratroinba 
Trovasti, e chi di te si alto scrisse. 
Ma questa pura e caiidida Colomba, 
A cui non so s' al ^Mondo mai par visse, 
Nel mio stil fraie assai poco rimbomba: 
Cosi son le sue sorti a ciascun fisse.'' 

E qui îe Rime non s'accoppia^ mai ; onde più grave e 
sostenuta, ma men piacevole riesce 1* armonia j il che, 
ove il richiegga 1' altezza del soggetto o del pensaraeiito 
corne qui, si rende gradevole per altro rispetto cioè, per 
ràgguagliamento deir elocuzione allamateria. 

Rimando alcune volte il primo Quartetto per terza, il 
secondo gli risponde per coppia e per quarta, corne nel 
inedesimo>. P. 1. I7o. 

" Non d-ill' Ispano Ibero alF Indo Idaspe, 
Ricercando del mare ogni pendice. 
Ne dal Hto vermiglio aÏP onde Caspe,- 
Ne 'n ciel, ne 'n terra è più d'una Fenice. 
Q.ual destro corvo, o quai manca cornice 
Canti 'l.mio fato ? o quai Parca l' innaspe ? 
Che "soi trovo pietà sorda com' aspe ; 
Misero 1 onde sperava esser fclicc." 

Ed altri modi di rispondcnza fra V un Quartetto e V altro, 
potranno rinvenirsi ne' Canzonieri. 

1 Terzetti soglion variamente anch'essi limarc, talora 
per terza, corne rn quegli del primo esempio : 

*♦ E cosi avvien, che V animo ciascuna 
Sua passion sotto M contrario manto 
Ricopre colla vista or chiara, or brunU. 
Pciè, s'alcuna volta io rido o canto, 

i>2 



^ Fàcoi«il, ^D«fch'»o non (iio se non qwest'-odna 

.Via di celare il raio angoscio«o piaiiio. 

ffi .questafna»ieracl' jntrecciarei Terzetti è ^statarne* 'Se- 
icojj jegueijti- pàx fie<jucnta. 

iTiiloraper (j.iuiita, eome. in q.uel deLsecondo eticwpio: 

*' Che d' Omero de<^nissima e d' Orfeç), 
E del Pastor che ancor Mnntova onora, 
Ch* arrdasser semure lei sota cantando. 
Stella diftorme, e fato sol qui reo 

Commfse a ta), ch' il suo bel nome adora, 
Maforse sceraa sue lodi pai-^anao/' 

daesta disposizloii dr Rkne H€* Terzetti è la- piû fami- 
gîiiiie al Petrarca. -Tal voîta pero si la Accordare il 
quarto .col ,seaoodo, il .quioto coJ^priniQ, e !1 stèto.col 
Uiizo : 

**'-Poichè se' sgombradellamaggior salma, 
U altra puoi giuso ac^eTOÎmente pierre, 
Salcûdo quasi un peilegrino scarco. 
Ben vedi ornai, siccoDae auiorte corre 
Ogni cosa creata, e quanto ail' aima 
Bisogna ir lieve al pcriglioso varco.** ^P. I.TQ* 

£d aile volte, bcnchè4)iù rado, rima il qjoarto col terzo, 
il quinte col secondo, e M ^esto col pjirao. «Cosi il Pe- 
trarca P..1. Son. '73- E Moasigaor Giovaxi -délia Casa, 
^o«. 54. 

*' E perche in t-e dâl sanguc non Vîisrorda 
Virtute, a te, Cristoforo, mi rolgo, 
Che mi soccorra al inaggior .«opo mio. 
3i se; porterai lu Ciisto oltieilrio 
Dicaritate; cola, idoYe il volgo 
Cieco.pjortarlo^LÙiiQa^lricorda/' 

T. puô si fatta cnnsonanza niutarsi in terza'ne'diie primi 
Versi, e in sesta ael ter.^o, corne il PetrarcafereneliTO- 
iiettoTi délia prima Parte, e lo itesso Ga^a, Sottelto, 2à, 
di cui ecco l'^eitempto: 



l^u la Poesia Toscana. 197 

" £ 'n pianto mi ripose, e 'n vita acerba ; 
Oye non fonti, ove non lauro od ombra, 
Ma falso d* onor scgnp in pregio è poslo. 
Or colla mente non (V invidia sgombra, 
Te giunto miro a giogo erto e riposte, 
Ove non seanô mai veslii^io 1' eiba." 

ftuosta tessitura di Rima è radissima, e forse unico in tuttt» 
iJ Petrarca il luogo allegato. 

Suole ancora il seconde Terzetto rispondere al primo, 
col medesimo ordine di rime, che s* accordano in coppia, 
ed in quarla, corne: 

**^0 che lieve è ingannar chi s'assicura! 

Que^ due be' lumi, assai più che M Sol, cbiari, 
Chi pensô mai veder far terra oscura ? 
C).r conosch* io, ehe mia fera ventura 
Vuol, che vivendo e lagrimando impari, 
.Conienulla cjua giù diietta edura." P. 2. 43. 

Più strana è la consonanz